- il y a 9 minutes
Ce jeudi 1er octobre, Florian Roger, responsable de la stratégie d'investissement BNP Paribas CIB, Ombretta Signori, directrice de Recherche macroéconomique et Stratégie chez Ofi Invest Asset Management, et Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:11Dans un instant, il sera 9h, l'ouverture des marchés actions.
00:14Le marché obligataire a ouvert tout à l'heure à 8h et quelle volatilité sur le 10 ans français
00:17qui a touché il y a quelques instants les 4,93.
00:20Désormais nous sommes à 4,88, un écart de taux entre la France et l'Allemagne
00:24qui continue de s'écarter puisqu'on a dépassé tout à l'heure les 130 points de base
00:29sur le 10 ans français alors que Bercy va émettre de la dette aujourd'hui à 10h50
00:35sur des échéances de 10 ans et plus, entre 10 et 12 milliards d'euros à émettre
00:40comme chaque premier jeudi du mois.
00:42Et alors que Sébastien Lecornu va présenter aujourd'hui son budget,
00:46ça sera à suivre bien sûr dans un instant dans le journal de Léo Dumas.
00:50En attendant, nous reviendrons bien sûr sur le marché actions
00:52qui tient quand même terriblement bien face à ces tensions obligataires.
00:56Le 10 ans américain est à 5,3%.
00:58Le S&P était stable au mois de septembre quand l'indice Nasdaq a gagné 2%.
01:03Le Dow Jones en revanche c'était un peu plus dur.
01:06Il a perdu 4% au mois de septembre.
01:08Nous reviendrons sur tout cela avec Florian Roger de BNP Paribas CLB
01:11et Ombretta Signori dans un instant à 9h05.
01:14Et puis ensuite vous retrouvez les experts avec leur closing.
01:16Les experts aujourd'hui avec François Asselin, l'ancien président de la CPME,
01:19avec Gaëlle Slimando, Doxa avec Jean-Hervé Lorendi du Cercle des économistes.
01:24Record de pessimisme économique ce matin dans le baromètre Doxa.
01:28En 20 ans de mesure, jamais le moral des Français n'avait été aussi bas.
01:32On en parlera évidemment.
01:33Et bien sûr, on parlera des taux parce que peut-être qu'on va toucher les 5%.
01:36Et tiens, on ne le sait pas.
01:374.88 à l'instant pour le 10 ans français.
01:39Il est 9h.
01:40Le 10 ans français à 4.
01:41Vous avez l'air déçus.
01:43Non.
01:44Il est 9h.
01:45Toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
01:52Et c'est parti pour le budget.
01:55Le gouvernement est en train de dévoiler sa copie.
01:57C'est un budget réversible, a promis Sébastien Lecornu.
02:00Mais en attendant, c'est un budget de redressement, dit-il.
02:03Sa présentation a donc démarré à Bercy, il y a quelques minutes.
02:07Vous êtes là-bas, Margot Faudéré, pour BFM Business.
02:10Donc, avant la copie complète, les grandes lignes.
02:13Effectivement, le gouvernement vise un effort à hauteur de 54 milliards d'euros l'année prochaine.
02:18Alors, il s'agit surtout de ralentir l'évolution naturelle des dépenses publiques, de freiner la hausse.
02:23La plupart de l'effort va reposer sur l'État, dont les dépenses vont être gelées hors charge de la
02:29dette et hors dépense de défense.
02:31Plusieurs mesures phares, dont le gel du point d'indice des fonctionnaires, qui est censé rapporter 2 milliards d'euros,
02:36ou encore un gel du barème des APL, qui lui doit faire économiser plusieurs centaines de millions d'euros en
02:42année pleine.
02:43Pour les collectivités locales, on sait désormais que le gouvernement vise un effort de 5,4 milliards d'euros.
02:48Pour rappel, cette année, il avait atterri à 2 milliards.
02:51L'exécutif se fixe aussi comme objectif de réduire quasiment par deux le déficit de la Sécu.
02:57Et puis, hier surtout, Jean-Pierre Farandou a commencé à préparer les esprits sur une des mesures les plus explosives.
03:03Ce sont les retraites.
03:05L'exécutif vise 5,5 milliards d'euros d'effort.
03:081,4 milliard grâce à la réduction de l'abattement de 10% et le reste grâce à la désindexation
03:14d'une partie des pensions.
03:15Margot Fodéré à Bercy, où la présentation se fait donc dans ce contexte de pression maximale sur les marchés.
03:21Le 10 ans français explose ces derniers jours, particulièrement ce matin.
03:254,88 à l'instant, le spread explose également.
03:28Il a dépassé les 130 points de base avec l'Allemagne.
03:32Une réaction politique inquiétée d'Edouard Philippe ce matin sur TF1.
03:37Le premier risque, c'est l'étranglement.
03:39C'est la dette qui continue à s'accroître, les taux d'intérêt qui continuent à monter, l'absence totale
03:43de marge de manœuvre.
03:44C'est ce qu'on constate aujourd'hui.
03:44Une crise financière ?
03:45Attendez, c'est ce qu'on constate aujourd'hui.
03:47Le long étranglement.
03:49Et puis, il y a quelque chose qui est presque pire que ça.
03:53C'est ça, plus un choc.
03:55Un choc extérieur, une instabilité politique.
03:58Quelque chose qui vient déstabiliser le système.
04:00Et qui peut, là, créer une crise financière.
04:02Donc, il faut prendre ce risque au sérieux.
04:04Voilà, Edouard Philippe ce matin sur TF1.
04:07Et puis, dernière information, c'est le boom de l'électrique qui s'accélère de mois en mois.
04:1142% de parts de marché en France en septembre.
04:14C'est un nouveau record.
04:15Après les 38% au mois d'août, les 22% d'il y a un an.
04:19Alors, si on compte les hybrides rechargeables, on est à 48% sur ce mois de septembre.
04:24Pour la part de marché, nous a dit la PFA mois pendant lequel les immatriculations de voitures neuves, au total,
04:30ont grimpé de 11% sur un an.
04:32Merci beaucoup, Léo Dumas.
04:34Le CAC 40, c'est 0,7% ce matin à l'ouverture.
04:37Et surtout, la Bourse de Paris perd les 8000 points.
04:407907 points pour l'indice parisien à l'ouverture.
04:43Le DAX de son côté à Francfort, c'est 0,5%.
04:46Idem pour l'Eurostox 50.
04:48Accord Capgemini-Carrefour ou encore Crédit Agricole perdent plus de 2% ce matin à l'ouverture.
04:54A l'inverse, Sanofi sort du lot.
04:56Le titre gagne 2,7% dans les premières secondes de cotation, au-delà des 74 euros.
05:01Alors que le groupe a annoncé ce matin verser au moins 1 milliard de dollars au laboratoire américain Regeneron
05:07pour développer des anticorps visant les mêmes cibles que le Dupixent.
05:10Vous savez, le Dupixent qui va peu à peu rentrer dans le domaine public à partir de 2030.
05:14Sanofi souhaite donc prendre la relève.
05:17Et le marché apprécie cette annonce avec donc une diversification possible dans les prochains mois.
05:23En ce qui concerne le pétrole, nous sommes désormais sur la livraison décembre et non plus novembre.
05:29Ça a un impact mécanique ces dernières heures avec pas mal de contrats qui sont arrivés à échéance.
05:35Et le baril de Brent est ce matin sous les 100 dollars à 98 dollars quand le WTI, le baril
05:39américain, est à 90 dollars.
05:41L'once d'or est toujours au-delà des 4200 dollars.
05:44Et puis donc le marché obligataire, des tensions qui persistent que ce soit en Europe mais aussi aux Etats-Unis.
05:494,88 donc pour le 10 ans français qui est allé au-delà des 4,93 aux alentours de 8h40.
05:55Un écart de taux entre la France et l'Allemagne qui a dépassé les 130 points pour la première fois
05:59depuis 2012.
06:00Et puis aux Etats-Unis, les taux longs sont également sur des plus hauts, plus hauts de 2007 pour le
06:0410 ans américain qui est ce matin à 5,3%.
06:07Très courte pause, dans un instant, deux invités pour revenir sur ces tensions obligataires.
06:11Florian Roger, responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas CIB et Ombretta Signori, directrice de la recherche macroéconomique
06:18et de la stratégie de OFI Invest Asset Management.
06:32Première partie d'émission avec donc Ombretta Signori.
06:35Bonjour Ombretta Signori, merci de nous accompagner ce matin.
06:37Vous êtes directrice de la recherche macroéconomique et stratégie de OFI Invest AM et Florian Roger, responsable de la stratégie
06:43d'investissement de BNP Paribas CIB.
06:46Bon, là tu l'obliges Florian Roger, 10 ans français, qui a touché les 4,93 tout à l'heure,
06:52aux alentours de 8h40 pour la première fois depuis 2002.
06:56Ça y est, désormais on n'est plus sur les niveaux de 2008 mais de 2002.
07:00Avec donc l'AFT, l'Agence France Trésor qui va émettre entre 10 et 12 milliards de dettes à 10h50.
07:04Et puis pression politique avec la présentation de ce budget aujourd'hui.
07:08Les marchés mettent un prix aujourd'hui de plus en plus important face à un risque.
07:12On a effectivement la présentation budgétaire mais on s'inscrit surtout sur un moment globalement haussier sur l'ensemble des
07:20taux mondiaux
07:20avec des statistiques macroéconomiques qui ont nourri la hausse pendant toute la semaine.
07:25On a vu les révisions à la hausse de la croissance américaine.
07:28On a des indicateurs avancés qui montrent qu'il n'y a pas de faiblissement de l'activité malgré des
07:34rendements plus élevés.
07:35Bref, on a en fait un mouvement global avec effectivement un facteur plus spécifique lié aux incertitudes politiques sur la
07:43France.
07:44Sur le quatrième trimestre, qu'est-ce qu'on peut attendre ?
07:47Nous on se dit voilà, les données macro, là on va voir vendredi, il y a un chiffre de l
07:50'emploi qui est très important aux Etats-Unis.
07:54Attention au taux de chômage, si on est à 4%, ça peut amplifier les pressions haussières sur les taux d
07:58'intérêt.
07:58Ensuite, il y a des arguments quand même pour que les pressions haussières freinent au cours du quatrième trimestre
08:03et que ça permette une stabilisation quand même des rendements obligataires.
08:06Avec un 10 ans américain qui est à 5,3%, c'est une première depuis 2007,
08:12le Bund, donc c'est le 10 ans allemand, il est à 3,6%.
08:17C'est-à-dire que ces dernières heures, en Bretta Signori, l'ensemble des 10 ans voient leur rendement progresser.
08:24Comment vous regardez cette situation et quels sont vos scénarios ?
08:27Parce que comme pour la guerre en Iran, on se souvient au deuxième trimestre,
08:30les scénarios ont très vite été caduques et là on se rend compte que les scénarios de rentrée sur le
08:35marché obligataire,
08:35ils sont déjà en fait à écarter.
08:38Oui, c'est vrai que le contexte global des marchés des taux au long de ces derniers mois, il est
08:46très faible,
08:47mais on ne parle plus uniquement d'inflation.
08:50On parle de croissance, notamment aux Etats-Unis, de déficit public, on vient d'en parler,
08:55et de concurrence pour le capital.
08:58C'est-à-dire qu'il y a des nouveaux acteurs, des acteurs privés, les hyperscalers,
09:04qui émettent des énormes volumes d'émissions sur le marché,
09:07qui rentrent en compétition avec les Etats.
09:10Donc c'est ce cocktail de facteurs-là qui explique la hausse des taux d'intérêt et des taux directeurs
09:17dans le marché.
09:18Maintenant, évidemment, à court terme, la boussole des marchés du pétrole, ça reste les tensions au Moyen-Orient.
09:28Ce qui va se passer, ça peut être un des facteurs principaux qui va décider aussi où vont s'orienter
09:36les taux à court terme.
09:38– Beaucoup d'investisseurs aujourd'hui ne souhaitent pas avoir de la dette souveraine,
09:42que ce soit de la dette américaine, voire même française.
09:45Est-ce que vous, chez BNP Paribas, CIB, Florian Roger, voyez un problème de liquidité,
09:51ou des problèmes qu'on ne voyait pas avant, en fait ?
09:53C'est-à-dire que là, quand vous regardez le disant français, même le disant américain,
09:57mécaniquement, il monte tous les jours, en fait, comme s'il y avait des vendeurs,
09:59et puis qu'en fait, en face, il n'y avait personne.
10:01– Pour l'instant, on trouve preneur dans les adjudications,
10:04donc il n'y a pas de problème de liquidité en tant qu'actuel.
10:06– Mais la demande baisse, quand même.
10:08– La demande se réduit un peu, mais il n'y a pas de problème de liquidité.
10:10Si on regarde l'ensemble des conditions monétaires et financières,
10:13il n'y a pas une tension extrême aujourd'hui,
10:15donc on ne voit pas de crise de liquidité, en fait, aujourd'hui.
10:19Après, ce qui va se poser, donc ce que disait Mont-Bretail,
10:21il y a une concurrence sur le capital, c'est une compétition aussi
10:24entre le rendement des marchés actions et le rendement des taux d'intérêt.
10:28Jusqu'à des taux d'intérêt, en fait, à 5,5,
10:30le rendement des marchés actions était plus intéressant.
10:33Si les taux d'intérêt américains passent au-dessus de 5,5, je parle du 10 ans,
10:37dans ces cas-là, la compétition peut devenir plus compliquée.
10:39Et là, on peut avoir un problème de valorisation, en fait,
10:42sur les actions américaines,
10:43ce qui peut quand même freiner la hausse des taux d'intérêt dans son ensemble.
10:46– Nous sommes à 5,3% sur le 10 ans américain.
10:49Néanmoins, Wall Street, tiens, encore hier soir,
10:52les trois indices américains ont clôturé,
10:54allez, en ordre dispersé,
10:55mais allez, entre moins 0,2 et plus 0,2 pour le Nasdaq.
11:00Quand vous regardez sur l'ensemble du mois,
11:02le S&P 500 n'a perdu que 0,5%,
11:04alors qu'habituellement, on dit le mois de septembre,
11:06ce n'est pas le meilleur mois de l'année.
11:08C'est-à-dire que malgré des tensions sur cette partie obligataire,
11:11les investisseurs privilégient encore et toujours les actions ?
11:13– Il y a énormément de dispersions sectorielles.
11:16C'est-à-dire qu'effectivement, en moyenne, on est à moins 0,5.
11:18En revanche, tous les secteurs qui sont sensibles à la hausse des taux
11:21ont quand même eu une performance fortement négative.
11:24Les services aux collectivités, les utilities,
11:27si on regarde la consommation discrétionnaire,
11:30en fait, les achats de long terme,
11:32si on regarde la partie immobilière, on a souffert.
11:35Ce qui a bien résisté, c'est l'énergie,
11:37il y a l'augmentation des prix du pétrole,
11:39et puis aussi la technologie,
11:40parce qu'on s'attend encore à une saison de résultats qui soit favorable.
11:44Donc aujourd'hui, en moyenne, on est très légèrement négatif,
11:48mais avec beaucoup de dispersion.
11:49La clé, c'est bien évidemment, sur le quatrième trimestre,
11:52l'évolution des prix du pétrole.
11:53Le Nasdaq parle de lui-même.
11:55Il a progressé de 1,9% au mois de septembre,
11:57quand le Dow Jones a perdu 4,3%.
11:59Donc on est quand même sur un écart de performance significatif
12:03entre ces deux indices.
12:05Quand vous voyez le disant américain à 5,3%,
12:08Ombretta Signori,
12:10quel est l'impact, pour l'instant, sur l'économie américaine ?
12:13Hier, on a eu des données de l'emploi,
12:14enquête ADP.
12:15Alors bon, il faudra la confirmer demain
12:17avec les chiffres officiels américains.
12:19Mais cette enquête vous montre
12:20qu'il y a toujours des créations de postes aux Etats-Unis.
12:2390 000 créations de postes au mois de septembre.
12:25Le consensus s'attendait à 68 000.
12:27Quand vous regardez la consommation des ménages,
12:29elle est toujours au taquet.
12:30Pour l'instant, tout va bien.
12:32Tout va bien, mais la solidité de la croissance américaine,
12:37c'était attendue.
12:38Ce n'était pas une grosse surprise la résilience de la consommation
12:44et des investissements américains depuis le début de la crise.
12:51Ce qui, pour moi, est le plus surprenant,
12:53c'est la résilience de l'économie européenne.
12:57Parce que dès le début de la crise,
13:00les prévisionnistes ont commencé à réviser à la baisse
13:03les prévisions de croissance de la zone euro.
13:07Beaucoup parlaient de récession.
13:09Et finalement, on va terminer l'année
13:12probablement avec une croissance européenne autour de 1%.
13:15Donc, c'est la capacité d'absorber ce choc.
13:20Aux Etats-Unis, on sait très bien que les consommateurs
13:24profitent à la fois de l'effet de richesse,
13:27les gros investissements qu'ils ont dans le marché des actions,
13:32et de la résilience du marché de l'emploi.
13:35Et du côté des investissements,
13:37on a les investissements en intelligence artificielle,
13:41qui, là, les indicateurs avancés n'envoient pas de signaux d'alerte.
13:47Ils vont continuer.
13:48Donc, le noyau dur de la croissance américaine est encore là.
13:53Et pour le moment, il n'y a pas de signal de faiblesse.
13:57A noter qu'hier, vous avez également eu l'inflation américaine,
14:00dite PCE.
14:02C'est une donnée qui peut nous paraître un peu éloignée,
14:04puisque c'est la donnée du mois d'août, Florian Roger.
14:07Elle est ressortie légèrement inférieure aux attentes des économistes à 3,4%.
14:12Conséquence, ça, puis également quelques propos de banquiers centraux aux Etats-Unis.
14:16Le scénario d'une hausse de taux le 28 octobre est désormais à 37%.
14:20C'est-à-dire qu'en fait, là, le marché se dit
14:22que la Fed n'a pas besoin de remonter ses taux dans un mois.
14:25On est quand même sur un changement majeur,
14:27puisque encore la semaine dernière,
14:29on était plutôt sur une probabilité de 50, 60, 70%.
14:32Néanmoins, le marché obligataire ne se détend pas.
14:34Comment on explique ça ?
14:35Là, en fait, on a eu toute une phase
14:37où la Fed a déplacé les anticipations du marché.
14:42Là, maintenant, il y a quand même pas mal d'anticipations
14:44de hausse de taux pour la Fed.
14:48Là, en fait, on sent qu'il n'y a pas une volonté de brusquer le marché
14:52de la part de la Fed.
14:53Néanmoins, nous, on s'attend quand même à une hausse de taux
14:55sur le mois de décembre.
14:56Ce qui sera très important, comme je le disais tout à l'heure,
14:58c'est le chiffre de l'emploi qui va tomber demain.
15:00On n'aura pas les 162 000 créations d'emplois du mois d'août.
15:03Il y avait une partie gouvernementale,
15:04il y avait une partie de loisirs liée à l'été.
15:07On sait qu'on va avoir un ralentissement.
15:09L'ADP, vous le signaliez, était à 90 000.
15:11Nous, on prévoit 90 000 emplois sur le mois de septembre.
15:14Ce qui sera très important, c'est le taux de chômage.
15:17Parce qu'en fait, si on a une baisse du taux de chômage
15:20et un taux de chômage qui vient vers 4%, voire en dessous,
15:23dans ces cas-là, le marché va se dire
15:24« Attention aux effets de second tour ».
15:26L'indice PCO était en dessous des attentes.
15:28Mais ce qui est important, c'est de se dire
15:30« C'est quoi le risque d'effet de second tour ? »
15:32C'est-à-dire que là, on a un choc énergétique.
15:34Est-ce que ça peut se diffuser sur les salaires ?
15:35Pour l'instant, grâce à la productivité,
15:37on n'a pas énormément de diffusion sur la partie salariale.
15:41Mais voilà, c'est le risque.
15:42Donc plus que le PCO d'hier, c'est plus le chiffre de l'emploi de main
15:44qui va être très important à très court terme
15:47pour les marchés obligataires.
15:48Et qu'est-ce qui pourrait faire que les taux se détendent ?
15:51Des mauvaises nouvelles, par exemple ?
15:52Se retourner dans le scénario « Bad news is good news » ?
15:55Alors là, il faut passer le chiffre d'emploi de main.
15:58Ensuite, on se rapproche quand même des mid-terms.
16:00On regarde l'évolution des sondages.
16:03C'est très lié au prix du pétrole.
16:04Donc on peut espérer une accélération des négociations.
16:09Donc sur le mois d'octobre, c'est ce qui peut jouer avant les mid-terms.
16:13Ensuite, si on n'a pas de détente des prêts du pétrole
16:15et on a les démocrates qui gagnent les deux chambres,
16:19le marché peut se dire « on va avoir une taxation supplémentaire ».
16:22Ça peut freiner les perspectives d'activité
16:25et peser un peu sur les taux.
16:27Et enfin, on a vu hier que les chiffres de consommation
16:29étaient très bons aux États-Unis.
16:32Ça va être plus compliqué sur le quatrième trimestre
16:34parce qu'effectivement, le pouvoir d'achat est quand même attaqué.
16:36Donc soit il y a une accélération des créations d'emplois
16:39et ça peut traîner encore les taux à la hausse.
16:42On aura chiffre demain.
16:43Soit sur le quatrième trimestre, effectivement,
16:45il y a quand même pas mal de facteurs
16:46pour que la hausse sur les taux longs freine d'ici la fin de l'année.
16:51C'est-à-dire que le 10 ans américain pourrait très bien aller à 6 %.
16:54Aujourd'hui, ce n'est pas un risque à exclure ?
16:56Nous, on pense qu'on va s'arrêter avant.
16:58Je disais tout à l'heure, 5,50,
16:59ça risque de casser un peu les marchés actions.
17:01Dans ces cas-là, ça casserait les effets richesses pour les ménages.
17:04Ça ferait ralentir la consommation.
17:06Et voilà, là, on a un petit risque.
17:07C'est aussi l'inflation alimentaire.
17:09Mais une fois qu'on aura passé tout cela,
17:12d'après nous, il y a quand même une volonté des autorités américaines
17:16d'éviter d'avoir une envolée des taux réels
17:18parce que ce qui est fondamental,
17:19c'est de poursuivre l'investissement aux États-Unis.
17:21On est dans un cycle de l'investissement
17:23et on doit continuer ces investissements
17:25sur l'intelligence artificielle pour être compétitif.
17:27Du côté de Offi Invest Asset Management,
17:30Ombretta Signori,
17:31quelles sont vos prévisions macro
17:33pour la dernière partie de l'année aux États-Unis ?
17:36Avec, comme l'a détaillé Florian Roger,
17:37pas mal d'échéances qui sont importantes.
17:40Oui, l'idée est toujours que la croissance sera résiliente.
17:45Donc, on ne voit pas de signe d'alerte
17:49ni sur les investissements,
17:50ni sur la consommation.
17:52La consommation peut encore compter
17:55sur un marché du travail, de l'emploi
17:57qui est en gros à l'équilibre.
17:59Encore cette semaine,
18:01on a vu des créations d'emplois plutôt positives.
18:04De ce côté-là,
18:07il n'y a pas vraiment de signe d'alerte tangible
18:11et au contraire,
18:13les demandes d'allocations chômage
18:16sont plutôt basses
18:18pour la saison historiquement dans ce temps-là.
18:20Donc, la croissance pour nous restera résiliente.
18:25Ce qu'il faut plutôt surveiller,
18:27c'est l'inflation.
18:29Parce que l'inflation,
18:31on a encore le pic qui est devant nous
18:34et qui sera probablement au tournant de l'année,
18:38entre la fin de l'année et le début de l'année prochaine.
18:42Et même si l'inflation,
18:44dans nos prévisions,
18:45on la voit refluer,
18:48l'année prochaine,
18:49ce qui compte est la vitesse.
18:51Et la vitesse de l'inflation,
18:53pas l'inflation totale,
18:54mais de l'inflation moins volatile,
18:56ce qu'on appelle l'inflation sous-jacente.
18:58Parce qu'il y a quand même des effets haussiers,
19:00que ce soit sur l'inflation liée à l'intelligence artificielle
19:04ou l'inflation liée à la propagation
19:06des prix de l'énergie sur le reste de l'économie.
19:09On en parlait tout à l'heure du pétrole,
19:11mais il faut surveiller aussi les prix du diesel.
19:14Avec la menace de Trump
19:16d'interdire les exportations du diesel,
19:21ça pourrait être délétère
19:22pour les prix américains,
19:24pas à court terme,
19:24mais à moyen terme.
19:25Le CAC 40 perd désormais un peu plus de 1,2%,
19:297 867 points.
19:31On sera dans un instant avec Mathieu Serron
19:32pour regarder un petit peu ce qui se passe
19:34sur le marché actions.
19:35Le 10 ans français est donc à 4,90.
19:37Écart de taux de 133 points avec l'Allemagne.
19:40On fait quoi aujourd'hui pour le quatrième trimestre
19:42chez BNP Paris-Bas-CiB, Florent-Roger ?
19:44Nous, en fait, comme je le disais tout à l'heure,
19:47on se dit, là, on a quand même sur les taux d'intérêt
19:49des niveaux qui deviennent intéressants.
19:52Donc nous, en produits structurés,
19:53on profite de la volatilité.
19:55C'est le niveau, en fait, pour investir.
19:58Sur la partie actions,
20:00on privilégie toujours tout ce qui est valeur
20:01autour de l'investissement,
20:02parce qu'effectivement,
20:04la profitabilité des entreprises reste très bonne
20:06aux Etats-Unis.
20:07Et en Europe, on voit que sur la partie investissement,
20:10ça accélère avec l'Allemagne.
20:11Donc on reste sur cette idée.
20:12En revanche, voilà, il y a des facteurs
20:14quand même de prudence là,
20:15puisqu'on peut avoir un ralentissement
20:17de la consommation,
20:18beaucoup d'incertitudes dans le goff.
20:20Et puis, on a ces banques centrales, en fait,
20:22qui tendent à mettre quand même
20:23de la volatilité sur les taux.
20:25Donc, nos messages, c'est
20:26centrer les investissements sur la consommation.
20:28Globalement, quand même, un peu de prudence
20:30et profiter des niveaux actuels
20:32sur les taux d'intérêt gouvernementaux
20:33européens et américains,
20:35en fait, pour investir en produits structurés.
20:38même si le point où il est difficile à tenir à court terme,
20:41on a quand même une volatilité intéressante.
20:42Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
20:44Florian Roger, donc responsable de la stratégie d'investissement
20:47de BNP Paribas, CILB et Ambreta Signori,
20:50directrice de la recherche macroéconomique
20:51et de la stratégie de Offi Invest Asset Management.
20:549h23, un point, donc, sur la séance en cours.
20:57Et donc, c'est du rouge en Europe, ce matin, depuis l'ouverture.
21:01Good Morning Market, sur BFM Business.
21:04Oui, du rouge, le CAC 40 perd plus d'un pour cent.
21:07Idem pour le DAX ou encore pour l'Eurostox 50.
21:096 207 points pour l'Eurostox.
21:127 966 points pour le CAC 40,
21:14qui est désormais sur un plus bas du mois d'avril.
21:17Bonjour Mathieu Serron.
21:18Merci de nous accompagner ce matin.
21:20Trader et fondateur de Galileo Trading.
21:22Oui, du rouge, allez, sur les 40 valeurs du CAC 40,
21:26seulement trois sont dans le vert.
21:28Le couteau continue de tomber pour le CAC
21:30qui avait déjà perdu plus de 4% au mois de septembre.
21:33Bon, il n'y a pas que le CAC.
21:34Dans un instant, on va parler de Wall Street,
21:35qui a plutôt bien tenu, à l'exception peut-être du Dow Jones au mois de septembre.
21:38Qu'est-ce que vous regardez là, ce matin ?
21:41Justement, quand on parle des indices européens,
21:44à noter la divergence extrêmement forte avec les marchés américains
21:47qui, eux, continuent d'évoluer à proximité de leur plus haut.
21:50Et d'ailleurs, le futur Nasdaq a réalisé hier un nouveau plus haut.
21:53Et pendant ce temps-là, on a une Europe
21:57dont l'évolution reste compliquée.
21:58Sur le CAC, on est actuellement sur un repli
22:00qui avoisine les 10% depuis les derniers plus hauts.
22:035% de baisse sur le DAX en Allemagne
22:06avec toujours les mêmes sujets de préoccupation
22:09et toujours les mêmes valeurs
22:10qui sous-performent, le luxe, l'automobile,
22:12donc qui est bien dans une crise.
22:15Là, on arrive sur une zone support,
22:17sur le CAC, autour des 7 850 points.
22:21J'ai envie de tenter un rebond,
22:22mais pour ne pas me faire embarquer si jamais la situation d'érape,
22:26parce que c'est très contrarien.
22:29Je vais plutôt le faire via des options en achetant des cols,
22:33considérant qu'on arrive sur une zone support,
22:35on va tenter de marquer le coup.
22:36Si jamais la situation d'érape, on perdra juste la prime.
22:39Parce que si jamais cette zone autour des 7 850
22:41vient à céder, il y a un potentiel de baisse de 300 points derrière.
22:45Donc, c'est pour ça qu'il faut faire attention.
22:47Dans les points positifs, les marchés américains,
22:50on le disait, qui tiennent remarquablement bien.
22:52Pour l'instant, il n'y a pas du tout de warning
22:54en provenance des US.
22:55On le voit même, les résultats d'entreprise avec Mike Renier
22:58qui sont excellents, qui bat les attentes.
23:02Donc, les US à l'achat également,
23:04avec sur le SP500, un pivot éventuellement proche à court terme,
23:08autour des 7 675.
23:10C'est le niveau vraiment à surveiller.
23:11Tant qu'on est au-dessus, on peut considérer
23:13qu'on reste du bon côté.
23:14Et pour l'instant, il n'y a pas le moindre warning.
23:15Je parle d'un warning d'un point de vue graphique, technique,
23:17dans la mesure ou d'un point de vue contextuel.
23:19Vous en parliez avec des taux qui hurlent,
23:22comme c'est le cas en ce moment.
23:23Bien évidemment, il y a de quoi se poser des questions.
23:25Vous avez le dollar index aussi qui arrive sur des niveaux hauts
23:28et par conséquent, un euro-dolle qui est sur des niveaux plutôt bas.
23:32Donc, on a des indications comme ça qui se télescopent.
23:34Et c'est pour ça qu'il est important, je pense,
23:36dans cette phase-là, de rester graphique, technique,
23:39d'avoir un avis objectif.
23:41Sur les actions, pas facile de trouver des opportunités.
23:44En ce moment, on se rend compte que d'une manière générale,
23:47et même aux États-Unis, on a une perte de momentum sur les valeurs.
23:51Et ce qui est assez révélateur, je trouve, de la phase actuelle,
23:53c'est que quand on prend les valeurs du SP500,
23:5656% des valeurs sont en dessous de leur moyenne mobile à 200 jours.
24:00Ce qui montre bien que toutes les valeurs ne profitent pas non plus
24:05de cet embellia, on a des divergences qui sont extrêmement fortes.
24:08Donc, des divergences entre les places, entre les indices
24:11et des divergences au sein même des valeurs.
24:14Du côté des indices américains, vous l'avez souligné,
24:18la participation, le nombre de valeurs qui tirent les indices,
24:23cette participation, elle est sur des niveaux historiquement faibles.
24:27Ce sont quelques valeurs, notamment liées à l'IA,
24:29qui tire aujourd'hui le S&P 500.
24:32Est-ce que vous voyez du potentiel sur certaines d'entre elles ?
24:37Oui, toujours pareil.
24:39Et c'est vraiment, nous, notre stratégie depuis plusieurs mois désormais,
24:45c'est de jouer vraiment, et désolé de se répéter,
24:47mais de jouer l'IA, de jouer le ruissellement de l'IA
24:50avec notamment la mémoire.
24:51En ce moment, ce que nous continuons de jouer,
24:53ce sont surtout les semis, c'est l'énergie, c'est la mémoire.
24:57Et donc, il faut continuer de privilégier ces secteurs-là,
25:00d'autant plus qu'on est sur des valeurs qui ne sont pas très, très chères.
25:04On a des résultats, et malgré la forte progression des cours de bourse,
25:08on est sur des valorisations et des ratios financiers
25:12qui ne sont pas très élevés.
25:13À titre de comparaison, LVMH se paye beaucoup plus cher que Micron, par exemple.
25:17Et pourtant, LVMH a fortement baissé ces derniers temps,
25:21et Micron fortement progressé.
25:23Et c'est là où il ne faut pas juste regarder l'évolution du cours de bourse,
25:25il faut regarder également les fondamentaux et les perspectives.
25:28Et quand on regarde les résultats de Micron et les communiqués qui sont faits,
25:32il y a de la visibilité.
25:33Alors certains vont dire, oui, on est sur des valeurs cycliques.
25:35Oui, mais le cycle dure extrêmement longtemps,
25:37et pour l'instant, il y a encore des perspectives intéressantes.
25:40Donc il faut continuer, non pas à acheter les valeurs qui sous-performent,
25:45et les acheter pour de mauvaises raisons,
25:47parce qu'entre guillemets, elles ne sont pas chères.
25:49Mais pas chères par rapport à quoi ?
25:50Pas chères par rapport au passé ou pas chères par rapport à l'avenir ?
25:53En revanche, il faut aller sur des valeurs qui ont du momentum,
25:58qui ont des perspectives intéressantes.
26:00Et sur les secteurs mentionnés précédemment,
26:03on a tous ces éléments-là qui sont alignés.
26:05Vous citiez LVMH, 384 euros ce matin, moins 1,5%.
26:09Merci beaucoup Mathieu Serron de nous avoir accompagné ce matin.
26:11Le CAC cède donc plus d'un pour cent.
26:13Pression obligataire forte ce matin sur le 10 ans français,
26:15qui prend 7 points de base, 4,93.
26:18Alors que Sébastien Lecornu va présenter son budget aujourd'hui,
26:21et surtout que l'agence France Trésor va émettre
26:23entre 10 et 12 milliards d'euros de dettes à long terme.
26:26Ça sera à 10h50.
26:27Et ça, bien sûr, ça sera à la une des experts
26:29que vous retrouvez dans un instant avec leur closing.
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