- il y a 11 heures
Ce vendredi 5 juin, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole SA, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez La Financière de l'Échiquier, et Virginie Robert, présidente de Constance Associés, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, tout le monde s'est lassé de la drôle de trêve en Iran
00:14et des déclarations contradictoires de Donald Trump
00:16alors on va pas en parler, on a décidé de pas en parler
00:19d'habitude on fait des spéciales Iran, là c'est
00:20No Iron
00:22mais j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end
00:25et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle, pourquoi ?
00:28Vous allez me dire, parce qu'on va analyser les événements majeurs
00:30qui ont marqué la semaine, sur l'économie, la finance, les marchés
00:33votre argent au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine
00:36c'est pour faire plaisir à un de mes invités qui défend toujours la France
00:39c'est décroissance française, la question macro
00:41l'inflation publiée cette semaine en Europe
00:44justifie-t-elle une hausse des taux ? Le chiffre de la semaine
00:47le chiffre j'aurais pu en choisir plein
00:50c'est encore ces chiffres qui nous viennent des Etats-Unis
00:52là c'est 85 milliards de dollars, ça va être la levée de capitaux
00:56d'alphabet après ce qu'on a appris sur OpenAI
00:58après ce qu'on a appris sur SpaceX
01:00on va en reparler
01:01un autre monde, une autre planète
01:03on n'a pas attendu d'être sur la planète Mars
01:05pour être sur une planète finance qui ne ressemble pas à la nôtre aux Etats-Unis
01:08en deuxième partie de l'émission
01:10j'ai demandé à nos experts
01:11quel a été l'événement
01:13qui a marqué leur semaine sur les marchés
01:15où va la bourse, la question d'argent
01:17évidemment, quel est le placement qu'il faut privilégier
01:20cette semaine, le top ou le flop
01:22que vous attendez tous, le top 3 des gérants
01:24qui attendent tous les gérants, les actions à acheter ou vendre
01:26mais vous le savez maintenant
01:28et vous allez voir, on a une surprise
01:29pour une émission exceptionnelle
01:31il faut des invités exceptionnels
01:32j'ai donc le plaisir de vous présenter
01:34nos Jedi de l'économie et de la finance
01:37alors une nouvelle recrue pour C'est votre argent
01:40c'est toujours un énorme événement
01:42et peut-être qui sait
01:44l'occasion d'un bisutage
01:47vous savez, vous êtes nerveuse ?
01:49oui, j'espère que le bisutage ne va pas être trop féroce
01:51non, ils me disent tous que je me suis ramolli
01:54il paraît, il paraît
01:56mais j'espère que vous resterez ramolli aujourd'hui
01:58je suis heureux donc d'accueillir Isabelle Jobbasi
02:01vous êtes directrice des études économiques de Crédit Agricole
02:03et ça, merci d'avoir accepté
02:04maintenant je suis ravie
02:05personne ne défrend la France mieux que lui
02:08à travers ses paroles
02:09mais aussi à travers ses choix de gestion
02:11Pierre Chang, vous êtes d'ailleurs responsable des pôles
02:13France et impact à la financière de l'échiquier
02:15Pierre, ça va ?
02:17super, on organise le 9 juin
02:19Francis Bach, un événement à Strasbourg
02:22France is Bach
02:23je suis sûr que ça vous plaît
02:25vous parlez quoi ?
02:27ça sera football ?
02:28on invite des entrepreneurs pour expliquer que c'est possible de créer de l'emploi en France
02:32c'est possible de travailler, de créer des emplois
02:35de faire des success stories
02:37on va notamment inviter le fondateur de 2CRSI par exemple
02:41ou de Français de l'énergie
02:43vous pensez que c'est vraiment possible ?
02:45là c'est la preuve
02:48là on va inviter 3 success stories
02:50vraiment à Strasbourg
02:52mais quand on bouge sur les territoires
02:54souvent vous avez
02:56moi je suis toujours impressionné des pépites
02:58qu'il y a dans chacune des régions françaises
03:01on n'en parle pas suffisamment
03:02alors peut-être ici davantage
03:04mais non non c'est impressionnant
03:073CRSI, Françaises de l'énergie et Arvernes
03:09donc on est très heureux de vous inviter
03:10bon ben voilà il va nous redonner la pêche pour le week-end
03:12elle est globale comme sa gestion
03:14elle connaît parfaitement cette planète
03:15si éloignée de nous qu'est la planète Etats-Unis
03:18Virginie Robert nous parlait de ces chiffres
03:20complètement hallucinants
03:21l'unité de mesure maintenant aux Etats-Unis
03:23c'est 1000 milliards de dollars
03:24oui c'est ça
03:25vous ne savez plus rien dire maintenant
03:26non mais c'est 1000 milliards de dollars
03:27d'ailleurs les gens n'ont plus cette
03:29notion de valeur
03:30exactement
03:31on a un peu perdu ce...
03:33non mais plus je regarde et je regarde les chiffres
03:35c'est toujours en multiple de 1000 milliards
03:371000 milliards c'est la base de tout
03:40je pense qu'on perd les références
03:41il va falloir quand même les réécrire avec tous les zéros
03:44mais vous pensez qu'on perd les références
03:47vous pensez que ce sont les nouvelles références des Etats-Unis
03:49ah c'est une nouvelle référence
03:51il y a peut-être des références qui sont un peu tendues
03:53quand même aussi on en parlera
03:55il y a vu Isabelle alors
03:56vous êtes présidente de Constance Associée
03:59il sait tout faire de l'économie au culturisme
04:02en partant par l'animation d'un programme passionnant
04:04sur BFM Business
04:05que je vous conseille d'écouter
04:07bah c'est vrai
04:09ça se passe bien
04:10ça marche bien
04:10vous voyez vous ne visitez plus du tout
04:12non
04:12c'est vrai que c'est très bien
04:14ah oui
04:15c'est pas pour revenir
04:16on va ressortir quelques archives
04:17on va dire
04:19pour en parler plus de 10 ans
04:21je suis devenu trop gentil
04:22vraiment
04:23bon alors bon l'émission
04:25laissez tomber les nuls
04:26Christopher Dembig
04:27vous êtes conseiller en stratégie d'investissement
04:29chez Pictet AM Management
04:31allez le mot de la semaine
04:32c'est décroissance française
04:37Pierre c'est vrai
04:38j'aime bien ce regard
04:39c'est pas votre chanson
04:41bon ce n'était pas terrible quand même
04:43même si c'était pas une surprise
04:44moins 0,1% de croissance
04:46au premier trimestre en France
04:47comment peut-on expliquer ces chiffres ?
04:49est-ce qu'on peut se consoler d'ailleurs
04:50parce que j'ai vu Isabelle
04:52qu'on a révisé à la hausse
04:53les chiffres de croissance
04:54pour l'INSEE
04:54pour 2023 et 2024
04:57d'abord
04:58c'est quoi cette révision en fait ?
05:00j'ai pas très bien compris
05:00alors cette révision
05:01elle est
05:02très forte
05:03très spectaculaire
05:03oui c'est assez important
05:05après c'est assez technique
05:06ok
05:06et il y a une partie
05:08c'est la difficulté
05:09lorsqu'on a des périodes inflationnistes
05:10de faire le partage
05:11entre volume et prix
05:12ok
05:13or la croissance elle est en volume
05:14quand on l'annonce
05:15et dans ces périodes inflationnistes
05:16c'est vraiment très difficile
05:17de faire ce partage
05:18donc on l'avait mal fait
05:19et donc ça a été révisé à la hausse
05:21dans ce qui est
05:22c'est de la vraie croissance
05:22qu'on a révisé à la hausse ou pas ?
05:24alors c'est de la croissance
05:25c'est de la croissance en volume
05:26en volume
05:26c'est ce qu'il y a de dire
05:28c'est pas lié
05:28c'est pas lié justement
05:30au prix
05:30dans ce qui est vraiment intéressant
05:32au-delà de ces révisions techniques
05:34c'est que ça change l'histoire
05:35en termes de productivité française
05:36ok
05:37le diagnostic qu'on faisait
05:38c'est-à-dire qu'avant
05:40avant la révision
05:41on avait l'impression
05:42qu'on avait une panne
05:43de productivité en France
05:44on parlait beaucoup
05:45de ce retard de productivité
05:47qui était
05:48par exemple
05:49la fin 2023
05:49on était
05:50en niveau de productivité
05:51on était 4% inférieur
05:52au niveau de 2019
05:53et on se démarquait
05:54d'ailleurs des autres pays
05:55d'accord
05:56de la zone euro
05:57alors on avait eu effectivement
05:58une certaine reprise
05:59de l'activité
05:59mais aussi une reprise
06:00qui était très enrichie
06:01en emploi
06:02et donc on essayait
06:03on cherchait plein d'explications
06:04et en fait c'est ça
06:05pour cette panne de productivité
06:08on parlait
06:08de l'apprentissage
06:11de l'explosion
06:12de l'apprentissage
06:13le fait qu'on ait eu
06:14ces prêts garantis
06:14par l'État
06:15qui avaient mis sous perfusion
06:17certaines entreprises
06:18non productives
06:18enfin voilà
06:19on cherchait un tas d'explications
06:20mais en fait l'explication
06:21c'est que le chiffre
06:21n'était pas le bon
06:22puisque après révision
06:23en fait
06:24et bien on a rattrapé
06:26notre retard de productivité
06:27dès la fin 2023
06:28et aujourd'hui
06:29on est 2-3%
06:31au-dessus
06:32du niveau de 2019
06:33donc côté productivité
06:34tout va bien
06:34non on ne sait pas
06:35que tout va bien
06:36mais en tout cas
06:37on ne se démarque pas
06:38par rapport à l'Europe
06:40où on était très
06:41enfin on avait l'impression
06:42qu'il y avait vraiment
06:42une rupture en France
06:43qu'on ne le voyait pas ailleurs
06:44en revanche
06:45on a bien évidemment
06:46une productivité
06:47qui n'a rien à voir
06:48avec ce qu'on a aux Etats-Unis
06:49donc il y a quand même
06:49des éléments d'inquiétude
06:50sur le faible niveau de productivité
06:52Et ce moins 0,1
06:52au premier trimestre
06:53il vous inspire quoi ?
06:54Alors le moins 0,1
06:55de la déception
06:56parce que c'était
06:57par rapport à nos prévisions
06:58que ce soit l'INSEE
07:00la Banque de France
07:00et nous-mêmes
07:01on était sur entre 0,2
07:020,3 de croissance
07:03sur le trimestre
07:03donc ce n'est pas vraiment
07:05ça qui s'est produit
07:06aussi une déception
07:07par rapport aux pays voisins
07:08alors les gros pays
07:09parce qu'a priori
07:10ça a été révisé
07:10c'est beaucoup l'Irlande
07:11qui explique cette révision
07:13mais quoi qu'il en soit
07:14on avait 0,3% de croissance
07:16en Italie
07:16en Allemagne
07:170,6 en Espagne
07:19et donc une vraie singularité
07:21française
07:21sur ce premier trimestre
07:23qui s'explique quand même
07:23par des éléments
07:24un petit peu exceptionnels
07:25ce qui pèse surtout
07:27sur l'activité
07:27c'est la chute
07:29des exportations
07:30notamment dans le secteur
07:31aéronautique
07:33et alors on en retrouve
07:34une partie
07:35ça veut dire qu'il y a eu
07:35des livraisons
07:36qui ont été retardées
07:36donc on retrouve ça
07:37dans les stocks
07:38puisque les stocks
07:38eux ont contribué
07:39positivement à la croissance
07:40mais quoi qu'il en soit
07:42on imagine
07:43vu les niveaux de livraison
07:44qu'on va avoir
07:44une espèce de rattrapage
07:45dans les mois
07:46et donc vous attendez
07:47combien de croissance
07:48pour l'année ?
07:48sur l'année
07:49on était à 0,9
07:51on est en train
07:53de le réviser à la baisse
07:530,6, 0,7
07:54j'aurais tendance
07:56à vous dire
07:56et puis le deuxième élément
07:58c'était l'investissement
07:58l'investissement
07:59c'est pas une bonne nouvelle
08:00mais il y a
08:01la question de l'investissement
08:02public qui s'est fortement
08:04repliée sur le premier trimestre
08:05il faut se rappeler
08:06qu'on était en période électorale
08:07donc gèle des investissements
08:08et puis on a voté
08:09le budget très tardivement
08:11et on s'attend aussi
08:12à un effet
08:14un peu de rattrapage
08:15durant l'année
08:15effet politique aussi
08:16voilà
08:16donc globalement
08:18c'est pas une bonne nouvelle
08:20mais il faut quand même
08:20probablement la relativiser
08:22il faut relativiser
08:22Christopher ?
08:23oui
08:24je pense que
08:25la trame fondamentale
08:26pour l'économie française
08:27elle n'a pas changé
08:29réellement
08:30par exemple
08:30sur la production industrielle
08:32si on regarde
08:32par rapport à 2019
08:33donc avant Covid
08:34on est finalement
08:35en sensant un peu mieux
08:36que les grands autres pays européens
08:38mais sur le reste
08:39si vous regardez
08:39la trésorerie des entreprises
08:40notamment sur les PME, ETI
08:42ça reste toujours très problématique
08:43c'était déjà le cas
08:44fin 2024
08:45c'est un élément
08:47qui amorçait effectivement
08:47une augmentation du taux de chômage
08:49qui se matérialise aujourd'hui
08:50donc il y a toujours
08:51les mêmes défis
08:52et surtout peut-être
08:53un point qui va vous intéresser
08:55vous avez eu récemment
08:56une étude de l'Eurostat
08:57qui montre aussi
08:58que le micmac aujourd'hui
09:00en termes de fiscalité
09:02est vraiment problématique
09:03on a
09:03l'absence de visibilité
09:04pas uniquement ça
09:05mais l'amoncellement de taxes
09:08en France
09:08vous avez plus de 300 taxes diverses
09:11le numéro 2
09:12qui est le Danemark
09:13on a simplement
09:14autour de 130
09:15donc l'Allemagne 90
09:17donc juste l'amoncellement
09:18aussi d'un cadre fiscal
09:19sans parler juste
09:20de l'incertitude bien sûr
09:22mais vous avez tellement
09:23de fiscalité
09:23qui est alourdi
09:24à un certain stade
09:25c'est aussi un des problèmes
09:26fondamentaux
09:27de l'économie française
09:27Pierre qu'est-ce qui vous rend positif ?
09:30Alors
09:30déjà
09:31première chose
09:32l'essentiel de la révision
09:34c'est sur la production
09:35manufacturière
09:35on se rend compte
09:37que comme
09:38vient de le dire
09:39Christopher
09:39depuis le 2019
09:40en fait on ne s'est pas vraiment
09:42désindustrialisé
09:42donc pour moi
09:43c'est quand même rassurant
09:44ça veut dire que
09:45la politique de l'offre
09:45qui a été mise en place
09:46sous Macron
09:47elle a plutôt
09:48arrêté la désindustrialisation
09:50après 35 ans
09:51de baisse
09:53ininterrompue
09:54donc ça pour moi
09:54déjà c'est une source
09:55d'enthousiasme
09:57quelque part
09:58deuxièmement
09:58les chiffres de la zone euro
09:59sur le premier trimestre
10:00c'est moins 0,2%
10:02sur le PIB du premier trimestre
10:03c'est-à-dire que la France
10:04c'est mieux que la zone euro
10:05ça c'est en relatif
10:07c'est pas mal
10:07vous n'allez pas me faire ce coup là
10:10la zone euro
10:10c'est
10:11d'accord
10:11la zone euro est à moins 0,2
10:13nous on est à moins 0,1
10:14et on s'applaudit
10:15moins 0,1
10:16plus 0,1
10:17bon on est autour de l'équilibre
10:18on a des économies en euro
10:19on est à zéro
10:20ok
10:21vous n'allez pas me dire
10:22que c'est quelque chose
10:23mais qu'est-ce qui vous donne
10:24de l'espoir
10:25parce qu'on est en train de dire
10:26le contexte politique est mauvais
10:29Christopher nous dit
10:30l'incertitude
10:31la fiscalité
10:32Isabelle nous dit
10:33l'incertitude politique
10:34qu'est-ce que
10:35non moi ce que j'essaie de faire
10:36c'est
10:37je pense que c'est pas bon
10:39de se lamenter tout le temps
10:40non
10:40donc premièrement
10:41non mais ça ne nous empêche pas
10:42d'être objectif
10:43donc quand je me regarde
10:44je me désole
10:45quand je me compare
10:46je me rassure
10:47je me console
10:48parce que quand on regarde
10:49dans les autres pays
10:50mais par rapport à qui vous vous consolez
10:51la situation politique
10:52dans les autres pays
10:53est mauvaise
10:54d'accord mais économique
10:54par rapport à qui vous vous consolez
10:56on parle souvent des Etats-Unis
10:57les Etats-Unis
10:58c'est un pays qui a un déficit
10:59colossal
11:00qui a une dette
11:01énorme
11:02c'est-à-dire ils sont presque
11:04à part leur secteur technologique
11:06je veux dire
11:06ils sont dans des situations
11:08qui sont plus graves que la nôtre
11:09ils n'ont fait que 0,4 de croissance
11:11au premier trimestre
11:12c'est une situation
11:12qui est plus grave que la nôtre
11:13sauf que la technologie
11:15c'est quand même juste l'avenir
11:17c'est pas n'importe quel secteur
11:18ils sont pas dans le tourisme
11:20mais dans les musées
11:21ils sont bons sur la tech
11:22ok
11:22tout le reste je veux dire
11:23c'est compliqué
11:24tout est compliqué
11:24mais demain n'est que tech
11:26on verra
11:27mais on verra
11:27mais on verra
11:28non mais moi
11:30aussi pour essayer
11:31de rebondir
11:31sur ce que vous dites
11:32par exemple
11:33sur le taux de chômage
11:34tout le monde s'affole
11:35de la montée du taux de chômage
11:36aujourd'hui c'est pas
11:36le bon indicateur
11:37si vous regardez
11:38le taux d'emploi
11:39il est à des niveaux
11:40historiquement élevés en France
11:41mais c'est pas bon
11:42d'avoir un taux de chômage
11:43au-dessus du 8%
11:43quand même
11:44je dis pas que c'est pas bon
11:45mais c'est pas forcément
11:47le bon indicateur
11:48pour juger de la situation
11:50du marché du travail
11:51on a fait augmenter
11:53notre taux d'emploi
11:54ces dernières années
11:55alors certes
11:56là on a raison
11:57si on se compare
11:57par exemple par l'Allemagne
11:59ou certains pays nordiques
12:00on est encore en deçà
12:01mais là c'est lié
12:02la remontée du taux de chômage
12:03c'est lié à la loi
12:05plein emploi
12:06où on fait revenir
12:07progressivement
12:08sur le marché du travail
12:09enfin des gens
12:09qui se mettent à chercher
12:10du travail
12:11que ce soit des jeunes
12:12qui étaient sans emploi
12:13ou éloignés du marché du travail
12:14ou des gens
12:15qui sont au RSA
12:16donc ça veut dire
12:17que ça ne reflète pas
12:18c'est pas
12:18on perd pas d'emploi
12:19on perd pas d'emploi
12:20c'est simplement
12:21il y a plus de gens
12:22qui cherchent
12:22et ils ont un peu plus
12:23de mal à trouver
12:24mais parce qu'ils étaient
12:24effectivement très éloignés
12:26du marché de l'emploi
12:27mais le taux d'emploi
12:29lui
12:30est à des niveaux
12:30historiquement élevés
12:31voilà ça
12:32ça permet
12:32quand on voit ça
12:33des Etats-Unis
12:34vous êtes très globale
12:35vous êtes pas qu'américaine
12:36mais vous connaissez bien
12:37les boîtes américaines
12:37franchement
12:38on est un pays sous-dèvres
12:39non ?
12:40non sous-développé
12:41je dirais pas ça
12:43non mais c'est très difficile
12:45on a du retard
12:46le problème
12:47c'est qu'on a
12:47beaucoup de retard
12:48on a du retard
12:49sur des tas de choses
12:50et on a des atouts
12:51et les atouts
12:52on s'en occupe pas
12:53vous parlez du tourisme
12:54c'est quand même
12:55une industrie fantastique
12:56et on s'en occupe pas
12:57donc je comprends pas
12:58on s'en occupe pas mal
12:59quand même
13:01Emmanuel Macron
13:02voyage beaucoup
13:02il fait du tourisme
13:04oui
13:07donc non
13:08on a un problème
13:09de soutien à l'investissement
13:10c'est indéniable
13:11pourquoi nos talents
13:12ils partent
13:12je rencontre encore
13:14des personnes
13:14qui sont dans l'IA
13:15et qui vont dire
13:16de toute façon
13:17maintenant
13:17quand je vais être en croissance
13:19à tel niveau
13:19je suis obligée
13:20de partir aux Etats-Unis
13:21c'est terrible
13:22d'entendre ça
13:22donc oui
13:24on est en retard
13:25on a un déficit
13:27d'investissement
13:28on n'a pas
13:29de
13:30on est sur un
13:31je dirais
13:33une structuration
13:34que ce soit
13:35sur le travail
13:36bon
13:37voilà
13:38donc c'est compliqué
13:39c'est vrai
13:40moi je rejoins Pierre
13:42dans le sens
13:42où on a énormément
13:43d'atouts
13:43c'est ça qui nous désole
13:44parce que si on n'avait
13:45pas d'atouts
13:46on serait pas
13:47mais c'est pour ça
13:48moi je me lamente pas
13:49je me dis simplement
13:50si vous voulez
13:51je vois tellement d'atouts
13:52et je vois factuellement
13:53à côté de ça
13:54je vois une performance
13:56et je vois un temps
13:56qu'on passe
13:57à parler des taxes
13:59à parler des contraintes
14:00à parler de la politique
14:03surtout qu'on a un modèle
14:04qui est très centralisé
14:05à Paris
14:06par exemple
14:07indéniablement
14:08sur la tech
14:09on a du potentiel
14:10on parle beaucoup
14:10de data center
14:11et de choses France
14:11effectivement
14:12en termes d'investissement
14:13c'est quand même
14:14data center
14:14et logistique
14:16mais un data center
14:16en France
14:17vous mettez 8 ans
14:18ce qui soit opérationnel
14:19et sur ces 8 ans
14:20vous avez 6 ans
14:21qui est juste du réglementaire
14:23autorisation
14:23et ça sera obsolète
14:24une fois qu'il y aura
14:25l'appel d'offre
14:26qui sera rempli
14:26ça sera obsolète
14:27c'est que vous avez
14:29une incapacité
14:31à déléguer
14:32parce que vous avez
14:32un état central
14:33et toutes les grandes économies
14:35qui ont été en déclin
14:36et qui ont réussi
14:36à enrayer leur déclin
14:37elles ont délégué
14:38davantage aux provinces
14:40elles ont réduit
14:40l'assise de l'état
14:41elles ont surtout
14:42mis en place
14:42des réformes ambitieuses
14:43on n'en est pas là
14:44allez on passe tout de suite
14:45à la question macro
14:46ça sera sur l'inflation
14:47en zone euro
14:483,2%
14:49la hausse des prix
14:50en zone euro
14:51pas une surprise
14:51avec la hausse des prix
14:52d'énergie évidemment
14:53mais on sent déjà
14:54malheureusement
14:55la fébrilité
14:56de la BCE
14:56qui est prête
14:57à dégainer
14:58comme toujours
14:58à contre-courant
14:59une hausse des taux
15:00dès le mois de juin
15:01première chose
15:02un problème de sémantique
15:03Isabelle
15:04quand on dit
15:05l'inflation en zone euro
15:06est de 3,2%
15:07est-ce que c'est correct
15:09ou est-ce qu'on devrait dire
15:10la hausse des prix
15:11à la consommation
15:12dans zone euro
15:13était de 3,2%
15:15et la hausse des prix
15:17c'est pas l'inflation
15:19ouf
15:20c'est la théorie
15:21Jean-Marc Daniel
15:22qui le dit
15:22c'est la hausse des prix
15:24à la consommation
15:25enfin l'indice
15:25l'inflation
15:26c'est la hausse des prix
15:27à la consommation
15:28c'est pas ce que nous dit
15:30Jean-Marc Daniel
15:31Jean-Marc Daniel
15:31nous répète en permanence
15:32ici sur cette antenne
15:34que l'inflation
15:36c'est la hausse
15:36des prix
15:38généralisés
15:38et que là
15:39on n'a pas une hausse
15:39des prix généralisés
15:40non on a une déformation
15:41des prix relatifs
15:42c'est vrai qu'on a une déformation
15:43des prix relatifs
15:44parce qu'il y a des prix
15:44qui montent
15:45notamment les prix de l'énergie
15:47il n'y a que ça qui monte
15:48et un peu l'alimentaire
15:49non
15:50typiquement
15:51si on regarde
15:51l'indice d'inflation
15:53donc le 3,2
15:54je pense que
15:55ce qui peut inquiéter
15:56un petit peu
15:56la BCE
15:56de ce point de vue là
15:57sur ses effets
15:58un peu second tour
15:59en tout cas de transmission
16:00ou de répercussion
16:01des hausses amonts
16:02sur l'énergie
16:03c'est sur les prix
16:04des services
16:04les prix des services
16:05sont fortement
16:06enfin fortement accélérés
16:07tout est relatif
16:08mais on est passé
16:08de 3 à 3,5%
16:10ce qui quand même
16:11marque une certaine accélération
16:13mais là où il a raison
16:15Jean-Marc Daniel
16:15c'est oui
16:16c'est pas tous les prix
16:17qui montent
16:18en même temps
16:19on a plutôt
16:20une déformation
16:21des prix relatifs
16:21il y a certains prix
16:22et par exemple
16:23en France
16:24les prix des produits
16:25manufacturés
16:25continuent de baisser
16:26alors vous vous êtes
16:27imaginez
16:28vous êtes patronne
16:29de la BCE
16:29vous avez
16:30non j'imagine pas
16:32imaginez quand même
16:33juste pour l'émission
16:34vous voyez
16:35le bisutage
16:37ça sera ça
16:37c'est pas méchant
16:38de vous mettre
16:39à la place
16:39de Christine Lagarde
16:41il faudra acheter
16:42l'écharpe
16:42mais vous avez
16:44d'un côté
16:44cette hausse des prix
16:46de 3,2%
16:47et de l'autre côté
16:47vous avez la croissance
16:48qui est à moins 0,2%
16:50vous vous dites quoi
16:51je monte les taux
16:52parce qu'il faut montrer
16:53que je fais mon boulot
16:55et que je combats
16:56l'inflation
16:56même si c'est purement
16:57symbolique
16:58ou je me dis
16:59ben non c'est la cata
16:59si je monte les taux
17:00ça va encore plus plomber
17:02les entreprises
17:02qui n'ont pas besoin de ça
17:03alors si je suis
17:05dans les chaussures
17:06d'un banquier central
17:08européen
17:09qui n'a qu'un seul mandat
17:11qui est celui
17:12de l'ancrage nominal
17:12donc qui est celui
17:13de l'inflation
17:14avec une cible
17:14de moyen long terme
17:15qui je le rappelle
17:16est à 2%
17:17donc on a aujourd'hui
17:18quoi qu'on en dise
17:19on a quand même
17:19une inflation
17:20qui est à 3,2%
17:21donc au-delà de la cible
17:22on sait très bien
17:23par contre
17:24ils sont très conscients
17:25qu'on a un choc d'offres
17:27effectivement
17:28qui concerne essentiellement
17:29les prix de l'énergie
17:30et que les banques centrales
17:31elles ne peuvent pas
17:32agir directement
17:33sur ces prix
17:34elle ne va pas débloquer
17:36on espèrerait
17:37mais non
17:37elle ne peut pas débloquer
17:38le détroit d'Hormuz
17:40donc généralement
17:41ce que vous dites
17:41à la théorie
17:42c'est que dans cette configuration
17:44il n'y a pas nécessité
17:45d'agir
17:46il faut patienter
17:47surtout si le choc
17:48est de nature temporaire
17:50sauf si
17:52vous imaginez
17:53qu'il y a un risque
17:54d'effet de second tour
17:55ces effets de second tour
17:56c'est ces réactions en chaîne
17:57que l'on a
17:58c'est quand il y a
17:59de l'inflation
17:59les salariés vont demander
18:01de plus de hausse de salaire
18:02les entreprises
18:03vont chercher à préserver
18:04leurs marges
18:05en augmentant
18:06leur prix de vente
18:07et tout ça
18:07c'est pas le cas
18:08quand l'économie ralentit
18:10aujourd'hui
18:10on se dit que ce risque
18:11par rapport à 2022
18:12on était dans une situation différente
18:13aujourd'hui ce risque
18:14est quand même très faible
18:16mais je pense que la BCA
18:17aujourd'hui
18:17ne peut pas faire abstraction
18:19de l'effet mémoire
18:20de ce qui s'est passé
18:20en 2022
18:22où si vous rappelez
18:23les banques centrales
18:24ont été fortement critiquées
18:25pour ne pas avoir
18:27pour avoir agi tardivement
18:28alors que l'inflation
18:29ne cessait d'accélérer
18:30elles ont agi tardivement
18:32et donc du coup
18:32elles ont été obligées
18:33d'agir très vite
18:34et très fort
18:35ce qui a été un élément perturbateur
18:36donc oui
18:37elle va probablement monter ses taux
18:39c'est plutôt d'ordre symbolique
18:41pour se dire
18:42qu'elle s'occupe du problème
18:43et franchement
18:43ça ne va pas changer
18:44la face du monde
18:44ça ne va pas changer
18:45mais ça ne va pas l'améliorer
18:47de deux à deux
18:48on est au taux neutre
18:50au niveau de politique monétaire
18:52donc c'est plutôt un signal
18:53et puis à la rigueur
18:54si la croissance
18:56alors admettons
18:57on arrive à résoudre
18:58en partie cette crise
19:00en Iran
19:01et si la croissance
19:02vraiment
19:04on a une panne de croissance
19:05elles pourront tout à fait
19:06enfin les banques centrales
19:07pourront faire marche arrière
19:08donc je suis moins critique
19:10que moi
19:10on aime beaucoup critiquer
19:11la banque centrale européenne
19:13mais elle fait face
19:14à un an de là
19:14moi je trouve qu'elle s'est
19:15totalement plantée
19:16depuis 2021
19:16je le répète ici
19:17toutes les semaines
19:18je sais
19:18Christopher
19:19vous êtes patron de la BCE
19:21qu'est-ce que vous faites ?
19:21je ne mets pas d'écharpe
19:22mais en revanche
19:24effectivement
19:26si vous devenez patron de la BCE
19:28vous devez essayer de gérer
19:29le conseil des gouverneurs
19:30pour sortir du mandat
19:31le problème
19:31c'est le mandat
19:32effectivement de la BCE
19:33si on lit le mandat de la BCE
19:34elle doit juste
19:36augmenter les taux
19:36comme l'ont fait
19:37je crois à peu près
19:37très haute banque centrale
19:39du fait de la crise en Iran
19:40est-ce que c'est une erreur
19:42notamment si on passe
19:43de 2 à 2,50%
19:45ça voudrait dire
19:45dose de taux
19:46selon le marché monétaire
19:47qui est un peu attendu
19:48donc le 11 juin
19:49et en septembre
19:50moi ma crainte
19:51c'est pas tant
19:52sur les grandes entreprises
19:53si vous regardez aujourd'hui
19:53les conditions de refinancement
19:55des grandes entreprises
19:55tout ce qui est crédit à yield
19:56etc
19:57ça se passe bien
19:58ça ne changera pas
19:58la face du monde
19:59je suis complètement d'accord
20:00en revanche
20:01vous rajoutez un facteur négatif
20:03sur les entreprises
20:04PME, ETI
20:05qui ont recours
20:05au crédit bancaire
20:06avec des banques
20:07qui vont être peut-être
20:08un peu plus réticentes
20:09parce qu'il faut bien reconnaître
20:10que la trajectoire de croissance
20:11en zone euro
20:12et les derniers chiffres sont là
20:12n'est pas très réjouissante
20:14donc vous avez quand même
20:16moi ma crainte
20:17c'est un peu
20:17cette japonisation
20:18de l'économie européenne
20:19c'est-à-dire
20:20c'est un sujet
20:21il y a quelques années de ça
20:22et à mon avis
20:22c'est toujours là
20:23c'est-à-dire
20:23une croissance
20:24qui reste relativement limitée
20:25d'ailleurs on est bons élèves
20:26finalement en termes de croissance
20:27en France
20:28par rapport même
20:28aux autres pays
20:29de la zone euro
20:30et surtout
20:30une incapacité
20:31à remonter la croissance
20:33à sortir de cette croissance potentielle
20:34ou légèrement
20:35sur la croissance potentielle
20:36qui est autour
20:37de 1%
20:37Donc vous faites quoi vous
20:38si vous êtes patron de...
20:39Ah moi je passerai out
20:40parce que je suis impulsif
20:41et j'ai cette erreur-là
20:43de caractère
20:44je n'augmenterai pas les taux
20:45Les entreprises regardent ça
20:46Pierre ou pas ?
20:47Elles se disent
20:48j'espère que la BCE
20:49Les entreprises là
20:50pour l'instant
20:51c'est le SMIC
20:51donc le SMIC
20:52il y a une formule
20:53avec l'inflation
20:54donc il va monter
20:55et ce serait que
20:56dans l'ambiance actuelle
20:58c'est pas bon quoi
20:58c'est pas quelque chose
21:00d'accord
21:00mais sur les taux
21:01les entreprises
21:02elles ont l'impression
21:03qu'elles disent
21:03un peu comme Isabelle
21:04bon c'est pas la fin du monde
21:06si on a une ou deux
21:07hausses de taux symboliques
21:08ou elles disent comme moi
21:09que c'est un très mauvais signal
21:11Non mais c'est pas
21:11c'est pas un bon signal
21:12maintenant
21:13là où je rejoins
21:13c'est que c'est marginal
21:15je dirais
21:15mais c'est vraiment
21:18ça c'est la préoccupation
21:19ensuite pour les secteurs
21:21qui sont exposés aux taux
21:22comme l'immobilier
21:23par exemple
21:23c'est pas bon non plus
21:24d'ailleurs on a vu
21:26maintenant depuis le début
21:27de la guerre en Iran
21:27on a vu quand même
21:28le secteur immobilier
21:28qui était en train
21:29de redémarrer tranquillement
21:30Par les défoncières
21:31notamment côté
21:32Les défoncières et les promoteurs
21:33donc là aussi
21:34on est reparti sur quelque chose
21:35donc eux ils sont très sensibles aux taux
21:36et c'est vrai que ce signal
21:37même s'il est symbolique
21:38de la BCE
21:39c'est pas bon
21:39pour les emprunteurs
21:40Vous avez vu ce que vous avez fait Isabelle ?
21:42A cause de vous
21:44le secteur de l'immobilier
21:46et dans la panade
21:48qu'est-ce que vous répondez à ça ?
21:49Même si je regarde
21:49pour ma paroisse
21:50c'est pas bon pour les banques
21:51quand vous augmentez
21:53les taux courts
21:54ça va aplatir la courbe des taux
21:55et donc votre activité
21:56de transformation
21:57le crédit
21:58elle devient moins rentable
21:59Mais vous montez les taux quand même ?
22:00Non je dis que
22:01si je me conforme
22:02à mon mandat
22:05oui je me sens
22:06un peu contrainte
22:07et puis effectivement
22:07de toute façon
22:08c'est pas la décision
22:09de Madame Lagarde
22:10c'est une décision
22:11qui est collégiale
22:11donc je rejoindrai
22:14ce que me diront
22:14mes amis autour de moi
22:16et je pense
22:16qu'il y a beaucoup d'amis
22:17autour de moi
22:17qui vont vouloir monter
22:18les taux d'intérêt
22:19Typiquement Isabelle Schnabel
22:20Voilà
22:21Isabelle
22:23Isabelle
22:24elle est très pro
22:25Aux Etats-Unis
22:26on regarde
22:27ce que va faire la FED
22:28parce que c'est très important
22:29on a un nouveau patron
22:29de la FED
22:30qui arrive
22:31il est quand même
22:32sous contrainte
22:33de Donald Trump
22:33d'un autre côté
22:34il y a un peu
22:34les chiffres d'inflation
22:35Mais cela dit
22:36vous avez vu l'impact
22:39des anticipations
22:39et là aussi
22:40il y a eu un switch
22:42aux Etats-Unis
22:43où on a dit
22:45il n'y aura plus
22:46de baisse des taux
22:46voire une hausse des taux
22:47etc
22:48il y a eu moins d'impact
22:49sur les marchés
22:50la sensibilité
22:51la lecture
22:52probablement parce qu'il y avait
22:53d'autres sujets
22:54qui ont pris le dessus
22:56et notamment
22:57tout ce qui est
22:58donc
22:59technologie
23:00il y a
23:00mais la sensibilité
23:03c'est moins sensible
23:05Qu'est-ce qu'il va faire
23:05le nouveau patron de la FED
23:06Je pense que le meilleur
23:07des scénarios
23:08Comment il va faire
23:08entre Donald Trump
23:09qui va lui hurler au téléphone
23:10A mon avis
23:11ça ne se passera pas comme ça
23:13parce qu'en fait
23:13le meilleur des scénarios
23:14c'est qu'il laisse les taux
23:16au niveau stable
23:17il ne va pas les baisser
23:18immédiatement
23:19en revanche
23:20il y a encore quelques jours
23:21cela dans une interview
23:21il a été très très clair
23:22pour lui la direction
23:23en termes de taux d'intérêt
23:25de directeur
23:26c'est d'avoir des taux
23:27qui seront très bas
23:27parce qu'effectivement
23:28aux Etats-Unis
23:29l'IA va être
23:30déflationniste
23:30donc c'est pas le discours
23:31de Trump
23:32donc à mon avis
23:33Voilà un bon banquier
23:36Isabelle
23:38Voilà un bon banquier
23:39d'affaires américains
23:40Isabelle
23:42A mon avis
23:43il passe l'été
23:43sans hausse de taux
23:44il passe l'été
23:45et on peut rediscuter
23:46en fin d'année
23:47voire 2027
23:47Mais on parlait
23:48des méga
23:49des jumbo cuts
23:51c'est pas d'actualité
23:52pour l'instant
23:52le fait que quand il arrive
23:53il descend
23:54Vous avez certains membres
23:56comme Christopher Waller
23:57qui était plutôt
23:57en faveur
23:58de ces baisses de taux
23:59assez massives
24:00et qui est assez consensuel
24:02par rapport à d'autres
24:02qui ont été nommés par Trump
24:04on voit qu'il laisse
24:06plutôt l'optique
24:07de stabiliser les taux
24:08mais ça peut être
24:08un sujet l'an prochain
24:09en revanche
24:10mais d'ici à la fin de l'année
24:12vous voyez des baisses
24:12de taux aux Etats-Unis
24:13je ne serais pas surpris
24:14d'avoir une baisse
24:15d'ici à la fin de l'année
24:17aux Etats-Unis
24:17c'est encore l'idée
24:18de la collégialité
24:19il ne va pas décider
24:20tout seul
24:20il va falloir
24:23qu'il arrive à convaincre
24:26les autres membres
24:28du comité de politique monétaire
24:30je ne suis pas sûre
24:31qu'aujourd'hui
24:31alors ça va dépendre
24:32de ce qui se passe
24:32dans les prochains mois
24:33mais qu'aujourd'hui
24:34ça soit en faveur
24:35d'une baisse de taux
24:36mais effectivement
24:37on est encore très loin
24:39du second semestre
24:40on sait
24:41tout ce qui peut se passer
24:42on voit très très bien
24:43que ça bouge très très vite
24:44donc oui
24:45le champ est ouvert
24:46mais il va falloir
24:47quand même qu'on va avec les autres
24:48vous voyez quand même
24:48qu'on a une émission
24:49on a deux banquiers centraux
24:50deux patrons de la BCE
24:52deux gérants internationaux
24:54franchement
24:55on vole très très heureux
24:56on se retrouve
24:57en deuxième partie de l'émission
24:58on va parler marché
24:59on va parler de ces chiffres phénoménaux
25:00et de ces nouveaux standards américains
25:03et puis on va parler évidemment
25:04des actions à acheter ou vendre
25:05et des placements de la semaine
25:10BFM Business présente
25:13C'est votre argent
25:15Marc Fiorentino
25:17Et on a démarré sur des chapeaux de roue
25:19avec plusieurs banquiers centraux
25:21dans cette émission
25:21avec le banquier central
25:23Christopher Dembic
25:24avec la gérante internationale
25:27notre ami Virginie Robert
25:29avec Pierre Chang
25:30défenseur invétéré de la France
25:32et puis notre nouvelle venue
25:34qui a fait une entrée fracassante
25:37Isabelle Jobbasic
25:37a décidé de ne pas revenir à l'émission
25:39puisqu'elle a défendu
25:40Christine Lagarde
25:42En fait c'était un choix délibéré
25:44ça ne lui a pas plu
25:45elle n'a pas aimé l'ambiance
25:46elle a dit je ne veux pas revenir
25:47donc comment je peux faire
25:48pour ne pas revenir
25:49je défends Christine Lagarde
25:50à l'émission de Marc Fiorentino
25:51et je suis sûr de ne pas revenir
25:52Allez on y va sur les marchés
25:57On est toujours plus près des étoiles
25:59bon petit peu cette semaine
26:01mais quand même sympa
26:02et puis surtout
26:03bon voilà
26:03depuis le début de l'année
26:0410% pour 10% pour les 7000
26:0715% pour le Nasdaq
26:0832% pour le Nikkei
26:10le MSCI World
26:1110% de hausse
26:13avant de parler
26:14des marchés en général
26:16j'ai été très frappé
26:17cette semaine Virginie
26:19par les chiffres
26:20et par l'unité
26:22de tous ces chiffres
26:23là je voulais parler
26:24évidemment de l'annonce
26:26d'Alphabet
26:27qui a dit
26:27attendez oui
26:28il y a des gens
26:28qui s'introduisent en bourse
26:29et qui lèvent des 75 milliards
26:31mais moi je suis en bourse
26:32depuis un moment
26:33et bien moi aussi
26:33je vais lever 85 milliards
26:34c'est quand même
26:36c'est nouveau
26:36c'est nouveau
26:37on n'a pas vu ça depuis 20 ans
26:38sur ces grosses boîtes
26:40c'est ça
26:40ces gros seniors
26:41on explique un peu aux gens
26:42parce que quand on rentre en bourse
26:44on lève de l'argent
26:45donc c'est assez naturel
26:46même si les montants
26:48dont on parle aujourd'hui
26:49sont colossaux
26:49il faut se rendre compte
26:50que l'introduction en bourse
26:52dont on parle de SpaceX
26:5375 milliards de dollars
26:54c'est gigantesque
26:56je crois que
26:56c'est surtout la valorisation
26:57derrière
26:57qui est induite
26:59aussi
26:59mais déjà les lever
27:00Google tout le monde dit
27:01ah bah oui mais 80 milliards
27:03c'est rien par rapport
27:04à leur market cap
27:05enfin la capitalisation boursière
27:07de plusieurs trillions
27:08ok
27:09mais quand même
27:10c'est des montants colossaux
27:11tout ça va aller dans l'IA
27:13donc tout ça va aller
27:14dans la croissance américaine
27:15parce qu'ils ont toujours
27:16le choix
27:16d'aller sur de la dette
27:18et ils le font aussi
27:19ils le font aussi
27:19bien sûr
27:20ils ont toujours le choix
27:21aussi de procéder
27:24à moins de rachats d'actions
27:25ça peut arriver d'ailleurs
27:28c'est peut-être quelque chose
27:29qui va arriver
27:30dans les discours
27:31des prochains mois
27:33donc c'est quand même
27:34on sent bien
27:36que là c'est la course
27:37à investissement
27:37et que ça entretient
27:39cette euphorie
27:41alors c'est marrant
27:42je vous sens vous
27:42qui êtes toujours
27:43ultra enthousiaste
27:44sur les boîtes américaines
27:46ouais
27:46je suis toujours enthousiaste
27:47sur les boîtes américaines
27:48mais pas toutes
27:49là je sens
27:49je sens une petite réticence
27:51c'est-à-dire
27:52j'ai l'impression
27:52que les chiffres
27:53qui nous donnent
27:53nous le tournis
27:54vous dites quand même
27:56attention
27:56il y a peut-être
27:57un peu d'euphorie
27:58oui oui
27:58on est dans l'euphorie
28:00et on est dans l'euphorie
28:02sur une certaine catégorie
28:03il faut savoir
28:04que le S&P 500
28:05les 10 premières sociétés
28:07c'est 42%
28:08du S&P 500
28:09et ce phénomène
28:10historiquement haut ça
28:11concentration
28:12s'auto-entretient
28:14voire se développe
28:15avec la gestion passive
28:17et on est sur un sujet là
28:19on est vraiment sur un sujet
28:20et que 70% de la hausse
28:23sur les deux derniers mois
28:24du S&P 500
28:26c'est pas les traditionnels
28:28alors peut-être un peu
28:29les techs
28:29les celles qu'on connaît
28:30les Apple etc
28:32c'est les semi-conducteurs
28:33il ne faut pas se tromper
28:34c'est les puces
28:34et quand vous avez
28:36certaines sociétés
28:37qui certes
28:38il y a une réalité derrière
28:40d'accord
28:41mais quand vous avez
28:42ces sociétés
28:43qui se retrouvent
28:43qui sont cycliques
28:44et qui sont
28:45on peut le dire quand même
28:46dans un schéma
28:47de commodité
28:48et qui se retrouvent
28:49à se payer 500 fois
28:50les résultats
28:52on peut se poser
28:53oui
28:53vous prenez ARM Holding
28:55on peut se poser la question
28:56et c'est auto-entretenu
28:58il y a beaucoup de narratifs
28:59et moi ce qui me gêne un peu
29:00c'est que
29:02on est plus dans ces logiques
29:04de flux
29:04qui se déversent
29:05sur les marchés
29:06que dans une vraie analyse
29:07fondamentale
29:08d'ailleurs c'est intéressant
29:09parce que
29:09l'explication qu'ont donné
29:11un ou deux spécialistes
29:12des bitcoins
29:12puisque bitcoin
29:13n'a pas mal
29:13ça n'intéresse plus personne
29:14vous avez vu
29:15c'est qu'en fait
29:16il y a de la sortie
29:16de flux des bitcoins
29:17c'est fini
29:17c'est plus à la mode
29:18pour aller
29:19se préparer
29:20pour les SpaceX
29:21pourquoi vous allez faire
29:22du bitcoin
29:22avec des trucs dans l'espace
29:24franchement Marc
29:25vous êtes à se dire
29:25j'imagine que vous avez
29:26des copains ou des copines
29:27qui vous appellent
29:28en vous disant
29:28est-ce que j'achète du SpaceX
29:29ça va s'introduire
29:30qu'est-ce que vous lui dites
29:31qu'est-ce que vous leur dites
29:32les gens en ont déjà beaucoup
29:34parce qu'il y avait
29:35déjà moyen
29:36d'avoir
29:37mais aujourd'hui
29:38quelqu'un vous dit
29:39je participe ou pas
29:40nous on est dans la lecture
29:42du prospectus
29:44et c'est une société
29:45très intéressante
29:47c'est fabuleux
29:47moi j'aime beaucoup Starlink
29:48c'est un peu la vache à lé
29:50bon voilà
29:51mais donc bien sûr
29:52qu'on va suivre
29:53mais on ne va pas se précipiter
29:54on va prendre notre temps
29:55vous allez suivre
29:56c'est-à-dire vous allez
29:57rentrer à l'introduction
29:58vous allez investir
29:59non
29:59non non
30:00on va suivre
30:01c'est très rare
30:03qu'on rentre à l'introduction
30:04là on pourrait
30:05parce que vous avez vu
30:06Elon Musk
30:08c'est l'histoire
30:08d'Elon Musk
30:09c'est iconique
30:10bon parce qu'il n'aura
30:11plus de 80%
30:12des droits de vote
30:12et donc il dit
30:13le retail
30:1525% de l'IPO
30:16c'est du jamais vu
30:17ça non plus
30:18c'est pas un truc
30:19pour attirer les pigeons
30:20un peu
30:21non ça fait partie
30:22de
30:23ça fait partie
30:24du film
30:24vous pensez que ça fait partie
30:25du film
30:26c'est pas plutôt
30:27de se dire
30:27c'est eux qui vont faire
30:28l'excitation
30:29et la volatilité
30:31et ça fait monter les prix
30:32et donc ça me permet
30:33de vendre plus cher
30:34les ménages américains
30:35n'ont jamais autant
30:36détenu d'action
30:37qu'aujourd'hui
30:38c'est dingue
30:38pour savoir
30:39donc il y a cette volatilité
30:41il y a cette gestion passive
30:42la gestion passive
30:43elle est aussi
30:44entretenue aux Etats-Unis
30:45parce qu'il y a
30:45une fiscalité
30:46qui est plus attractive
30:46on rappelle que la gestion passive
30:47c'est la gestion
30:48à partir notamment
30:49à travers les ETF
30:50notamment
30:51et la gestion additionnelle
30:52représentative d'indices
30:53vous avez des indices
30:54qui sont sortis maintenant
30:55sur la dirham
30:56donc pas juste
30:58sur les semi-conducteurs
30:59mais une partie
31:00des semi-conducteurs
31:01c'est
31:02voilà
31:03sur la dirham
31:04c'est pas le dirham
31:05non
31:06j'ai dit pour les gens
31:08parce qu'on a pas mal de gens
31:09qui nous regardent au Maroc
31:11il n'y a pas encore
31:13il n'y a pas d'indices
31:14sur le dirham
31:15encore
31:15enfin il y a des indices
31:16donc il y a des effets modes
31:17et revenons un peu
31:18aux fondamentaux
31:19mais vous savez
31:20ça ne m'inquiète pas plus
31:21parce qu'après
31:21les fondamentaux
31:22ils vont reprendre leurs droits
31:23mais sur cette couche-là
31:26il y aura un moment donné
31:27et ces principes
31:29moi je n'aime pas
31:30parler de bulle
31:31parce qu'une bulle
31:31le principe
31:32c'est qu'on ne sait pas
31:33quand est-ce qu'elle éclate
31:34et on ne sait pas
31:34pourquoi elle éclate
31:35à un moment donné
31:36mais ça arrivera forcément
31:37donc il faut
31:40aux raisons garder
31:41quand vous voyez
31:42vous êtes quand même
31:43très orienté France
31:44même si vous faites
31:44d'autres choses
31:45à travers votre fond impact
31:46quand vous vous regardez
31:47bon voilà
31:48nos deux intros
31:49cette année
31:50petite
31:50bon ça va
31:51et que vous regardez
31:531000 milliards
31:542000 milliards
31:55vous vous dites
31:56je suis un peu
31:58le mec de province
31:59je ne parle pas
32:01de votre accent
32:01ça n'a rien à voir
32:02ne le prenez pas
32:03personnellement
32:04c'est moi qui me fait
32:05bisiter
32:08défend toi
32:08merci Marc
32:11nous on n'a pas
32:12la Silicon Valley
32:13malheureusement
32:13on a un système
32:14de retraite
32:15par répartition
32:16tant que ça sera le cas
32:17je veux dire
32:17on ne pourra pas
32:18rivaliser
32:18ça c'est sûr
32:19donc ça
32:19là je l'accorde
32:22mais le système
32:23par répartition
32:23à mon avis
32:24finira par craquer
32:25tôt ou tard
32:26ça a déjà commencé
32:27donc ça c'est sûr
32:29on ne peut pas rivaliser
32:29maintenant sur les montants
32:30mirobolants
32:31moi ce que je trouve
32:32fascinant
32:32c'est que quand même
32:33ce sont des gens visionnaires
32:33tous ceux qui lèvent
32:34tous ceux qui mettent
32:35c'est quand même des gens
32:36qui ont vu déjà plein de choses
32:38il se passe quelque chose
32:40clairement
32:40en fait ils préfèrent
32:42mettre gros maintenant
32:43pour être sûr
32:43d'être dans la partie demain
32:44donc clairement
32:45il se passe quelque chose
32:46maintenant là aussi
32:47je pense qu'il y a deux certitudes
32:48assez claires
32:49c'est que ce genre de révolution
32:51quelque part
32:51ça donne forcément lieu
32:53à une euphorie
32:54et ce qui est sûr aussi
32:55c'est que l'euphorie
32:56va se dégonfler
32:57mais on ne sait pas
33:04non mais c'est l'histoire
33:05de toutes les révolutions
33:06industrielles
33:07si vous regardez
33:07ça a toujours donné lieu
33:08à de l'euphorie financière
33:09voire des bulles financières
33:10on a eu quand même
33:11la bulle des chemins de fer
33:13au milieu
33:13qui a bien connu Christopher
33:14si on regarde
33:16le krach de 1929
33:19ça vient après
33:20toutes les innovations
33:22liées à la deuxième
33:24révolution industrielle
33:24on a eu la bulle internet
33:26donc on voit très bien
33:27les mécanismes sont
33:27toujours les mêmes
33:28c'est à dire que
33:29quand on a une innovation
33:30on imagine qu'il y a
33:31la clé des profits juteux
33:33qu'on va avoir
33:34énormément de gains
33:35de productivité
33:36de la croissance
33:37et là ce qui est marrant
33:37c'est qu'il y a deux narratifs
33:38parce qu'au début
33:39on a eu le narratif IA
33:40et puis quand ça s'est
33:41un tout petit peu essoufflé
33:42on a eu le narratif
33:43des puces et des semi-conducteurs
33:45c'est marrant
33:45il y a deux narratifs
33:47dans cette bulle IA
33:48il y a deux bulles
33:49pour le prix du
33:50mais c'est quand même
33:51toujours la même histoire
33:52et ça pousse
33:52avec des comportements
33:53un peu grégaires
33:54des investissements
33:55je ne veux pas manquer
33:56le mouvement
33:57tout le monde
33:57va au même moment
33:58ça fait monter
33:59les valorisations
34:00à des niveaux
34:01probablement excessifs
34:03et oui
34:03ça va probablement
34:04un jour dégonfler
34:05et il n'empêche
34:06que l'intelligence artificielle
34:07c'est une révolution industrielle
34:09qui va transformer
34:10nos économies
34:11sur le moyen de long terme
34:12mais à court terme
34:13est-ce qu'elle sera
34:13en capacité
34:14de délivrer les promesses
34:15de profit
34:16les promesses
34:18de gains de productivité
34:19etc
34:20je ne suis pas certaine
34:21à court terme
34:22c'est pour ça qu'à un moment donné
34:23il va y avoir peut-être
34:24un retour à les réalités
34:25tout ça ça devient
34:25de la macro aussi
34:26parce que évidemment
34:27ça influe sur la croissance
34:29avec l'effet richesse
34:30et ça veut dire que
34:31quand Virginie nous dit
34:34peut-être que ça va se dégonfler
34:36mais si ça se dégonflait
34:37ça aurait un impact
34:38quand même
34:38sur la consommation
34:39des ménages
34:39surtout qu'on sait
34:40qu'elle est tirée
34:40par les 10%
34:41les plus aisés
34:42voilà aux Etats-Unis
34:42tout à fait
34:43et vous avez
34:44sur le patrimoine
34:45des ménages américains
34:46vous avez quand même
34:4670% qui est sur
34:47des actifs financiers
34:48c'est massif
34:49bien évidemment
34:50effectivement
34:51ils investissent massivement
34:52on le voit
34:53il y a même un fait
34:54qui est assez marquant
34:55d'habitude quand même
34:55les particuliers
34:56via les ETF
34:57étaient américains
34:58en l'occurrence
34:58c'était plutôt
34:59suiveur de tendance
35:00si vous regardez
35:00les données du mois de mai
35:01les entreprises
35:03qui ont été choisies
35:03par les particuliers américains
35:05ont mieux performé
35:06de 16 points
35:07celles choisies
35:07par les fonds spéculatifs
35:08et les fonds institutionnels
35:09donc ça vous montre aussi
35:11qu'il commence à avoir
35:12une telle assise
35:13que malgré tout
35:13c'est plus des acteurs
35:14qui sont suivis
35:15ils peuvent initier
35:16quelques tendances
35:17sur le marché
35:17donc il faut vraiment
35:18être vigilant
35:19par rapport à cela
35:20moi aussi je suis assez sceptique
35:21à l'égard de SpaceX
35:22en termes purement
35:23d'introduction en bourse
35:23pas sur le business model
35:24mais malgré tout
35:25si vous avez 25%
35:27qui est réservé aux particuliers
35:29je suis d'accord
35:29qu'il y aura de la volatilité
35:30mais peut-être que finalement
35:32ce sera une bonne opération
35:33également
35:33sauf qu'on s'aperçoit
35:34que cet argent
35:34il part de quelque part
35:35là en l'occurrence
35:37on a l'impression
35:37qu'il part un peu
35:38des bitcoins
35:38c'est marrant
35:39on a l'impression
35:39que les gens
35:40sortent de l'argent
35:40des bitcoins
35:41pour faire du spécifique
35:43après il y a des histoires
35:45d'intégration
35:46dans les indices
35:48mais vous avez vu
35:49que Dow Jones
35:50et S&P
35:51a dit
35:51il n'y a pas de fast track
35:54ça sera un an
35:55mais Nasdaq
35:56oui
35:56en quelques jours
35:57ça va rentrer
35:58donc oui
35:58il y aura des logiques
35:59de flux
36:00on va la bourse
36:01alors très intéressant
36:02merci pour cette question
36:05comme on l'a dit
36:06depuis tout à l'heure
36:06avec Isabelle
36:07et Christophe
36:08il n'y a plus trop
36:10de croissance
36:10mais il y a de l'inflation
36:11et ça ça veut dire
36:12c'est quoi en économie
36:14ça veut dire
36:14stagfation
36:16donc stagfation
36:16je veux dire
36:17c'est
36:18donc moi je me mets
36:19plutôt dans ce schéma
36:20aujourd'hui de marché
36:22un marché stagfation
36:23alors comment ça se comporte
36:24un marché stagfation
36:25alors on a une belle
36:26période de stagfation
36:281965
36:291985
36:29notamment aux Etats-Unis
36:30qui est bien documenté
36:31sur les marchés
36:32et globalement
36:33ça donne des marchés
36:34qui latéralisent
36:35c'est-à-dire
36:35qui sont sans direction
36:36des marchés
36:37en taux long du lit
36:38comme ça
36:39et c'est ce qu'on voit
36:40un petit peu
36:40depuis le début
36:41de la guerre en Iran
36:42en Iran
36:42depuis le début
36:43de la guerre en Iran
36:44le stock 600
36:45il fait moins 1,5
36:46sans direction
36:48maintenant
36:48ça c'est les marchés
36:49les Etats-Unis
36:50ont bien remonté
36:50mais non mais c'est les semis
36:52si vous en avez les semis
36:53et donc là
36:53c'est juste ce que dit Virginie
36:55dans les marchés
36:56en stagfation aussi
36:57il y a des secteurs
36:59qui marchent
37:00et d'autres qui marchent pas
37:00donc les deux secteurs
37:01à éviter
37:02c'est l'immobilier
37:04et la consommation
37:06discrétionnaire
37:06et ça on l'a bien vu
37:07là depuis le début
37:08de cette guerre en Iran
37:09et les deux secteurs
37:11à privilégier
37:11c'est la technologie
37:13et l'énergie
37:14alors c'est à peu près
37:15ce qui s'est passé
37:15depuis la guerre en Iran
37:16donc moi je suis assez frappé
37:17par la similitude
37:18quelque part
37:19donc maintenant
37:20toute la question
37:20c'est de savoir
37:21est-ce que ce mouvement
37:21aujourd'hui
37:22est-ce qu'il est réalisé
37:23ou est-ce qu'il va encore
37:24aller un peu plus loin
37:25donc moi mon sentiment
37:26c'est que si demain
37:26il y a une paix qui est signée
37:28je pense que ces mouvements
37:29que je viens de décrire
37:30ils vont s'inverser
37:31violemment
37:31sur une courte période
37:33peut-être une semaine
37:34deux trois jours
37:35et ensuite après
37:36on va revenir un peu
37:37à la réalité
37:37quand la poussière
37:38se sera un peu reposée
37:39et là on aura
37:40une économie globalement
37:41qui continuera à ralentir
37:43comme elle était
37:44avant la guerre en Iran
37:45et on sera
37:46l'inflation c'est encore
37:47un peu là
37:47parce qu'il faudra
37:48au minimum
37:49deux à six mois
37:50pour que le marché
37:51pétrolier redevienne
37:53plutôt normatif
37:54et donc ça veut dire
37:55que le sujet
37:56de la stagflation
37:56ne peut encore
37:57s'exprimer en bourse
37:59voilà
37:59donc ça c'est ce que je pourrais dire
38:01Justement on passe très rapidement
38:02parce qu'on n'a pas beaucoup de temps
38:03le placement de la semaine
38:04pour vous Virginie
38:05mais moi toujours les actions
38:06je connais que ça
38:07Merci d'avoir répondu
38:08c'est bon
38:09c'est ça
38:09c'est pas mon tour
38:10Et pourquoi en particulier ?
38:11Non mais
38:12il a raison
38:12on a vécu
38:14ces rotations sectorielles
38:15et dans ces rotations sectorielles
38:17il y a des opportunités
38:18donc c'est vrai que par exemple
38:19tout ce qui touche à l'aéronautique
38:21c'est simple
38:21vous ouvrez votre écran
38:22vous ne regardez même pas
38:23le prix du pétrole
38:24vous voyez si Rolls-Royce
38:25à France ça baisse
38:26c'est que le prix du pétrole
38:27est en hausse
38:28voilà
38:28Donc là qu'est-ce qu'on achète ?
38:30Donc qu'est-ce qu'on achète ?
38:31On verra tout à l'heure
38:32les actions
38:33Oui oui oui
38:33on revient sur des segments
38:34des secteurs
38:35qui sont délaissés
38:36à tort
38:37la santé
38:40un peu d'aéronautique
38:41aussi
38:41et dans la consommation
38:43discrétionnaire
38:43franchement il y a des choses
38:44qui ont été là aussi
38:46perturbées
38:47donc voilà
38:48il faut faire ce marché
38:49Très bien
38:50allez on passe tout de suite
38:51au top ou au flop
38:52de l'année
38:53on va laisser Isabelle en dernier
38:55comme ça elle a le temps
38:55de bien se préparer
38:57Christopher
38:57Alors mon flop
38:59ce sera une société
39:00qui fait dans
39:00on parlait un peu de santé
39:02dans l'optimisation humaine
39:03concrètement c'est quoi ?
39:04C'est tout simplement
39:05on vieillit plus longtemps
39:06donc on vieillit mieux
39:06vous avez eu l'équivalent
39:08des Jeux Olympiques
39:09mais dopés
39:10stéréoides etc
39:11qui s'appellent
39:12les Unence Games
39:13et derrière
39:14ces Jeux Olympiques
39:15vous avez une société
39:16qui a été fondée
39:17par un milliardaire
39:18ou millionnaire allemand
39:20cette société
39:20elle est rentrée
39:21via un SPAC
39:22à la bourse de New York
39:23bon la performance
39:24c'est vraiment un flop
39:25à cet égard
39:26mais derrière
39:26malgré tout peut-être
39:27donc c'est pour ça
39:28c'est pas complètement un flop
39:29il y a un business model
39:30ils saisissent notamment
39:31aux Etats-Unis
39:32vous avez un allégement
39:32de la réglementation
39:33sur plein de sujets
39:34dans cette thématique
39:35d'optimisation humaine
39:36notamment Peptide etc
39:37et donc en fait
39:38ils surfent sur
39:39la libéralisation
39:40de la réglementaire
39:41sur toutes ces composantes là
39:42donc il y a quand même
39:43quelque chose à regarder
39:44c'est pas un bon investissement
39:45boursier c'est sûr et certain
39:46mais il y a un business model
39:47en tout cas qui se développe
39:47sur ce sujet
39:48mais pour vous c'est un top
39:49parce que je vais vous voir
39:50rajeunir année après
39:51c'est vrai ?
39:51c'est donc
39:52c'est naturel
39:54je suis pas sûr
39:56vous trouvez ?
39:57c'est la génétique
40:00Virginie top ou flop ?
40:01non bah moi je voulais
40:02parler de SpaceX
40:02mais on en a déjà parlé
40:03alors moi je vais vous parler
40:04du Vavavum
40:04parce que vous savez
40:05le marché n'est rien
40:06à voir ces espèces de termes
40:08ça entretient aussi
40:10une narrative
40:10c'est sympa
40:11donc le Vavavum
40:12c'est le Vanguard
40:13ETF sur le S&P 500
40:15qui a passé
40:16la barre
40:17du trillion
40:18cette semaine
40:19le 1000 milliards
40:20exactement
40:21comme d'habitude
40:22et donc ça a dû baisser
40:23un petit peu
40:23maintenant ça a dû repasser
40:24en dessous
40:24parce que le marché
40:25a plutôt un petit peu
40:25consolidé
40:26mais c'est pour montrer
40:27l'engouement de ces flux
40:29et notamment cette gestion passive
40:31ce qui est inquiétant
40:32parce qu'évidemment
40:32plus vous avez de la gestion passive
40:34plus on amplifie les mouvements
40:36et plus à la baisse
40:38on risque d'avoir des chocs aussi
40:39donc c'est pour ça
40:40qu'il faut
40:40je plaide
40:41pour la diversification
40:42c'est pas bon pour vous
40:43évidemment pour la gestion
40:44non pour vous
40:44ça dépend
40:45pour vous
40:45pour Pierre
40:46si si bien sûr
40:47bien sûr
40:47parce que vous
40:48vous privilégiez la gestion active
40:50oui
40:51la gestion active
40:51et donc quand vous voyez
40:52tout cet argent qui va
40:53sur le long terme
40:54et bien oui
40:55mais on se défend
40:56on se défend
40:57et Pierre il se défend
40:58comme moi
40:59hein
40:59avec nos petits bras
41:00non mais d'accord
41:01mais vous vous dites
41:02quand même
41:02c'est une lame de fond
41:04c'est un tsunami ce truc là
41:06c'est une lame de fond
41:07mais ça veut plus rien dire
41:08à un moment donné finalement
41:09parce qu'est-ce qu'il faut
41:10se référer à un indice
41:11qu'est-ce qu'on veut faire
41:12qu'est-ce qu'on veut faire
41:12de l'investissement
41:13c'est quoi votre logique derrière
41:15et votre philosophie
41:16chacun fait comme il le sent
41:18après tout
41:19donc il faut respecter
41:19bon moi j'ai une certaine
41:21philosophie
41:21Pierre en a une
41:22je pense qu'on la partage
41:23mais bon
41:25Pierre
41:25top ou flop ?
41:27alors le top
41:28ça sera la France
41:30non j'aurais pu
41:31j'aurais pu faire
41:33la croissance française
41:34mais en fait
41:34bon là on parle beaucoup
41:35d'IA
41:36on parle de plein de
41:37plein de nouvelles tendances
41:38mais moi j'aime bien
41:39essayer de voir un petit peu
41:40le coup d'après
41:41voilà
41:42et le coup d'après
41:43mon sentiment
41:43c'est le quantique
41:44alors le quantique
41:45ça fait longtemps
41:46qu'on en parle maintenant
41:47mais là ça commence
41:48boursièrement
41:49ça commence à venir
41:50on commence à voir enfin
41:51des acteurs cotés
41:52et cette semaine
41:53qu'est-ce qui s'est passé ?
41:54donc la société américaine
41:56Honeywell
41:56a fait un spin-off
41:58donc un spin-off
41:58c'est-à-dire qu'elle a pris
41:59une de ces divisions
41:59et qu'elle l'a introduite
42:00en bourse
42:01et ça s'appelle
42:03Continuum
42:03et c'est quand même
42:04la bagatelle de 17 milliards d'euros
42:06donc de dollars
42:06ils ont levé 1,7 milliard
42:08donc c'est quand même
42:09une levée
42:09bon à l'échelle des Etats-Unis
42:11c'est
42:11l'échelle de la France
42:12c'est beaucoup
42:13donc moi j'ai trouvé
42:15cette opération très sympa
42:16donc du coup
42:17maintenant on a
42:18on va dire
42:185-6 acteurs cotés
42:21dans le quantique
42:22avec des capitalisations
42:23qui vont entre
42:245 et 20 milliards
42:25donc c'est quand même pas mal
42:26en France
42:27on a aussi
42:27notre Cocorico
42:28notre champion Pascal
42:30qui pourrait aussi
42:31s'introduire
42:31cette année ou l'année prochaine
42:33sur une double cotation
42:34Paris-New York
42:35donc pour les français
42:36nous à Paris
42:36on serait très heureux
42:37de les accueillir
42:38et puis en plus
42:39cette semaine
42:39il y a aussi eu
42:40Copli
42:40une société grenobloise française
42:42qui a levé quand même
42:43la bagatelle de 115 millions
42:45alors là aussi
42:45toute proportion gardée
42:47relativement
42:47en France
42:48c'est quand même un succès
42:49c'est même pas les fils
42:50des banquiers
42:50sur les levés aux Etats-Unis
42:53toute proportion gardée
42:54donc ce sujet là
42:55je pense que là
42:56aujourd'hui
42:56on n'en va pas du tout
42:57parler dans cette émission
42:57mais je pense que
42:58peut-être l'année prochaine
42:59on en parlera peut-être davantage
43:00vous reviendrez
43:01pour en parler
43:01avec plaisir
43:03Isabelle
43:03top ou flop ?
43:04alors moi c'est flop
43:06alors moi j'ai plus macro
43:07moi c'est Trump
43:08et ses droits de douane
43:09ses chers droits de douane
43:11puisque
43:12c'était un peu
43:13son couteau suisse
43:14ça devait servir
43:14à réduire le déficit commercial
43:16financer les baisses d'impôts
43:17et donc réduire
43:18les déficits publics aussi
43:19et puis un instrument
43:20de négociation
43:21et puis tout ça
43:21ça n'a pas très bien marché
43:22le déficit commercial
43:23il est au même niveau
43:25en 2025
43:26qu'il n'était en 2024
43:27et il est abyssal
43:29il est à 1200 milliards
43:30ça n'a pas fait baisser
43:32le déficit public
43:32qui a tendance
43:33plutôt à se creuser
43:34et puis
43:35le art of the deal
43:36s'est transformé plutôt
43:37en taco
43:39Trump always chicken out
43:40et puis ça revient
43:41parce qu'il s'est fait
43:42en plus il va falloir
43:43rembourser
43:43les plus de 160 milliards
43:46de droits de douane
43:47réciproques
43:48qui ont été indûment perçus
43:49puisqu'ils ont été
43:50retoqués
43:51par la cour constitutionnelle
43:53et puis ça revient
43:54il ne lâche pas quand même
43:55l'affaire
43:57à chaque fois
43:58c'est sur une base légale
43:59qui est très discutable
44:00donc il a remis 10%
44:01puis là ça s'arrête
44:02au mois de juillet
44:03et donc il veut en remettre
44:04en parlant
44:05pour aller contre
44:07le travail forcé
44:07il mentionne l'Europe
44:09ce qui est quand même risible
44:10c'est parti
44:11c'est parti
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