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Lundi 14 septembre 2026, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac), Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine) et Jean-François Fossé (Directeur de la Gestion Multi Actifs, Ofi Invest Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous retrouvez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez aussi nous retrouver en replay, en rattrapage sur notre site bismart.fr
00:22et vous pouvez nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition ce soir, l'intelligence artificielle pourrait tuer l'humanité
00:33d'après Jacob Coxon, un ancien chercheur d'OpenAI et d'Enthropic.
00:38Alors, faut-il ralentir le développement dans l'intelligence artificielle ?
00:41C'est la question du jour et la question que tout le monde se pose.
00:45Les dirigeants d'Enthropic, d'OpenAI, de XAI et Elon Musk appellent à ralentir l'avancée de l'IA
00:51remettant en question les investissements massifs du secteur technologique.
00:55C'est un coup de frein pour ce secteur à cause des risques de sécurité.
01:01Des valeurs comme ASML, Schneider Electric, ST Microelectronics en pétissent en Europe
01:06avec une chute de 7% environ pour toutes ces valeurs.
01:09Et aux Etats-Unis, AMD cède 6%, par exemple Nvidia, 4% dans les premiers échanges à Wall Street.
01:17Cette alerte sans précédent heurte de plein fouet à Wall Street.
01:20C'était l'administration Trump soucieuse de préserver l'avance technologique américaine face à la Chine.
01:27Et puis l'autre info aussi, c'est que OpenAI n'entrera finalement pas en bourse cette année.
01:32Le moment serait mal choisi selon Sam Altman.
01:36L'entreprise aurait pourtant déjà transmis des documents aux autorités américaines
01:40pour une valorisation de près de 1000 milliards de dollars.
01:43En bref, la gouvernance de l'IA devient un enjeu géopolitique et financier majeur.
01:48Et puis justement, en parlant de géopolitique, un point de situation au Moyen-Orient.
01:53Le baril de Brent se dirige vers 110 dollars et progresse encore de plus de 4% aujourd'hui.
01:59Le WTI américain progresse du même ordre et se traite au-delà de 100 dollars.
02:05Deux nouveaux signaux de tension dans le Golfe.
02:08D'abord, le report des discussions entre Téhéran et ses voisins sur le détroit d'Hormuz qui était prévu
02:14et qui sont donc reportés.
02:16Et en parallèle, la fermeture d'un oléoduc en Arabie saoudite qui ne devrait pas rouvrir avant des semaines.
02:23Une situation qui pèse toujours sur les marchés obligataires mondiaux.
02:27Le rendement allemand à 10 ans est au plus haut depuis plusieurs années, au-delà de 3,55%.
02:33Les autres rendements en Europe se tendent un peu partout.
02:36Le spread franco-allemand se tend à plus de 95 points de base
02:40avec un rendement français à 10 ans au-delà de 4,50%.
02:44Côté américain, le rendement de même échéance avait atteint les 5% la semaine dernière.
02:50Un seuil qu'il a repassé cet après-midi avant de se redétendre un petit peu entre 4,95%
02:57et 5% à l'heure où on parle.
03:00Et puis le dollar progresse, c'est à noter aussi, ramenant l'euro-dollar autour de 1,1540.
03:05Discussion à suivre avec nos invités sur ce plateau dans un instant.
03:09Et puis dans ce contexte de tension générale, c'est la rentrée des banques centrales.
03:14On attend de nombreuses décisions monétaires cette semaine après la BCE la semaine dernière
03:19Pour rappel, Christine Lagarde avait monté de 25 points de base ses taux directeurs.
03:25On attend donc la réserve fédérale mercredi pour qui une hausse est pricée à 90% par le marché
03:32après la publication de l'inflation vendredi notamment.
03:37Et des PPI jeudi qui a peut-être aussi pesé dans la balance.
03:40La dernière fois que la réserve fédérale américaine avait monté ses taux, c'était en 2023, il y a 3
03:46ans, le 28 juillet 2023.
03:49Mis à part la Fed cette semaine, on attend aussi la Banque d'Angleterre le 17, la Banque du Japon
03:57le 18, la Banque Nationale Suisse ou encore la Banque du Brésil.
04:113 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète.
04:15Marché, Jean-François Fossé, directeur de la gestion multi-actifs chez Ofi Invest à M.
04:20Bonsoir.
04:21Bonsoir Pauline.
04:22Kevin Toz est membre du comité d'investissement de Carmignac.
04:25Bonsoir Kevin.
04:26Bonsoir.
04:26Et Julien Nevenzal, vous êtes président de Itoro Patrimoine.
04:29Bonsoir Julien.
04:30Bonsoir Pauline.
04:30Et bien Jean-François, commençons avec ces secousses sur le secteur de l'intelligence artificielle.
04:35Je le disais en intro, les dirigeants d'Enthropic, d'OpenAI, Elon Musk, XAI appellent à ralentir l'avancée de
04:41l'IA.
04:42Et ça remet en question les investissements massifs dans ce secteur, Jean-François.
04:46Alors effectivement, les mots et les déclarations sont fortes, d'autant qu'elles sont faites par les dirigeants qui sont
04:53au cœur de la sphère IA.
04:57Après, je pense que le sujet, il ne se porte pas tant sur le fait que est-ce que l
05:02'IA va modifier profondément nos économies.
05:05C'est plus à quelle vitesse ça va s'opérer.
05:10Donc, il change pas mal la notion de modèle IA et à quelle fréquence on veut rendre la puissance de
05:18calcul de plus en plus importante.
05:20Et c'est plutôt ça que finalement les investissements dans les infrastructures,
05:26puisque finalement, eux, ils sont déjà là et ils sont surtout là pour la partie utilisation qu'on va en
05:31faire de l'IA.
05:32Donc, c'est typiquement les chatbox que tout le monde peut utiliser au quotidien, mais ça va au-delà.
05:38Et ça, ces investissements, ils vont rester, ils vont probablement continuer aussi d'augmenter.
05:43Donc, la problématique, elle revient sur la fameuse à quelle vitesse on peut accepter que les modèles évoluent.
05:49Parce que quelque part derrière ces déclarations, c'est qu'on se rend compte que les modèles vont beaucoup plus
05:55vite que l'interprétation humaine qu'on peut en faire.
05:59Et on se retrouve avec des situations où il y a des modèles qui commencent à être autonomes.
06:05Oui, c'est les failles de sécurité dont on parle.
06:07On tombe dans le schéma de la cybersécurité.
06:10En tropique, on a même fait des études en laboratoire, quelque part en phase de test.
06:14Et puis, il y en a même qui ont réussi à s'échapper et qu'on s'est retrouvés dans
06:17des pages wiki allemandes.
06:19Donc là encore, ça va, mais ça peut aller beaucoup plus loin.
06:23Donc, il demande d'avoir de la régulation autour de justement cette IA et à quelle vitesse on peut accepter
06:31que ça se propage.
06:33Donc, globalement, c'est plutôt une bonne chose.
06:35L'idée, c'est de ne pas subir ce développement-là et qu'on reste dans le contrôle de ce
06:41qui se passe
06:41et de pouvoir l'utiliser de manière plus fâchante et de savoir qu'il n'y a pas de risque
06:48qu'on ne maîtriserait pas autour de cette technologie, je dirais.
06:55Oui.
06:55Julien, vos commentaires sur tout ça et puis peut-être un mot aussi de l'administration Trump.
07:01Comment Donald Trump réagit dans ce contexte ? Qu'est-ce qu'on peut dire de plus ?
07:08Qu'est-ce qu'on peut dire de Donald Trump sans rigoler ? Exercice difficile.
07:13Juste de manière liminaire, le fait que des gens qui sont effectivement à la pointe de l'IA posent la
07:21question de la vitesse du développement.
07:22Je ne sais pas financier ma remarque, mais je trouve ça très bien.
07:24Et je crois que beaucoup de gens dans le monde attendent que ce type de commentaires soient apportés
07:31et que des décisions soient prises maintenant.
07:33Pour revenir sur la finance, on est dans le dilemme du prisonnier.
07:35C'est-à-dire que tout le monde veut que ça ralentisse, mais personne ne veut être le premier.
07:39Donc, ça veut dire qu'on en arrive à Trump.
07:41Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait une force publique quelque part.
07:43Mais comme Trump regarde la Chine de l'autre côté,
07:45qu'évidemment, le dilemme du prisonnier se retrouve de la même manière.
07:47Oui, parce que Trump, il va être en avance par rapport à la Chine.
07:50Donc, il n'y a pas de réponse au sujet.
07:52Et pourtant, il est très, très, très important.
07:55Alors après, en termes de finances, de bourse,
07:58première chose, c'est le jeu habituel.
08:00On nous dit un peu moins vite l'IA.
08:02Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui doit se passer logiquement ?
08:04Il y a toujours quelque chose à faire.
08:06Tout ce qui est software, ça remonte de fait.
08:08Puisque si ça ralentit quelque part, ça ne décroît pas si vite de l'autre.
08:11Oui, parce qu'on voit d'ailleurs des valeurs en France,
08:13comme Capgemini, Dassault Systèmes, qui progressent de 7%.
08:17J'ai donné les baisses, mais c'est vrai qu'il y a aussi les hausses à prendre en compte.
08:22Donc, en fait, si on pense que le...
08:24Enfin, personne ne le pense,
08:25mais si on se représentait naïvement l'intelligence artificielle
08:28comme un kilomètre lancé, je vais faire une analyse sportive,
08:30en fait, non, c'est une descente et il y a des virages.
08:33Donc là, on est dans un de ces virages.
08:35Et effectivement, c'est une recherche d'équilibre,
08:37trouver le bon ajustement
08:39entre à quelle vitesse, en fait,
08:40l'IA va remplacer tout ce qu'elle doit remplacer,
08:43qu'on a déjà estimé,
08:44qu'on est en train de constater.
08:46Et encore une fois, je reviens sur le point de départ,
08:48c'est très heureux qu'au moins cette question soit posée.
08:51Mais ce qu'on peut dire après,
08:52dernier point sur l'IA,
08:53on pourrait presque en faire une petite blague,
08:56c'est qu'on peut interroger justement par une chat de GPT
08:59sur qu'est-ce que cette décision veut dire en termes de valorisation.
09:02Parce que je l'ai fait, pour voir,
09:04je vais donner le contexte nécessaire.
09:05Il m'a bien expliqué que, normalement,
09:08le price-earning ratio d'NVIDIA doit baisser
09:10et qu'évidemment aussi,
09:12en termes de croissance des bénéfices, ça doit baisser.
09:14Et il m'a dit, toute chose égale par ailleurs,
09:16cours de bourse, moins 33%.
09:17En fait, NVIDIA, je crois, perd 3% aujourd'hui.
09:20Donc ce qui est très intéressant,
09:22c'est qu'on ne va pas du tout au fond des choses.
09:23Donc ce que je veux dire par là,
09:25c'est que quand je vois la réaction du marché,
09:27le marché est encore,
09:28il est en train de constater ce que j'appelle
09:30le dilemme du prisonnier.
09:31Donc il dit, toute façon,
09:32l'IA, ça va continuer à aller très très vite.
09:34Donc on fait un virage,
09:36mais la pente est encore très très descendante,
09:38ça va très très vite.
09:39Bon, Kevin, vos commentaires,
09:41est-ce que ça va aller encore toujours plus vite ?
09:43Qu'est-ce qu'on fait dans ce contexte
09:45sur cette intelligence artificielle ?
09:47Oui, je ne veux pas faire d'angélisme non plus.
09:50C'est-à-dire que,
09:52dans ces différentes déclarations
09:53qui ont pu être faites ce week-end,
09:56il peut y avoir, je ne sais pas si c'est une forme de cynisme
09:58ou une forme de calcul.
10:00Ce que je veux dire par là,
10:01c'est que, on va dire,
10:03ces déclarations,
10:04elles vont dans quel sens ?
10:05Dans le fait que l'intelligence artificielle
10:08est extrêmement novatrice,
10:10persurbatrice,
10:11et donc ça entretient un peu ce narratif-là
10:13de progrès technologique majeur.
10:15et dans le même temps,
10:17appeler un cadre réglementaire,
10:19ça veut dire quoi ?
10:19Ça veut dire que les barrières à l'entrée
10:20pour les concurrents éventuels sont plus élevées.
10:23Et qui dit barrières à l'entrée plus élevées ?
10:25Ça veut dire que ces grands acteurs,
10:26donc vous en avez cité trois,
10:28pour eux, ça veut dire peut-être maintenir
10:30des taux de marge qui sont relativement élevés.
10:32Ça veut aussi dire potentiellement,
10:33vous parlez du digame du prisonnier,
10:35si un petit peu la branche sur laquelle sont assises
10:37tous ces moteurs dits open source,
10:40qui ne sont pas le fait des grands fournisseurs
10:44de modèles frontières comme on les appelle.
10:48Donc ça, ça peut être un deuxième facteur.
10:50Il y en a un troisième,
10:51c'est qu'avec ce que décrivait Jean-François,
10:53il y a quand même un certain nombre de risques juridiques
10:55qui commencent à s'accumuler.
10:56Et donc, d'appeler à ce qu'il y ait une forme de régulation,
10:59ça fait quoi ?
11:00Ça fait un peu l'instar de ce qu'on avait vu
11:03sur les plateformes internet et autres réseaux sociaux,
11:05donc cette fameuse ou infameuse section 230 aux Etats-Unis,
11:09qui fait que quoi ?
11:10Que les contenus qui sont publiés
11:11sur ces différentes plateformes internet
11:13ne sont pas du fait ou de la responsabilité juridique
11:16de ces mêmes plateformes.
11:17Et donc, ça veut dire quoi ?
11:18Ça veut dire que si ces modèles d'intelligence artificielle
11:21étaient amenés à être utilisés à des fins néfastes,
11:26eh bien, on ne pourrait pas tenir pour responsable
11:28ces fameux développeurs de modèles.
11:29Donc, il y a quand même aussi, je crois,
11:31une certaine logique, potentiellement,
11:35sans rejouer Machiavel,
11:37mais il y a quand même peut-être une certaine logique pour eux
11:39à, aujourd'hui, dire qu'il faut un cadre réglementaire
11:42parce que ça peut les aider à préserver ce qu'ils ont construit.
11:45Ça peut aussi, on va dire, les protéger, en quelque sorte,
11:49d'attaques potentielles, d'attaques juridiques,
11:52j'entends par là.
11:54Et d'ailleurs, sur les réactions de marché,
11:55ce qui réagit le plus,
11:57vous le disiez, c'est ceux qui se sont perçus
11:59comme étant moins des perdants.
12:02Je ne crois pas que le nœud de l'investissement,
12:04il soit remis en cause aujourd'hui.
12:07Je veux dire, voilà,
12:08quand on regarde tous ces fournisseurs de palais de pioche,
12:10de semi-conducteurs absolument essentiels
12:12à cette chaîne de valeur-là,
12:14ils ne perdent pas 10% aujourd'hui
12:17et qu'ils soient cotés en Asie,
12:19en Europe ou aux États-Unis.
12:21Oui, la baisse reste mesurée.
12:23On va suivre, on va continuer à suivre ce sujet
12:25d'intelligence artificielle sur les prochains jours,
12:28sur les prochaines semaines, évidemment.
12:30L'autre sujet du moment, c'est évidemment ce pétrole
12:33qui se maintient au-delà de 100 dollars.
12:37Jean-François, pour le baril de Brent
12:38et même d'ailleurs pour le WTI aussi,
12:41le pétrole qui prend 10% la semaine dernière
12:43et 20% sur un mois,
12:45est-ce que ça doit être maintenant intégré
12:47comme un vrai risque pour le marché,
12:49un vrai risque inflationniste ?
12:52Je pense que depuis la situation au Détroit d'Hormouz
12:56qu'on connaît,
12:58effectivement, c'est plutôt un risque géopolitique
13:00qui s'est matérialisé,
13:01même pour les marchés,
13:02d'une manière générale,
13:03avec l'idée qu'il y aurait eu des phases
13:06de négociation à un moment donné
13:07qui auraient permis de régler la situation.
13:12Force est de constater que plus on avance dans le temps,
13:15moins ça a l'air de se régler,
13:17plus ça s'éternise.
13:18Et en fait, la vraie question,
13:19c'est pas tant de savoir si on va passer à 100 dollars
13:23dans tel délai ou à 105, 110,
13:26ça va être pour combien de temps ?
13:27Mais c'est ça, c'est le temps que le baril reste
13:29au-delà de 100 dollars
13:30qui devient un vrai risque pour le marché en fait.
13:33Exactement.
13:33En fait, si on se met dans ce scénario-là,
13:36c'est-à-dire que durablement,
13:37on va avoir un baril de pétrole au-dessus des 100 dollars,
13:39on va passer d'un risque qui était initialement géopolitique
13:43à un risque qui va devenir macroéconomique,
13:45puisque derrière, ça va avoir ses ramifications
13:49sur toutes les zones,
13:50en particulier la zone euro qui est quand même bien exposée
13:54à ces problématiques-là,
13:56pas que sur le pétrole d'ailleurs, il y a aussi le gaz.
13:58Bien sûr.
13:59Puisque sur le gaz, l'Europe,
14:01qui avait dû faire face à la crise ukrainienne,
14:04avait dû trouver des partenaires nouveaux.
14:06Le gaz, c'est plus 35% sur un mois,
14:08ce n'est pas plus.
14:08Ah oui.
14:10Et puis le gaz, le prix du mégawatt-heure en euros,
14:13c'est 80.
14:1480 euros pour un mégawatt-heure, c'est...
14:15Donc là aussi, l'Europe avait dû trouver
14:18des nouveaux fournisseurs,
14:20donc les États-Unis, bien sûr.
14:22Et il y a eu aussi le Qatar.
14:24Le problème, c'est que maintenant,
14:25le Qatar, lui, il transite principalement par Hormuz.
14:27Alors la bonne nouvelle, c'est qu'on arrive avec des stocks.
14:30Donc ça, c'est mieux que d'arriver sans stock.
14:33Donc la situation, oui, elle est très compliquée,
14:36d'autant plus qu'on n'a aucune idée de comment en sortir.
14:41Et les derniers éléments qu'on a,
14:43notamment en provenance d'Arabie Saoudite,
14:45ne sont pas positifs.
14:46Mais oui, parce qu'il y a ce oléoduc qui a été touché.
14:51Il y a le détroit au Yémen aussi,
14:53parce qu'il n'y a pas que le détroit d'Hormuz, en fait.
14:55Il y a plein d'autres routes où le pétrole peut transiter.
14:59Oui, pour avoir en gros les chiffres arrondis,
15:03vous êtes sur une production jour
15:05d'à peu près 100 millions de barils jour.
15:09Vous avez à peu près ce qui habituellement transite à Hormuz,
15:11vous êtes autour de 20 millions de barils jour.
15:14Et après, vous aviez le fameux oléoduc,
15:16le pipeline entre Est-Ouest,
15:18vous étiez autour de 5.
15:21Initialement, on se disait,
15:22ça, ça permet de régler un peu la situation,
15:24en tout cas d'amoindrir le choc
15:27en pouvant court tourner Hormuz.
15:29Bon, là, ce n'est plus le cas.
15:31Donc, CSPIC récemment a encore la violente poussée sur le pétrole.
15:37Et derrière, on verra la ramification qu'on commence à voir,
15:40la forte corrélation qu'on a avec les taux.
15:41Oui, c'est ce que j'allais dire, Julien.
15:43Sur les taux, les taux, ils sont au bon depuis quand même quelques semaines.
15:48On voit un rendement américain à 10 ans qui dépasse les 5%.
15:52Et puis, même sans les dépasser sur le long terme,
15:55qui reste quand même à minimum 4,90% depuis quand même quelques jours.
16:01Qu'est-ce qu'on peut dire de ces tensions sur les taux ?
16:04Et c'est quoi le seuil où il faut commencer à s'inquiéter, surtout ?
16:09Le seuil des taux, j'avais parlé avec des gens qui ont vécu 87,
16:13puisque j'étais encore un petit peu jeune.
16:15Pas au sens où je veux parler d'un crash sur les actions,
16:17ce n'est pas du tout mon sujet,
16:18mais c'est qu'on avait des taux qui montaient,
16:20des actions qui montaient en même temps.
16:23Et les gens des obligations me racontaient
16:25qu'ils avaient prévenu les gens des marchés actions
16:27pendant 2-3 semaines en disant
16:28« Attention, il va se passer quelque chose sur votre marché,
16:31vu ce qui se passe sur le nôtre. »
16:33Ce niveau de taux, il ne le connaissait pas,
16:35personne ne le connaissait.
16:35C'est d'ailleurs comme ça que ça s'est produit.
16:37Parce que c'était absolument imprévisible.
16:39Donc je n'ai pas la réponse à la question.
16:41Il faudrait demander certainement à Donald Trump.
16:44Il doit savoir ça.
16:46On parlait d'IA tout à l'heure.
16:47Il a dit que pour l'IA,
16:48les États-Unis avaient la chance d'avoir un président
16:50qui avait un QI très élevé,
16:51et que c'est ça qui allait résoudre le problème de l'IA.
16:54Et sur le détroit de Hormuz, il a dit
16:55« On va résoudre ça très rapidement. »
16:57Maintenant, Scott Bessent a dit
16:59« Ça peut durer sur l'ensemble de votre mandat. »
17:02Donc les prix du pétrole et donc l'impact sur les taux,
17:05on est dedans, on n'est pas sortis.
17:07On n'est pas du tout sortis.
17:09Et je ne rentre pas dans les détails des gens
17:10qui décrivent très bien ce qui se passe physiquement
17:12sur le pétrole,
17:13mais même s'il y a fait une amélioration géopolitique,
17:15le temps de reconstruire, de remettre en route, etc.
17:17Ça prendra des mois.
17:18Et on sera quand même en train de taper dans les réserves, etc.
17:21Au passage, on peut noter que
17:22les pays qui sont impliqués là-dedans,
17:24l'Iran, les États-Unis, un petit peu la Russie quand même,
17:27sont des pays qui vont constater
17:30que nous, sociétés occidentales, plutôt modérées encore,
17:33on est au-dessus, pour parler de taux,
17:35on est au-dessus du seuil gilet jaune en France,
17:37en ce moment, au niveau de l'essence.
17:39C'est pareil, donc tout ce qui est
17:41de la problématique énergétique va toucher
17:43toute l'Europe dans les mois qui viennent.
17:45Donc c'est des déstabilisations de sociétés
17:47qui sont aussi un peu sous-jacentes.
17:49Maintenant, pour revenir juste sur la partie taux,
17:52sur le fait qu'on soit dans une période de taux long,
17:55ça appartient à un grand cycle.
17:56Je ne vais pas le développer, je n'ai pas le temps,
17:58mais en gros, c'est tout à fait normal
18:00qu'on ait en ce moment, dans le contexte géopolitique,
18:03qu'on ait l'expression d'une hausse de taux,
18:06et ça ne se termine qu'avec des drames,
18:08donc ça ne se termine pas par des résolutions
18:10sympathiques et heureuses, l'histoire le montre.
18:1373-79, double choc pétrolier,
18:15chaque fois c'est extrêmement compliqué
18:16de s'en sortir.
18:17On est en train de vivre ça,
18:18on n'a pas l'issue là-dessus.
18:21L'autre point important, c'est que
18:23l'impact sur certains pays,
18:25comme la France par exemple,
18:26parce qu'on dit que le spread n'a pas beaucoup monté,
18:28il est passé de 80 à 90 par rapport à l'Allemagne,
18:30oui, mais sauf que nous on emprunte maintenant
18:32à des niveaux, oublions le spread,
18:34à des niveaux qui sont franchement plus élevés,
18:36qui ont un impact sur toute la logique budgétaire,
18:39ne serait-ce qu'à 3-5 ans,
18:40même pas la peine de raisonner sur 15 ans.
18:42Et dernier volet, qui est problématique,
18:45je regarde, moi, je dis depuis le début de l'année
18:47que le seul truc qui m'intéresse, c'est les taux.
18:49Je pense qu'il y a ça qui soit en fait un problème,
18:51sur lequel il faut être attentif.
18:52Donc là, c'est déjà un problème ?
18:54Non, mais pour moi, depuis le début de l'année,
18:55c'est un problème.
18:56Et là, ça ne fait que...
18:57Mais c'est un problème, encore une fois,
18:58je ne sais pas le niveau à partir duquel
18:59il va se passer quelque chose.
19:01Je dis juste que c'est un sujet.
19:02Mais dernier point pour terminer,
19:04sur les maturités très longues au Japon,
19:05on a maintenant, je crois, un peu plus de 4% de rendement.
19:08Et ça, ça veut dire que l'épargne japonaise,
19:09qui est quand même un petit peu partout en Occident,
19:11elle va être un peu moins partout en Occident.
19:13Et ce n'est pas un effet de baisse de taux non plus
19:16sur la partie longue.
19:16Oui, c'est sûr.
19:17Et puis au Japon, d'ailleurs,
19:18on voit le 10 ans japonais qui reste sur ce seuil de 3% aussi.
19:21Et les taux longs qui poursuivent leur remontée.
19:26Donc bon, Kevin, beaucoup de choses ont déjà été dites
19:28sur ces taux.
19:29Si vous avez des commentaires, des choses à ajouter.
19:32Et puis parlons de la Fed aussi ensuite.
19:36Sur le pétrole, quand on regarde le calendrier,
19:39ce n'est pas évident de voir une résolution,
19:42une détention à un horizon relativement court.
19:44Pourquoi ?
19:45Parce que je crois qu'aujourd'hui,
19:47les Iraniens ont clairement l'avantage.
19:49Ce que je veux dire par là,
19:50c'est qu'il y a quand même des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
19:51Et donc, pour M. Trump,
19:53on va dire, si on prend une fonction de réaction un peu binaire,
19:57escalader, ça voudrait dire, je ne sais pas,
19:59aller bombarder la fameuse île de Cargue,
20:01ou transiter beaucoup du pétrole et du gaz iranien.
20:05Ça voudrait dire envoyer les barils du pétrole
20:09durablement sur des niveaux élevés,
20:10je ne sais pas, 120, 150,
20:12ce qui serait extrêmement nocif
20:14pour les consommateurs américains
20:16et donc pour les électeurs américains.
20:18Et de l'autre côté,
20:19ces fameuses reculades de mi-tour
20:22sont quand même assez peu envisageables
20:24sur la base des accords d'Islamabad passés.
20:28Ça voudrait rembourser ou à payer
20:31en anticipation les dirigeants iraniens
20:33à hauteur d'une vingtaine de milliards de dollars,
20:34ce qui serait aussi extrêmement négatif
20:36pour l'électorat de M. Trump.
20:40Donc, jusqu'aux élections du mandat,
20:43j'ai eu du mal à trouver, on va dire,
20:46un développement qui serait favorable à la situation.
20:49Par la suite, on verra bien.
20:51Ça donne au moins une forme de date.
20:55Sur les taux d'intérêt,
20:57quand même, la grande majorité
20:59des mouvements de taux d'intérêt aujourd'hui,
21:02ils sont liés à ce qui se passe
21:03sur le front du pétrole et du gaz.
21:05C'est-à-dire que si on regarde l'évolution
21:06d'un taux de 2 ans
21:08qui est à peu près partout dans le monde développé,
21:11ça a une corrélation à peu près de 1 pour 1
21:13avec les prix du gaz et du pétrole.
21:16Et ça, partout dans le monde développé.
21:18C'est-à-dire que ce que nous disent
21:18les marchés obligataires aujourd'hui,
21:20c'est que les grandes banques centrales,
21:22dont la Fed,
21:24dont la Banque centrale d'Angleterre,
21:25dont la Banque centrale du Japon,
21:26dont la Banque centrale européenne,
21:28vont toutes monter leur taux d'intérêt
21:29d'au moins 1 point de pourcentage
21:32au cours des 9-12 prochains mois.
21:35Et ça, qu'elles aient déjà commencé
21:36à remonter leur taux d'intérêt
21:37comme la Banque centrale européenne
21:38ou qu'elles ne l'aient pas encore fait
21:40comme la Banque d'Angleterre ou la Fed.
21:42Donc, ce serait un cycle de hausse des taux chez vous ?
21:44Exactement.
21:45Ce que disent les marchés,
21:47c'est qu'en fait, il y a un choc, certes.
21:50Alors, vous fiez des parallèles
21:51avec ce qui s'est passé il y a une quarantaine d'années.
21:53Quand même, les économies développées aujourd'hui,
21:55elles sont quand même moins sensibles
21:57à ce qui se passe sur le front du pétrole,
21:59peut-être plus sur celui du gaz,
22:00mais en tout cas, elles sont moins dépendantes
22:01vis-à-vis du pétrole.
22:03On a quand même eu deux chocs majeurs.
22:05Un choc de taux,
22:06un choc de prix des matières premières
22:08et les économies, évidemment,
22:09elles sont relativement résilientes.
22:11La France, c'est peut-être un cas un peu à part,
22:14mais l'économie allemande,
22:15elle tient bien.
22:16L'économie espagnole aussi,
22:17italienne aussi,
22:18l'économie américaine a fortiori.
22:20Et donc ça, ça veut dire quoi ?
22:21Ça veut dire que ces banques centrales,
22:23elles sont en mesure de remonter
22:27les taux de politique monétaire
22:29et a fortiori la réserve fédérale américaine
22:32qui est quand même dans le monde développé,
22:33l'endroit où il y a
22:34et le plus de croissance réelle
22:35et le plus d'inflation.
22:37Et donc, une banque centrale
22:38qui a été jugée comme étant extrêmement en retard
22:40sur sa politique de taux d'intérêt.
22:41Aujourd'hui, c'est beaucoup moins le cas.
22:44Il y a quand même des mouvements d'ajustement extrêmement forts
22:47sur les taux courts américains.
22:49Donc, sur la réunion de la Fed de mercredi,
22:54le deuxième, on va dire,
22:56banquier central américain le plus important,
22:58M. Waller,
22:59nous avait dit quoi ?
23:00que sa décision bougerait
23:03en fonction des chiffres d'inflation.
23:04L'inflation, bien sûr.
23:04Chiffres d'inflation qui ont été relativement forts,
23:06qui devraient continuer à accélérer.
23:08Là aussi, je veux dire,
23:09les prix de l'agroalimentaire,
23:11on ne les retrouve pas encore
23:12dans l'inflation de l'alimentation
23:14aux Etats-Unis, par exemple.
23:16On parle beaucoup du choc pétrolier.
23:18Ça ne se voit pas encore beaucoup
23:19dans les biens durables,
23:20sur les chiffres d'inflation
23:21qu'on a eus la semaine dernière.
23:23Et donc, ça, ça veut dire quoi ?
23:24Qu'il y a quand même encore, on va dire,
23:25un réservoir à ce que, eh bien,
23:27les chiffres d'inflation continuent à la hausse.
23:29Et donc, M. Waller,
23:31nous a laissé entendre,
23:32de par sa fonction de traction,
23:34qu'il voterait plutôt pour une hausse d'auto.
23:35Donc, aujourd'hui, les marchés anticipent,
23:37on va dire à 90%,
23:40une hausse d'auto, mercredi soir.
23:42Si ça ne devait pas arriver,
23:43on revivrait un petit peu la séquence
23:45qu'on a eue entre le moment
23:46où M. Warch a été nommé à la Fed
23:49ou il a fait un discours
23:50en disant que ce n'était pas acceptable
23:52que l'inflation américaine
23:53soit au-dessus de sa cible
23:54depuis, quoi, 60 mois,
23:55quelque chose comme ça,
23:57pour ensuite, eh bien,
23:58un peu se dégonfler
23:58comme un soufflé
23:59à la réunion en juillet,
24:01ce qui avait entraîné
24:02une remontée très forte des taux longs.
24:03Et si la Fed a terminé
24:05à ne pas remonter ses taux d'intérêt
24:07mercredi,
24:07je pense qu'il y aurait
24:08un vrai risque
24:09sur les taux obligataires
24:11à plus long terme
24:12aux Etats-Unis.
24:14Pour rappel,
24:15quand la Réserve fédérale
24:16a baissé ses taux d'intérêt
24:17sur ce dernier cycle,
24:20les taux de cours
24:20ont baissé de 1%,
24:21les taux longs ont remonté
24:22même de à peu près 1% aussi.
24:26Et c'est bien ça
24:26qui affecte quand même
24:27beaucoup de l'emprunt hypothécaire,
24:29par exemple,
24:29aux Etats-Unis.
24:30Oui, c'est sûr,
24:30on va attendre mercredi.
24:32Le marché price,
24:33vous l'avez dit,
24:34Kevin,
24:34à 90%,
24:35une hausse des taux.
24:36Donc, réponse mercredi soir.
24:39Jean-François,
24:39vos commentaires
24:40sur cette Réserve fédérale.
24:41Au final,
24:42l'inflation,
24:43elle progresse.
24:44Mais l'inflation,
24:45en version cœur,
24:46elle est sur un an,
24:47elle est quand même
24:47au plus bas depuis 2021.
24:50Oui, vous avez raison.
24:51En fait,
24:52pour l'instant,
24:53ce qu'on constate,
24:53c'est plutôt la partie énergétique
24:55qui effectivement progresse.
24:56Pour l'instant,
24:57on ne voit pas
24:57les fameux effets
24:58de second tour,
24:59c'est-à-dire la transmission
25:01sur que ce soit les salaires
25:02ou que ce soit
25:03dans d'autres secteurs
25:05ou l'immobilier,
25:06etc.
25:07Donc, pour l'instant,
25:07ça reste relativement
25:09contenu isolé.
25:10Mais ce que disait Kevin,
25:11c'est que ça va forcément
25:12finir par arriver,
25:13c'est ça ?
25:13Forcément.
25:14C'est toute la question.
25:16On doit probabiliser
25:17ce qui ressemble à la certitude.
25:18Mais c'est vrai
25:19qu'avec un taux de chômage
25:21à 4,1%,
25:22en dessous du taux
25:23de plein emploi
25:24de la même
25:25de la Réserve fédérale,
25:26je ne suis pas convaincu
25:27que l'inflation salariale
25:27aux Etats-Unis
25:28reste à 3%.
25:29Donc, oui,
25:30pour l'instant,
25:31les chiffres qu'on a,
25:32effectivement,
25:33tout va bien
25:33sur le front,
25:34en tout cas,
25:35économie,
25:36croissance,
25:36que ce soit l'emploi,
25:37même ça surprend
25:38plutôt à la hausse.
25:41Côté immobilier,
25:42il n'y a pas de sujet
25:43côté inflation.
25:44Et en fait,
25:45on l'a déjà sur le PPI,
25:46donc les prix à la production,
25:48on commence à voir
25:49que ça pique.
25:49Oui,
25:50les PPI qui sont moins volatiles
25:51que l'inflation,
25:53enfin le CPI
25:53publié le lendemain.
25:55et donc là,
25:56pour le coup,
25:56ça veut dire
25:57qu'il y a quand même
25:57des entreprises
25:58qui commencent
25:59à sentir la charge
26:01sur les coûts.
26:02Alors,
26:03il ne faut pas
26:03non plus trop généraliser
26:04parce que si on fait
26:06directement,
26:07on passe sur le S&P 500,
26:09le S&P 500,
26:10ce n'est pas
26:10les valeurs industrielles
26:11qui subissent
26:13le fameux PPI.
26:14Donc,
26:15pour l'instant,
26:16ça reste relativement
26:17contenu,
26:18mais comme disait Kevin,
26:20via ce double mandat
26:21qu'ils ont,
26:23ils ont de la marge
26:24pour faire évoluer
26:26leur politique monétaire,
26:27remonter les taux.
26:28Ça paraît
26:29cohérent.
26:30Et je terminerai
26:32avec ça,
26:32c'est que
26:34le nouveau président
26:35de la Réserve fédérale,
26:37M. Walsh,
26:37il a dit clairement
26:38qu'il n'y aurait plus
26:41de forward guidance,
26:42donc d'espèce de lisibilité
26:44qu'il va donner au marché
26:45pour leur dire
26:46ce qu'il allait faire.
26:47Donc ça,
26:47ça va se redire comment ?
26:48C'est plus de volatilité,
26:50plus d'incertitude
26:50et dans le marché,
26:52on en parle
26:52de primes de termes,
26:53donc ça va se refléter
26:54sur toute la courbe
26:56parce que finalement,
26:57on ne sait pas trop
26:58sur quel pied...
26:58Oui, c'est sûr,
26:59il a juste dit,
27:01juste entre guillemets,
27:02à Jackson Hole
27:03qu'il remettait
27:04l'inflation au cœur
27:05des préoccupations
27:06de la Réserve fédérale,
27:07mais comme vous l'avez rappelé
27:07tous les deux,
27:08la Fed,
27:09elle doit aussi regarder
27:10l'emploi avec beaucoup
27:11plus de créations,
27:12on l'a vu vendredi
27:13d'avant,
27:15que prévu.
27:16Julien,
27:16il nous reste 40 secondes
27:18si vous voulez conclure
27:19sur cette Fed
27:20qu'on attend
27:21dans deux jours.
27:22Je partage
27:23le dernier point.
27:24Pour moi,
27:25ce qui est le plus important,
27:26c'est sa première déclaration
27:27au président de la Fed,
27:28c'est-à-dire la fin
27:29de la Forward Guidance,
27:30qui n'a d'équivalent
27:31dans le monde politique
27:32que les tweets de Trump,
27:34c'est-à-dire,
27:35en gros,
27:35on pense des choses
27:36et vous les saurez
27:37quand on voudra bien
27:39vous les dire.
27:41Sinon,
27:41la tendance ne peut pas,
27:42mais tout le monde l'a dit,
27:43ne peut pas être
27:44une baisse de taux,
27:45il n'y a pas d'histoire
27:46là-dessus,
27:46donc on parle simplement
27:47de hausse de taux.
27:48Et ce dont on parle,
27:49on revient sur la question
27:50de tout à l'heure,
27:51quel est le taux
27:51qui sera sensible,
27:52qui fera bouger les choses,
27:54c'est valable aussi
27:54sur la partie courte.
27:56C'est valable partout
27:57sur toute la courbe.
27:58Ils vont faire des actions,
27:59on va voir ce que ça va donner,
28:00mais attention,
28:02le moment est tendu là.
28:04Tu évines très rapidement,
28:05vous voulez réagir.
28:06Non,
28:06ce qui est intéressant,
28:07je crois,
28:07c'est que la sensibilité
28:09à une hausse de taux
28:10de politique monétaire,
28:11ce n'est pas la même
28:11aux Etats-Unis
28:12qu'en Europe,
28:13ou qu'au Japon.
28:14Et pour autant,
28:15tout a bougé de concert.
28:17Je crois que c'est
28:17M. Draghi,
28:18je finirai là-dessus,
28:18qui a dit ça
28:20fin de semaine dernière,
28:22que l'Europe développe
28:23à peu près 5%
28:24de la puissance de calcul
28:26pour l'intelligence artificielle
28:27qui est faite en Europe,
28:28c'est 75% aux Etats-Unis.
28:30Ce sera le mot de la fin.
28:31Merci beaucoup,
28:32messieurs.
28:32Kevin Toze,
28:32membre du comité d'investissement
28:34de Carmignac,
28:35Jean-François Fossé,
28:36directeur de la gestion multiactive
28:37d'OFI Invest AM
28:39et Julien Nebenzal,
28:40président de Itoro Patrimoine.
28:42Merci à tous les trois
28:43et puis merci à vous
28:44de nous avoir suivis.
28:45On se retrouve demain
28:46à midi et demi
28:47pour une nouvelle édition
28:49de Smart Bourse.
28:50Sous-titrage Société Radio-Canada
28:53Sous-titrage Société Radio-Canada
28:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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