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Lundi 14 septembre 2026, retrouvez Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine), Jean-François Fossé (Directeur de la Gestion Multi Actifs, Ofi Invest Asset Management) et Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:03Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète.
00:14Marché, Jean-François Fossé, directeur de la gestion multi-actifs chez Ofi Invest à M, bonsoir.
00:19Bonsoir Pauline.
00:20Kevin Tozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, bonsoir Kevin.
00:24Bonsoir.
00:25Et Julien Nebensal, vous êtes président de Itoro Patrimoine, bonsoir Julien.
00:28Bonsoir Pauline.
00:28Eh bien Jean-François, commençons avec ces secousses sur le secteur de l'intelligence artificielle.
00:34Je le disais en intro, les dirigeants d'Enthropic, d'OpenAI, Elon Musk, XAI appellent à ralentir l'avancée de
00:40l'IA
00:40et ça remet en question les investissements massifs dans ce secteur, Jean-François.
00:45Alors effectivement, les mots et les déclarations sont fortes, d'autant qu'elles sont faites par les dirigeants qui sont
00:51au cœur de la sphère IA.
00:55Après, je pense que le sujet, il ne se porte pas tant sur le fait que l'IA va modifier
01:01profondément nos économies.
01:03C'est plus à quelle vitesse ça va s'opérer.
01:08Donc, il change pas mal la notion de modèle IA et à quelle fréquence on veut rendre la puissance de
01:16calcul de plus en plus importante.
01:19Et c'est plutôt ça que finalement les investissements dans les infrastructures,
01:24puisque finalement, eux, ils sont déjà là et ils sont surtout là pour la partie utilisation qu'on va en
01:29faire de l'IA.
01:31Donc, c'est typiquement les chatbox que tout le monde peut utiliser au quotidien, mais ça va au-delà.
01:36Et ça, ces investissements, ils vont rester, ils vont probablement continuer aussi d'augmenter.
01:41Donc, la problématique, elle revient sur la fameuse à quelle vitesse on peut accepter que les modèles évoluent.
01:48Parce que, quelque part derrière ces déclarations, c'est qu'on se rend compte que les modèles vont beaucoup plus
01:53vite que l'interprétation humaine qu'on peut en faire.
01:57Et on se retrouve avec des situations où il y a des modèles qui commencent à être autonomes.
02:03Oui, c'est les failles de sécurité dont on parle.
02:05On tombe dans le schéma de la cybersécurité.
02:09Anthropique, on a même fait des études en laboratoire, quelque part en phase de test.
02:13Et puis, il y en a même qui ont réussi à s'échapper et qu'on se retrouvait dans des
02:15pages wiki allemandes.
02:17Donc, là encore, ça va, mais ça peut aller beaucoup plus loin.
02:21Donc, voilà, ils demandent d'avoir de la régulation autour de, justement, cette IA et à quelle vitesse on peut
02:29accepter que ça se propage.
02:31Donc, globalement, c'est plutôt une bonne chose.
02:34L'idée, c'est de ne pas subir ce développement-là et qu'on reste dans le contrôle de ce
02:39qui se passe
02:39et de pouvoir l'utiliser de manière plus fâchante.
02:44Et de savoir qu'il n'y a pas de risque qu'on ne maîtriserait pas autour de cette technologie,
02:52je dirais.
02:53Oui.
02:54Julien, vos commentaires sur tout ça.
02:56Et puis, peut-être un mot aussi de l'administration Trump.
03:00Comment Donald Trump réagit dans ce contexte ?
03:03Qu'est-ce qu'on peut dire de plus ?
03:06Qu'est-ce qu'on peut dire de Donald Trump sans rigoler ?
03:09Exercice difficile.
03:11Juste de manière liminaire, le fait que des gens qui sont effectivement à la pointe de l'IA
03:18posent la question de la vitesse du développement.
03:21Je ne sais pas financer ma remarque, mais je trouve ça très bien.
03:23Et je crois que beaucoup de gens dans le monde attendent que ce type de commentaires soient apportés
03:29et que des décisions soient prises maintenant.
03:31Pour revenir sur la finance, on est dans le dilemme du prisonnier.
03:34C'est-à-dire que tout le monde veut que ça ralentisse, mais personne ne veut être le premier.
03:37Donc, ça veut dire qu'on en arrive à Trump.
03:39C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait une force publique quelque part.
03:41Mais comme Trump regarde la Chine de l'autre côté,
03:43et qu'évidemment, le dilemme du prisonnier se retrouve de la même manière.
03:46Oui, parce que Trump, il veut être en avance par rapport à la Chine.
03:49Donc, il n'y a pas de réponse au sujet.
03:51Et pourtant, il est très, très, très important.
03:53Alors après, en termes de finance, de bourse,
03:57première chose, c'est le jeu habituel.
03:58On nous dit un peu moins vite l'IA.
04:00Donc, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui doit se passer, logiquement ?
04:02Il y a toujours quelque chose à faire.
04:04Tout ce qui est software, ça remonte de fait.
04:06Puisque si ça ralentit quelque part, ça ne décroît pas si vite de l'autre.
04:10Oui, parce qu'on voit d'ailleurs des valeurs en France,
04:12comme Capgemini, Dassault Systèmes, qui progressent de 7%.
04:16J'ai donné les baisses, mais c'est vrai qu'il y a aussi les hausses à prendre en compte.
04:19Voilà. Donc, en fait, si on pense que le...
04:22Enfin, personne ne le pense, mais si on se représentait naïvement
04:25à l'intelligence artificielle comme un kilomètre lancé,
04:27je vais faire une analyse sportive,
04:29en fait, non, c'est une descente et il y a des virages.
04:31Donc là, on est dans un de ces virages.
04:33Et effectivement, c'est une recherche d'équilibre,
04:35trouver le bon ajustement entre à quelle vitesse, en fait,
04:39l'IA va remplacer tout ce qu'elle doit remplacer,
04:41qu'on a déjà estimé, qu'on est en train de constater.
04:44Et encore une fois, je reviens sur le point de départ,
04:46c'est très heureux qu'au moins cette question soit posée.
04:49Mais ce qu'on peut dire, après, dernier point sur l'IA,
04:52on pourrait presque en faire une petite blague,
04:54c'est qu'on peut interroger justement, par exemple,
04:57ChatGPT sur qu'est-ce que cette décision veut dire
04:59en termes de valorisation.
05:00Parce que je l'ai fait, pour voir, je vais donner le contexte nécessaire.
05:03Il m'a bien expliqué que, normalement,
05:06le price-earning ratio d'NVIDIA doit baisser,
05:09et qu'évidemment aussi, en termes de croissance des bénéfices,
05:11ça doit baisser.
05:12Et il m'a dit, toute chose illégale par ailleurs,
05:14cours de bourse, moins 33%.
05:16En fait, NVIDIA, je crois, perd 3% aujourd'hui.
05:18Donc ce qui est très intéressant,
05:20c'est qu'on ne va pas du tout au fond des choses.
05:22Donc ce que je veux dire par là,
05:23c'est que quand je vois la réaction du marché,
05:25le marché est encore...
05:26Il est en train de constater ce que j'appelle le dilemme du prisonnier.
05:30Donc il dit, de toute façon, l'IA, ça va continuer à aller très très vite.
05:32Donc on fait un virage,
05:34mais la pente est encore très très descendante,
05:36ça va très très vite.
05:37Bon, Kevin, vos commentaires,
05:39est-ce que ça va aller encore toujours plus vite ?
05:42Qu'est-ce qu'on fait dans ce contexte sur cette intelligence artificielle ?
05:45Oui, je ne veux pas faire d'angélisme non plus.
05:48C'est-à-dire que dans ces différentes déclarations
05:52qui ont pu être faites ce week-end,
05:54il peut y avoir, je ne sais pas si une forme de cynisme,
05:57une forme de calcul.
05:58Ce que je veux dire par là,
05:59c'est que ces déclarations,
06:02elles vont dans quel sens ?
06:03Dans le fait que l'intelligence artificielle est extrêmement novatrice,
06:09perturbatrice,
06:09et donc ça entretient un peu ce narratif-là
06:11de progrès technologique majeur.
06:14Et dans le même temps,
06:15appeler un cadre réglementeur,
06:17ça veut dire quoi ?
06:17Ça veut dire que les barrières à l'entrée
06:18pour les concurrents éventuels sont plus élevées.
06:21Et qui dit barrières à l'entrée plus élevées ?
06:23Ça veut dire que ces grands acteurs,
06:25vous en avez cité trois,
06:27pour eux, ça veut dire peut-être maintenir
06:29des taux de marge qui sont relativement élevés.
06:30Ça veut aussi dire potentiellement,
06:31vous parlez du digamme du prisonnier,
06:34si un petit peu la branche sur laquelle sont assises
06:36tous ces moteurs dits open source,
06:39qui ne sont pas le fait des grands fournisseurs
06:44de modèles frontières, comme on les appelle.
06:46Donc ça, ça peut être un deuxième facteur.
06:48Il y en a un troisième,
06:49c'est qu'avec ce que décrivait Jean-François,
06:51il y a quand même un certain nombre de risques juridiques
06:53qui commencent à s'accumuler.
06:54Et donc, d'appeler à ce qu'il y ait une forme de régulation,
06:58ça fait quoi ?
06:58Ça fait un peu à l'instar de ce qu'on avait vu
07:01sur les plateformes internet et autres réseaux sociaux,
07:03donc cette fameuse ou infameuse section 230 aux Etats-Unis,
07:07qui fait que quoi ?
07:08Que les contenus qui sont publiés sur ces différentes plateformes internet
07:12ne sont pas du fait ou de la responsabilité juridique
07:14de ces mêmes plateformes.
07:15Et donc, ça veut dire quoi ?
07:16Ça veut dire que si ces modèles d'intelligence artificielle
07:19étaient amenés à être utilisés à des fins néfastes,
07:24eh bien, on ne pourrait pas tenir pour responsable
07:26ces fameux développeurs de modèles.
07:28Donc, il y a quand même aussi, je crois,
07:30une certaine logique, potentiellement,
07:34sans rejouer Machiavel,
07:35mais il y a quand même peut-être une certaine logique pour eux
07:37à, eh bien, aujourd'hui,
07:38à dire qu'il faut un cadre réglementaire
07:40parce que ça peut les aider à préserver
07:42ce qu'ils ont construit.
07:44Ça peut aussi, on va dire,
07:45les protéger, en quelque sorte,
07:47eh bien, d'attaques potentielles,
07:49d'attaques juridiques, j'entends par là.
07:52Et d'ailleurs, sur les réactions de marché,
07:54ce qui réagit le plus,
07:55vous le disiez, c'est, voilà,
07:57ceux qui se sont perçus comme étant moins des perdants.
08:00Je ne crois pas que, on va dire,
08:01le nœud de l'investissement,
08:02il soit remis en cause aujourd'hui.
08:06Je veux dire, voilà,
08:07quand on regarde tous ces fournisseurs
08:08de palais de pioches, de semi-conducteurs
08:10absolument essentiels à cette chaîne de valeur-là,
08:13ils ne perdent pas 10% aujourd'hui
08:15et qu'ils soient cotés en Asie,
08:18en Europe ou aux États-Unis.
08:19Oui, la baisse reste mesurée.
08:21On va suivre, on va continuer à suivre
08:23ce sujet d'intelligence artificielle
08:26sur les prochains jours,
08:27sur les prochaines semaines, évidemment.
08:28L'autre sujet du moment,
08:30c'est évidemment ce pétrole
08:31qui se maintient au-delà de 100 dollars.
08:35Jean-François, pour le baril de Brent
08:37et même, d'ailleurs, pour le WTI aussi,
08:39le pétrole qui prend 10% la semaine dernière
08:42et 20% sur un mois,
08:44est-ce que ça doit être maintenant intégré
08:46comme un vrai risque pour le marché,
08:48un vrai risque inflationniste ?
08:50Je pense que depuis la situation
08:53au Détroit d'Ormouz qu'on connaît,
08:57effectivement, c'est plutôt un risque géopolitique
08:58qui s'est matérialisé,
09:00même pour les marchés,
09:01d'une manière générale,
09:02avec l'idée qu'il y aurait eu des phases
09:04de négociation à un moment donné
09:05qui auraient permis de régler la situation.
09:11force est de constater que plus on avance dans le temps,
09:13moins ça a l'air de se régler,
09:15plus ça s'éternise.
09:16Et en fait, la vraie question,
09:17ce n'est pas tant de savoir
09:19si on va passer à 100 dollars dans tel délai
09:23ou à 105, 110, ça va être pour combien de temps ?
09:25Mais c'est ça, c'est le temps que le baril reste
09:28au-delà de 100 dollars
09:29qui devient un vrai risque pour le marché, en fait.
09:31Exactement.
09:31En fait, si on se met dans ce scénario-là,
09:34c'est-à-dire que durablement,
09:35on va avoir un baril de pétrole au-dessus des 100 dollars,
09:38on va passer d'un risque qui était initialement géopolitique
09:41à un risque qui va devenir macroéconomique,
09:44puisque derrière, ça va avoir ces ramifications
09:47sur toutes les zones,
09:48en particulier la zone euro
09:50qui est quand même bien exposée à ces problématiques-là,
09:54pas que sur le pétrole d'ailleurs,
09:55il y a aussi le gaz.
09:56Bien sûr.
09:57Puisque sur le gaz, l'Europe,
09:59qui avait dû faire face à la crise ukrainienne,
10:02avait dû trouver des partenaires nouveaux...
10:04Le gaz, c'est plus 35% sur un mois,
10:06c'est pas plus...
10:07Ah ouais.
10:08Et puis le gaz,
10:09le prix du mégawatt-heure en euros,
10:11c'est 80.
10:1280 euros pour un mégawatt-heure, c'est...
10:14Donc là aussi,
10:15l'Europe avait dû trouver des nouveaux fournisseurs,
10:18donc les États-Unis, bien sûr,
10:20et il y a eu aussi le Qatar.
10:22Le problème, c'est que maintenant,
10:23le Qatar, lui,
10:24il transite principalement par Hormuz.
10:26Alors la bonne nouvelle,
10:26c'est qu'on arrive avec des stocks.
10:28Donc ça, c'est mieux que d'arriver sans stock.
10:32Donc la situation, oui,
10:33elle est très compliquée,
10:35d'autant plus qu'on n'a aucune idée
10:38de comment en sortir.
10:39Et les derniers éléments qu'on a,
10:41notamment en provenance d'Arabie Saoudite,
10:44ne sont pas positifs.
10:45Mais oui, parce qu'il y a ce oléoduc
10:47qui a été touché.
10:49Il y a le détroit au Yémen aussi,
10:51parce qu'il n'y a pas que le détroit d'Hormuz.
10:52En fait, il y a plein d'autres routes
10:55où le pétrole peut transiter.
10:57Oui, pour avoir en gros
10:58les chiffres, je dirais, arrondis,
11:01vous êtes sur une production jour
11:03d'à peu près 100 millions de barils jour.
11:07Vous avez à peu près
11:08ce qui habituellement transite à Hormuz,
11:10vous êtes autour de 20 millions de barils jour.
11:11et après, vous aviez le fameux oléoduc,
11:15le pipeline entre Est-Ouest et Hormuz.
11:17Vous étiez autour de 5.
11:19Initialement, on se disait
11:20que ça permet de régler un peu la situation,
11:23en tout cas d'amoindrir le choc
11:25en pouvoir court tourner Hormuz.
11:28Bon, là, ce n'est plus le cas.
11:29Donc, c'est expliqué récemment
11:31encore la violente poussée sur le pétrole.
11:35Et d'ailleurs, on verra la ramification
11:37qu'on commence à voir,
11:38la forte corrélation qu'on a avec les taux.
11:40Oui, c'est ce que j'allais dire, Julien.
11:42Sur les taux,
11:43les taux, ils sont hauts
11:44depuis quand même quelques semaines.
11:46On voit un rendement américain
11:48à 10 ans qui dépasse les 5%.
11:50Et puis, même sans les dépasser
11:52sur le long terme,
11:54qui reste quand même
11:54à minimum 4,90%
11:57depuis quand même quelques jours.
11:59Qu'est-ce qu'on peut dire
12:00de ces tensions sur les taux ?
12:02Et c'est quoi le seuil
12:04où il faut commencer à s'inquiéter, surtout ?
12:07Le seuil des taux,
12:09j'avais parlé avec des gens
12:10qui ont vécu 87,
12:11puisque j'étais encore un petit peu jeune.
12:13Pas au sens où je veux parler
12:15d'un crash sur les actions,
12:16ce n'est pas du tout mon sujet,
12:16mais c'est qu'on avait des taux
12:18qui montaient,
12:18des actions qui montaient en même temps.
12:21Et les gens des obligations
12:22me racontaient
12:23qu'ils avaient prévenu
12:24les gens des marchés actions
12:25pendant 2-3 semaines
12:26en disant,
12:27attention, il va se passer
12:28quelque chose sur votre marché
12:29vu ce qui se passe sur le nôtre,
12:31mais que ce niveau de taux,
12:32ils ne le connaissaient pas,
12:33les personnes ne le connaissaient.
12:34C'est d'ailleurs comme ça
12:34que ça s'est produit.
12:35Parce que c'était absolument imprévisible.
12:38Donc, je n'ai pas la réponse
12:39à la question.
12:40Il faudrait demander certainement
12:41à Donald Trump.
12:42Ça doit savoir ça.
12:44On parlait d'IA tout à l'heure.
12:45Il a dit que pour l'IA,
12:47les États-Unis avaient la chance
12:48d'avoir un président
12:48qui avait un QI très élevé
12:50et que c'est ça
12:50qui allait résoudre le problème de l'IA.
12:52Et sur le détroit de Hormuz,
12:53il a dit,
12:54on va résoudre ça très rapidement.
12:56Maintenant, Scott Bessent a dit,
12:57ça peut durer
12:58jusque sur l'ensemble
12:59de votre mandat.
13:01Donc, les prix du pétrole
13:02et donc l'impact sur les taux,
13:04on est dedans,
13:04on n'est pas sortis.
13:06On n'est pas du tout sortis.
13:07Et je ne rentre pas
13:07dans les détails
13:08des gens qui décrivent
13:09très bien ce qui se passe
13:10physiquement sur le pétrole,
13:11mais même s'il y a fait
13:12une amélioration géopolitique,
13:13le temps de reconstruire,
13:14de remettre en route, etc.
13:15Ça prendra des mois.
13:16Et on sera quand même
13:17en train de taper
13:18dans les réserves, etc.
13:19Au passage,
13:20on peut noter que
13:20les pays qui sont impliqués
13:22là-dedans,
13:22l'Iran,
13:23les États-Unis,
13:24un petit peu la Russie quand même,
13:26sont des pays
13:26qui vont constater
13:28que nous,
13:29société occidentale,
13:30plutôt modérée encore,
13:32on est au-dessus
13:34du seuil gilet jaune
13:35en France,
13:36au niveau de l'essence.
13:37C'est pareil.
13:39Tout ce qui est
13:39de la problématique énergétique
13:41va toucher toute l'Europe
13:42dans les mois qui viennent.
13:43Donc,
13:44c'est des déstabilisations
13:45de sociétés
13:46qui sont aussi
13:46un peu sous-jacentes.
13:48Maintenant,
13:48pour revenir juste
13:49sur la partie taux,
13:51sur le fait qu'on soit
13:52dans une période de taux long,
13:53ça appartient à un grand cycle.
13:55Je ne vais pas le développer,
13:56je n'ai pas le temps,
13:56mais en gros,
13:58c'est tout à fait normal
13:58qu'on ait en ce moment
13:59dans le contexte géopolitique,
14:01etc.,
14:02qu'on ait l'expression
14:03d'une hausse de taux
14:04et ça ne se termine
14:05qu'avec des drames,
14:06donc ça ne se termine pas
14:07par des résolutions
14:08sympathiques et heureuses.
14:09L'histoire le montre.
14:1173-79,
14:12double choc pétrolier,
14:13chaque fois,
14:14c'est extrêmement compliqué
14:15de s'en sortir.
14:15On est en train de vivre ça,
14:17on n'a pas l'issue là-dessus.
14:19L'autre point important,
14:20c'est que l'impact
14:22sur certains pays
14:23comme la France,
14:24par exemple,
14:24parce qu'on dit
14:24que le spread
14:25n'a pas beaucoup monté.
14:26Il est passé de 80 à 90
14:28par rapport à l'Allemagne.
14:28Oui,
14:29mais sauf que nous,
14:30on emprunte maintenant
14:31à des niveaux,
14:31oublions de spread,
14:32à des niveaux
14:33qui sont franchement
14:34plus élevés,
14:34qui ont un impact
14:35sur toute la logique budgétaire,
14:37ne serait-ce qu'à 3-5 ans.
14:38Même pas la peine
14:39de raisonner sur 15 ans.
14:41Et dernier volet
14:42qui est problématique,
14:43je regarde,
14:44moi,
14:44je dis depuis le début de l'année
14:45que le seul truc
14:46qui m'intéresse,
14:47c'est les taux.
14:47Je pense qu'il y a ça
14:48qui soit en fait un problème
14:49sur lequel il faut être attentif.
14:51Donc là,
14:51c'est déjà un problème.
14:52Non, mais pour moi,
14:53depuis le début de l'année,
14:53c'est un problème.
14:54Et là,
14:54ça ne fait que...
14:55Mais c'est un problème,
14:56encore une fois,
14:57je ne sais pas le niveau
14:57à partir duquel
14:58il va se passer quelque chose.
14:59Je dis juste
14:59que c'est un sujet.
15:00Mais dernier point
15:01pour terminer,
15:02sur les maturités
15:03très longues au Japon,
15:04on a maintenant,
15:04je crois,
15:05un peu plus de 4% de rendement.
15:06Et ça,
15:07ça veut dire
15:07que l'épargne japonaise
15:08qui est quand même
15:08un petit peu partout en Occident,
15:10elle va être un peu moins
15:11partout en Occident
15:11et ce n'est pas un effet
15:13de baisse de taux
15:14non plus sur la partie longue.
15:15Oui, c'est sûr.
15:15Et puis au Japon,
15:16d'ailleurs,
15:16on voit le 10 ans japonais
15:18qui reste sur ce seuil
15:19de 3% aussi
15:20et les taux longs
15:21qui poursuivent
15:21leur remontée.
15:24Donc bon,
15:25Kevin,
15:25beaucoup de choses
15:25ont déjà été dites
15:26sur ces taux.
15:27Si vous avez des commentaires,
15:29des choses à ajouter
15:30et puis parlons de la Fed
15:31aussi ensuite.
15:32Oui, bien sûr.
15:34Sur le pétrole,
15:36quand on regarde
15:36le calendrier,
15:38ce n'est pas évident
15:38de voir une résolution
15:39d'étention
15:41à un horizon relativement court.
15:43Pourquoi ?
15:43Parce que je crois
15:45qu'aujourd'hui,
15:45les Iraniens ont clairement
15:46l'avantage.
15:47Ce que je veux dire par là,
15:48c'est qu'il y a quand même
15:48des élections de mi-mandat
15:49aux Etats-Unis.
15:50Et donc pour M. Trump,
15:52on va dire,
15:52si on prend une fonction
15:53de réaction un peu binaire,
15:54escalader,
15:55ça voudrait dire,
15:56je ne sais pas,
15:57aller bombarder
15:58la fameuse île de Cargue
15:59où transitent
16:00beaucoup du pétrole
16:02et du gaz iranien.
16:03Vous savez,
16:04ça voudrait dire
16:05envoyer les barils du pétrole
16:08durablement
16:08sur des niveaux élevés,
16:09je ne sais pas,
16:09120, 150,
16:10ce qui serait extrêmement nocif
16:13pour les consommateurs américains
16:15et donc pour les électeurs américains.
16:17Et de l'autre côté,
16:18ces fameuses reculades,
16:19demi-tours,
16:21sont quand même
16:21assez peu envisageables
16:23sur la base
16:24des accords
16:25d'Islamal
16:26passés.
16:26C'est-à-dire qu'il faudrait
16:28rembourser
16:29ou payer en anticipation
16:30les dirigeants iraniens
16:31à hauteur d'une vingtaine
16:32de milliards de dollars,
16:33ce qui serait aussi
16:33extrêmement négatif
16:34pour l'électorat
16:37de M. Trump.
16:38Jusqu'aux élections
16:39du mandat,
16:41j'ai du mal
16:42à trouver,
16:42on va dire,
16:44un développement
16:45qui serait favorable
16:46à la situation.
16:47Par la suite,
16:48on verra bien.
16:49Ça donne au moins
16:50une forme de date.
16:53Sur les taux d'intérêt,
16:55quand même,
16:56la grande majorité
16:57des mouvements
16:58de taux d'intérêt
16:59aujourd'hui,
17:00ils sont liés
17:01à ce qui se passe
17:01sur le front
17:02du pétrole et du gaz.
17:03C'est-à-dire que
17:04si on regarde
17:04l'évolution
17:05d'un taux de 2 ans
17:06qui est à peu près
17:07partout dans le monde
17:07développé,
17:09ça a une corrélation
17:10à peu près
17:10de 1 pour 1
17:11avec les prix
17:12du gaz
17:13et du pétrole.
17:14Et ça,
17:15partout dans le monde
17:16développé.
17:16C'est-à-dire que
17:16ce que nous disent
17:17les marchés obligataires
17:18aujourd'hui,
17:18c'est que
17:19les grandes banques centrales,
17:20dont la Fed,
17:22dont la Banque centrale
17:23d'Angleterre,
17:23dont la Banque centrale
17:24du Japon,
17:25dont la Banque centrale
17:25européenne,
17:26vont toutes monter
17:27leur taux d'intérêt
17:28d'au moins
17:29un point de pourcentage
17:31au cours des
17:329-12 prochains mois.
17:33Et ça,
17:33qu'elles aient déjà
17:34commencé à remonter
17:35leur taux d'intérêt
17:35comme la Banque centrale
17:36européenne
17:37ou qu'elles ne l'aient
17:37pas encore fait
17:38comme la Banque
17:39d'Angleterre
17:40ou la Fed.
17:40Donc ce serait
17:41un cycle de hausse
17:42des taux chez l'envoi ?
17:43Exactement.
17:43Donc ce que disent
17:45les marchés,
17:45c'est qu'en fait,
17:46il y a un choc,
17:48certes,
17:48vous fiez des parallèles
17:49avec ce qui s'est passé
17:50il y a une quarantaine
17:51d'années quand même,
17:51les économies développées
17:53aujourd'hui,
17:54elles sont quand même
17:54moins sensibles
17:55à ce qui se passe
17:56sur le front du pétrole,
17:57peut-être plus
17:57sur celui du gaz,
17:58mais en tout cas,
17:58elles sont moins dépendantes
17:59vis-à-vis du pétrole.
18:01On a quand même eu
18:02deux chocs majeurs,
18:03un choc de taux,
18:05un choc de prix
18:06des matières premières
18:07et les économies,
18:07évidemment,
18:08elles sont relativement
18:09résilientes.
18:09La France,
18:10c'est peut-être un cas
18:11un peu à part,
18:12mais l'économie allemande,
18:13elle tient bien,
18:14l'économie espagnole aussi,
18:15italienne aussi,
18:16l'économie américaine
18:17a fortiori.
18:19Et donc ça,
18:19ça veut dire quoi ?
18:19Ça veut dire que
18:20ces banques centrales,
18:22elles sont en mesure
18:24de remonter
18:25les taux de politique monétaire
18:27et a fortiori
18:29la réserve fédérale américaine
18:30qui est quand même
18:30dans le monde développé,
18:32l'endroit où il y a
18:32et le plus de croissance réelle
18:33et le plus d'inflation.
18:36Et donc une banque centrale
18:37qui a été jugée
18:37comme étant extrêmement en retard
18:38sur sa politique
18:39de taux d'intérêt.
18:40Aujourd'hui,
18:40c'est beaucoup moins le cas.
18:42Il y a quand même
18:43des mouvements d'ajustement
18:43extrêmement forts
18:45sur les taux courts américains.
18:47Donc sur la réunion
18:49de la Fed de mercredi,
18:53le deuxième,
18:53on va dire,
18:54banquier central américain
18:55le plus important,
18:56donc M. Waller
18:58nous avait dit quoi ?
18:59Bien que sa décision
19:01bougerait en fonction
19:01des chiffres d'inflation.
19:02L'inflation, bien sûr.
19:03Chiffres d'inflation
19:03qui ont été relativement forts,
19:04qui devraient continuer
19:05à accélérer.
19:06Là aussi, je veux dire,
19:07les prix de l'agroalimentaire,
19:09on ne les retrouve pas encore
19:10dans l'inflation
19:11de l'alimentation
19:12aux États-Unis, par exemple.
19:14On parle beaucoup
19:15du choc pétrolier,
19:16ça ne se voit pas encore
19:17beaucoup dans les biens durables,
19:18sur les chiffres d'inflation
19:19qu'on a eus
19:20la semaine dernière.
19:22Et donc ça,
19:22ça veut dire quoi ?
19:23Qu'il y a quand même encore,
19:23on va dire,
19:26les chiffres d'inflation
19:26continuent à la hausse.
19:28Et donc, M. Waller
19:29nous a laissé entendre
19:31de par sa fonction de traction
19:32qu'il voterait plutôt
19:33pour une hausse de taux.
19:34Donc aujourd'hui,
19:34les marchés anticipent,
19:36on va dire à 90%,
19:38une hausse de taux
19:39mercredi soir.
19:40Si ça ne devait pas arriver,
19:42on revivrait un petit peu
19:43la séquence qu'on a eue
19:44entre le moment
19:44où M. Warch
19:45a été nommé à la Fed
19:47ou il a fait un discours
19:48en disant
19:49que ce n'était pas acceptable
19:50que l'inflation américaine
19:51soit au-dessus de sa cible
19:52depuis 60 mois,
19:54quelque chose comme ça.
19:55Pour ensuite,
19:56un peu se dégonfler
19:57comme un soufflé
19:58à la réunion au juillet,
19:59ce qui avait entraîné
20:00une remontée très forte
20:01des taux longs.
20:01Et si la Fed
20:03n'était pas terminée
20:03à remonter ses taux d'intérêt
20:05mercredi,
20:06je pense qu'il y aurait
20:06un vrai risque
20:08sur les taux obligataires
20:09à plus long terme
20:11aux Etats-Unis.
20:12Pour rappel,
20:13quand la Réserve fédérale
20:14a baissé ses taux d'intérêt
20:15sur ce dernier cycle,
20:18les taux de cours
20:19ont baissé de 1%,
20:19les taux longs
20:20ont remonté
20:21même de à peu près
20:221% aussi.
20:24Et c'est bien ça
20:25qui affecte quand même
20:26beaucoup de l'emprunt
20:27hypothécaire,
20:27par exemple,
20:28aux Etats-Unis.
20:28Oui, c'est sûr.
20:29On va attendre mercredi.
20:31Le marché price,
20:31vous l'avez dit,
20:32Kévin,
20:32à 90%,
20:33une hausse des taux.
20:34Donc, réponse mercredi soir.
20:37Jean-François,
20:38vos commentaires
20:38sur cette Réserve fédérale.
20:40au final,
20:41l'inflation,
20:41elle progresse,
20:42mais l'inflation
20:43en version cœur,
20:45elle est sur un an,
20:45elle est quand même
20:46au plus bas
20:46depuis 2021.
20:49Oui, vous avez raison.
20:50En fait,
20:51pour l'instant,
20:51ce qu'on constate,
20:52c'est plutôt la partie énergétique
20:53qui effectivement progresse.
20:55Pour l'instant,
20:55on ne voit pas
20:56les fameux effets
20:56de second tour,
20:57c'est-à-dire la transmission
20:59sur que ce soit
21:00les salaires
21:00ou que ce soit
21:02dans d'autres secteurs,
21:03ou l'immobilier,
21:04etc.
21:05Donc, pour l'instant,
21:06ça reste relativement
21:07contenu isolé.
21:08Mais ce que disait Kevin,
21:09c'est que ça va forcément
21:10finir par arriver,
21:11c'est ça ?
21:11Forcément.
21:12C'est toute la question.
21:14On doit probabiliser
21:15ce qui ressemblerait
21:16à l'instant.
21:17Mais c'est vrai
21:17qu'avec un taux de chômage
21:19à 4,1%,
21:20en dessous du taux
21:21de plein emploi
21:22de la même
21:23de la Réserve fédérale,
21:24je ne suis pas convaincu
21:25que la transmission salariale
21:26aux États-Unis
21:26reste à 3%.
21:28Donc, oui,
21:29pour l'instant,
21:29les chiffres qu'on a,
21:31effectivement,
21:31tout va bien
21:32sur le front,
21:33en tout cas,
21:34sans que ce soit l'emploi.
21:36Même, ça surprend
21:36plutôt à la hausse.
21:39Côté immobilier,
21:40il n'y a pas de sujet.
21:41Côté inflation.
21:43Et en fait,
21:43là, c'est déjà sur le PPI,
21:45donc les prix à la production.
21:46On commence à voir
21:47que ça pique.
21:48Oui, les PPI
21:49qui sont moins volatiles
21:50que l'inflation,
21:51enfin le CPI
21:52publié le lendemain.
21:53Et donc, là,
21:54pour le coup,
21:55ça veut dire
21:55qu'il y a quand même
21:55des entreprises
21:57qui commencent
21:57à sentir la charge
21:59sur les coûts.
22:00Alors,
22:01il ne faut pas
22:01non plus trop généraliser
22:02parce que si on fait
22:04directement,
22:05on passe sur le S&P 500.
22:07Le S&P 500,
22:08ce n'est pas
22:08les valeurs industrielles
22:10qui subissent
22:11le fameux PPI.
22:13Donc,
22:14pour l'instant,
22:14ça reste relativement
22:15contenu.
22:16Mais,
22:17comme disait Kevin,
22:18via ce double mandat
22:20qu'ils ont,
22:21ils ont de la marge
22:22pour faire évoluer
22:24leur politique monétaire,
22:25remonter les taux.
22:27ça paraît cohérent.
22:29Et je terminerai avec ça,
22:31c'est que
22:33le nouveau président
22:34de la réserve fédérale,
22:35M. Walsh,
22:36il a dit clairement
22:37qu'il n'y aurait plus
22:39de forward guidance,
22:41donc,
22:41d'espèce de lisibilité
22:42qu'il va donner au marché
22:43pour leur dire
22:44ce qu'il allait faire.
22:45Donc,
22:46ça,
22:46ça va se redire comment ?
22:47C'est plus de volatilité,
22:48plus d'incertitude.
22:49Et dans le marché,
22:50on en parle
22:50de primes de termes.
22:51Donc,
22:51ça va se refléter
22:52sur toute la courbe
22:54parce que finalement,
22:55on ne sait pas trop
22:56sur quel pied...
22:57Oui,
22:57c'est sûr,
22:57il a juste dit,
22:59juste entre guillemets,
23:01à Jackson Hole
23:01qu'il remettait l'inflation
23:02au cœur
23:03des préoccupations
23:04de la réserve fédérale.
23:05Mais comme vous l'avez rappelé
23:06tous les deux,
23:07la Fed,
23:07elle doit aussi regarder
23:08l'emploi
23:09avec beaucoup plus de créations.
23:10On l'a vu vendredi
23:11d'avant
23:13que prévu.
23:14Julien,
23:15il nous reste 40 secondes
23:16si vous voulez conclure
23:18sur cette Fed
23:18qu'on attend
23:19dans deux jours.
23:21Je partage
23:22le dernier point.
23:23Pour moi,
23:23ce qui est le plus important,
23:24c'est sa première déclaration
23:25au président de la Fed,
23:26c'est-à-dire la fin
23:27de la forward guidance,
23:29qui n'a d'équivalent
23:30dans le monde politique
23:31que les tweets de Trump.
23:33C'est-à-dire,
23:33en gros,
23:34on pense des choses
23:35et vous les saurez
23:36quand on voudra bien
23:37vous les dire.
23:39Sinon,
23:39la tendance ne peut pas,
23:41mais tout le monde l'a dit,
23:42ne peut pas être
23:42une baisse de taux.
23:43Il n'y a pas d'histoire là-dessus.
23:44Donc,
23:44on parle simplement
23:45de hausse de taux.
23:47Et ce dont on parle,
23:48on revient sur la question
23:49de tout à l'heure.
23:49Quel est le taux
23:50qui sera sensible,
23:54c'est valable partout
23:55sur toute la courbe.
23:56Ils vont faire des actions,
23:57on va voir ce que ça va donner.
23:59Mais attention,
24:00le moment est tendu là.
24:02Kevin,
24:02très rapidement,
24:03vous voulez réagir.
24:04Ce qui est intéressant,
24:05je crois,
24:06c'est que la sensibilité
24:08à une hausse
24:08d'autos politique monétaire,
24:09ce n'est pas la même
24:10aux États-Unis
24:10qu'en Europe
24:10ou qu'au Japon.
24:12Et pour autant,
24:13tout a bougé de concert.
24:15Je crois que c'est
24:15M. Draghi,
24:16je finirai là-dessus,
24:17qui a dit ça
24:18fin de semaine dernière,
24:20que l'Europe
24:21développe à peu près 5%
24:22de la puissance de calcul
24:24pour l'intelligence artificielle
24:25qui est faite en Europe.
24:26C'est 75%
24:27aux États-Unis.
24:28Ce sera le mot de la fin.
24:30Merci beaucoup,
24:30messieurs.
24:30Kevin Toze,
24:31membre du comité d'investissement
24:32de Carmignac,
24:33Jean-François Fossé,
24:35directeur de la gestion multiactive
24:36d'OFI InvestaM
24:37et Julien Nebenzal,
24:38président de Itoro Patrimoine.
24:40Merci à tous les trois
24:41et puis merci à vous
24:42de nous avoir suivis.
24:44On se retrouve demain
24:45à midi et demi
24:45pour une nouvelle édition
24:47de Smart Bourse.
24:48Sous-titrage Société Radio-Canada
24:53Sous-titrage Société Radio-Canada
24:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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