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  • il y a 2 jours
Ce vendredi 2 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:07Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:12de ce vendredi 2 octobre.
00:13C'est toujours la forte tension sur le marché obligataire.
00:16Le taux à 10 ans de la France a frôlé les 5% aujourd'hui avant de refluer autour de
00:214,85% ce soir.
00:24L'écart de taux avec l'Allemagne, lui, se creuse à 156 points de base.
00:30Alors, sommes-nous en pleine crise obligataire ?
00:32On sera en ligne avec Anton Brinder, économiste, dans un instant.
00:35Détente en revanche sur le prix du pétrole, les pays du G7 acceptent de débloquer une partie de leur stock
00:41stratégique.
00:42100 millions de barils de diesel et de pétrole brut ces 4 prochains mois, sous la pression de Donald Trump.
00:48Le point sur ce nouvel épisode de tension entre l'Union Européenne et les Etats-Unis avec Astrid Olivier dans
00:53une demi-heure.
00:54La visite de Ravier Milei en France, venue renforcer les liens économiques entre Paris et Buenos Aires.
01:00A un an de l'élection présidentielle en Argentine, une opération séduction qui cible notamment les secteurs de l'énergie
01:06et des matières premières.
01:08D'ailleurs, Total Energy annonce 10 milliards de dollars d'investissement.
01:11On dresse le bilan de cette visite à 18h45.
01:18Le taux à 10 ans de la France a frôlé les 5% aujourd'hui au plus haut depuis 2002.
01:26Le spread se creuse, 156 points de base.
01:29Mais même si le phénomène est mondial, le cas français interroge.
01:34On est en ligne avec Anton Brinder.
01:36Vous êtes économiste, auteur de Géopolitique de la dette, où va l'épargne du monde ?
01:42Anton Brinder, est-ce que la situation de la France sur le marché obligataire est inquiétante ?
01:49Elle est préoccupante, c'est sûr.
01:50Mais je crois qu'il faut bien comprendre, et vous l'avez dit, qu'on est dans une crise obligataire
01:54mondiale.
01:55Il y a une vraie tempête qui s'est déclenchée sur les marchés obligataires.
02:00Elle couvait depuis un moment, on pouvait la voir venir.
02:02Elle est partie des États-Unis et elle touche tous les pays.
02:07Ce qui se passe, c'est que vous regardiez le Japon, que vous regardiez l'Angleterre,
02:11que vous regardiez les pays européens, tout le monde est affecté par une crise
02:14des marchés obligataires mondiaux dont l'origine est totalement américaine.
02:19Maintenant, c'est sûr que la France se trouve dans une position
02:25qui la rend particulièrement vulnérable à cette turbulence qui agite le marché obligataire mondial.
02:30Mais il faut bien avoir les deux choses en vue.
02:33La toile de fond de ce qui se passe en France, c'est ce qui se passe au niveau planétaire.
02:37Sauf que la France a des éléments de vulnérabilité particuliers sur lesquels on peut revenir
02:43qui font qu'effectivement ce qui se passe chez nous est plutôt préoccupant, pour dire de moins.
02:48Les éléments de vulnérabilité dont vous parlez, c'est la situation budgétaire
02:54et la situation du déficit français aujourd'hui ?
02:57C'est d'abord le passé budgétaire français.
03:00Il faut rappeler que la France est un pays qui ne tient pas ses engagements budgétaires
03:04depuis des décennies.
03:06On dit à chaque fois, voilà ce qu'on va faire en matière d'évolution de notre solde.
03:09On ne le fait jamais.
03:10On ne l'a jamais fait et on continue de ne pas le faire.
03:12Donc ça, déjà, on a un passé en matière de crédibilité qui est relativement fragile.
03:19Et puis ensuite, on est dans une situation politique qui est extrêmement particulière
03:24et qui accroît encore notre vulnérabilité.
03:27Actuellement, on doit voter un budget.
03:29Je crois que ça, tout le monde l'a en tête.
03:31Mais derrière ce budget, il va y avoir des élections présidentielles.
03:34Derrière ces présidentielles, il va y avoir des législatives.
03:37Personne, aujourd'hui, que vous soyez opérateur de marché ou que vous soyez un citoyen français,
03:43ne peut dire quelle va être l'évolution de la trajectoire de notre budget d'ici un an.
03:50On n'a aucune visibilité pratiquement jusqu'à l'été prochain sur quelle politique budgétaire on va mener.
03:55Mais à un moment où il y a une tempête qui se déclenche sur les marchés obligataires mondiaux,
04:01ce n'est pas complètement étonnant de voir que notre marché obligataire est particulièrement ciblé, secoué.
04:09C'est le plus grand marché obligataire d'Europe.
04:10Ce qu'on dit en passant, il y a beaucoup d'opérateurs qui sont présents sur ce marché.
04:14Mais on est vulnérable.
04:16On est vulnérable.
04:18Il y a eu néanmoins une adjudication hier.
04:21La France a levé 12 milliards d'euros, deux fois la demande.
04:23La signature de la France est solide, a assuré le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
04:29La signature est solide, mais il n'empêche, est-ce qu'elle n'est pas affaiblie quand même aujourd'hui
04:33?
04:33Non, mais elle est affaiblie par cette perte de crédibilité sur laquelle j'insiste depuis un moment.
04:39Mais le ministre n'a pas complètement tort en disant que la signature de la France est solide,
04:42parce qu'on a tendance à dramatiser la situation.
04:46Il faut quand même voir qu'actuellement, le taux moyen sur notre dette,
04:51le taux moyen, ce qu'on paye en moyenne sur l'ensemble des échéances qu'on a engrangées,
04:57de dettes qu'on a derrière nous, on paye à peine plus que 2%.
05:01Bien sûr, le spread est en train de monter, le niveau auquel on emprunte est très élevé,
05:06mais c'est une toute partie de notre dette qui aujourd'hui est affectée par ces taux extrêmement élevés,
05:12et ce qu'il faudrait justement, c'est que ça ne se prolonge pas trop longtemps,
05:16c'est là où il peut y avoir une inquiétude.
05:18Si on regarde simplement la charge de notre dette, on nous explique régulièrement
05:22qu'on paye plus d'intérêt que le budget de l'éducation nationale,
05:25mais sans vouloir faire du mauvais esprit, on pourrait presque dire,
05:28parce que le budget de l'éducation nationale est sans doute trop faible,
05:31notre charge d'intérêt aujourd'hui, elle est inférieure à ce qu'elle était au début des années 2000,
05:36si on le rapporte à notre PIB.
05:38Donc on n'est pas dans une situation de faillite,
05:41on n'est pas dans une situation dramatique,
05:43mais on est dans une situation qui est préoccupante,
05:45compte tenu de l'enchaînement d'incertitudes politiques
05:49auxquelles on doit faire face,
05:50à un moment, je le répète,
05:52où on est sur une mer extrêmement agitée,
05:55et en gros, il n'y a personne qui tient vraiment la barre de notre budget.
05:59Et c'est ça bien sûr, Kienk.
06:00– La France qui va devoir emprunter l'année prochaine 340 milliards d'euros,
06:07par automatisme, la charge de la dette va s'alourdir.
06:10– Bien sûr.
06:11– 91 milliards d'euros l'année prochaine.
06:14Le risque aujourd'hui, c'est l'effet boule de neige ?
06:17– Il y a un effet boule de neige, bien sûr.
06:19Plus vous vous endettez à des taux élevés,
06:22et plus le taux moyen de votre dette, le coût de votre dette monte.
06:26Je répète simplement qu'on part d'un niveau qui est encore relativement
06:30raisonnable.
06:31En moyenne, notre dette nous coûte, il y en a beaucoup,
06:34elle nous coûte 2%, mais ce qui est sûr, un peu plus de 2%.
06:37Par contre, ce qui est sûr, c'est que cela va monter,
06:40et que si on ne fait rien, on est complètement vulnérable,
06:44je répète, à ces évolutions de marché
06:46qui sont, somme toute, relativement logiques.
06:50Vous avez trois pays, en fait, enfin plusieurs pays
06:53qui sont vulnérables pour des raisons politiques.
06:56Vous avez la France, vous avez aussi l'Angleterre,
06:58mais elle n'est pas dans la zone euro,
07:00et puis vous avez les États-Unis.
07:01La situation politique aux États-Unis,
07:03elle est loin, loin, loin d'être limpide,
07:05en tout cas en matière budgétaire.
07:07Et là aussi, il y a des échéances électorales
07:10qui font que tout ça, ça participe à ces turbulences,
07:15pour faire simple, qui agitent aujourd'hui les marchés.
07:18– Antoine Brader, à quel niveau du taux à 10 ans de la France
07:25et du spread doit-on commencer à s'inquiéter ?
07:28Vous nous dites aujourd'hui finalement…
07:29– On peut commencer à s'inquiéter.
07:30– On n'est pas dans une crise obligataire, selon vous.
07:35– Si, si, si, attendez.
07:36On est dans une situation obligataire préoccupante.
07:39On n'est pas dans une crise financière.
07:41Autrement dit, vous l'avez rappelé, on peut émettre.
07:45Les gens continuent de nous prêter, simplement.
07:47Ils demandent des taux plus élevés,
07:48parce qu'ils ont une confiance modérée dans notre capacité
07:52à tenir nos engagements, tout simplement,
07:54parce qu'on n'est pas en état de dire quels engagements
07:58on prend politiquement, on le voit,
08:00et on ne les a jamais tenus par le passé.
08:02Ça fait quand même une conjonction de circonstances
08:05qui nous sont défavorables.
08:06On n'y peut rien, mais on peut survivre à ça.
08:10Il ne faudrait pas que les taux montent à 6%, à 7%,
08:14parce que c'est ça, les situations dangereuses.
08:16Il faut voir aussi que l'Europe, pour l'instant,
08:19est totalement passive face à ce qui se passe.
08:22Aux États-Unis, le secrétaire d'État au Trésor
08:26a été un peu maladroit, mais il a essayé d'agir
08:29pour essayer de faire baisser les taux obligataires.
08:31Il s'y est mal pris.
08:32Mais derrière, sa Banque centrale, le cas échéant,
08:34peut également faire des choses,
08:36même si ce n'est pas pour l'instant
08:38dans ce que Kevin Walsh a en tête.
08:41En Europe, les autres pays, pour l'instant,
08:44ont plutôt tendance à être passifs
08:47par rapport à la situation française.
08:49On est un peu seul.
08:50Certains diront qu'on l'a mérité
08:52parce qu'on n'a jamais voulu être très rigoureux
08:56en matière budgétaire.
08:57Il n'empêche que si la France avait vraiment
09:01un gros, gros, gros problème
09:03et qu'on allait vers une crise financière
09:07avec des politiques brutales qui nous étaient imposées,
09:10c'est toute l'Europe qui serait secouée.
09:12Ce n'est pas seulement la France.
09:13Et donc, la BCE pourrait intervenir ?
09:16Je pense que si on arrivait, mais on en est loin pour l'instant,
09:21dans des circonstances qui pourraient devenir dramatiques,
09:24je pense qu'en dernier ressort,
09:25la meilleure protection qu'on a, c'est la Banque centrale européenne.
09:29Il ne faut pas le dire.
09:30Parce que si on le dit, ça donne un certain encouragement
09:35à ceux qui doivent mener nos politiques budgétaires
09:39pour se dire, finalement, ce n'est pas très grave tout ce qui se passe.
09:42Si, c'est grave.
09:43Parce que c'est la conséquence de cette négligence
09:48qu'on a eue depuis plusieurs décennies en matière budgétaire.
09:53Négligence.
09:54Et Matignon, aujourd'hui, a indiqué en offre aux journalistes
09:59son inquiétude et craint que l'incertitude politique
10:02et le désordre dans la rue, avec les manifestations de lycéens,
10:05notamment, donnent l'image d'un pays instable.
10:09S'il y a une convergence des manifestations, des luttes,
10:14est-ce que vous craignez, encore une fois, un effet boule de neige
10:18ou que la France rentre dans un cercle vicieux
10:20avec le budget actuellement en présentation
10:23et dans quelques jours en débat à l'Assemblée nationale et au Sénat,
10:27puis l'élection présidentielle à moyen terme ?
10:31Non, mais c'est là-dessus que j'ai insisté.
10:33On est vraiment… Il y a le vote du budget.
10:35Il y a une situation, aujourd'hui, dans les rues,
10:39en France, qui est préoccupante.
10:40Derrière ça, vous avez une présidentielle, vous avez une législative.
10:43On a zéro visibilité sur les politiques qui vont être menées,
10:47je répète, jusqu'à l'été prochain, pratiquement.
10:49On est vulnérable.
10:51Mais pour l'instant, le pays n'est pas en faillite.
10:57Mais il est dans une situation où il fait peur,
10:59où il peut faire peur à certains prêteurs.
11:02Il nous demande des primes de risque, c'est comme ça que ça s'appelle,
11:05et c'est ça que traduit l'évolution de notre spread.
11:08Les gens pensent que le risque de l'État français,
11:13en tant qu'emprunteur, il est plus élevé qu'il n'était il y a un an,
11:19et nettement plus que celui de l'Allemagne,
11:22si c'est ça que mesure le spread.
11:24C'est une prime de risque, et plus on apparaît vulnérable,
11:27et plus la prime de risque qu'on demande pour nous prêter est élevée.
11:31Malheureusement, c'est terriblement logique.
11:33Merci beaucoup Antoine Brinder.
11:35Je rappelle que vous êtes économiste, auteur de
11:37« Géopolitique de la dette, où va l'épargne du monde ? »
11:41aux éditions Odile Jacob.
11:43C'est dans ce contexte obligataire compliqué
11:45que le budget de 2027 a été présenté hier.
11:48Il inclut 17 milliards d'euros de nouveaux impôts,
11:5126 milliards de coupes dans les dépenses.
11:53L'objectif est de ramener le déficit à 5% l'année prochaine.
11:57Et parmi les surprises du texte,
11:59le gouvernement veut piocher dans ce qu'on appelle
12:01les comptes en déshérence.
12:04Ce sont ces comptes bancaires inactifs
12:06qui sont logés au sein de la Caisse des dépôts.
12:09Et cette mesure pourrait permettre à l'État,
12:11Caroline Morisseau,
12:12de récupérer tout de suite plus d'un milliard d'euros.
12:16Oui, c'est ça.
12:16Et c'est une juteuse manne qui aiguise l'appétit de l'État
12:19depuis déjà longtemps.
12:20En 2014 déjà, Christian Ecker,
12:23qui était secrétaire d'État au budget,
12:26décide qu'il n'y a aucune raison
12:27que des comptes totalement inactifs
12:30qui potentiellement n'appartiennent plus à personne
12:32restent logés dans les banques.
12:35Et donc, il peut s'agir d'une personne décédée,
12:37d'un compte d'assurance vide,
12:39d'un livret A,
12:40qu'on ouverte vos grands-parents sans que vous le sachiez.
12:43Et donc, Christian Ecker,
12:44il décide alors de faire passer une loi
12:46selon laquelle,
12:46si un compte est inactif pendant un certain temps,
12:49les banques ou les assureurs
12:51ont l'obligation de transférer cet argent
12:54à la Caisse des dépôts et consignations.
12:56Aujourd'hui, ce sont ainsi près de 8 milliards d'euros
12:59qui sont logés à la CDC.
13:01Et si aucun bénéficiaire ne se manifeste
13:04dans les 30 ans d'inactivité,
13:07enfin, après 30 ans d'inactivité,
13:10eh bien, cet argent atterrit,
13:12de toute façon, dans les caisses de l'État.
13:14D'où l'idée du gouvernement,
13:15plutôt que d'attendre,
13:17il est en quête d'argent,
13:18eh bien, il veut prélever 17% de cet argent,
13:21de quoi récupérer 1,5 milliard d'euros,
13:25sans spolier personne,
13:26puisque le gouvernement précise bien
13:28que si un bénéficiaire se manifeste,
13:31eh bien, l'intégralité de la somme
13:33lui sera restituée,
13:34intérêt compris,
13:35sans que ce prélèvement ne change quoi que ce soit.
13:38Une sorte d'avance, en quelque sorte.
13:40Exactement, il veut récupérer de l'argent
13:41qui, de toute façon,
13:43lui sera dû en bout de course,
13:44a priori.
13:45Merci Caroline Morisseau.
13:47Également dans le viseur de l'État,
13:48l'allocation meublée.
13:49Après un premier coup de canif dans le budget 2025,
13:52le statut du loueur en meublé non professionnel,
13:56cher aux investisseurs immobiliers,
13:57pourrait être massivement raboté l'année prochaine.
14:00Le projet de loi de finances 2027,
14:02présenté hier,
14:03prévoit en effet de limiter drastiquement
14:06les possibilités d'amortissement,
14:08ce qui conduira de fait à une fiscalité plus lourde.
14:11Marie Corderoy.
14:13Est-ce la fin du dernier paradis fiscal
14:15des propriétaires bailleurs ?
14:17Le LMNP, le loueur meublé non professionnel,
14:20permet grâce à son système d'amortissement
14:22de ne payer aucun impôt sur les loyers perçus.
14:24Dans les faits,
14:25les bailleurs déduisent de leur revenu locatif
14:274 à 5% par an de la valeur du bien.
14:30L'amortissement efface les loyers déclarés
14:33et s'il les dépasse,
14:34les propriétaires peuvent carrément le reporter
14:36les années suivantes.
14:37On peut facilement échapper à l'impôt
14:39pendant 20, 30 ou 40 ans,
14:41nous explique un avocat fiscaliste.
14:43Sauf que le budget veut plafonner tout ça.
14:45L'amortissement d'abord,
14:46pas plus de 2,5% par an
14:48et dans la limite de 7000 euros
14:50et des curseurs encore plus bas
14:52pour la location touristique.
14:53Le report des amortissements
14:55est lui aussi limité,
14:56en montant et dans le temps.
14:57En clair,
14:58il ne sera quasiment plus possible
15:00d'échapper à l'impôt,
15:01résume un spécialiste de l'investissement.
15:02En tapant sur le meublé,
15:04le gouvernement espère lui réorienter
15:06les propriétaires vers la location nue
15:08et son dispositif jambrun
15:10qui peine toujours à décoller.
15:12Restez avec nous dans un instant.
15:13On va continuer à parler du budget
15:14sous la pression des taux,
15:15les taux sous pression du budget aussi,
15:17sachant que la dette française
15:18est détenue à 57%
15:20par des investisseurs étrangers,
15:22de plus en plus méfiants.
15:23Alors Sébastien Lecornu,
15:24peut-il encore rassurer
15:26les investisseurs avec son budget ?
15:28On en débat dans un instant.
15:29Et puis dans un quart d'heure,
15:30on va parler de cet accord
15:31au sein du G7
15:32pour débloquer une partie
15:34des stocks de pétrole.
15:36100 millions de barils de diesel
15:37et de pétrole brut
15:39ces quatre prochains mois
15:40sous la pression de Donald Trump.
15:43Le point avec Astré-Olivier.
15:45On sera aussi en ligne
15:45avec Thierry Bross,
15:46expert énergie
15:47et professeur à Sciences Po.
15:49Ce sera à 18h35.
15:51A tout de suite.
15:52DFM Business présente.
15:57Le 18h éco, Stéphanie Collot.
16:00Le débat dans le 18h éco
16:02avec Alexandre Baradez,
16:04chef analyste chez IG,
16:05et Alexandre Malafaille,
16:07président fondateur
16:07de l'Institut Sinopia.
16:09Et cette question,
16:10Sébastien Lecornu,
16:11peut-il encore rassurer
16:12les investisseurs
16:13avec son budget ?
16:15Écoutez la réponse
16:16d'Alexandre Malafaille.
16:18Ça dépend de ce que vous entendez
16:20par rassurer.
16:21Est-ce qu'il trouvera
16:21des investisseurs,
16:23si je puis dire,
16:24ou en tout cas
16:24des partenaires
16:25pour continuer
16:26de nous prêter de l'argent ?
16:26La réponse est probablement
16:28oui,
16:28parce que malgré tout
16:29la France reste en apparence
16:32solide et solvable.
16:32Vous avez même
16:3320 000 milliards d'euros
16:34de patrimoine en France.
16:35Donc quelque part,
16:36il y a toujours un adossement
16:36à quelque chose
16:37qui a de la valeur
16:38par rapport à ce qu'on doit.
16:39Là où ça devient préoccupant,
16:41c'est que le cycle est infernal.
16:43Il est lassant pour tout le monde.
16:44Il n'y a aucune parole
16:46qui n'est jamais respectée.
16:47Là, on fait un budget
16:48sur une base 5%.
16:49On sait très bien
16:50qu'elle ne sera pas respectée,
16:51cette base.
16:51Qu'est-ce qui va faire
16:52qu'on va améliorer cette base ?
16:53Aujourd'hui,
16:54on n'a pas de croissance,
16:55on a de l'inflation,
16:56on est en train de franchir
16:57des seuils très préoccupants
16:58en matière de taux d'endettement.
17:00Est-ce que ça va nous coûter
17:01l'année prochaine ?
17:02Enfin, il faut ramener
17:02les chiffres à une juste réalité.
17:04C'est 2 000 euros par actif,
17:05les frais financiers
17:05pour l'année prochaine,
17:06les charges de la dette.
17:08Et sur cette tendance-là,
17:09aujourd'hui,
17:09si on n'arrête pas la machine,
17:10on en parlait déjà
17:11chez vous il y a quelques semaines,
17:12on sera pratiquement
17:13à 5 000 milliards de dettes
17:15si on projette
17:15dans la dynamique actuelle
17:16en 2034.
17:18La machine est complètement emballée,
17:20la parole politique,
17:20elle n'est pas du tout performative,
17:22donc c'est très préoccupant.
17:23Et au-delà de tout ça,
17:24moi, ce qui me terrifie,
17:25je suis sérieux,
17:26c'est qu'on est en train
17:26de perdre notre souveraineté.
17:28Quand on voit les chiffres
17:29de notre endettement,
17:30on en parlera peut-être après,
17:31c'est-à-dire qu'en fait,
17:32on n'a plus notre destin en main
17:33parce que nos créanciers,
17:34il suffit de voir dans une entreprise
17:35comment ça se passe
17:36quand tout d'un coup,
17:36les banques vous disent
17:37qu'il faut payer
17:38parce que vous êtes au bout du chemin,
17:39ça a des conséquences fâcheuses.
17:41Et le deuxième impact,
17:42c'est sur l'économie réelle,
17:44entre la consommation,
17:45la croissance des entreprises,
17:46tout ça va se répercuter en cascade.
17:48Il y a quelque chose
17:48d'un niveau d'irresponsabilité
17:50aujourd'hui que j'observe
17:52dans le débat politique
17:53parce qu'on a certes
17:54un budget,
17:55une préparation,
17:55un gouvernement
17:56qui a l'air d'être aux affaires,
17:57mais enfin un débat politique
17:58qui n'est pas du tout à la hauteur.
17:59Là, c'est plus qu'un plan sec
18:01aujourd'hui qu'on devrait lancer
18:02et tout le monde devrait s'y mettre.
18:04Alexandre Baradez,
18:04en 2027,
18:05la France va emprunter
18:06340 milliards d'euros.
18:07C'est 28 de plus
18:09que cette année.
18:10Pour l'instant,
18:10on nous prête toujours.
18:12Cher, oui,
18:13c'est une évidence,
18:14mais on nous prête toujours.
18:17Demain,
18:18qu'est-ce qu'il va se passer ?
18:20On est à la présentation du budget,
18:21on n'est pas encore
18:22dans les débats parlementaires.
18:23L'élection présidentielle
18:25se rapproche.
18:27Oui, c'est une situation
18:28qui est sous l'avis
18:29très très inconfortable
18:30parce que les marches
18:30nous prêtent toujours.
18:31C'est le cas.
18:32Quand vous regardez
18:32les adjudications
18:33de l'agence France Trésor,
18:34donc celle qui place
18:35la dette de la France
18:35sur les marchés,
18:36il y a toujours plus
18:37de demandes que d'offres.
18:38Simplement,
18:39les conditions auxquelles
18:40on se finance
18:40sont bien plus dégradées
18:42qu'il y a quelques mois seulement.
18:43Je prends un cas très simple.
18:44Avant le début de la guerre en Iran,
18:45parce que ça a quand même
18:46été un catalyseur aussi
18:47de la faiblesse de la France,
18:48c'est de s'ajouter
18:49à la faiblesse structurelle
18:50de la France,
18:51on était à 3,2%
18:52sur le taux à 10 ans,
18:53on est à 4,80 aujourd'hui.
18:54Tout ça,
18:55ça s'est fait
18:55en moins de trois trimestres.
18:57Et avant le début
18:58de la guerre en Iran,
18:58le taux de 10 ans français,
19:00dans le panel
19:00des taux de référence européens
19:02par rapport à la Grèce,
19:03l'Italie et autres,
19:03on était déjà
19:04les plus hauts.
19:05C'est-à-dire qu'on avait
19:05déjà un taux à 10 ans
19:06au-delà de la Grèce,
19:07de l'Italie,
19:07de l'Espagne,
19:08du Portugal.
19:09Et ce que l'histoire
19:09nous a montré,
19:10et c'est là qu'on a l'impression
19:10que la France est d'accord
19:11avec vous,
19:11on a l'impression
19:12d'assister à quelque chose.
19:13On voit tous
19:14où est le problème,
19:15tout le monde le voit.
19:15On voit le mur.
19:16On voit le mur.
19:16Et ce qui est assez effrayant,
19:18c'est que,
19:19souvenez-vous
19:19la crise de la dette en zone euro.
19:21Ça avait touché,
19:21ça s'appelait l'acronyme,
19:22les PIGS,
19:23l'acronyme assez affreux,
19:23mais c'était des pays
19:24du sud de l'Europe.
19:25À l'époque,
19:26il y avait un moment
19:26de la fragmentation
19:27au sein de la zone euro,
19:28c'est-à-dire que les taux
19:28s'écartaient complètement
19:29les uns des autres
19:30et par rapport
19:31au taux de référence allemand.
19:32Ça avait nécessité à l'époque
19:33l'intervention
19:34de la Banque Centrale Européenne,
19:35mais au prix
19:36de réformes profondes
19:38des pays les plus fragiles
19:39de l'époque,
19:39Espagne,
19:40Portugal et d'autres.
19:41Ces pays,
19:41les mesures qu'ils ont prises,
19:43si vous faisiez
19:43le quart de ça en France,
19:45ce n'est pas ce qu'on a
19:45aujourd'hui dans la rue,
19:46ce serait tout le monde
19:46dans la rue.
19:47Et le problème,
19:48il y a là aussi,
19:48je ne vais pas faire trop long,
19:49mais il y a le degré
19:49d'acceptation par la population
19:51des réformes.
19:52Et les agences de notation
19:53l'ont aussi noté,
19:54c'est-à-dire que la France
19:54n'arrive pas à se réformer,
19:55mais parce qu'il y a un degré
19:56d'acceptation collective
19:57des réformes
19:58qui n'est pas là.
20:00Donc pour revenir
20:00juste au sujet financier,
20:01c'est vrai que le plus gros
20:03de l'alerte,
20:03et c'est là que je me demande
20:04comment les hommes politiques
20:05n'ont pas conscience de ça
20:07pour qu'on ne leur montre pas
20:07les graphiques.
20:08Vous savez,
20:09le fameux spread
20:10Watt & Bund,
20:10dans le jargon,
20:11c'est l'écart entre le taux
20:12à 10 ans de la France
20:13et le taux à 10 ans
20:13de l'Allemagne.
20:14Aujourd'hui,
20:15vous l'avez dit,
20:15126 points de base.
20:16Il faut remonter à 2012,
20:18crise de la dette 11 euros,
20:19crise systémique,
20:20pour trouver un tel niveau.
20:21Et on a l'impression
20:22que c'est maintenant
20:23que les débats
20:23commencent à s'accélérer un peu
20:24alors qu'on voit
20:24la tendance de dégradation
20:26déjà depuis la dissolution
20:27de l'Assemblée en 2024.
20:28C'est là que le spread
20:29avait commencé déjà
20:30à s'agrandir.
20:31Donc c'est un truc
20:32qu'on voit depuis deux ans
20:33et on commence à réagir
20:33seulement là,
20:34d'un point de vue politique,
20:36en termes d'une déclaration
20:36depuis quelques jours.
20:37Alexandre Malafa,
20:38la France va donc emprunter
20:40340 milliards d'euros
20:42l'année prochaine.
20:43La charge de la dette
20:44va donc passer
20:45de 79 milliards cette année
20:47à 91 milliards l'année prochaine.
20:49Le risque,
20:49c'est aussi de tomber
20:51dans un cercle vicieux.
20:52Absolument.
20:53Puis si vous voulez,
20:53on va passer de plus en plus
20:54de temps et d'énergie
20:55à payer le passé
20:56au lieu de préparer l'avenir.
20:57C'est ça qui est dévastateur.
20:59On n'est pas dans un système
21:01qui est très endetté
21:02mais dans lequel tout va bien.
21:03On voit bien
21:03qu'il y a besoin
21:04d'injecter des moyens.
21:06Alors pas uniquement
21:06pour payer le fonctionnement courant
21:08parce qu'à la limite,
21:09il y a des réductions
21:10très importantes
21:11à opérer en France.
21:12À supposer qu'il y ait
21:12un peu de responsabilité
21:13de la part de la classe politique,
21:15on pourrait trouver...
21:16Alors il y a des leviers.
21:16Alors évidemment,
21:17tout ça n'aura pas
21:17d'effet à effet immédiat
21:18si vous supprimez
21:20telle direction,
21:21tel service, etc.
21:22Après, forcément,
21:22il y a une charge à assumer
21:23par rapport aux gens
21:24qui sont mis de côté.
21:25Donc rien n'aura
21:26des effets immédiats
21:27mais il y a une dynamique
21:28à enclencher.
21:28La difficulté,
21:29c'est qu'on va faire
21:30dans l'urgence
21:31qu'on fait souvent
21:31dans ce genre de situation
21:32et ça a beaucoup
21:33d'effet délétère
21:34sur l'ensemble des projets
21:35qui ont de la valeur
21:36parce que l'État
21:36injecte quand même
21:37une partie de l'argent
21:38qu'il injecte
21:38en matière de dépenses
21:39de fonctionnement,
21:40d'investissement,
21:41de choix,
21:41que ce soit sur la croissance,
21:43la formation,
21:44les relations internationales,
21:46tout ça se retrouve
21:47impacté et imputé.
21:47Donc on est vraiment
21:48en train de sacrifier
21:49l'avenir
21:49dans une proportion
21:50qui devient maintenant
21:51très préoccupante
21:52avec des chiffres
21:53que vous avez rappelé
21:53qui sont vertigineux.
21:54L'année prochaine
21:55on va par rapport
21:55à 2025,
21:58on va payer
21:59entre 10 et 15 milliards
22:00d'euros en plus
22:01de frais financiers,
22:02je parle sous votre contrôle,
22:03c'est-à-dire quasiment
22:04deux à trois fois
22:05puisque la LPM
22:06va être augmentée.
22:07Donc on nous a dit
22:08la LPM,
22:08c'est génial,
22:09on fait des gros efforts
22:09sauf que l'autre
22:10programmation militaire,
22:11on sera à 6 ou 7 milliards
22:12si tout va bien,
22:13et on sera à presque 12 ou 14
22:16rien que sur les intérêts.
22:17Et vous ramenez ça
22:18effectivement au budget de l'État,
22:19on est maintenant
22:20avec la dette
22:20sur le premier budget
22:22de l'État français.
22:23Mais moi,
22:23je le redis,
22:24ce qui me fascine,
22:25c'est que vous parliez
22:26d'un point qui est important,
22:26c'est l'acceptabilité.
22:27Mais l'acceptabilité,
22:28elle ne pourra se redévelopper
22:30qu'à une seule condition,
22:31c'est que la classe politique
22:33se pose de responsabilité.
22:34C'est-à-dire que tant
22:35qu'ils seront en train
22:36de chercher à se faire élire
22:38en promettant tout
22:39et en ne tenant rien,
22:40mais en faisant croire
22:41une fois de plus
22:41qu'on peut tout promettre
22:42pour ne rien tenir,
22:43ça va passer
22:44jusqu'à ce qu'on tape le mur.
22:46Parce que c'est ça
22:46la classe politique,
22:48c'est ça la classe politique,
22:49c'est qu'elle est profondément coupable
22:50de ne pas se prendre
22:51la mesure des responsabilités
22:53et de dire
22:53bon, on arrête les bêtises,
22:54d'accord, il y a une campagne,
22:55mais la forêt électorale,
22:56ce n'est pas le concours
22:57l'épine de la bonne idée
22:58pour se faire élire.
22:59Jusqu'où justement
23:00ça peut aller tout ça ?
23:02Est-ce que la BCE,
23:03comme elle l'a fait
23:03au moment de la crise des pigs,
23:05est-ce que la BCE
23:06peut intervenir
23:07à un moment donné en France ?
23:08Elle pourra le faire
23:09parce qu'on ne peut pas
23:10laisser non plus
23:11une zone éclatée,
23:12on l'a bien vu en 2011-2012.
23:13Parce que ça serait systémique
23:14si la France...
23:14Systémique, bien sûr.
23:15Alors pour l'instant,
23:15ce qu'on regarde au niveau marché,
23:16c'est quand même les effets de contagion.
23:17Pour l'instant,
23:18c'est relativement contenu,
23:18c'est-à-dire qu'à l'époque,
23:19il y avait vraiment,
23:20en 2011-2012,
23:21c'était vraiment un incendie
23:22qui a démarré,
23:23qui a touché tous les spreads
23:24dans des écarts de taux,
23:26Italie, Espagne, Portugal,
23:27tout le monde était concerné
23:28dans le sud de l'Europe.
23:29Là, c'est la France
23:30qui est surtout concernée,
23:30mais aujourd'hui, par exemple,
23:31l'Italie a dépassé
23:32100 points de base.
23:33Alors l'Italie, pourtant,
23:34et c'est là-dessus
23:35que je voudrais revenir,
23:35c'est que rien n'est
23:36complètement irréversible.
23:37C'est vrai que l'Italie
23:38a un stock de dettes
23:39rapporté au PIB
23:39qui est plus élevé que la France,
23:40dans la zone des 5-40%.
23:41Nous, on est quand même
23:42maintenant à 120%,
23:43mais au-dessus de nous,
23:44vous avez seulement la Grèce
23:45et l'Italie,
23:46en termes de dettes historiques
23:47par rapport au PIB.
23:48Mais l'Italie,
23:49la différence de la France,
23:50et c'est pour ça que les marchés
23:51font payer plus cher à la France désormais,
23:52c'est que le déficit de l'Italie,
23:54cette année, revient à 3%.
23:56Alors oui, il y a eu des aides de l'État,
23:58des aides de l'Europe
23:58plus importantes pour l'Italie
23:59à un moment donné,
24:00mais la gouvernance
24:02et la politique,
24:02je pense que c'est la réelle politique
24:04de Mélanie,
24:05sans, quand tu vas prendre parti.
24:06Mais simplement,
24:06la politique a été menée,
24:08des sessions, par exemple,
24:09de participation de l'État
24:10dans des entreprises,
24:10ce genre de choses,
24:11ça a été fait de manière
24:12assez pertinente,
24:13j'ai envie de dire,
24:14et ça convainc les marchés.
24:15En tout cas,
24:16il faut aujourd'hui
24:16payer moins cher à l'Italie
24:17quand il lui prête
24:18que la France.
24:19Effectivement,
24:20on est un pays,
24:20vous l'avez dit,
24:22assez terrible,
24:23c'est qu'on a un potentiel
24:24absolument incroyable,
24:25à la fois l'aspect géographique,
24:26la diversité économique,
24:28les formations,
24:29les ingénieurs,
24:30les gens qui sortent d'école
24:31très bien formés,
24:32on a tout ce qu'il faut
24:33et on est une puissance économique,
24:35mais on n'a pas
24:36le courage politique
24:37et de l'autre côté,
24:38je mets aussi en face
24:39l'acceptation générale
24:42des réformes
24:42pour arriver à réduire
24:45plus structurellement
24:46ce déficit de 23%.
24:47Ce n'est pas irréversible,
24:48l'Italie a montré
24:49que c'était le cas,
24:50mais est-ce que la BCE
24:51peut intervenir ?
24:51Je pense,
24:52je pense qu'elle ne peut pas
24:53intervenir tout de suite
24:54parce que ça voudrait dire
24:55en gros,
24:55continuez ce que vous faites.
24:56Donc,
24:56elle doit laisser le marché
24:58montrer à la France
24:58que ça ne va pas,
24:59mais agir suffisamment tôt
25:01à un moment donné
25:01ou envoyer des messages
25:02juste euros,
25:02comme Draghi en 2012,
25:04avant que la BCE
25:05intervienne,
25:05c'est juste les messages euros,
25:06mais quand l'éléphant
25:07entre dans la pièce,
25:08ça suffit à calmer le marché.
25:10Mais avant cela,
25:10je pense que la BCE
25:11laisse faire le marché
25:12pour montrer la France,
25:12en quelque sorte.
25:13Regardez ce qui se passe
25:14quand vous ne respectez pas
25:15les règles budgétaires.
25:16Il y a une autre donnée,
25:17c'est que 56%
25:18de la dette française
25:18est détenue
25:19par des créanciers étrangers.
25:21Est-ce que ça,
25:22c'est de nature
25:23à inquiéter ?
25:25À partir du moment
25:26où le projet de budget
25:28présenté demain
25:28ne convainc pas,
25:30où les débats parlementaires
25:32vont beaucoup trop loin,
25:34est-ce que là,
25:34il y a matière à s'inquiéter ?
25:35Est-ce que les créanciers étrangers
25:36peuvent partir, finalement ?
25:38Ils peuvent partir
25:39ou ils peuvent nous imposer
25:40des choses
25:40qui ne nous conviendront pas.
25:42À un moment donné,
25:43vous êtes quand même
25:43entre les mains
25:44de vos créanciers.
25:45Vos créanciers,
25:45ils ont une capacité
25:46à exiger déjà
25:48le paiement de leurs intérêts,
25:49mais aussi,
25:49ils peuvent imposer,
25:50en effet,
25:50ce qu'ils font aujourd'hui très bien,
25:52le niveau de taux
25:53auquel on emprunte,
25:53mais ils peuvent aussi
25:54être beaucoup plus coercitifs
25:56par rapport à nous.
25:56Et en fait,
25:57quand on est aujourd'hui
25:58avec une classe politique
25:59qui, pour une bonne partie
26:00d'entre elles,
26:00y compris au plus au sommet de l'État,
26:02passe son temps
26:02à utiliser le mot
26:03souveraineté, souveraineté,
26:04souveraineté,
26:04dire tout ça,
26:10en effet,
26:11dans un pays
26:11qui est d'abord
26:12dépendant de ses créanciers
26:13parce que c'est comme ça
26:14que ça se passe
26:15et que ça va être
26:15de plus en plus
26:16comme ça que ça se passe,
26:16parce que même
26:17quand on aura commencé
26:18à reprendre un tout petit peu
26:19le contrôle,
26:19à supposer qu'une classe politique
26:21arrive à reprendre la main,
26:22ce qu'on aurait pu tenter de faire
26:23il y a trois ans
26:24si Macron avait démissionné
26:25ou il y a cinq ans
26:26ou pratiquement
26:27quand il a perdu le contrôle
26:28de l'Assemblée,
26:29on retire les leçons,
26:29on change tout de suite
26:30pour essayer effectivement
26:31de ne pas perdre
26:31autant d'années
26:32qu'un quinquennat en compte
26:36malheureusement,
26:36on les aura perdus
26:37donc à supposer
26:38qu'un prochain exécutif
26:39se prenne à peu près correctement
26:41avant de réduire
26:42la voilure de la dynamique actuelle,
26:44il va falloir deux ans,
26:45il va falloir trois ans,
26:45il va falloir quatre ans
26:46donc on va continuer
26:47à payer très cher
26:48et en effet,
26:49cette dépendance
26:50auprès de nos créanciers
26:51en fait,
26:52elle entache fortement
26:53notre capacité
26:53à retrouver nos marges
26:54de souveraineté.
26:55Et est-ce que la présence
26:55de plus en plus
26:56prégnante des hedge funds
26:59auprès de la dette française
27:00est aussi inquiétante
27:02selon vous Alexandre Baradès ?
27:03Il faut bien distinguer
27:03ce qu'on appelle ça
27:04parfois les fonds vautours
27:05ce sont des fonds d'investissement
27:07qui sont beaucoup plus agiles
27:08que des fonds d'investissement
27:10long terme
27:10qui ont des fonds de pension haute
27:11qui eux détiennent
27:12du stock de dette.
27:13Il y a ceux qui ont le stock,
27:14les banques,
27:14les assureurs,
27:15les fonds de pension haute
27:16qui détiennent
27:17sur du long terme la dette
27:18et puis les hedge funds
27:19ont très peu de stock
27:20mais en revanche
27:20ils génèrent un volume
27:21dans la journée
27:22ou sur quelques jours
27:23qui sont très importants.
27:24Parfois sur les marchés,
27:25ils ont participé
27:26autour de 50%
27:27des volumes d'échanges
27:28sur la dette française
27:29sur le marché
27:29mais attention,
27:30ce sont juste
27:30de la dette
27:31qui change demain rapidement.
27:32Les hedge funds,
27:33si demain la France va mieux,
27:34ils parieront
27:35dans le sens de la France.
27:36C'est-à-dire,
27:37c'est comme un investisseur
27:38s'il sent que Nvidia
27:39a du potentiel
27:39il va acheter,
27:40s'il sent que demain
27:40une boîte n'a pas de potentiel
27:41il vend.
27:42Donc les hedge funds
27:43on dit font vos tours
27:44mais ils sont juste là
27:44pour exploiter en quelque sorte
27:46pour ces défauts
27:47ils sont là pour gagner de l'argent
27:48mais s'ils peuvent gagner de l'argent
27:49parce que la France
27:50à mon avis ira mieux
27:51ils le feront aussi.
27:52Donc c'est toujours très symétrique.
27:53C'est rationnel.
27:53C'est rationnel
27:54et puis aussi bien comprendre
27:55que ces fonds
27:56qui effectivement sont très agiles
27:57et parfois de l'effet de levier
27:58c'est-à-dire qu'ils ont
27:59un côté très dynamique
28:00dans le marché
28:01c'est à double tranchant.
28:02C'est-à-dire que
28:02s'ils font un investissement
28:04de conviction
28:06et que le marché part
28:07dans l'autre sens
28:07si vous les avez regardé
28:08les classements des hedge funds
28:09chaque année qui est publié
28:10certains finissent
28:10à moins 80-90%
28:12donc c'est quand même risqué
28:13et donc c'est pas
28:14de l'argent facile
28:15pour tout le monde
28:15de loin de là.
28:16Voilà pour ce débat
28:17entre Alexandre Baradez
28:18chef analyste chez IG
28:20et Alexandre Malafa
28:20et président fondateur
28:21de l'Institut Sinopia
28:22c'était ce mercredi
28:23sur BFM Business.
28:27BFM Business présente
28:32Le 18h écho
28:34Stéphanie Collot
28:35Le 18h écho
28:35se poursuit sur BFM Business
28:37on fait tout de suite
28:38un point sur les marchés
28:39avec Antoine Larigauderie
28:40bonsoir
28:40Bonsoir Stéphanie
28:41Le CAC termine
28:42cette semaine en hausse
28:44mais toujours avec
28:45cette grosse tension
28:46sur l'obligataire
28:46Oui et du coup
28:47sur la semaine
28:48on perd plus de 2%
28:49sur le CAC 40
28:50on la termine quand même
28:51de belle manière
28:51plus 0,79%
28:53on termine à 7897 points
28:57sur des volumes d'échanges copieux
28:593,9 milliards
29:03grosse tendance positive
29:04sur la tech
29:05plus 1,42%
29:06pour l'Euronext Tech Leaders
29:07et l'Eurostock 50
29:08a gagné 1,02%
29:10sur le CAC 40
29:11il y a eu un attrait
29:12sur toutes les valeurs
29:13liées à l'intelligence artificielle
29:14que ce soit
29:14les semi-conducteurs
29:15les spécialistes
29:17de l'intelligence énergétique
29:18on a STMicro
29:19qui a gagné 6,5%
29:20à 50,34€
29:22on a Schneider Electric
29:23qui a gagné 3,5%
29:25à 303€
29:26et le Grand
29:26plus 3,4%
29:27à 144,55€
29:29en revanche
29:30à la baisse
29:30Kering
29:31on va en reparler
29:313,22€
29:33210,30€
29:34on a Sanofi
29:35qui a perdu un petit peu
29:35plus de 3%
29:36à 70,81€
29:37et Renault
29:38moins 2,95€
29:39à 24,68€
29:41un coup d'œil
29:41sur les rendements obligataires
29:42parce qu'autant vous dire
29:43que c'est le grand 8
29:45et alors notamment
29:45sur la dette française
29:4610 ans
29:47qui a quasiment touché
29:48les 5% en cours
29:49d'après-midi
29:49avant de refluer
29:51et on est aux alentours
29:52des 4,85€
29:544,86€
29:55en ce moment
29:55et du côté
29:56des marchés américains
29:57on évolue actuellement
29:58dans le vert
29:59sachant qu'on a eu
30:00le chiffre de l'emploi
30:01aux Etats-Unis
30:02oui alors bien sûr
30:03c'était une nouvelle
30:03un petit peu contrastée
30:05c'est-à-dire que
30:05les créations d'emplois
30:08déjà continuent
30:08ça c'est plutôt
30:10une bonne chose
30:10mais sur un rythme
30:11beaucoup moins fort
30:12qu'attendu
30:12à 29 000 unités
30:14en septembre
30:15donc du coup
30:15alors là aussi
30:16ça a provoqué
30:17des grands 8
30:17sur le marché
30:18obligataire américain
30:19on a vu la dette américaine
30:21se détendre
30:21alors très très largement
30:23sous les 5,2%
30:24et puis alors là
30:25c'est en train de remonter
30:26en flèche
30:26on est au-delà de 5,25
30:27on est même à 5,27
30:29donc autant dire
30:30que ceux qui se disaient
30:32le marché de l'emploi
30:33est peut-être
30:34un petit peu ralenti
30:35en ce moment
30:35on voit que les pressions
30:36inflationnistes
30:37commencent à se modérer
30:38un tout petit peu
30:38autour des 3%
30:40sur l'inflation corse
30:41ça va donner du temps
30:42à la Fed
30:42avant de remonter ses taux
30:44puis là
30:44les anticipations
30:45sont en train de repartir
30:46parce qu'on sent
30:47que les pressions inflationnistes
30:48se poursuivent
30:48notamment les prix de l'énergie
30:49bien sûr
30:50on est à nouveau
30:50au-delà des 100 dollars
30:51sur le Brent
30:52de Mer du Nord
30:52et on va revenir justement
30:53sur ces questions énergétiques
30:55dans un instant
30:56avec Astrid Olivier
30:56et Thierry Brosse
30:58qui est actuellement
30:59en ligne avec nous
30:59mais d'abord
31:00Antoine
31:01c'était une journée
31:02compliquée pour Kering
31:03qui prévient
31:05que le troisième trimestre
31:06va se compliquer
31:08dans le secteur
31:08oui
31:09c'est-à-dire que
31:10c'était un appel
31:12avec des analystes
31:13pour un petit peu
31:13préparer
31:14la publication
31:15des résultats
31:16du deuxième trimestre
31:18et là
31:19on a vraiment l'impression
31:20que le groupe
31:21est en train de prévenir
31:23que le rebond
31:24c'est pas pour tout de suite
31:26conjoncturellement
31:27ça reste compliqué
31:27pour l'ensemble
31:28du secteur du luxe
31:29et on l'a dit
31:29en bourse
31:30ça se lit
31:30on a l'ensemble
31:31du secteur du luxe
31:32à Paris
31:32qui vaut moins
31:33qu'ASML par exemple
31:34donc on voit
31:35que les capitalisations
31:36sont vraiment réduites
31:37sur fond de perspective
31:38qui reste extrêmement morose
31:39alors même que
31:41Kering avait intégré
31:43à ses cours
31:43une certaine forme
31:44de reprise
31:45d'enthousiasme
31:45concernant notamment
31:46les nouvelles collections
31:47de Gucci
31:47on a pu les voir
31:48en début de semaine
31:49et effectivement
31:50il y a de quoi être convaincu
31:50c'est très très beau
31:52et on renoue
31:52vraiment avec
31:53ce que les analystes
31:54espéraient de Gucci
31:56c'est-à-dire
31:56une véritable forme
31:57de chic
31:57de plus-value
31:58mais voilà
31:59la conjoncture
32:00reste compliquée
32:01ça ils n'y peuvent
32:01pas grand chose
32:02et il va falloir
32:03faire le dos rond
32:04malgré tout
32:04Kering signe
32:05une très très belle
32:06recovery
32:07sur les derniers mois
32:08mais c'est vrai
32:09que là sur
32:10ces dernières semaines
32:10en bourse
32:11c'est difficile
32:11un petit peu
32:12pour tout le monde
32:12dans le secteur du luxe
32:13à surveiller
32:13donc le secteur du luxe
32:15merci beaucoup Antoine
32:18sur le prix du baril de Brenne
32:20vous l'avez dit Antoine
32:20qui est en baisse
32:21à 101 dollars
32:22actuellement
32:22c'est grâce
32:23à la décision commune
32:24des pays du G7
32:25de libérer
32:26100 millions
32:26de barils de pétrole
32:28stratégiques
32:29d'ici à 4 mois
32:30pour Emmanuel Macron
32:31c'est une décision
32:32qui va soulager
32:33les marchés
32:36cette décision commune
32:37et cette unité
32:37devraient faire baisser
32:38les prix
32:38les volumes aussi
32:40qu'on libère
32:40vont fluidifier le marché
32:42et faire baisser les prix
32:43à la fois du pétrole brut
32:44et du diesel
32:45d'abord parce que
32:46on communique très clairement
32:47sur le fait qu'il y a une réouverture
32:48et qu'il y a une refluidification
32:49du marché
32:50et ensuite que nous ne nous divisons pas
32:52au sein des membres du G7
32:53il y avait des prix
32:55qui avaient augmenté
32:55parce qu'il y avait une spéculation
32:56qui existait
32:57en particulier
32:58sur des rumeurs
32:59d'interdiction à l'export
33:00et plus qu'une rumeur
33:01il s'agit d'une menace
33:03des Etats-Unis
33:03qui accusent les 27
33:04de ne pas en faire assez
33:05pour contenir
33:06la crise énergétique
33:07Donald Trump a demandé
33:08hier
33:09à la France
33:10et à l'Allemagne
33:10notamment
33:11de libérer leur stock
33:13stratégique de diesel
33:14utile au secteur
33:15des transports
33:16et de l'agriculture
33:17Astré-Olivier
33:18sur les 100 millions
33:20de barils
33:21débloqués
33:21par les pays du G7
33:22il y en a
33:23la moitié
33:24qui concerne justement
33:25le diesel
33:25oui les pays du G7
33:27ont agi
33:27de manière concertée
33:29sous l'oeil
33:29du président français
33:30à l'initiative
33:31de cette réunion d'urgence
33:32après les menaces
33:33de Donald Trump
33:34la nuit dernière
33:35qui indiquait vouloir
33:36imposer un embargo
33:37sur les exportations
33:39américaines
33:39de diesel
33:40les européens
33:41devaient agir vite
33:42pour éviter
33:43à tout prix
33:44des restrictions
33:44des Etats-Unis
33:45des stocks stratégiques
33:47de diesel
33:47européens
33:48vont être libérés
33:4950 millions
33:50de barils
33:50sur les 771 millions
33:52dont dispose
33:53l'Union Européenne
33:55la coupure
33:56des approvisionnements
33:57américains
33:57aurait été
33:58une catastrophe
33:59pour l'Union
34:00car 50%
34:01du gazole
34:02importé
34:03vient des Etats-Unis
34:04au troisième trimestre
34:05de cette année
34:06360 000 barils
34:08par jour
34:08de diesel américains
34:10ont été livrés
34:11au 27
34:11contre 250 000
34:13avant le conflit
34:14en Iran
34:16cette baisse
34:16des stocks mondiaux
34:18de diesel
34:18a entraîné
34:18la flambée
34:19des prix
34:19qui ont doublé
34:20depuis février
34:21dans l'Union Européenne
34:22le gazole
34:23est aujourd'hui
34:24à 2,24 euros
34:25le litre
34:26en moyenne
34:26selon Bruxelles
34:28un prix qui reste
34:29en tout cas
34:29supérieur
34:30à celui
34:31en vigueur
34:31aux Etats-Unis
34:32qui avait atteint
34:33fin septembre
34:34l'équivalent
34:35de 1,53 euros
34:36le litre
34:37d'après l'association
34:38automobile
34:39américaine
34:40sauf qu'on est à
34:41un mois
34:41des élections
34:42de mi-mandat
34:42Donald Trump
34:43avait besoin
34:44de ses stocks
34:45américains
34:45pour faire baisser
34:46les prix
34:46et éviter
34:47une défaite électorale
34:49Merci Astré Olivier
34:50on est en ligne
34:51avec Thierry Bross
34:52bonsoir
34:53vous êtes
34:53expert énergie
34:54et professeur
34:55à Sciences Po
34:56Paris
34:56on le disait
34:57les cours
34:58du pétrole
34:59pour le Brent
34:59en tout cas
35:01reculent
35:01101 dollars
35:02le baril
35:03est-ce que
35:03les marchés
35:04anticipent
35:05en fait
35:05dès aujourd'hui
35:06le déblocage
35:07de ses réserves stratégiques
35:08de pétrole
35:10je pense que c'est
35:11la volatilité
35:13intraday
35:13qu'on a vu
35:14depuis quelques temps
35:15sur ces marchés là
35:16donc je ne suis pas sûr
35:17que ça a fait
35:20fortement baisser
35:21les prix du baril
35:22je ne suis pas sûr
35:23que ça aura
35:23un vrai impact
35:24en fait
35:24vous l'avez évoqué
35:26on répond
35:26à la menace
35:27de Trump
35:28et on essaye
35:28de trouver
35:29une solution
35:30un peu moins
35:31contraignante
35:32que le risque
35:33de ces exportations
35:36américaines
35:37qui pourrait
35:37venir à manquer
35:38si le président
35:39américain
35:39avait décidé
35:40de signer
35:41son embargo
35:42Thierry Bross
35:43ce déblocage
35:44il va permettre
35:45de baisser
35:45les prix du pétrole
35:46et du diesel
35:48dans quelle proportion ?
35:51Alors non
35:52je ne crois pas
35:52je crois qu'il faut
35:54regarder ça
35:54du côté Trump
35:55puisque finalement
35:56c'est Trump
35:57qui a l'écart
35:58sans main
35:58sur ce sujet là
35:59Trump
36:00vous l'avez évoqué
36:01un problème
36:01de diesel
36:02aux Etats-Unis
36:03il a été mutilé
36:04par deux
36:05aux Etats-Unis
36:06et il est
36:07beaucoup moins taxé
36:08et cela gêne
36:09ses électeurs
36:10et les Etats-Unis
36:11pour Trump
36:12c'est un empire énergétique
36:14c'est un pays
36:14qui est le premier
36:15producteur de pétrole
36:16et qui exporte
36:17le diesel
36:18et Trump
36:18ne comprend pas
36:19très bien
36:20pourquoi
36:20dans son pays
36:21on devrait payer
36:22le prix du diesel
36:23très élevé
36:24parce que
36:24les Européens
36:25n'ont pas fait
36:26les investissements
36:27ou la politique
36:28énergétique
36:29pour avoir
36:30du diesel
36:30en fait
36:31les Etats-Unis
36:32font une politique
36:33énergétique
36:34l'Europe
36:34fait une politique
36:35climatique
36:36et Trump
36:37n'est pas d'accord
36:37avec ça
36:38et donc
36:38a essayé
36:39de nous tordre
36:39le bras
36:40l'objectif
36:41pour lui
36:41c'est de faire
36:41baisser le prix
36:42du diesel
36:43aux Etats-Unis
36:44le reste
36:44ça ne l'intéresse
36:46pas du tout
36:46ça ne l'intéresse
36:48pas
36:49pour les Européens
36:51mais il n'empêche
36:51ça va quand même
36:52faire baisser
36:53le prix du baril
36:55et du pétrole
36:55et du diesel
36:57sur le marché
36:57européen
37:00je ne suis pas convaincu
37:01de ça
37:02si vous faites un petit calcul
37:03vous voyez que
37:04pourquoi est-ce que
37:05le prix du diesel
37:06a augmenté
37:06c'est parce que
37:07les Ukrainiens
37:08attaquent les raffineries
37:09russes
37:10Trump avait d'ailleurs
37:10demandé aux Ukrainiens
37:12d'arrêter
37:12ce qu'ils n'ont pas fait
37:13les russes
37:14exportaient
37:14de l'ordre
37:15de 1 million
37:16de barils
37:16par jour
37:17de diesel
37:17ce diesel
37:18il allait historiquement
37:19en Europe
37:20alors depuis 2022
37:21on a mis
37:22une feuille de vigne
37:23et c'est du diesel
37:25chinois
37:26mais c'est le même
37:27et donc
37:27finalement
37:291 million
37:30de barils
37:30par jour
37:31qui manque
37:31puisque les russes
37:32ne peuvent plus
37:32exporter
37:33et bien vous voyez
37:34les 50 millions
37:35de stocks stratégiques
37:36de diesel
37:37ça va couvrir
37:3850 jours
37:39d'arrêt d'importation
37:41de diesel
37:41russe
37:42est-ce que
37:43ça sera suffisant
37:44ou pas
37:44est-ce que dans 50 jours
37:46il y a
37:46un arrêt à la guerre
37:48en Ukraine
37:48je ne suis pas sûr
37:49donc il faut s'attendre
37:51à une tension
37:52sur les prix
37:53du pétrole
37:55et du diesel
37:56pendant encore
37:57plusieurs mois
37:58qu'est-ce qui pourrait
37:59détendre ces prix-là
38:00justement
38:01alors ce que
38:02vous voyez
38:03c'est que
38:04ça va à mon avis
38:05permettre
38:06de ne plus tendre
38:07l'équilibre offre-demande
38:09et donc les prix
38:09ne vont arrêter
38:10de monter
38:11ça c'est je pense
38:11à peu près certain
38:13par contre
38:13effectivement
38:14si vous voulez
38:15faire baisser les prix
38:16il va falloir
38:17faire ce qui a été fait
38:19par l'accord
38:20à Versailles de juin
38:21c'est-à-dire
38:21trouver un moyen
38:22d'arrêter
38:23une voire deux
38:25de ces guerres
38:25tant que vous n'avez pas
38:26ce moyen-là
38:27tant que vous n'avez pas
38:28cette solution-là
38:29l'équilibre offre-demande
38:31se tend tous les jours
38:32puisqu'il n'y a pas
38:33suffisamment de pétrole
38:34et de produits pétroliers
38:35qui transitent
38:36via Hormuz
38:37et il n'y a plus
38:38de diesel
38:39que la Russie exporte
38:40Merci beaucoup Thierry Bross
38:43je rappelle que vous êtes
38:43expert énergie
38:44et professeur
38:46à Sciences Po Paris
38:47Dans un instant
38:49sur BFM Business
38:50on va parler de la visite
38:51de Ravier Milei
38:52en France
38:53venue renforcer
38:54les liens économiques
38:55entre les deux pays
38:57à un an de l'élection
38:58présidentielle en Argentine
39:00une opération séduction
39:01qui cible notamment
39:02les secteurs de l'énergie
39:04et des matières premières
39:05d'ailleurs Total Energy
39:07a annoncé
39:0710 milliards
39:08de dollars
39:09d'investissement
39:10on dresse
39:11le bilan
39:12de cette visite
39:13dans un instant
39:14à tout de suite
39:23On poursuit le 18h éco
39:25à l'international
39:26avec la fin
39:27bientôt de la visite
39:28de Ravier Milei
39:29en France
39:30le président argentin
39:31est arrivé mercredi
39:32il repart
39:33demain en Argentine
39:34il est venu vanter
39:35les atouts
39:35de son pays
39:36auprès des investisseurs
39:38on fait le point
39:38avec Florence Pinault
39:40de Villechenon
39:41bonsoir
39:41bonsoir
39:42vous êtes professeure
39:43émérite à l'ESCP
39:44Business School
39:44directrice du centre
39:45d'études et de recherche
39:46Amérique Latine Europe
39:47et membre fondateur
39:49et présidente
39:50de Alpha
39:52chambre de commerce
39:53d'Argentine
39:54en France
39:55vous avez suivi
39:56cette visite
39:57de Ravier Milei
39:58en France
39:59hier à l'OCDE
40:00aujourd'hui
40:01à l'ambassade
40:02quel est votre ressenti
40:03d'abord ?
40:04Alors mon ressenti
40:05c'est qu'une impression
40:06de
40:07de belle cohérence
40:11d'un
40:12un souffle
40:13renouvelé
40:14et on va revenir
40:15peut-être sur
40:16le tempo
40:16de cette visite
40:18et surtout
40:19intéressant
40:20de la construction
40:21de son agenda
40:22et de sa délégation
40:24sur laquelle
40:24il y a des choses
40:25à dire
40:25mais c'est ce qui me fait
40:27en observatrice
40:28comme ça
40:28puis en franco-argentine
40:29que je suis
40:30parler de cohérence
40:31effectivement
40:31on va y revenir
40:32sur cette cohérence
40:33cette visite
40:34elle se fait
40:34dans le cadre
40:34de l'Argentine Week
40:36rendez-vous destiné
40:37à attirer
40:38des investissements
40:39européens
40:39dans son pays
40:40et ça semble
40:41avoir bien fonctionné
40:42puisque Total Energy
40:44a annoncé
40:4410 milliards de dollars
40:45d'investissement
40:46en Argentine
40:48et Ramet de son côté
40:49annonce un investissement
40:51de 350 millions
40:52de dollars
40:53est-ce qu'on peut dire
40:54que Ravier Milei
40:55va rentrer
40:56à Buenos Aires
40:58avec ses succès
40:59en poche
41:00je pense
41:00je pense
41:01parce que je ne vois pas
41:02j'ai été agréablement
41:04surprise
41:04par la
41:05la véhémence
41:07des dirigeants
41:08qui l'ont accompagné
41:09européens
41:10notamment français
41:10mais la visite
41:11c'était
41:12l'Argentine Week
41:13in Europe
41:14en Europe
41:14donc la véhémence
41:16le caractère
41:18très affirmé
41:19des déclarations
41:20des témoignages
41:21des dirigeants
41:21argentins
41:22qui sont venus
41:23avec lui
41:23et européens
41:24qui l'ont rencontré
41:25et effectivement
41:26quand on voit
41:28monsieur Pouyanné
41:29a livré
41:30une déclaration
41:31très claire
41:33faites pétri
41:34de confiance
41:35dans le pays
41:36donc oui
41:37on se dit
41:37je ne vois pas
41:38ce qu'il ferait
41:39qu'il fasse
41:41marche arrière
41:42c'est la preuve aussi
41:43ces contrats
41:45et cette visite
41:45en Europe
41:46de Ravier Milei
41:47que le pays
41:48est devenu
41:49désormais suffisamment
41:51prévisible
41:52sur le long terme
41:53pour rassurer
41:54et attirer
41:54ses investisseurs
41:55alors je pense
41:56que cette mission
41:58avait un message
41:59je le ressens
42:01comme ça
42:02très clair
42:03à faire passer
42:03l'Argentine
42:05est un partenaire
42:06fiable
42:07la phase de stabilisation
42:09est terminée
42:10maintenant
42:11le moment est venu
42:11de passer
42:12à la seconde étape
42:13nous sommes là
42:14aux trois quarts
42:15du mandat de Milei
42:17puisqu'on a des élections
42:18dans le monde
42:18donc le moment est venu
42:19de passer
42:20à une phase
42:20de construction
42:21et de croissance
42:23qui impacte
42:24dans la poche
42:25de tous les Argentins
42:26donc
42:28toute cette mission
42:29c'est pour ça
42:29que je parlais
42:30de cohérence au début
42:31et vraiment
42:31a été vraiment construite
42:32autour de ça
42:33on veut attirer
42:34des investisseurs
42:36et si vous faisiez
42:37un nuage de mots
42:38comme on fait souvent
42:38pour voir
42:39les fréquences
42:40lexicales
42:41vous auriez effectivement
42:42le mot
42:42prédictibilité
42:43confiance
42:44stabilité
42:45qui sont revenus
42:47dans la bouche
42:48du président lui-même
42:50ça va de soi
42:51de ses ministres
42:52de ses gouverneurs
42:53de ses dirigeants
42:55argentins
42:56des dirigeants
42:56européens
42:57elle est revenue
42:58mais je vous dirais
42:59dans les 9h
43:01que j'ai 8h
43:01à l'OCDE
43:03elle est bien revenue
43:03une vingtaine de fois
43:05Ravien Milei
43:06qui est venu vanter
43:07les atouts de son pays
43:08riche en réserves
43:09de cuivre
43:09de lithium
43:10d'uranium
43:11parmi les plus grands
43:12de la planète
43:13avec aussi un secteur minier
43:15avec une croissance annuelle
43:16à deux chiffres
43:17pourquoi l'Argentine
43:19n'attire pas davantage
43:20selon vous
43:21écoutez
43:21l'exploitation
43:22du secteur minier
43:23si vous faites
43:24vous jetez un regard
43:25de l'autre côté
43:25de la cordillère
43:26il y a à peu près
43:27selon l'endroit
43:28où vous trouvez
43:287 à 5 000 mètres
43:29d'altitude
43:30mais enfin
43:31c'est un mur
43:31qui nous sépare
43:32du Chili
43:32les voisins chiliens
43:33ça fait longtemps
43:34qu'ils promeuvent
43:36le secteur minier
43:37notamment le cuivre
43:38on a tous entendu parler
43:39le grand producteur
43:40et jusqu'à maintenant
43:41en Argentine
43:41je crois que là
43:42il faut l'attribuer
43:43aux erreurs
43:45aux errances
43:46des politiques précédentes
43:48alors en plus
43:50c'est ce qui est intéressant
43:51du sujet
43:51mais on ne fait pas
43:52quelque chose
43:53sur la mine
43:53aujourd'hui
43:54mais c'est que
43:55l'exploitation minière
43:56a aussi ses ombres
43:57et ses lumières
43:58parce que vous touchez
43:58tout de suite
43:59aux équilibres
44:00environnementaux
44:01l'eau etc
44:01les populations
44:02mais enfin
44:03là il y a une décision
44:04pour la première fois
44:05de l'histoire
44:05de l'Argentine
44:07de vraiment
44:07s'inscrire
44:08comme un producteur
44:11de gaz aussi
44:12on ne l'a pas mentionné
44:13mais il veut rappeler
44:14à l'Europe
44:14il a dit
44:15l'Europe a bien fait
44:16le test
44:17de ce que c'est
44:18que dépendre
44:19de fournisseurs
44:20peu fiables
44:21pensez Russie
44:23donc l'Argentine
44:24elle est
44:25messieurs les Européens
44:26mesdames
44:26elle est en mesure
44:27de devenir
44:28votre fournisseur
44:30de gaz
44:30parce qu'ils l'ont dit tous
44:31on a besoin de gaz
44:32même pour développer
44:33le renouvelable
44:34et l'IA
44:35donc on a besoin de gaz
44:37et l'Argentine en a
44:37donc c'était ça le message
44:39mais là aussi
44:40on joue
44:40sur le terrain américain
44:42et le terrain chinois
44:43parce qu'on n'est pas les seuls
44:44à avoir envie
44:44et besoin de gaz surtout
44:46absolument
44:46alors écoutez
44:47là il est revenu
44:48il était aux Etats-Unis
44:50alors j'ai un doute
44:51est-ce qu'il devait être
44:52à New York je pense
44:53ou à Washington
44:54j'ai eu une hésitation
44:55il y a quelques jours
44:55la semaine
44:56et là il est quand même revenu
44:58avec une promesse
45:00de financement
45:01avec l'Esinbank
45:02pour un corridor
45:04Ande-Atlantique
45:06pour acheminer
45:07justement
45:08la ressource
45:10en gaz
45:10parce que toutes les ressources
45:12sont sur la cordillère
45:13mais la Patagonie
45:14les provinces
45:15sont moins peuplées
45:16la consommation
45:17elle est du côté Est
45:19et à plus forte raison
45:20si on regarde l'export
45:21j'ai perçu aussi
45:22vous avez là une Argentine
45:23qui regarde beaucoup l'export
45:25et là ça fait
45:27la première fois
45:28depuis très longtemps
45:28elle a un excédent commercial
45:30dans sa balance extérieure
45:31absolument
45:32avec une croissance
45:33des exportations
45:35agribusiness
45:36céréales etc
45:37et puis minerais
45:39gaz
45:39pétrole
45:40effectivement
45:41mais est-ce que
45:42vous avez parlé
45:43de la vigueur
45:44du secteur minier
45:45des hydrocarbures
45:46est-ce que
45:47cet atout
45:48toute la société
45:49argentine
45:50en bénéficie-t-elle ?
45:52Alors
45:52pas encore
45:53parce que
45:54si vous voulez
45:55on est
45:55et c'est pour ça
45:56que le voyage
45:56a un tempo intéressant
45:58en même temps
45:58on a un Javier Milei
46:00qui veut renouveler
46:01il veut avoir
46:02un deuxième ticket
46:02il l'a bien dit
46:03moi j'ai besoin
46:04de votre confiance
46:04et je vous promets
46:05que si vous votez
46:07pour moi
46:08je promets des années
46:09de très très magnifiques
46:11les plus belles de l'histoire
46:12bon
46:12c'est notre président
46:13a une tendance
46:14un peu à l'hyperbole
46:15comme d'autres
46:16mais en même temps
46:17si vous voulez
46:18sur le marché intérieur
46:20la consommation
46:20est encore à tonne
46:22la croissance
46:24peine
46:24à se faire sentir
46:26surtout que
46:27les gens
46:27dans leur pouvoir d'achat
46:28donc
46:29pour l'instant
46:30si vous voulez
46:30on est plutôt
46:31à un moment
46:31où
46:32on a traversé
46:33une période
46:33complètement
46:35folle
46:35due
46:38au verrou
46:39mis sur l'économie
46:40de contrôle énergétique
46:41conclusion
46:42l'énergie
46:42était subventionnée
46:43et du coup
46:44maintenant
46:45vous lâchez
46:45les subventions
46:46en disant
46:46j'ai argentin
46:47attendez
46:47je vous prépare
46:48vous allez voir
46:48on va devenir
46:49un exportateur
46:50donc là du coup
46:51l'énergie sera moins
46:52chère pour vous
46:53mais on est un peu
46:54encore dans cette transition
46:55et ça c'est effectivement
46:56c'est là où
46:57le passage est un peu
46:58difficile
46:59et je crois
47:00que lui
47:01il se situe
47:02en ce moment même
47:04Ravier Mileï
47:05qui a appliqué
47:05une politique
47:06à la tronçonneuse
47:07il le disait
47:07lui-même
47:09en tranchant
47:09dans les dépenses
47:10publiques
47:10notamment
47:12et on peut lui mettre
47:14à son crédit
47:15la baisse de l'inflation
47:16on peut mettre
47:17à son crédit aussi
47:18l'excédent budgétaire
47:19l'excédent budgétaire
47:20première fois
47:20dans des décennies
47:21plus 0,3%
47:22en 2025
47:23c'est petit
47:24mais enfin
47:24c'est là
47:25on aimerait bien la voir
47:26on aimerait bien la voir
47:27oui c'est vrai
47:29est-ce que
47:29deux ans et demi
47:30après son arrivée au pouvoir
47:31on peut dire
47:32que c'est une réussite
47:32économique ou c'est encore
47:34trop tôt
47:34alors là moi j'ai envie
47:36vous savez
47:36ce sont des situations
47:37complexes
47:38nous les connaissons
47:39en Europe
47:39je crois que c'est trop
47:41je résiste à la tentation
47:42de dire
47:43vers tout plein
47:44vers tout vite
47:45c'est un désastre
47:46il y a des pauvres partout
47:47c'est super
47:48l'Argentine est le premier
47:50et le meilleur pays du monde
47:51oui parce que parallèlement
47:52socialement
47:52c'est extrêmement compliqué
47:53il y a près d'un tiers
47:54de la population
47:55qui est sous le seuil
47:56de pauvreté
47:57il y a des
47:58il y a
47:59et il ne faudrait pas
48:00qu'il y ait trop de tensions
48:01parce qu'il faut tenir
48:02il faut tenir
48:0313 mois encore
48:05mais
48:06lui
48:07et ce qu'il disait hier
48:08et c'est vrai que
48:09si vous l'écoutez
48:09vous dites
48:10ses engagements étaient
48:11je réduis l'inflation
48:12je mets de l'or dans la boutique
48:16je lance un trait
48:18je trace un trait
48:19sur le déficit budgétaire
48:20je veux que maintenant
48:21on parle d'excédent
48:23augmenter les réserves
48:25c'est fait
48:26bon
48:27jusqu'à maintenant
48:28au niveau macro
48:29on est là
48:29au niveau micro
48:30c'est vrai que vous avez
48:31après des sensibilités
48:33vous avez la classe moyenne
48:36qui est particulièrement touchée
48:38n'en parlons pas
48:39de celle qui est
48:41avec les revenus
48:43les plus réduits
48:45donc si vous voulez
48:46l'éducation a augmenté
48:48le coût des écoles
48:49des mutuelles complémentaires
48:51les transports ont monté
48:52l'énergie a augmenté
48:54donc vous voyez
48:55il se trouve là
48:56pour l'instant
48:56dans une situation
48:57où on espère
48:58que l'avenir
48:59devrait être mieux
49:00a priori jusqu'à maintenant
49:02on ne veut pas revenir
49:04aux périodes passées
49:06on ne veut pas
49:06se laisser bercer
49:07par les illusions
49:08de la distribution
49:09d'un état généreux
49:11mais qui finalement
49:12imprime des billets
49:13pour le faire
49:14mais en même temps
49:15bon voilà
49:16il y a la patience
49:17vous voyez du citoyen
49:18combien va-t-elle durer
49:20c'est vrai que ça fait partie
49:21de l'équation
49:22et du coup ce voyage
49:23c'est vrai qu'il est
49:25au bon moment
49:26moi je disais le tempo
49:27parce qu'en plus
49:28là maintenant
49:28ils vont voter
49:29alors hier
49:30le président se vantait
49:32d'avoir fait en deux ans
49:34ce qui s'était fixé
49:35pour quatre
49:35et d'avoir pu envoyer
49:37enfin au congrès
49:38des projets
49:38le budget de l'année suivante
49:40vous voyez
49:41c'est les débats
49:42très semblables
49:42à ce qu'on a nous
49:43ici chez nous
49:43voilà
49:44et alors là
49:45il va faire voter
49:46le budget de 2027
49:48il a besoin des gouverneurs
49:49il a besoin des provinces
49:50il a besoin
49:51parce qu'il n'a pas
49:51une majorité
49:52il a gagné en confort
49:54dans les chambres
49:55dans le pouvoir législatif
49:56avec les mid-termes
49:57mais il n'a pas
49:59une majorité pour lui
50:00donc il a dû rentrer
50:01dans le jeu des tractations
50:03et là c'est vrai
50:04que d'emmener
50:04c'est très intéressant
50:05parce qu'il a emmené
50:06des gouverneurs avec lui
50:07il a emmené des ministres
50:08histoire de montrer
50:09qu'il avait
50:10une équipe
50:11qui n'était pas faite
50:12que de ses partisans
50:13et parce qu'avec ces provinces
50:15parce que le rôle
50:15des gouverneurs
50:16est important
50:16dans la sensibilisation
50:18au vote
50:19ces provinces
50:19elles attendent
50:20elles aussi
50:20des investissements
50:21donc là
50:22il les a laissés parler
50:23il les a laissés promouvoir
50:25livrer leurs promesses
50:27et en venant
50:29avec ces 10 ou 11 gouverneurs
50:31alors notamment
50:31de province
50:32minière
50:34on sent
50:34qu'ils jouent
50:35ce jeu
50:36parce que les gouverneurs
50:37de province
50:37auront aussi besoin
50:38de revenir
50:39avec quelque chose
50:40dans la main
50:41pour qu'on vote
50:42pour eux
50:44Florence Pinault
50:45de Villechenon
50:46une dernière question
50:46très rapidement
50:48il est bien parti
50:49pour remporter
50:49l'élection présidentielle
50:50l'année prochaine
50:51écoutez je pense
50:53moi je me livrerai
50:54pas à ces
50:56je pense qu'il a ses chances
50:57parce que devant
50:58il y a un péronisme
50:59et un kirchnerisme
51:00pas tout à fait
51:01la même chose
51:02il y a une superposition
51:03mais c'est pas à 100%
51:05qui est encore
51:06qui n'est pas complètement
51:08qui ne s'est pas réorganisé
51:09qui ne s'est pas vraiment repensé
51:12à 7h
51:13il manque 13 mois
51:15donc le chemin est long
51:17il faut que les citoyens
51:19commencent à sentir
51:20les bienfaits
51:21de ces mesures
51:21et de la tronçonneuse
51:22voyez
51:23c'est vraiment un pari
51:25mais il l'a annoncé
51:27et il l'a annoncé
51:29avec une telle assurance
51:31que
51:32on verra bien
51:33Merci beaucoup
51:34Florence Pinault
51:36de Villechenon
51:37professeure émérite
51:37à l'ESCP
51:38Business School
51:40directrice du centre
51:41d'études et de recherche
51:43Amérique Latine Europe
51:44et membre fondateur
51:46et présidente
51:47de Alpha
51:48Chambre de commerce
51:49Argentine
51:50en France
51:51tout de suite
51:51sur BFM Business
51:53c'est de quoi je me mêle
51:55avec François Sorel
51:56très bonne soirée
51:57très bon week-end
51:59Le 18h écho
52:01sur BFM Business
52:03Sous-titrage Société Radio-Canada

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