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  • il y a 15 minutes
Ce vendredi 2 octobre, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole S.A, Jean-François Robin, responsable mondial de la recherche de Natixis CIB, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, et Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez La Financière de l'Echiquier, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:03BFM Business présente c'est votre argent spécial crise de la dette en France Marc Furentillon
00:10oui je sais je sais la situation est difficile j'allais dire catastrophique mais je n'ai pas
00:17envie de faire du French Bashing mais j'ai trois bonnes nouvelles quand même enfin j'ai eu du
00:20mal à les trouver c'est votre argent c'est votre week-end et c'est une émission alors là
00:24c'est
00:25pas une émission exceptionnelle c'est une émission spéciale on s'est dit quand même que compte tenu
00:28les événements qui se passent cette semaine on va faire une spéciale crise de la dette française on
00:33va essayer de faire le point avec nos invités sur les événements économiques et financiers de la
00:38semaine et particulièrement ce qui se passe sur la dette française comprendre les raisons de la
00:45hausse des taux comprendre les conséquences éventuellement essayer de voir s'il y a des
00:51solutions et il y en a nous sommes en guerre au sommaire aujourd'hui le mot de la semaine c
00:57'est
00:57évidemment spread c'est le différentiel de taux entre la France et l'Allemagne mais j'ai envie de
01:02dire on va en parler différentiel de taux entre la France et l'Italie entre la France et l'Espagne
01:06entre la France et la Grèce bref entre la France et tous les autres le parti prix de la semaine
01:11c'est
01:12help il faut que la BCE vienne nous mettre sous contrainte et vienne nous aider le chiffre de la
01:17semaine j'ai voulu en parler c'est la croissance aux Etats-Unis est-ce que comme nous dit Emmanuel
01:21Macron et
01:21certains de nos dirigeants la crise vient de l'extérieur parce que l'économie est trop fort
01:25trop d'IA trop d'emprunts plus la hausse du pétrole ou est-ce que c'est un mal français
01:29en deuxième partie
01:30de l'émission dans ce contexte où va la bourse dans ce contexte quel est le placement qu'il faut
01:35privilégier le top ou le flop de la semaine le top 3 des gérants les actions achetées ou ventes vous
01:39avez vu là j'ai un ton très sévère parce que c'est la guerre mais pour une émission exceptionnelle
01:44et
01:45surtout pour une émission spéciale il faut des invités très spéciaux j'ai donc le plaisir de vous présenter
01:49nos Jedi de l'économie et de la finance de crise on manque cruellement de bon sens dans ce pays
01:55je me
01:55suis rappelé que le bon sens a été longtemps le slogan du crédit agricole dans ma jeunesse
01:59j'ai donc appelé tout de suite tout de suite je l'ai appelé je lui ai dit Isabelle
02:02viens ici Isabelle Jobbasi vous êtes directrice des études économiques du crédit agricole on va on
02:08compte sur votre bon sens mais je vais essayer et visiblement dans le couloir vous me disiez non mais je
02:13suis optimiste non je dis pas que je l'optimisme et c'est avoir raison garder et d'essayer de
02:19bien
02:19comprendre et ne pas enfin voilà de pas de pas crier au loup comme je fais allez quand on sur
02:24la
02:25france je vois le verre à moitié vide lui le voit à moitié plein alors ça tombe bien aujourd'hui
02:29je le
02:29vois totalement vide et vous pierre chang totalement plein forcément totalement vous êtes responsable des
02:34folles france et impact de la financière de l'échiquier ça tombe bien la france est en train de se
02:39prendre pas mal d'impact donc vous allez nous en parler pas mal d'inter un investissement
02:45internationaux or matières premières où est ce qu'il faut se réfugier si on quitte la france
02:49elle connaît ça par coeur c'est céline pic malprat vous êtes présidence de pic malhofton
02:54investment vous allez nous dire si à nouveau comme vous nous le dites à chaque fois que vous venez
02:58l'or est le refuge plus que jamais plus que jamais c'est l'homme des signaux faibles qui se
03:04transforme en vagues puissantes dans le tumulte actuel j'ai besoin de savoir ce que vous entendez
03:09jean-françois robert qu'est ce que vous entendez des signaux faibles des signaux fort avec des
03:13signaux faibles de plus en plus fort vous êtes responsable mondial de la recherche de natexie
03:18si à et bien on commence tout de suite avec le spread la semaine dernière j'avais déjà évoqué que
03:23le
03:23spread entre le taux d'emprunt français et le taux d'emprunt allemand donc les taux de référence à 10
03:28ans
03:28avaient dépassé les 1% et je disais c'est un événement et nous voilà maintenant quasiment à 1
03:3350% on a dépassé les 1 40% vendredi matin avec un taux vendredi matin qui a frôlé les
03:415% sur le
03:4210 ans en france alors pourquoi est ce qu'on est attaqué est ce que c'est une attaque est
03:47ce que
03:47c'est une crise est ce que d'abord isabelle j'ai raison de faire une spéciale crise de la
03:52dette
03:52française est ce que c'est une crise on pourrait longtemps tergiverser sur sur le mot ce que j'aimerais
03:59dire c'est que oui la france est un cas un peu singulier mais dans un environnement qui est quand
04:04même très haussier sur les taux il n'y a pas que la france tous les taux vendredi matin si
04:10je peux me
04:10permettre on a vu les taux allemands baisser un peu alors que les taux français continuent à s'envoler
04:17un chiffre ne fait pas une tendance donc il faut regarder en tendance de ce qui se passe depuis un
04:21certain temps on a quand même une tendance haussière au niveau mondial sur sur les taux qui est lié déjà
04:27premièrement aux tensions inflationnistes que l'on connaît on vient d'avoir le chiffre de la zone
04:30euro d'une inflation qui sera qui est à 3 8 un peu supérieur d'ailleurs à ce qu'on
04:35avait ce qu'on
04:35avait anticipé mais pareil on a de l'inflation aux états unis donc lié à ce choc le choc de
04:41la guerre
04:41en iran les chocs le choc énergétique donc ça c'est le premier élément et bien évidemment
04:45l'investisseur il demande une compensation par rapport à cette demande une prime par rapport à l'inflation
04:52deuxième élément donc on a de l'inflation on a une croissance qui ralentit un peu partout et ça
04:56effectivement c'est un cocktail qui est explosif pour les finances publiques aux états unis la
05:01croissance elle est forte encore et elle repart en allemagne on est avec 2,2% révisé à la hausse
05:06la
05:07croissance allemande révisée à la hausse à 1,3% oui mais globalement on est quand même au niveau
05:12mondial dans une économie mondiale compte tenu des chocs que qui nous frappe on a quand même une
05:17tendance au ralentissement de l'activité des taux d'intérêt qui augmentent voilà c'est un cocktail
05:22donc vous dites vous dites comme Emmanuel Macron vous dites c'est pas de ma faute non non je ne
05:27dis pas ça
05:28je dis qu'il y a un environnement global et à l'intérieur la france est dans une situation
05:32singulière au sens où elle a joué très longtemps le passager clandestin en disant les économies c'est
05:38pour les autres c'est pas pour moi et qu'effectivement sa situation budgétaire et bien ne cesse de se
05:43dégrader
05:43par rapport d'ailleurs vous mentionnez par exemple la grèce ou l'italie en termes de niveau d'endettement et
05:50de
05:50déficit ben on a aujourd'hui le troisième troisième niveau de dette le ratio d'endettement après la
05:56grèce et l'italie mais ces pays voient leur ratio d'endettement baisser alors que nous ils continuent de
06:01progresser 119% en pourcentage du PIB et on pense que ça c'était les chiffres d'il y a
06:06quelques semaines
06:07on doit être au dessus de 120% exactement ils continuent de progresser et puisqu'on accumule du déficit ce
06:12déficit va
06:13se retrouver dans la dette donc il y a une position un peu singulière de la france qui dans cet
06:19environnement global qui n'est pas favorable et bien n'a pas fait ne s'est pas donné les marges
06:24de manoeuvre pour aujourd'hui faire face à cette situation et effectivement une vraie singularité pour ce qui concerne la
06:30france en particulier
06:30Jean-François on est en crise financière on peut parler de crise financière est-ce que par exemple il faut
06:35expliquer aux gens qui nous écoutent est-ce qu'on peut avoir un jour du mal à se financer ou
06:38est-ce qu'on a aujourd'hui du mal à se financer ou est-ce que pour l'instant on
06:41emprunte très bien
06:42Alors pour l'instant on emprunte très bien encore hier ça s'est très bien passé l'adjudication française jeudi
06:47on a une adjudication où il y a deux fois plus de demandes que d'offres on ne peut pas
06:52dire qu'il y a un stress
06:53la France a émis quasiment plus de 90% de son programme de cette année et là en fait la
06:58France le trésor français est en train plutôt d'émettre pour pouvoir éventuellement racheter une partie de sa dette donc
07:03on n'est pas du tout dans une période de grand stress on n'est pas du tout dans une
07:06crise financière à la 2011 etc
07:08moi je m'inscris un peu en faux sur ces trucs là et je partage complètement la vie ce qui
07:12est clair c'est qu'on est dans un moment de stress sur le marché obligataire au niveau mondial mais
07:15c'est pas seulement le marché obligataire
07:18J'ai parlé de spread moi j'ai pas dit le taux je dis c'est notre écart on est
07:22quand même passé on peut pas on peut pas dire que c'est un non-événement
07:25Non je dis pas que c'est un événement mais
07:27On touche quasiment à 50% par rapport à l'Allemagne
07:29Oui
07:29C'est spectaculaire
07:30C'est 20% par rapport à l'Italie
07:32Je suis complètement d'accord que la France en Europe est le pays qui sous-performe maintenant sur la semaine
07:37la France elle s'écarte de 3 points de base
07:40par rapport à l'Italie donc c'est pas non plus un truc dingo mais c'est vrai qu'on
07:43est sur des niveaux
07:44où encore une fois faut se souvenir qu'il y a une époque moi je le connaissais quand je faisais
07:47du trading où on était à 2 points de base de l'Allemagne
07:49donc bon là on n'y est plus c'est sûr
07:51Là on rappelle 1,50 c'est 1,50% de plus que les Allemands
07:57Et pour dire les choses c'est-à-dire que comme là on a gagné 100 points de base de
08:00plus
08:00nous on a fait une petite étude qu'on avait pour la commission des finances
08:03c'est-à-dire que quand vous avez 100 points de base de plus et vous prenez un ordre de
08:06calcul
08:061 point taux de plus vous passez de 3 à 4 ou de 4 à 5
08:09si vous avez 1 point de taux de plus
08:12c'est 3 milliards au bout de 1 an et demi
08:14et c'est 30 milliards au bout de 10 ans
08:16Et on rappelle juste pour donner une idée
08:18qu'aujourd'hui la charge des intérêts c'est à peu près 65 milliards
08:22ce qui est le plus que le budget de l'éducation
08:24c'est quand même quand on voit ce qui se passe dans les lycées
08:27c'est frappant aussi
08:29et qu'on va passer à 70 et qu'on va vers les 100
08:31Alors là on va déjà vers les 70 cette année
08:34on sera plutôt dans les 90 milliards en fin d'année prochaine
08:36et on va vers les 100 milliards d'ici 2029
08:39et sans doute un petit peu avant ça
08:39donc il faut exactement ce que vous disiez
08:41c'est qu'aujourd'hui le budget de l'éducation nationale c'est dans les 60 milliards
08:44le budget de la défense c'est 50 milliards en retraite
08:4658 milliards avec les retraites
08:48donc on est sur le premier budget de la France
08:50c'est pour payer les investisseurs
08:53qui ont la gentillesse de venir financer
08:54notre modèle social
08:55je rappelle quand même que plus de 56% de notre dette
08:58est financée par des gens
08:59des fonds de pension
09:00soi-disant méchants
09:01mais n'empêche que c'est eux qui nous financent
09:03les Hollandais
09:03les Anglais
09:05les Américains
09:06A priori ils nous attaquent
09:07il y a beaucoup de fonds spéculatifs
09:09Nous c'est pas ce qu'on voit
09:10d'accord
09:11Non vous voyez pas ça d'accord
09:12Non ce qu'on voit pas
09:12ce qu'on voit aujourd'hui
09:13c'est plutôt des acheteurs d'Allemagne
09:15qui font écarter l'esprit
09:16c'est pour ça qu'en ce moment
09:17évidemment on achète peut-être moins de France
09:19qu'on en achetait avant
09:20par rapport à l'Italie
09:21il y a du repricing
09:22mais on voit pas du tout des gens
09:23se positionner
09:24ça fait très longtemps
09:25ça fait plus d'un an
09:27qu'il y a un certain nombre d'investisseurs internationaux
09:28qui achetaient un peu moins de dettes françaises
09:30on peut pas dire qu'il y a une attaque
09:31sur la dette française
09:32après c'est vrai que nous on se dégrade
09:34particulièrement par rapport aux autres
09:35mais rappelons quand même
09:36que l'énorme problème de dette
09:38aujourd'hui dans le monde
09:39c'est pas la France
09:39c'est les Etats-Unis
09:40la dette américaine
09:41C'est incroyable
09:42mais je vous entends les deux
09:43mais ça me rend dingue quoi
09:44mais non mais ce que je veux dire
09:45c'est que c'est
09:46en fait vous donnez des excuses
09:47aux gens qui font rien
09:51c'est pas nous
09:51c'est la crise
09:52mais c'est pas vrai
09:53je dis pas que c'est pas nous
09:54je dis juste qu'il faut rappeler
09:55on a rien fait
09:57je voudrais juste rappeler ce chiffre
09:58si on ne fait pas passer ce budget
10:01on aura
10:02et ce budget
10:03qui est un budget
10:03un minima
10:04dont on sait déjà
10:05que les 43 milliards
10:06ça sera pas ça
10:07il faudra beaucoup plus
10:08puisqu'on aura moins de croissance
10:09du fait notamment
10:10de la hausse des taux d'intérêt
10:11on sera à plus de 6%
10:13de déficit
10:14c'est quand même dingue
10:15ça c'est nous
10:15ça c'est pas
10:16oui bien sûr
10:17non mais ce que je voulais juste dire
10:18c'est que les Etats-Unis
10:19eux sont à 120% de dette sur PIB
10:20ils vont nous dépasser cette année
10:21c'est encore pire que nous
10:22on est une dette américaine
10:23qui a quadruplé depuis 2007
10:24mais oui
10:25mais ils investissent dans l'IA
10:26ils n'investissent pas
10:27pour payer un bouclier tarifaire
10:29ou pour des aides aux agriculteurs
10:31ce que j'essaie de mettre en avant
10:32c'est le fait qu'en fait
10:33aujourd'hui
10:33on a cette espèce
10:34d'énorme questionnement
10:36sur la qualité des dettes
10:37et là-dedans
10:38évidemment
10:39quand vous êtes l'élève
10:39faible de l'Europe
10:41c'est vous
10:41qu'on vient chercher
10:42le plus en Europe
10:43là-dessus
10:43mais on n'était pas l'élève faible
10:44non non
10:45ah bah bien sûr
10:45si on regarde
10:48en termes d'évolution
10:49oui
10:49depuis 2000
10:50la dette française
10:51elle a doublé
10:51et si on regarde
10:53en tendance
10:54ce qui se passe
10:54ces 20 dernières années
10:55on dépense plus
10:56que nos voisins européens
10:58en particulier
10:59bien évidemment
11:00sur les retraites
11:02et la santé
11:03qu'ensuite
11:04on nous dit
11:05bah oui
11:05il y a eu tous ces chocs
11:06mais tous les pays
11:06nos voisins
11:07ils ont connu
11:07les mêmes chocs
11:08ils ont connu aussi
11:09la Covid
11:10ils ont connu
11:11la guerre en Ukraine
11:12et alors si on regarde
11:14justement la différence
11:15des aides
11:16qu'on a apportées
11:18si on regarde la Covid
11:20on était à peu près
11:21en termes d'amplitude
11:22sur ce qu'ont délivré
11:24les autres pays
11:25c'est intéressant
11:25c'est important ce que vous dites
11:26par contre
11:27on a maintenu ces aides
11:29plus longtemps qu'ailleurs
11:30le quoi qu'il en coûte
11:30voilà
11:31plus longtemps
11:32et en ce qui concerne
11:33la guerre en Ukraine
11:34oui
11:34on a été beaucoup plus protecteur
11:36en termes de pouvoir d'achat
11:37pour les ménages
11:38avec ces boucliers tarifaires
11:40qui ont été
11:42effectivement
11:42très coûteux
11:43pour l'Etat
11:44ce qui n'avait pas été fait
11:45dans d'autres
11:4575 milliards
11:46en 2022-2023
11:4775 milliards
11:50donc oui
11:50on voit bien qu'en France
11:51on a une espèce de truc
11:52maintenant
11:53où quoi qu'il en coûte
11:54il s'est un peu installé
11:55dans les esprits
11:56où à chaque fois
11:57qu'il y a un choc
11:57on le voit encore aujourd'hui
11:58et bien il faut une aide
12:00il faut un dispositif particulier
12:03normalement
12:04il doit être temporaire
12:04et puis on a l'impression
12:05que le temporaire
12:06on a bien du mal
12:07à enlever la perfusion
12:08donc oui
12:08nous sommes fautifs
12:10bien évidemment aussi
12:11de notre situation
12:11mais dans un environnement
12:13non non
12:14mais dans un environnement
12:15où il n'y a pas que
12:16la situation
12:17de la France
12:18on est dans un environnement
12:19plus global
12:20de questionnement
12:21sur la qualité
12:22effectivement
12:23de la dette
12:23environnement global
12:24détérioré
12:25environnement global
12:26détérioré
12:26et je dirais même
12:27que c'est la loi
12:28de l'offrir
12:29la demande
12:29on a une indigestion
12:30de dette
12:31c'est ça
12:32c'est la maladie
12:33du moment
12:33c'est qu'on a un trop-plein
12:35et la dette
12:36elle est venue
12:36notamment du fait
12:37qu'on a
12:38les Etats-Unis
12:39qui sont partis
12:40dans un grand programme
12:41de dépenses
12:41dans la défense
12:42avec la guerre
12:43et puis donc
12:44les Etats souverains
12:45qui ont besoin
12:45de beaucoup d'argent
12:45et en même temps
12:47les Etats-Unis
12:48qui aussi
12:49ont besoin
12:49de beaucoup d'argent
12:49pour financer
12:50les dépenses
12:51de la technologie
12:51donc ça
12:52ça fait une indigestion
12:53et donc c'est ça
12:56qui nous cause problème
12:57c'est pour ça
12:57mais c'est important
12:58de l'avoir en tête
12:59quand même
12:59parce que
13:00on va parler de la France
13:02mais il va falloir
13:03qu'on résolve
13:03ce problème
13:04de sur-offre
13:06par rapport à la demande
13:07il faudrait déjà
13:07qu'on résolve
13:08nos problèmes à nous
13:08mais je mettrais
13:10plutôt le curseur
13:11sur 70-30
13:12je dirais c'est 70
13:13l'extérieur
13:1430 nous
13:15j'y passe
13:15c'est zéro nous
13:16mais il y a quand même
13:16beaucoup qui vient à l'extérieur
13:17et il faudra
13:18qu'on résolve
13:19le problème
13:19de l'indigestion
13:20collective de dettes
13:21pour pouvoir se charger
13:23de résoudre aussi
13:23de problèmes
13:24mais il n'y aura pas
13:25un élément
13:25qui suffira malheureusement
13:26pour nous
13:27Pierre Chang
13:30l'homme qui défend la France
13:31je vous attends
13:32je vous invite à exprès
13:33aujourd'hui
13:33j'ai besoin de vous
13:34voilà donc
13:35là où je suis d'accord
13:37avec vous
13:37c'est qu'on est à un moment
13:38historique
13:39de mon point de vue
13:40parce que si on prend
13:41par exemple
13:41moi il y a un cas
13:42de rationalisation
13:44de finances publiques
13:45qui m'a beaucoup marqué
13:46ces dernières années
13:46c'est le Portugal
13:47et le Portugal
13:48a commencé vraiment
13:49c'est fait
13:51alpagué
13:51par la Troïka
13:52donc le FMI
13:53la BCE
13:54la Commission Européenne
13:55quand son taux
13:56d'aide sur PIB
13:57est arrivé autour de 130
13:58enfin Alpayé
13:59il a demandé l'aide
14:00de ces institutions
14:02c'est fait
14:03bon précis
14:04rentrer en phase
14:05de restructuration financière
14:07et finances publiques
14:07profonde
14:08donc 130
14:08nous on est à 120
14:10donc on approche
14:11la zone clé
14:13voilà
14:13donc ça c'est un élément
14:14important
14:15c'est pour ça que je pense
14:16qu'on est à un moment historique
14:17deuxième élément
14:18aussi historique
14:19c'est que pour une fois
14:20dans cette campagne
14:20et là ça fait suffisamment
14:22on a fait une émission
14:22spéciale aujourd'hui
14:23je pense que ce sujet
14:24dorénavant
14:25n'a jamais été aussi haut
14:26dans les préoccupations
14:27du citoyen
14:28qu'aujourd'hui
14:29les élections précédentes
14:30je veux dire
14:30on n'en parlait même pas
14:31donc ça c'est un élément
14:33aussi de prise de conscience
14:35collective
14:35parce que sans l'électeur
14:36on ne peut rien faire
14:37si l'électeur
14:38n'a pas envie de voter
14:40pour rationner
14:40s'il n'a pas envie
14:41de faire l'effort
14:42alors il ne se passe rien
14:43c'est parce que les gens
14:43sont inquiets
14:44qu'ils ont envie
14:45de faire les efforts
14:46parce qu'ils veulent
14:46que les efforts
14:47soient faits par les autres
14:48et c'est pas pour ça
14:50depuis tout à l'heure
14:51Marc vous essayez
14:52de nous faire dire
14:52que les Français
14:53ne font pas d'efforts
14:54donc c'est important
14:55pourquoi les Allemands
14:56sont là
14:57et pourquoi nous
14:57on en est là
14:58alors qu'il y a juste
14:59le Rhin qui nous sépare
15:00donc moi
15:00ça c'est mon interprétation
15:02si on prend du recul
15:03la France est un pays millénaire
15:05qui s'est bâti
15:06sur un modèle
15:08très centralisé
15:09et donc en France
15:11l'État
15:12passe son temps
15:12à acheter la paix sociale
15:13donc la paix sociale
15:15a un coût
15:15dans un État
15:16très centralisé
15:17et c'est comme ça
15:18qu'au fur et à mesure
15:19des années
15:20et des décennies
15:21ça dérape petit à petit
15:22mais on a la paix
15:23voilà
15:23et donc c'est
15:24on l'avait
15:25pardon
15:25on l'avait
15:26on l'avait
15:27donc c'est pour ça
15:28que c'est encore plus
15:29un moment historique
15:30parce que maintenant
15:30cette paix
15:31on va avoir de plus en plus
15:32de mal à l'acheter
15:33voilà
15:34donc maintenant
15:34il y a le cas du Portugal
15:36comment on se sort
15:37de ses guépiers
15:38voilà
15:38c'est moi
15:39l'élément d'optimisme
15:40que j'ai envie
15:41d'amener aujourd'hui
15:42il y a des cas historiques
15:43donc moi il y a deux cas
15:44qui me marquent
15:44donc je vais parler du Portugal
15:45et aussi du Canada
15:46la première étape
15:48c'est de réduire
15:49le poids de l'État
15:49parce que là
15:50on voit bien
15:50qu'en France
15:51si on prend les ménages
15:52très rapidement
15:53si on prend les entreprises
15:54elles sont globalement
15:55en bien meilleure santé financière
15:57que l'État
15:58donc on voit bien
15:58que l'État
15:59a dégradé
16:00sa condition financière
16:01au détriment
16:02des entreprises
16:03et des ménages
16:03donc il doit avoir
16:04un retour de balance
16:05et donc si je prends
16:07le Portugal
16:07ils ont séparé
16:0910% de leurs fonctionnaires
16:10et le Canada
16:1120%
16:11donc c'est cette phase-là
16:12qu'il faut mettre en oeuvre
16:13aujourd'hui
16:14et qui se fera peut-être
16:15à l'issue des urbains
16:16mais ça c'est les Miss France
16:18c'est l'élection de Miss France
16:19on veut la paix dans le monde
16:20et moins de fonctionnaires
16:21ça n'arrivera pas
16:23moi je pense que
16:24quel que soit le parti
16:25qui soit vainqueur
16:26de ces élections
16:27il y aura un effort financier
16:28à faire
16:28on va faire la transition
16:30tout de suite
16:30justement avec le parti pris
16:31parce que vous dites
16:32comment on sort de ce guépier
16:34moi je dis que
16:34de toute façon
16:35il faut demander de l'aide
16:36à la BCE
16:36pour qu'elle nous mette
16:37sous contrainte
16:38alors on n'a pas besoin
16:39du FMI
16:41peut-être que nos économies
16:42ne sont pas d'accord
16:42moi je pense qu'on n'en est pas là
16:43mais par contre je pense
16:44qu'on a besoin de la BCE
16:45et je pense qu'aujourd'hui
16:46la BCE a les moyens
16:47d'empêcher cet écartement
16:49du spread
16:50avec son fonds
16:52anti-fragmentation
16:52il est fait pour ça
16:53ils étaient déjà intervenus
16:55au moment de la crise
16:56sur l'Italie
16:59et ils ont besoin
17:00j'ai besoin
17:01qu'ils interviennent
17:02pour qu'ils nous mettent
17:03sous contrainte
17:04est-ce que vous êtes d'accord
17:04avec ça Isabelle ?
17:05Alors c'était un élément
17:06de réassurance aussi
17:07qu'on pouvait apporter
17:08dans la situation actuelle
17:09c'est de se dire
17:11contrairement
17:12comparativement
17:12à ce qui s'est passé
17:13lors de la crise
17:14des dettes souveraines
17:15aujourd'hui nous avons
17:15des instruments
17:16on a créé
17:17tout un des dispositifs
17:18pour apporter
17:20de la protection
17:21en cas d'urgence
17:22quand on a de fortes tensions
17:23sur les marchés obligataires
17:24Y a-t-il d'urgence ?
17:25Donc...
17:26Y a-t-il intervenu ?
17:26Alors je vais essayer
17:28de développer un tout petit peu
17:29donc effectivement
17:29la Banque Centrale Européenne
17:31elle a deux instruments
17:31pour intervenir
17:33sur le marché
17:33elle a l'OMT déjà
17:36c'est la traduction
17:37du whatever it takes
17:38de Mario Draghi
17:39en 2012
17:40c'est-à-dire que la BCE
17:41peut acheter
17:42de manière illimitée
17:43des titres
17:44de dettes souveraines
17:45sur les marchés
17:46sur des maturités
17:47assez courtes
17:48jusqu'à 3 ans
17:49mais pour ce faire
17:51il faut que le pays
17:52signe un protocole
17:54avec le mécanisme européen
17:56de stabilité
17:57et rentre
17:58dans un programme
17:59d'ajustement
18:00donc d'ajustement structurel
18:01à la fois des réformes
18:02c'était effectivement
18:03ce qui s'est passé
18:04sur le Portugal
18:04des réformes
18:06et également
18:06bien évidemment
18:07de la consolidation
18:08budgétaire à la clé
18:09est probablement
18:10plus brutale
18:11que ce qu'on pourrait
18:13décider par nous-mêmes
18:14donc ça c'est le premier élément
18:15le deuxième
18:16vous l'avez mentionné
18:17c'est cet instrument
18:18anti-fragmentation
18:19donc depuis
18:212022
18:22on a cet outil
18:23qui est là
18:24effectivement
18:25pour calmer le jeu
18:26sur
18:27lorsqu'il y a des tensions
18:28souvent qui visent
18:29un pays
18:29sur le marché obligataire
18:31et qui empêchent
18:32une bonne transmission
18:32de la politique monétaire
18:34mais là
18:35les conditions
18:35d'éligibilité
18:36sont beaucoup plus strictes
18:38et alors
18:38il y en a plusieurs
18:39la plupart on les passe
18:41ou on peut faire
18:41une interprétation
18:42un peu subjective
18:43sur le sujet
18:44notamment sur la soutenabilité
18:45de la dette
18:46etc
18:46en revanche
18:47on a un problème
18:49c'est qu'il faut
18:50être conforme
18:51au cadre budgétaire européen
18:52et qu'on ne soit pas
18:53dans une procédure
18:54pour déficit excessif
18:55or aujourd'hui
18:56la France est depuis
18:57juillet 2024
18:58dans cette procédure
18:59compte tenu
18:59de notre situation budgétaire
19:01alors elle a été
19:01mise en pause
19:02en 2025
19:03parce qu'on avait
19:05plutôt
19:05voilà
19:06on était plutôt
19:06d'en rentrer
19:07dans la trajectoire
19:08aujourd'hui
19:09c'est un petit peu
19:09plus compliqué
19:10à défendre
19:10donc
19:12ils ne peuvent pas
19:13venir nous fermer
19:14alors
19:14si
19:15quoi qu'il en soit
19:15on ne laissera pas
19:16tomber la France
19:16après on peut inventer
19:17bien évidemment
19:18l'Europe peut inventer
19:20deux nouveaux outils
19:20etc
19:21par contre
19:22si on regarde
19:23quand la banque centrale
19:24est intervenue
19:25notamment
19:26à quel niveau
19:26de spread
19:27la banque centrale
19:28est intervenue
19:28au moment des crises
19:30des dettes souveraines
19:30etc
19:30c'est plutôt
19:31400 à 500 points de base
19:34de spread
19:35c'est plus bas
19:36pour l'instrument
19:38l'Italie
19:38c'était plutôt autour
19:39de 200 points
19:40là on s'en rapprocherait
19:42mais bien évidemment
19:43ça ne se fera pas
19:44sans contrainte
19:45voilà
19:45sans conditionnalité
19:46mais justement
19:48est-ce qu'on n'a pas besoin
19:48de ça ?
19:49est-ce qu'on n'a pas besoin
19:49de contrainte
19:50puisqu'on voit qu'aujourd'hui
19:51même pour passer un budget
19:52qui est ridicule
19:52puisque 43 milliards
19:54c'est rien
19:54surtout que ça ne sera pas
19:5543 milliards
19:56on a déjà du mal
19:57donc est-ce qu'on n'a pas besoin
19:58que la BCE
19:59vienne chez nous
20:01oui on a probablement besoin
20:02d'être un petit peu plus
20:03on voit bien
20:03dans les programmes qui tournent
20:04qu'on a un petit sujet
20:05sur la crédibilité
20:06de la conciliation
20:07des finances publiques
20:08mais je suis assez d'accord
20:09avec le fait que
20:10pour moi la BCE
20:10il n'y a aucune chance
20:11qu'elle intervienne
20:12parce qu'aujourd'hui
20:12on a une situation
20:13totalement différente
20:14de ce qui était le cas
20:15en 2011-2012
20:16où là justement
20:17ça a été rappelé par le Portugal
20:18mais attention
20:18le Portugal comme la Grèce
20:19ils font appel
20:20ils appellent au secours
20:22l'Europe et le FMI
20:23pour les financer
20:24parce qu'ils n'arrivaient plus
20:25on n'y est pas
20:25on n'est pas du tout là-dedans
20:30qui revient un petit peu ici
20:30en tête de toute façon
20:31assez intéressante
20:32c'est qu'ils avaient dit
20:32ce qu'on va faire
20:33c'est qu'on va annuler notre dette
20:34une fois que vous avez dit ça
20:35tous les créditeurs de la Grèce
20:36qui avaient un déficit courant
20:37largement supérieur au nôtre
20:38ont dit
20:39si vous voulez faire des sous
20:40sur la dette
20:40moi j'arrête de vous prêter
20:41donc je rappelle que la France
20:4256% de nos investisseurs
20:43ce n'est pas nous
20:44donc si vous commencez à dire ça
20:45plus personne ne va nous prêter
20:46de la dette
20:46donc on va se retrouver
20:48sur une situation
20:49qui est très très différente aujourd'hui
20:50donc ce n'est pas les conditions
20:53pour l'intervention de la BCE
20:54on s'en sort comment ?
20:55On s'en sort quand même
20:55ce qui peut arriver en revanche
20:57c'est que s'il y a vraiment
20:57un stress dans les marchés
20:58parce qu'on voit bien là aujourd'hui
20:59que quand même
21:00il faut se dire les choses
21:01la BCE elle fera comme en 2017
21:03à mon avis
21:03elle n'interviendra pas aussi
21:04en 2017
21:05au même moment de la campagne
21:07quand vous aviez
21:07M. Mélenchon
21:08Mme Le Pen
21:08qui étaient vus au deuxième tour
21:10exactement au même moment
21:11ces situations étaient différentes
21:12mais on était quand même là-dedans
21:14précisément
21:14la BCE n'était pas intervenue
21:15parce que je pense
21:16qu'elle avait plutôt intérêt
21:17à faire montrer
21:17dans sa façon de penser
21:19la vérité des prix
21:21quelque part aux Français
21:21vous voulez voter
21:22pour des programmes
21:23qui sont orthogonaux
21:24avec l'Europe
21:24et quelque part très dépensiers
21:27C'est la stratégie du pire
21:28C'est un peu la stratégie
21:29non mais on est quand même
21:30un petit peu là-dedans
21:30donc je trouve aujourd'hui
21:31qu'on est sur une BCE
21:33qui ne risque pas d'intervenir
21:34ce qu'elle pourrait faire
21:35en revanche
21:36et pourquoi je dis ça
21:36parce qu'on est sur
21:38un risque politique aujourd'hui
21:38pourquoi on est à 140 points de base
21:41au-dessus de l'Allemagne
21:42c'est qu'on est en train
21:43d'intégrer la possibilité
21:44d'un Mélenchon-Le Pen
21:45au deuxième tour
21:46il faut se dire quand même
21:46un petit peu les choses
21:47c'est le fait qu'on ait des programmes
21:49un petit peu orthogonaux
21:50au niveau européen
21:50pourquoi je dis ça
21:51parce qu'on a un euro qui baisse
21:52donc c'est bien qu'on est de nouveau
21:54à se dire
21:55est-ce qu'il y a un risque
21:56sur l'Europe
21:56est-ce qu'il y a un risque
21:57pas de Frexit
21:58parce qu'on n'en est pas là
21:59personne le met en avant
22:01par rapport à 2017
22:02mais quand même
22:02l'euro baisse
22:03on est sur un euro
22:04qui est en train de baisser
22:04au plus bas
22:05depuis deux ans
22:06donc on a une petite tension
22:07qui est liée au programme politique
22:09quand même là-dedans
22:09et la BCE elle a tout intérêt
22:11à dire attention
22:11voilà ce qui pourrait se passer
22:13donc le seul truc
22:13qu'on peut espérer je pense
22:15si jamais les tensions
22:17commençaient à s'accélérer
22:18encore une fois
22:19elle s'accélère
22:19je suis d'accord avec vous
22:20quand vous êtes à 140 points de base
22:21vous ne pouvez pas dire
22:22que tout va bien en France
22:22quand vous avez des taux
22:23qui tangentent les 5%
22:24et que vous avez une croissance
22:25de 0,4
22:26oui on a un sujet
22:27je suis d'accord avec vous
22:28maintenant la BCE
22:29ce qu'elle pourrait faire au mieux
22:30je pense
22:30c'est de dire
22:32une petite communication
22:33si jamais ça se tendait
22:34nous avons à notre disposition
22:36des instruments anti-fragmentation
22:37si jamais la transmission
22:38de la politique monétaire
22:40devenait mise en danger
22:42par ce qui se passe
22:43là on a les outils pour agir
22:45mais elle n'agira pas
22:46pour sauver le soldat français
22:47qui 1 on n'a pas besoin
22:48et 2 c'est peut-être
22:50exactement l'averse
22:51que je souhaite faire la BCE
22:51très rapidement
22:52juste on pourrait être
22:53sauvé par la patrouille
22:54pardon
22:54on peut être sauvé par la patrouille
22:56puisqu'on a des problèmes
22:57qui viennent de l'extérieur
22:58parfois on peut avoir de la chance
22:59et le mystérie
23:00pourrait passer ailleurs
23:00que chez nous
23:01si jamais on a
23:03un ralentissement
23:04de la croissance économique
23:05aux Etats-Unis
23:05parce que tout d'un coup
23:06le marché d'action
23:07non mais voilà
23:08si on fait des scénarios
23:09le marché d'action ralenti
23:10ça va tuer la croissance
23:11si tout d'un coup
23:12le conflit au Moyen-Orient
23:13s'arrête
23:13hop plus de problèmes d'inflation
23:15juste petit
23:16deux secondes
23:17on a vu le pétrole
23:18baisser cette semaine
23:19à un moment
23:20même s'il est remonté derrière
23:21et les taux d'intérêt
23:22n'ont pas bougé
23:22oui mais enfin pas beaucoup
23:23oui ok c'est vrai
23:24mais donc si jamais
23:25hop on dit
23:26si jamais il n'y a plus d'inflation
23:28c'est fini
23:28hop du coup
23:29ça va nous enlever le mystérie
23:30et troisième chose
23:31finalement on n'a plus
23:32notre gestion de dette
23:32parce que le capex
23:34des sociétés américaines
23:35n'en a plus besoin
23:36voilà
23:37intéressant
23:38Isabelle juste
23:38quelques secondes
23:39je suis d'accord avec vous
23:40moi j'ai toujours dit
23:41on est passagers clandestins
23:43de la zone euro
23:43et de l'Allemagne
23:44et on bénéficie
23:45d'une impunité
23:46et d'une immunité totale
23:47qu'est-ce qui fait
23:48que cette impunité
23:49et une immunité
23:50elle a sauté d'un coup ?
23:51alors déjà moi
23:52j'aimerais quand même
23:53remettre les choses aussi en place
23:55ça a été dit
23:57par exemple
23:58par rapport à la Grèce
23:58ou par rapport à des pays
24:00au niveau de la Grèce
24:00non on n'est pas dans cette situation
24:01on n'est absolument pas
24:02même l'amplitude
24:03des déficits
24:045%
24:05on était à deux chiffres
24:06pour la Grèce
24:07pourquoi on a eu
24:08cette impunité
24:09parce qu'on est
24:09alors non
24:10je dis jusqu'à présent
24:12on n'était pas
24:12dans un environnement
24:14où on avait
24:15ces problèmes d'indigestion
24:16de dette
24:17ces problématiques
24:17globales de dette publique
24:19et donc on pouvait jouer
24:20un petit peu
24:20nos passagers clandestins
24:21on s'est fait oublier
24:23on se faisait oublier
24:24on ne faisait pas grand chose
24:25dans un environnement
24:26qui n'était pas défavorable
24:27à la dette
24:27c'est le contre à côté du radiateur
24:28donc là maintenant
24:29c'est le fait
24:29ça met un coup de projecteur
24:31ça met le coup de projecteur
24:32dans un environnement
24:33qui est défavorable
24:34à la soutenabilité
24:35des dettes publiques
24:37donc c'est peut-être en cela
24:38que les perceptions
24:39ont un peu évolué
24:40mais on n'est pas
24:40en situation
24:42de crise
24:43enfin voilà
24:44en un mot
24:45avant la deuxième partie
24:46de l'émission
24:46vous êtes inquiète
24:47sur les finances
24:48publiques françaises
24:49ou pas ?
24:50oui ou non ?
24:51non
24:52je suis préoccupé
24:53par le fait
24:53que je ne vois pas
24:54de solution politique
24:55prendre à bras le corps
24:56le problème
24:57on se retrouve
24:58en deuxième partie
24:59de l'émission
24:59pour parler justement
25:01de
25:01est-ce que le mal
25:02vient aussi
25:03du contexte international
25:05avec notamment
25:05la croissance américaine
25:06qui est encore très fort
25:07et vous l'avez dit
25:08Céline Thaler
25:08les investissements
25:10dans l'IA
25:11on va parler de la bourse
25:12évidemment
25:12qu'est-ce qu'il faut faire
25:13dans ces marchés-là
25:14les placements
25:14les actions à acheter
25:15ou vendre
25:16est-ce qu'il y a encore
25:16des actions à acheter
25:17Pierre Chang
25:18peuvent nous le dire
25:22BFM Business présente
25:24C'est votre argent
25:25spécial crise de la dette
25:26en France
25:28Marc Furentino
25:30C'est votre argent
25:31spécial crise
25:32de la dette française
25:34nous sommes en guerre
25:35on se retrouve
25:36avec Jean-François Robin
25:37avec Céline Picmal
25:38avec notre ami
25:40Pierre Chang
25:41qui a gardé son optimisme
25:42quand même
25:42avec Isabelle
25:43qui essaye quand même
25:43de défendre
25:44la situation actuelle
25:45en disant
25:46c'est pas nous
25:46c'est de la faute des autres
25:47je me sens moins seul
25:49Marc
25:50je vous taquine
25:53on va parler des marchés
25:54juste avant de parler
25:55des marchés
25:56un des points importants
25:57quand même
25:58c'est la croissance américaine
25:59qui a été révisée à la hausse
26:01vous en parliez tout à l'heure
26:01Céline
26:02vous en parliez aussi Isabelle
26:03en disant
26:04tout ça c'est un contexte général
26:06c'est vrai
26:07je vous taquine
26:08mais il y a évidemment
26:08un contexte fort
26:10de dette américaine
26:11d'investissement dans l'IA
26:12est-ce qu'aujourd'hui
26:14cette machine
26:15de la croissance
26:16elle continue
26:17a tourné à plein
26:18en tout cas aux Etats-Unis
26:19on a vu que même
26:20les prévisions de croissance mondiale
26:21étaient un peu révisées à la hausse
26:22on est passé de 2,8 à 2,9
26:24c'est moins que l'année dernière
26:25mais est-ce qu'on est
26:27dans la surchauffe
26:28de l'économie américaine ?
26:30Non non
26:30sur l'économie américaine
26:32sur la croissance
26:33cette croissance
26:33elle se fait sur une base
26:34qui est très étroite
26:36et qui est très interconnectée
26:38c'est-à-dire
26:39qu'est-ce qui porte
26:39la croissance américaine
26:41c'est la consommation
26:42mais
26:42c'est la consommation
26:44de ménages aisés
26:46pour 80% de la population
26:48très aisés
26:49pour 80% de la population
26:50c'est plutôt
26:51comme chez nous
26:52des problématiques
26:53de pouvoir d'achat
26:53avec la remontée
26:54de l'inflation
26:55et notamment
26:56des prix à la pompe
26:57donc c'est
26:58sur une petite partie
26:58de la population
26:59qui sort sur quoi ?
27:00sur des effets de richesse
27:01donc
27:02on le voit
27:04le taux d'épargne
27:05il atteint des niveaux
27:06historiquement bas
27:07aux Etats-Unis
27:08on est à moins de 3%
27:09donc
27:10ce qu'on s'éménage
27:11ce qu'ils considèrent
27:12c'est que
27:13leurs actifs
27:14ils parlent pour eux
27:15et c'est vrai
27:16puisque les marchés
27:17ne cessent de battre
27:18de record en record
27:19donc un
27:19la consommation
27:20tirée par les marchés financiers
27:21et les faits de richesse
27:22et donc
27:22c'est quand même
27:23une histoire
27:23derrière ça
27:24parce que la bourse
27:25elle est aussi portée
27:26par l'IA
27:27et d'ailleurs
27:27et c'est pour ça
27:28que c'est interconnecté
27:29avec le deuxième moteur
27:30de croissance
27:30qui est justement l'IA
27:32et qui est cette accumulation
27:33de capital
27:34donc on a une croissance
27:35extensive
27:36par tous ces investissements
27:37qui sont faits
27:38sur l'IA
27:39mais pour que ça continue
27:41alimenter la croissance
27:42il faut que ça accélère
27:43et puis il faut être sûr
27:44qu'à un moment donné
27:44ou à un autre
27:45ces investissements
27:45ils génèrent
27:46enfin ils soient rentabilisés
27:48et ils génèrent suffisamment
27:49de gains de productivité
27:50de revenus
27:52pour rentabiliser
27:53les masses
27:54qui ont été investies
27:55mais là je laisse
27:56je crois savoir
27:57que c'est votre point
27:57Jean-François
27:58oui moi c'est mon point
27:59mais juste pour remettre
28:00le truc quand même
28:00pour pouvoir arriver à ça
28:01c'est ce que je trouve
28:01impressionnant quand même
28:02c'est qu'en ce moment
28:03nous ce qu'on a
28:03juste tendance à faire
28:04c'est à réviser
28:05à la hausse
28:06nos chiffres de croissance
28:07pour les Etats-Unis
28:08pour l'Allemagne
28:09pour la Chine
28:11et pour l'Europe
28:13via l'Allemagne
28:13via l'Espagne
28:14qui va très bien
28:15via la Pologne
28:15qui va très bien
28:16via la Nordie
28:16qui va bien
28:16c'est les pays
28:17qui vont pas bien
28:18c'est l'Italie
28:19et la France
28:19la France en particulier
28:20on l'a dit
28:20on révise à la baisse
28:21mais même avec la multitude
28:22de chocs qu'on a
28:24c'est peut-être un effet Céline
28:25je sais pas
28:26nous on a projeté ça
28:27à 0,03
28:29de croissance en plus
28:30grâce à Céline
28:30et le pape
28:31mais grosso modo
28:32la France
28:33elle est pas en récession
28:34non plus
28:37non mais quand même
28:38on a une espèce
28:38d'environnement
28:39hyper anxiogène
28:40avec multitude de crises
28:41qui se superposent
28:42et finalement
28:43une économie mondiale
28:44qui résiste bien
28:44mais il y a d'énormes facteurs
28:46de risque
28:46qui ont été évoqués
28:47là c'est que je trouve
28:47que moi l'économie américaine
28:48vous l'avez dit
28:49vous avez une extrême
28:50concentration de la croissance
28:51sur un tout petit pivot
28:53qui peut être amené
28:54à être un peu plus fragile
28:55on en parlait juste avant
28:56effectivement aujourd'hui
28:57vous avez plus de 50%
28:58de la consommation
28:59de l'économie américaine
29:00qui est faite par 10%
29:01les plus riches
29:02jamais on a vu ça
29:03dans l'histoire américaine
29:03les 10% les plus riches
29:04font 50% de la consommation
29:06les 80% les moins riches
29:07ou les plus pauvres
29:08font moins d'un tiers
29:09désormais de la consommation
29:11et ça ça a été dit
29:12c'est dû effectivement
29:13au fait que les actions montent
29:15les actions montent
29:15parce qu'il y a de la tech
29:16et derrière ça
29:17le deuxième moteur
29:18c'est le CAPEX
29:18et là le CAPEX
29:19on parle de quelque chose
29:20qui est absolument gigantesque
29:22puisqu'on parle de 3,6 points
29:23de PIB annuels
29:24d'ici 2032
29:25pour donner les choses
29:26la norme
29:27c'est deux fois plus
29:29que le rail
29:31c'est une fois et demie
29:32plus que les télécoms
29:33et on sait comment ça va terminer
29:34donc je ne dis pas
29:34que ça va terminer comme ça
29:35mais il y a une telle dépense
29:37là-dedans
29:38c'est qu'à la fin
29:38il faut quand même
29:39que ça marche
29:39et donc aujourd'hui
29:41l'IA
29:41les gains des CAPEX
29:43en IA
29:43c'est autour de 200 milliards
29:44annuels
29:45là il faut que ça soit
29:46que ça monte à 3,7 milliards
29:48pour justifier
29:49tels investissements
29:50donc forcément
29:51vous avez une espèce
29:51de fragilité
29:52de l'économie américaine
29:53qui fait
29:53heureusement
29:54qu'elle fait 2% de croissance
29:55quand vous mettez
29:56600 milliards de CAPEX
29:57et que vous avez
29:587% de déficit public
29:59c'est pas une super performance
30:01pour rebondir
30:02sur ce que vous disiez
30:02par rapport
30:03j'ai vu ces chiffres hallucinants
30:04dans le Wall Street Journal
30:06de la Fed
30:060,1% de la population
30:08leur patrimoine
30:10a doublé
30:11depuis 2019
30:11on est à 28 000 milliards
30:13de dollars
30:14alors que les 50%
30:15les moins riches
30:16sont à 4 000 milliards
30:18et le patrimoine
30:20moyen des 0,1%
30:21le patrimoine moyen
30:22des ménages
30:23qui font ces 0,1%
30:24est passé
30:25de 2022
30:26à aujourd'hui
30:28de 46 millions
30:30en moyenne
30:30à 200 millions
30:31aujourd'hui
30:32j'ai un chiffre pour vous
30:33entre 2000
30:33et 2025
30:34vous avez les 1%
30:36les plus riches américains
30:37qui ont capté
30:3841% de la richesse américaine
30:39les 50%
30:41les plus pauvres américains
30:42ils ont chopé
30:431% de la création américaine
30:44vous avez une économie en cas
30:45où il n'y a plus de classe moyenne
30:46ce qui me fait marrer quand même
30:47quand on parle d'inégalité
30:48exactement c'est ce que j'allais dire
30:50quand on parle d'inégalité en France
30:51c'est d'explosion
30:52parce qu'on nous parle
30:53d'explosion des inégalités
30:55mais j'ai envie de leur dire
30:55regardez ce que c'est
30:56regardons ce qui se passe aux Etats-Unis
30:57là pour le coup
30:58on a une vraie
30:59explosion des inégalités
31:00et un phénomène
31:02de polarisation
31:03qui est lié
31:04à cette montée des inégalités
31:05et une politique de redistribution
31:06qui est la plus généreuse
31:09on est le pays
31:10le plus égalitaire
31:12de l'OCDE
31:12allez on va passer tout de suite
31:14avec nos gérants
31:14au marché
31:15vous allez rebondir aussi
31:16sur la croissance Céline
31:17parce que je sentais que vous aviez envie d'en parler
31:18bon ce qu'on voit quand même
31:19c'est que la semaine n'a pas été terrible
31:21bon ça c'est normal
31:21ce qu'on voit surtout
31:22ce qui me frappe
31:23depuis le début de l'année
31:24je fais plaisir à Pierre
31:26c'est que quand même
31:27le différentiel qu'on voit sur les taux
31:28alors je sais que c'est de la faute des autres
31:30mais le différentiel
31:31on le voit quand même
31:31sur le CAC 40
31:32on a 10% quasiment
31:34de différentiel
31:35avec les autres indices européens
31:37Pierre
31:37c'est brutal
31:44moi je vois ça plutôt
31:45comme une opportunité
31:46c'est-à-dire qu'aujourd'hui
31:47sur les valeurs françaises
31:48par exemple
31:49sur les valeurs moyennes françaises
31:51pourtant ça fait
31:52un bain de sens sur les small
31:53ouais
31:54ça fait 20 ans
31:54que je les regarde
31:55de manière approfondie
31:57et c'est vrai que là
31:57aujourd'hui je vois des valorisations
31:58qui sont anormales
32:00par exemple
32:01vous avez des entreprises
32:02qui ont
32:02alors il y a beaucoup d'entreprises
32:04qui ont
32:04beaucoup de trésorerie
32:05sur leur bilan
32:07pas de dette
32:08et la trésorerie
32:09pour certaines d'entre elles
32:10atteint le montant
32:11de la capitulation boursière
32:12donc pour résumer
32:13pour ceux qui nous écoutent
32:15c'est que si vous l'achetez
32:15vous l'achetez pour zéro
32:17parce qu'il y a plus
32:18de cash sur le bilan
32:19que ne vaut en bourse
32:21donc c'est-à-dire que la bourse
32:22valorise à peine
32:23la trésorerie de la société
32:24sur le bilan
32:25donc ça
32:26alors d'habitude il n'y en a pas
32:27ça n'existe pas
32:28et là aujourd'hui
32:29j'en vois plusieurs
32:29et donc ça je veux dire
32:30vous allez nous les donner
32:31tout à l'heure ou pas ?
32:32alors je
32:32non j'en ai pas mis
32:34dans mon
32:34d'accord
32:35mais ce que je veux dire
32:37c'est que ça note
32:38quand même une ambiance
32:39de valorisation très faible
32:41et que j'ai rarement vu
32:42donc ça c'est
32:43donc aujourd'hui vous dites quoi ?
32:44alors qu'est-ce que je dis aujourd'hui ?
32:45alors aujourd'hui en France
32:46donc si on prend la France
32:47par exemple
32:47on fait peu de croissance
32:49donc on vise 0,4%
32:50de croissance du PIB
32:51cette année
32:51et on a 3% d'inflation
32:53en septembre
32:54donc pour moi ça c'est
32:55un régime stagflationniste
32:56je veux dire c'est un peu pareil
32:57au niveau européen
32:58et donc en stagflation
33:00la stagflation
33:01c'est un régime
33:02macroéconomique
33:03qu'on connaît bien
33:03puisque ça est vraiment
33:04caractérisé les années 70
33:06et c'est assez bien documenté
33:08et donc dans ce genre de marché
33:09en fait il y a deux secteurs
33:10qui fonctionnent
33:11c'est l'énergie
33:12et la technologie
33:14alors c'est marrant
33:15parce que c'est vraiment
33:15les deux secteurs
33:16qui fonctionnent en ce moment
33:17exactement comme les années 70
33:18et les deux secteurs à éviter
33:19c'est l'immobilier bien sûr
33:21parce que les taux montent
33:23et la consommation discrétionnaire
33:24parce que le pouvoir d'achat
33:25des gens est un peu pincé
33:27voilà
33:27et donc
33:28pour la technologie en France
33:29alors dans la technologie
33:30aujourd'hui il y a deux grands segments
33:32il y a l'IA
33:33donc là on vient d'en parler
33:35c'est tentant
33:36mais c'est fragile
33:36parce que
33:37de toute façon on a de la chance
33:38il n'y en a pas en France
33:39il y en a quelques-unes
33:40mais il n'y en a pas beaucoup
33:41je vous l'accorde
33:42et la deuxième
33:43composante
33:44c'est tout ce qui est
33:45les IA
33:46les perdants de l'IA
33:47comme les sociétés
33:48des éditeurs de logiciels
33:49par exemple
33:50ou les services informatiques
33:51où là il y a des valorisations
33:53très faibles
33:53on a vu Accenture
33:55repenser
33:56Capgemini
33:56rebondir
33:57de 20%
33:59donc voilà
33:59donc c'est pour ça que
34:00moi ce que je fais aujourd'hui
34:03je contrains
34:04mon exposition
34:05au secteur de l'IA
34:06et je vais plutôt
34:07renforcer
34:08tout ce qui est software
34:08et service IT
34:10de façon plus générale
34:12les indices boursiers
34:13pour vous
34:14Céline ?
34:14alors les indices boursiers
34:15pour moi
34:16c'est l'arbre qui cache la forêt
34:17c'est-à-dire qu'on a
34:18effectivement
34:19un marché américain
34:20qui en facial
34:21a l'air de bien se comporter
34:22depuis le début de l'année
34:23avec le Nasdaq
34:23qui cache le reste
34:24si vous regardez
34:25le SP500 équipondéré
34:27depuis le mois d'août
34:28on est en reste
34:31on est le même poids
34:32pour toutes les entreprises
34:33on a 500 valeurs
34:34comment ça se passe
34:35pour le SP500 équipondéré ?
34:36vous avez des valeurs
34:37qui plus elles montent
34:38plus elles sont représentées
34:39dans l'indice
34:40donc vous avez
34:41certaines sociétés
34:41qui vont aller
34:42à plus de 5-6%
34:43et les valeurs technologiques
34:44qui vont globalement
34:45représenter à près 50%
34:47de l'indice américain
34:47donc on a un indice
34:48qui est turbo chargé
34:50à l'IA et à la tech
34:51et puis de l'autre côté
34:52le reste
34:53et donc il y a aujourd'hui
34:54420 entreprises américaines
34:56sur 500
34:57qui sont en baisse
34:58de plus de 20%
34:59depuis leur point haut
35:00donc ça vous dit
35:01à quel point
35:02ce marché est extrêmement fragile
35:03donc c'est un peu
35:05on parlait tout à l'heure
35:05de la croissance américaine
35:06c'est pour moi
35:07un colosse au pied d'argile
35:08c'est-à-dire que tout repose
35:10sur un élément
35:12l'intelligence artificielle
35:13et cet élément
35:13l'intelligence artificielle
35:14il repose sur quoi ?
35:15sur de la dette
35:16parce que vous avez besoin
35:17de financement
35:18et c'est pour ça
35:18qu'on a cette indigestion de dette
35:19et cette dette
35:20elle devient de plus en plus chère
35:21tous les jours
35:22parce que l'horloge
35:23qui tique
35:25le plus aujourd'hui
35:26c'est l'horloge américaine
35:26avec quand même
35:27une augmentation
35:28de 150 points de base
35:29depuis février
35:30ça fait beaucoup
35:30et eux ils en ont besoin
35:32pourquoi ?
35:32parce qu'ils n'ont plus
35:33de trésorerie disponible positive
35:35donc ils doivent aller
35:36sur le marché
35:36pour chercher de l'argent
35:37et ça c'est quand même
35:38le grand changement
35:39qu'on a depuis quelques mois
35:41aux Etats-Unis
35:42donc du coup
35:43il faut faire attention
35:45sur la bourse américaine
35:45et en fait malheureusement
35:46pour nous
35:47il faut accrocher sa ceinture
35:48parce que quand
35:49la bourse américaine
35:50a un coup de
35:53se retourne
35:53malheureusement pour nous
35:54ça a un impact général
35:55donc il faut faire attention
35:57même si on va aller chercher
35:58après
35:59ça fera baisser les taux français
36:00des valeurs intéressantes
36:02peut-être qu'on va aller
36:03se repositionner
36:03sur de la dette française
36:04ça va arriver bien
36:05c'est pour ça
36:06Gizé sauvé par la patrouille
36:07tout à l'heure
36:08mais en attendant
36:09il faut quand même
36:10serrer sa ceinture
36:12parce que si jamais
36:13on avait demain
36:14un krach
36:15sur la bourse américaine
36:16malheureusement
36:16on sera tous impactés
36:17Juste une question
36:18c'est une question de timing
36:19Jean-François
36:20j'entends ce que vous dites
36:21j'entends ce que dit Céline
36:22sur le fait que
36:22à un moment
36:23ces investissements
36:25et ces plans d'investissement
36:25vont peut-être ralentir
36:26parce qu'on n'aura pas
36:27la rentabilité
36:28et qu'il y a un coût
36:28de financement
36:29qui est de plus en plus élevé
36:30mais pour l'instant
36:31je veux dire
36:32on en a peut-être encore
36:33pour un ou deux ans
36:34avant qu'il se pose des questions
36:35sur est-ce que je balance
36:37500 milliards
36:382000 milliards
36:393000 milliards
36:39dans l'IA
36:40Oui probablement
36:41mais j'ai l'impression
36:42qu'on est un petit peu
36:42sur l'asymptote
36:43on sent que la progression
36:45le rythme de progression
36:46pour moi
36:47j'ai l'impression
36:47que ça ralentit
36:48un tout petit peu
36:49et encore une fois
36:50on voit bien
36:52la soif de capex
36:53d'investissement
36:54qui commence un petit peu
36:55à se télescoper
36:56vous le sentez ça
36:56on le sent
36:57disons que quand vous avez
36:57des émetteurs
36:58je prends les 5 gros
36:59les hyperscalaires
37:00les 5 gros
37:00qui depuis le début de l'année
37:01vont avoir émis
37:02pas loin de 300 milliards
37:03de dettes
37:04alors qu'avant
37:04on disait
37:04mais non cette fois-ci
37:05c'est différent
37:05c'est pas la bulle internet
37:07puisqu'ils sont en free cash flow
37:08ils se financent
37:08sur leur fonds propres
37:09là non seulement
37:10ils vont chercher de l'argent
37:11un petit peu partout
37:11auprès des banques
37:12auprès des marchés
37:13actions
37:13mais la nouveauté
37:14c'est qu'ils viennent chercher
37:15250-300 milliards
37:16c'est quasiment l'état français
37:18donc là
37:19ils sont en train
37:19d'avoir un peu
37:20de cannibalisation
37:21des indices crédits
37:22et on voit une fragilisation
37:23des indices crédits
37:24afférent à ça
37:25et donc tout ça fait que
37:26je trouve que l'écosystème
37:27comme on le disait tout à l'heure
37:28je trouve que l'image
37:29du pied d'argile
37:30c'est peut-être excessif
37:31mais c'est assez vrai
37:32je pense quand même
37:33qu'il y a une espèce
37:33de concentration
37:35de l'économie
37:36sur un tout petit secteur
37:37ça c'est évidemment
37:38un petit peu
37:38un sujet de préoccupation
37:39allez c'est la blague
37:40à chaque fois que Céline est là
37:41le placement de la semaine
37:42pour vous Céline
37:43le placement de la semaine
37:45elle est toujours
37:46non me dites pas que c'est l'or
37:47toujours
37:48non mais il faut
37:48quelle surprise
37:49quand on serre la ceinture
37:50alors je dis à Isabelle
37:51parce qu'à chaque fois
37:52que Céline vient
37:52je lui dis le placement de la semaine
37:54ça fait je sais pas
37:55combien d'années
37:55qu'elle vient
37:56elle me dit c'est l'or
37:56parce que si on réfléchit
37:58ce qui va se passer
37:58c'est qu'effectivement
37:59à un moment
37:59on va devoir serrer nos ceintures
38:00si on serre nos ceintures
38:01qu'est-ce que va faire
38:02la banque centrale
38:02après ils vont réimprimer de l'argent
38:04s'ils réimpriment de l'argent
38:04on va avoir des taux d'intérêt
38:06qui vont finir par
38:07s'affaisser
38:08et l'or va retrouver
38:09tout son sens
38:10et c'est vraiment
38:11quelque chose
38:12qui a beaucoup fonctionné
38:13historiquement
38:15les minières
38:15et après des choses décorrélées
38:16on parlait à l'instant
38:17des small caps françaises
38:18il y a des choses à faire
38:19en dehors
38:21de cette tech américaine
38:22il y a des valeurs
38:23qui sont complètement
38:25délaissées par les investisseurs
38:26et c'est là
38:26qu'il faut aller faire ses courses
38:28donc il faut en profiter
38:29des secteurs comme la santé
38:31des secteurs comme l'énergie
38:34des secteurs
38:34qui sont loin loin
38:36du problème
38:37de l'intelligence artificielle
38:37des pays aussi
38:38qui sont loin
38:39on a des élections au Brésil
38:40qui vont avoir lieu
38:42prochainement
38:42ça se trouve
38:42on va avoir une surprise
38:44avec Bolsonaro
38:44qui va être élu
38:46on peut aller chercher
38:47de la valeur
38:48dans des pays
38:49très loin de chez nous
38:50le Brésil
38:50la Chine
38:51ailleurs
38:51que de la tech américaine
38:53il y a beaucoup de choses
38:54à faire à mon sens
38:55Pierre
38:56le placement
38:57c'est ce que vous nous disiez
38:57tout à l'heure
38:58oui mais il y a aussi
38:59le secteur de la santé
38:59effectivement
39:00on voit les investissements
39:01aujourd'hui dans la R&D
39:02les investissements
39:03des big pharma
39:04qui commencent à repartir
39:05et il y a toute une galaxie
39:06d'acteurs
39:07qui sont des fournisseurs
39:08des big pharma
39:09qui sont intéressantes
39:10aujourd'hui
39:10je me permets de compléter
39:11ce que vous dites
39:12quand même
39:12parce que vous êtes
39:13les deux
39:14des spécialistes
39:14des actions
39:15et de l'or
39:15mais il y a aussi
39:16les produits taux
39:16parce que évidemment
39:18les taux d'intérêt
39:18montant aujourd'hui
39:19on a des taux embarqués
39:21dans des fonds obligataires
39:22qui sont quand même
39:22hyper attractifs
39:23c'est-à-dire qu'on peut avoir
39:25des taux sans risque
39:25qui sont autour de 4
39:27de 4,5%
39:28en fonction des zones
39:28non ?
39:29ah oui oui
39:30non non
39:31la dette française
39:32à 5%
39:33ça paye bien
39:34ça paye pas mal
39:35ça paye pas mal
39:36mais c'est précisément
39:37ça qui est rassurant
39:38et qui explique
39:38que ça se passe bien
39:39les adjudications
39:39c'est qu'on voit
39:40c'est qu'un moment
39:40non non mais on voit plutôt
39:42paradoxalement
39:42on dit que la dette française
39:43est attaquée
39:44mais on voit aussi
39:45des investisseurs internationaux
39:46qui commencent à re-regarder
39:47parce qu'à 5%
39:48si vous vous couvrez
39:49après un certain nombre
39:50de risques
39:50vous pouvez tout à fait faire ça
39:52vous loquez quand même
39:53un niveau de taux
39:53qui n'est pas si mal
39:54aux Etats-Unis
39:54vous avez les taux 30 ans
39:55il y a des taux de mortgage
39:56qui sont à plus de 7%
39:59jamais on n'a vu
40:00une telle différence
40:00de prime de risque
40:01entre les actions
40:02et les taux américains
40:02donc en général
40:03ça veut dire que ça se corrige
40:05et qu'on a plutôt
40:06tendance à aller vers
40:06les marchés obligataires américains
40:08plutôt que vers les actions
40:08quand c'est le cas
40:09le marché il ne vous prévive pas
40:10un défaut sur la dette française
40:12il n'y aura pas de défaut
40:13sur la dette française
40:14donc oui
40:14en l'occurrence
40:15ça paye relativement bien
40:17on passe au top
40:18ou flop de la semaine
40:19allez Céline
40:19vous démarrez
40:20le top pour moi
40:21c'est le coût de protection
40:22contre un défaut d'oracle
40:24on en parlait tout à l'heure
40:25entre nous
40:26si vous regardez
40:27c'est le CDS
40:28crédit défaut de swap
40:29oracle
40:30je pense qu'on peut tous
40:31le regarder
40:31tous les jours
40:33c'est fascinant
40:34vous voyez la courbe
40:35de ce coût de couverture
40:37qui augmente
40:38chaque jour un peu plus
40:38donc ça veut bien dire
40:40qu'il y a
40:41des investisseurs
40:42qui se disent
40:42qu'il est possible
40:43qu'oracle fasse défaut
40:45contre un CDS
40:45c'est un contrat d'assurance
40:46c'est ça ?
40:46c'est voilà
40:47contre un risque de défaut
40:48donc que la société
40:49fasse faillite
40:49donc on a pris
40:51200 points de base
40:52on est à 245
40:53depuis le point bas
40:55on est au-dessus
40:56on était à 170 points de base
40:57en 2008
40:58donc on voit
40:59que le marché obligataire
41:00est en train de se dire
41:01il se passe quelque chose
41:01voilà
41:02et il se passe quelque chose
41:03encore une fois
41:04sur cette partie
41:05des technologies
41:05et l'intelligence artificielle
41:07Jean-François
41:07top ou flop ?
41:09ah bah moi
41:09je sais pas si c'est un top
41:10ou un flop
41:10mais justement
41:11pour faire un peu boucler
41:12avec ce qu'on en disait
41:13sur l'extrême concentration
41:14de l'économie américaine
41:15sur l'IA
41:15moi ce qui m'impressionne
41:16c'est le côté Skynet
41:18ou Carl
41:19de ce qui se passe
41:20c'est-à-dire
41:20où on est
41:21pour les jeunes auditeurs
41:24téléspectateurs
41:24voilà
41:24Skynet c'était Terminator
41:26ou Carl de 2001
41:27l'Odyssée de l'espace
41:28c'est-à-dire d'une machine
41:29qui devient un petit peu incontrôlable
41:30et là on vient d'apprendre
41:31qu'OpenAI
41:31il y a eu 55 occurrences
41:33d'OpenAI
41:34qui allaient sorties
41:36de son cadre
41:37où on lui avait dit
41:37t'as pas le droit
41:38d'aller par exemple sur Internet
41:39il a réussi à aller tout seul
41:40sur Internet
41:40mais là il y a eu 55 occurrences
41:42où ils ont été s'introduire
41:43dans des agences d'État
41:44ou des États
41:45on a parlé beaucoup de l'Australie
41:47mais il y a eu 55 fois ça
41:48et l'IA
41:51a effacé ses traces
41:54en prenant des faux comptes
41:55pour faire ça
41:56pour pas qu'on puisse faire
41:57un audit de ce qu'elle a fait
41:58et donc ça
41:59elle fait ça 55 fois
42:00vous avez ça
42:01plus le fait qu'évidemment
42:01on a eu le dernier
42:03où ils ont testé le dernier
42:04en disant
42:05on va pas le mettre sur Internet
42:06pour juste tester
42:06voir comme il marche
42:07et là il a réussi
42:08à sortir d'Internet
42:09et d'introduire
42:11pour contourner
42:12les kill switch
42:12vous pouvez pas l'éteindre
42:13donc on est quand même
42:14dans un moment assez particulier
42:15et pour ajouter quand même
42:16que dans le document
42:17de préparation
42:17à l'introduction
42:18en bourse anthropique
42:19de Claude
42:20ils disent dans le facteur de risque
42:22qu'il y a un facteur
42:23de possibilité
42:25de destruction
42:26de l'humanité
42:27d'attaque de l'humanité
42:28mais que de 10% Marc
42:28c'est rien
42:30donc la tête française
42:31à côté
42:32à côté c'est pas trop mal
42:34est-ce que c'est la capacité
42:35à faire remonter
42:36les obligations françaises
42:37ça c'est une autre question
42:38peut-être
42:39on va se poser un jour
42:40Pierre
42:40top ou fallop ?
42:41alors moi c'est un top
42:42ce sont les ventes
42:43de voitures 100% électriques
42:44en France
42:45au mois de septembre
42:46donc moi c'est vrai
42:46que ça fait longtemps
42:47que j'attends
42:47qu'on franchisse
42:48la barre des 50%
42:49et on s'en rapproche
42:50puisqu'en septembre
42:51on a 42%
42:52de voitures 100% électriques
42:53vendues
42:53donc ça c'est une très bonne nouvelle
42:55pour la balance commerciale française
42:56parce que c'est vrai
42:57qu'acheter du pétrole
42:58à l'étranger
42:58ça nous plombe
42:59sur cette banque commerciale
43:01alors là c'est Renault
43:02aujourd'hui
43:03le leader français
43:04et qui capitalise
43:05très fortement
43:07mais là pour l'instant
43:08c'est Renault
43:09qui a la mise en ce moment
43:10donc ça c'est mon top
43:11bon c'est une bonne nouvelle française
43:14Isabelle
43:14et donc moi c'est un chiffre
43:16qui à la fois
43:16top ou flop ?
43:17ah ça sera les deux
43:18il fait top
43:19et il fait flop en même temps
43:20donc top
43:21c'est la révision
43:22à la hausse
43:23de la croissance en zone euro
43:24puisqu'on a parlé beaucoup
43:24de la croissance américaine
43:26on a quand même révisé
43:27à la hausse
43:27la croissance de la zone euro
43:28sur le trimestre
43:29on était initialement
43:31à 0,4
43:31on est passé à 0,6
43:32pour comparer vraiment
43:33avec les Etats-Unis
43:34il faut annualiser
43:35donc grosso modo
43:36il faut multiplier par 4
43:37donc on a 2,4
43:38de croissance
43:39en zone euro
43:40au deuxième trimestre
43:41ça veut dire qu'on bat
43:42les Etats-Unis
43:42donc là c'est un top
43:45en revanche
43:46voilà il y a un petit troublion
43:48dans l'histoire
43:48c'est l'Irlande
43:49ça s'appelle l'Irlande
43:50et effectivement
43:51l'Irlande
43:52si
43:53on sait que l'Irlande
43:54ça attire
43:55tous les actifs
43:58les actifs
43:59comment on appelle ça
44:00enfin tout ce qui est brevets
44:01etc
44:02et ça crée des revenus
44:04qui sont exportés
44:05sous forme de brevets
44:07sous forme de redevances
44:08ou de licences
44:09et donc si on enlève
44:11ça brûle complètement
44:13et donc si on enlève
44:16l'Irlande
44:16on n'est plus qu'à 0,3
44:18bon c'est pas mal
44:18ça va
44:19mais voilà 0,3
44:20du coup oui
44:21c'est plutôt un flop
44:22mais globalement
44:23si on a l'animalie
44:24c'est 1,2
44:24et c'est typiquement
44:25la croissance potentielle
44:26de l'Europe
44:27donc finalement
44:28une Europe relativement
44:29résistante
44:30une zone euro
44:31résistante
44:31dans un environnement
44:32de choc
44:32de choc

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