Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Mercredi 16 septembre 2026, retrouvez Andrew Etherington (Head of Multi-Asset Total Return, AXA IM) et Sophie Chauvellier (Gérante allocation d'actifs, Dorval AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous retrouvez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:17Vous nous retrouvez également en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:22et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition ce soir, les yeux des investisseurs sont rivés vers la réserve fédérale américaine
00:33qui doit rendre sa décision monétaire ce soir à 20h heure française.
00:38La banque centrale devrait monter ses taux même si Donald Trump pousse pour le contraire.
00:43Les investisseurs vont évidemment scruter la prise de parole de Kevin Warsh pour voir comment il justifie ce vote
00:49et on attend également avec impatience les nouvelles projections économiques de la réserve fédérale
00:54quasiment à l'unanimité avec une hausse pricée autour de 95% au moment où on parle.
01:01Les opérateurs attendent que la Fed relève ses taux dans une fourchette comprise entre 3,75 et 4% ce
01:08soir.
01:09Kevin Warsh qui répète depuis des semaines que l'inflation descend trop lentement
01:14et ça fait d'ailleurs plus de 5 ans qu'elle dépasse cette cible des 2%.
01:19Alors pourquoi la Fed va devoir serrer la vie ?
01:22C'est simple, l'inflation on l'a dit dépasse les objectifs, l'énergie et les matières premières s'envolent
01:27et à côté de ça l'économie reste assez solide avec le plein emploi notamment.
01:32Et puis on a pris connaissance cet après-midi de bons chiffres de vente au détail,
01:36plus 1,2% sur un an après un repli de 0,5% un chiffre qui a été d
01:44'ailleurs révisé en légère hausse tout à l'heure.
01:46Réponse ce soir à 20h en France, on en parle évidemment avec nos invités dans un instant.
01:52Une décision monétaire attendue dans un contexte de remontée des taux à l'échelle mondiale sur les marchés obligataires.
01:59Côté britannique, le rendement à 10 ans se stabilise autour de 5,40%.
02:04On a d'ailleurs pris connaissance de l'inflation britannique ce matin qui progresse mais c'était prévu.
02:10Pas d'impact à prévoir dans le statu quo prévu demain pour la Banque d'Angleterre.
02:15Côté américain, le rendement à 10 ans se détend un peu, il tourne autour de 4,95%.
02:22Se détend de 5 points de base à peu près.
02:25Sur la partie courte, le rendement à 2 ans américain se détend également légèrement entre 4,60% et 4
02:32,65%
02:33alors qu'il touchait hier les 4,70%.
02:37Côté européen, le rendement allemand à 10 ans suit ce mouvement de détente et évolue autour de 3,50%.
02:43Mais attention, le spread avec la France évolue toujours légèrement sous 100 points de base, autour de 98 points de
02:51base.
02:51Donc on est vraiment très près de ce seuil.
02:55Des tensions obligataires alimentées par les craintes d'inflation évidemment liées au conflit.
03:00Au Moyen-Orient, les cours du pétrole reculent légèrement aujourd'hui d'environ 2%, un peu moins de 2%
03:06en fin de journée après leur envolée des derniers jours.
03:09Mais les prix du pétrole restent au-dessus des 100 dollars, que ce soit pour le baril de Brent et
03:14pour le WTI.
03:16On rappelle qu'au début du conflit, avant le début du conflit, les cours du pétrole étaient à peu près
03:2160 dollars.
03:23Également à la une aujourd'hui, la proposition faite ce matin par Ursula von der Leyen dans son discours au
03:29Parlement européen.
03:30L'Union européenne veut ouvrir la porte au Canada pour en faire son tout premier membre associé afin de renforcer
03:37leur lien en lui accordant un statut inédit.
03:40C'est une vraie première dans l'histoire du bloc.
03:43L'idée, c'est de créer un partenariat stratégique géant, défense, intelligence artificielle, minéraux critiques et énergie.
03:50Alors, pourquoi maintenant, face aux tensions commerciales avec Washington et à l'instabilité mondiale ?
03:55Bruxelles et Ottawa veulent certainement se serrer les coudes.
03:59Le Premier ministre canadien Marc Carnet était à Strasbourg ce matin.
04:03Si ce rapprochement stratégique aboutit, on verra ce que cela pourrait changer pour les entreprises et pour les marchés.
04:09Enfin, un mot rapide du côté des valeurs.
04:12Intel gagne 6% sur fond d'un possible partenariat avec SKNX, selon Reuters, pour produire des puces mémoire aux
04:20Etats-Unis.
04:31Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
04:36Sophie Chevelier est avec nous.
04:38Bonsoir Sophie, vous êtes gérante allocation d'actifs chez Dorval AM.
04:42Et Andrew Etherington, responsable de la gestion diversifiée chez BNPP AM, ex-Axe IM.
04:49Bonsoir Andrew.
04:50Bonsoir Pauline.
04:51Sophie, je vous propose de commencer avec cette fête qu'on attend ce soir, dans quelques heures, à 20h, dans
04:582h30 très précisément.
05:00On rappelle que Kevin Warch avait replacé l'inflation au cœur lors de son discours de Jackson Hole.
05:05Entre temps, on a pris connaissance d'un rapport sur l'emploi bien plus solide que prévu.
05:10162 000 créations.
05:12On a pris connaissance aussi des PPI la semaine dernière qui étaient un petit peu supérieurs aux attentes.
05:16et de l'inflation évidemment qui progresse, bien que l'inflation cœur soit au plus bas depuis 2021 à 2
05:24,4%.
05:26Qu'est-ce qu'on attend de la réserve fédérale ce soir, bien qu'une hausse soit largement anticipée par
05:30le marché ?
05:31C'est peut-être plus la communication de Kevin Warch à laquelle on va faire attention ce soir.
05:36Oui, oui, tout à fait. Donc, comme vous le disiez, effectivement, aujourd'hui, le marché anticipe à 95% une
05:43hausse de taux.
05:44Donc, bien entendu, la hausse de taux va avoir lieu puisque la Fed ne souhaite pas surprendre le marché.
05:53Je pense que ce qui est très, très important, il y a bien entendu deux objectifs clairs.
05:58Un objectif est, d'une certaine façon, de marquer la crédibilité de la Fed, c'est-à-dire que Kevin
06:06Warch veut ancrer sa crédibilité à la tête de la Fed.
06:10Et son indépendance aussi.
06:11Et son indépendance. Et alors, si vous connaissez Polymarket, il y a un pari sur Polymarket.
06:19Donc, le pari est que Donald Trump insultera Kevin Warch avant 32 jours, avant la fin du mois de septembre,
06:28pardon.
06:28Et il y a 32% de pari sur le fait qu'effectivement, ça va se produire.
06:31Donc, en fait, il y a cet objectif-là, c'est-à-dire de marquer la crédibilité de l'indépendance
06:36de la Fed.
06:37Et puis après, il y a une réalité opérationnelle.
06:40Effectivement, et Kevin Warch l'a bien expliqué, l'inflation est aujourd'hui au-dessus de l'objectif.
06:47Et après, c'est là qu'est le débat.
06:49Alors, c'est vrai que l'indicateur de la Fed, qui est le corps PCE, est aujourd'hui au-dessus
06:54de 3%,
06:55alors que le corps CPI est aux alentours de 2,5%.
07:00Mais la Fed regarde plus le PCE que le CPI.
07:02Voilà. Donc là, on trouve déjà une première justification.
07:05Et c'est vrai que le deuxième élément est les tensions renouvelées qu'on observe sur le cours du pétrole,
07:11avec bien entendu des risques d'effet de second tour dans un marché au plein emploi.
07:17Et où, finalement, l'activité économique est très solide.
07:20Vous venez de le souligner, on a eu aujourd'hui les chiffres des ventes au détail,
07:25qui est très au-dessus des attentes.
07:26Bien sûr. C'est 1,8% attendu, 1,2%.
07:30Exactement.
07:31Et sur le contrôle groupe, même encore un peu plus.
07:33Et donc là, alors qu'on a beaucoup parlé des questions de cas économiques,
07:36c'est vraiment pas visible dans les chiffres aujourd'hui.
07:40Donc voilà.
07:42On ne peut pas dire que...
07:44C'est tout à fait possible de vivre avec 3% d'inflation.
07:46On ne peut pas dire que ça soit absolument nécessaire.
07:49Mais on comprend bien, effectivement, que c'est une hausse de taux un petit peu assurantielle.
07:53Et puis de crédibilité.
07:55Oui, la question étant de savoir si c'est une hausse de taux,
07:58ou s'il y en aura d'autres en décembre, en 2027,
08:02ou même en octobre, avant les midterms, c'est peu probable, mais c'est possible.
08:07Je reviens juste sur cette histoire de Polymarket,
08:09parce que hier, Kevin Assett a dit que lui et Donald Trump
08:14respecteraient quand même la décision de Kevin Warsh, quelle qu'elle soit.
08:18Donc bon, on verra d'ici fin septembre.
08:21S'il a réussi à tenir.
08:23Exactement, s'il a réussi à tenir, sans insulter Kevin Warsh.
08:26Andrew, vos commentaires sur cette réserve fédérale,
08:29qu'est-ce qu'on attend de la communication de Kevin Warsh ?
08:32Est-ce qu'il... On n'a pas de boule de cristal,
08:34mais est-ce qu'il va être un peu agressif dans...
08:36Justement, l'inflation est au-dessus de la cible,
08:39il faut revenir à la cible, etc.
08:40Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'est-ce qu'on va regarder ?
08:42Et puis aussi, peut-être, sur les projections économiques ?
08:44Je crois que Kevin Warsh a déjà dit tout ce qu'il avait besoin de dire.
08:49C'est que je vais vous dire moins.
08:51Vous allez comprendre que l'inflation, c'est la cible aujourd'hui.
08:57Dans le contraire, il y a douze mois, on avait trois baisses des taux
09:01parce qu'il y avait des soucis ou des inquiétudes
09:05sur l'évolution du marché du travail.
09:07Aujourd'hui, on est à 4,1%.
09:08On était à 4,5% en début de l'année.
09:10Il n'y a pas de besoin que les taux, aujourd'hui, soient aussi accommodants.
09:18On ne sait pas s'ils sont vraiment à la neutralité,
09:21mais on a une croissance qui est florissante.
09:25Ce n'est pas complètement reparti dans toute la partie de l'économie,
09:28mais ça, c'est rien de nouveau.
09:31Je crois qu'il a dit, malheureusement, en juillet,
09:35il a trébuché un petit peu dans son message,
09:37mais ce qu'il a dit en juin, ce qu'il a confirmé à Jackson Hole,
09:43à quel moment on était à une probabilité de 40% de nos taux
09:47que je trouvais était un peu léger avant Jackson Hole.
09:50On est passé tout de suite à 65 dans la soirée après,
09:53et c'est tout à fait normal.
09:56Mais l'économie américaine est très positive.
10:01Il n'y a pas de raison d'avoir les taux à ce niveau-là,
10:04sauf si on va regarder spécifiquement par secteur.
10:08C'est clair qu'il y a quelques soucis sur l'immobilier.
10:15Donc, c'est vrai que le taux de mortgage est très élevé,
10:19mais est-ce que c'est cela qui va être déterminant
10:21le comportement des ménages,
10:23où, a priori, les négociations salarielles sont encore au-dessus,
10:28en termes réels, ils sont en progression réelle,
10:31la consommation, il y est.
10:35Et on voit même que les taux de défaut sur les parties inférieures
10:40des classes écolo-sociales,
10:42sans utiliser le mot inférieur,
10:44mais moins fervorables,
10:46c'est stabilisé, plutôt que ça remonte.
10:49D'accord.
10:50Après, il ne faut pas se tromper que les chiffres d'inflation
10:54qu'on a eus depuis deux ans
10:55ont été assistés énormément dans les dégonflements
10:59par les équivalents de loyers des propriétaires.
11:04Et cela, ce mouvement-là, ça arrive à sa fin.
11:06Il inclut la baisse des prix des voitures d'occasion.
11:11Deux éléments qui ont beaucoup contribué
11:13à un univers porteur,
11:18mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
11:20Avec une croissance telle qu'elle est,
11:22et une inflation qui est solide
11:25et ne baisse pas sur un horizon
11:28sur lequel le FED serait confortable
11:30de les laisser aller,
11:31ils n'ont pas de choix.
11:32D'accord.
11:33Donc, pas forcément d'urgence.
11:35Urgence à monter les taux dès maintenant,
11:37mais c'est logique de le faire dès ce soir,
11:40au final, en gros.
11:41Je crois que, vu les chiffres qu'on a aujourd'hui,
11:45ce n'est pas qu'un seul chiffre qui va changer.
11:48On était très focus la semaine dernière sur le CPI.
11:50Ce n'est pas ça ce qui allait changer l'objectif de la FED,
11:54tel qu'il était annoncé en juin,
11:55et confirmé à Jackson Hole.
11:59Il faut adresser cela.
12:01Oui, mais la publication du CPI vendredi dernier,
12:04c'est ce qui a fait bouger justement
12:05les anticipations de hausses et taux
12:08qui ont d'ailleurs, vous le soulignez,
12:09été très volatiles depuis Jackson Hole,
12:1240%, 60%, 50%, 50%.
12:14Mais il faut faire attention,
12:14ça c'est les prévisions des acteurs du marché
12:16qui ont des investissements sur les actifs risqués.
12:19Ils ne savent pas si on est à la limite
12:22d'un changement de corrélation
12:23où on peut avoir des mauvaises surprises
12:26sur les actifs risqués.
12:28Les taux US, ils montent depuis mars, fin mars.
12:33Regarde ce que les actions ont fait, le crédit.
12:35Il y a une solidité absolue sur les marchés risqués.
12:40Mais aujourd'hui, on peut poser des questions
12:41si ça ne peut pas durer.
12:43Sophie, je reviens sur cette question justement
12:46d'une hausse ou plusieurs.
12:48On ne le sait pas, on ne va pas donner la réponse maintenant.
12:51Mais ce qui peut peut-être aussi faire changer les anticipations,
12:54c'est cette guerre toujours au Moyen-Orient,
12:58ces prix du pétrole qui restent au-delà du seuil de 100 dollars
13:01depuis maintenant plusieurs jours
13:02et qui du coup vont avoir forcément des pressions inflationnistes.
13:06Et donc ça pourrait durer dans le temps
13:07et ramener ces fameux effets de second tour.
13:11Alors oui, je pense que...
13:13Moi, ce qui nous a frappés,
13:14je pense que ce qui a surpris l'ensemble du marché,
13:16c'est l'extrême résilience de l'économie.
13:18Parce qu'on a eu des tensions
13:20quand le choc s'est manifesté.
13:23La plupart des économistes étaient plutôt d'accord
13:25pour dire que c'était un choc d'une ampleur historique,
13:28que l'impact avait d'être extrêmement violent, etc.
13:30Et puis finalement, en fait,
13:31l'économie a été extrêmement résiliente,
13:34voire meilleure qu'attendue.
13:35Et c'est vrai que c'est pour ça que les taux ont remonté,
13:41puisque les taux ont accompagné
13:44cette bonne nouvelle, entre guillemets,
13:47cette extrême résilience.
13:49Et là, effectivement,
13:51on se retrouve à nouveau confrontés
13:53à des tensions sur le pétrole.
13:55Et on ne sait pas...
13:57Il y a vraiment plusieurs variables.
13:58Il n'y a qu'une des raisons pour lesquelles
14:00on a aussi été résilients,
14:02c'est parce que la Chine n'a pas consommé
14:04sa cote-part de pétrole.
14:05Ça, ça a aussi énormément aidé.
14:08Ça a contenu le prix du pétrole.
14:10Là, on est dans une configuration
14:12qui, progressivement,
14:13pourrait se détériorer un petit peu plus.
14:15Et puis, il n'y a pas que le Brent,
14:16il n'y a pas que le prix du pétrole
14:17ou le WTI.
14:18Il y a le gaz aussi.
14:22D'autant qu'il y a une extrême résistance
14:25de la consommation aux Etats-Unis,
14:27mais que c'est difficile aujourd'hui
14:29de faire le tri entre
14:31ce qui vient des effets naturels
14:32du plein emploi, fantastique,
14:34mais ce qui vient aussi de l'OBBBA,
14:37c'est-à-dire le plan de soutien au ménage
14:38qui, pour le coup, va arriver à son terme.
14:41Et ça, aujourd'hui, pour moi,
14:42c'est une des interrogations clés.
14:43Et alors, en Europe,
14:44on a la problématique du gaz
14:47qui a énormément monté,
14:48alors qu'on est au plus bas
14:49en termes de réserve.
14:50Aux Etats-Unis, on arrive
14:51au bout d'un cycle d'impulsion
14:54et on a effectivement
14:55cette réaccélération du prix du pétrole.
14:58Donc, il y a des interrogations,
15:00c'est-à-dire qu'on est dans un environnement
15:02qui reste positif porteur,
15:04mais le chemin est de plus en plus étroit.
15:06Oui, et combien de temps
15:07ça va encore durer ?
15:08Parce que le conflit
15:09qui devait durer quelques jours seulement
15:11s'étend maintenant depuis sept mois.
15:13Et du coup, on ne sait pas tellement
15:15de quel côté on va tomber.
15:17Est-ce qu'on va avoir effectivement
15:19des effets de second tour importants,
15:20une résurgence de l'inflation
15:22et auquel cas la Fed fait très bien agir
15:25et devra agir à nouveau probablement ?
15:27Ou alors, ce faisant,
15:29est-ce qu'elle va amener finalement
15:31un ralentissement de l'économie
15:33peut-être plus fort que ce qu'elle souhaiterait ?
15:34Parce qu'en fait, aujourd'hui,
15:36les chiffres qu'on regarde,
15:37c'est un petit peu le rétroviseur
15:39et que devant nous,
15:40on a effectivement
15:41la fin de cette impulsion
15:43et que donc elle ne pourra pas
15:46passer une deuxième hausse de taux.
15:47Donc là, en fait,
15:48on est un petit peu là
15:49et nous, en tant qu'investisseurs,
15:50on est vraiment à ce point-là
15:52où on ne sait pas trop.
15:53Et c'est d'ailleurs cette...
15:54On le sent bien dans le marché.
15:56On le voit là.
15:57On est dans une phase
15:58un petit peu plus compliquée
16:00pour naviguer le marché
16:02puisqu'on a ces interrogations,
16:04un petit peu cette impression
16:05de chemin de crête,
16:07d'une toile de fond
16:08qui finalement est fantastique,
16:09c'est la résilience.
16:10Ça pourrait très bien
16:11être vraiment Goldilocks,
16:12on est bien,
16:13mais la résurgence du prix du pétrole
16:15nous amène effectivement
16:16sur ce chemin.
16:17Oui, parce qu'on ne sait pas
16:18quand est-ce que ça s'arrêtera
16:19au final.
16:20C'est ça,
16:20la plus grande incertitude.
16:21Et puis, dans cette impulsion,
16:23dans l'impulsion très positive
16:24qu'on a vue finalement
16:25dans la résilience de l'économie,
16:28qu'est-ce qui pourrait
16:29s'interrompre aussi ?
16:30Donc en fait,
16:31on est dans cette phase
16:32de questionnement.
16:33Bon, et puis le prix du pétrole
16:35qui évidemment se répète aussi
16:37sur les taux longs
16:39sur les marchés obligataires,
16:40j'ai rappelé un peu
16:41les équilibres en intro.
16:43Donc le rendement,
16:44si on prend le 10 ans américain,
16:45Andrew par exemple,
16:46qui est resté quelques jours,
16:48on va dire,
16:49au-dessus de 5 %,
16:50est-ce que c'est un seuil
16:52sur lequel il faut
16:52qu'on s'inquiète,
16:53sachant qu'il n'y a pas eu
16:55trop de répercussions
16:56sur les marchés actions
16:57pour l'instant ?
17:00Et sinon,
17:01ce n'est pas un seuil
17:01sur lequel il faut s'inquiéter.
17:03À partir de quand
17:04on s'inquiète,
17:05sachant que là,
17:05les rendements se détendent
17:06un petit peu justement
17:07avant la décision
17:08de la Réserve fédérale ?
17:12On s'inquiète
17:13sur d'autres questions
17:15pour l'instant
17:15que le seuil de 5 %,
17:16je crois que ça n'a
17:18aucune importance.
17:19En réalité,
17:20c'est convainant
17:21pour les titres
17:22d'avoir un chiffre rond
17:23et ça nous interroge.
17:25C'est la raison
17:26pour laquelle on arrive là
17:27qui est différente,
17:28que ce soit l'Europe
17:28ou les États-Unis.
17:30Les États-Unis,
17:31c'est la croissance,
17:32c'est les taux réels
17:32qui montent.
17:33C'est normal,
17:34l'activité est élevée,
17:36les pulsions inflationnistes
17:38sont positives
17:38et peuvent durer.
17:41Ce qui veut dire,
17:42c'est que quand on prend
17:43un taux à long terme
17:45constitué de tous les petits
17:46taux court terme,
17:47il va en avoir un peu plus.
17:49C'est normal.
17:49L'Europe,
17:50c'est un peu plus différent
17:51et heureusement,
17:51on a eu des surprises positives
17:53sur la conjoncture
17:54en Europe,
17:55dans l'ensemble,
17:57malgré un petit passage
17:58à vide en France,
17:59mais dans l'ensemble,
18:01ça tient super bien.
18:02Mais c'est l'inflation
18:03en Europe qui est un problème
18:04parce que notre exposition
18:06à l'énergie,
18:08quand je dis,
18:09on est pris en otage
18:12là-dessus.
18:12Sur le gaz,
18:13précisément.
18:14Sur le gaz,
18:14sur le diesel,
18:15sur l'essence,
18:16dans l'ensemble,
18:17les produits transformés,
18:18c'est très problématique
18:19pour l'Europe.
18:20pour la zone européenne.
18:21Exact.
18:22Et on aurait probablement
18:23une hausse des taux,
18:24on aurait les hausse des taux
18:25mais qui ciblent
18:28un choc d'offres.
18:30Or,
18:30la solution va être compliquée
18:32parce que c'est monothématique,
18:34c'est de tuer la demande.
18:36Ça,
18:36c'est plus compliqué pour nous,
18:38mais au moins,
18:39dans la toile du fond,
18:40on a la croissance
18:41dans l'ensemble
18:42qui est élevée
18:43et les niveaux
18:45de marché d'emploi
18:46qui sont très porteurs,
18:48aussi en Europe
18:48qu'aux États-Unis.
18:50Ça,
18:50c'est bien.
18:51Ce qui nous inquiète un peu
18:53et ce qui nous a emmenés
18:54à réduire le risque
18:55sur nos portefeuilles
18:57en début de semaine,
18:58c'est l'élargissement
19:00du conflit
19:00au Moyen-Orient
19:01sans avoir
19:03une coalition
19:03ou une conviction
19:06forte
19:07que les États-Unis
19:08ont des moyens
19:09pour gérer ça.
19:11ce qu'ils ont déclenché
19:12maintenant
19:13en tournée de vinaigre
19:14et ils ne peuvent pas
19:15se reterrer
19:15mais ils ne peuvent pas
19:16non plus aller plus loin.
19:19Qu'est-ce que ça veut dire
19:20pour la Rebusadite
19:22qu'ils ont fermé
19:22leur éludique
19:24le plus important
19:24qui évite d'aller
19:25au Normus
19:26et qu'au l'autre bout
19:27en mer rouge
19:28les outils
19:29ils ont fermé
19:31les détroits.
19:31ça pour moi
19:33c'est probablement
19:34c'est un peu plus
19:35asymétrique
19:37dans les médias
19:39et ce n'est pas
19:40quelque chose
19:41qui était prévu
19:42et cette dégradation
19:44d'une situation
19:44qui dure déjà
19:45beaucoup plus longtemps
19:46qu'on avait prévu
19:47aurait des conséquences
19:48à terme
19:49sur l'inflation
19:50et sur la croissance.
19:51Donc ça c'est vraiment
19:52votre inquiétude
19:53pour le moment
19:56et pour les prochains mois
19:57aussi du coup ?
19:57C'est une partie
19:58des soucis
20:00qui remontent
20:01un peu
20:01d'une manière
20:02asymétrique
20:02tandis que
20:03en même temps
20:04on avait resté
20:07surexposés
20:07sur le risque
20:09sur l'ensemble
20:09des portefeuilles
20:10jusqu'à cette semaine
20:11et depuis
20:12six mois
20:13parce que
20:14la croissance y est
20:15parce que
20:16les résultats
20:16sont excellents
20:17et pour l'instant
20:18on n'a pas
20:19de révision baissière
20:21sur les anticipations
20:22ils sont plutôt
20:23encore haussières
20:23donc ça c'est
20:24excellent
20:26en parlant
20:27de secteur
20:27c'est clair
20:28que c'est
20:28focus
20:29sur certains
20:30Lesquels par exemple ?
20:32L'énergie
20:33se porte très bien
20:34mais on a
20:34les bonnes surprises
20:35sur la santé
20:36qui est une
20:36super surprise
20:38et après
20:38toute la partie
20:40du momentum
20:41qui a pris
20:43très cher
20:43cet été
20:44je ne veux pas dire
20:45que c'est terminé
20:46c'est au moins
20:47le positionnement
20:47incliné
20:48il peut y avoir
20:49aussi sur ces facteurs
20:50une reprise
20:51mais il faut
20:52qu'on a un accalmie
20:53ailleurs
20:54et donc ça serait bien
20:55de voir le baril
20:56en-dessus de 100 dollars
20:57de nouveau
20:58mais
21:00Affaire à suivre
21:01sur les prochains mois
21:02évidemment
21:02mais justement
21:04Andrew
21:04vous parliez des secteurs
21:06Sophie
21:07quels sont les secteurs ?
21:08Alors bon
21:08on a évoqué
21:09ce qu'on regarde là
21:10pour les prochains mois
21:13et ce qu'on regarde
21:14en fait depuis
21:15quelques temps
21:16donc l'inflation
21:17les prix du pétrole
21:18les marchés obligataires
21:19mais si on se concentre
21:21plus sur
21:21peut-être pas sur des valeurs
21:23mais sur des secteurs
21:24que vous regardez vous
21:25pour la fin d'année
21:26et même
21:27on peut peut-être
21:28faire un bilan
21:29de cette saison
21:29des résultats
21:30qui s'est bien porté
21:34et faire aussi
21:36peut-être des perspectives
21:37pour les résultats
21:38du troisième trimestre
21:39qui vont arriver
21:40hyper vite
21:40puisque ça arrive
21:41dans un mois
21:42à peu près
21:43voilà
21:43vos commentaires
21:44sur ces secteurs
21:45peut-être les zones
21:46que vous suivez
21:46géographiques
21:47oui absolument
21:49ce qui était très intéressant
21:51nous on suit
21:52on gère
21:53les parties actions
21:54avec une approche
21:56équipendérée
21:57donc on suit
21:58effectivement
21:58la granularité
21:59et la diffusion
22:00et ce qui était
22:01très intéressant
22:02dans les résultats
22:03du deuxième trimestre
22:04c'est qu'il y a vraiment
22:05eu une diffusion
22:06de la croissance
22:06c'est-à-dire que la majorité
22:08des secteurs
22:08ont eu des résultats
22:09bien meilleurs qu'attendus
22:10donc on se questionne
22:11énormément
22:11parce qu'effectivement
22:13ce à quoi on assiste
22:15c'est à une bulle
22:16des profits pratiquement
22:17il n'y a pas de bulle
22:18de valorisation
22:18on n'est pas face
22:20à un problème
22:20de valorisation
22:21aujourd'hui
22:21on est face
22:22à une accélération
22:22des profits
22:24une partie
22:25de l'explication
22:27c'est l'inflation
22:28en fait
22:29les actions
22:30les entreprises
22:31passent des hausses
22:32de prix
22:32parallèlement
22:33à l'augmentation
22:34de l'inflation
22:35et quand on fait
22:36quand on regarde
22:37effectivement
22:37si on regarde
22:38la progression
22:38du chiffre d'affaires
22:39des entreprises
22:39et la croissance
22:42nominale
22:42donc le niveau
22:43du PIB ajouté
22:44avec l'inflation
22:45en plus
22:46on voit effectivement
22:47qu'il y a eu
22:48une accélération
22:50de la top line
22:51des entreprises
22:52qu'on retrouve
22:53avec un levier opérationnel
22:55avec une accélération
22:57des résultats
22:58donc on a vraiment
22:59cette accélération
23:00et cette accélération
23:01elle est diffuse
23:02donc ça c'est quelque chose
23:03d'extrêmement positif
23:04et c'est ça
23:05finalement
23:06qui a soutenu les marchés
23:07à des moments
23:08où effectivement
23:08on aurait pu craindre
23:10du fait de la géopolitique
23:11en fait
23:12les entreprises
23:13vont bien
23:14donc ça c'est déjà
23:15un élément
23:16assez important
23:18maintenant
23:18c'est ce qu'on disait
23:19tout à l'heure
23:20c'est effectivement
23:22le rétroviseur
23:23et le gros point
23:23d'interrogation
23:24c'est l'énergie
23:25c'est-à-dire que
23:26est-ce qu'on risque
23:28d'avoir
23:29sur les secteurs cycliques
23:31c'est principalement
23:32les premiers concernés
23:33sur les secteurs cycliques
23:34est-ce qu'on risque
23:35d'avoir des révisions
23:35en baisse
23:37liées à
23:37une résurgence
23:38des tensions
23:39et
23:39un autre facteur
23:41c'est l'augmentation
23:42du coût de financement
23:43même si ce coût de financement
23:44aujourd'hui
23:45est le reflet de la croissance
23:47c'est-à-dire que
23:47du point de vue
23:48d'une entreprise
23:48si elle a une meilleure
23:50rentabilité
23:50parce qu'il y a plus de croissance
23:51le fait que le taux de financement
23:52augmente
23:52la dérange pas vraiment
23:54quand elle est là
23:54quand elle se finance
23:55etc
23:56donc on a une configuration
23:57qui reste très favorable
23:59de ce point de vue-là
23:59mais on a toujours
24:01le même point d'interrogation
24:02donc on en revient toujours
24:03à la même chose
24:04le truc qu'on ne peut pas prévoir
24:05c'est le pétrole
24:06et c'est bien pour ça
24:07que nous
24:08à l'instar de ce qui a été fait
24:09chez Ex-Axe AIM
24:11on a
24:12on a aussi
24:13réduit le risque
24:14depuis cet été
24:15parce que les tensions
24:16obligataires
24:16qui étaient
24:17depuis le mois d'août
24:18qui vraiment commençaient
24:19à se mettre en place
24:21bon on nous incitait
24:22à être un petit peu plus prudents
24:23sur les thèmes
24:24qu'on aime bien
24:25malgré tout
24:25et nous on réfléchit vraiment
24:27en termes de thèmes
24:27d'investissement
24:28sur les thèmes
24:28qu'on aime bien toujours
24:30c'est des thèmes
24:31qui restent quand même
24:31plutôt cycliques
24:32parce que la toile de fond
24:36si effectivement
24:37il n'y a pas de catastrophe
24:38sur cette question pétrole
24:41c'est des secteurs
24:42on a
24:45la construction
24:45la mise en place
24:46de l'infrastructure
24:47de l'intelligence artificielle
24:48l'électrification
24:50même s'il y a
24:51des interrogations
24:51c'est quand même
24:52des tendances
24:52de fond
24:54plutôt longues
24:56et qui continuent
24:57effectivement
24:58à se matérialiser
24:59et c'est vraiment
24:59ce qu'on voit
25:00et c'est ce qu'on voit
25:01dans les carnets de commande
25:01des entreprises
25:02et ce que confirme
25:03à chaque fois
25:03qu'on parle à des entreprises
25:05là il y avait
25:06des conférences
25:06toutes les entreprises
25:07qui sont dans la chaîne
25:08de valeur se sont exprimées
25:09les carnets de commande
25:10sont extrêmement remplis
25:11alors on le sait
25:12les carnets de commande
25:13sont remplis
25:13il peut y avoir
25:14des annulations de commande
25:15mais en tout cas
25:17pour l'instant
25:18ce n'est pas le cas
25:18donc on reste
25:19dans cette perspective là
25:21on aime aussi
25:22nous beaucoup
25:23le secteur bancaire
25:24d'une façon générale
25:26parce que en fait
25:27en Europe et aux Etats-Unis
25:29alors non
25:29en Europe et au Japon
25:30et pour exactement
25:31la même raison
25:32c'est à dire
25:33qu'on est sorti
25:34en fait
25:34d'une phase
25:35où il y a eu
25:36des taux
25:37négatifs
25:38des deux côtés
25:39et puis
25:39on est dans une phase
25:40de normalisation
25:43en fait
25:43de la politique de taux
25:44alors
25:44c'est pratiquement
25:46finalisé
25:46c'est finalisé en Europe
25:47c'est en train
25:48de se faire au Japon
25:49mais il faut voir
25:50que le secteur bancaire
25:51a été
25:52post-grande crise financière
25:53de 2008
25:54a été une victime
25:55nationale et internationale
25:58et donc
25:58a dû reconstruire
25:59son capital
26:00et on est rentré
26:01dans cette phase
26:02de remontée des taux
26:03avec des niveaux
26:03de valorisation
26:04à 0,5 fois
26:05les fonds propres
26:06etc.
26:06donc une opportunité
26:07en fait
26:07assez exceptionnelle
26:08puisque les banques
26:09ont commencé
26:10à regagner de l'argent
26:11avec la normalisation
26:12des taux
26:13pour revenir
26:14à des niveaux
26:14de rentabilité
26:16normales
26:16donc elles ont reconstitué
26:18un potentiel de performance
26:19et quelque part
26:20des taux
26:21aux alentours
26:22de 2,5
26:24pour une banque
26:25pour opérer
26:26c'est vraiment
26:26un environnement
26:27opératoire
26:27normal
26:28donc en fait
26:29c'était pas normal
26:29les taux négatifs
26:30absolument pas
26:31on peut pas gagner de l'argent
26:32quand on est une banque
26:33avec des taux négatifs
26:34c'est pas possible
26:34donc là aujourd'hui
26:35les banques opèrent
26:36dans un environnement
26:37normal
26:37elles gagnent de l'argent
26:39normalement
26:40elles payent des dividendes
26:41substantiels
26:42et elles ont toujours
26:44une dynamique de croissance
26:45qui n'est pas surprenante
26:46quand on regarde
26:47parce que même en Europe
26:48en France
26:48on a toujours tendance
26:49à se dire
26:49c'est horrible
26:51mais en fait
26:52l'Europe du Nord
26:53est en pleine relance
26:54l'Allemagne
26:55les pays d'Europe du Nord
26:56l'Europe du Sud
26:57est plutôt en très bonne santé
26:59économique
26:59Espagne, Italie
27:00et compagnie
27:01surtout l'Espagne
27:02et l'Italie
27:03pas mal non plus
27:04donc d'une façon générale
27:05l'environnement opératoire
27:06pour les banques européennes
27:07est plutôt favorable
27:08aux porteurs
27:09qu'est-ce qui vient casser ça
27:10bien sûr
27:10les banques c'est un call croissance
27:12qu'est-ce qui vient casser ça
27:13c'est si on a un trou d'air
27:14à l'automne
27:15parce que le coût du pétrole
27:17et le coût du gaz
27:18à un moment
27:19vient choquer
27:20l'économie européenne
27:22mais hors ça
27:23quelque part
27:24ça reste un segment
27:25qui est très très intéressant
27:26parce que sur le fond
27:28effectivement
27:29l'économie européenne
27:30va mieux
27:30il y a des projets
27:32et voilà
27:33on peut repenser
27:34au plan Draghi
27:35mais il y a des choses
27:36qui se passent en Europe
27:36qui sont intéressantes
27:37et porteuses
27:38vous l'avez dit Sophie
27:39tout revient finalement
27:41à ce pétrole
27:42mais c'est très dur
27:42du coup
27:43c'est ce qu'on disait
27:44le chemin est plus étroit
27:45donc on est un peu
27:46dans cette phase
27:47on réduit un petit peu
27:47les risques
27:48parce que le chemin
27:48est plus étroit
27:49et on est attentiste
27:51sur le fond
27:52les thèmes changent pas forcément
27:53merci beaucoup
27:53Sophie Chevelier
27:54vous êtes gérante
27:55allocation d'actifs
27:56chez Dorvala M
27:57et merci
27:57Andrew Etherington
27:59responsable des gestions
28:01diversifiées
28:01chez BNP
28:04PAM
28:04ex AXA IM
28:05merci à tous les deux
28:06de nous avoir accompagnés
28:08sur ce plateau
28:09merci à vous
28:10de nous avoir suivis
28:11et on se retrouve
28:12demain à midi et demi
28:13pour une nouvelle émission
28:15sur Bsmart
28:15Générique
28:17– Sous-titrage FR –
Commentaires

Recommandations