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  • il y a 2 jours
Ce lundi 24 août, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, et Vincent Juvyns, responsable de stratégie d'investissement chez ING, dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:118h59, c'est parti, c'est Good Morning Market. Dans une poignée de secondes, il sera à 9h, l'ouverture
00:15des marchés européens.
00:17En préouverture, on avait des indices qui étaient quasiment stables, que ce soit du côté d'Amsterdam ou encore du
00:22côté de Paris et de Londres.
00:24Il faut dire que la semaine sera particulièrement chargée. Nous aurons l'occasion d'en parler dans quelques minutes avec
00:29Florian Yelpo de Lombard au DIM et Vincent Juvens de ING,
00:32dans le sens où Nvidia va publier ses résultats mercredi soir. C'est quand même l'une des dernières grandes
00:37sociétés aux Etats-Unis à ne pas encore dévoiler ses résultats du deuxième trimestre.
00:42Contexte chargé également sur le marché obligataire, avec un 10 ans français qui est toujours au-delà des 4,1
00:47% ce matin.
00:48Du côté du 10 ans américain, vous avez toujours un rendement au-delà des 4,7%. Et puis surtout, ce
00:54qui inquiète encore et toujours, bien sûr,
00:56c'est le spread, l'écart de taux entre la France et l'Allemagne, qui est de 87 points ce
01:00matin, c'est-à-dire un plus haut de janvier 2025.
01:04En dernière partie d'émission, à 9h20, nous serons avec Jacques Lemoisson, le fondateur de Gay Capital Management,
01:09pour revenir sur cette intervention la semaine dernière du Trésor américain, qui a décidé de doubler ses rachats d'obligations.
01:15Une mesure qui a été un petit peu un coup d'épée dans l'eau, nous dira Jacques Lemoisson,
01:20avec pour preuve quand même le 30 ans américain, qui est une nouvelle fois ce matin sur ses plus hauts
01:24de 2007 à 5,25.
01:26Voilà quelques points qui seront abordés dans Good Morning Market, 9h, 9h30.
01:31Et puis à partir de 9h30, nouveau rendez-vous sur BFM Business, vous retrouvez Laure Closier.
01:35Bonjour Laure.
01:36Bonjour Étienne.
01:36Pour les experts, 9h30, 10h30.
01:38Oui, on ne va pas changer grand-chose, vos experts, vous allez les retrouver dans un instant.
01:42Bien, aujourd'hui avec nous Y. Barra, économiste spécialiste des finances publiques,
01:45Léonidas Calochéropoulos et Gilles Raveau, maître de conférence à l'Institut d'études européennes de Paris 8.
01:50On parlera de dette, est-ce qu'il faut la mettre au frigo ou pas,
01:53ou c'est juste une idée pour nous enfumer et nous pousser à ne pas faire d'efforts.
01:56On parlera de Philippe Brun et de son programme.
01:59Et puis est-ce qu'on va passer à la caisse ?
02:01Sébastien Lecornu le promet, pas de hausse d'impôts.
02:03Oui, mais il va quand même falloir baisser les dépenses à un moment donné.
02:05Il faudra bien que quelqu'un paye.
02:06Tout ça, c'est à partir de 9h30 sur BFM Business.
02:08En attendant, il est 9h, et c'est Léo Dumas pour toute la formation économique du jour.
02:18Et avec la rentrée, le coup d'envoi de la bataille budgétaire.
02:22C'est parti avec un avertissement de Sébastien Lecornu dans le week-end,
02:25le Premier ministre qui a écrit aux parlementaires pour les mettre en garde
02:29contre la tentation d'attendre la présidentielle pour adopter le budget.
02:32La dette n'attend pas, écrit le chef du gouvernement.
02:34Et alors, parmi les pistes, pour la réduire, il y a la reconduction de la surtaxe d'impôts sur les
02:40sociétés.
02:40Écoutez ce qu'en dit le ministre, Roland Lescure, ce matin sur RMC.
02:45On verra, moi j'espère pouvoir la baisser, mais ce n'est pas acquis, ce n'est pas gagné.
02:49Au départ, elle était censée être exceptionnelle, vous vous souvenez ?
02:52Et la situation, elle n'était pas autant que ça.
02:55On est dans une situation qui malheureusement a tendance à durer.
02:57La crise en Iran, le détroit d'Harmouz, la canicule, la hausse des taux d'intérêt.
03:02Donc voilà, on va intégrer.
03:03On ne priverait pas de ces 7 milliards de la surtaxe des grandes entreprises.
03:05On verra, si on peut la baisser, on le fera, mais aujourd'hui, ce n'est pas facile.
03:10En parallèle de la saison budgétaire, c'est donc la campagne présidentielle
03:14qui est en train de se lancer avec un candidat de plus du côté de la gauche.
03:18Sans surprise, Raphaël Glucksmann, l'eurodéputé qui s'est déclaré hier soir sur TF1.
03:23Il promet notamment d'augmenter les salaires nets.
03:26Comment fasse son concurrent dans la primaire du PS, Philippe Brun,
03:29le député qui lui réagissait à cette nouvelle candidature ce matin sur BFM Business ?
03:34Oui, il a pompé le salaire brun que j'ai créé.
03:37Il propose la même chose maintenant que ce que j'ai proposé.
03:40J'ai fait campagne tout l'été sur ce sujet-là.
03:43Donc baisser la CSG pour remonter le salaire net ?
03:46Voilà, rapprocher le salaire net du salaire brut en détaxant.
03:51Donc moi, je suis heureux que Raphaël Glucksmann reprenne mes propositions.
03:54J'espère qu'il en reprendra d'autres.
03:56C'est bien la preuve que ma candidature est utile.
03:58Donc il n'y a pas de différence entre vous ?
03:59S'il y a des différences entre nous, je pense qu'il incarne une gauche très parisienne,
04:03très urbaine, européenne, libérale, la gauche des années 90.
04:06Et moi, j'incarne un peu les nouveaux sujets,
04:09ce que j'ai proposé sur les retraits, ce que j'ai proposé sur le pouvoir d'achat.
04:12Philippe Brun, au micro de Brigitte Boucher ce matin sur BFM Business RM, c'est live.
04:17Et puis Andy Burnham lui est attendu du côté de Kiev en Ukraine
04:20au jour anniversaire de l'indépendance du pays.
04:22Le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni qui va annoncer notamment
04:26son accord pour un partage de la technologie britannique
04:29utilisé sur un missile MBDA,
04:31ce qui va permettre aux Français et aux Ukrainiens
04:34de faire progresser ensemble l'assemblage du modèle en Ukraine,
04:38directement, précise les services du Premier ministre.
04:41Merci beaucoup Léo Dumas.
04:439h03, le CAC 40 étant très légère baisse, 0,15% de baisse ce matin dans les premières
04:49secondes de cotation, 8471 points.
04:51Kering, Hermès et Accor sont les trois plus fortes hausses ce matin à l'ouverture.
04:55A l'inverse, Stellantis, Arcelor et STM ferment la marche.
04:59Nvidia va donc publier ses résultats ce mercredi soir après la clôture de Wall Street.
05:03Ce sera l'un des grands rendez-vous de la semaine.
05:05En attendant, ce matin, il y a eu du mouvement du côté de la tech asiatique
05:08avec Samsung qui a perdu quasiment 9% à la clôture à Séoul
05:12et pour cause, le groupe n'a pas relevé son seuil de distribution.
05:16Ce sera toujours 50% du free cash flow qui sera redistribué aux actionnaires.
05:20Une déception dans le sens où la semaine dernière,
05:22son grand concurrent SKINX avait augmenté cette part
05:25et a annoncé qu'il serait plus généreux vis-à-vis de ses actionnaires.
05:29Cette baisse bien sûr de Samsung, il faut la mettre en relief
05:32face à la très forte hausse de ce titre depuis le début de l'année.
05:35Samsung a fait un quasi x2 depuis le 1er janvier.
05:38Alibaba également, très forte baisse ce matin,
05:40moins 9% à Hong Kong avec le groupe qui lève des capitaux,
05:4410 milliards de dollars.
05:46Le groupe ne fait pas appel au marché obligataire,
05:47mais au marché action.
05:48Augmentation de capital, forcément, il y a un effet dilutif,
05:51une petite décote sur cette augmentation de capital pour Alibaba.
05:55Deuxième déception quand même en l'espace d'une semaine
05:57puisque le groupe avait déjà dévissé la semaine dernière
06:00à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels.
06:02des résultats qui étaient ressortis inférieurs aux attentes.
06:06Voilà quelques-uns des titres qu'il fallait suivre ce matin.
06:09Très courte pause, on se retrouve dans un instant
06:11pour notre nouveau rendez-vous,
06:14morning meeting avec Florian Hielpo
06:16qui nous attend depuis Genève,
06:17Lombard-Rodier, IM,
06:18et Vincent Juvins qui nous attend depuis Bruxelles,
06:21depuis ING.
06:21A tout de suite.
06:26BFM Business
06:299h, 9h30
06:31Good Morning Market
06:33Etienne Braille
06:34Il est 9h07
06:34et c'est parti pour Good Morning Market.
06:36Les indices européens qui sont donc en très légère baisse ce matin,
06:39que ce soit à Londres, à Paris ou encore pour l'Eurostock 50,
06:41qui cèdent 0,3% en plateau
06:43ou plutôt à distance ce matin.
06:46Florian Hielpo,
06:46bonjour Florian,
06:47merci de nous accompagner.
06:49Depuis Genève,
06:49vous êtes en charge de la macroéconomie
06:51chez Lombard-Rodier, IM,
06:52et depuis Bruxelles,
06:53Vincent Juvins,
06:54responsable de la stratégie d'investissement de ING.
06:57Beaucoup de sujets à aborder avec vous
06:58pendant un petit quart d'heure, messieurs,
07:00avec donc NVIDIA qui va publier ses résultats,
07:02encore beaucoup d'actualités sur le marché obligataire,
07:05et puis donc Jackson Hole
07:06et cette prise de parole très attendue vendredi soir
07:09du côté des Etats-Unis
07:11et du côté de Kevin Walsh.
07:12Commençons avec vous, Florian Hielpo.
07:15Bon, parmi tous ces rendez-vous,
07:16pour vous, c'est lequel, là, le plus important ?
07:18On parle quand même de la première capitalisation mondiale,
07:20du patron de la première banque centrale mondiale,
07:22et puis au milieu de tout ça,
07:23des tensions encore et toujours sur les taux longs,
07:26comme ces derniers jours.
07:28Oui, absolument.
07:29Je pense que, bonjour à tous.
07:31Le point principal, c'est de réfléchir
07:33où pourrait être la surprise principale de la semaine.
07:37Globalement, on aura probablement très peu de surprises
07:39du côté de Jackson Hole.
07:41C'est plutôt le moment de dire adieu, pour de bon,
07:43à ce qu'on appelle la forward guidance,
07:45qui nous a pourtant accompagnés pendant plus d'une décennie.
07:49Pour nous, le risque principal,
07:51il est plutôt justement du côté de la validation
07:54du grand narratif de l'intelligence artificielle
07:57qui porte les handings, qui porte les marchés
07:59depuis le début de l'année en grande part,
08:02en grande responsabilité.
08:04Donc, le point principal pour nous,
08:05c'est plutôt ce mercredi que ce vendredi.
08:07On regardera plutôt l'IA que la politique monétaire,
08:10très clairement.
08:11Nvidia, donc, résultat mercredi soir.
08:13Et puis, il faudra également sur Broadcom,
08:15qui va publier ses résultats la semaine prochaine.
08:18Deux acteurs incontournables.
08:19Vincent Juvin, dans cet univers des semi-conducteurs,
08:22dans cet univers de l'intelligence artificielle.
08:25Comme toujours, bien sûr,
08:27ce ne sont pas que les résultats qui seront scrutés,
08:29Vincent Juvin, ce sont surtout les perspectives.
08:33Oui, en effet.
08:34Alors, finalement, Nvidia annonce déjà la couleur
08:36avec des hausses de prix qui sont annoncées
08:39auprès de ses clients, 15%.
08:40Donc, c'est quand même significatif.
08:42Quelque part, on a déjà une preview
08:44de ces résultats d'Nvidia,
08:45puisqu'on a déjà la plupart des hyperscalers
08:47qui ont rapporté leurs propres résultats,
08:49qui ont également donné des garanties
08:51par rapport à leur plan d'investissement pluriannuel.
08:54On s'attend à plus de 1 000 milliards de dollars
08:56d'investissement l'an prochain.
08:58Donc, dans ce contexte, évidemment,
08:59on peut s'attendre à ce que Nvidia à la fois
09:01rapporte d'excellents résultats
09:03pour le deuxième trimestre 2026,
09:05mais soit également enthousiaste
09:07sur les trimestres à venir.
09:08Tout au plus, en tout cas,
09:09ils mentionneront, ceci dit,
09:11les contraintes auxquelles ils font face.
09:12Aujourd'hui, c'est certain que,
09:14à la fois sur les microprocesseurs
09:16comme sur les mémoires,
09:18on est dans un filaments,
09:19un marché où il y a plus de demandes
09:20que d'offres.
09:21En attendant, on a des indices actions
09:22qui plafonnent,
09:23que ce soit ce matin l'ouverture,
09:25mais également la semaine dernière,
09:26quand vous regardez la cloppture hebdomadaire
09:28pour les trois indices américains,
09:29nous étions sur des baisses
09:31comprises entre 0,8 et 2 %,
09:33avec Florian Yelpo,
09:35un dollar qui s'est très largement replié
09:38la semaine dernière.
09:39C'était une mauvaise semaine pour le dollar.
09:41Typiquement, ce matin,
09:42c'est une bonne nouvelle pour l'or.
09:43On a une once d'or
09:43qui retrouve les 4 700 dollars.
09:47Absolument.
09:48Il y a un dossier
09:49que vous évoquez en parallèle,
09:51qui est celui de la crédibilité fiscale
09:53des Etats-Unis du Trésor américain.
09:55Ça a pas mal occupé
09:57la dynamique d'un marché,
09:58disons,
09:59de façon en traitillée,
10:00je dirais,
10:00la semaine passée,
10:01l'intervention de Scott Besson
10:03pour essayer d'aplatir
10:04la courbe des taux.
10:05Le Trésor n'étant pas,
10:07évidemment,
10:08la banque centrale,
10:09l'effet est relativement limité
10:11sur les taux,
10:11mais par contre,
10:11on commence à voir,
10:12justement,
10:14un effet sur le dollar.
10:15C'est paradoxal,
10:15parce que le dollar,
10:16normalement,
10:17se replie
10:18lorsqu'on est en phase
10:19de quantitative easing.
10:20La banque centrale
10:21émet de la monnaie,
10:22elle utilise cette monnaie
10:23pour acheter des obligations
10:25et ça a un effet négatif
10:27sur le dollar mécanique.
10:28Et là,
10:28on voit le dollar s'affaiblir
10:29alors qu'il n'y a pas eu
10:30création monétaire.
10:31Il faut bien comprendre
10:32qu'aujourd'hui,
10:32au cœur du narratif de marché,
10:34il y a l'IA,
10:35c'est clair,
10:35mais il y a aussi
10:36cette question
10:36de la crédibilité,
10:37de la trajectoire fiscale américaine
10:39et du prix
10:41que doivent refléter
10:42les taux à long terme
10:44vis-à-vis
10:45de ce recul
10:46de la crédibilité.
10:47Et l'affrontement
10:48en plus potentiel
10:49entre banque centrale,
10:50entre la Fed
10:51et le trésor américain
10:53parce que,
10:53encore une fois,
10:54l'absence de
10:55for-up guidance,
10:56mine de rien,
10:58n'aide pas vraiment
10:59Scott Besant
11:00à stabiliser
11:01la dynamique
11:01des taux longs
11:02et c'est là
11:02qu'est le problème,
11:03c'est là qu'est le maillon
11:04faible global
11:05des marchés.
11:06Donc,
11:06il y a une problématique
11:07sur les taux longs
11:08et elle a un effet négatif
11:10sur le dollar
11:10et positif sur l'or
11:11en réaction.
11:12Le dollar index
11:13qui est sur des plus bas
11:14de deux mois,
11:15typiquement,
11:16l'euro dollar
11:16est à 1,1678.
11:18Vincent Juvins,
11:19est-ce que ça relance
11:21un petit peu
11:22le débat
11:22sur l'allocation ?
11:24C'est vrai que,
11:25typiquement,
11:26l'once d'or
11:26profite de ce dollar faible.
11:28On pourrait dire
11:29la même chose
11:29d'autres classes d'actifs
11:31telles que le bitcoin.
11:32Alors bon,
11:32il y a eu d'autres raisons
11:32mais il a quand même
11:33pris 20% la semaine dernière.
11:34Compliqué de ne pas
11:36faire l'impasse
11:37face à cette forte progression
11:38mais ce n'est pas neutre
11:39quand même
11:40ces mouvements de change.
11:42Non, en effet.
11:42Alors,
11:43on était nous convaincus
11:43que le dollar
11:44resterait coincé
11:45dans une fourchette
11:451,15,
11:461,20.
11:46Il le reste,
11:471,16,
11:49c'est un mouvement
11:51relativement limité
11:52jusqu'ici
11:52mais il est vrai
11:52que les manœuvres
11:53en tout cas du Trésor
11:54américain la semaine dernière
11:55pour contrer
11:56l'augmentation des taux
11:58ont interpellé
11:59notamment sur les marchés
12:00de change
12:00et c'est clair que l'or
12:01en a plutôt bénéficié
12:02et l'or est la classe
12:03d'actifs qui nous protège
12:04le mieux
12:04contre les accès
12:05de faiblesse du dollar.
12:06Donc nous,
12:07on conserve évidemment
12:07cette option
12:08de couvrir le risque
12:09de change contre le dollar
12:11si celui-ci devait dévisser.
12:14Ce n'est pas le cas
12:14pour l'instant.
12:15On conserve une position
12:16en or pour se protéger
12:17en tout cas contre cela.
12:19L'action de la semaine dernière
12:20était en effet
12:21un petit peu paradoxale.
12:22Je crois que ça a été
12:23rappelé largement
12:24la semaine dernière.
12:24On a un peu l'impression
12:25que le Trésor américain
12:26finalement rembourse
12:28son prêt hypothécaire
12:29avec sa carte de crédit.
12:31On se demande bien
12:32en tout cas
12:32où est la finalité
12:33de ce mouvement.
12:34On voit en tout cas
12:35que l'effet était
12:35relativement limité
12:36jusqu'ici
12:37puisque les taux
12:38sont quelque part
12:38repartis à la hausse
12:39dans le sillage
12:40de cette intervention.
12:41Donc je pense que ça
12:42évidemment ça interpelle
12:43sur les marchés de change
12:44mais aujourd'hui
12:46il n'y a pas réellement
12:47de monnaie
12:48qui peut vraiment
12:49l'emporter par rapport
12:50au dollar
12:50qui peut s'apprécier
12:51sensiblement
12:52par rapport à celui-ci.
12:53Alors je note
12:54qu'on est à 1,16 contre euro
12:55mais on a évidemment
12:57en Europe
12:58également en tout cas
12:59des inquiétudes
13:00par rapport à la soutenabilité
13:01des dettes publiques
13:02et on a également
13:03des raisons domestiques
13:04de voir ces taux
13:05d'intérêt augmenter.
13:06C'est pour ça que je pense
13:07que Jackson Hole
13:08sera particulièrement important.
13:10Alors Florian
13:10l'a justement rappelé
13:11on a évidemment
13:12une banque centrale américaine
13:13qui ne procure plus
13:14de forward guidance.
13:15On voit que finalement
13:17le fait qu'il n'y ait plus
13:18ces informations
13:19quelque part
13:20trouble les marchés
13:20obligataires pour l'instant.
13:22Il sera peut-être
13:23nécessaire d'en réintégrer
13:24une certaine dose.
13:26Il sera peut-être aussi
13:27à un moment
13:28nécessaire
13:28que les banques centrales
13:29reprennent en tout cas
13:30le contrôle
13:31des marchés obligataires
13:32elles-mêmes.
13:33On les sait
13:33en tout cas désengager
13:35de ces marchés obligataires
13:36depuis plusieurs années.
13:37Après les multiples crises
13:38qu'on a traversées
13:39les bilans des banques centrales
13:40avaient augmenté
13:41significativement.
13:42Ces bilans n'avaient pas
13:43à vocation à rester aussi élevées
13:45ad vitam aeternam
13:46elles les ont donc réduits.
13:47On sait d'ailleurs
13:47que Kevin Warsh
13:48est particulièrement opposé
13:49à l'idée d'avoir
13:50un bilan de la fête
13:51qui soit élevé.
13:53Mais on se demande bien
13:54comment dans le contexte
13:55budgétaire actuel
13:56de part et d'autre
13:57de l'Atlantique
13:58comment dans le contexte
13:59de hausse des taux
14:00évidemment on parvient
14:01à rééquilibrer l'ensemble.
14:03Pour moi à terme
14:04la seule manière
14:05d'éteindre durablement
14:06un incendie potentiel
14:08sur les marchés obligataires
14:09c'est évidemment
14:10une réactivation
14:11en tout cas partielle
14:12des programmes
14:13d'assoupissement quantitatif
14:14on verra si
14:15en tout cas
14:15c'est quelque chose
14:16qui peut être envisagé
14:17dans les prochains mois.
14:18Et ça sera bien sûr
14:18l'une des grandes questions
14:20de la réunion
14:21de la BCE
14:21le 10 septembre
14:23Vincent Juin
14:23on aura l'occasion
14:24d'en reparler d'ici là
14:25mais c'est vrai que
14:25la BCE va forcément
14:26être interrogée
14:27sur ce spread
14:28de 87 points
14:29entre la France
14:29et l'Allemagne
14:30et ce 10 ans français
14:31au-delà des 4,1%.
14:33Si on se focalise
14:35et si on reste
14:35Florian Lepot
14:36sur la situation américaine
14:38vous avez souvent expliqué
14:39sur ce plateau
14:40qu'on n'était pas
14:42dans le meilleur des mondes
14:42mais en tout cas
14:43que la situation
14:43était plutôt bonne
14:45aux Etats-Unis
14:46avec ce scénario
14:47Goldilocks
14:48où au final
14:48la croissance
14:49était toujours au rendez-vous
14:50que l'inflation était là
14:51mais que certes
14:52on pouvait s'en accommoder
14:53est-ce que quand vous regardez
14:54les derniers indicateurs
14:56notamment ceux de vendredi
14:57après-midi
14:57vous tablez toujours
14:58sur ce scénario ?
15:00Absolument
15:01c'est un peu le paradoxe
15:02de l'année
15:02c'est-à-dire qu'on voit
15:03le marché courir
15:05derrière un scénario
15:06qu'il a en fait
15:08de la peine
15:09à refléter
15:10dans son intégralité
15:12avec le détroit d'Hormuz
15:13le scénario global
15:15est à pencher
15:16du côté de la stagflation
15:17et ce qu'on lit
15:18progressivement
15:18dans les chiffres
15:19c'est que les deux morceaux
15:20de stagflation
15:21ne sont pas exactement vrais
15:22c'est-à-dire que le côté stag
15:23c'est-à-dire le côté ralentissement
15:24on l'a vu la semaine passée
15:26dans les PMA
15:27qui sont des indicateurs avancés
15:29de l'économie américaine
15:31on est toujours
15:32en phase d'accélération
15:33et la semaine passée
15:34on apprend plus
15:35que cette accélération
15:36elle commence à se produire
15:37du côté de l'industrie
15:38des services
15:39c'est-à-dire
15:39celle qui est la moins stimulée
15:41par l'investissement
15:42dans l'IA
15:43donc on voit
15:44que le pouls de croissance
15:45est en train de s'améliorer
15:46et on l'a déjà lu
15:47en plus
15:48dans les résultats
15:49des entreprises
15:49qui sont en fait
15:50relativement bien partagés
15:52au précédent trimestre
15:53donc on a un alignement
15:54micro-macro
15:55vous voyez
15:55qui continue à supporter
15:56ce scénario de croissance
15:58qui s'accélère
15:58et le marché
15:59qui a de la difficulté
16:00à se convaincre
16:01de la réalité
16:02de cette situation
16:03l'autre élément
16:04c'est l'inflation
16:05quand on regarde
16:05le pourcentage
16:06des données
16:06liées à l'inflation
16:08qui progresse
16:08aujourd'hui
16:09on est à 40%
16:10entre 35 et 40%
16:11aux Etats-Unis
16:12c'est-à-dire qu'en fait
16:13on a une majorité
16:14d'indicateurs
16:14qui pointent
16:15vers moins d'inflation
16:16plutôt que vers
16:17plus d'inflation
16:19ça n'enlève pas
16:19le fait que
16:20l'inflation énergétique
16:22pourrait se propager
16:23dans une économie
16:24qui croit aussi vite
16:25c'est le risque
16:26c'est l'un des risques
16:27auxquels on sera confronté
16:28pour la fin de l'année
16:29et les débuts
16:30de l'année prochaine
16:31mais on n'y est pas
16:32et c'est pas de côté
16:34qu'on est en train
16:35de faire du côté
16:35vers à nouveau
16:37vers Goldilocks
16:37vers Boucle d'Or
16:38ça fait qu'on revient
16:39vers un environnement
16:40où investir
16:41et du côté d'action
16:43et du côté obligation
16:44si on fait abstraction
16:45du risque fiscal
16:47reste plutôt
16:48un bon positionnement
16:49Mais est-ce que cette économie
16:50elle n'est pas toujours fragile
16:51et toujours en cas
16:52Florian Rielpau
16:53vous avez vu la semaine dernière
16:54Walmart publier ses résultats
16:55le titre a perdu 10%
16:57c'est quand même
16:57un très bon baromètre
16:58de la consommation
16:58aux Etats-Unis
17:00ralentissement net
17:01clair
17:01des ventes
17:02au deuxième trimestre
17:03sous forme
17:04notamment
17:05d'une croissance
17:06qui est ressortie
17:07inférieure aux attentes
17:08c'est quand même bien
17:08le signe
17:09qu'il y a une partie
17:09de l'économie
17:09qui souffre aux Etats-Unis
17:12Alors c'est le cas
17:14indéniablement
17:14c'est le cas
17:15maintenant
17:15on a globalement
17:16encore une fois
17:17cette enquête des services
17:18qui milite plutôt
17:19à l'opposé
17:20qui dit plutôt
17:20que si les services
17:21justement accélèrent
17:23la partie base
17:24du cas aujourd'hui
17:25elle est aussi
17:25en partie dans les services
17:26donc on pourrait voir
17:27une amélioration globale
17:28et deuxième élément
17:30si on s'exprime
17:30des Etats-Unis
17:31qu'on regarde plus
17:32globalement
17:33on est aussi face
17:34à une reprise
17:35synchronisée
17:35c'est-à-dire qu'aujourd'hui
17:36même l'Europe
17:37est en train de reprendre
17:38des couleurs
17:39et la combinaison
17:41Europe plus Etats-Unis
17:42qui accélère
17:43en même temps
17:44c'est difficilement
17:45un environnement
17:47où l'investissement
17:48ne devrait pas
17:50bien se comporter
17:51l'investissement
17:51les expositions globales
17:53les portefeuilles
17:53bien diversifiés
17:54ne devraient pas
17:55tirer leur épingle du jeu
17:56dans ce genre
17:57d'environnement
17:58Voilà
17:59donc pour rappel
17:59vente à périmètre constant
18:01aux Etats-Unis
18:02pour Walmart
18:02au deuxième trimestre
18:032,6%
18:05quand le groupe
18:05avait publié
18:064,6%
18:07il y a un an
18:08le consensus
18:08s'establé sur 3,9%
18:09c'est quand même bien
18:10le signe
18:11du côté
18:12des Etats-Unis
18:14quand même
18:14Vincent Juvin
18:15ce que les prix
18:16à la pompe
18:1640% quand même
18:18de progression
18:18du prix du galon
18:19depuis le début
18:20de l'année
18:21a un impact
18:21sur l'économie
18:23et on voit bien
18:23les staples
18:24souffrir
18:25les valeurs défensives
18:26ne fonctionnent pas
18:26vraiment
18:27depuis le début
18:27de l'année
18:29Oui en effet
18:29on l'a vu
18:30sur les ventes
18:31au détail
18:31qui étaient mauvaises
18:32lors de la dernière publication
18:33on a toujours
18:33un prix du galon
18:34qui est au-delà
18:35de 4 dollars
18:36et de 5 dollars
18:36pour le diesel
18:37aux Etats-Unis
18:38donc voilà
18:39ça reste évidemment
18:40meilleur marché
18:40que chez nous
18:41mais c'est historiquement élevé
18:42donc ça pèse
18:43le pouvoir d'achat
18:44des ménages
18:44et on l'a vu
18:45notamment dans les chiffres
18:45de Walmart
18:46et dans les ventes
18:47au détail
18:47par ailleurs
18:48on a quand même
18:48un marché du travail
18:49qui aujourd'hui ralentit
18:51on l'a très fort vu
18:52en tout cas le mois dernier
18:53et notamment
18:54une croissance des salaires
18:55qui est beaucoup plus contenue
18:56et c'est d'ailleurs
18:57ce qui explique
18:58ce qu'a évoqué
18:59Florian notamment
19:00le fait que l'inflation
19:01jusqu'ici soit
19:02in fine
19:02relativement contenue
19:04on n'a pas d'effet
19:04de second tour
19:05on voit que les salaires
19:06affichent une croissance
19:07de 3,2%
19:08on a des gains de productivité
19:10qui sont élevés
19:10on l'a encore vu
19:11au mois d'août
19:12avec une croissance
19:13de gains de productivité
19:14de 1,4%
19:15on sait que ceci
19:16est traditionnellement
19:18associé
19:18avec une baisse
19:19des tensions salariales
19:20donc clairement
19:21cette économie en cas
19:23se reflète un petit peu
19:24dans les dernières statistiques
19:25cela étant
19:26l'économie américaine
19:27continue de profiter
19:28de différents
19:29je dirais
19:30drivers de croissance
19:31certainement
19:32sur l'investissement
19:33alors il y a l'IA
19:34mais pas uniquement l'IA
19:35on voit que l'investissement
19:36dans d'autres secteurs
19:37l'énergie notamment
19:38mais plus largement
19:39commence également
19:40à soutenir
19:41l'économie américaine
19:42et c'est
19:43ce qui
19:43si on se ramène
19:45au notre sujet obligataire
19:47est plutôt de bonne augure
19:48c'est vrai qu'on a
19:49évidemment des tensions
19:50sur ces marchés obligataires
19:51c'est vrai que pour
19:52évidemment équilibrer le budget
19:54c'est une charge d'intérêt
19:55qui augmente
19:55néanmoins le potentiel
19:57de croissance
19:57des Etats-Unis
19:58demeure bien orienté
20:00avec finalement
20:01des investissements
20:02qui sont en hausse
20:02une productivité
20:03qui est en hausse
20:04ça devrait finalement
20:06rassurer les investisseurs
20:07sur les marchés obligataires
20:08qu'à tout le moins
20:09les Etats-Unis
20:10seront en capacité
20:11de créer
20:12de la croissance
20:13pour rembourser
20:14évidemment
20:14la dette
20:15qu'ils émettent
20:16et puis rappelons aussi
20:17que cette dette
20:18elle est essentiellement
20:19dans les mains
20:20des Américains
20:20eux-mêmes
20:21je crois que 76%
20:22des Treasuries américaines
20:24sont dans les mains
20:25des Américains
20:25eux-mêmes
20:26et une grosse partie
20:27est évidemment
20:27dans les mains
20:29de la Banque centrale
20:30qui a à peu près
20:3020% du marché
20:31de Treasuries
20:32sur son bilan
20:33problème attention
20:3450% de ces 20%
20:36donc arrive à maturité
20:38dans les moins de 5 ans
20:39donc il faudra absolument
20:41recycler beaucoup
20:42dans les prochaines années
20:44c'est vrai que ça va maintenir
20:45en tout cas des tensions
20:45sur les taux d'intérêt
20:47raison pour laquelle
20:48je pense que
20:49finalement
20:49Kevin Warch
20:50ne devra en tout cas
20:51sans doute
20:52lâcher du lest
20:52sur l'utilisation
20:53du bilan de la Fed
20:54pour stabiliser
20:56en tout cas
20:56ce marché obligataire
20:57Merci à tous les deux
20:58de nous avoir accompagnés
20:59à distance
21:00Vincent Juvens
21:00responsable de la stratégie
21:01d'investissement de ING
21:03et Florian Hielpau
21:04en charge de la macroéconomie
21:05chez Lombard
21:05au DIM
21:06et justement
21:06on va continuer à parler
21:07de ce marché obligataire
21:08avec Jacques Lemoisson
21:09qui nous attend
21:15Jacques Lemoisson
21:16fondateur de
21:17Gay Capital Management
21:18depuis Genève
21:18bonjour Jacques
21:19Vincent Juvens
21:21nous a fait une très belle liaison
21:22par rapport à
21:23notre sujet du jour
21:24il s'agit du marché
21:26obligataire
21:27Scott Bessent
21:28qui va encore faire
21:28l'actualité d'ailleurs
21:29ce soir
21:30puisqu'il tiendra
21:31une conférence de presse
21:32sur les coûts
21:33de 18 heures françaises
21:34avec potentiellement
21:35de nouvelles sanctions
21:36vis-à-vis de l'Iran
21:38Scott Bessent
21:38qui a également
21:39tenu une conférence de presse
21:40la semaine dernière
21:41où il a intervenu
21:42justement sur ce marché
21:43obligataire
21:43alors pour ceux
21:44qui font leur rentrée
21:45aujourd'hui
21:45on va revenir un petit peu
21:46sur ce qui s'est passé
21:47Jacques Lemoisson
21:48et revenir
21:49sur ce
21:50Bessent Panic Buy
21:52pourquoi aujourd'hui
21:52vous estimez que
21:53Scott Bessent
21:54a paniqué
21:56alors le mot panique
21:57est un petit peu
21:57un petit peu
21:58un petit peu
21:59je dirais
22:00outrancier
22:01mais en tout cas
22:01oui il y a eu
22:02une réaction tactique
22:04sur les taux
22:06le 19 août
22:07il a annoncé
22:08une augmentation
22:09du rachat
22:10des bonds
22:11de ce long terme
22:12des obligations
22:13de long terme
22:1410 et 30 ans
22:15ça a fait
22:16mécaniquement
22:17baisser les taux
22:18mais bon
22:18les taux sont revenus
22:19quasiment au niveau
22:20pré-annonce
22:224,75
22:23est un niveau
22:24très très très important
22:25techniquement
22:27Bessent
22:27est connu
22:29pour être un très bon
22:30chartiste
22:30donc très clairement
22:31il a le même niveau
22:33que nous avons
22:34et que d'autres ont
22:35sur le disant américain
22:36et dès que vous voyez
22:37le disant américain
22:38flirter avec 4,75
22:39pardon
22:40tout de suite
22:41vous avez une intervention
22:42de Bessent
22:43qui essaye de maintenir
22:44les taux
22:45et donc là
22:45la semaine prochaine
22:46Bessent qui dit
22:47je vais racheter
22:48des obligations
22:49alors là
22:49il faut nous expliquer
22:50parce que
22:50on comprend l'intérêt
22:52d'émettre de la dette
22:53mais pourquoi en racheter
22:54surtout quand déjà
22:55on est endetté
22:55c'est à dire que
22:56c'est pas comme une entreprise
22:57qui a plein de liquidités
22:58et qui dit
22:58je sais pas quoi faire
22:59de mon cash
22:59non là c'est pas le cas
23:01c'est un peu
23:02là il y a un effet
23:04d'annonce
23:04d'accord
23:04d'abord il va commencer
23:06à racheter le 9 septembre
23:07donc début septembre
23:08donc il laisse passer
23:09Jackson Hall
23:10dans le timing
23:11assez intéressant
23:11parce qu'il laisse passer
23:13Jackson Hall
23:13il intervient
23:14et comme par hasard
23:15le programme s'arrête
23:16le lendemain
23:17des midterms
23:19hasard
23:19du calendrier
23:20donc c'est vraiment
23:21une décision politique
23:22d'augmenter
23:23de 2 à 4 milliards
23:24les rachats
23:25c'est peanuts
23:27la dette
23:27est à 40 000
23:30milliards de dollars
23:31donc 2 à 4 milliards
23:33ça se voit pas
23:34et en fait
23:35il essaye de faire
23:35ce qu'on appelle
23:36un twist
23:36c'est à dire que
23:37le trésor américain
23:39est collé un peu
23:39depuis Allen
23:40dans une émission
23:41de dette très court terme
23:43et il essaye en fait
23:44d'augmenter sa dette
23:45court terme
23:46et de réduire
23:46sa dette long terme
23:48voilà donc
23:48ce n'est pas un QE
23:50et en même temps
23:50la taille
23:51est relativement
23:52ridicule
23:53par rapport
23:53à l'énormité
23:55de la dette américaine
23:56et des ratios
23:57d'honnêtement
23:57mais en faisant
23:58cette annonce
23:59c'était un peu
24:00un moyen de dire
24:01au marché
24:01je maîtrise la situation
24:02même si bien sûr
24:03on est dans un exercice
24:04de communication
24:06oui c'était ce message là
24:07maintenant est-ce qu'il maîtrise
24:08on va voir dans quelques heures
24:10et quelques jours
24:11parce qu'il y a
24:12Jackson Hole
24:12et si le 10 ans
24:13est à 5%
24:14la semaine prochaine
24:15il n'aura pas maîtrisé
24:16grand chose
24:17voilà maintenant après
24:18une autre
24:18pour moi
24:19il y a
24:20autre le wording
24:21de Walsh
24:22à la fin de la semaine
24:23à Jackson Hole
24:23je vais regarder l'or
24:25le 30 ans américain
24:26et surtout le dollar
24:27parce qu'in fine
24:28la variable d'ajustement
24:30j'en ai parlé souvent ici
24:31la dernière valable
24:32d'ajustement
24:32d'une politique monétaire
24:33c'est la devise
24:35et je trouve compliqué
24:36pour les américains
24:37d'essayer de sauver
24:38leur marché obligataire
24:39et donc leur économie
24:40parce que l'IA
24:42a besoin énormément
24:43de capitaux
24:44et donc de financement
24:45ça on a un peu oublié
24:46et puis après
24:47l'autre point
24:48c'est le dollar
24:49et donc
24:51il me paraît compliqué
24:53d'estimer
24:54qu'ils pourront sauver
24:55les deux
24:5610 ans américains
24:57qui est ce matin
24:58toujours sur ce seuil
25:00qui inquiète
25:01les 4,75
25:02on est ce matin
25:03à 4,71
25:05sur le 10 ans américain
25:06le 30 ans de son côté
25:07toujours sur des plus hauts
25:08de 2007
25:09à 5,25
25:10si on compare
25:11la situation
25:12avec la Chine
25:12parce que vous suivez
25:13de près ce qui se passe
25:14en Chine
25:14Jacques Lemoisson
25:15avec le 10 ans chinois
25:16bon on est sur
25:17deux cas différents
25:18mais allez
25:18amusons-nous
25:19à comparer le 10 ans américain
25:20avec le 10 ans chinois
25:21c'est pas
25:22deux cas différents
25:23oui chaque pays est différent
25:24maintenant après
25:25le 10 ans chinois
25:26est à 1,67
25:27voilà
25:28et très clairement
25:29il y a de gros flux acheteurs
25:31sur cette
25:32sur ces maturités longues
25:34chinoises
25:35et ça devient maintenant
25:36une des références
25:37obligataires en Asie
25:38c'est ce que voulait
25:39le politbureau
25:40et la Chine
25:41est en train
25:41de
25:43le 10 ans aussi
25:45et la tenue
25:46du 10 ans chinois
25:46montre aussi
25:47une volonté
25:48de la Chine
25:49d'augmenter
25:50l'acceptation
25:52du yuan
25:52comme devise
25:53importante
25:54et on assiste
25:55comme par hasard
25:56à une dédollarisation
25:57globale
25:58via la hausse de l'or
25:59via l'acceptation
26:01du yuan
26:01par exemple
26:02donc
26:03la faiblesse
26:05entre guillemets
26:06ou la force
26:07du marché
26:08obligatoire chinois
26:09est sur
26:10un constat
26:11que l'économie
26:13croit
26:14mais pas aussi vite
26:15que prévu
26:15il n'y a pas que
26:15des bonnes choses
26:16la consommation
26:17n'est pas encore
26:18on va dire
26:19à plein
26:20mais également
26:21on a des déficits
26:22qui sont plutôt contenus
26:23je rappelle quand même
26:25que chaque américain
26:26porte sur sa tête
26:26300 000 dollars
26:27de dette
26:28quand vous voyez
26:29les revenus
26:29de certains ménages
26:31je m'étonne moins
26:34moi
26:34de la dérive obligataire
26:36que l'on a à l'heure actuelle
26:37en termes de taux
26:37et puis
26:39la Chine
26:40a montré
26:40une certaine stabilité
26:41dans sa politique
26:42une certaine stabilité
26:43dans la tenue
26:44de son économie
26:46et donc
26:46en effet
26:47il y a un effet
26:47rassurant
26:48et en tout cas
26:49beaucoup de capitaux
26:50asiatiques
26:50vont vers
26:51l'obligataire
26:53chinois
26:54notamment étatique
26:54bon
26:55néanmoins
26:56il faut rester
26:56diversifié
26:57le mot de la fin
26:58aujourd'hui
26:58Jacques Lemoisson
26:59en conclusion
27:00comment on peut
27:01rester investi
27:02que ce soit
27:02sur ce marché
27:03obligataire
27:03sur ce marché
27:04action
27:04en ayant conscience
27:05de tous ces risques
27:07qui sont bien identifiés
27:09par l'ensemble du marché
27:10quand même
27:10non ?
27:12de plus en plus
27:12identifiés
27:13maintenant
27:13après
27:14j'ai le coutume
27:15de dire que
27:16bonds never lie
27:17c'est à dire
27:18que l'obligataire
27:19ne ment jamais
27:19les actions
27:20peuvent
27:20d'ailleurs
27:21on est dans
27:22des phases
27:22assez similaires
27:23à 2007-2008
27:24avec une augmentation
27:27du levier
27:29et on a
27:30une économie
27:31américaine
27:31qui a
27:33des taux
27:34de plus en plus
27:35élevés
27:35et en étant
27:36en plein emploi
27:37votre intervenant
27:38précédemment
27:39a dit en effet
27:39l'économie américaine
27:40va bien
27:40oui mais on a des taux
27:41à 4,75 sur le 10 ans
27:42américain
27:43qu'est-ce que c'est
27:44si Nvidia
27:45qui reporte
27:46cette semaine
27:46dit
27:47ah on a un petit
27:48ralentissement
27:492027-2028
27:50sur la ligne de commande
27:51parce qu'in fine
27:52la valorisation de l'IA
27:53est sur les capex
27:54pas sur les revenus
27:57donc on a quand même
27:58on est sur un fil
28:01où l'obligataire
28:02est en train de montrer
28:02un signe à tout le monde
28:04et le crédit
28:04les spreads de crédit
28:05commencent à s'écarter
28:06donc il murmure
28:07il murmure pour l'instant
28:08une musique
28:10qui est assez désagréable
28:13juste avant
28:13les midtermes
28:14pour Trump
28:14c'est pour ça que
28:15Walsh et Besson
28:16sont mis en avant
28:17mais là on est à une limite
28:18
28:19merci beaucoup
28:20Jacques Lemoisson
28:21nous a raccompagné ce matin
28:22Scott Besson
28:22qui va prendre la parole
28:24ce soir sur un tout autre sujet
28:25sur l'Iran
28:26et puis donc
28:27ce symposium
28:27de Jackson Hole
28:28qui va se tenir
28:30en milieu de semaine
28:31ça sera de jeudi
28:32jusqu'à samedi
28:34et prise de parole
28:35donc de Kevin Warch
28:36vendredi soir
28:37après la clôture
28:38des marchés européens
28:39Jacques Lemoisson
28:40fondateur de Gay Capital Management
28:42le CAC 47 0,2%
28:44idem pour l'Eurostox 50
28:45les futurs américains
28:46en très légère baisse
28:47ça sera confirmé tout à l'heure
28:48à 15h30
28:49pour l'ouverture de Wall Street
28:50USA Today
28:51ça sera avec
28:52Antoine Larigauderie
28:53et puis ensuite
28:54vous retrouvez
28:55Guillaume Sommerer
28:56de 16h à 18h
28:57pour BFM Bourse
28:58et nous on se retrouve demain
28:599h à 9h30
29:00pour Good Morning Market
29:02très bonne journée
29:04Good Morning Market
29:06sur BFM Business
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