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  • il y a 14 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00L'actualité ce soir est cette réunion qui s'est terminée au ministère de l'éducation.
00:04Edouard Geoffray recevait les syndicats lycéens et étudiants.
00:08Il s'est exprimé il y a quelques minutes, il y a quelques instants.
00:11Clémence Dibout.
00:14Le ministre de l'éducation qui vient de terminer un point presse pour expliquer les mesures qu'il veut prendre.
00:21Des mesures qui se veulent concrètes et dans l'immédiateté avec un grand plan d'action
00:24pour remplacer les professeurs qui sont absents dans les lycées.
00:29Et ce à très court terme pour qu'il puisse y avoir des réactions, des prises de décisions concrètes.
00:34Il a aussi annoncé que reconnaître que la démocratie au lycée ou dans les écoles, elle était dysfonctionnelle
00:40et qu'il fallait donc améliorer la représentativité de ces lycéens qui sont en mouvement sociaux aujourd'hui.
00:47Des mesures qui se veulent donc rapides. Écoutez-le.
00:52La première chose que j'engage dès ce soir et dans les jours qui viennent,
00:57c'est d'abord ce travail sur la démocratie scolaire pour faire en sorte que les élus lycéens puissent être
01:03entendus.
01:03On ne peut pas accepter qu'on ait des professeurs qui puissent ne pas être remplacés pendant 3 mois, 4
01:08mois,
01:08alors que c'est une classe à examen.
01:11Donc, dès le début de la semaine prochaine, on va lancer un plan d'action avec l'ensemble des recteurs,
01:15que je vais voir d'ailleurs à cette fin, de manière à ce que les remplacements puissent être sensiblement accélérés
01:22et qu'ils soient évidemment priorisés sur les classes à examen.
01:25Nous avons évidemment besoin également d'avoir un travail sur les rythmes scolaires.
01:29Ce travail a déjà été éclairé par la Convention citoyenne.
01:32En revanche, et je préfère le dire tout de suite,
01:34je ne serai pas en mesure, parce que je respecte le débat démocratique,
01:37de prendre une décision applicable à la rentrée 27.
01:39Des annonces après une journée de consultation des syndicats ce matin,
01:45des représentants de parents d'élèves cet après-midi,
01:47ou encore des syndicats lycéens cet après-midi,
01:51qu'il a rencontrés ensemble, des syndicats lycéens qui se sont dit contents d'être enfin écoutés.
01:56Il y en a un qui nous a dit, je vais enfin pouvoir rencontrer le ministre.
01:59Quand c'est à savoir s'ils ont été convaincus par ces annonces,
02:02ces lycéens, ils demandent à voir ce qui se passera dans les prochains jours.
02:06En tout cas, pas de quoi lever les blocages la semaine prochaine.
02:09Ou lever toute action.
02:11Mardi, par exemple, ils promènent des actions.
02:13Ils demandent donc à voir cette première prise de parole avec le ministre.
02:17Merci beaucoup Clémence Dibout.
02:18Effectivement, le ministre de l'Éducation qui tente de lâcher du lest.
02:21Est-ce que ça suffira ?
02:22On posera la question tout à l'heure à l'un des visages de cette mobilisation dans les lycées
02:26et dans les facultés désormais.
02:29Pour en parler ce soir, Boris Carlamov, journaliste, police, justice à BFM.
02:32Bonsoir.
02:33A vos côtés, Jean-Pierre Mercier, qui porte-parole de l'Utte Ouvrière
02:35et de la candidate de l'Utte Ouvrière à l'élection présidentielle, Nathalie Arthaud.
02:40Bonsoir.
02:40Sabrine Carbage nous rejoindra tout à l'heure.
02:42C'est l'un des visages, je vous disais, des syndicats étudiants.
02:45Driss Keroumi est avec nous également.
02:47Bonsoir.
02:48Soyez le bienvenu.
02:49Vous êtes délégué du syndicat Alliance Police 93.
02:52A vos côtés, Arnaud Péricard.
02:54Bonsoir.
02:54Vous êtes porte-parole d'Horizon.
02:55C'est le parti d'Edouard Philippe et maire de Saint-Germain-en-Laye.
02:59Et Mathieu Vallée, bonsoir.
03:00Député européen du Rassemblement National.
03:02Merci de votre invitation.
03:03Pardon ?
03:03Merci de votre invitation.
03:04Je vous en prie.
03:05Soyez le bienvenu.
03:05Et ancien commissaire de police également.
03:08Je vous le disais, la journée a été marquée par des débordements, des violences également
03:13avec des images parfois spectaculaires.
03:14C'est Marguerite Dumont qui nous rejoint à présent.
03:16Bonsoir Marguerite.
03:18On va voir avec vous quelques-unes de ces scènes de violence qui ont émaillé cette journée.
03:22Et en effet, ces images sont parfois d'une extrême violence, comme ici à la Ciota dans
03:27les Bouches-du-Rhône.
03:28Ce professeur qui voulait éteindre un feu a reçu un coup de pied avant d'être aspergé
03:33d'essence, vous le voyez, par plusieurs individus.
03:35Journée également marquée par des dégradations, des incendies dans les lycées.
03:41On va voir ces images ici à Meaux.
03:43La porte d'entrée a été complètement ravagée par les flammes et des affrontements aussi
03:47avec les forces de l'ordre.
03:49Dans plusieurs villes, les blocages dégénèrent en véritables scènes de violence urbaine.
03:53Aucune région n'est épargnée.
03:54On a vu Strasbourg.
03:56Ici, on est à Pantin avec des scènes similaires aux portes de Paris.
04:01Ces débordements n'ont plus rien à voir avec la mobilisation lycéenne.
04:05Preuve en est avec ces images de plus en plus choquantes.
04:08Cette policière que vous allez voir a été poursuivie, projetée au sol, tabassée à Paris.
04:14Le parquet de Paris a d'ailleurs ouvert une enquête à Belfort.
04:17C'est un policier en civil qui est au sol, roué de coups jusqu'à perdre connaissance.
04:24Le procureur de la République parle d'une agression sauvage.
04:28Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre.
04:30Un jeune homme de 17 ans interpellé.
04:33Enfin, ces images qui ont été tournées hier.
04:35Cette fois-ci, dans le 7e arrondissement à Marseille.
04:38Et c'est cette femme qui a été brûlée au visage par un individu entièrement vêtu de noir.
04:43Alors qu'elle tentait, de manière pacifique, de s'opposer aux dégradations en cours.
04:47Elle a depuis porté plainte.
04:49Merci beaucoup Marguerite Dumont.
04:51C'est vers vous que j'ai envie de me tourner.
04:52D'abord, commissaire, est-ce que la situation est en train de déraper sur le terrain ?
04:57Est-ce que vos collègues, aujourd'hui, n'arrivent plus à maîtriser la situation ?
05:00Bonsoir, monsieur.
05:02J'ai une pensée d'abord pour mes collègues blessés.
05:04Donc, Alliance tient à les saluer pour leur courage.
05:10300 policiers et gendarmes blessés, c'est le bilan qui date d'hier,
05:13qui est sans doute revu à l'heure ce soir.
05:14On n'a pas encore peut-être le bilan d'aujourd'hui.
05:16Ce ne sont plus des blocages de lycées, c'est des émeutes.
05:21Ce ne sont plus des blocages, c'est des émeutes.
05:23Quand vous avez des collègues attaqués, des policiers mis au sol, jetés au sol, pour chasser,
05:30ce ne sont plus des blocages de lycées.
05:32J'appelle ça des émeutes.
05:34Et des casseurs ?
05:35Ça nous rappelle il y a trois ans.
05:38Sauf que là, on n'est plus dans le piège des magasins.
05:40On incendie les lycées, on casse tout ce qu'il y a.
05:44On sait qui ?
05:46On le voit à l'image.
05:48Ils sont tous vêtus de noir.
05:49Oui, on ne le voit pas, justement.
05:50Vous avez des lycéens, des casseurs qui se joignent à eux, qui cassent tout ce qu'ils trouvent.
05:56Mais vous dites qu'il y a des lycéens parmi eux ?
05:58Il y a de tout, oui, bien sûr.
06:00Moi, dès lundi matin, j'étais devant le commissariat de Saint-Denis.
06:05Je me suis mis au niveau de la foule.
06:07J'ai intégré, j'étais devant le lycée Paul-le-Lueur, où vous avez des parents d'élèves qui tiennent
06:14des propos inquiétants.
06:17Mais j'ai entendu des choses, franchement, c'est vraiment inquiétant.
06:22Qu'est-ce que vous avez entendu ?
06:22J'entends, il faut tout casser.
06:25Donc, quand j'entends des parents d'élèves dire ça, mais...
06:29Qu'est-ce qu'ils ont dit, pardon ? Il faut tout casser ?
06:31Oui, on a des parents d'élèves élus au sein du lycée qui tiennent des propos inquiétants.
06:36Donc, quand vous avez des parents qui tiennent des propos comme ça,
06:40mais les enfants, à quoi s'attendre quand ils sont face...
06:45Vous avez un élu qui est carrément au milieu de la foule,
06:48qui harangue tous les lycéens de la Seine-Saint-Denis.
06:53J'allais vous demander de quelle partie, pas de quel département.
06:56Le maire de Saint-Denis en question.
06:58Valide Agayoko, qui est un insoumis.
07:01Vous avez ma collègue qui traversait une foule,
07:03qui a voulu juste traverser avec sa voiture, qui a été prêt à partir.
07:06Vous avez l'élu qui frappe sur son toit.
07:09Vous avez un journaliste qui était présent également au commissariat de Saint-Denis,
07:13qui a été sauvagement agressé.
07:15Heureusement que le commissariat ne se trouve pas très loin du lycée.
07:18Sinon, on ne sait pas...
07:20J'ai eu cinq blessés.
07:22On a cinq blessés à Saint-Denis.
07:25Un collègue qui a la main transpercée.
07:27J'ai un autre collègue qui a carrément le tympan perforé.
07:32Je ne sais pas si vous avez l'image, quand ils ont voulu rentrer à l'intérieur du commissariat.
07:36Je ne sais pas si vous l'avez cette image-là, mais il y avait plus de 150 ans.
07:39Vous en regardez ce film-là, oui.
07:40Et le soir, vous avez les parents d'élèves qui sont revenus le lundi soir à 18h pour crier, libérer
07:47nos enfants.
07:49Ce ne sont plus, là, quand on voit ça, ce ne sont plus des enfants, c'est des casseurs.
07:54Et ce que vous nous dites clairement ce soir, et je voudrais savoir si vous, Jean-Pierre, merci, vous êtes
07:57d'accord,
07:57c'est que ce ne sont plus des blocages de lycée, ce sont des émeutes urbaines.
08:01Là-dessus, sur le mot utilisé, est-ce que vous vous employez le même ou pas ?
08:05Pas du tout.
08:05Pas du tout.
08:06Pas du tout.
08:06Si vous voulez résumer et comprendre ce qui est en train de se passer dans la jeunesse, aujourd'hui,
08:11à les feux de poubelle, aux dégradations, aux casses et à ces images malheureuses qu'on voit,
08:20vous ne comprenez rien du tout à ce qui se passe.
08:21Vous aurez remarqué, pardon, je précise.
08:23Non, je finis juste une seconde.
08:25On ne parle pas de feux de poubelle.
08:27Les images qu'on a vues là, le policier, au et de coup, je n'aurai pas qualifié ça de
08:31violence grave.
08:31Je parle, je n'ai aucune complaisance avec ces images-là.
08:35Tout comme, j'ai une pensée, moi, pour le jeune lycéen de 14 ans, de Saint-Ouen-le-Mône,
08:42qui s'est pris une grenade lacrymogène à bout portant, à un mètre et demi de lui, il est défiguré.
08:48Et vous avez raison, et on en a parlé aussi, ainsi, des quatre enquêtes de l'IGPN qui ont été
08:51lancées.
08:52Et vous avez raison de le signaler aussi.
08:53Si vous me coupez, au bout de 30 secondes, chaque fois, les fois, ça va être très compliqué.
08:56Allez-y.
08:57Je voudrais avoir le même temps de parole que le syndicaliste d'Alliance.
09:01Si vous résumez à ça, vous ne comprenez rien.
09:04Il y a une jeunesse qui s'est mobilisée, qui a des revendications qui sont légitimes.
09:09Une mobilisation qui est légitime et salutaire.
09:12Ça craque de partout dans la société.
09:14Et le premier plus gros casseur que je connaisse, ce sont les différents gouvernements
09:19qui ont cassé l'école, qui sont en train de casser les hôpitaux.
09:22Et ces gamins, ils veulent apprendre, ils veulent être enseignés, ils veulent apprendre dans de bonnes conditions.
09:28Et ceux qui ont démarré, entre nous, cette violence, au départ, le mouvement des lycéens, il était pacifique.
09:34Il part de manière pacifique du côté de Créteil.
09:37Et d'ailleurs, les lycéens de Créteil, et d'ailleurs, les lycéens, moi aussi, je vais prendre mon temps de
09:40parole,
09:41les lycéens de Créteil, obtiennent ce qu'ils veulent.
09:43C'est-à-dire des postes, en plus, notamment un poste, je crois, de proviseurs adjoints, et ils arrêtent le
09:48mouvement.
09:48Exactement.
09:49Vous voyez, j'ai réussi à prendre mon temps de parole.
09:51Je vous l'ai accordé.
09:53Merci bien.
09:53Mais le mouvement a fait tâche d'huile, et au départ, même quand ça a fait tâche d'huile, c
09:59'était pacifique.
10:00C'est la stratégie du gouvernement, une stratégie de violence, de terreur, avec des centaines d'interpellations.
10:08Non, la police montée à Aulnay, qui charge sur un regroupement d'enseignants et de lycéens qui sont pacifiques.
10:15Mais pourquoi ? C'est bien pour essayer de tuer dans l'œuf une mobilisation qui commençait à naître et
10:20qui est en train de s'amplifier.
10:21Alors, par rapport à la suite de ce mouvement, peut-être, mais je préfère le terminer.
10:26On va y venir dans une minute, parce que vient de nous rejoindre à vos côtés, Sabrine Carbach.
10:30Bonsoir, vous étiez tout à l'heure au ministère de l'Éducation nationale.
10:34Vous avez été reçue par Édouard Geffray.
10:36Alors, ce n'est pas nous qui avons été reçus, ce sont les organisations lycéennes, l'union syndicale lycéenne.
10:40Nous, on sera bientôt reçus par le ministère de l'Enseignement supérieur.
10:43Ce sera quand ?
10:44Ce sera mercredi, dans l'après-midi.
10:45Vous n'étiez pas avec nous il y a quelques minutes ?
10:47Mais on a été présents à la conférence de presse, conjointement avec les organisations lycéennes, pour appeler aux mobilisations ce
10:54mardi.
10:54On va parler de la suite du mouvement dans un instant.
10:56Vous n'étiez pas avec nous, mais vous avez vu, je suppose sur votre téléphone, ou tout simplement en arrivant
11:00dans les studios de BFM tout à l'heure,
11:01ces images de ce policier qui a été roué de coups.
11:06Et je rappelle, parce que Jean-Pierre Mercier me regarde, qu'on parle de toutes les violences sur cette chaîne.
11:12Qu'elles concernent des violences sur des jeunes, sur des policiers, sur des enseignants.
11:15Ça a été le cas encore aujourd'hui à la CEPA.
11:17Est-ce que ce mouvement est en train de vous échapper ?
11:20Est-ce que vous êtes en train de dire, attention, aujourd'hui, il y a des lycéens, il y a
11:24des étudiants qui manifestent,
11:25qui ont des revendications légitimes, qu'on peut entendre, et il y a à côté de ça des casseurs qui
11:29sont en train d'en profiter.
11:30Moi, ce que je dis sur ce plateau, qu'on a déjà répété sur d'autres plateaux, c'est que
11:33la violence n'est pas notre stratégie.
11:34Nous, on est des syndicalistes, donc notre stratégie, c'est l'organisation.
11:38C'est massifier le mouvement, c'est faire en sorte que ce mardi 6 octobre, on soit encore plus nombreux
11:42et nombreuses dans les mobilisations,
11:44puisque nos revendications, elles sont légitimes, la colère, elle est légitime.
11:48Quand vous avez des policiers qui tirent à bout portant sur des étudiants et des lycéens,
11:53qui étranglent des lycéens et des étudiants, là, on parle d'un deux poids deux mesures,
11:57puisque vous avez en face des lycéens où leur seule arme, c'est des poubelles en feu.
12:02De l'autre côté, vous avez des fonctionnaires de l'État qui sont armés, qui sont armés de LBD,
12:08et qui rendent des étudiants inconscients qui sont aujourd'hui à l'hôpital.
12:11Voilà les réalités.
12:12– Mathieu Vallée, est-ce que vous entendez ces arguments-là ?
12:15Est-ce que vous considérez, je ne sais pas comment poser la question de manière un peu subtile,
12:20que la répression de certains blocages a été mal faite, trop violente ?
12:26– D'abord, moi, je ne mélange pas les lycéens et les étudiants qui revendiquent des meilleures questions de travail.
12:30– Moi non plus, je posais la question en distinguant bien les deux.
12:33– Je ne parlais pas de vous, je parlais de M. Fouvel.
12:35– Pardon.
12:35– Je ne l'ai pas mis dans le sac, ne vous inquiétez pas, non, pas de souci.
12:37– Décidément, c'est masqué.
12:38– Pour moi, vous précisez, non, non, pas du tout.
12:39– Non, non, je disais que je ne mélange pas les lycéens et les étudiants qui revendiquent,
12:42et les casseurs qui, aujourd'hui, viennent à chaque fois tout pourrir.
12:45Les manifestations festives, on l'a vu avec le PSG, on l'a vu au 14 juillet,
12:48on le voit le 31 décembre, il faut déployer un armada de sécurité
12:51pour que les gens puissent vivre normalement,
12:53et désormais sur des revendications lycéennes.
12:54Après, vous avez montré les images qui sont abjectes et inacceptables,
12:58de cette lieutenant de police stagiaire dans le 20e arrondissement hier,
13:00qui a été tabassée, lynchée, et avec des coups de pied dans la tête,
13:03comme des pénaltys au sol.
13:04Les images qui ont été diffusées sur les réseaux sont malheureusement éloquentes.
13:07Et encore, ce qu'on a de police, d'un service en civil à Belfort,
13:11qui lui aussi s'est fait massacrer et tabasser.
13:13Donc, ce n'est pas les policiers qui massacrent, qui tabassent
13:15et qui envoient des gens à l'hôpital.
13:16Ils essayent de faire correctement leur travail du mieux que...
13:19Je vous ai juste écouté, je termine.
13:21Et donc, moi, je peux vous dire que les policiers avec qui j'échange,
13:25si tout le monde rentre sans séquelles, sans stigmates, sans blessures,
13:28c'est une partie de gagnés.
13:29Donc, la réalité, c'est qu'ils ne sont pas là pour éborner les gens,
13:32pour massacrer les gens.
13:32Et je veux aussi vous dire que vous aviez commencé votre discours
13:36par de la sérénité, du calme et la défense de revendications.
13:39Vous avez dit, on est là pour défendre la revendication calmement.
13:41On va massifier le mouvement, à ce que le mouvement grandisse.
13:43Mais dans le calme, c'est ce que vous avez dit.
13:44Ce qu'on a dit, c'est que notre stratégie, ce n'est pas la violence.
13:47Par contre, on dit que des mobilisations et des blocus
13:52devant les facs et les lycées, que la mobilisation prenne de l'ampleur,
13:55oui, c'est notre stratégie.
13:56Et oui, on a intérêt à ce que le mouvement grandisse encore et encore.
14:00Vous trouvez normal que des députés de la République,
14:02et vous n'en êtes pas le porte-parole.
14:03Et je pense que je fais appel à votre bon sens.
14:05Comme la France insoumise, le préfet de police a signalé
14:07M. Balibagayoko pour une incitation à commettre un délit.
14:10Il est aussi signalé visiblement dans une plainte...
14:12Vous trouvez que la colère des étudiants n'est pas légitime ?
14:14La démocratie, c'est aussi de se respecter.
14:16Et je vous ai écouté, juste, je termine ma phrase.
14:18Et donc, que M. Balibagayoko est signalé dans une plainte par une fauteuse de police
14:21qui a eu très peur lorsqu'elle est passée avec son véhicule près du lycée Paul-Éloire à Saint-Denis,
14:24ou encore, par exemple, Paul Vannier, ou Aurélien Lecoq à Lille,
14:28ou encore, par exemple, Thomas Porte dans le 93,
14:30qui obstrue, qui se met en travers la manœuvre des policiers.
14:34Moi, je n'ai pas été éduqué comme ça, et je respecte les forces de sécurité à l'intérieur.
14:37En tout cas, moi, ma mère m'a appris à respecter l'uniforme, et je n'ai jamais eu de
14:40problème.
14:40Non, on en a marre qu'on parle à chaque fois de la France Insoumise.
14:41On en a marre qu'on nous parle, c'est vous, c'est dans les médias,
14:44qu'on nous parle à chaque fois de la France Insoumise,
14:45sauf qu'on ne nous parle pas de nos revendications.
14:47Enfin, on a des revendications, et vous nous parlez à chaque fois...
14:50Ils vous gênent, madame ou pas ?
14:50C'est vous qui parlez de la France Insoumise.
14:52Ils sont sur place, et ils gênent les policiers, madame.
14:54Les organisations politiques et syndicales qui prétendent répandre aux aspirations de la jeunesse,
14:58elles sont là dans la rue.
15:07On prend juste deux minutes pour parler de ce qui s'est passé.
15:09C'est vrai, j'ai pas eu la réponse de savoir si la France Insoumise est gênée.
15:11Aujourd'hui, je suis sûr que ce témoignage va vous intervenir aussi,
15:13et vous répondrez ensuite.
15:15Parce qu'il faut de la récupération.
15:16Si vous voulez bien, on va aller du côté de Marseille.
15:18Alexis Puyette, qui est le courant correspondant de BFM TV,
15:21a pu rencontrer un enseignant qui, ce matin, a tenté d'éteindre un incendie.
15:25Vous allez nous raconter dans quelles circonstances.
15:27Bonsoir, Alexis.
15:28Et qui a été aspergé d'essence par une personne.
15:31Vous avez rencontré cet homme qui est enseignant, je crois, à la Ciotar.
15:35Racontez-nous d'abord dans quelles circonstances ça s'est passé.
15:37On voit là les images de cet homme aujourd'hui à la Ciotar.
15:44Oui, alors peut-être pour commencer, juste pour vous dire que Thierry Laurent va bien.
15:47On l'a rencontré il y a quelques minutes.
15:49Il n'y a pas de peur, pas de colère, juste de la bienveillance et du dialogue.
15:53Voilà, c'est ça qu'il nous a dit tout à l'heure.
15:54Et vous l'avez dit, il a pourtant vécu quelque chose de violent, de traumatisant.
15:58Il a pris de l'essence dans l'œil.
15:59Il a pris des coups de pied sur le corps.
16:02Il nous a dit que c'était un élève du lycée qui l'a agressé.
16:05Il ne le connaît pas directement, mais l'équipe pédagogique lui a confirmé.
16:10Alors en fait, il faut comprendre qu'il y avait une situation assez chaotique ce matin.
16:14On est ici devant le lycée.
16:15Il y avait des centaines de jeunes qui étaient là.
16:17Certains pour semer le chaos.
16:18D'autres un peu en tant que spectateurs, nous a dit ce professeur.
16:21Et en fait, Thierry Laurent, il était devant le lycée pour essayer de maintenir le dialogue avec les élèves
16:27qui étaient en train de former un blocus.
16:28Et puis vous l'avez dit, tout d'un coup, il y a eu un incendie.
16:32Des élèves qui ont lancé de l'essence.
16:34Et là, ça a complètement dégénéré tout d'un coup vers 9h.
16:38Je propose d'écouter son témoignage qu'on a recueilli il y a quelques minutes avec Anne Boisise.
16:43Alors, il y a eu un moment d'agitation intense effectué par le meneur.
16:52Et bon, voilà, c'était rien de bien dramatique.
16:57Il circulait avec un fumigène.
16:59Et puis, dans la foulée, je n'ai pas bien vu le début, mais en tout cas, il y a
17:03un ou deux élèves
17:04qui ont jeté de l'essence, pour ceux que j'en ai vus, sur un arbre qui était là, puisqu
17:10'on était devant le lycée.
17:12Et donc, ça a commencé à s'embraser.
17:15Voilà.
17:16Et donc, ça ne me paraissait pas acceptable de laisser brûler l'arbre.
17:21Et donc, je me suis dirigé vers l'arbre.
17:23Et j'ai commencé à essayer de l'éteindre avec les moyennes du bord.
17:28C'est-à-dire qu'en gros, j'ai jeté de la terre dessus.
17:31J'ai poussé une petite aérosol dans une zone où il n'y avait pas d'élèves,
17:36parce qu'il était susceptible d'exploser aussi.
17:39Et donc, voilà, je l'ai poussé.
17:42Et c'est à ce moment-là, c'est à ce moment où je me suis débarrassé de l'aérosol.
17:45Donc, j'avais les pieds très près du feu, à ce moment-là,
17:50que j'ai reçu une douche à l'essence.
17:55Parce que vous essayez d'éteindre là, cet individu s'en est pris.
17:59Il vous a visé délibérément ?
18:00Oui, il n'y a pas de doute là-dessus.
18:02Oui, ça a été...
18:05Après, les vidéos le montrent, mais c'est vrai que moi, je l'ai ressenti comme ça.
18:10L'essence est arrivée très fortement dans ma direction.
18:12Et tout de suite, il y a eu la brûlure dans l'œil.
18:16Et puis, le fait de dégouliner et de sentir l'essence dégouliner, c'est...
18:20Voilà.
18:21C'est une sensation particulière.
18:23Il a gardé la bouteille, il a juste...
18:25Et vous a aspergé l'essence, c'est ça qu'on peut dire ?
18:27Oui, c'est ça.
18:28Et les coups ensuite, c'est la même personne ou c'est quelqu'un d'autre ?
18:30Il semblerait que oui.
18:31Moi, de toute façon, le premier, je ne l'ai pas vu arriver.
18:34Je n'ai pas vu arriver la...
18:35Voilà.
18:36Et je n'ai pas plus vu arriver le deuxième coup,
18:39puisque j'étais en train d'essayer de m'essuyer un petit peu avec mes mains.
18:44Voilà.
18:45Et puis, à ce moment-là, j'ai eu le coup.
18:49Et je me suis instinctivement retourné,
18:52parce que c'est tout à fait anormal qu'un enseignant reçoive un coup.
18:55Un coup de pied ?
18:56Un coup de pied, voilà.
18:57Oui, qui était assez marqué.
18:59Et donc, je me suis retourné.
19:01Je suis parti vers l'élève.
19:03Vous êtes tombé au sol ?
19:03Non.
19:04Non, non, non.
19:05Non, non.
19:05Je suis resté debout.
19:06Heureusement, parce que les flammes n'étaient pas très loin.
19:08Et puisque j'étais aspergé, ça aurait pu dégénérer.
19:13Donc, du coup, je suis parti en direction de cet élève-là.
19:18Le temps de réajuster mes lunettes, il me semble.
19:22Et je lui ai dit à deux reprises, parce qu'il courait assez rapidement,
19:27et je lui ai dit, viens ici, viens ici.
19:29Je voulais qu'on discute de l'acte qu'il venait de poser.
19:34Et voilà.
19:35Et donc, à ce moment-là, j'ai été intercepté par des élèves que j'ai en classe,
19:40qui m'ont entouré, qui m'ont demandé comment j'allais.
19:44Et je leur ai dit, je vais bien, laissez-moi passer.
19:47Et ils m'ont dit, non, monsieur, n'y allez pas, c'est pas la peine.
19:52Et puis là, l'élève a disparu dans la foule.
19:54Donc, voilà.
19:55– Cet élève, il est complètement paumé, mais il ne veut pas l'accabler.
19:59Il veut juste lui dire que la violence, ça ne sert à rien.
20:02Le lycée, il va être fermé jusqu'à nouvel ordre, un cours en distanciel.
20:05Thierry Laurent pourra reprendre le travail dès lundi.
20:07Il nous a dit qu'il avait hâte de retrouver ses élèves,
20:10car pour lui, le dialogue, c'est le chemin vers l'apaisement.
20:13– Merci beaucoup Alexis.
20:15Ça aurait pu dégénérer, dit cet enseignant.
20:17Il y a beaucoup de choses dans ce qu'il raconte,
20:18à la fois dans le fait que c'est un élève de son lycée
20:21qui lui a acheté son essence,
20:23et dans le fait aussi que d'autres de ses élèves sont nuls voir pour le réconforter.
20:27Qu'est-ce que vous en retenez-vous, Arnaud Péricard ?
20:29– Je retiens d'abord que ces images sont inacceptables, intolérables,
20:32et je tiens à adresser, j'espère en notre nom collectif,
20:36tout notre soutien et notre solidarité aux forces de l'ordre,
20:38aux policiers municipaux.
20:39Moi, il y a plusieurs dizaines de policiers municipaux à Saint-Germain-en-Laye
20:42qui ont essayé de maintenir le calme et de protéger
20:45et les enseignants, et les jeunes, et les élèves,
20:48parce que faire du maintien de l'ordre sur des mineurs,
20:49c'est peut-être ce qu'il y a de plus compliqué,
20:51et surtout la communauté pédagogique.
20:53Et on l'a vu courageusement avec cet acte,
20:56qui je l'espère et je le crois n'est pas un acte isolé à l'échelle du territoire,
20:59vous avez dans tous les lycées de France des professeurs,
21:03des enseignants, des encadrants qui ont essayé,
21:05soit de faire face, soit de protéger leurs établissements
21:09et surtout protéger la majeure partie des jeunes.
21:12Est-ce que je peux vous donner un chiffre ?
21:14Parce que je redonnais tout à l'heure,
21:16et j'essaie d'être équilibré ce soir sur ce plat,
21:18les 300 policiers et gendarmes blessés depuis le début,
21:21170 élèves blessés, 65 membres de l'éducation nationale,
21:25dont 40 proviseurs.
21:2740 proviseurs.
21:28Moi j'ai eu des proviseurs qui ont été menacés de mort hier dans ma commune,
21:32j'ai eu un jeune qui a fait une crise d'épilepsie,
21:34qui s'est laissé entraîner,
21:35on aurait pu avoir des situations qui seront dramatiques,
21:38et moi en tant que maire je fais quoi ?
21:40Je suis là pour garantir évidemment la protection des jeunes,
21:44parce que c'est ce qu'il y a peut-être de plus important,
21:45et je crois que vous êtes là aussi,
21:48on est tous d'accord là-dessus,
21:50on est là pour protéger les enseignants,
21:52on est là pour protéger les jeunes,
21:53tout en maintenant le dialogue aussi avec cette jeunesse,
21:55parce que cette jeunesse elle a aussi des revendications
21:57qui peuvent être légitimes,
21:59que l'on peut entendre,
22:00est-ce qu'on brûle pour autant quelqu'un comme on l'a vu à Marseille ?
22:03Est-ce qu'on essaye d'immoler par le feu un enseignant
22:05qui est là pour transmettre le savoir et préparer l'avenir de ces jeunes ?
22:08Est-ce que ces revendications-là valent ce combat-là ?
22:11Je n'en suis pas sûr.
22:13Boris, on a une idée des chiffres du jour,
22:15ils n'ont pas été communiqués pour l'instant ?
22:16Alors ils n'ont pas été communiqués,
22:18ils le seront à partir de 20h,
22:20puisque le ministre de l'Intérieur est l'invité d'un journal télévisé,
22:22donc pas de chiffres concernant les interpellations ce jour avant 20h.
22:27On devrait aussi avoir une mise à jour de la part du parquet de Paris
22:30sur le nombre de gardes à vue.
22:32Ce que l'on peut dire, c'est qu'il y a un chiffre aujourd'hui
22:35qui nous a été communiqué par le parquet de Marseille
22:38depuis le 30 septembre.
22:39Dans la juridiction du parquet de Marseille,
22:41ce sont plus de 80 personnes qui ont été placées en garde à vue.
22:45Et le parquet de Marseille nous indique
22:46qu'il s'agit là quasi exclusivement de mineurs.
22:50Sur ces 80 personnes, il y a un peu moins d'une trentaine de personnes
22:55qui ont été déférées.
22:56Des déferments qui vont se prolonger tout au long du week-end à Marseille,
22:59ce qui a forcément permis de réorganiser le parquet de Marseille
23:04qui reste mobilisé ce week-end pour déférer toutes ces personnes-là.
23:07Voilà, j'ajoute qu'a dit Edouard Geffrey,
23:08le ministre de l'Éducation tout à l'heure,
23:10735 établissements perturbés aujourd'hui.
23:11C'est moins qu'hier.
23:12Mais pour être précis, il faut ajouter qu'il y a 400 établissements
23:15qui ont été fermés préventivement.
23:18Et le 6 octobre sera une journée majeure.
23:21Mais vous savez quoi ? On va en parler dans un instant.
23:23Ce qu'a dit Edouard Geffrey, la réponse des étudiants et des lycéens.
23:26Vous restez avec nous.
23:29Bienvenue à tous si vous nous rejoignez.
23:30On va revenir évidemment sur cette journée de mobilisation
23:33des lycéens et des étudiants.
23:35Ce chiffre tout d'abord donné il y a quelques minutes
23:36par le ministre de l'Éducation, Edouard Geffrey,
23:41735 établissements perturbés ou bloqués aujourd'hui.
23:44C'est un peu moins qu'hier.
23:46Mais il faut, pour être précis sur ce chiffre,
23:49bien expliquer qu'il y a 400 lycées qui sont fermés administrativement
23:52par précaution entre guillemets.
23:54Depuis ce matin, des violences également, Boris, ont été signalées.
23:58On parlait tout à l'heure de ces images
24:00et de ce policier notamment qui a été roué de coups aujourd'hui.
24:02Absolument. Nous sommes dans le territoire de Belfort.
24:05Il s'agit là d'un commandant de police en l'espèce,
24:07le chef du service départemental du renseignement territorial.
24:11Des policiers et des gendarmes sont mobilisés ce matin
24:13à proximité du lycée Courbet
24:16où près de 200 individus habillés de manière sombre,
24:20visages dissimulés, étaient rassemblés.
24:22Selon le procureur de la République du territoire de Belfort,
24:25ces policiers et gendarmes ont été pris pour cibles
24:27par divers tirs de projectiles.
24:30Le commandant de police qui a été victime d'agressions
24:33va alors procéder à une interpellation.
24:36Et puis rapidement, son petit groupe va se retrouver
24:39encerclé par plusieurs individus.
24:41Le commandant de police va être roué de coups
24:43par plusieurs personnes dans une scène dite « sauvage ».
24:47Ce sont les mots du procureur de la République.
24:49Il a été frappé à plusieurs reprises,
24:51à coups de pouet, à coups de pied, de poing,
24:53principalement des coupes dirigées vers la tête.
24:55Il a pu être secouru et entraîné la dispersion
24:58et la fuite du groupe d'individus.
25:00Ce policier a été transporté à l'hôpital.
25:03Le procureur de la République de Belfort nous a indiqué tout à l'heure
25:05qu'il avait ouvert une enquête pour tentative de meurtre
25:08sur personne dépositaire de l'autorité publique.
25:12Rapidement, il y a eu l'interpellation d'un jeune homme
25:14âgé de 17 ans qui se trouvait parmi ce groupe d'individus.
25:19Partie prenante, il a été identifié comme ayant agressé
25:23ce commandant de police et ce jeune homme,
25:25il a été scolarisé dans ce lycée Courbier
25:27où il y a eu des incidents.
25:29A noter que l'état de santé de ce commandant de police
25:32ne présente pas ce soir de gravité particulière.
25:35Il doit subir de nouveaux examens.
25:38Il porte des stigmates très visibles sur le visage,
25:41nous dit ce soir le procureur de Belfort.
25:43Autre affaire du côté de la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône.
25:46Oui, ce matin, il y a un professeur de physique chimie
25:49qui se trouvait devant le lycée La Méditerranée à la Ciotat
25:52avec plusieurs individus qui étaient rassemblés.
25:55Et ce professeur de physique chimie a donc été aspergé
25:59de l'essence par un individu qui nous apprenons ce soir
26:04qu'il était scolarisé dans ce lycée.
26:07Alexis Puyette et Anne Boisille ont pu récolter
26:09son témoignage exclusif ce soir.
26:10Il nous parle d'un lycéen qui a été identifié,
26:14qui s'en est pris à ce professeur de physique chimie.
26:17C'était ce matin à la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône.
26:19Et puis Marseille ?
26:19Marseille, hier, une femme se trouve aux abords
26:22de la place du 4 septembre.
26:24Elle tente de dissuader des individus
26:26qui s'en prenaient à du mobilier urbain.
26:29Face à elle, un homme cagoulé, vêtu de noir,
26:31va alors sortir un spray, un briquet,
26:34et utiliser ce spray comme un lance-flamme.
26:37Cette dame est allée porter plainte ce matin
26:40au commissariat de Noailles.
26:42On a des nouvelles rassurantes.
26:43Ce soir, elle ne porte pas de stigmates sur le visage.
26:46Elle a quelques problèmes d'ophtalmologie.
26:48Elle a une ITT de 8 jours
26:51qui a été décrétée par le médecin
26:53de l'unité médico-légale de Marseille.
26:55Et puis surtout, nous apprenons ce soir
26:57de la part du parquet de Marseille
26:59qu'une enquête a été ouverte pour violence volontaire
27:02avec ITT inférieure ou légale à 8 jours
27:03avec trois circonstances aggravantes,
27:05avec armes, visage dissimulé et en réunion.
27:08L'auteur des faits est activement recherché.
27:10Voilà, donc pour ce point de vue, en tout cas sur cette partie-là de l'actualité du jour,
27:16l'autre actualité se déroulait du côté du ministère de l'Éducation.
27:19C'est Marguerite Dumont qui nous rejoint à présent.
27:21Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, a reçu les syndicats lycéens,
27:26les associations de parents d'élèves également.
27:30On l'a entendu tout à l'heure pour ceux qui étaient en direct avec nous sur BFM.
27:33Qu'est-ce qu'il a annoncé ?
27:34Le ministre de l'Éducation annonce le lancement, dès la semaine prochaine,
27:38d'un plan d'action destiné à accélérer le remplacement des professeurs,
27:43la priorité, les classes à examen, donc les premières, les terminales,
27:46pour que les élèves ne soient pas pénalisés.
27:49Sur les rythmes scolaires, le ministre a promis d'engager une réflexion
27:53tout en reconnaissant qu'il ne pourra pas assurer la rentrée 2027
27:57en raison de l'élection présidentielle.
27:59Je lance des travaux pour faire en sorte que les choses puissent déboucher, a-t-il déclaré.
28:04Il annonce aussi un travail dès ce soir sur la démocratie lycéenne
28:07et promet des résultats dès les prochaines semaines.
28:12Pas de réforme majeure, donc.
28:13Le ministre de l'Éducation a lancé un appel au parti.
28:16Votez le budget proposé par le gouvernement.
28:18Il estime que le texte permettra de baisser le nombre d'élèves par classe
28:22aux collèges et aux lycées et de créer 300 postes supplémentaires
28:26au sein du personnel sanitaire et social.
28:28Merci beaucoup, Marguerite.
28:29Sabrine Carbach, est-ce que vous avez le sentiment d'avoir été entendue un peu,
28:32beaucoup ou pas du tout ?
28:33Vous le voyez très bien, encore une fois, rien de concret qui a été annoncé.
28:37C'est encore un écran de fumée, c'est du foutage de gueule,
28:39je suis désolée, de la part de ce ministre qui nous reçoit pour nous dire
28:44qu'on va refaire des rendez-vous.
28:46Nous, ce qu'on veut, c'est des mesures maintenant, tout de suite, pas demain.
28:50On va justement sortir ce lundi un repère revendicatif
28:54avec l'union syndicale lycéenne et nous, l'union étudiante.
28:58C'est un repère revendicatif gradué, donc avec les mesures à faire tout de suite maintenant,
29:03par exemple la revalorisation des bourses, puisqu'elles ne suivent pas sur l'inflation
29:06et qu'aujourd'hui, il y a besoin, criant tout de suite maintenant,
29:09de pouvoir répondre à la précarité étudiante qui ne fait qu'exposer,
29:13mais aussi des mesures à long terme,
29:15comme le revenu d'autonomie à terme pour les étudiants.
29:20C'est tout ?
29:21Non, on aura, je vous dis, un repère revendicatif.
29:23Moi, j'avais compris, mais je me suis peut-être trompé,
29:24que le point de départ de la mobilisation, on parlait de ce qui s'est passé au lycée de Créteil,
29:28c'était, on veut plus de fuite dans les plafonds,
29:31on veut des enseignants dans chaque classe.
29:33Bien sûr, les organisations lycéennes, elles ont pu dire ce qui manquait.
29:38Il nous dit qu'il va faire une plateforme de consultation, je suis désolée,
29:41il est incompétent s'il ne connaît pas les revendications lycéennes et étudiantes,
29:44puisqu'on l'écrit depuis des semaines.
29:45Ça veut dire que le mouvement va continuer ?
29:47Ça veut dire que le mouvement va continuer,
29:49qu'on appelle dès ce mardi 6 octobre des manifestations partout sur tout le territoire,
29:53et on se réjouit d'ailleurs que les organisations syndicales professionnelles,
29:56dès maintenant, nous rejoignent et appellent à nous rejoindre,
29:59notamment la CGT qui annonce soutenir les organisations lycéennes et étudiantes
30:04dans leur mobilisation.
30:05Donc, mardi, dès le matin, des blocus sur tout le territoire,
30:08dans les lycées, dans les universités.
30:10Ensuite, 14 heures, république, manifestation.
30:13Arnaud Perricard, vous dites quoi au gouvernement ?
30:15Il faut lâcher ? Il faut éviter que ça continue ?
30:18Ou il faut tenir bon ?
30:19Pour lâcher, il faut des revendications qui soient clairement exprimées.
30:22Ah, mais on les a, clairement.
30:23Je ne suis pas sûr, parce que moi, j'ai discuté avec mes lycéens,
30:26j'ai 23 000 élèves.
30:27Vous savez, madame, moi, j'ai 23 000 élèves dans ma ville.
30:29Les coupes budgétaires dans l'enseignement supérieur, elles n'existent pas ?
30:31Les toits qui s'effondrent dans les lycées, ça n'existe pas ?
30:34D'abord, vous avez laissé exprimer.
30:36Moi, je suis un élu de terrain.
30:37Les étudiants qui crèvent de faim, ça n'existe pas.
30:39Allez leur dire que ça n'existe pas.
30:40Bien sûr, et il y a des systèmes d'assistanat social.
30:43Nous-mêmes, on a distribué des tickets alimentaires.
30:46Ça arrive, bien sûr que ça arrive.
30:48Bien sûr qu'il y a des problèmes dans le monde lycéen.
30:49Ce que vous faites, c'est très dangereux.
30:50Vous êtes en train d'attiser la colère des étudiants.
30:53Vous êtes en train de jouer à un jeu très dangereux.
30:55Dans des établissements scolaires qui venaient d'être faits.
30:57Moi, j'ai la région Île-de-France, je ne suis pas élu régional,
30:59je n'ai pas d'intérêt dans la région,
31:00qui dépense 1 milliard d'euros par an en Île-de-France
31:03pour refaire les lycées.
31:05Ça n'empêche pas ces établissements d'avoir fait,
31:07hier en tout cas, d'avoir été incendiés
31:09ou d'avoir été dégradés.
31:10Donc le sujet, il est peut-être un petit peu ailleurs.
31:12Moi, je suis tout à fait d'accord avec vous.
31:15Vous avez des revendications.
31:16Demandez des moyens pour l'enseignement supérieur.
31:18C'est pas ailleurs.
31:18Mais vous n'allez pas changer le régime des bourses
31:20dans un pays qui a plein d'argent.
31:21Vous n'allez pas changer les rythmes scolaires.
31:23Vous savez, moi, j'ai une fille qui est lycéenne.
31:24Je ne veux plus qu'on touche au rythme scolaire.
31:26Et donc, vous êtes content qu'il n'y ait pas
31:29de professeur de français et de philo l'année du bac ?
31:31Vous êtes content de ça ?
31:32Ça, c'est un vrai sujet, madame.
31:32Vous êtes content de ça ?
31:33Et on dit quoi ?
31:35Qu'est-ce qu'on dit ?
31:36On ne sait pas pourquoi.
31:36Battez-vous contre l'absentéisme des professeurs.
31:38Battez-vous pour qu'il y ait au moins fait...
31:40Moi, quand je fais les rentrées d'école
31:41dans les classes maternelles et élémentaires,
31:44on me dit, et je le disais tout à l'heure
31:45à des représentants, on me dit
31:46on a de la chance, on a un enseignant par classe.
31:49C'est édifiant d'entendre ça.
31:51Donc, battez-vous pour ça.
31:52Et là, on vous soutiendra.
31:53Battez-vous pour que nos jeunes
31:56aient le maximum de chance
31:57de réussir dans la vie
31:58et de réussir leur vie.
32:00Quand on vous dit qu'un étudiant sur deux
32:01est obligé de salarier...
32:05Vous n'êtes pas d'ailleurs
32:05la porte-parole légitime
32:07de tous les étudiants de France.
32:07Je suis la porte-parole de l'Union étudiante,
32:08le premier syndicat étudiants de France
32:09qui a appelé aux mobilisations.
32:11Mais vous n'êtes pas non plus
32:11la porte-parole des lycéens de France.
32:13Mathieu Vallée.
32:14D'abord, je pense que pour répondre
32:16aux aspirations des étudiants
32:17et des lycéens, je crois aussi
32:18qu'il y a même des collèges aussi.
32:19Une vingtaine qui se sont mis au mouvement.
32:21Il faut inviter les régions
32:22qui financent, je parle,
32:23le bâtiment des lycées,
32:25les départements pour les collèges.
32:27Les écoles, on n'y est pas encore
32:28pour les mairies.
32:29Je ne dis pas qu'il y a eu
32:30des investissements qui ont été faits
32:31quand l'État, en 82,
32:32a décentralisé cette gestion
32:34aux collectivités locales.
32:35Ensuite, vous avez raison,
32:36pour les professeurs,
32:37moi je vous donne d'accord,
32:389% d'absentéisme,
32:39des professeurs pour les matières fondamentales
32:40et 11% dans les zones
32:42d'éducation prioritaire.
32:43Pareil, on a un gamin sur trois
32:45qui ne maîtrise pas correctement
32:46la lecture et plus d'un gamin sur trois
32:48qui ne maîtrise pas correctement
32:48les mathématiques.
32:49C'est les études PISA
32:50qui analysent le niveau des élèves
32:51sur des pays à comparaison aux nôtres.
32:54Vous êtes en train de nous dire
32:55que vous sautez le mouvement.
32:56Je suis en train de...
32:57Mais les revendications
32:58des lycéens et des étudiants,
33:00alors s'il n'y a pas de casse,
33:01absorbées non pas par ceux
33:02qui revendiquent légitimement,
33:03mais par ceux qui s'immiscent
33:04comme dans les mouvements.
33:06Le 6, par exemple,
33:07pardon, je fais une disgression
33:07enfin qu'il y a dit.
33:08Mardi prochain.
33:08Le mardi prochain.
33:09Vous irez manifester ?
33:10J'espère, j'espère, monsieur.
33:11Non mais moi, je défends les gens
33:12au Parlement européen
33:13et nos députés à la salle
33:14parce qu'on est là
33:15pour défendre auprès
33:16de nos concitoyens
33:17dans l'hémicycle
33:18qui nous ont élus pour ça
33:19contre le gouvernement
33:20qui veut sabrer les budgets,
33:21qui veut continuer
33:22à mettre la France dans le mur.
33:23Et donc là, c'est là
33:24qu'on est utile.
33:25Et on voit aussi sur le terrain,
33:26on a des élus
33:26qui viennent soutenir les policiers
33:28et les jeunes
33:28quand ils ont manifesté les jours
33:29qui vont voir
33:29auprès des établissements scolaires.
33:31Nous, on l'a fait
33:32pour certains dans le nord
33:38et on est là à le faire sérieusement.
33:39Et donc, j'en termine
33:40sur ce sujet-là.
33:41Moi, je suis d'accord
33:43avec ces revendications légitimes
33:44et j'espère que mardi,
33:45mardi 6 octobre,
33:47vous pourrez manifester
33:48pacifiquement et tranquillement
33:49sauf que l'extrême-gauche
33:50et l'ultra-gauche
33:51viennent pourrir
33:52comme ils l'ont fait
33:52pour les retraites,
33:53comme ils l'ont fait
33:54pour les lois de travail,
33:55comme ils l'ont fait
33:59pour les lycéens,
34:00que ce soit les casseurs
34:01qui sont majoritairement
34:02à l'interpellé mineur
34:03ou que ce soit l'ultra-gauche.
34:03à chaque fois que ça a dérapé,
34:04c'est parce que la police
34:05tirait à vous portant
34:06sur l'immobilisation des lycéens.
34:07C'est quand les Black Blacks étaient présents
34:07et prenaient la tête décortée, madame.
34:08Voilà ce qui se passait.
34:09Jean-Pierre Mercier.
34:10Attendez, je crois que j'ai fait
34:11un peu plus de manifestations
34:12dans ma vie que vous
34:13et je peux vous dire que moi,
34:15il y a 20 ans...
34:15Allez, le petit empratéraliste,
34:16ça ne manquait que ça.
34:17Il n'y a pas de paternaliste,
34:18il y a une fierté...
34:18Il y a une fierté...
34:19Bravo, vous êtes très fidèle
34:20à vos idées d'être en droite,
34:21c'est parfait, c'est génial.
34:22Je suis fidèle à la France
34:24que j'ai eu l'honneur
34:24de servir à Manu
34:25et je pense qu'un jour,
34:27vous embrasserez un pays
34:29qui est la France,
34:30qui est le vôtre
34:31et que vous pourrez servir
34:31quand j'ai pu le servir.
34:32Jean-Pierre Mercier.
34:34Je ne prenais pas la tête des cortèges.
34:38Aujourd'hui,
34:38ils prennent la tête des cortèges.
34:39Je ne sais pas
34:39que les policiers doivent les avoir.
34:40Mathieu Vallée, Jean-Pierre Mercier,
34:42si je vous dis
34:42que des parents
34:43qui nous regardent ce soir
34:45peuvent se dire,
34:46mardi prochain,
34:48je ne suis pas sûr
34:48qu'il faut que je laisse
34:50mes enfants aller dans la rue.
34:51J'ai peur qu'il y ait des casseurs.
34:53J'ai peur qu'ils se fassent
34:54casser la figure.
34:55Vous me dites quoi ?
34:56Que je suis complètement parano ?
34:57J'ai peur,
34:58parce que je discute avec eux
35:00à l'usine où je travaille,
35:02à Poissy,
35:02à Stellantis,
35:04et j'ai peur que les flics,
35:06les tabassent
35:07qui se prennent
35:08des grenades lacrymogènes,
35:10etc.
35:11La solution,
35:11c'est qu'ils descendent
35:12dans la rue
35:13avec leurs enfants,
35:14avec leurs gamins.
35:15Vous êtes sûr
35:15que ça va bien se passer,
35:16Marie ?
35:17Ça, ça dépend des consignes
35:18du ministère de l'Intérieur.
35:20Ça, c'est évident.
35:20On ne peut pas mettre
35:21un tout petit peu de nuance.
35:21On ne peut pas dire
35:23que c'est un tunnel
35:23à l'extrême droite.
35:25Et moi,
35:25j'arriverai pas à vous couper
35:26la parole.
35:27Alors, allez-y.
35:29Ça ne vous inquiète
35:30absolument pas,
35:30mardi prochain.
35:31Mais ce qui est inquiétant,
35:33c'est la politique
35:34de terreur
35:36qu'a décidé le gouvernement
35:37depuis le début
35:38de la mobilisation
35:39des jeunes.
35:39Parce qu'il sent
35:41que ça dérape
35:41sous ses pieds.
35:43Et cette jeunesse,
35:44oui,
35:44elle a une mobilisation
35:46qui est légitime
35:47et salutaire.
35:48Ça craque de partout.
35:50Alors, le 6,
35:51bien sûr que nous,
35:52lutte ouvrière,
35:52au nom de Nathalie Arthaud,
35:53j'appelle tous les travailleurs
35:55à se mettre en grève,
35:56à descendre dans la rue,
35:57tous les parents,
35:58les enseignants.
35:59C'est la première
36:00des conditions
36:01de la sécurité,
36:02c'est qu'on soit
36:02les plus nombreux
36:03possibles en cortège
36:05dans les rues
36:06de France,
36:07de toutes les villes
36:09du pays.
36:09Parce que cette mobilisation,
36:12elle est salutaire.
36:13Parce que les causes
36:14de cette mobilisation,
36:15de ce ras-le-bol,
36:16de cette rage,
36:17de cette colère
36:17qui est en train
36:18de s'exprimer,
36:19elle est partout
36:20dans le pays,
36:21dans toutes les entreprises.
36:22Vous savez,
36:23ce que vivent les parents...
36:24Juste, je finis là-dessus.
36:25Allez-y.
36:26Ce que vivent
36:27les parents
36:28des lyciens,
36:30c'est ça,
36:30c'est les salaires
36:31qui sont bloqués,
36:32c'est les licenciements,
36:33c'est le chômage.
36:33Et ça craque de partout.
36:34Alors, il faut que cette colère,
36:35elle s'exprime.
36:36Et quand on entend
36:37le discours
36:38des deux politiciens
36:40qui sont en face de moi,
36:41vous comprenez
36:42cette rage
36:42et cette colère
36:43qu'il faut descendre
36:44dans la rue.
36:44Dreske Romy,
36:45Dreske Romy,
36:46moi je suis ouvrier,
36:47moi je suis ouvrier,
36:48je gagne mon salaire
36:49en travaillant,
36:50moi je gagne mon salaire
36:51en travaillant,
36:52demain matin,
36:52je suis au boulot,
36:54en train de faire
36:55arrêter des voitures.
36:55Excusez-moi,
36:56moi je ne suis pas un politicien,
36:57je suis un militant ouvrier
36:59et j'ai une paye,
37:00j'ai une paye,
37:01non,
37:01vous vous êtes un politique.
37:03S'il vous plaît,
37:03moi je suis un homme politique.
37:04C'est ce qui fait la chance
37:05entre vous deux.
37:06S'il vous plaît,
37:06les gens ne vous entendent plus
37:07quand vous parlez en même temps.
37:08Simplement.
37:08Alors je disais simplement
37:12vous venez d'entendre
37:15des propos de Jean-Pierre Merci
37:17qui dit
37:18la seule raison
37:19de s'inquiéter
37:20pour mardi prochain
37:20ce serait
37:22des violences policières.
37:23Et Jean-Pierre Merci
37:24dit
37:24les consignes
37:25qui ont été données
37:26aux policiers
37:26sur le terrain
37:27face à ces jeunes
37:28ne sont pas les bonnes.
37:29Est-ce que vous avez reçu
37:29des consignes sur le terrain ?
37:31Qu'est-ce que c'est
37:32que ces consignes ?
37:32Il n'y a pas de consigne
37:33quand vous avez des lyciens
37:34qui mesurent plus d'1m90
37:35face à vous.
37:36Vous n'êtes plus face
37:37à un gamin de 15 ans.
37:38Vous êtes face
37:39à des émeutiers.
37:40Je peux vous couper
37:41la parole aussi ?
37:42On a vu une gamine
37:44une jeune fille
37:44de 14 ans
37:45il y a quelques jours
37:46se faire arrêter
37:47elle ne faisait pas
37:471m80.
37:48Elle se faisait étranglée.
37:50Est-ce que parfois
37:51les méthodes
37:52ne sont pas tout à fait adaptées ?
37:53Je les invite à venir
37:56en Saint-Saint-Denis
37:56voir la taille
37:57comme ils disent
37:58les étudiants
38:00et les éditions.
38:00On n'est pas armés.
38:01Ah si des mortiers
38:01c'est des armes.
38:02Vous êtes armés
38:03de l'armes légales.
38:04Vous savez ce qu'ils ont
38:04dans leur sac ?
38:05Ce n'est pas le carnet
38:07de correspondance
38:07ce n'est des cahiers.
38:08C'est des mortiers
38:08à 300, à 180 coups.
38:10C'est des trucs énormes
38:12qui sont tirés
38:12sur mes collègues.
38:14Quand vous parlez comme ça
38:15vous mettez tout le monde
38:16dans le même sac
38:17et c'est comme ça
38:19que vous raisonnez.
38:20En tout cas
38:20c'est comme ça
38:21que vous raisonnez
38:21et vous n'y arriverez jamais
38:23parce qu'ils seront
38:24plus nombreux que vous.
38:25Tous les lycéens
38:26les étudiants
38:27les travailleurs
38:27ils seront plus nombreux que vous.
38:28Je reviens à la question
38:29que je vous ai posée tout à l'heure.
38:30Je vous ai demandé
38:30si en ce moment
38:31vos collègues sur le terrain
38:32étaient débordés par la situation.
38:34Est-ce que vous savez faire
38:35aujourd'hui pour
38:37et je ne mets pas
38:38dans le même sac
38:38les lycéens
38:39et les collégiens
38:40qui bloquent
38:41et ceux
38:42Oui mais vous ne devez pas
38:43me dire à chaque fois
38:43que je dis
38:43je ne les mets pas.
38:45Est-ce que vous êtes
38:46aujourd'hui suffisamment
38:47armés au sens
38:49métaphorique du terme
38:49ou pas d'ailleurs
38:50pour gérer cette situation ?
38:52Je tiens à saluer
38:53le sang-froid
38:53de mes collègues
38:56et des policiers municipaux.
38:58Ils sont très calmes
38:59par rapport à la situation
39:00qu'ils vivent
39:01tous les jours.
39:03Et ça commence
39:04dès 7h du matin
39:05voire 8h
39:06jusqu'à
39:07entre midi et 2
39:08vous avez une pause
39:08et ça reprend.
39:09Quand c'est pas
39:10à Saint-Denis
39:11c'est au Blanc-Ménil
39:12quand c'est pas au Blanc-Ménil
39:13c'est à Livry.
39:14Je vous dis
39:14des violences policières
39:15c'est votre expression
39:16ou vous la mettez
39:16entre parenthèses ?
39:17Je mets des guillemets
39:18si vous voulez
39:18des violences injustifiées
39:20de la police.
39:21Vous avez raison
39:21des violences
39:22qui ne seraient pas
39:23justifiées de la police.
39:24C'est un terme juridique.
39:25Je pense que
39:25vous êtes énervé
39:27et vous êtes excité
39:28comme tout.
39:28On peut discuter
39:29dans le cadre.
39:29Vous parlez
39:30vous levez le taux.
39:31Faites votre enquête
39:32au sein du RN
39:33pour débusquer
39:36la taux du RN
39:37pour Bardella
39:37et vous serez plus efficace
39:39que sur un plateau de terrain.
39:40On gère correctement
39:41notre parti
39:41et c'est de défendre
39:42les droits de travers
39:42sans être caricaturel
39:43et sans être exclétif.
39:44Je ne suis pas caricaturel.
39:45Monsieur,
39:45si vous ne tolérez pas
39:46les Black Bloc
39:47et les gens capuchés
39:48et gantés
39:48dans votre manifestation
39:49mardi
39:50et que vous aidez
39:50les forces de l'ordre
39:51ça se passera très bien.
39:53Et j'ajoute
39:53qu'aujourd'hui
39:54la préfecture
39:55je vais vous donner
39:56une information madame.
39:57Aujourd'hui
39:58les braves à moto
39:59et les braves légères
39:59de la direction
40:00de l'ordre public
40:01et de la circulation
40:01ont été mis en réserve
40:02d'intervention.
40:03Ils n'ont pas été engagés
40:04pour aider leurs camarades
40:04qui demandaient du renfort.
40:06Donc ne dites pas tout
40:06et n'importe quoi
40:07quand vous ne maîtrisez pas
40:07le sujet.
40:08Ce n'est pas paternaliste
40:09de dire ça.
40:09C'est professionnel.
40:11C'est tout madame.
40:11Moi j'espère
40:12être sur les faits
40:13et la connaissance
40:13de mon métier.
40:14Et pardon monsieur Mercier
40:15n'a pas le monopole
40:15d'avoir travaillé.
40:16J'ai travaillé du renfort.
40:17Je n'ai jamais dit
40:18que j'avais le monopole.
40:19Messieurs, madame
40:20je voudrais simplement
40:21je voudrais qu'on retrouve
40:22une personne
40:22qui passionne tout le monde.
40:23Vous défendez madame Arthaud
40:24qu'il y a une politique
40:24Mathieu Vallès
40:25s'il vous plaît
40:25Venez avec moi demain matin.
40:26Il y a quelqu'un
40:26qui voudrait avoir la parole aussi.
40:28Ben venez, venez.
40:29J'invite de l'autre côté
40:29de la forêt
40:30dont je connais bien.
40:31Vous parlerez très tranquillement
40:33en dehors de ce plateau.
40:34Je salue Olivier Beaufrère
40:35qui est avec nous.
40:35Olivier Beaufrère
40:36qui est proviseur
40:37dans un lycée de l'Essonne
40:38du côté de Brunois
40:40qui est également secrétaire national
40:41du SNPDEN
40:42qui est le syndicat national
40:43des personnels
40:44de direction de l'éducation nationale.
40:46Bonsoir monsieur Beaufrère
40:47merci d'être avec nous.
40:48Ce soir on parlait tout à l'heure
40:49de ce chiffre
40:50donné par le gouvernement
40:51hier
40:52de ces 40 proviseurs
40:54blessés
40:55depuis le début
40:56de ce mouvement.
40:58J'ai une question
40:58toute simple.
40:59J'essaie de comprendre
41:00ce qui se passe aujourd'hui.
41:01Qui en veut aux proviseurs ?
41:02Qui leur fait ça ?
41:04Écoutez, 40 collègues
41:06ont effectivement été
41:08violentés et blessés.
41:09Certains évacués à l'hôpital.
41:11Ce qui nous semble
41:12être gravissime
41:13c'est des événements
41:14où on a connu
41:15des événements
41:16banlieue, gilets jaunes,
41:18des mouvements lycéens,
41:19étudiants
41:20d'une telle intensité
41:21jamais.
41:22Jamais.
41:23Avec des attaques
41:24ciblées sur les personnels
41:25et particulièrement
41:26les chefs d'établissement
41:27qui sont nommés
41:29dans leur fonction
41:30et nominativement.
41:32Je pense à tous les gens
41:33qui sont à côté
41:33de nous le matin
41:34et effectivement
41:36des attaques
41:36aujourd'hui
41:37des bâtiments.
41:37C'est-à-dire que
41:38même des bâtiments fermés,
41:40des lycées fermés
41:40sont attaqués sauvagement.
41:42Donc on est vraiment...
41:43Olivier Beaufrère, pardon,
41:44qui leur en veut ?
41:45Qui les attaque sauvagement
41:46pour reprendre vos mots ?
41:47Pas forcément
41:48nos élèves.
41:49Pas forcément
41:49nos élèves au départ.
41:51On a très souvent
41:52le matin
41:53le premier blocus
41:54qui arrive avec les élèves.
41:55On travaille avec eux,
41:56on pose le cadre,
41:58allez, quelques poubelles,
41:59on se structure,
41:59on s'organise.
42:00Et puis très vite
42:01on voit arriver
42:02des extérieurs.
42:03Des extérieurs
42:03qui sont particulièrement
42:04violents,
42:05encore plus violents
42:05que ceux
42:06de précédent
42:07et qui très rapidement
42:09font déraper.
42:10Et on voit
42:10toutes les choses
42:11qu'on peut voir
42:12actuellement
42:12au niveau des images.
42:14Quand vous dites
42:15des extérieurs,
42:16ce sont des gens
42:17qui ne sont pas
42:18de ces établissements
42:19qui viennent
42:20pour de la viande.
42:21C'est des casseurs.
42:22Ça s'appelle comme ça.
42:23Alors, écoutez,
42:24moi je suis membre
42:25de l'éducation nationale.
42:27Donc je ne vais pas
42:27utiliser les termes
42:28que j'entends
42:29depuis plus d'une heure
42:29sur le plateau.
42:31On est bien sur
42:31des extérieurs.
42:33Nos lycéens,
42:34hormis peut-être
42:35quelques-uns,
42:35on arrive à dialoguer,
42:36on arrive à construire.
42:38Peut-être même un peu plus
42:39que sur le plateau
42:39ce soir.
42:40Mais ce qu'il faut se dire
42:42là, maintenant,
42:43c'est que ces extérieurs
42:44sont devenus incontrôlables.
42:46Et c'est là
42:47où on est vraiment
42:47en danger.
42:49Il faut savoir
42:50que là,
42:50nos collègues,
42:51ça va faire pour certains
42:52plus de dix jours.
42:54Pour d'autres,
42:54ça fait quatre jours
42:55qu'on est vraiment
42:55sous pression,
42:56qu'on vit ces choses
42:57qui sont mais inacceptables.
42:59et je peux vous dire
43:00qu'une grande partie
43:01de nos collègues
43:02sont prêts peut-être
43:04même à craquer
43:04parce que ce que l'on vit
43:06au quotidien,
43:06ce n'est pas le cœur de métier,
43:08ce n'est pas ce pour quoi
43:09nous sommes là.
43:10Alors bien sûr,
43:10sécurité des biens des personnes,
43:12ça fait partie de nos fonctions,
43:13mais à ce point,
43:14nous ne l'avons jamais vécu.
43:16Et même des chers
43:17d'établissements expérimentés
43:18qui ont connu
43:19bon nombre d'événements
43:20nous disent clairement
43:21que c'est mais
43:22complètement incontrôlable
43:24et que ça devient
43:24particulièrement difficile.
43:26On entend votre inquiétude
43:29vous avez le sentiment
43:30qu'aujourd'hui proviseur
43:31c'est presque un métier
43:32à risque,
43:33c'est ça ?
43:35Aujourd'hui proviseur,
43:36ça doit rester vraiment,
43:37enfin proviseur,
43:38principaux,
43:38chef d'établissement,
43:40ça doit vraiment rester
43:42un métier d'éducation,
43:43un métier,
43:44je dirais,
43:45au service
43:46de la construction du jeune,
43:47au service de son parcours,
43:48au service de la démocratie,
43:50de la citoyenneté,
43:51de ce que l'on vit ensemble
43:52dans un établissement.
43:54Jusqu'à présent,
43:54on arrive à se dire
43:55qu'il y a des moments extérieurs
43:56et quand on rentre dans le lycée,
43:57effectivement,
43:58ça y est,
43:58on rentre dans le lycée
43:58et on retrouve effectivement
44:00sa casquette de lycéen.
44:01Là, c'est perdu depuis quelques jours
44:03et ça devient très très inquiétant.
44:05Et je pense qu'on a
44:05bon nombre de collègues,
44:07chefs d'établissement,
44:07mais également enseignants,
44:09personnels,
44:11des personnes qui sont à l'accueil,
44:13les techniciens des régions
44:15et des collèges
44:15qui viennent actuellement le matin
44:17avec la boule au ventre.
44:18Et ça, je pense que c'est
44:18particulièrement inquiétant.
44:20Et on a entendu votre appel ce soir.
44:22Merci beaucoup Olivier Beaufrère,
44:23merci secrétaire national du SNP2M
44:25qui représente les chefs d'établissement
44:27et merci à vous d'être venu ce soir
44:28sur ce plateau.
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