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  • il y a 37 minutes
Ce vendredi 29 mai, Jean-François Robin, responsable mondial de la recherche de Natixis CIB, Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, et Stéphanie Maugey, gérante de portefeuilles à la Financière d'Uzès, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, ce sont les Iraniens qui auraient dû écrire The Heart of the Deal, pas Trump.
00:14Mais j'ai trois bonnes nouvelles pour vous.
00:16C'est votre argent, c'est votre week-end, c'est une émission exceptionnelle, vraiment exceptionnelle.
00:20Parce qu'on a décidé de faire quelque chose de nouveau.
00:23On en a eu marre de parler de la guerre, de parler des déclarations de Trump,
00:28des accords de paix, de retours sur les accords de paix.
00:32Et on s'est projeté, on s'est dit à quoi va ressembler l'économie, la finance, les marchés
00:38et d'ailleurs votre argent dans le monde d'après.
00:40Alors après tous les événements importants qui se sont passés depuis le début de l'année,
00:44donc l'antavirus, l'affaire Patrick Bruel bien sûr, la canicule et accessoirement la guerre en Iran.
00:50Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine c'est après la guerre, la question macro,
00:54quels vont être les moteurs de la croissance dans le monde d'après Patrick Bruel,
00:58dans le monde d'après, guerre en Iran, le chiffre de la semaine,
01:01le cours du pétrole dans le monde d'après, en deuxième partie de l'émission,
01:05la bourse bien sûr, quel a été l'événement marquant de la semaine
01:08et des mois à venir, où va la bourse ?
01:10Quels sont les placements à privilégier dans le monde d'après,
01:13le top ou le flop, le top 3 des gérants, les actions à acheter ou vendre ?
01:17Mais vous le savez maintenant, et ça c'est une nouveauté,
01:19pour une émission exceptionnelle, il faut des invités exceptionnels.
01:23J'ai donc le plaisir de vous présenter le Jedi de l'économie et de la finance,
01:26c'est la championne incontestée.
01:29Du triathlon économie, marché, taux d'intérêt,
01:32Valentine Hennouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute,
01:36on va avoir besoin de vos lumières pour le monde d'après.
01:39Vous allez nous éclairer et nous montrer la voie du monde d'après ?
01:42Surtout sur les taux.
01:44Que sur les taux ?
01:45Je dis surtout sur les taux.
01:46Il a cofondé une des plus belles success stories de la gestion française
01:49et s'est rendu célèbre ici même pour ses coups de gueule.
01:52Sébastien Lalevé, j'espère que vous êtes de mauvaise humeur.
01:55Vous êtes directeur général de mon pensier Arbevel.
01:57On vous aime de mauvaise humeur.
01:58Si vous me dites que je suis en forme, ça me fout la mission en l'air.
02:01J'aime la chaleur.
02:03Ah ben ça va alors.
02:04La gestion privée, c'est son domaine de compétence comme le stock picking.
02:07Stéphanie Maugé, je n'ai pas dit que vous veniez d'un petit village qui s'appelle Uzès.
02:11Vous êtes gérant de portefeuille à la financière d'Uzès.
02:13Bonjour Stéphanie.
02:14Oui, bonjour.
02:15Ça va bien ?
02:15Oui.
02:16Alors lui, c'est l'homme des signaux faibles qui se transforment en tendance forte.
02:20C'est pour ça que j'aime bien le recevoir, Jean-François Robin.
02:22Vous êtes responsable mondial de la recherche de Natexis CIB.
02:26Bonjour.
02:26Bonjour.
02:27Alors pour le monde d'après, on avait besoin des signaux faibles et des signaux fortes.
02:30Allez, on s'enche ?
02:31Ça ne manque pas.
02:31Allez, on y va.
02:32Le monde d'après.
02:34On se projette.
02:36Voilà.
02:38Normalement, si on était un peu plus près dans le studio habituel, on se serait pris la main.
02:42Mais bon, là, je suis un peu loin de vous.
02:44On se projette.
02:46On se dit que Trump est prêt à tout pour arrêter la guerre.
02:49Soit avec un mauvais deal, soit avec une dernière offensive et un mauvais deal.
02:53Parce que de toute façon, ça sera un mauvais deal.
02:56Projetons-nous.
02:57Les amis, la guerre est finie.
02:58Qu'est-ce qui se passe ?
02:59Tout simplement.
03:01Gros exercice.
03:01Vous avez préparé, je suis sûr, pendant des semaines, vous n'avez pas dormi de la nuit.
03:05Sur l'économie, sur l'inflation et les taux d'intérêt.
03:07Allez, on commence par vous, Jean-François.
03:09Qu'est-ce qui se passe sur l'économie dans le monde d'après ?
03:11Déjà, dans le monde d'après, on ne revient pas dans le monde d'avant, mais on arrête de considérer
03:16la guerre.
03:16Donc déjà, la première chose, c'est qu'on…
03:17On ne revient pas dans le monde d'avant ?
03:18Non, parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont changer.
03:21La première chose qui va changer, je pense, radicalement, c'est quand même en termes géopolitiques.
03:26Ce truc-là fait que c'est la fin du multilatéralisme, c'est la fin d'essayer d'organiser le
03:31monde d'après la Deuxième Guerre mondiale avec des règles.
03:33Là, c'est la loi du plus fort.
03:34C'est la loi du si vous avez les moyens, vous prenez en… vous essayez de prendre quelque chose.
03:38Voilà, c'est le début.
03:40Iran sera beaucoup plus fort après qu'avant.
03:42Donc il va sans doute avoir une certaine mainmise sur le Détroit.
03:44Donc si vous êtes les Chinois, vous allez regarder Malacca.
03:46Si vous êtes la Turquie, vous allez regarder Bosphore, etc.
03:49Donc il va y avoir une espèce, je pense, de remodélisation, en tout cas remise à plat de toute la
03:56géopolitique.
03:56Les États-Unis se retirent, c'est la fin de l'OTAN.
03:59On a plein de choses qui vont changer en termes géopolitiques.
04:02Donc ce ne sera pas le monde d'avant de toute façon.
04:04Je crois quand même que si on regarde la première réaction, si jamais on avait demain un accord,
04:08s'il y a un accord, qu'est-ce qui se passe après ?
04:10Quand même, on a des prix du pétrole qui arrêtent d'avoir cette prime et on revient très très vite
04:14dans les 80-70.
04:15On va en parler tout à l'heure.
04:16Pourquoi je dis ça ? Parce qu'évidemment, on était avant tout ça dans un monde où il y avait
04:20trop de pétrole.
04:21On était avant tout ça dans un monde où il y avait trop de gaz.
04:23Je regardais avant de venir ici, les stocks de gaz européens ou français, ils sont déjà à 40.
04:27On était à moins de 20 au début du conflit.
04:29Donc on n'a aucun problème à reconstituer nos stocks de gaz, paradoxalement.
04:33C'est bien pour ça que les prix d'électricité ne remontent pas.
04:36Ils ont même été négatifs pendant la période de calcul.
04:38Ils le sont de plus en plus grâce aux renouvelables, pas à cause, grâce aux renouvelables.
04:41On a des prix d'électricité de moins en moins cher, on peut en reparler.
04:44Le problème, c'est qu'il faut gérer les équilibres de systèmes.
04:46Mais globalement, qu'est-ce qu'on peut dire ?
04:48C'est qu'on aurait un retour très fort des prix des matières premières,
04:52évidemment de l'urée, du sulfure, de l'aluminium, tout ce qui avait été mis.
04:55Des engrais.
04:55Voilà, des engrais, tout ce qui avait été mis.
04:57Je crois que la première chose, déjà, on revient à des prix.
05:00Et il y a donc une inflation qui serait un peu comme en 2022.
05:03Elle descendrait aussi vite qu'elle est montée.
05:04Et donc, évidemment, on aurait un effet un petit peu sur les taux de ce point de vue-là.
05:08Donc, premier choc, je pense qu'il laisserait de revenir un petit peu.
05:11Donc, un contre-choc pétrolier.
05:12Un contre-choc pétrolier quelque part.
05:14Et puis après, je crois qu'il y a quand même des choses qui le montent d'après.
05:16Il n'est pas le monde d'avant.
05:17Je le disais, il y a du géopolitique.
05:18Il y a de la défense.
05:20Il y a de l'électrification.
05:21Il y a plein de choses qui vont arriver.
05:21Il y a un sujet, je voudrais revenir sur ce que vous avez dit qui m'intéresse, sur la partie,
05:26vous dites, commerce international.
05:28Ça fait des années ou des mois qu'on répète, notamment avec l'arrivée de Trump, que c'est la
05:32fin du multilatéralisme.
05:34Est-ce que ça se voit dans les chiffres ?
05:35Parce que moi, je regarde les chiffres des échanges et je n'ai pas vu de signe qu'il y
05:39avait cette sorte d'explosion du monde et que les échanges étaient en contraction.
05:43Je crois que ce que montre l'Iran, finalement, c'est quand même que même une zone comme le Moyen
05:48-Orient est hyper importante pour les supply chains mondiales.
05:52Finalement, le Moyen-Orient, là, on parle d'une zone, c'est 2% du PIB mondial.
05:55C'est moins que la France dans le PIB mondial.
05:57Donc, tout d'un coup, on a l'impression, quand on parle du Moyen-Orient et du détroit d'Ormouz,
06:01que tout se passe là-bas, que le monde entier dépend de l'aluminium,
06:04que le monde entier dépend des engrais phosphatés qui viennent de là.
06:07Bon, les engrais phosphatés, il y en a plein de Marocains, mais grosso modo, on a l'impression que cette
06:11zone, c'est vraiment le nœud gordien de la supply chain mondiale.
06:16Ce que ça montre, quand même, c'est qu'on reste dans des chaînes de valeur quand même hyper intégrées.
06:20Il suffit qu'il y ait un petit grain de sable, là, un gros grain de sable, pour que ça
06:23s'arrête.
06:24Donc, quand même, évidemment, pour répondre à notre question, ça montre...
06:26Les échanges aujourd'hui, quand on regarde les échanges entre blocs dont on dit qu'ils sont opposés les uns
06:30à l'autre,
06:31on voit quand même que ça continue dans des proportions.
06:33Je veux dire, quand on regarde les chiffres des exportations chinoises, c'est juste affolant.
06:38On ne peut pas dire qu'ils se sont repliés sur eux-mêmes et qu'ils n'arrivent plus à
06:41pénétrer les autres marchés.
06:42Je pense qu'encore une fois, c'est la fin de la mondialisation telle qu'on l'a connue.
06:45Ce n'est pas la fin de la mondialisation.
06:46Simplement, c'est qu'on va accélérer cette tendance à aller chercher de la résilience,
06:49à aller chercher de la production là où vous vendez.
06:51Le commerce mondial maritime, cette année, il risque de monter de 2%.
06:55Il ne s'arrête pas, ce n'est pas une récession.
06:56On passe par d'autres canaux, mais là, on voit bien ce qui est en train de se passer avec
06:59le Kazakhstan.
07:00On est en train de chercher des routes alternatives.
07:02Et on va y arriver, parce qu'on y est arrivé, comme on est arrivé à surmonter le fait de
07:06ne plus être approvisionné par la Russie.
07:09Et le canal de Suez, etc., on va trouver des alternatives.
07:11Mais quand même, je pense que ça accélère une réorganisation du monde en termes de grandes régions.
07:16Encore plus si vous avez la première économie mondiale qui est en train de se dire
07:19« Moi, j'ai mon côté de l'hémisphère qui est à moi, le reste ne m'intéresse plus. »
07:24Le monde d'après, selon Valentine et nous, c'est quoi ?
07:27Pour moi, la première question qu'on peut se poser, c'est le défi sur l'IA aujourd'hui.
07:31Parce que si on voit l'économie américaine, ce qui est amusant dans ce conflit,
07:34c'est qu'elle résiste extrêmement bien et elle est complètement portée sur l'IA.
07:38Si on regarde aujourd'hui la croissance américaine qu'on a eue au premier trimestre,
07:42l'investissement dans l'IA, ça contribue pour la moitié.
07:45Et ces investissements sont aujourd'hui portés par les grandes entreprises de la tech.
07:51C'est 700 milliards pour l'année 2026.
07:55Ces investissements, c'est en hausse de 70% par rapport à l'année dernière.
07:59Et en prévision, on est sur 1000 milliards l'année prochaine, donc plus 40%.
08:03Et si on regarde, le deuxième pilier, on a ces investissements.
08:07Le deuxième pilier, c'est la consommation.
08:08Et la consommation, elle tient alors que même…
08:10Aux Etats-Unis.
08:11Aux Etats-Unis.
08:12Mais pas ailleurs.
08:12Oui, elle tient alors que même on a un ralentissement du revenu disponible.
08:15Il y a un ralentissement sur la croissance des salaires.
08:17Et normalement, on a un ralentissement de la consommation.
08:19Et là, ça tient. Pourquoi ?
08:21Parce qu'on a un effet richesse, parce qu'on a les marchés actions qui fonctionnent bien grâce à la
08:26tech.
08:26C'est ça qui a compensé l'effet baisse du pouvoir d'achat aux Etats-Unis ?
08:30C'est ça qui a compensé en partie, oui, la baisse du pouvoir d'achat.
08:32Et ce ne sont pas les mêmes personnes, par contre ?
08:34Non, ce ne sont pas les mêmes personnes.
08:35Ce sont les ménages aujourd'hui.
08:36Les publics tirent la consommation.
08:38Donc, l'IA aujourd'hui aux Etats-Unis, c'est un enjeu stratégique.
08:41Et on voit qu'il y a aussi des investissements privés, mais il y a aussi un soutien public important.
08:46Et si on regarde les déficits aujourd'hui du gouvernement américain,
08:49on oscille aussi entre 5 et 6 %.
08:51Maintenant, la question qu'on doit se poser, quelle est l'étape suivante ?
08:54Est-ce que cette vague d'investissement qu'on a aujourd'hui sur les cinq grandes boîtes de la tech,
09:00est-ce qu'on va pouvoir générer de façon soutenable une vague de croissance pour l'économie américaine ?
09:06Et là, ce qui est important pour moi, c'est qu'on ait un élargissement de cette dynamique de capex.
09:11Que ces investissements, ce ne soit plus seulement l'histoire de chaque entreprise,
09:14mais ça doit être l'histoire de l'ensemble des entreprises américaines, ce qui n'est pas le cas aujourd
09:19'hui.
09:20Et pour avoir ça, c'est important, il faut avoir des taux plus bas.
09:23Et l'autre question qu'on va devoir aussi se poser rapidement avec l'IA,
09:26c'est une fois que cette richesse sera créée de façon soutenable,
09:30si on arrive dans cette configuration, comment est-ce qu'on se la partage ?
09:34Comment est-ce que les gains de productivité générés se partagent entre le capital et le travail ?
09:38Parce que c'est de la croissance sans emploi.
09:40Alors vous, vous êtes dans le monde d'après-après encore.
09:42Non, non, mais c'est intéressant, mais vous avez raison.
09:44C'était la thématique de cette émission.
09:46Pour moi, aujourd'hui, on a une économie aux US qui est tirée par l'IA.
09:49Et aujourd'hui, si on regarde cette croissance, ce n'est pas soutenable.
09:52Pour que cette toile soit soutenable, il faut vraiment un élargissement de ces capex.
09:56Et pour moi, ce qui est important, c'est la condition à ça, c'est des taux plus bas, des
09:59taux courts plus bas.
10:00Alors justement, pour vous, l'inflation dans le monde d'après, ça ressemble à quoi ?
10:03Jean-François lui dit que le pétrole devrait rebaisser,
10:05il y aura moins de tensions sur les matières premières ?
10:07Est-ce que ça veut dire qu'en fait, on n'a pas eu d'inflation,
10:10qu'on a eu juste une hausse momentanée des prix et qu'il n'y aura pas d'inflation ?
10:13L'inflation, si on regarde, on en parlera sur les prix du pétrole,
10:16pour moi, ça ne va pas être un sujet.
10:18Et surtout, l'inflation qui va être par le marché du travail, ce n'est pas un sujet.
10:22Donc, est-ce qu'il va y avoir de l'inflation dans le monde d'après ?
10:24Pour moi, le monde d'après, il n'y aura pas d'inflation,
10:26mais il y aura surtout aussi des banques centrales qui vont devoir baisser les taux courts.
10:29D'accord, on va en revenir. Sébastien ?
10:33Sur l'énergie, il faut quand même avoir en tête que, notamment du fait de l'IA,
10:37on va, chaque année entre maintenant et 2030,
10:41avoir besoin de l'équivalent de la consommation du Japon en plus.
10:45Donc, c'est plus d'électricité ?
10:47Ah oui, c'est plus d'électricité.
10:48Oui, mais on sait faire aujourd'hui l'électricité.
10:49Non, non, tu ne sais pas faire de l'électricité comme ça.
10:52Quand tu as des data centers qui ont besoin de 1 gigawatt par an,
10:56c'est l'équivalent de centrales nucléaires.
10:57On a des prix d'électricité qui sont négatifs.
10:59Oui, mais c'est local.
11:00Le problème, c'est que tu dois raisonner au niveau local, pas au niveau global.
11:04Et tu vas avoir des besoins qui vont être extrêmement concentrés assez vite.
11:08Donc, un des sujets du monde d'après, ça va être la mise en musique de tout ça.
11:12Parce qu'on a eu trois années où on parlait d'IA et c'est fondamental.
11:16Mais il faut bien voir aussi que depuis 18 mois,
11:18il n'y a pas eu d'accélération des résultats des entreprises.
11:23Les marchés américains, le S&P a beaucoup monté.
11:27Les estimations ont augmenté en masse à peu près 7% sur la période.
11:30Mais c'est lié au 55-60% des boîtes liées à l'IA ou au CAPEX d'IA.
11:34Or, ces activités-là, en fait, le S&P, les résultats ont baissé.
11:38D'accord.
11:39Donc, en fait, tu as une...
11:40D'accord, mais quand on a un Nvidia qui tire, à la limite, on s'en fout qu'il y
11:44a 100 boîtes qui...
11:45D'accord, ok, très bien.
11:46Parce que c'est des chiffres qui sont tellement spectaculaires que ça comporte sa base.
11:49Là, si on parle de la partie boursière, ce qui est intéressant...
11:52On en parle tout à l'heure peut-être.
11:52Non, mais dans l'économie, c'est toujours une période qu'on appelle en mauvais français du faux mot.
11:57Donc, on a envie d'y être à tous les prix.
12:00Et maintenant, on va rentrer dans la partie où il faudra comprendre et rentabiliser.
12:04Et pourquoi ça va arriver ?
12:05Parce qu'Enthropic, OpenAI, SpaceX vont rentrer en bourse.
12:10Donc, ça va être l'arrêt de la période du rêve.
12:12Il va falloir concrétiser.
12:13Et quand on s'intéresse vraiment à l'IA et qu'on commence à gratter un peu les choses,
12:17qu'est-ce qu'elles vous disent les entreprises ?
12:19Déjà, un, j'ai un peu peur de me lancer parce qu'en fait, je ne sais pas comment ça
12:23me coûtait.
12:24Parce qu'en fait, utiliser l'IA, déjà, tu vas être pieds et mains liés avec un provider.
12:30Est-ce que ce n'est pas un combat d'arrière-garde ?
12:31Non, pas du tout.
12:32Parce que tu ne sais pas exactement quand tu vas faire tes décisions, combien ça va te coûter ?
12:36C'est-à-dire, combien va être le token ?
12:38En réalité, c'est que pour l'instant, c'est subventionné par des boîtes qui, pour l'instant, n'aient
12:41pas d'outils de rentabilité.
12:42Le jour où elles sont en bourse, le prix des tokens va énormément augmenter.
12:46On arrêtera d'être sponsorisé.
12:47Donc, les entreprises, en fait, par rapport à l'IA, il y a un vrai sujet.
12:50C'est que pour l'instant, il n'a pas véritablement été emplanté.
12:53C'est intéressant parce que…
12:54Et mettre que pilote dans les boîtes, ce n'est pas faire de l'IA.
12:57Parce que c'est déjà en faire un peu quand même.
13:00Oui, mais de la productivité.
13:01Ce n'est pas ça, je viens de mettre copilote dans…
13:03Oui, oui, mais ce que je veux dire…
13:05Ça a tous les postes et j'ai dit qu'on était entrés dans l'air de l'IA.
13:07Le véritable impact, tu l'auras quand les infrastructures des entreprises, en termes de data, seront faites.
13:15Ce n'est pas encore fait.
13:16Donc, en fait, on parle de plein de trucs, mais ça n'arrivera que dans deux ou trois ans.
13:20Stéphanie ?
13:20Ok, cette diffusion.
13:21Stéphanie, juste pour revenir, économie, inflation, pour vous, votre vision, c'est quoi ?
13:26Vous dites le monde d'après, il sera top.
13:29Si la guerre s'arrête, on peut espérer…
13:31On part sur ce principe.
13:32On part sur ce principe que les taux rebaissent, effectivement.
13:35On en est loin, en fait.
13:36C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a eu une sorte de…
13:3819 mai, on était à 3,19 sur le bout de l'allemand.
13:42Aujourd'hui, on est à 2,94.
13:43Mais quand on regarde les boîtes qui se financent à court terme, on est encore bien plus cher qu'il
13:48y a 9 mois.
13:49Et on nous dit que la BCE va peut-être monter ses taux.
13:51Ce point de base de plus, LNA à 12 mois, c'est de 2,82 à 3,50.
13:55Donc la réalité pour les entreprises aujourd'hui, c'est que même si ça rebaisse, on est encore quand même
13:58bien plus cher qu'il y a un an.
14:00Donc il va falloir vraiment un retour de la confiance, une certitude qu'on va normaliser la situation.
14:06Et ça va sans doute contribuer à un regain de confiance de tous ces patrons qui, en fait, vont bien,
14:11mais sont juste prudents et attentistes.
14:12C'est ce que vous ressentez quand vous leur parlez ?
14:15Oui, en fait, on s'est dit que ça va être court, ça va être court, puis ça dure.
14:19Donc là, tout d'un coup, que ce soit au niveau des patrons, au niveau de la consommation, on l
14:23'entend, les petits commerces, les clients qui ont des boutiques.
14:27En fait, l'argent est là, mais en fait, les gens ont arrêté de dépenser.
14:32Jean-François, juste pour revenir une seconde sur un de mes sujets favoris, mais vous, vous êtes économiste, il y
14:37a des économistes à la BCE.
14:39Et eux, on a tous l'impression que monter les taux, ça serait une erreur fondamentale.
14:43Pourquoi la Banque centrale pourrait monter ces taux ? J'ai du mal à comprendre, en fait.
14:47Eh bien, moi aussi.
14:49Non, mais je pense qu'on va avoir droit à une espèce de dovish hike.
14:55C'est quoi, dovish hike ?
14:55C'est une Banque centrale qui va monter les taux pour faire croire qu'elle est méchante, en se disant
15:00à 2,25, je ne suis pas très loin de mon taux neutre,
15:02qui est entre 2 et 2,5 pour la Banque centrale.
15:03C'est symbolique, quoi.
15:04C'est un peu symbolique.
15:05C'est dire, je lutte contre l'inflation.
15:07Voilà, et puis surtout, j'ai essayé de casser les anticipations d'inflation.
15:09Il y a un espèce de gros traumatisme de la Banque centrale qui est lié à 2022,
15:13où on disait, mais en fait, c'est un choc d'énergie transitoire.
15:15Et à la fin, ça s'est transféré à l'alimentation, etc.
15:19C'est exactement ce qui est en train de se passer aujourd'hui aussi.
15:22On voit bien les prix des engrais, vous le disiez.
15:23C'est 30% des engrais mondiaux qui sortent de là, de la région.
15:27Et donc, évidemment, ça se transfère au prix.
15:29Et donc, la BCE veut absolument casser cette histoire-là.
15:32Moi, je suis absolument persuadé que ça ne changera rien du tout.
15:34Ce n'est pas ça qui va ouvrir le détroit d'Hormuz.
15:36Exactement.
15:37Donc, à la fin, ça ne sert à rien.
15:38C'est un geste symbolique, ce qui me semble très intéressant.
15:41C'est quand même cette espèce de schizophrénie entre les marchés qui achètent
15:44que les États-Unis, qui sont à 3,8% d'inflation, seraient à deux doigts de baisser les taux
15:49et que la BCE, qui est à 2,8% d'inflation, il faut qu'elle monce les taux 3
15:52à 3.
15:53Donc, on est quand même une espèce de dichotomie.
15:56Si c'est vraiment le cas, il faut mettre l'euro-dollar à 25.
15:59Donc, attention, je trouve qu'il y a des problèmes de cohérence.
16:02La question macro, vous avez déjà commencé à y répondre, c'est les moteurs de l'économie après la guerre.
16:06Pour vous, Valentin, c'est vraiment le rapport à l'IA.
16:10Ça va être ça, le moteur principal ?
16:12Aux États-Unis, c'est le rapport à l'IA.
16:14Et en Europe, on a quand même ce changement de cap qu'on attend sur le budgétaire allemand.
16:20Et en Europe, on augmente aussi les dépenses sur la défense et on a une transition énergétique.
16:24Sur l'Europe, on a ces moteurs-là.
16:27Mais ce qui est intéressant, c'est de regarder globalement, que ce soit aux États-Unis ou en Europe,
16:31tous les moteurs de croissance réclament des investissements monstrueux, massifs.
16:36Et pour moi, ça veut dire…
16:37C'est ce que disait un peu Sébastien, même pour la partie IA.
16:41Et pour la partie énergie de l'IA.
16:43Mais précisément, je pense que c'est ce qui, à mon avis, doit questionner l'idée qu'on a tous,
16:47que les taux d'intérêt vont rebaisser.
16:48C'est pour ça que moi, je ne sais pas un retour à la normale.
16:50Ce qu'on va avoir, c'est quand même une accélération des dépenses,
16:52déjà pour reconstituer les stocks militaires, accélérer la dépense de défense.
16:57Mais si la croissance ralentit, vous êtes économiste.
16:59Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, si vous prenez par exemple,
17:01typiquement les États-Unis, les États-Unis, pour se dire les choses,
17:03il n'y a aucune raison que les taux d'intérêt américains rebaissent fortement,
17:06même si la Fed devait baisser les taux courts, elle veut dans le même temps réduire la taille de son
17:10bilan.
17:10Donc c'est plutôt aussi les taux longs.
17:12Mais si vous prenez juste les États-Unis, aujourd'hui, les taux d'intérêt américains,
17:15ils vont plutôt monter.
17:16Vous avez un déficit américain qui est plutôt de l'ordre de 7%.
17:19Vous avez un coût d'intérêt de la dette américaine qui est aujourd'hui de 3,3% du PIB.
17:23On parle de 1 000 milliards.
17:25Les intérêts de la dette américaine, c'est supérieur au budget militaire américain.
17:28Le CBO, cette semaine, nous dit, dans 10 ans, le comité du Congrès budgétaire,
17:35pourtant dominé par les Républicains, dit, en 2036, dans 10 ans, c'est 4,6% du PIB.
17:41Ça double à plus de 2,3 trillions.
17:43Donc vous dites, même si l'inflation rebaisse, les taux d'intérêt ne baissent pas ?
17:46Si vous devez investir dans la défense, si vous devez investir dans l'électrification,
17:50parce que vous avez bien vu que c'était un énorme problème de dépendre d'une petite zone
17:53pour votre mix énergétique qui n'a aucun sens,
17:56qu'en plus de ça, vous avez des dépenses démographiques,
17:58qu'il faut tenir la distance sur la course à l'IA,
18:00vous n'avez aucune raison que la course à l'épargne mondiale
18:03fasse autre chose que maintenir des taux élevés.
18:04C'est pour ça qu'on peut avoir pour moi des pressions sur les taux longs.
18:09Défense, IA, pardon, allez-y.
18:11Mais ce qui ne veut pas dire que les banques centrales, pour moi, vont devoir baisser leurs taux.
18:16Parce que comment est-ce qu'on finance tous ces montants d'investissement ?
18:19Si on regarde en Europe, il y a l'Allemagne qui a une marge de manœuvre budgétaire,
18:22mais ni la France ni l'Italie ont des marges budgétaires
18:25pour financer ces investissements.
18:26Et si on veut que ce soit aussi des investissements qui viennent du privé,
18:30les niveaux de taux longs aujourd'hui sont beaucoup trop élevés.
18:32Les niveaux de taux réels aujourd'hui en France et en Italie,
18:34pour moi, sont sur des niveaux restrictifs aujourd'hui.
18:36Sébastien, défense, IA, vous dites l'énergie, les moteurs de la croissance.
18:41De toute façon, c'est la souveraineté en général.
18:44La souveraineté aujourd'hui, c'est la défense, l'énergie.
18:46Il y a en sachant que SpaceX, une fois encore,
18:50qui a publié les documents pour son IPO, pour son introduction en bourse,
18:5320% du chiffre d'affaires de SpaceX en 2025, c'était avec l'État américain.
18:58Donc la souveraineté, il ne faut pas faire qu'en parler.
19:01Il faut aussi la faire concrètement et que les États stratèges,
19:05alors ça fait peur quand on parle d'État stratège, surtout en France,
19:08il faut que l'État s'implique et sa souveraineté donne des contrats,
19:13donne de l'argent à des fournisseurs européens, idéalement français et européens.
19:18Et le problème, c'est que face à ça, en Europe, il n'y a pas cette conception,
19:21on n'existe pas, on l'a vu tout le temps, notamment avec nos amis allemands,
19:25et c'est le seul moyen pour avoir des entreprises...
19:28Vous demandez plus d'État, où ?
19:30Non, je demande de l'argent...
19:32Mais vous demandez plus d'argent de l'État, mais l'argent de l'État, c'est le vôtre.
19:36Je suis profondément libéral, mais il n'y a jamais eu...
19:40Mais il faut faire des choix.
19:41Le problème, même avec de l'IA, ce que vous voulez, à la fin,
19:45c'est un nouveau paradigme, ce qui arrive, mais il faut être capable de décider,
19:48il faut des gens courageux et faire des choix.
19:49Non, mais je suis d'accord, mais des choix, ça veut dire réduire les dépenses publiques,
19:52couper le budget de dépenses sociales, travailler plus longtemps, baisser les retraites...
19:58C'est pas parce qu'il y a une guerre en Iran que les problèmes structurels n'existent pas.
20:01Et dans le monde de demain, il y aura les mêmes problèmes structurels,
20:04et sauf que ça fait 30 ans qu'on met tout sous le tapis.
20:07Là, le tapis est plein, donc il va falloir adresser les sujets.
20:10Non, mais ça fait 30 ans qu'on dit que le tapis est plein, c'est ça.
20:11Non, mais c'était pas vrai.
20:13En France, moi-même, je l'ai dit, je ne sais pas, 20 fois sur les 15 dernières années,
20:18que c'était, ça y est, on est à l'heure de vérité, on ne va pas pouvoir passer,
20:21puis à chaque fois, on passe et on se ridicule.
20:23La différence, c'est qu'on emprunte combien ? 300 milliards par an, à peu près ?
20:27300 milliards par an, que les maths, à la fin, c'est que des maths.
20:32Je comprends, mais au début, c'était que des maths, et à la fin, c'est toujours des maths.
20:36Mais qui dit que c'est à la fin ? C'est ça que je... Stéphanie ?
20:39Non, mais on voit quand même qu'il y a une vraie prise de conscience, notamment...
20:43Vous trouvez, vous ?
20:43Oui, en fait, je ne suis pas sûre qu'on sache forcément tout non plus,
20:46mais sur, par exemple, l'Allemagne qui vient de remplacer,
20:50ils sortent Palantir pour mettre une filiale de Péiris, etc.
20:54Mais il n'y a pas une prise de conscience de notre situation financière dramatique ?
20:58Regardez les programmes pour 2027 qu'on commence à avoir, c'est pire.
21:02Est-ce qui est intéressant ?
21:03Non, pardon, Stéphanie, vous avez fini ?
21:05Oui, oui, non, mais je pense qu'effectivement, vous avez raison,
21:07sur cette prise de conscience financière, il y a peut-être un moment où il va juste falloir dire stop,
21:10on arrête...
21:11Mais qui va dire stop ? C'est ça que je ne comprends pas.
21:13C'est ça que j'attends, mais moi, j'attends ça depuis des années.
21:17Jean-François ?
21:18Non, ce que je trouve aussi, pour rebondir sur les deux précédents propos,
21:20c'est qu'il y a une grosse différence, justement, dans les capex qu'on va avoir besoin de faire...
21:25Alors, les capex, c'est expliqué pour les centaines.
21:26Sur les dépenses d'investissement en capital qu'il va falloir faire pour toutes ces grandes tendances
21:33qu'on a évoquées, l'électrification, la défense, l'IA,
21:36il y a quand même une grande différence, c'est que la défense, c'est pour l'État.
21:39On ne va pas demander aux boîtes d'investir dans la défense,
21:42c'est évidemment la part du souverain, par définition.
21:47Donc, c'est encore du budget ?
21:48Là, nous, on est à 2,1% de nos dépenses publiques françaises qui sont à la défense.
21:52Il faut qu'on passe à 3,5%.
21:53On s'est engagé à le faire, mais ce n'est même pas pour faire plaisir à Trump.
21:56C'est qu'on voit bien que le monde est devenu très flippant.
21:58Donc, il faut trouver deux points de PIB rapidement dans la défense.
22:02En revanche, moi, je trouve que les dépenses dans l'IA,
22:04les défenses dans l'électrification, pour le coup,
22:06on peut tout à fait penser que c'est les entreprises qui pourraient prendre leur part de ça,
22:09parce que finalement, il n'y a pas besoin que ce soit l'État qui le fasse.
22:12Les entreprises ont quand même encore des taux de marge et des capacités financières.
22:15De plus en plus, j'ai envie de dire, parce que moi, ce que je retiens...
22:18Surtout les leaders de la tech qui sont les premiers consommateurs.
22:20Sauf ce que dit Sébastien, c'est qu'elles vont répercuter
22:23et vont nous faire payer plus cher leurs services.
22:25Oui, mais ce qu'on voit quand même, c'est que les capacités de ce financement,
22:28typiquement, les sept magnifiques, vous en prenez cinq,
22:32ils ont émis 160 milliards de dettes jusqu'à fin mai.
22:35Donc, on voit bien que c'est eux qui sont en train de s'endetter pour investir.
22:40Et je trouve que ce modèle-là, il ne me semble pas complètement...
22:42Il n'est pas inintéressant.
22:44C'est-à-dire qu'on peut tout à fait imaginer qu'il y ait des entreprises,
22:46c'est déjà le cas aux États-Unis, c'est déjà le cas en Europe pour ça.
22:48Qui prennent le lead, qui prennent la place de l'État en fait.
22:50Qui prennent le lead et qui financent moins cher que l'État.
22:51Donc, l'État, on lui laisse vraiment les dépenses les plus souveraines.
22:54C'était le cas déjà.
22:56Quand Amazon s'est endetté, s'endettait moins cher que le moins cher...
22:59Je pense qu'il va continuer à s'augmenter.
23:01On voit bien quand même aussi qu'il y a peut-être moyen de faire autrement.
23:04C'est-à-dire qu'il y a quand même quelques sociétés qu'on voit régulièrement en portefeuille
23:07qui ont fait elles-mêmes leur propre infrastructure,
23:10qui sont du coup dépendantes de leur propre LLM.
23:12Vous pensez à qui, par exemple ?
23:13Je pense à Equoissance, qui s'occupe de toutes nos données de santé.
23:18Je pense à Sightrade, qui a fait son propre datacenter en disant
23:21« Effectivement, si j'avais mis ça sur AWS, je serais tributaire
23:25dû à la hausse du prix à la fois de l'abonnement. »
23:28Et puis, les tokens, là, je gère mes propres tokens.
23:30Donc, en fait, on peut reprendre la main aussi sur nos infrastructures
23:33et sur la manière de le faire de manière peut-être plus économe.
23:36Juste en à une minute, Sébastien, vous pouvez expliquer l'histoire des tokens ?
23:39Parce que je ne suis pas sûr que ce soit très compréhensible pour tout le monde.
23:41En fait, aujourd'hui, quand vous achetez en tant que particulier ou même en tant qu'entreprise
23:46un abonnement à Claude, en fait, vous êtes limité dans l'usage que vous faites.
23:54Parce qu'un token, en fait, c'est l'unité de consommation, si vous voulez.
23:57Et en fait, ce qui est arrivé récemment, c'est que déjà, ils ont réduit de façon unilatérale.
24:02C'est comme un problème quand on avait les forfaits limités.
24:04Exactement.
24:05En fait, ils ont déjà réduit.
24:06Aujourd'hui, déjà, l'usage augmente.
24:08Parce que quand vous implantez ça dans votre entreprise,
24:10D'accord, mais qu'est-ce que ça change ? On payera plus cher ?
24:12Oui, après, jusqu'à présent, c'est des abonnements.
24:16Et en fait, à un moment, au-delà de 100 euros, maintenant, vous allez payer à l'usage.
24:20Et quand vous payez à l'usage, ce n'est pas du tout la même histoire.
24:23En fait, c'est infiniment plus cher.
24:24Pour la petite histoire, Microsoft, qui avait introduit Anthropik et Claude dans sa boîte,
24:30a déclaré la semaine dernière, ça y est, on enlève Claude parce que c'est trop cher.
24:34D'accord.
24:34Et moi, je pense que j'en ai parlé récemment avec un patron d'entreprise qui me disait,
24:39qui développe dans les PME ses services, en disant, pour l'instant,
24:44il y a un peu d'attentisme de la part des entreprises pour ces installations
24:48parce qu'elles ont peur, elles ne maîtrisent pas le coût.
24:51On se retrouve, c'était passionnant.
24:53On se retrouve en deuxième partie de l'émission, on va parler de la bourse,
24:55on va parler des événements marquants sur les marchés financiers,
24:58du placement pour le monde d'après, top ou flop, top 3 des gérants,
25:02les actions à acheter ou vendre, à tout de suite.
25:15Voilà, nous, on a décidé qu'on était dans le monde d'après la guerre, voilà.
25:18On a décidé, on a eu envie de nous projeter, on s'est projeté en première partie,
25:22et j'avoue que j'étais très surpris, ils avaient bossé,
25:25et ils ont dit des trucs intelligents alors que, bon, quand j'avais vu les invités,
25:29genre François-Robin, Stéphanie Maugé, Sébastien Alalvé et Valentin et nous,
25:34je me suis dit, ça va être difficile aujourd'hui, mais finalement, ils m'ont agréablement surpris.
25:38Non, vous ne réagissez pas, vous ne gueulez pas.
25:40Non, mais je vous laisse...
25:41On est anesthésié de chaleur.
25:41Non, mais je crois pas, vous laissez insulter, comme ça.
25:45C'est le pouvoir de la télé, quand même.
25:46Non, mais c'est quand même un problème, c'est à dire, je pourrais dire n'importe quoi,
25:48personne ne me dit pas, non, mais attendez, je vais partir.
25:51De la part d'un admirateur, d'Angela Merkel, je m'attends à tout.
25:54C'est vrai, et de Donald Trump.
25:55Allez, on passe tout de suite au marché depuis le début de l'année.
26:01Bon, qu'est-ce qu'on peut dire des marchés depuis le début de l'année ?
26:04En Europe, on nous avait dit, ça y est, c'est reparti, l'Europe, on a perdu toute notre avance.
26:10C'est un peu dommage, les Etats-Unis font la course...
26:12Non, ils ne font pas la course en tête, mais ils sont bien placés.
26:15Le S&P au-dessus de 10%.
26:16Vous le disiez tout à l'heure, l'économie, Valentine, résiste, mais les marchés aussi résistent.
26:21Et comme les marchés résistent, l'économie résiste avec les faits riches.
26:23C'est bien, j'ai compris ou pas ?
26:24Parfait, bravo.
26:26Nikkei, on n'en parle même pas, c'est 30% de hausse.
26:29Le MSCI World, 10%.
26:31Où est-ce qu'on va sur les marchés, Sébastien Lalevé ?
26:34Alors, une fois encore...
26:35Dans le monde d'après, voilà.
26:36La guerre est terminée, Donald Trump a fait un mauvais deal.
26:40Qu'est-ce qu'on fait ?
26:41Alors, une fois encore, 40% du S&P, c'est les fameuses boîtes d'IA dont on parle.
26:46Donc, en fait, c'est un marché qui est extraordinairement étroit.
26:49Ok.
26:50Et quand on regarde la hausse récente, les flux venaient des CTA et des hedge funds.
26:55Absolument pas des gérants traditionnels.
26:57Et qu'est-ce qu'est des CTA pour les gens ?
26:57En fait, c'est des fonds Momentum, très professionnels.
27:01En fait, ce n'est pas des gérants...
27:01C'est des fonds algorithmiques.
27:02Ce n'est pas des gens qui font du...
27:03Exactement.
27:03Ce n'est pas votre métier.
27:04Non, donc c'est très Momentum et très algorithmique.
27:09Donc, la hausse du marché est celle-là.
27:11Et une réflexion encore, je suis un peu obsédé par SpaceX,
27:13mais ce qui est intéressant...
27:14Non, ne dites pas ça.
27:15C'est qu'en fait, ça va être...
27:16On n'a pas les chiffres, mais peut-être 2 000 milliards de capitalisation boursière.
27:20Au moins 1 700.
27:21Je ne me prononce pas sur la valeur,
27:24mais ce que je vois, c'est que le mode d'opératoire d'introduction
27:28fait que ça va se retrouver à 3 ou 4 % du S&P instantanément à son introduction en bourse,
27:34ce qui veut dire que tous les fonds...
27:36Vont être obligés d'en acheter.
27:38Vont être obligés d'en acheter.
27:39Et en plus, Musk, qui est quand même un énorme malin,
27:42a décidé, pour le bonheur des particuliers,
27:46d'allouer 30 % aux particuliers qui vont acheter ça
27:50parce que la valorisation, ils s'en moquent.
27:53Donc, en réalité, ça va être une introduction
27:55qui probablement fonctionnera
27:57pour des raisons extraordinairement dangereuses et malsaines.
28:02Et ça sera la même chose pour Anthropique et OpenAI ?
28:05Ça se retrouve à des valeurs à 1 000 milliards à peu près.
28:07Donc, ils rentreront aussi dans les indices.
28:09Vous avez 4 000 milliards,
28:10donc vous avez peut-être l'équivalent de 10 % du S&P
28:13qui va arriver dans les 2 ou 3 mois qui viennent
28:16et qui devront se faire une place dans les indices.
28:20Donc, vous nous dites quoi ?
28:20Vous nous dites ça ?
28:21Ça ne va pas baisser tout de suite.
28:22Donc, ça ne va pas baisser tout de suite,
28:23mais pour des raisons qui ne sont pas bonnes.
28:26Techniques.
28:27Stéphanie ?
28:27Et puis oui, il a quand même fait changer les règles
28:29quand même pour arriver directement au Nasdaq.
28:32Donc, c'est quand même un peu impressionnant
28:34la puissance à la fois politique et économique
28:37d'un Elon Musk sur une introduction comme ça.
28:39Et je rappelle qu'on va probablement,
28:41je ne sais pas où ça en est d'ailleurs,
28:43on va probablement avoir maintenant des déclarations,
28:45des comptes semestriels au lieu d'avoir des comptes trimestriels,
28:48ce qui va quand même augmenter encore un peu le flou
28:51et l'absence de transparence.
28:53Donc, ça va permettre de s'exciter pendant des mois
28:55avant d'avoir les comptes des sociétés.
28:57Stéphanie, pardon.
28:58Donc, nous, dans le monde d'après, effectivement,
29:00je pense qu'on va d'abord avoir un soulagement.
29:01On a déjà eu un peu l'effet,
29:03alors ça, c'est le monde d'après à très court terme.
29:05On a vu deux, trois fois les espoirs de cesser le feu
29:07avec un impact directement sur le prix du pétrole, surtout.
29:12Tout ce qui est, toutes les chaînes autour du prix des engrais,
29:17etc., qui vont donner de l'air.
29:18On peut prendre des exemples très concrets.
29:20Un Roberté, par exemple, qui est un leader mondial des fragrances.
29:23Bon, ben, eux, ils ont eu un impact tout de suite
29:25sur le coût du plastique pour leur flaconnage,
29:27sur le coût du fret, sur le coût des négociations
29:29avec leurs fournisseurs sur les matières premières.
29:31Donc, tout ça, ça s'est répercuté très vite.
29:34Et donc, ils avaient déjà...
29:34Donc, vous dites, dans le monde d'après, immédiat...
29:37On va retrouver certainement un peu d'air.
29:38Parce qu'on est déjà des niveaux records.
29:40C'est-à-dire, on continuera à avoir des records.
29:42On va continuer.
29:43Et vous pensez que l'Europe va rattraper un peu de son retard ?
29:45L'Europe va certainement, du coup, retrouver un peu d'air,
29:46justement, lié à cette accalmie sur cette inflation
29:49venant des matières premières et de l'énergie.
29:52Et peut-être, du coup, toujours cet élan lié à ces grandes thématiques
29:57que sont la défense, l'industrialisation, l'électrification.
29:59On y revient toujours.
30:00Ça reste cette tendance de fond qui va, sans doute,
30:03amener l'Europe à continuer d'y arriver.
30:07Mais en face d'un Etats-Unis, d'Amérique,
30:10qui, eux, ne sont absolument pas impactés par cette guerre
30:12qu'ils ont quand même déclenché en Iran.
30:15Donc, c'est génial.
30:16Aujourd'hui, Jean-François,
30:19la bourse n'est pas forcément votre sujet immédiat,
30:21mais c'est devenu, comme disait Valentine tout à l'heure,
30:23un élément de la macroéconomie
30:25parce que c'est un élément du wealth effect
30:27et de l'effet richesse
30:28et que ça alimente la consommation des ménages.
30:30Est-ce que vous regardez beaucoup, vous ?
30:31Alors, vous, il y a juste un chiffre.
30:33Aux Etats-Unis, vous avez 90% des actions américaines
30:36qui sont détenues par les 10% les plus riches
30:37qui, eux-mêmes, font plus de 50% de la consommation américaine.
30:40Les 80% les moins riches américains,
30:43ils ne font plus que 30% de la consommation.
30:45Donc, aujourd'hui, l'économie américaine,
30:47elle tient sur la tech qui tient les marchés actions
30:49qui fait la consommation.
30:50Si je caricature, elle va complètement.
30:52Moi, ce qui m'intéresse dans ce qui est là aussi,
30:55c'est que quand on parle du monde d'après,
30:56les marchés actions qui sont à des niveaux records partout
31:00jouent déjà le monde d'après.
31:01Sinon, il n'y aurait aucun sens à ça.
31:03Vous êtes dans un choc pétrolier
31:04qui est comparable à la celui de 1973-74
31:06qui avait changé la face du monde pendant des décennies.
31:09Aujourd'hui, on oublie complètement ça.
31:11C'est l'IA plus fort que la guerre.
31:13D'ailleurs, ce qui est très intéressant...
31:14Bon, après, vous nous dites vous-même...
31:15Attendez, vous me surprenez, là.
31:18Vous comparez au choc de 1973-74,
31:20alors que vous nous dites vous-même,
31:22bon, là, on est dans un choc temporaire.
31:24Là, on était dans un choc fondamental.
31:26Il y avait quand même des États-Unis
31:27qui étaient dépendants du Golfe.
31:29On était tous très dépendants du pétrole.
31:32Rassurez-moi, l'économie, elle a quand même changé.
31:34On est moins dépendants, non ?
31:35Oui, oui, complètement.
31:36On se donne des chiffres.
31:37En 1973-74, on perd 4,5 millions de barils jour
31:40de production de pétrolière.
31:41Aujourd'hui, c'est 12 millions de barils jour.
31:43Donc, c'est trois fois plus.
31:44Simplement, c'est que le monde,
31:45il consomme trois fois moins d'énergie,
31:47d'hydrocarbures pour faire l'immunité de PIB.
31:49D'accord.
31:49Donc, à la fin, ce choc-là,
31:51il n'est pas trois fois pire.
31:52Il est similaire en termes de pertes énergétiques.
31:54Moi, ce que je trouve très intéressant quand même,
31:56c'est qu'on disait que les grands perdants,
31:58donc, encore une fois,
31:59les marchés d'action jouent le futur.
32:00Aujourd'hui, quand vous regardez ce qui se passe,
32:03vous avez les grands perdants du choc de l'Iran.
32:05C'est l'Asie, 82% de ce qui sort du détroit d'Ormuz,
32:08ça va en Asie.
32:08J'étais avec l'ambassadeur du Japon.
32:10Voilà, c'est 90% de leur pétrole
32:12qui vient du détroit d'Ormuz.
32:13Évidemment, vous avez envie de vous dire
32:14le Japon hyper touché.
32:16Vous avez montré les chiffres du Nikkei.
32:18Et la Corée, c'est pareil.
32:19On est à plus de 70%.
32:20Aujourd'hui, l'énorme gagnant,
32:22l'énorme gagnant...
32:23C'est incroyable, ça.
32:24Non, mais c'est important que vous le disiez,
32:25parce que les gens le savent pas.
32:26L'énorme gagnant de cette séquence,
32:27on parle des Etats-Unis qui font plus 10,
32:29mais je rappelle que les Etats-Unis,
32:31c'est eux le plus touchés par ce qui se passe.
32:32C'est le pays du G7
32:33où les prix à la pompe augmentent le plus.
32:36Aujourd'hui, les Etats-Unis, c'est plus 10%.
32:38Donc, on joue le côté IA.
32:39Mais en fait, le grand gagnant de la course à l'IA,
32:41c'est qui ?
32:42C'est Taïwan, plus 50%, c'est la Corée.
32:45Enfin, plus 70% Taïwan,
32:47plus 50% pour la Corée.
32:48Mais sur trois boîtes.
32:49Sur trois boîtes, oui.
32:50Encore une fois, la concentration,
32:52je partage complètement votre avis.
32:54C'est attention,
32:54c'est tellement concentré sur quelques boîtes.
32:56On parlait d'Entropique tout à l'heure,
32:58moi, ce qui me fait sourire.
32:59Il y a trois mois,
32:59si vous ne vous souvenez pas,
33:00peut-être pas trois mois,
33:00il y a six mois,
33:01on vous disait qu'Entropique était complètement à la rue,
33:03que ce n'était pas du tout le bon modèle, etc.
33:05Tout d'un coup, c'est devenu
33:06« the new kid on the block »
33:07et on va avoir une intro à 1 000 milliards de dollars.
33:10Le dernier round était à 350 milliards
33:13et on va avoir une intro à 1 000 milliards.
33:14Il y a deux mois.
33:15Avec un marché extrêmement technique et professionnel,
33:18effectivement, ce que disait tout à l'heure Sébastien,
33:20hier, par exemple, sur Micron,
33:21qui est une boîte phare dans la mémoire,
33:24en fait, il y a eu un effet de gamme à squeeze
33:26sur ces fameuses options.
33:27En fait, les gens, en gros,
33:28plutôt que d'acheter les titres,
33:29c'est moins cher d'acheter les options, les calls.
33:31Et donc, hier, le prix du call
33:33a augmenté de 13 400 % en séance.
33:36Et donc, ça veut dire que derrière,
33:37qu'est-ce qu'il faut faire ?
33:38Il faut acheter les titres.
33:39Donc, c'est une boucle qui s'autant entretient.
33:43C'est intéressant.
33:44C'est que vendredi,
33:45Trump avait dit qu'il fallait l'acheter
33:46avant la fermeture de 3 jours.
33:47C'est bizarre quand même.
33:48Et justement, Sébastien,
33:50j'entends ce que vous dites
33:51sur l'algorithmique et tout ça.
33:52On comprend très bien.
33:53Mais ce que dit Stéphanie,
33:54c'est un fond un peu différent.
33:56C'est qu'il y a une nouvelle génération
33:58d'investisseurs,
34:00plus jeunes que moi
34:01et plus jeunes que vous aussi, de fait,
34:05qui ont ce côté un peu gaming
34:08de la bourse.
34:09Est-ce que ça aussi,
34:10ça ne joue pas le momentum ?
34:11Parce que vous, vous reprochez beaucoup
34:12au modèle algorithmique
34:14d'avoir faussé la donne.
34:15Mais est-ce que finalement,
34:16ces groupes qui chassent en meute
34:17un peu, qu'on a vu à un moment
34:19sur les mêmes stocks aux Etats-Unis,
34:21est-ce que ça aussi,
34:21ça ne change pas un peu la donne
34:22sur la bourse ?
34:23Et ça fait qu'on est à ces niveaux-là
34:25aujourd'hui ?
34:26On s'est fait twitteriser.
34:28C'est-à-dire que les concepts
34:29les plus compliqués aujourd'hui,
34:30ils doivent être expliqués
34:32en 140 caractères.
34:33On est dans la culture
34:33de la simplification.
34:35Et c'est abominable
34:36parce que l'IA,
34:37les chats de GPT
34:38vont aussi faire ça.
34:39C'est qu'on va nous filer
34:40tout préparer,
34:42toute réflexion.
34:44et on peut citer Anna Arendt,
34:46on peut citer
34:47toutes ces personnes-là.
34:47Quand on arrête de réfléchir,
34:49le pire peut arriver.
34:50Et malheureusement,
34:51moi j'ai un gamin de 14 ans,
34:53quand je lui pose une question,
34:54il regarde sur le chat de GPT
34:55qui me sort comme ça.
34:56Donc j'ai dû lui expliquer,
34:57attends, c'est plus compliqué,
34:59c'est prémâché ton truc.
35:00Tu n'as pas réfléchi,
35:00tu as utilisé le chat de GPT.
35:02Et le parallèle avec le retail,
35:05avec le développement
35:06des Coinbase,
35:08des trades républics
35:09et tous ces sujets-là,
35:10c'est qu'effectivement,
35:10la bonne nouvelle,
35:11c'est que ça démocratise
35:12de l'accès à la banque.
35:13Donc ça c'est bien.
35:13D'abord, avec beaucoup
35:14via les cryptos aussi.
35:16Et d'ailleurs,
35:17les gens font la même chose,
35:18c'est pour ça qu'eux,
35:18ils n'achètent pas de fonds,
35:19ils achètent des ETF,
35:20ils consomment,
35:21mais ils consomment
35:22avec une vision
35:23extrêmement court terme.
35:25Et la réalité,
35:26c'est que ces gens-là
35:27n'ont jamais connu de crack,
35:30se moquent des fondamentaux
35:31et qu'à un moment,
35:34ça vient te mordre en fait.
35:36Très bien,
35:37c'est sympa,
35:38on va passer un bon week-end
35:39comme ça,
35:39on va se tirer une balle
35:40avant dimanche.
35:43Stéphanie,
35:44on va passer à le placement
35:46du monde d'après la guerre.
35:48C'est quoi pour vous ?
35:49C'est l'électrification,
35:52je crois qu'on en a parlé
35:53suffisamment depuis le début.
35:55Et là,
35:55il y a quoi faire ?
35:57On a à la fois tout ce qui permet
35:59de mettre en place
36:00ces infrastructures,
36:01donc on en a des super beaux
36:02chez nous,
36:03des Schneider Electric,
36:04Ça vaut cher tout ça déjà, non ?
36:05Oui, ça vaut cher,
36:06mais en fait,
36:07quand on regarde derrière
36:08toutes les technos
36:09et tous les besoins
36:09justement pour faire baisser
36:11cette consommation électrique,
36:12et après ça va être
36:13les Siemens,
36:14ça va être au niveau
36:14des semi-conducteurs,
36:16des Infineon,
36:16des ST Micro,
36:17on a un choix très large
36:19en fait pour jouer
36:19cette thématique-là.
36:21Donc, ce qui est sûr,
36:22c'est que c'est un axe
36:23où a priori,
36:24on va bénéficier
36:26de ces milliards
36:26qui sont injectés.
36:28Sébastien ?
36:29Souveraineté.
36:30Donc,
36:30souveraineté,
36:31c'est l'énergie,
36:32c'est le climat
36:34et la santé.
36:35C'est-à-dire que
36:35les deux secteurs,
36:36les deux thématiques
36:37qui me semblent
36:38centrales aujourd'hui,
36:39c'est le climat
36:41au-delà de la spécifique climatique.
36:42On investit à quoi
36:43pour investir dans le climat ?
36:44Ce que disait exactement Stéphanie,
36:45les producteurs
36:46d'énergie verte,
36:47la façon d'avoir
36:48une énergie clean
36:49et optimisée
36:50et la santé.
36:52Mon idole,
36:53c'est Demi Sassabis,
36:54il vient de sortir
36:54de sa nouvelle société
36:55Isomorphic Lab,
36:56va avoir,
36:57en fin d'année,
36:58le premier candidat
36:59d'un médicament
37:02injecté
37:02chez l'humain.
37:03C'est-à-dire que
37:04généralement,
37:04un cycle de production
37:05d'un médicament
37:05entre la création,
37:06enfin l'idée
37:07et la vente,
37:09c'est entre 10 et 15 ans.
37:11Là,
37:11en moins de 3 ans,
37:13il est passé
37:15du PC.
37:16C'est un médicament pourquoi ?
37:17Je ne sais plus.
37:18Peu importe.
37:19C'est un humeur, je pense.
37:20Hein ?
37:21Non, mais c'est
37:22un tas à humeur
37:22exactement très bon.
37:24Non, non,
37:24et donc,
37:26l'aspect positif,
37:27c'est que ça va aller
37:29beaucoup plus vite
37:30et la santé
37:30est un secteur
37:31globalement intéressant
37:32parce que c'est un marché
37:33qui, chaque année,
37:34est en croissance
37:35de 6 à 7 %,
37:36quoi qu'il arrive,
37:37récession ou pas récession,
37:39et ça sera un bénéficiaire net
37:40de l'IA.
37:40Sauf,
37:41je vais faire un peu
37:42le contrariant,
37:43mais sauf qu'on a
37:44des budgets
37:45qui sont de plus en plus tendus
37:46et qu'on va mettre
37:46la pression
37:48sur les labos pharmaceutiques
37:49pour nous vendre
37:50des médicaments moins chers.
37:51Je crois que c'est
37:52McKinsey qui a dit
37:52que les économies liées
37:54au fait que le développement
37:55d'un des médicaments
37:56sera beaucoup plus court,
37:58va se chiffrer
37:59en dizaines de milliards.
38:01Donc, en réalité,
38:03au final,
38:04ça coûtera moins cher.
38:05Donc, dans le monde d'après,
38:07moi, je pense que santé
38:08et climat
38:10vont être fondamentaux.
38:11Bon, vous voyez,
38:12c'est sympa
38:12d'être dans une émission
38:13où il n'y a plus la guerre
38:14en Iran.
38:15Ça fait quand même du bien,
38:16non ?
38:16Sympa, on n'en parle pas.
38:18Trump a dit ça,
38:19les Iraniens ont fait ça.
38:21Est-ce qu'on passe
38:22au top ou au flop
38:23avec vous,
38:23Valentine et nous ?
38:24Allez, c'est parti
38:25pour un super flop.
38:27Alors, le super flop,
38:29c'est la BCE,
38:30si elle monte ses taux
38:32au mois de juin.
38:33On a quand même
38:34Isabelle Schnabel
38:35qui nous a sorti
38:35qu'aujourd'hui,
38:36je pense qu'une hausse
38:37de taux en juin
38:37sera nécessaire,
38:38compte tenu de l'ampleur
38:39de la persistance
38:40du choc actuel.
38:41faire le don
38:41n'est plus d'actualité.
38:43Mais bon,
38:43si on regarde quand même
38:44aujourd'hui
38:46le marché de l'emploi
38:47en zone euro,
38:48on a un taux de chômage
38:49qui monte en France,
38:50on a des destructions
38:51d'emplois
38:51dans l'industrie
38:52en Allemagne,
38:53donc on est vraiment
38:54dans un contexte
38:55sur le marché de l'emploi
38:56qui est totalement différent
38:57de celui de 2022
38:59où on avait des hausses
39:00de salaire
39:00entre 4 et 5 %.
39:01Maintenant,
39:02on est revenu
39:02sur du 2 %.
39:03On n'est plus sur
39:04la même dynamique
39:05de création d'emploi.
39:06Et puis il y a l'IA,
39:07on en parlait aussi,
39:08qui est en train
39:08de faire un massacre.
39:09Oui, et même
39:09si on regarde aujourd'hui
39:10le niveau de taux,
39:11on est sur des niveaux de taux
39:12qui sont déjà totalement
39:13différents de 2022.
39:15Il faut se rappeler
39:15que début 2022,
39:16le taux de dépôt de la BCE
39:18était en territoire négatif
39:19à moins 0,5.
39:20Et surtout,
39:21ce qui est très important,
39:22c'est que les taux longs
39:23aujourd'hui pour moi
39:24sont déjà sur des niveaux
39:25restrictifs pour des pays
39:26comme la France
39:27ou l'Italie,
39:28alors que début 2022,
39:30les taux longs réels,
39:31c'est-à-dire...
39:31Et pourquoi ils ne vous écoutent pas ?
39:32Pourquoi ils ne vous entendent pas ?
39:33Pourquoi ils n'entendent pas
39:34Valentin et nous à la BCE ?
39:36Donc, si on regarde
39:37le marché de l'emploi,
39:38si on regarde les niveaux de taux,
39:41les risques d'avoir aujourd'hui
39:42ces fameux effets de second tour,
39:44c'est-à-dire ce que craint la BCE,
39:46c'est que cette hausse
39:46des prix sur l'énergie
39:48se diffuse sur l'économie,
39:50contribue à des hausses de salaires
39:51et à nouveau des prix
39:52sur le reste sur l'économie.
39:54C'est ce cercle vicieux
39:55qui est très craint.
39:56Pour moi, je vois la probabilité
39:57de voir ce cercle vicieux
39:58se mettre en place.
40:00Madame Lagarde,
40:01si vous nous écoutez.
40:02Sébastien, top ou flop ?
40:03Flop, pour les députés,
40:08françaises, superflop,
40:08qui étaient infiniment moins
40:11venus pour écouter
40:12Arthur Mench parler
40:13des problèmes,
40:14qu'est-ce qui faisait
40:15que c'était compliqué
40:15en France et en Europe
40:17de développer des sociétés
40:18comme Mistral ?
40:19Ils étaient très peu.
40:20Par contre,
40:20ils étaient beaucoup
40:21pour écouter et embêter
40:22le futur candidat
40:23à la Banque de France
40:24parce que c'était
40:25un sujet politique,
40:26parce que c'était un moyen
40:26d'embêter Macron
40:27et de dire
40:27qu'il y a des conflits
40:28d'intérêts partout.
40:29Donc, un sujet politique
40:31certes important,
40:33mais en réalité,
40:35moins.
40:36Oui, surtout que l'importance
40:37de la Banque de France
40:38aujourd'hui.
40:38Je ne voulais pas le dire,
40:39mais c'est un peu l'idée.
40:40C'est un peu le conseil
40:40économique et social.
40:41Par rapport à tous les blocages
40:46auxquels on fait face
40:47et qui seront toujours présents
40:49dans le monde d'après,
40:50alors que les autres bougent
40:51beaucoup plus vite.
40:53Stéphanie, top ou flop ?
40:54Alors, moi, c'est un top.
40:55On va rester au sujet
40:56pour le 800 volts.
40:58Alors, on va parler technique
40:59parce qu'on a passé
41:00notre émission à parler
41:01de l'électrification,
41:02des data centers,
41:03des puces.
41:04Et aujourd'hui,
41:05pour ça,
41:06il faut forcément
41:07de l'électricité
41:07et beaucoup d'électricité.
41:09Et en fait,
41:09ce qu'on ne sait pas,
41:10c'est que ces data centers,
41:12aujourd'hui,
41:12le courant arrive
41:13en courant alternatif
41:14alors qu'un GPU,
41:15ça a besoin de courant continu.
41:17Et donc, à chaque fois
41:17qu'on fait cette conversion,
41:19en fait,
41:19on perd de l'électricité
41:20sous la forme
41:21d'un dégagement de chaleur.
41:22Et donc, aujourd'hui,
41:23il y a une vraie solution
41:24qui est proposée
41:25notamment par Schneider Electric
41:26et tout l'écosystème
41:27qui est en train
41:27de se mettre en place,
41:28c'est ce 800 volts
41:29qui va être
41:30beaucoup plus efficient.
41:31Ça va permettre
41:31près de 22 % d'énergie,
41:34d'électricité.
41:35Donc ça,
41:36c'est un vrai game changer
41:37pour toute cette thématique-là
41:39qui va rendre peut-être
41:41moins coûteux,
41:41plus efficace
41:42tout cet écosystème.
41:44Donc, Schneider Electric
41:44a une solution
41:45et il y a notamment
41:46dans le porte-végé du Vertiv
41:48qui est prêt aussi
41:49à déployer
41:50auprès des hyperscalers
41:51cette nouvelle technologie.
41:52Ça va prendre un peu de temps
41:53mais on a des solutions concrètes.
41:55En tout cas,
41:55la bonne nouvelle,
41:56c'est que si j'ai une panne d'électricité
41:57dans la maison,
41:58je sais qui appeler avant.
42:01Avant,
42:01j'étais complètement perdu
42:02mais là,
42:03on sait que vous pouvez tous appeler
42:04vous nous laisserez votre portable
42:05ou on va faire défiler
42:06le portable de Stéphanie
42:08sur l'écran.
42:09N'hésitez pas.
42:09Je suis jaloux,
42:09c'est une femme par technique.
42:11Si vous avez une panne d'électricité,
42:13vous pouvez l'appeler
42:13et si vous avez besoin
42:15de 800 volts,
42:17n'hésitez pas.
42:18Elle a tout ce qu'il faut,
42:19elle a un sac avec.
42:21Top ou flop ?
42:21J'étais parti sur un flop.
42:23C'était les 21 milliards de Trump
42:25qui doit commencer à rembourser
42:26les droits de douane
42:26sur les 166 milliards
42:27qu'il doit rembourser.
42:29Il va devoir les rembourser ?
42:31Là,
42:31il vient de les débourser,
42:3221 milliards.
42:32Vous savez que 90%
42:34des droits de douane
42:34sont payés par le consommateur
42:35mais là,
42:35ce qui est intéressant,
42:36c'est que les 166 milliards,
42:38il les rembourse aux importateurs.
42:40C'est un transfert du consommateur
42:42vers la boîte américaine.
42:43Non,
42:43je ne vais pas faire un top
42:44pour équilibrer avec mes camarades
42:46qu'on est deux tops de flop
42:47et le top,
42:49c'est quand même
42:49les ventes de voitures électriques
42:51à juste titre.
42:53Ce mois-ci,
42:53quatrième mois consécutif
42:55d'accélération phénoménale
42:56de la vente des voitures
42:57full électrique
42:58en Europe.
42:59Plus 38% en avril en Europe.
43:01Les hybrides,
43:02c'est plus 12%.
43:03C'est un top pour la Chine, non ?
43:05Justement, non.
43:05Quand on regarde,
43:06c'est surtout du Volkswagen.
43:08Vous avez la part
43:10des voitures thermiques.
43:11Essence,
43:12c'est quand même
43:12moins 14%.
43:14Diesel,
43:14moins 17%.
43:15Donc, ça y est,
43:16on a basculé ?
43:17On est en train de basculer.
43:17On appelle ça le point pivot
43:18et aujourd'hui,
43:19vous savez,
43:19la part de marché de BYD,
43:21on a l'impression
43:21qu'on voit des BYD partout,
43:22ça reste que de 0,7% en France,
43:242% en Europe.
43:25Pour l'instant,
43:26les grands gagnants,
43:26c'est notamment un Stellantis
43:27qui avait été un peu...
43:28Ah bah voilà,
43:29c'est une mode de vol, ça.
43:30Il met un milliard enfin
43:30à Mulhouse.
43:31Donc attention,
43:32cette électrification,
43:33elle se traduit dans les faits
43:34déjà depuis 4 ans.
43:35Europe is back.
43:36On va reculer le plein
43:37d'électricité,
43:38ça va être...
43:38Allez, on...
43:39C'est une sur deux, hein.
43:41Une sur deux qui est électrique
43:42ou hybride rechargeable.
43:45Non, en vente.
43:46En vente,
43:46c'est pas 100% ?
43:5147%,
43:52donc c'est déjà le cas
43:52en Allemagne
43:53avec les aides qu'ils ont remises.
43:54Alors, ils l'attendent
43:55parce qu'ils se demandent
43:56s'ils vont être dedans
43:56le top 3
43:58et il va avoir des déçus
43:59et des contents.
44:00Numéro 1,
44:01Pierre Chang,
44:0117,2%.
44:03Numéro 2,
44:04Alain Pitou,
44:0416,4%.
44:06Sébastien Lalevé,
44:0714,7%.
44:08Mais je peux vous révéler,
44:10Stéphanie,
44:10que vous êtes juste
44:11au pied du podium.
44:14Très frustrant,
44:14la mêlée en chocolat.
44:15On attend votre recommandation.
44:17Pardon.
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