- il y a 30 minutes
Ce lundi 5 octobre, François Sorel a reçu Frédéric Duval, ancien directeur général d'Amazon France, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Gilles Fontaine, journaliste et animateur du podcast Deep Techs, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech&Co, la quotidienne, avec vous le savez pour débuter cette émission, une heure pour
00:10prendre le temps et débriefer les sujets d'actu du jour ou du week-end. Et ce soir, nous avons
00:15le
00:15plaisir d'accueillir un visage et une voix que vous connaissez, c'est Claudia Cohen. Salut Claudia.
00:20Claudia Cohen qui est journaliste chez Bloomberg et qui vient nous rendre visite de temps en temps.
00:23Merci d'être là ma chère Claudia. Et puis deux nouveaux débriefeurs, Claudia, ce soir. C'est la fête.
00:28C'est la fête. Nous avons avec nous, eh bien Gilles Fontaine. Salut Gilles. Ça va ? Ravie de t
00:35'accueillir dans Tech&Co, la quotidienne.
00:36Merci de m'accueillir. Voilà, tu es un vieux loup de mer de la tech aussi, journaliste depuis combien d
00:42'années ? Un vétéran, voilà.
00:44Disons les mots. Tu as travaillé à Challange, tu es aussi le co-animateur d'un podcast très intéressant que
00:50je vous conseille qui s'appelle Deep Tech.
00:51Exactement. Avec Ernest. Avec Ernest et on est très heureux de t'accueillir pour commenter l'actu. Bienvenue dans l
00:58'équipe des débriefeurs de Tech&Co.
00:59Avec plaisir, merci beaucoup. Et vous n'êtes pas à l'abri de vos surprises. Parce que nous avons aussi
01:03Frédéric Duval avec nous qui est là ce soir. Salut Frédéric.
01:05Salut François. Frédéric Duval, vous le connaissez si vous êtes infidèle de Tech&Co parce que j'avais le plaisir
01:09de te recevoir il y a encore quelques mois en tant que directeur général d'Amazon.
01:14Absolument. France. Voilà. Cette aventure est finie.
01:18T'as décidé de faire autre chose.
01:19T'as fait autre chose.
01:20Te voilà libéré de tes obligations et de ton planning hyper chargé parce que quand on est déjà d'Amazon,
01:25le week-end est quand même relativement court et je suis très heureux de te recevoir de temps en temps
01:31pour commenter l'actualité parce que Frédéric évidemment a vécu plusieurs vies dans la Tech.
01:36Tu connais évidemment tout ce domaine-là. Alors évidemment là, tout ce qui touche au e-commerce, mais d'une
01:41manière générale, toutes ces grandes boîtes américaines qui aujourd'hui sont un peu partout.
01:44Et ça va être évidemment très intéressant d'avoir ton point de vue sur tous ces sujets.
01:49Avec plaisir.
01:51Avec pour débuter, eh bien ce sujet qui véritablement est un électrochoc.
01:58SpaceX va débrancher. Alors je dis va débrancher parce que ça va prendre du temps.
02:02Ce n'est pas pour tout de suite, mais envisage de débrancher la fameuse fusée Falcon 9 qui, rappelons-le
02:08juste pour que vous ayez quand même quelques chiffres en tête,
02:11a effectué 165 lancements en 2025. Vous vous rendez compte, ça fait 3 lancements par semaine. C'est quelque chose
02:20de dingue.
02:20Alors pourquoi c'est inquiétant ? Eh bien c'est inquiétant parce que, évidemment, SpaceX, qui évidemment dans l'entité
02:30SpaceX, produit la majorité des lancements aujourd'hui des satellites.
02:33Et en Europe, il y a quelques frissons là en ce moment parce qu'on se dit que si Falcon
02:379 ralentit, que va-t-il se passer ?
02:40Alors on a des alternatives. On a par exemple Ariane et notamment la nouvelle Ariane.
02:45Mais on est loin des 160 lancements annuels. Il va falloir du temps pour que tout ça se mette en
02:50route.
02:51Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus. On se rend compte encore une fois que nous sommes
02:53dépendants de pas mal de technologies qui ne sont pas européennes.
02:58Là, on est typiquement sur les lanceurs. Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus. Peut-être, Frédéric,
03:03après Claudia Eiffel, bien sûr.
03:04Oui, alors moi, je pense que cet arrêt de Falcon 9 qui est attendu en 2028, ça peut être une
03:11bonne opportunité pour l'Europe, en fait.
03:13Quand on regarde de façon précise aujourd'hui les lancements qui sont réalisés par Falcon 9, il y en a
03:1811 par an qui sont faits pour l'Europe.
03:2011.
03:21Oui, rappelons que la majorité, c'est pour Starling, bien sûr.
03:24La majorité, 123, ça c'est Starling. Ensuite, il y a tous les Américains.
03:27Et puis, il y en a 11 pour l'Europe.
03:29Et donc, on peut se dire quand même, raisonnablement, que comme Ariane en lance à peu près 10, doit lancer
03:3510 par an.
03:36Doubler la capacité d'Ariane, ça doit être une idée à envisager.
03:44Et puis peut-être, ensuite, il y a d'autres moyens d'aller dans cette direction.
03:48Il y a d'autres lanceurs, il y a ULA aux Etats-Unis, il y en a d'autres, je
03:51veux dire.
03:52Et donc, en tout cas, ça doit être une opportunité pour Ariane de lever le doigt et de dire, moi,
03:56je peux faire et je peux aller plus loin.
03:59Claudia ?
04:00Il y a quand même un air de déjà-vu dans cette histoire, parce que le patron d'Ariane Group,
04:04notamment, avait déjà alerté sur cette possibilité.
04:08Parce qu'il faut le dire quand même que Falcon 9 avait une position quasi monopolistique sur le marché européen.
04:14Donc, en fait, c'est un peu l'épée de Damoclès qui était sur la tête de tous les acteurs
04:19et qui tombe, finalement, comme prévu et anticipé.
04:23Et au niveau des alternatives, aujourd'hui, c'est un peu compliqué, puisque notamment, si on regarde, comme tu disais,
04:30effectivement, Ariane,
04:31il y a quand même une grosse partie aussi de ses efforts qui est dirigé, justement, vers Amazon en Europe.
04:37Donc, est-ce qu'il va y avoir assez de place, en fait, pour les autres acteurs ?
04:42Et, en fait, de fait, jusqu'à l'arrêt, je crois que ça doit se faire à partir de 2028.
04:49On peut se dire déjà...
04:49En fait, il ralentit et va arrêter le carnet de commandes futur.
04:54Exactement.
04:55Il ne prend plus de nouveaux clients.
04:57Exactement.
04:57Donc, ce sera impossible de booker, en fait, de nouveaux lancers.
05:00Donc, là, c'est fini.
05:01Et après, l'autre point très intéressant, quand même, dans cette histoire, c'est qu'on voit la guerre qui
05:08se fait sur ce terrain et qui s'intensifie de plus en plus.
05:12On a vu, dans le même temps, quand même, Elon Musk signer des contrats incroyables et astronomiques niveau financier avec
05:20l'État américain, avec le Pentagone.
05:23Je regardais tout à l'heure, Elon Musk a aussi été désigné pour co-présider une mission du Pentagone qui
05:31sert, en fait, à dessiner les contours de quel sera l'avenir de la guerre dans les prochaines années.
05:37Donc, on sent qu'en fait, Elon Musk, bon, le marché européen, c'est sympa, mais ses affaires, d'un
05:42point de vue business, financier...
05:44En fait, il fait assez de business avec les US.
05:45Exactement.
05:46Et influence aux US, ça suffit.
05:49Donc, c'est quand même assez inquiétant, sachant que tout le monde l'avait vu venir et que juste, ça
05:53se passe, finalement.
05:54Gilles, oui, tout le monde l'avait vu venir, c'est vrai, Claudia.
05:57Et moi, j'ai l'impression que l'Europe, une fois de plus, c'est un petit peu le petit
06:01frère qui récupère les vieux fringues du grand frère, qu'ils ont trop petit pour lui, quoi.
06:06Et là, en l'occurrence, c'est exactement ça d'un point de vue technologique, c'est-à-dire que
06:11ces fusées, ces lanceurs que SpaceX va arrêter d'ici un an,
06:18un an, deux ans, ce n'est pas la fin de SpaceX.
06:22Enfin, c'est parce qu'eux, ils sont en train de passer à une autre technologie.
06:25C'est Starship, après qu'il prendra le relais.
06:27Pourquoi Starship ? Parce que Starship va permettre à des capacités, en fait, de lancement beaucoup plus importantes que Falcon.
06:34Et ça va faire baisser, d'ailleurs, le prix du lancement des satellites.
06:38Voilà, donc il va concurrencer plus directement aussi Ariane 6.
06:44Mais, pourtant, on le savait.
06:46Et en plus, ce qui est un petit peu désolant dans cette histoire, et ça aussi, c'est un petit
06:50peu, on a l'impression qu'on a déjà lu l'histoire,
06:53c'est qu'on avait déjà tous les atouts, en fait, avec Ariane Espace, qui est un fleuron, enfin, quand
07:01même, de l'industrie spatiale mondiale depuis très longtemps.
07:05On avait, et en fait, finalement, Ariane s'est un peu comportée, comme aux États-Unis, les acteurs historiques qui
07:11se sont un petit peu endormis sur leurs lauriers.
07:13Et c'est vrai que depuis des décennies, enfin, peut-être une décennie ou deux, les programmes spatiaux ont quand
07:19même nettement ralenti.
07:21Le marché, aujourd'hui, c'est essentiellement du lanceur pour des satellites, de plus en plus basse orbite, pour de
07:28la communication.
07:30Et dans l'esprit, effectivement, de Musk et de SpaceX, j'imagine, enfin, je peux, je peux, allez, je me
07:38mets dans la tête d'Elon Musk, c'est qu'on fous, mais...
07:40C'est pas dans la tête d'Elon Musk, il faut se préparer, quand même. C'est pas facile.
07:44C'est pas facile.
07:45On peut se dire, qu'est-ce qu'il a en tête ? Il se dit, bah, moi, d'abord,
07:49effectivement, réussir quand même la transition vers la nouvelle technologie,
07:54servir mes clients prioritaires, qui sont quand même beaucoup l'armée américaine, il faut le dire, c'est eux, d
07:59'abord, les super prioritaires, eux, qu'on servira en premier.
08:03Et puis, derrière, il a quand même un projet fou, on l'oublie quand même, à la différence de tous
08:09les autres.
08:10C'est que lui, il veut aller sur Mars, il veut envoyer des gens sur Mars dans les 10 ou
08:1415 prochaines années.
08:15Il veut conquérir la Lune, poser des gens, poser des astronautes sur la Lune, éventuellement, alors, apparemment, ça, c'est
08:24les dernières nouvelles,
08:27éventuellement, construire aussi des mini-centrales nucléaires pour pouvoir alimenter, effectivement, ces bases,
08:33ces futures bases lunaires qui s'environt de relais pour ensuite envoyer des expéditions vers Mars.
08:39La première étape, c'est la Lune, mais après, c'est Mars, bien sûr.
08:41Voilà, exactement, et la seule concurrence, derrière, face aux Américains, c'est les Chinois, c'est sûrement pas les Européens.
08:46Ça va être un signal pour nous, et en l'occurrence, on a une technologie, cette technologie, elle s'appelle
08:51Ariane,
08:51elle s'appelle Maya Space, et il y a d'autres acteurs européens.
08:56Il faut arrêter de se mettre dans la peau de Elon Musk, il faut se mettre dans la peau de
08:59David Kayevales, le patron d'Ariane Space,
09:02et de dire, allez, on y va, on va augmenter nos capacités, on va faire de l'envoi de satellites
09:07de façon plus rapide, en autonomie.
09:11Mon cher Fred, j'adore ton optimisme et, on va dire, ta pugnacité, mais le problème, c'est qu'aujourd
09:18'hui, on n'a pas de lanceurs qui reviennent sur Terre.
09:20C'est pas grave, c'est 30 millions plus cher. Aujourd'hui, ça coûte 30 millions plus cher.
09:24Donc, il y a 10 lancements à faire par an, ça fait 300 millions. Donc, il y a 300 millions,
09:29effectivement, ça coûte 300 millions.
09:30Mais ça n'est que ça, à l'échelle de l'Europe. C'est pas non plus une catastrophe.
09:35Parce que je vous rappelle qu'on est en train aussi de construire. Alors, tu connais bien Amazon Léo,
09:39puisqu'il y a encore quelques mois, tu étais chez Amazon, et on sait que Amazon est l'un des
09:44gros clients d'Ariane Space,
09:46puisque c'est Ariane Space qui envoie en partie les nouveaux satellites de Léo.
09:50Donc, on va dire que pendant des années, le calendrier d'Ariane Space est bien rempli, grâce ou à cause
09:56d'Amazon.
09:56Et puis, il y a aussi les risques carrés. Je vous rappelle qu'il y a cette constellation de satellites
10:03de télécommunications aussi basse orbite,
10:05qui se veut européen, souverain, qui permettrait aux entreprises et aux gouvernements de pouvoir se connecter en toute sécurité.
10:12Ça représente plus de 400 satellites. Qui va lancer ces satellites ? C'est ça le souci.
10:17Donc, j'apprécie ton optimisme, mais il va falloir que, véritablement, on ait d'autres alternatives qu'Ariane.
10:24Parce qu'Ariane, tout seul, on n'y arrivera pas.
10:26D'ores et déjà, les différents acteurs, dans différents articles de presse, ont évoqué le fait qu'il fallait devoir
10:32trouver des solutions temporaires, immédiates,
10:35pour un peu résoudre la crise, avant de rentrer dans une logique de, ok, c'est aussi un pick-up
10:41call pour nous, et sur le long terme, qu'est-ce qu'on fait ?
10:44Et je voyais quelques acteurs, dans un article de nos confrères des Echos, disaient qu'ils discutaient avec des Américains,
10:51avec des Indiens, avec des Japonais,
10:52parce que, sur le court terme, il faut trouver quelque chose.
10:56Mais mettons-nous dans la peau de Jeff Bezos, il y a 10 ans, il voulait faire Léo, il devait
11:01envoyer 4000 satellites dans l'espace en 3 ans, il avait zéro lanceur.
11:06Oui, mais il a combien de retard aussi ?
11:07Alors, il est en train de le faire, il est en train de le faire, il est en train de
11:10le faire, mais non, il n'a pas rattrapé son retard.
11:13Par contre, là où il ne rattrape pas son retard, c'est sur les lanceurs récupérables, qui reviennent sur Terre.
11:20Et ça, c'était une technologie absolument dingue, c'est totalement révolutionnaire, et tous les ingénieurs de SpaceX qui travaillaient
11:27sur ces projets avec Elon Musk,
11:29je lui disais, c'est pas possible, en fait, physiquement, presque, c'est pas possible de réussir un truc pareil.
11:35Et il y a un gars, un nobody dans l'équipe, qui lui a dit, mais moi, je pense que
11:39ça peut marcher,
11:40et ce type s'est retrouvé à la tête du projet, et finalement, lui a confié la responsabilité du projet,
11:48pour mener à bien, justement, ce lanceur qui repose quelques temps après le décollage.
11:55C'est aussi la prise de risque, et puis la façon que ce type a de ne pas penser comme
12:00les autres, quoi.
12:01Et ça, dans des grosses structures, comme même la NASA, etc., c'est inenvisageable, un truc pareil.
12:09Alors, on réfléchit, on se dit, quelles sont les alternatives à SpaceX ?
12:15Eh bien, peut-être que nous pourrons nous intéresser à Hyperspace.
12:20Je vous propose maintenant d'aller du côté de la région bordelaise, au Elan exactement,
12:25où la start-up Hyperspace vient d'inaugurer sa nouvelle usine pour démarrer son industrialisation,
12:29et en ligne de mire, faire décoller sa fusée Baguette 1, l'an prochain,
12:35et ainsi devenir la première entreprise privée française à accéder à l'espace.
12:39Le reportage de Nathan Cocampo, et on revient juste après pour commenter tout cela.
12:44C'est même plus de la persévérance, c'est de l'acharnement.
12:46De l'acharnement. Il en a fallu Alexandre Manjot, cofondateur d'Hyperspace,
12:50pour se rêver un jour comme le SpaceX français.
12:52Alors, on a commencé dans un garage, comme toute bonne start-up, à trois personnes.
12:55Donc, si je me reprojette à l'époque, et je me dis, un jour tu auras un bâtiment de 7000
13:02m²,
13:03c'est effectivement difficile à croire.
13:04Et pourtant, ça y est, Hyperspace, 150 salariés, à son usine pour assembler son lanceur Baguette 1,
13:09dont le premier vol est prévu en fin d'année prochaine.
13:12Un prototype propulsé par un moteur hybride innovant,
13:15comme le présente Michael Bocchia, le directeur des opérations.
13:17Notre carburant, c'est du plastique, du PEHD, du polyéthylène haute densité.
13:21C'est tout bonnement ce qu'on va retrouver dans les canalisations d'eau,
13:25parce qu'on a évidemment une ambition technique,
13:27mais également une performance industrielle.
13:29Donc, on s'appuie sur des produits, je dirais, de grands commerces.
13:32Car l'objectif, c'est de rapidement changer d'échelle,
13:34avec l'ambition de produire 100 moteurs et une quinzaine de lanceurs par an.
13:37Hyperspace a comme voisin un The Exploration Company,
13:40start-up qui développe des capsules d'approvisionnement spatial réutilisables.
13:43Tous les deux sont soutenus par des investissements publics dans les cadres de France 2030
13:47pour gagner en souveraineté, comme se réjouit le directeur général Nicolas Bilcock.
13:50Nous nous intégrons dans ce continent européen
13:54qui investit de plus en plus dans le spatial et dans le spatial de défense.
13:58On a gagné un contrat auprès de la Commission européenne sur le lancement réactif
14:01et on discute avec des sites de lancement en Europe continentale
14:04pour nous développer sur ce continent.
14:06Le moteur d'hyperspace comprend 30 fois moins de pièces qu'un moteur de fusée classique.
14:11Pour se faire une place dans le new space, c'est bien de réussir à décoller,
14:14mais c'est encore mieux de le faire pour un coût plus faible que ses concurrents.
14:173, 2, 1, mise à feu dans un an.
14:19– Oh là là, Nathan Cocampo m'a fait une conclusion sur ce reportage.
14:24Félicitations Nathan, elle est superbe.
14:27Hyperspace, donc très intéressant.
14:28Si on devait faire une comparaison entre le Falcon 9 et Hyperspace,
14:32je veux dire, on est sur un Airbus A320 du côté du Falcon 9
14:36et un Cessna sur l'Hyperspace.
14:38Ce sont de toutes petites fusées qui font quoi ?
14:4010 mètres de haut, je crois ?
14:41Et qui, évidemment, sont beaucoup moins puissantes,
14:44mais qui ont été conçues pour envoyer des satellites à basse orbite.
14:48Donc, comme on sait qu'aujourd'hui, le marché, justement,
14:52se concentre sur les basses orbites,
14:55c'est plutôt une bonne nouvelle, non, Frédéric ?
14:56– Oui, c'est une bonne nouvelle.
14:58– Alors, on en est au tout début, bien sûr.
15:00– Oui, il y a des investisseurs français
15:02qui se mettent dans des technologies de pointe.
15:04Pour être clair, c'est un moteur hybride.
15:06Vous avez un carburant solide et un comburant liquide,
15:12mais qui est propulsé sans turbopompe.
15:14Donc, on a vraiment un moteur qui est très, très simple.
15:17Et, en revanche, là où, aujourd'hui,
15:20les limitations de la fusée sont claires,
15:23c'est que ça emmène 250 kg en orbite basse
15:26contre 22 tonnes pour Ariane ou Falcon 9.
15:30– Airbus, Cessna, quoi.
15:31– Donc, il y a un facteur 100 entre les deux charges emmenées.
15:34Mais, je veux dire, on ne va pas bouder notre succès.
15:37On a une pépite française qui fait, aujourd'hui, des choses bien.
15:41Il faut le signaler.
15:42Et puis, peut-être que, dans quelques années,
15:43ils feront des choses plus grosses.
15:44C'est super.
15:45– Tout à fait.
15:46Mais, après, c'est la cadence.
15:47– Elle n'a pas décollé, encore.
15:49– Non, non, non.
15:49– Et elle a un petit peu de retard.
15:51Mais c'est vrai que ce sont des vrais SPC.
15:55Je crois qu'il y a deux anciens dans l'espace
15:57qui sont dans l'équipe.
15:58C'est très costaud.
16:00Ils ont la DGA, la Direction Générale de l'Armement,
16:02qui les regarde de très près
16:04et qui sont assez séduits par leurs solutions.
16:06Ça ne coûte pas très cher.
16:08Alors, moi, je vais juste me permettre
16:10d'être un tout petit peu critique
16:11parce que je trouve que Baguette One,
16:13au début, j'ai cru que c'était le 1er avril,
16:15sauf qu'on n'est pas le 1er avril.
16:17Mais, voilà, moi, j'aimerais bien un truc un peu plus...
16:19Voilà, un nom un peu plus...
16:20On ne se prend pas au sérieux.
16:22J'ai l'impression qu'on n'arrive pas à se prendre au sérieux
16:24même quand on fait des choses formidables.
16:26Alors, tu sais quoi ?
16:26Je me suis fait la même remarque que toi.
16:28Je suis peut-être un petit peu moins négatif
16:31parce que je me dis que la Baguette,
16:32c'est vraiment quelque chose qui fait penser à la France.
16:35Oui, au moins, ça a une signature.
16:36Ça a une signature française.
16:38Mais bon, il faut qu'on soit quand même...
16:40C'est mieux que suppositoire.
16:41Oui, c'est ça.
16:42Oui, c'est clair.
16:44Voilà, on aurait pu...
16:46Suppositoire.
16:47Ils ont envoyé...
16:48Ils ont donné le nom de l'usine.
16:50Ils l'ont appelé la boulangerie.
16:52La boulangerie.
16:52La boulangerie, oui.
16:54Je regardais dans les concurrents
16:55qui font exactement la même chose.
16:57C'était un concurrent en Allemagne
16:58qui s'appelle Ilmpulse,
16:59qui est exactement sur le même segment.
17:02D'accord.
17:03Et qui s'adresse aussi sur des...
17:05Parce que là, ce n'est pas les mêmes marchés aussi.
17:06C'est des petits satellites civils.
17:09aussi à usage pour le secteur de la défense.
17:12Et après, tu as un gros Américain
17:13qui s'appelle Vaya Space aussi,
17:15qui est sur le même segment.
17:17Mais quand même, ça veut dire qu'en Europe,
17:18ça ferait deux acteurs
17:20d'une taille à peu près préssemblable.
17:23Donc, c'est intéressant.
17:24Et puis aussi, quand même,
17:26d'un point de vue technologique aussi,
17:27ce qu'ils expliquaient dans le reportage,
17:30d'arriver à créer ça finalement
17:32avec des matériaux naturels
17:34et qui coûtent beaucoup moins cher.
17:36Tu vois, je me dis, il y a quelques années,
17:37quand on parlait de ça sur le plateau,
17:38on ne pensait pas que c'était possible
17:40de diviser les prix à ce point.
17:42Donc, d'un point de vue technologique,
17:43c'est très intéressant.
17:44Et aussi, ils ne disaient pas dans le...
17:46Regardez, ils se sont entraînés
17:48sur la base de la défense française
17:53dans la région de Bordeaux aussi.
17:55Donc, pendant deux ans,
17:56ils ont fait des lancements et des lancements
17:57pour être prêts aujourd'hui.
17:59Donc, espérons qu'ils arriveront en 2027
18:03à faire ce qu'ils disent.
18:04Mais en tout cas, c'est une bonne nouvelle
18:06pour la souveraineté.
18:07Et après, effectivement,
18:08ils ne s'adressent pas à les mêmes marchés
18:09que les autres géants.
18:11Et puis, il y a d'autres acteurs,
18:11d'ailleurs, au niveau du financement.
18:13Ce qui est bien, c'est que ces entreprises,
18:15ces start-up, arrivent aujourd'hui
18:16à trouver de l'argent aussi pour se financer.
18:18Parce que c'est...
18:19Je crois que dans leur hyperspace,
18:22c'est à peu près une trentaine de millions,
18:23un peu moins d'euros levés,
18:25ce qui est pas mal.
18:26Il y a des gens qui se sont investis là-dedans
18:29et qui investissent pas mal,
18:31comme Bec Bédé, par exemple,
18:31qui n'est pas sur ce coup-là,
18:33mais qui a, lui, un fonds New Space
18:35qui était probablement un des premiers
18:36à se lancer dans la bagarre.
18:39Et puis aussi, sacré coup de chapeau à eux.
18:41Parce que c'est vraiment des vraies prises de risque,
18:43là, pour le coup.
18:45Il est 10 d'avoir 20.
18:46Vous êtes sur BFM Business.
18:47Un grand merci d'être fidèle à Takenco.
18:48La Quotidienne.
18:49Chaque soir, on débrie Flactutech
18:51de 19h à 20h30.
18:53Autre sujet, alors, qui n'a rien à voir,
18:55mais qui est quand même assez tech
18:56et qui va avoir des répercussions
18:58sur chacun d'entre nous
18:59à partir du moment où vous regardez
19:01un temps soit peu des séries et des télés.
19:03Ça y est, David Ellison obtient le feu vert
19:05pour acheter Warner Bros Discovery.
19:08Les autorités américaines ont donné leur accord
19:10à ce gigantesque rapprochement
19:13et avec cet empire, donc,
19:15qui regroupe,
19:17qui regroupe, donc, on peut le dire maintenant,
19:18ça a été acté.
19:19Warner Bros, HBO
19:22et les actifs de Paramount Skydance.
19:25L'ensemble doit être rebaptisé Skydance,
19:27exactement.
19:29Et donc, c'est une nouvelle étape,
19:30forcément, dans la concentration d'Hollywood,
19:32avec en toile de fond cette bataille mondiale
19:34du streaming,
19:35parce qu'il y a Netflix, d'un côté,
19:37qui avait failli, rappelez-vous,
19:39racheter Warner,
19:39et le deal était tombé à l'eau
19:42à coût de milliards rajouté,
19:44justement, par David Ellison.
19:46Et puis, il y a Amazon,
19:47aussi, que tu connais bien,
19:48Prime qui a mis beaucoup d'argent,
19:50enfin, Amazon qui a mis beaucoup d'argent
19:51pour acheter MGM.
19:53C'était il y a quelques années,
19:54je crois que c'était 8 milliards de dollars.
19:55Et puis Disney, bien sûr.
19:57Donc, je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
19:58Est-ce que ça va bouleverser, à votre avis,
20:00le paysage et la manière dont on consomme,
20:03aujourd'hui, des séries et des films, tout ça ?
20:05Ah ben, complètement.
20:06Là, c'est quand même la naissance
20:07d'un troisième acteur
20:09qui a des très grosses ambitions
20:10dans le streaming.
20:11Et le feuilleton est absolument passionnant à suivre.
20:14Et le dernier volet du feuilleton,
20:16c'était le feuilleton au niveau de la régulation.
20:19Parce qu'il y a eu, en fait,
20:20déjà, il y a eu à la base Netflix,
20:22après, il y a eu le rebondissement de la contre-offre.
20:24Et ensuite, il y a eu une bataille avec...
20:27Je crois que c'était une dizaine d'États américains
20:30à Sensibilité démocrate, notamment,
20:32qui, en fait, ne voulaient pas de cette acquisition.
20:36Ils ne voulaient pas du tout de cette acquisition
20:37parce qu'ils pensaient que, d'un point de vue,
20:40en fait, création, à la fois pour le film,
20:43pour les séries,
20:44et aussi d'un point de vue journalistique,
20:45parce que dedans, il y a aussi CNN,
20:47quand même, dans cet ensemble,
20:49il y a quand même deux chaînes d'information,
20:51Leader et CBS, exactement, aux États-Unis.
20:54Donc, il y a eu cette bataille de plusieurs mois
20:56avec les régulateurs
20:57qui s'est terminée, quand même, par un accord.
20:59Et cet accord, financièrement,
21:01il est quand même très embêtant
21:02pour Paramount
21:05parce qu'ils ont dû s'engager
21:07à rajouter 300 millions de dollars par an
21:11dans la création de films,
21:14alors que, déjà, ils mettent beaucoup d'argent.
21:16Ils ont dû s'engager à ce que tuer
21:18plus d'une trentaine de films
21:20qui sortent au cinéma.
21:22Et c'est quand même...
21:23Parce que c'est vrai que la vraie crainte
21:24qu'avaient tous les acteurs,
21:26c'est que, finalement,
21:27on squeeze le cinéma
21:28et que tout ce contenu sorte,
21:30comme le fait HBO,
21:32directement en ligne.
21:33Complètement.
21:33Et si je peux me permettre,
21:35moi, il y a un petit point, quand même,
21:36qui me chagrine,
21:37d'un point de vue financier.
21:39C'était quand même 110 milliards de dollars,
21:41l'acquisition.
21:42Il y a énormément de dettes
21:43qui ont été contractées.
21:44Il y a énormément d'intérêts,
21:46aussi, à cette dette.
21:47Donc, moi, je me dis,
21:48tu vois, comment, d'un côté,
21:50tu as dépensé beaucoup d'argent,
21:51tu dois repayer énormément de dettes
21:53et d'intérêts.
21:54Oui, bien sûr.
21:54Il faut que tu rentabilises tout ça très vite.
21:56Exactement.
21:56Et tu as l'ambition
21:57de créer vraiment
21:59un troisième concurrent
22:00à Netflix et Disney.
22:01Honnêtement, j'attends de voir
22:03parce qu'on sait aussi,
22:05dans l'économie de l'attention,
22:07on paye pour le streaming,
22:08on paye pour notre musique,
22:09on paye pour tout.
22:10Donc, je ne sais pas
22:11dans quelle mesure, vraiment,
22:13ils vont arriver,
22:14à part les catalogues historiques,
22:16Harry Potter, etc.,
22:17à proposer des contenus
22:19qui feront que les gens
22:20seront au rendez-vous
22:21et switcheront.
22:22Après, ils ont HBO,
22:23qui est quand même,
22:24on va dire,
22:24le haut du panier
22:25en termes de production
22:26de séries.
22:27Oui, complètement.
22:28Et puis Warner,
22:29c'est quand même
22:29tout la DC Comics, etc.
22:31Ils ont mis,
22:32enfin, comme tu le disais,
22:33Harry Potter.
22:34Ce qui est intéressant,
22:34c'est qu'on évoquait
22:35des chaînes d'infos aussi,
22:36notamment CNN,
22:40en fait,
22:40le futur acquéreur,
22:42donc David Allison,
22:43dont le papa
22:43était un proche de Trump.
22:44Donc, tout ça
22:45est énormément ouvert
22:46de débats là-dessus
22:47parce qu'on s'est dit
22:48que va devenir CNN,
22:49finalement,
22:50qui est l'ennemi juré
22:50de Trump,
22:51avec d'autres chaînes,
22:52bien évidemment.
22:52Mais visiblement,
22:54il y aura un comité éthique
22:55qui va être formé,
22:57justement,
22:58pour protéger
22:58la ligne éditoriale.
23:00C'était l'un des engagements,
23:01d'ailleurs,
23:01qui avait été exigé
23:04par certains États américains,
23:05justement,
23:06pour que cette alliance
23:07se fasse.
23:07Exactement,
23:08il y aura un comité d'éthique
23:09avec des journalistes
23:10qui auront au moins
23:1110 ans d'expérience.
23:12Après,
23:12là où le flou
23:14quand même persiste,
23:15c'est que ce sera
23:16à la direction
23:16de nommer les membres
23:18de ce comité.
23:19Donc,
23:19il y a cette volonté
23:20de se dire,
23:20voilà,
23:20on aura un comité indépendant,
23:22mais à partir du moment
23:22où ils sont nommés
23:24par le patron,
23:25ça fasse un peu.
23:26Je pense que CNN
23:26va être quand même
23:27assez scruté
23:28parce que ça sera quand même
23:29un peu l'emblème aussi
23:30de cette opinion.
23:32Gilles,
23:32après Fred.
23:33Je pense qu'on va,
23:34à mon avis,
23:34avec cette opération
23:35droit à la catastrophe en fait
23:37parce que Warner s'est vendu
23:40à David Edison
23:41et à Skydance
23:42parce que le groupe
23:43était lourdement endetté.
23:4580 milliards de dettes,
23:46c'est le poids de la dette
23:48du groupe aujourd'hui.
23:49Donc,
23:50ils vont déjà dépenser
23:51beaucoup,
23:51beaucoup d'argent
23:52rien que pour rembourser
23:53les intérêts de la dette.
23:54En plus de ça,
23:55effectivement,
23:56on leur impose
23:57et ça,
23:57je trouve que c'est très bien
23:58des contraintes aussi
23:59en termes de production,
24:00etc.
24:03Et je pense que
24:04l'autre problème,
24:06c'est un problème de,
24:07ça va être aussi assez rapidement
24:09un problème de contenu
24:10parce qu'ils ont du mal
24:11à garder
24:12les scénaristes
24:14et les producteurs
24:15de la Warner
24:17et des gens
24:18qui travaillaient,
24:19qui ont fait le bonheur
24:20et la fortune
24:20de HBO
24:21pendant des années.
24:22Ces gens-là
24:23ne s'entendent pas du tout
24:24avec les équipes
24:25de David Edison.
24:27David Edison,
24:28tu l'as dit,
24:28c'est le fils
24:29de Larry Edison,
24:31le fondateur,
24:32co-fondateur d'Oracle.
24:33Qui est un proche de Trump.
24:34Qui est un proche de Trump.
24:35Sa fortune,
24:36c'est à peu près,
24:37c'est un peu plus
24:37de 200 milliards de dollars
24:38aujourd'hui.
24:39C'est un des hommes
24:39les plus riches du monde
24:40avec Elon Musk,
24:42encore lui.
24:43Et d'ailleurs,
24:43les deux hommes
24:45se,
24:46enfin,
24:46investissent,
24:47ils font des investissements
24:48croisés dans leur boîte.
24:50Edison a donné
24:51un coup de main,
24:53pardon,
24:53oui, c'est ça,
24:53Edison a donné
24:54un coup de main à Musk
24:55quand Musk s'était mis en tête
24:56de racheter Twitter.
24:57Il lui avait filé
24:58un petit milliard
24:59pour l'aider.
24:59et il est question
25:01justement que Musk
25:02rentre aussi au capital
25:04du nouveau pouce
25:05d'investisseurs.
25:06Mais il sera bien utile,
25:07je pense,
25:08suite à ces dettes
25:10incroyables que...
25:11Oui,
25:11mais avec les implications
25:13politiques que ça peut avoir,
25:15c'est que Musk,
25:15il n'est pas du genre
25:16à rester passif
25:17sur sa chaise
25:18en regardant
25:19les programmes
25:20de CNN
25:20ou de CBS,
25:21voire
25:22les séries,
25:23certaines séries
25:24qui pourraient disparaître
25:25des plateformes
25:27si ça ne lui plaît pas.
25:28On imagine ça déjà.
25:30Il y a quand même
25:30une dimension politique
25:32énorme là-dedans.
25:33Tout ça va être
25:33énormément scruté.
25:34Frédéric ?
25:35Moi,
25:35je suis moins pessimiste
25:37que vous
25:37sur cette affaire.
25:39J'ai l'impression
25:40qu'on est face
25:42à une concentration
25:42du secteur
25:43un peu classique
25:44comme quand Disney
25:47a racheté Dreamworks
25:49que n'a-t-on pas dit
25:51quand Prime Video
25:52a racheté
25:54MGM
25:54que n'a-t-on pas dit.
25:57Et donc là,
25:58on a une concentration
25:59Paramount
26:01Warner Bros.
26:02Si ça n'avait pas été
26:03Paramount
26:03ou Warner Bros,
26:04ça aurait été Netflix
26:06Warner Bros.
26:07Bon,
26:08on est dans un des deux cas.
26:09Alors après,
26:10les histoires
26:11de haut de bilan
26:12et de participation financière,
26:14là aussi,
26:15je suis un petit peu
26:16certainement candide
26:17ou cynique.
26:18Comme vous l'avez dit,
26:18il y a 110 milliards
26:19de dollars sur la table
26:20et on ne va pas s'amuser
26:22à détruire la valeur
26:24qui est celle
26:25des deux groupes.
26:26On va faire en sorte
26:27de garder cette valeur
26:28pour des raisons
26:30purement financières
26:31certainement
26:32plutôt que
26:34de diversité politique
26:35ou de diversité
26:36de point de vue.
26:37Mais je pense
26:38qu'on va continuer
26:39à avoir cette diversité-là.
26:40Ce qui va être intéressant,
26:41c'est qu'évidemment,
26:42ça va être les consommateurs
26:42et les spectateurs,
26:43les juges
26:43parce que c'est avec
26:45des contenus de qualité
26:46que les gens continueront
26:47à regarder toutes ces plateformes
26:49et si ce n'est plus le cas,
26:50là, ça sera la catastrophe.
26:51Et tu t'es dit,
26:52les acteurs européens
26:53du streaming,
26:54ils vont quand même trembler,
26:56franchement,
26:57parce que la concentration
26:58était déjà là,
26:59là, ça s'empire.
27:00J'ai l'impression
27:01qu'on conclut
27:03chaque thématique différente
27:05par la même conclusion,
27:06finalement.
27:08C'est vrai que c'est quand même
27:09assez terrible.
27:10On revient dans un instant,
27:11toujours avec Claudia,
27:12Gilles et Frédéric.
27:13Petite pause
27:14dans Takenco,
27:15La Quotidienne
27:15et on revient
27:16pour commenter
27:17l'actualité tech.
27:18Merci d'être là
27:19et à tout de suite.
27:23Takenco,
27:24La Quotidienne,
27:25le débrief de la tech.
27:28Vous êtes sur BFM Business,
27:29vous faites bien.
27:30Bonne soirée,
27:31merci d'être avec nous
27:32et c'est Takenco,
27:33La Quotidienne,
27:34jusqu'à 20h30
27:34et pendant encore
27:35une demi-heure,
27:36on débriefe l'actu
27:37de ce début de semaine
27:38avec sur le plateau
27:39Claudia Cohen
27:40qui est journaliste
27:41chez Bloomberg.
27:43Nous avons aussi
27:44Gilles Fontaine,
27:44journaliste
27:46spécialisé dans la tech,
27:47ex-challenge
27:48et tu co-animes
27:50le podcast
27:51Deep Tech
27:52avec un S à la fin.
27:54Avec un S à la fin.
27:55Très bien.
27:56Avec Guillaume Payan.
27:57On le salue,
27:58Guillaume.
27:58Et on va écouter
27:59ton podcast.
27:59J'espère bien.
28:00Et puis nous avons aussi
28:01le plaisir d'accueillir
28:02Frédéric Duval,
28:03c'est la première fois
28:04dans le débrief de la tech
28:05dans Takenco
28:06sur BFM Business.
28:07Frédéric Duval
28:08qui était directeur général
28:09d'Amazon France
28:10il y a encore quelques mois
28:10qui s'est émancipé
28:14finalement pour faire
28:15autre chose
28:16et a décidé de venir
28:17commenter l'actualité tech
28:18et encore une fois
28:19on te remercie.
28:22Bulle.
28:22Allez,
28:23on va parler de Bulle
28:24qui double sa capacité
28:26de production
28:26sur son site historique
28:27d'Angers.
28:28Six mois après sa reprise
28:30par l'État français
28:30à Atos
28:31pour 400 millions d'euros.
28:33Le leader européen
28:34des supercalculateurs
28:35croule sous les commandes
28:36c'est plutôt une bonne nouvelle
28:37et c'est un reportage
28:38signé Nathan Cocampo.
28:41Ne vous fiez pas
28:42aux empilements de carton
28:43pas de livraison de colis ici
28:44mais bien la conception
28:45des calculateurs
28:46les plus puissants au monde
28:47et ce dans un silence étonnant
28:48qui en dit long
28:49sur la longueur d'avance
28:50de Bulle
28:50comme le décrit
28:51Vincent Saracani
28:52directeur des opérations.
28:53Ce n'était pas le cas
28:53il y a une dizaine d'années
28:54on refroidit tout à eau
28:55ça veut dire qu'il n'y a plus
28:56de ventilateurs
28:57dans les ordinateurs
28:58et ça, ça change tout
28:59ça ne fait plus du tout de bruit
29:00c'est quasiment
29:015 à 10%
29:02de consommation électrique
29:05de moins
29:06que nos concurrents.
29:08De quoi surtout
29:08renforcer la souveraineté européenne
29:10dans la course à l'IA.
29:11Bulle vient d'annoncer
29:12un supercalculateur
29:13de 380 millions d'euros
29:14pour la Finlande
29:15la France aura aussi
29:16son exascale
29:17Alice Recoque
29:18qui sera installée
29:19sur le site du CEA
29:20dans l'Essonne
29:20comme se réjouit
29:21Emmanuel Leroux
29:22le directeur général de Bulle.
29:23C'est des machines
29:24qui sont très très puissantes
29:25qui font un milliard
29:26de milliards d'opérations
29:26par seconde
29:27c'est l'équivalent
29:28de 10 millions d'ordinateurs
29:29tous connectés ensemble
29:30et qui permettent
29:32de faire des simulations
29:32pour la climatologie
29:34la recherche climatique
29:35pour la recherche médicale
29:36pour la recherche industrielle.
29:38Le prochain défi pour Bulle
29:39c'est de réduire
29:39sa dépendance
29:40aux puces américaines
29:41Nvidia AMD
29:42indispensable
29:43pour faire fonctionner
29:44ces supercalculateurs
29:45des projets européens avancent
29:46mais le chemin
29:47est encore long.
29:48Alors, tout à l'heure
29:49on n'était pas terrible
29:50sur l'espace pour l'Europe
29:52on n'était pas terrible
29:53pour les séries et les télés
29:54écoutez franchement
29:55on va être d'accord là
29:56c'est pas mal
29:57ce qui se passe là
29:57avec Bulle
29:58pour Hyperscale
30:01Hyperscale
30:01qu'on a évoqué aussi
30:03Hyperspace
30:03pardon
30:04on avait quand même
30:05un champion français
30:06qui se développait
30:06alors qu'il y a embryonnaire encore
30:07ne vendons pas la peau de l'ours
30:09comme on dit
30:09mais c'est vrai que c'est bien parti
30:10et donc il faut se satisfaire
30:12et la Bulle
30:12fait quelque chose de très bien
30:14effectivement
30:14il fait du supercalculateur
30:15comme le disait le monsieur
30:17dans le reportage
30:18un milliard de milliards
30:19d'opérations par seconde
30:21c'est considérable
30:22et tant mieux
30:23tant mieux
30:24et développer ça en France
30:26moi je
30:26tu connais mon
30:28mon envie de développer
30:29les data centers
30:30l'intelligence artificielle
30:31et donc les hyper
30:33calculateurs aussi
30:34en France
30:34il faut le faire absolument
30:36il faut que
30:37cette usine Bulle
30:39quadruple de taille
30:41dans les années qui viennent
30:42le plus possible
30:43alors pourquoi c'est important
30:44tous ces
30:44tous ces calculs
30:46parce que alors
30:47le porte-parole de Bulle
30:48l'a expliqué
30:49mais c'est vrai que
30:50évidemment il y a l'IA
30:51mais il y a la recherche
30:52il y a la défense
30:53et puis cette souveraineté numérique
30:56on est moins dépendant
30:59des américains
30:59mais on l'est quand même un peu
31:00parce que
31:01ce qu'on ne dit pas trop fort
31:03c'est que
31:03à l'intérieur de ces supercalculateurs
31:05on a des plus
31:06Claudia
31:07qui sont américaines
31:08oui qui sont des plus américaines
31:09voilà
31:10oui oui c'est vrai
31:11qu'il y a toujours
31:12il y a toujours ce segment
31:14et puis ce qui est très intéressant
31:15c'est que quand même
31:16c'est la seule
31:18usine européenne
31:18qui fabrique
31:19des supercalculateurs
31:20donc pour le coup
31:21ils sont vraiment
31:22ils ont une longueur d'avance
31:24immense
31:24et comme tu le disais aussi
31:26c'est hyper important
31:28pour l'IA
31:29mais c'est aussi hyper important
31:30sur les sujets de défense
31:31et même de dissuasion nucléaire
31:33donc là on touche
31:34à des sujets
31:35d'extrême importance
31:36au niveau de la
31:37hypersensible
31:38hypersensible
31:38d'extrême importance
31:39au niveau de la souveraineté
31:40et pour donner quelques chiffres
31:42en fait
31:42à la base
31:43ils étaient sur
31:44donc déjà
31:45il y a 80 millions d'euros
31:46qui a été mis sur la table
31:47donc ça a été repris
31:49par l'État aussi
31:50donc c'est quand même aussi
31:51une bonne réussite à saluer
31:53parce qu'on va dire
31:55qu'on est souvent
31:56très vocaux
31:57à souligner les échecs
31:58de l'État
31:59quand quelque chose marche
32:00et a été baqué derrière
32:01avec une vraie vision
32:03il faut le dire
32:04et l'idée en fait
32:05c'est de passer
32:06de 6 racks
32:07à 12 racks
32:08et arriver à 24 racks
32:10d'ici 2028
32:11donc on voit que quand même
32:12la cadence s'accélère
32:14et au niveau
32:15des clients
32:16et des usages
32:17parce qu'on n'en a pas parlé
32:18mais il y a aussi
32:20tout le sujet
32:20du quantique
32:21qui arrive
32:23en Europe
32:24qui commence déjà
32:25à se développer
32:25aux États-Unis
32:26et qui va complètement
32:27changer notre rapport
32:29aux ordinateurs
32:31au chiffrement
32:31et ça
32:32ces supercalculateurs
32:33vont jouer un rôle
32:34là-dedans
32:35donc c'est essentiel
32:36d'avoir une usine
32:37comme ça
32:37qui est présente
32:38en Europe
32:40et en France
32:40d'autant plus
32:41et moi j'espère
32:42qu'il y aura
32:43encore plus
32:43de fonds
32:45qui sont mis
32:46sur la table
32:47et ce qu'il disait aussi
32:47c'est qu'au-delà
32:49de la cadence
32:50qui s'accélère
32:50en fait
32:51il y a un besoin
32:51de flexibilité
32:53c'est-à-dire que
32:54les différents endroits
32:57où il y a de la production
32:58en fait
32:59peuvent s'adapter
33:00à des nouvelles technologies
33:01qui arrivent
33:02et que donc
33:03on n'est pas sur
33:04une usine
33:05qui est figée
33:06c'est évolutif
33:07exactement
33:07c'est évolutif
33:08et ça c'est quand même
33:09essentiel
33:09dans une industrie
33:10dont l'évolution
33:13l'obsolescence
33:13arrive très vite
33:14exactement
33:15alors on a deux optimistes
33:17est-ce que
33:17Gilles l'est tout autant
33:19non non
33:20absolument
33:20tu m'as dit non
33:22je me suis dit
33:22ah oui t'as eu peur
33:23j'ai eu peur
33:24j'ai eu peur
33:25mais je me suis dit
33:25ouais chouette
33:27il va être pessimiste
33:28non non
33:28mais là je vois pas comment
33:29parce que
33:30ça aurait pu mal finir
33:31pour cette partie
33:33de Bulle en fait
33:33parce qu'il reste plus rien
33:35c'est vrai que Bulle
33:35revient de loin
33:37que les moins de 20 ans
33:39moins de 30 ans
33:40je sais pas
33:41n'ont pas vraiment connu
33:42mais c'était un géant
33:43voilà Bulle
33:44c'est près de 90 ans
33:46quand même
33:46d'existence
33:47et puis c'était
33:48le leader européen
33:50présent dans
33:51enfin qui fabriquait
33:52les ordinateurs
33:53et qui était présent
33:53dans le service
33:54etc
33:54on l'a tout démoli
33:56on l'a tout cassé
33:56sauf
33:57c'est pour ça que c'est
33:58miraculeux
33:59sauf les supercalculateurs
34:01et effectivement
34:03comme le disait Claudia
34:04le deuxième miracle
34:06c'est que
34:07l'état a été
34:09bien inspiré
34:10de se dire
34:10on va
34:11ce truc
34:12on le laisse surtout pas
34:13partir ailleurs
34:13parce que c'est un vrai
34:14savoir-faire
34:15même
34:16si tu as raison
34:17beaucoup de composants
34:18encore trop
34:18à l'intérieur
34:19sont des composants étrangers
34:21mais il y a un savoir-faire
34:23enfin
34:24n'importe
34:25on ne serait pas
34:25un supercalculateur
34:26en son garage
34:27il y a un savoir-faire
34:27exactement
34:28il y a un savoir-faire
34:29et le prix finalement
34:30qu'a payé l'état
34:31français
34:32autour de plus de 400 millions d'euros
34:34finalement
34:35c'est pas trop cher
34:37parce que
34:38sur le marché
34:39elle était valorisée
34:41je me tourne vers
34:42Claudia
34:42qui connaît mieux
34:43les chiffres que moi
34:44mais je pense que
34:44le vendeur
34:46on attendait
34:46beaucoup plus
34:47voilà
34:48très bien
34:48c'est une bonne nouvelle
34:49on évoquait
34:50qu'à l'intérieur
34:51évidemment
34:52de ces supercalculateurs
34:53on retrouve des puces
34:54ou asiatiques
34:55ou américaines
34:56mais il faut savoir
34:57qu'on a aussi
34:57des champions
34:59français
34:59ou européens
35:01qui font ces puces
35:02en tout cas
35:02qui aimeraient
35:03rentrer dans la bataille
35:04notamment Sea Pearl
35:05que j'ai eu l'occasion
35:06d'interviewer
35:07et de découvrir
35:08il n'y a pas si longtemps
35:09et c'est intéressant
35:10parce qu'eux
35:11veulent fabriquer
35:11leurs propres puces
35:13et les intégrer
35:14dans les supercalculateurs
35:15mais ce n'est pas très grave
35:16que ce soit des puces
35:18américaines
35:18ou taïwanaises
35:19ces puces américaines
35:20et taïwanaises
35:21elles ont de la technologie
35:23hollandaise
35:23ASML
35:24qui gravent
35:25leur silicone
35:26et donc
35:27on ne peut jamais
35:29maîtriser
35:29l'ensemble
35:30de la chaîne de valeur
35:30ce qui est intéressant
35:31c'est qu'on pourrait avoir
35:32peut-être une alternative
35:33oui peut-être
35:34peut-être
35:34alors là je ne suis pas d'accord
35:35parce que je pense que
35:37justement
35:37c'est très important
35:38sur cette partie-là
35:40qu'on est justement
35:41le savoir-faire aussi
35:42et la fabrication
35:43en Europe
35:44parce que le jour
35:45où
35:47une administration américaine
35:48c'est sur la grande crainte
35:49ça ça n'existe d'ailleurs
35:50pas que pour les puces
35:51mais pour tous les services
35:52les logiciels etc
35:53le jour où on fait
35:55le switch off
35:56c'est terminé
35:56et on n'a plus accès
35:58à ces technologies
35:59et on a un vrai
36:00grand problème
36:01sans compter que
36:02sur ces puces
36:03on peut aussi
36:04installer ce qu'on appelle
36:05des backdoors
36:06où
36:08toutes les informations
36:09peuvent remonter
36:10exactement
36:10ce que ne se prive pas
36:11de faire notamment
36:12les chinois
36:12sur certains produits
36:14et donc oui
36:16je pense que c'est
36:17extrêmement important
36:18qu'à terme
36:18on se batte
36:19pour avoir la souveraineté
36:21le plus possible
36:22le plus possible
36:23mais pensez à l'automobile
36:24quand j'ai démarré
36:25ma carrière
36:26j'ai démarré
36:26la carrière
36:27chez Renault
36:28et à cette époque-là
36:30Renault a implanté
36:32des usines
36:32de montage
36:33partout en Europe
36:34en Europe de l'Est
36:35au Maroc
36:37etc
36:37à cette époque-là
36:38ces pays auraient pu dire
36:40ah non non non
36:41c'est pas souverain
36:41c'est des marques françaises
36:43qui viennent s'installer là
36:44désormais
36:46l'Europe de l'Est
36:47le nord de l'Afrique
36:49fabrique des voitures
36:50comme le faisaient
36:51les français
36:52il y a quelques années
36:52je crois que Dacia
36:54a une énorme usine
36:55au Maroc
36:55absolument
36:56et maintenant
36:57regardons
36:58où sont installées
36:59les batteries électriques
37:00et la fabrication
37:01des batteries électriques
37:01qui occupent
37:02les nouvelles voitures
37:03alors elles sont un petit peu
37:04installées dans l'ordre de la France
37:05mais sont installées
37:06essentiellement
37:06en Hongrie
37:08et en Pologne
37:08et donc
37:09je veux dire
37:10en accueillant
37:12les technologies nouvelles
37:13sur son sol
37:14ce dont on est sûr
37:15c'est sûr
37:16ça n'est pas forcément
37:18d'être complètement souverain
37:19mais c'est de développer
37:20un savoir-faire
37:21de développer
37:21une industrie
37:22qui va servir
37:23par la suite
37:24à former des gens
37:25à encourager
37:26les investissements futurs
37:28et s'arrêter
37:30simplement de dire
37:30c'est pas français
37:31donc je prends pas
37:32à mon avis
37:32c'est un raisonnement
37:33court terme
37:34et mauvais
37:35pour rebondir
37:36sur ton point
37:37on n'aurait pas le choix
37:38on n'aurait pas le choix
37:39de toute façon
37:39on ne peut pas dire ça
37:40mais ce que je trouve intéressant
37:41c'est qu'il y a des alternatives
37:43qui essaient de se mettre en place
37:46avec des start-up
37:48qui essaient de fabriquer
37:49leurs propres processeurs
37:51non non
37:51pour rebondir sur ton point
37:53avec toujours une logique
37:54où à la fin
37:55on ira quand même
37:56au moins cher
37:56franchement
37:57à chaque fois c'est ça
37:58ton point sur les batteries
37:59on a sorti un papier
38:02sur Bloomberg
38:04la semaine dernière
38:05que j'ai écrit
38:06justement sur une usine
38:07de batteries
38:07pour voitures en France
38:09qui s'appelle Vercors
38:10qui a été soutenue
38:11par la BPI
38:12par plusieurs banques françaises
38:13et par d'autres investisseurs
38:15où là
38:16l'usine est à la peine
38:17ils sont en train
38:18de renégocier
38:19leurs créances
38:20avec les banques
38:21etc
38:21parce qu'elle était
38:22baquée par Renault
38:23elle est toujours baquée
38:24par Renault
38:25mais Renault est dans une logique
38:26de dire
38:26en fait
38:27la cadence
38:28n'est pas assez
38:28forte par rapport
38:29à ce qu'on nous avait vendu
38:30et les prix
38:31sont beaucoup trop chers
38:32et donc alors que Renault
38:34donc un acteur français
38:35s'était engagé
38:36à soutenir
38:38une initiative française
38:39de production
38:40à la fin
38:40malheureusement
38:41j'ai peur
38:42pour reboucler le point
38:43sur les plus
38:44que la logique reste
38:45quand même
38:45sur le prix
38:46finalement
38:47et notamment
38:48sur des structures
38:49qui sont grosses
38:51comme celle-ci
38:52mais c'est pas non plus énorme
38:53comparé à d'autres usines
38:55et puis après
38:56il y a le savoir-faire
38:57il y aura la puissance
38:58la finesse de gravure
38:59qui fait que ça chauffe moins
39:01enfin bon voilà
39:03très intéressant tout ça
39:05on va maintenant évoquer
39:07quand même
39:07sans aucun doute
39:08l'un des plus gros
39:09deals européens
39:10du moment
39:11avec Schneider Electric
39:13Schneider Electric
39:14qui est le champion français
39:16de l'équipement électrique
39:17avec le grand
39:18même s'ils sont pas
39:18véritablement en concurrence
39:20dans tous les domaines
39:21mais voilà
39:22pour qu'on ait
39:23une idée
39:25parallèle
39:26qu'on fasse le parallèle
39:27et Schneider Electric
39:28veut maintenant
39:28devenir le champion mondial
39:31du mariage
39:32entre l'électricité
39:33le logiciel industriel
39:34et l'intelligence artificielle
39:35c'est ça qui nous vaut
39:36et ils ont cassé
39:38leur portefeuille
39:39pour ça
39:40leur tire-lire
39:40ils ont sorti
39:41quand même
39:4120 milliards d'euros
39:42pour y arriver
39:45et c'est intéressant
39:46parce que
39:46d'un coup
39:47on se retrouve
39:48avec une boîte
39:48qui était spécialisée
39:49dans l'électricité
39:51et qui maintenant
39:52va devenir un acteur majeur
39:53dans l'intelligence artificielle
39:56industrielle
39:57en rachetant donc
39:59cet américain
40:00qui s'appelle PTC
40:01vous avez peut-être
40:02suivi tout ça
40:04qui commence
40:05oui
40:05je suis bien
40:06ben là
40:06voilà
40:07ça c'est du
40:08c'est du positif
40:09c'est de l'économie
40:11positive
40:11enfin pour les français
40:13c'est aussi
40:14une belle histoire
40:15Schneider
40:16industriel
40:17aussi un vieux
40:17groupe industriel
40:18qui a su se transformer
40:19évoluer
40:20alors on le dira
40:21il n'est plus
40:22on s'en parle avec Frédéric
40:24juste avant
40:25de rentrer en plateau
40:27c'est plus tout à fait français
40:28bon ils sont installés
40:29à Singapour
40:30etc
40:30mais il y a quand même
40:31encore beaucoup
40:32d'usines en France
40:32même s'ils prévoient
40:34de squeezer
40:35un peu
40:35de downsizer
40:36dans les prochains mois
40:38mais c'est leur troisième
40:39acquisition cette année
40:40alors évidemment
40:41c'est la plus grosse
40:42et de loin
40:43mais il y a une vraie logique
40:45tu as cité Legrand
40:46comme concurrent
40:46il y a un autre
40:47gros concurrent européen
40:49c'est Zimens
40:49qui eux avancent aussi
40:51très vite
40:52et ce mouvement
40:55est quand même
40:56remarquable
40:56c'est-à-dire que ça leur donne
40:57une vraie dimension
40:58c'est très
40:58il y a beaucoup de synergies
41:00intéressantes
41:00apparemment
41:02ça leur offre des marchés
41:04ça leur ouvre des marchés
41:06supplémentaires
41:06et puis ça leur évite
41:07d'être complètement largués
41:08parce que ça
41:08c'est un grand risque
41:09pour des groupes industriels
41:10comme ça
41:11d'avoir des super produits
41:13formidables
41:13et puis d'être
41:15complètement dépassé
41:16par une nouvelle vague
41:16technologique
41:17qui arrive
41:19et c'est vrai que là
41:20l'intelligence artificielle
41:21le logiciel
41:22change totalement la donne
41:25c'est une grosse remise en cause
41:27pour Schneider
41:27c'est sûr
41:28c'est de remonter
41:29dans la chaîne de valeur
41:29de faire en sorte
41:30qu'effectivement
41:30ils passent du hardware
41:31à des logiciels
41:34alors le marché
41:35semble ne pas apprécier
41:37cette annonce
41:37beaucoup
41:38parce qu'en France
41:39ça a été mal accueilli
41:40oui mais ils ont
41:40leur valeur à doubler
41:42les trois dernières années
41:43justement
41:44mais ça me paraît pas
41:45ils ont acheté cher
41:48il y a des craintes
41:50visiblement
41:50sur le fait que l'IA
41:51remplacerait
41:52tous ces logiciels
41:53à terme
41:54mais je pense
41:55qu'il faut effectivement
41:56les laisser faire
41:57c'est une vision
41:58courageuse
41:59intéressante
42:00qui me paraît
42:00et qui me paraît
42:01effectivement
42:01très vertueuse
42:03à long terme
42:03Claudia j'imagine
42:04que tu as suivi
42:05ce dit
42:05avec intérêt
42:07ce qui est intéressant
42:08c'est que
42:08l'ancien patron
42:09de Schneider
42:10était parti
42:11et notamment
42:11parce que le board
42:12disait
42:12vous ne prenez pas
42:13assez de ris
42:14vous ne pouvez pas
42:14assez d'acquisition
42:15etc
42:15la plus grosse acquisition
42:19de leur histoire
42:19bon déjà
42:20ça c'est intéressant
42:21je ne sais pas si l'on en a dit
42:22c'est 20 milliards
42:22quand même
42:23c'est énorme
42:24et personne ne s'y attendait
42:26franchement
42:26c'est sorti
42:27du chapeau
42:28comme ça
42:29pour parler un peu
42:30de cette entreprise
42:31donc PTC
42:32ils sont spécialisés
42:33dans des logiciels
42:34de conception
42:34et de gestion
42:35du cycle de vie
42:36des produits industriels
42:37donc c'est un marché
42:40sur lequel Schneider
42:41n'était pas
42:42et donc
42:42comme tu disais
42:44la valorisation
42:45de Schneider
42:46a explosé
42:47en bourse
42:47ces derniers mois
42:48parce que Schneider
42:49on profite
42:50du boom
42:52de l'IA
42:53parce qu'ils équipent
42:54beaucoup de centres
42:56de données
42:56en fait
42:56donc ils profitent
42:57pleinement
42:58du boom
42:59de l'IA
42:59c'est devenu quand même
43:00la troisième valorisation
43:02boursière
43:03du CAC 40
43:04Schneider
43:05donc ça voilà
43:05il faut le souligner
43:06et pour eux
43:08c'est un pivot stratégique
43:09et honnêtement
43:10de toute façon
43:11que le marché
43:12sanctionne
43:13parce qu'ils estiment
43:14que ça a été acheté
43:14trop cher
43:15c'est une chose
43:16assez commune
43:17mais il faut souligner
43:18quand même
43:18la vision stratégique
43:20et assez
43:22voilà
43:23on va dire
43:24innovatrice
43:25quand même
43:25du patron
43:26qui a bien étudié
43:27qui se dit
43:27il me manquait
43:28cette brique
43:28et en tout cas
43:29ça leur permettra
43:30d'être présent
43:31sur toute la chaîne
43:32de valeur
43:33auprès des clients
43:35et puis surtout
43:36sur des données
43:36quand même
43:37très stratégiques
43:38comme ça
43:38parce que tu évoquais
43:39tout à l'heure
43:40Frédéric
43:40ce qu'on avait appelé
43:41la Saspocalypse
43:42où d'un coup
43:43tout le monde s'est dit
43:44non mais attention
43:44l'IA
43:45va complètement
43:46casser en fait
43:47ce business
43:47de logiciel Sass
43:49exactement
43:50déjà ça reste
43:51à prouver
43:51dans les faits
43:52et ensuite
43:53tout ce qui est
43:53logiciel
43:54avec des données
43:55très sensibles
43:56qui sont liés
43:57quand même
43:57à des sites
43:58industriels
43:59très sensibles
44:00bon
44:00faudra voir
44:01si demain
44:01effectivement
44:03Anthropique
44:03arrive avec une solution
44:05clé en main
44:05pas chère
44:06avec des données
44:06complètement sécurisées
44:08donc pour l'instant
44:08voilà
44:09c'est un mouvement
44:10très stratégique
44:11et très intéressant
44:12et il faut dire
44:12quand même
44:13dans la
44:14on va dire
44:15parce que ça reste
44:16quand même
44:16un acteur
44:16qui est coté
44:17au CAC 40
44:17c'est intéressant
44:18aussi
44:19d'un point de vue
44:20plus politique
44:20économique
44:21de voir
44:22une méga opération
44:23comme ça
44:23se faire
44:24à quelques mois
44:25de la présidentielle
44:26on disait
44:27oui
44:27les deals
44:28M&A
44:28ils vont en avoir
44:29de moins en moins
44:29on aura eu
44:31notre méga deal
44:32de fin d'année
44:32et l'année n'est pas terminée
44:33pour les questions
44:34de souveraineté
44:34c'est pas mal
44:35aussi
44:35d'avoir un acteur français
44:37puissant
44:38dans ce domaine là
44:39et qui est ultra sensible
44:40et qui aura
44:41un rayonnement mondial
44:42avec évidemment
44:43cette acquisition
44:44parce que
44:44les clients
44:45ne seront pas
44:46que européens
44:47ils seront aussi
44:48américains
44:48et asiatiques
44:50il nous reste
44:50quelques minutes
44:51j'aimerais qu'on évoque
44:52un sujet un petit peu
44:52plus léger
44:53mais très intéressant
44:55j'aimerais bien aller
44:56dans l'un des cafés
44:57qui s'appelle
44:57Kiss the Hippo
44:59à Londres
45:00il y en a trois
45:01je crois
45:01il y en a un à Soho
45:02à Chelsea
45:02à Bloomsbury
45:04pourquoi aller dans ce café
45:05vous allez me dire
45:06parce que là-bas
45:07est testé
45:09actuellement
45:09Fred
45:10t'as dû suivre ça aussi
45:12parce que je sais
45:12que tu t'intéresses
45:13à tout ce qui touche
45:13au commerce
45:14à e-commerce
45:14c'est
45:16une espèce de
45:18caméra
45:19qui va
45:20scanner votre visage
45:21et au lieu de sortir
45:22votre cadre bancaire
45:23ou de poser votre téléphone
45:24sur un boîtier
45:25et bien là
45:26simplement
45:26c'est votre visage
45:27qui aura été évidemment
45:28préenregistré
45:29qui vous permettra de payer
45:30c'est Revolut
45:30qui sent ça
45:31ça s'appelle
45:32Pay with Smile
45:33et je trouve ça
45:34plutôt sympathique
45:35ça fait des années
45:36moi que je rêvais
45:37ce type de
45:38de technologie
45:39pour payer
45:39parce que c'est vrai
45:40que vous avez oublié
45:41votre carte bancaire
45:41vous n'avez pas votre téléphone
45:42vous n'avez rien
45:43malgré tout
45:44vous pouvez
45:46j'allais dire
45:46vous ne vous retrouvez pas à poil
45:47mais c'est vrai
45:48vous pouvez acheter quelque chose
45:49c'est quand même assez dingue
45:51et d'autant qu'on sait
45:52que la biométrie
45:53et notamment
45:54la reconnaissance faciale
45:56est quelque chose
45:56de très robuste
45:57absolument
45:58non non mais moi
45:59ça me plaît
46:01cette nouvelle fonctionnalité
46:03bon déjà
46:03elle existe sur les smartphones
46:04oui c'est vrai
46:06de façon assez
46:07on l'utilise
46:08de façon quotidienne
46:09c'est vrai que
46:11pour déverrouiller son wallet
46:13sur l'iPhone
46:14vous êtes obligé
46:15de vous identifier
46:15avec le visage
46:16on le fait de toute façon
46:17et donc
46:18j'aime beaucoup
46:19parce que finalement
46:20Revolut est en train
46:21de bouger le secteur bancaire
46:24de façon assez intéressante
46:28avec de nouvelles fonctionnalités
46:29celle-ci en fait partie
46:31il y a d'autres acteurs
46:32comme Conto par exemple aussi
46:33qui fait des choses
46:34très sympas
46:35dans la gestion bancaire
46:37pour petites entreprises
46:38et je trouve que ces acteurs là
46:42bougent le secteur
46:43et encouragent
46:44les grosses banques
46:45à sortir un petit peu
46:47des sentiers battus
46:50à se remettre en question
46:51et à avancer
46:53et ça bouge
46:53ça bouge ensemble
46:55je sais qu'on se pose des questions
46:57dans le secteur bancaire
46:57là-dessus
46:57et c'est très bien
46:59ça me fait penser
47:00à des petites entreprises
47:01de e-commerce
47:01qui il y a quelques
47:0225-30 ans
47:03démarraient
47:04et que tout le monde regardait
47:05avec
47:06dédain
47:07dédain
47:08voilà
47:09mais ils font des choses
47:09qui ne sont jamais rentables
47:10bon ben voilà
47:11donc là on est face
47:12à une entreprise
47:13qui est déjà
47:13une grosse entreprise
47:14révolute
47:14et qui est européenne
47:17et qui fonctionne très bien
47:18et qui amène
47:19cette fonctionnalité
47:20j'ai vraiment envie
47:21d'aller l'essayer moi aussi
47:22dans ce
47:23enfin les chinois
47:24l'utilisent depuis
47:25près d'une dizaine d'années
47:26et les chinois
47:26l'utilisent depuis 2017
47:27qui est donc
47:29la branche financière
47:30d'Alibaba
47:32donc tu rentres
47:33ça fait un moment
47:34je ne suis pas allé en Chine
47:35et effectivement
47:35bon voilà
47:36mais c'est vrai
47:37que j'en ai entendu parler
47:37tu rentres dans n'importe quel commerce
47:39tu payes avec ton visage
47:41en fait
47:41paye avec ton visage
47:42après sur les questions de sécurité
47:44je ne sais pas du tout
47:45alors c'est très robuste
47:46comme tu disais
47:47si les chinois le font
47:47c'est que ça doit marcher
47:48oui mais alors effectivement
47:49mais ça c'est après
47:50le despotisme éclairé
47:51c'est à dire que tu t'agresses
47:53moins les gens
47:54pour leur piquer
47:55leur smartphone
47:56et leur prendre leur
47:58tu vois ce que je veux dire
47:59ça va très vite
48:00quoi
48:00tu peux dévaliser
48:02c'est plus
48:03je te prends ton portefeuille
48:04c'est je te prends ton smartphone
48:05je le déverrouille
48:07parce que
48:08justement
48:08c'est un déverrouillage
48:09avec
48:10mais là on n'a pas besoin
48:11du smartphone
48:11après ce que j'ai compris
48:12en fait
48:13il y a un terminal
48:14dans le terminal de paiement
48:15il y a une caméra
48:16tu regardes la caméra
48:17ça identifie ton visage
48:19et tu t'en vas
48:20en fait
48:21tu n'as même pas besoin
48:21de sortir ton téléphone
48:23moi ça me fait peur
48:24ça te fait un peu peur
48:25moi je trouve ça
48:26mais j'attends ça
48:27mes deux pieds fermes
48:28je trouve ça
48:29tellement toi
48:30quand vous avez essayé
48:31Amazon Go peut-être
48:32Amazon Go
48:33vous rentriez
48:34avec votre application
48:35vous scaniez à l'arrivée
48:37vous faisiez vos courses
48:38c'est pas un bon succès
48:39Amazon Go
48:40c'était pas un bon succès
48:41mais non mais il faut essayer
48:42il faut essayer
48:43c'est pas grave
48:45je parlais du sujet
48:46le plus léger
48:47pour moi c'est le sujet
48:48le plus important
48:49de tout ce dont on a parlé
48:51depuis une heure
48:53très honnêtement
48:54je ne comprends pas l'intérêt
48:55c'est-à-dire
48:55d'un point de vue
48:57commerçant
48:57et c'est ce qu'ils sont
48:58en train d'essayer de faire
49:00je comprends l'intérêt
49:01parce que t'as des intermédiaires
49:02en moins
49:03et t'as des frais en moins
49:03ils promettent aux commerçants
49:050% de commission
49:05exactement
49:060% de commission
49:06et ça c'est pour motiver
49:08les commerçants
49:08c'est qu'ils pètent ce truc-là
49:09c'est quand même génial
49:10d'un point de vue commerçant
49:11c'est très clair
49:12d'un point de vue
49:14consommateur
49:14qui sont avant tout
49:16des humains
49:17très honnêtement
49:19sortir ton portable
49:20faire ça avec ta carte
49:21et faire ça
49:22ça te prend une seconde de plus
49:23que ta tête
49:25soit identifiée
49:26comme un moyen de paiement
49:28et qu'est-ce qu'il te fait
49:29ce qui t'embête
49:30c'est que le fait
49:30que ton visage
49:31soit stocké quelque part
49:33pour s'identifier
49:34qu'on dise
49:35tiens Claudia Cohen
49:35elle a acheté
49:36la baguette de pain
49:37non ce qui m'inquiète
49:39d'un point de vue
49:40plus humain
49:40c'est que mon corps
49:41soit utilisé
49:43comme un moyen
49:44de paiement directement
49:45mais il l'est aujourd'hui
49:45quand tu regardes ton téléphone
49:47il l'est Claudia
49:48t'as toujours
49:49une interface entre les deux
49:50et mon téléphone
49:51c'est le mien
49:51mon téléphone c'est le mien
49:53oui mais il n'a pas tort
49:53c'est que quand tu t'identifies
49:54c'est le cloud d'Apple
49:55en l'occurrence là
49:56c'est le cloud d'Apple
49:57on est d'accord
49:57mais je trouve que psychologiquement
49:58t'as ce truc
49:59en tout cas moi je l'ai
50:00et je pense d'autres gens aussi
50:01de se dire
50:01mon téléphone c'est le mien
50:03la caisse que je vais regarder
50:04c'est pas la mienne
50:05et ensuite
50:06pour terminer mon point
50:07d'un point de vue quand même
50:09quatre cadres légaux
50:10pour l'instant
50:11on n'y est pas
50:12là l'expérimentation
50:13c'était au Royaume-Uni
50:14tu veux dire que la CNIL
50:15va tout faire sauter là
50:16la CNIL
50:16j'ai regardé
50:17c'est considéré
50:19comme
50:20un sujet
50:21à très haute sensibilité
50:23ensuite j'ai regardé
50:24les recommandations
50:24de l'ANSI
50:25l'ANSI dit que
50:27ce type d'identification
50:28pourrait se faire un jour
50:29dans le cadre
50:30d'une double identification
50:31c'est à dire
50:32qu'il ne préconise pas
50:33qu'il y ait une simple
50:33authentification
50:34comme là c'est le cas
50:35vu que tu regardes
50:36et t'as pas besoin
50:37d'appuyer
50:37pour dire ok etc
50:38donc ça peut évoluer
50:41mais je ne sais pas
50:42tu vois dans quelle mesure
50:43ce sera possible un jour
50:44J'aimais bien la phrase
50:45de Claudia
50:45quand ton corps devient
50:46un moyen de paiement
50:47il y a une vingtaine d'années
50:48là aussi je vais parler
50:49d'un groupe
50:49de moins de 20 ans
50:50si vous ne me souviennent pas
50:51c'est un groupe
50:52qui s'appelle Nokia
50:52qui était le champion
50:54toute catégorie
50:55dans les smartphones
50:56avant l'iPhone
50:57et ils réfléchissaient
50:58à un truc
50:58ils s'étaient rapprochés
50:59des communautés
51:00de pierceurs
51:01des spécialistes du piercing
51:02parce qu'ils disaient
51:03demain le téléphone
51:05sera donc complètement
51:06dématérialisé
51:06t'auras une bague
51:07et t'auras un truc
51:08dans l'oreille
51:08ou une boucle d'oreille
51:10et tu seras
51:11toi-même un téléphone
51:12voilà
51:12et donc là
51:13on est en train
51:13de devenir
51:14non seulement un téléphone
51:14mais un moyen de paiement
51:16c'est bien parce qu'on est
51:17deux contre deux là
51:18finalement
51:19vous vous êtes contre
51:20moi je sais pas
51:20que nous on est plutôt
51:21plus
51:21mais je pense que
51:23le moyen de paiement
51:25comme ça
51:25par la caméra
51:27c'est un
51:29c'est un pas vers
51:31la dématérialisation
51:34de l'acte de paiement
51:35aujourd'hui
51:36avec les agents IA
51:37on ne dira plus
51:38je veux aller dans tel magasin
51:40et je veux payer
51:41on dira
51:41je veux acheter
51:42tel produit
51:43au moins cher
51:44et l'agent ira le faire
51:45tout seul
51:46il n'ira plus
51:46l'action de sortir sa carte
51:48l'action de payer
51:49l'action de
51:49tout ça sera fait
51:52de façon automatique
51:53et seamless
51:55et je pense qu'on y va
51:56on y va directement
51:57alors ça sera certainement
51:58peut-être pas
51:59avec un moyen de paiement
52:02reconnaissance faciale
52:03mais ça sera par d'autres moyens
52:04et je pense que
52:05pour le coup
52:06les banques
52:07dans leurs ensembles
52:08devraient s'inspirer
52:09de ce que fait Révolu
52:09pour avancer dans cette direction
52:11parce qu'on y va
52:11mais c'est clair
52:12c'est clair
52:13je rappelle qu'aux Etats-Unis
52:14lorsque vous embarquez
52:15même pour revenir en France
52:16aujourd'hui
52:17on scanne votre visage
52:19vous ne montrez plus votre billet
52:20et vous ne montrez plus
52:21votre carte d'identité
52:22et votre pièce d'identité
52:23et c'est quand même incroyable
52:24attendez
52:25mais tu as un côté aussi
52:26où du coup le consommateur
52:27se rend moins compte
52:28de ce qu'il achète
52:28parce que si c'est aussi facile
52:30d'acheter
52:31psychologiquement
52:33je pense que tu as un côté psychologique
52:35où du coup
52:36le téléphone c'est pareil
52:36tu fais comme ça
52:37paf c'est réglé
52:38oui du coup
52:38c'est le niveau d'autos
52:40celui que je trouve
52:41c'est clair
52:42bon
52:42on verra si tout cela
52:44traverse la manche
52:46on va dire
52:46mais tu vois ce qui est horrible
52:47c'est que si demain
52:48c'est le cas
52:49en fait
52:49même moi qui suis contre
52:50j'aurais pas le choix
52:52en fait
52:52c'est ça que je trouve
52:53oui je pense que tu auras le choix
52:54tu pourras sortir ton téléphone
52:55et payer avec ta carte
52:56je pense qu'il y aura
52:57quand même une transition
52:58qui va s'étaler
52:59sur pas mal de temps
53:01c'était top
53:02merci beaucoup
53:02à tous les trois
53:03on a passé un très très bon moment
53:04merci beaucoup Claudia
53:05toujours un plaisir
53:07que de t'avoir
53:07sur le plateau
53:08Taquenco
53:08rappelons que journaliste
53:09chez Bloomberg
53:10si vous voulez lire
53:11Claudia Bloomberg
53:12allez-y
53:12merci Gilles
53:14merci
53:14à très bientôt
53:15j'espère
53:16j'espère aussi
53:18Gilles Fontaine
53:18qui est journaliste tech
53:20qui a travaillé chez Challenge
53:22et qui est co-animateur
53:23du podcast
53:24Deep Tech
53:25avec un S
53:25à découvrir
53:27à écouter
53:27et puis merci beaucoup Frédéric
53:29merci François
53:30Frédéric Duval
53:30ancien patron d'Amazon France
53:32et on espère pouvoir te retrouver
53:34très vite aussi
53:35pour débriefer l'actualité
53:36t'as eu
53:37les joies
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