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  • il y a 6 semaines
Vendredi 11 septembre 2026, retrouvez Daphné Barbedette (Présidente, France Psoriasis), Tu-Anh Duong (Dermatologue, AFD) et John Djaffar (CEO, Pictaderm) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:08Bonjour à tous et à tous et bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à
00:12l'avenir de la santé.
00:14Aujourd'hui, une spécialité essentielle, mais pour obtenir un rendez-vous, il faut parfois s'armer de patience.
00:21La dermatologie, des semaines, parfois des mois d'attente, les délais peuvent décourager les patients au point de les pousser
00:28à renoncer, à consulter.
00:30La France compte environ 2850 dermatologues en exercice pour 68 millions d'habitants.
00:36En dix ans, les effectifs de la profession ont fortement diminué alors que les besoins, eux, augmentent.
00:41Vieillissement de la population, cancer cutané, maladies inflammatoires chroniques, la dermatologie prend en charge bien plus que des problèmes d
00:49'apparence.
00:49Alors, cette pénurie entraîne-t-elle une véritable perte des chances pour les patients ?
00:54Pour en parler, deux regards complémentaires, celui du docteur Tuan Jung, dermatologue et vénérologue.
01:00membre de la Société française de dermatologie et celui de Daphné Barbedette, directrice de France Psoriasis, membre de la Fédération
01:08de la peau.
01:09Comment les patients vivent-ils leur difficulté d'accès aux dermatologues ?
01:13Camille Rioual a recueilli le témoignage de Marjolaine, atteinte d'eczéma atopique.
01:18Et face à l'urgence, peut-on imaginer de nouveaux modèles ?
01:21Telle expertise, coopération entre professionnels de santé et nouvelles technologies, la pépite santé du jour, c'est Pictaderm.
01:28Une solution qui permet notamment à des pharmaciens de solliciter l'expertise d'un médecin sur une lésion ou une
01:35pathologie cutanée.
01:36Son CEO, John Jafar, sera avec nous. Bienvenue dans Santé Futur.
01:44Bonjour à toutes les deux, bienvenue.
01:47Tuan Jung, docteur, je commence avec vous.
01:50Ces délais de plusieurs mois, c'est aussi ce que vous constatez, vous, sur le terrain ?
01:54Alors, les délais de rendez-vous, oui, on les constate.
01:57Mais en fait, on sait déjà, moi j'ai un exercice plutôt hospitalier, et je collabore notamment avec des collègues
02:03libéraux,
02:04et on s'est organisé en fait au sein d'équipes de soins pour justement améliorer le parcours de soins
02:09des patients,
02:11qu'ils soient chez des professionnels de santé médicaux ou non médicaux, grâce éventuellement à la télédermatologie.
02:17Donc on a évidemment des patients qui tous les jours nous disent que prendre un rendez-vous, c'est difficile
02:21de prendre un rendez-vous avec nous.
02:24Mais de l'autre côté, on a, quand on est accessible par la télédermato, en fait, des patients que l
02:29'on convoque en moins de 48 heures pour les prendre en charge
02:32si on juge que le motif est urgent et nécessite une prise en charge rapide.
02:37Et la télédermato, donc, ça se démocratise ?
02:39La télédermato, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
02:41Ça fait depuis 2010 qu'on a un cadre législatif qui permettait en fait à des médecins, uniquement au début,
02:47de faire des demandes d'avis dermatologiques à des dermatologues.
02:52Donc ça, c'est le cadre de la télémédecine 2010.
02:54Et depuis 2022, tous les professionnels de santé, médicaux ou non médicaux, peuvent faire la demande, en fait, d'un
03:01avis dermatologique
03:02en donnant lieu à un remboursement par la Sécurité sociale.
03:07Daphné Barbedette, vous êtes en contact avec les patients.
03:11Certaines personnes essayent, une dizaine, parfois une vingtaine de dermatologues, avant de trouver un rendez-vous.
03:16À quel point cette recherche devient-elle un parcours du combattant de votre point de vue ?
03:22C'est dramatique.
03:23C'est dramatique parce que les gens sont fatigués, désespérés et veulent se soigner, mais ne peuvent pas.
03:30Donc ils comprennent la situation parce que nous, en tant qu'association de patients, on explique la situation.
03:36Mais il est vrai que souvent, c'est mon dermatologue est parti à la retraite, je ne sais plus où
03:41aller.
03:42Il y a un nouveau dermatologue, mais il ne prend pas de nouveaux patients.
03:46Donc il y a des solutions, heureusement.
03:49Mais c'est de la perte de chance, c'est des prises en charge qui sont plus tardives.
03:53Et puis des fois, ça peut favoriser des problèmes de santé mentale.
03:58Mentale aussi, il y a un méfait psychologique.
04:00Complètement.
04:02Docteur Daphné Marbeda, il évoque une perte de chance.
04:06Vous êtes d'accord ?
04:07Je pense qu'en fait, la souffrance, elle est plus dans l'anxiété d'avoir un rendez-vous.
04:11Car en réalité, il faut quand même insister sur les acteurs du soin.
04:15Les acteurs du soin, ça reste quand même le pivot, le médecin généraliste.
04:18Les différentes réformes de la santé ont placé le médecin généraliste.
04:21Aujourd'hui, maintenant, on donne un rôle différent aussi aux infirmiers.
04:25Donc, en fait, normalement, les patients, d'ailleurs, c'est inscrit dans là,
04:29devraient tous avoir un médecin généraliste ou du moins un acteur de soins primaires vers lequel se tourner.
04:34Et dans ces cas-là, le dermato devrait pouvoir être branché à ces acteurs de soins primaires.
04:39Encore une fois, le sujet, c'est l'anxiété de ne pas avoir de rendez-vous.
04:43Mais il y a des rendez-vous qui sont parfois mis à disposition des patients.
04:47Mais les dermatologues, en fait, les ouvrent le jour même, la veille éventuellement du planning,
04:53pour éviter notamment les patients qui vont prendre des rendez-vous et qui ne viendraient pas à leur rendez-vous.
04:57Donc, il y a aussi ce sujet en traite de rationalisation des rendez-vous.
05:01Parce que si vous ouvrez plein de rendez-vous à l'avance, ce qui se passe parfois,
05:04c'est que les patients ne viennent pas à leur rendez-vous.
05:05Ça vous semble assez bizarre, mais c'est possible.
05:09Mais pour autant, quelques semaines, quelques mois de retard,
05:12ça ne peut pas avoir un impact sur un pronostic ?
05:16Alors, on voit souvent des reportages avec effectivement les tumeurs cutanées
05:20où finalement un bon diagnostic rapide aurait permis peut-être de raccourcir effectivement le délai.
05:26Et donc, ça passe en réalité sur le sujet de la formation.
05:29Ce n'est pas seulement le problème de l'accès au rendez-vous,
05:31c'est la formation des patients ou même des médecins et des professionnels de santé
05:34à reconnaître une pathologie dermato et ce qui devrait ou pas être vu rapidement.
05:39Et à nous, dermatologues, de nous mettre à disposition
05:41pour pouvoir, entre guillemets, nous brancher sur ces différents acteurs de soins
05:44pour pouvoir voir les patients rapidement.
05:45Mais ça passe encore une fois sur la formation.
05:47Mais il s'agit quand même de prioriser et de prendre finalement le plus urgent.
05:51Le plus urgent ou celui qui nécessiterait d'être repris rapidement
05:55pour éviter les séquelles ou justement l'altération de la qualité de vie.
05:58Parce que là, on parle parfois des cancers de la peau.
06:02Il y a 18 000 mélanomes par an.
06:03Mais en réalité, il y a aussi effectivement des pathologies inflammatoires chroniques
06:07comme psoriasis ou autres qui vont entraîner des arrêts de travail,
06:13une altération de la qualité de vie et de la dépression.
06:15Et pour le coup, ça, il faut que le patient puisse être rapidement pris en charge dans une filière.
06:20Oui, Daphné, justement, si on prend le psoriasis,
06:23vous le disiez quand on préparait cette émission,
06:25c'était encore perçu comme un problème essentiellement esthétique.
06:29En gros, il est trop, du moins.
06:32Son impact est plus important.
06:34Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
06:37Oui, on a tendance à croire que c'est que esthétique.
06:40Parce que les gens ne connaissent mal ou ne posent pas de questions.
06:44Mais il y a toute la partie comorbidité qu'il y a autour de tout ce qui est maladies inflammatoires
06:49chroniques.
06:49On oublie que ce sont souvent des maladies systémiques.
06:52Et donc, plein de choses se déroulent dans le corps,
06:55type maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète,
06:59qui sont surveillées par les dermatologues.
07:02Les patients ne le savent peut-être pas ou ne comprennent pas,
07:05mais c'est bien surveillé.
07:06Et c'est important que tout le monde sache que ce n'est pas qu'une maladie de peau.
07:11Il y a aussi le côté rhumatismal.
07:12Il y a deux formes au psoriasis, d'où le ruban que je porte.
07:17Et ça, ça fait partie des comorbidités.
07:20Dès qu'on commence à avoir des douleurs, ça peut être autre chose.
07:23Il faut en parler au dermatologue,
07:25qui dira, allez voir le rhumatologue ou pas.
07:29Mais ça peut être rhumatisme psoriasique,
07:31comme ça peut être bien d'autres choses.
07:33Mais en tout cas, ne pas laisser des douleurs s'installer.
07:36Docteur, derrière une lésion cutanée,
07:38il peut y avoir une maladie locale, mais aussi systémique ?
07:41Oui.
07:42En fait, vous avez soulevé le sujet des maladies affichantes.
07:46En réalité, la dermatologie, c'est une spécialité qui a trait à la peau.
07:49Et la peau, c'est quelque chose de visible.
07:51Donc en réalité, même une acné, ça ne vous semble pas mortel.
07:54Mais une acné mal traitée ou non traitée chez un adolescent
07:58peut avoir des impacts, notamment sur son environnement psychosocial.
08:03et la manière dont il va appréhender ses relations à l'autre, etc.
08:07Et donc, en fait, la dimension visuelle de la dermatose, c'est très important.
08:10Parce que quand on parle justement de « est-ce que ce n'est pas grave ? »
08:13parce que c'est juste une question esthétique,
08:14mais en réalité, la raison, ça peut avoir un impact.
08:17Parce que si vous avez une maladie comme un lupus,
08:20qui est une maladie inflammatoire systémique,
08:22mais qui peut être uniquement cutanée,
08:24vous allez avoir des plaques sur le visage.
08:25C'est affichant.
08:26Vous ne pouvez pas regarder le soleil
08:27parce que sinon, vous allez avoir des plaques liées au soleil.
08:30Et donc, en fait,
08:31certes, vous n'avez pas une forme systémique
08:33avec une atteinte de votre rein,
08:34mais vous avez quand même une forme d'un lupus
08:36qui va altérer l'affichage que vous allez avoir
08:39de votre visage dans la vie de tous les jours.
08:42Donc, il faut quand même bien avoir en tête
08:44que les maladies dermatologiques,
08:46quelles qu'elles soient, en fait,
08:47que ce soit l'acné, la rosacée
08:50ou même la dermatite séborique,
08:52qui est à la fois un état pelliculaire
08:54et vous savez, parfois, quelques squams sur le visage,
08:57oui, ce n'est pas mortel,
08:59mais en fait, si vous n'arrivez pas à bien vous traiter,
09:02vous allez avoir des pellicules plein vos vêtements,
09:05vous allez avoir, finalement,
09:06le visage tout le temps un peu farineux
09:07et surtout...
09:09Oui, il y a un vrai impact.
09:10Voilà. Et pour autant, effectivement,
09:12on ne sera pas dans le sujet
09:13de pouvoir dire que c'est mortel.
09:15Et donc, vraiment, j'insiste sur le fait
09:17que les maladies de peau,
09:19c'est avant tout former les gens
09:20et former les patients
09:21et former aussi les professionnels de santé
09:23à ce qu'est une maladie de peau
09:25et à les reconnaître
09:26et à savoir quand consulter.
09:27C'est-à-dire que nous-mêmes,
09:28mieux s'informer
09:29et mieux maîtriser le sujet de notre pathologie.
09:31Voilà.
09:31Ça passe quand même sur cette formation
09:35de tous les acteurs, en fait,
09:37y compris le patient,
09:38à finalement ce que c'est qu'une maladie de peau
09:40et à quel moment on peut être amené à consulter
09:41et quels sont ensuite les moyens
09:43qu'on va avoir d'avoir accès aux dermatos.
09:45C'est tous ces sujets
09:46qu'on travaille aujourd'hui
09:47avec différents acteurs,
09:49publics ou privés.
09:50Mais le sujet,
09:51c'est quand même de bien former les gens
09:52à reconnaître ce qui est grave
09:53de ce qui ne l'est pas
09:54et de ne pas inquiéter
09:55de manière non plus inutile.
09:57On voit que trop,
09:59dans un contexte justement
10:00de difficulté d'accès aux soins,
10:01de gens encore
10:02qui vont systématiquement
10:03chez le dermatolo
10:04pour un check
10:06alors qu'ils n'ont pas
10:06de facteur de risque
10:07de carcinome
10:08ou de mélanome,
10:09que ce sont des gens comme vous,
10:10par exemple,
10:11sans facteur de risque,
10:13familiaux éventuellement,
10:14jeunes,
10:15et qui voudraient juste
10:16montrer leur peau
10:17avec quelques questions
10:18par rapport à leurs tâches
10:19et ce n'est pas forcément
10:20envoyer aujourd'hui
10:21quelque chose
10:22qui nécessiterait
10:23qu'on ouvre énormément plus
10:24de consultations dermato.
10:25Vous comprenez ?
10:26Et donc ça passe,
10:27encore une fois,
10:28un système qui est bien utilisé,
10:29c'est un système
10:30qui est finalement
10:31à bien organiser son recours
10:33et la formation
10:34en fait de différents acteurs
10:35pour pouvoir venir
10:37voir le spécialiste.
10:38Je rebondis,
10:40je me permets,
10:40parce que justement,
10:42les associations de patients
10:43sont là pour ça.
10:45Je représente là
10:46la Fédération française de la peau.
10:47Il y a 26 associations
10:49de patients dans la Fédération
10:51et ça va de tout type.
10:53Et vous constatez
10:54ce problème de méconnaissance
10:55du patient
10:55quant à sa propre pathologie ?
10:57Bien sûr,
10:58tous les jours.
10:58C'est pour ça
10:59qu'on sert à quelque chose,
11:01qu'on est complémentaire
11:02par rapport au dermatologue.
11:04C'est que le dermatologue
11:06a un temps donné
11:07et nous,
11:08on est là pour rassurer,
11:10pour apprendre,
11:11faire comprendre,
11:13rassurer,
11:14dire qu'il faut préparer
11:15sa consultation,
11:17voilà,
11:18sensibiliser,
11:19faire de la prévention.
11:20Il faut être en maîtrise,
11:20il faut être acteur aussi.
11:21Et puis,
11:23expliquer pourquoi
11:24il y a un délai d'attente,
11:26qu'est-ce qu'on peut faire
11:27en attendant
11:28qu'il y ait de la pérédance,
11:30qu'il y ait de l'éducation
11:31thérapeutique du patient.
11:32Voilà,
11:33expliquer tout ce qu'il y a
11:35autour en attendant
11:36d'avoir son rendez-vous.
11:38Je vous propose
11:39qu'on regarde tout de suite
11:40un témoignage.
11:41Qu'est-ce que cette pénurie
11:43signifie lorsqu'on est
11:44soi-même patient ?
11:45C'était au micro
11:46de Caméry Wall.
11:47Pendant mon enfance,
11:48mon adolescence,
11:50ça allait,
11:51j'avais un dermato,
11:51puis en fait,
11:52quand on déménage,
11:53on change de ville,
11:55là,
11:55ça peut devenir compliqué
11:57parce qu'il faut trouver
11:58un nouveau dermato
11:59qui accepte
11:59des nouveaux patients,
12:00ce qui est de plus en plus rare.
12:02Le problème actuellement,
12:03c'est qu'il y a
12:04des médicaments innovants
12:05qui sont intéressants
12:06pour les patients,
12:06mais qui ne peuvent être
12:07prescrits que par des dermatos.
12:09Donc,
12:10si on n'en a pas,
12:10ça peut être très handicapant.
12:12En moyenne,
12:12le délai,
12:13c'est 4 à 6 mois,
12:16je dirais.
12:17Voilà,
12:17ce qui est long,
12:19surtout quand on est en crise.
12:20J'ai eu,
12:20il y a plusieurs années,
12:21une très grosse crise,
12:23vraiment une sévérité
12:24que je n'avais jamais connue.
12:27Je n'ai pas réussi
12:28à trouver de dermato
12:30pour gérer cette crise
12:32en urgence.
12:33Donc,
12:33elle a duré
12:338 à 10 mois
12:35avant que je trouve
12:35un dermato.
12:37Tous les traitements classiques
12:38ne fonctionnaient pas.
12:39c'est une période
12:40où j'ai dû
12:42m'arrêter de travailler
12:43sur certaines périodes
12:44parce que je ne pouvais plus
12:45m'habiller,
12:45je ne pouvais plus
12:46mettre de chaussures
12:46par exemple.
12:48J'ai dû télétravailler,
12:49j'ai dû adapter
12:50en tout cas mon travail.
12:53Je ne pouvais plus
12:53faire de sport,
12:54je sortais très peu
12:57parce qu'aller au cinéma,
12:58au théâtre
12:58ou dans des soirées
12:59alors que je me démangeais.
13:02J'étais obligée
13:03parfois de devoir
13:04enlever des vêtements
13:05pour pouvoir me gratter
13:07par exemple.
13:08Donc,
13:09ça a été
13:10deux ans
13:10très compliqués.
13:12Ce qu'on vient d'entendre,
13:13c'est le témoignage
13:14de Marjolaine
13:15atteinte
13:15donc d'eczéma
13:17atopique.
13:18C'est représentatif
13:20de ce que vous entendez
13:21au quotidien ?
13:22Bien sûr.
13:22Les gens s'isolent,
13:24ils ne sont pas bien.
13:25C'est compliqué.
13:26Tout ce qui est affichant,
13:27c'est compliqué.
13:28Donc,
13:29oui,
13:30plus on attend
13:31et encore,
13:32là,
13:32elle dit 4 mois
13:33mais il y a des gens,
13:34c'est 9 mois
13:34de délai.
13:36L'avantage,
13:37c'est qu'effectivement,
13:38comme disait le docteur,
13:39quand il y a une vraie sévérité,
13:41nous,
13:42en tant qu'association
13:43de patients,
13:44on insiste pour dire
13:45si vraiment là,
13:46vous êtes en crise,
13:47n'hésitez pas
13:48à demander,
13:49à dire
13:50que vous pouvez envoyer
13:51une photo
13:51et eux,
13:52vous prendront
13:53ou pas
13:53mais en tout cas,
13:54il ne restait pas
13:56comme ça.
13:56Oui,
13:57qu'est-ce que vous recommandez
13:58docteur à une patiente
13:59qui comme elle,
13:59connaît des crises
14:00très violentes ?
14:01Du coup,
14:02pour moi-même,
14:03suivre des patients
14:04avec des pathologies
14:06inflammatoires
14:06comme la dermatite atopique,
14:08contexte où ils sont traités
14:09ou éventuellement
14:10ils sont complètement stables,
14:11je n'ai pas forcément besoin
14:12de les voir avant un an
14:13et donc,
14:14je m'appuie en fait
14:15avec un médecin généraliste
14:17mais je leur fais une ordonnance
14:18on va dire pour un an.
14:19Par contre,
14:19ils savent
14:20lorsqu'ils ont un problème
14:21et que ça ne passe pas
14:22alors avec justement
14:23un traitement éventuellement
14:24de la crise
14:25parce qu'on leur donne
14:26une ordonnance aussi
14:26en cas de crise
14:27comment gérer,
14:29ça s'appelle
14:29l'éducation thérapeutique.
14:30Dans ces cas-là,
14:31ils nous contactent
14:32en fait,
14:33nous dermatologues
14:34ou alors ils vont
14:35via leur médecin généraliste
14:36dans le cas de Marjolaine
14:36il aurait fallu
14:37qu'elle aille se faire
14:37son généraliste.
14:38Aujourd'hui,
14:39le généraliste
14:39aurait très bien pu solliciter
14:40un dermatologue
14:42qui n'est pas forcément
14:43son correspondant préféré
14:44mais un dermatologue
14:45via la télédermatologie
14:47encore une fois
14:47en voie du dossier
14:48avec les photos
14:49et les éléments
14:51entre guillemets
14:52du dossier de Marjolaine
14:53et en réalité
14:54le dermatologue
14:54aurait pu faire lui-même
14:55l'ordonnance
14:56la première
14:57et ensuite
14:58convoquer dans un réseau
14:59présentiel le patient.
15:00C'est quand même
15:01aujourd'hui
15:01il faut quand même
15:02insister
15:02que dans ce contexte
15:05d'organisation difficile
15:06du soin
15:07et du recours
15:07le numérique
15:08nous permet
15:09de finalement
15:10créer des réseaux
15:11et des ponts
15:11entre différents
15:12professionnels de santé
15:13mais il faut aussi
15:14à côté de la situation
15:15du distanciel
15:17et de la télémédecine
15:19c'est-à-dire
15:19un diagnostic
15:20complètement distanciel
15:21avoir une filière
15:22de soins présentiels.
15:23Ce qu'on peut penser
15:24comme ça
15:24un peu curieux
15:24en tout cas
15:25pour nous
15:26mortels
15:28comme il s'agit
15:29de problèmes
15:29de peau
15:30on se dit
15:30que quand même
15:33un rendez-vous
15:33en présentiel
15:35c'est sans doute
15:36plus pertinent.
15:37Oui et non
15:39comme vous l'avez dit
15:39c'est un problème
15:40de peau
15:40et donc la peau
15:41c'est un organe visible
15:42donc finalement
15:43la peau
15:44c'est un des meilleurs
15:45organes qui se prêtent
15:46notamment à la télémédecine
15:47et au fait de faire
15:48des photos de la peau
15:49mais encore une fois
15:50faut-il pouvoir transmettre
15:51à la bonne personne
15:52les photos
15:52et avec les bons
15:53renseignements cliniques
15:54pour que
15:54entre guillemets
15:55le dermatologue
15:56puisse prendre une décision
15:57mais dans le cas
15:58on va dire
15:58de Marjolaine
16:01effectivement
16:01la première chose
16:02aurait été
16:02de pouvoir consulter
16:03en fait un professionnel
16:04de santé primaire
16:06médecin généraliste
16:07ou autre
16:08à côté d'elle
16:09pour pouvoir
16:09entrer rapidement
16:11dans une filière
16:11de dermatologue
16:12ou alors
16:13alors elle nous a souligné
16:14que dans son cas de figure
16:15il se trouvait
16:16que son médecin
16:17était parti à la retraite
16:18donc probablement
16:19qu'il n'avait pas laissé
16:20non plus de possibilité
16:21à aller voir un autre collègue
16:22nous nous ne sommes pas
16:23la médecine libérale
16:24elle ne vous permet pas
16:25d'indiquer absolument
16:26tel ou tel collègue
16:27aujourd'hui les patients
16:28sont libres de choisir
16:29et c'est aussi ça
16:29que l'on paye
16:30par rapport à d'autres systèmes
16:32où finalement
16:32les patients
16:33dans des systèmes
16:34anglo-saxons
16:35ou en Hollande
16:35où en fait
16:36un patient a un médecin
16:38un médecin est lié
16:39à un spécialiste
16:41on paye ça quelque part
16:42en France
16:42parce que la liberté de choix
16:43de choisir son médecin
16:44quand on en avait beaucoup
16:45dans les années 80
16:46il n'y avait pas de problème
16:48on voit bien que c'est
16:49un vrai sujet
16:49de santé publique
16:51toutes spécialités confondues
16:52des patients qui se résignent
16:54et qui abandonnent
16:54l'idée de se soigner
16:55c'est quelque chose
16:56que vous constatez beaucoup
16:57elle écoute tout le temps
16:59alors tout le temps
17:00c'est pareil
17:01il y en a qui s'acharnent
17:03et ils veulent vraiment soigner
17:04ils savent que c'est important
17:05tout dépend comment la personne
17:06a reçu son diagnostic
17:08où elle en est
17:09dans son parcours
17:10mais beaucoup
17:11et c'est sur globalement
17:12tout le territoire pardon
17:13alors c'est sur tout le territoire
17:15malheureusement
17:16même en Ile-de-France
17:20c'est un vrai constat
17:21qu'effectivement
17:22il y en a beaucoup
17:23qui disent
17:23puisque c'est comme ça
17:24je vais arrêter de se soigner
17:25et qu'est-ce que ça provoque
17:26à terme
17:26c'est les effets psychologiques
17:27dont vous parliez
17:28bien sûr
17:28puis des crises
17:29la personne elle est en crise
17:31après
17:32ça peut être une évolution
17:34de la maladie
17:35mais justement
17:36il ne faut pas
17:36c'est l'avantage
17:38de la télé expertise
17:39c'est que si
17:40il y a une grosse crise
17:41ou quoi
17:42il y a quand même
17:43des solutions
17:44après
17:45ça ne résout pas tout
17:46ça ne résout pas tout
17:47il faut que le numérosclusus
17:49continue à augmenter
17:51raisonnablement
17:51mais quand même
17:53enfin il y a
17:53voilà
17:54il ne faut pas laisser ça
17:55comme ça
17:56il faut pendant 10 ans
17:57essayer de trouver
17:58des solutions
17:58où tout le monde
18:00se parle
18:01collabore
18:03harmonise
18:04faire du partenariat
18:05en santé
18:05toujours une affaire
18:07de synergie
18:07entre tous les acteurs
18:08et on a tous
18:10notre rôle à jouer
18:11on est tous complémentaires
18:13nous on a notre rôle
18:14les médecins ont leur rôle
18:15les patients
18:16ont leur rôle
18:17le gouvernement
18:17tout le monde
18:18mettons tout ça
18:20sur la table
18:20pour que ça se passe bien
18:21et que
18:23que les gens
18:24se soignent
18:25parce que de toute façon
18:25on va payer les peaux cassées
18:27à un moment donné
18:27où ça sera pire
18:28oui ça a un coût sanitaire
18:30ce qui est intéressant
18:31en fait
18:31avec notamment
18:32les innovations thérapeutiques
18:33parce que la dermatologie
18:34ces dernières années
18:35a connu en fait
18:36des boums
18:38thérapeutiques
18:38une maladie
18:39comme le mélanome
18:41auparavant
18:41aujourd'hui
18:42en fait
18:42même avec un stade
18:43métastatique
18:44on arrive à la contrôler
18:45et voire même
18:46à faire régresser
18:47les lésions
18:48grâce aux immunothérapies
18:49donc on a vraiment
18:51changé la face
18:52de la prise en charge
18:53dermatologique
18:53on n'est pas du tout
18:54dans un aspect
18:55aujourd'hui
18:55où on vous regarde
18:56et on met juste des crèmes
18:57et si je prends
18:58une pathologie
18:58comme par exemple
18:59le vitiligo
19:00le vitiligo
19:01qui est vous savez
19:02la dépigmentation
19:03en fait
19:03du coup de maladie inflammatoire
19:05qui dépigmente
19:06en fait la peau
19:07donc les gens
19:07vont avoir des taches blanches
19:09donc on voit bien
19:09que plus vous allez être
19:10foncé de peau
19:11plus ça va se voir
19:12et plus ça peut être
19:12impactant
19:13en termes de contexte
19:15enfin je veux dire
19:16esthétique
19:17mais finalement
19:17même social et psychique
19:19et bien
19:20il y a eu en fait
19:21une révolution
19:22il y a deux ans
19:23en fait
19:23avec une crème
19:24un traitement
19:25un traitement topique
19:26qui se mettait
19:27en fait
19:28dans le cadre
19:29du traitement
19:29du vitiligo
19:30et c'est grâce
19:31pour le coup
19:32aux associations
19:32de patients
19:33aux réseaux sociaux
19:34donc c'était plutôt
19:35un effet bénéfique
19:36que les patients
19:38en fait
19:38ont finalement
19:39connu un traitement
19:41et moi j'ai vu
19:42beaucoup de patients
19:42qui avaient été suivis
19:44longtemps par des dermatos
19:45mais à qui on avait dit
19:47ou des généralistes
19:47qui leur avaient dit
19:48de manière vous avez
19:49un vitiligo
19:49vous avez perdu
19:50votre coloration
19:51la peau
19:51il n'y a rien à faire
19:53il ne faut pas
19:53vous mettre au soleil
19:56on ne peut pas traiter
19:58et à bien que pourra
20:00vous pouvez me maquiller
20:01or vous voyez bien
20:02que même
20:03quand on avait rendez-vous
20:04chez un dermato
20:05si le dermato
20:06entre guillemets
20:07n'avait pas accès
20:08à cette innovation
20:09thérapeutique
20:09ou qu'il n'était pas formé
20:10encore une fois
20:11j'insiste sur ce sujet
20:12à l'extérieur
20:12de la formation
20:13c'est capital
20:14et bien
20:16du coup
20:17le patient
20:18lui avait reçu
20:18entre guillemets
20:19un mauvais message
20:19ou alors était
20:21resté pendant 10 ans
20:22voilà
20:22à côté de ce mauvais message
20:24il nous reste peu de temps
20:24mais il y a une question
20:25qui revient régulièrement
20:26dans le débat public
20:26et qu'on ne peut pas
20:27ne pas évoquer
20:28on voit parfois
20:29sur les plateformes
20:30de rendez-vous
20:30des créneaux disponibles
20:31rapidement
20:32pour des actes esthétiques
20:33alors que les consultations
20:35médicales
20:36peuvent nécessiter
20:36plusieurs mois d'attente
20:38Daphné
20:39comprenez-vous
20:39que les patients
20:40puissent avoir
20:40le sentiment
20:41que la dermatologie esthétique
20:43passe avant la dermatologie
20:44médicale parfois
20:45alors oui
20:47parce que Doctolib
20:48le présente comme ça
20:50c'est effectivement
20:52plus rapide
20:53d'avoir un rendez-vous
20:54esthétique
20:55qu'un rendez-vous
20:57classique
20:58par contre
20:59il n'y a pas que
20:59Doctolib
21:00donc voilà
21:02il y a des réalités
21:05voilà
21:06c'est une réalité
21:06mais ce n'est pas
21:08il n'y a pas que
21:08l'esthétique
21:09il n'y a que 10%
21:10en fait
21:11de dermatologues
21:11qui font l'esthétique
21:12c'est une réalité
21:14sur la plateforme
21:15après
21:16comme disait le docteur
21:17il y a d'autres moyens
21:18donc il ne faut pas hésiter
21:19à appeler
21:20des dermatologues
21:21et essayer
21:22d'avoir
21:23des créneaux autrement
21:25parce que
21:26sinon
21:27ils vont rester bloqués
21:28et puis
21:29le nombre de fois
21:30où ils prennent un rendez-vous
21:32pour de l'esthétique
21:33en pensant que le dermatologue
21:34va les prendre
21:34et ils sont refoulés
21:36donc
21:36ça donne encore plus
21:38du mal
21:39donc il faut
21:41c'est un constat
21:42mais à la fois
21:43il y a des solutions
21:43en appelant
21:44voilà
21:45quand on peut
21:46Docteur vous travaillez
21:47à l'hôpital
21:47mais comment est-ce que
21:48vous répondez
21:48à cette critique
21:49malgré tout ?
21:49Je trouve que c'est un peu
21:50injuste vis-à-vis des dermatologues
21:51parce qu'encore une fois
21:52on l'a dit
21:53la dimension de la dermatologie
21:54c'est une spécialité visible
21:55donc en fait
21:56il y a forcément
21:56une dimension esthétique
21:57maintenant la réalité des chiffres
21:59c'est 5 à 10% seulement
22:00des dermatologues
22:01qui font de l'esthétique
22:01oui c'est une part minoritaire
22:02et moi j'interpellerais plus
22:04sur l'esthétique
22:05par d'autres spécialistes
22:06parce qu'en réalité
22:06les généralistes
22:08les ORL
22:09plein de gens font de l'esthétique
22:10alors que ça ne fait pas partie
22:11dans le continuum
22:12de leur spécialité
22:12Oui mais néanmoins
22:12pourquoi cette impression
22:13est-elle si forte
22:14chez les patients ?
22:15Parce que comme je vous l'ai dit
22:16les dermatologues
22:17qui aujourd'hui
22:17se mettent sur des plateformes
22:18de rendez-vous
22:19pour limiter
22:20un phénomène
22:21qui s'appelle aussi
22:21le no-show
22:22c'est-à-dire les patients
22:23qui ne viennent pas
22:23à leur rendez-vous
22:24attention
22:24on parle quand même aussi
22:25d'offres de soins
22:26qui sont parfois proposées
22:27avec des gens
22:28qui ne viennent pas
22:28à leur rendez-vous
22:29ce qui est curieux
22:30qui est curieux
22:31ont mis en place
22:32des organisations
22:33diverses et variées
22:34en fonction des cabinets
22:34dont l'appel
22:36le rappel
22:36l'envoi de photo
22:37et ça ça peut complexifier
22:38parfois un peu
22:38l'affichage
22:39entre guillemets
22:40de l'offre de soins dermato
22:41là où sur l'esthétique
22:42des rendez-vous
22:43vont être ouverts
22:43et en fait
22:44ils vont être ouverts
22:45mais pourvus
22:45ou pas pourvus
22:46mais en réalité
22:47il y a plus de rendez-vous
22:49de dermatologie médicale
22:50que de rendez-vous
22:51d'esthétique
22:52la seule différence
22:53c'est que finalement
22:54que les gens ne viennent pas
22:54en esthétique
22:55c'est moins problématique
22:56que les gens ne viennent pas
22:56à leur rendez-vous médicaux
22:57c'est un problème
22:58et donc du coup
22:59peut-être effectivement
23:00pour avoir un rendez-vous médical
23:01on va vous demander
23:02de rappeler une secrétaire
23:03ou d'avoir envoyé
23:04une photo avant
23:05Merci beaucoup
23:06c'est déjà la fin
23:07de cette séquence
23:09Merci à toutes les deux
23:10docteur Tuan Jung
23:11dermatologue et vénérologue
23:13et merci à vous
23:14Daphné Barbedette
23:15directrice de France Psoriasis
23:17Merci pour cet éclairage
23:19on passe tout de suite
23:19à la pépite santé
23:25On vient de le voir
23:26la pénurie de dermatologues
23:27oblige à repenser
23:28le parcours de soins
23:29alors pourquoi ne pas
23:30utiliser davantage
23:31les professionnels de santé
23:32qui se trouvent déjà
23:33au plus près des patients
23:34c'est le pari de Pictaderm
23:36une solution qui permet
23:38à des pharmaciens
23:38de solliciter à distance
23:39l'expertise d'un médecin
23:40notamment à partir
23:42de photographies
23:43d'une lésion cutanée
23:44je reçois pour en parler
23:46John Jaffar
23:46CEO de Pictaderm
23:47John bonjour
23:48et bienvenue dans
23:49Santé Futur
23:49Pourquoi avoir choisi
23:51la pharmacie
23:52comme point d'entrée ?
23:53C'est assez simple
23:54c'est que la pharmacie
23:55est déjà la porte d'entrée
23:56du soin en dermatologie
23:57pour beaucoup de patients
23:58donc en fait
23:59les pharmaciens reçoivent
24:00en moyenne
24:00plus d'un patient par jour
24:02pour des problèmes de peau
24:03qu'ils ne peuvent pas
24:03prendre en charge
24:04et donc qui renvoient
24:05soit vers les urgences
24:06qui sont déjà encombrées
24:07soit vers des médecins généralistes
24:08qui sont eux également encombrés
24:09puisque les patients
24:10viennent les voir eux
24:11donc les patients sont déjà là
24:12mais les pharmaciens
24:13n'avaient pas
24:13avant l'arrivée de Pictaderm
24:14de solution
24:15pour les prendre en charge
24:15Et donc vous êtes venu
24:17avec un dermoscope
24:19est-ce que vous pouvez
24:20nous montrer
24:20justement en direct
24:21comment est-ce que
24:22ça fonctionne ?
24:24Exactement
24:24alors le dermoscope
24:25en fait ça va être
24:26une des deux parties
24:27qu'on va adresser
24:29chez Pictaderm
24:30donc pour tout ce qui va
24:31concerner les lésions pigmentées
24:33les grains de beauté
24:34en fait c'est une petite loupe
24:35avec une lumière polarisée
24:36que vont utiliser
24:37les dermatologues au cabinet
24:38également
24:38c'est un dispositif médical
24:39et qui va permettre
24:40en fait de zoomer
24:41sur votre peau
24:42avec une polarisation de la lumière
24:43qui permet de voir
24:44finement la lésion
24:45donc c'est à fixer
24:46sur l'objectif du téléphone
24:47exactement
24:48celui-ci est portable
24:49il est miniature en fait
24:50et donc le pharmacien
24:51va venir le clipser
24:52sur son téléphone
24:53et va le coller
24:54donc après l'avoir allumé
24:55va le coller
24:56sur votre peau
24:56sur la lésion
24:56ce qui va permettre
24:58en fait d'avoir une image
24:59dermoscopique de la lésion
25:00pour rendre un avis médical sûr
25:01et donc pour ce faire
25:04les pharmaciens
25:04doivent avoir
25:06un partenariat
25:07déjà établi
25:09avec un médecin en particulier
25:10comment est-ce que ça fonctionne ?
25:11Pas du tout
25:11en fait en s'inscrivant
25:12sur Pictaderm
25:13ils ont accès
25:13à notre réseau médical
25:15donc nous on a construit
25:16un réseau médical
25:16qui est sur tout le territoire
25:18qui va être composé
25:19de médecins généralistes
25:19qui sont formés
25:20en dermatologie
25:21via des diplômes universitaires
25:22ou de dermatologues
25:23et donc en fonction
25:24de la complexité de la demande
25:25ça va être l'un ou l'autre
25:26de ces médecins
25:26qui va répondre
25:26mais le pharmacien
25:27a juste à envoyer sa demande
25:28et nous derrière
25:29c'est notre réseau médical
25:30qui va prendre le relais
25:31Et donc vous annoncez
25:32une réponse généralement rapide
25:33parfois dans la journée
25:34ou plus tard sous 48 heures
25:36qu'est-ce que ça peut changer
25:37pour un patient ?
25:38Alors exactement
25:39la réponse est rapide
25:40donc c'est maximum 48 heures
25:41et un délai d'attente
25:42médian de deux heures
25:43et en réalité
25:44ce que ça va changer
25:45c'est tout simplement
25:46l'angoisse psychologique
25:47puisqu'aujourd'hui
25:48on a des délais d'attente
25:48qui sont extrêmement longs
25:50pour avoir un diagnostic
25:51sur une pathologie de peau
25:52plusieurs mois
25:53et donc là
25:54on arrive à avoir
25:54un avis
25:55une ordonnance
25:56quand c'est nécessaire
25:57et sur une lésion pigmentée
25:58un avis soit rassurant
25:59soit une prise en charge
26:01effective
26:02dans les 48 heures
26:03donc on n'est pas du tout
26:03sur le même impact psychologique
26:05d'angoisse
26:05face à l'attente
26:06de ce diagnostic
26:07Et donc ce sont
26:08les pharmaciens
26:09qui doivent s'outiller
26:10enfin quel intérêt
26:11pour eux finalement ?
26:13En fait les pharmaciens
26:14ils ont un intérêt
26:15simple
26:15c'est de pouvoir
26:16prendre en charge
26:16leurs patients
26:16tout simplement
26:17ils sont professionnels
26:18de santé aujourd'hui
26:19avec de plus en plus
26:20de responsabilités
26:20donc on a
26:22les pharmaciens
26:22qui aujourd'hui
26:23réalisent des trôdes
26:24pour les cystides
26:25pour les angines
26:25qui vont réaliser
26:26des entretiens de santé
26:27donc il y a vraiment
26:27une volonté
26:28pour la profession
26:29de pharmacien
26:30d'aller plus vers la santé
26:31et donc là
26:32ça répond exactement
26:33à un souci
26:34qui est prendre en charge
26:35les patients
26:35pour la dermatologie
26:36Et c'est un outil
26:37qui leur coûte cher ?
26:38Alors ça c'est un outil
26:39qui revient à 300 euros
26:40le dermatoscope
26:41et effectivement
26:42ensuite il y a
26:43un abonnement
26:44sur la plateforme
26:45Pictaderm
26:45en fonction de la pharmacie
26:47mais qui est quand même
26:48tout à fait modeste
26:49pour le gain
26:50qui arrive aux patients
26:51et il faut savoir
26:52que le dermatoscope
26:53n'est pas la seule
26:54possibilité sur Pictaderm
26:55puisqu'on a aussi
26:56tout un gros volet
26:57qui est sur les maladies de peau
26:58où il n'y a pas besoin
26:58de dermoscopie
26:59mais qui va concerner
27:00l'eczéma etc
27:00donc des pathologies
27:02qui sont plus courantes
27:03on va dire
27:03et moins spécialisées
27:06Et aujourd'hui
27:06vous êtes présent
27:07dans combien de pharmacies ?
27:08Aujourd'hui
27:09on a environ 1000 pharmacies
27:10partout sur le territoire
27:11qui couvrent
27:13oui
27:13on a également
27:15Mayotte
27:15et la Guadeloupe
27:17donc on s'étend
27:18Et où s'arrête
27:19la télé-expertise ?
27:21Est-ce que Pictaderm
27:21a vocation
27:22à remplacer
27:23une consultation
27:23chez le dermatologue ?
27:24Je suis volontairement
27:25provocatrice mais...
27:26Jamais
27:27on s'inscrit vraiment
27:28dans le parcours de soins
27:29donc nous le but
27:30de la télé-expertise
27:31ça va être d'obtenir
27:32un avis
27:33pour des pathologies
27:34de premier recours
27:35donc pour désengorger
27:36les cabinets de dermatologues
27:37pour tout ce qui va être
27:38eczéma, zona, impétigo
27:40et pour les lésions pigmentées
27:41donc tout ce qui va être
27:42suspect d'être cancérologiste
27:43ça va être de s'inscrire
27:44dans le parcours de soins
27:44donc vous avez un rendez-vous
27:45chez un dermatologue
27:46on vous dit d'attendre 2 ans
27:47mais au bout d'un an
27:48vous avez une lésion
27:49qui évolue
27:49vous pouvez avoir un avis
27:51sur cette lésion
27:52ou si vous n'avez pas
27:53de facteur de risque
27:54ça ne sert à rien
27:55d'aller entre guillemets
27:55voir un dermatologue
27:56pour une seule lésion
27:57et donc là
27:58on vous permet
27:58de vous rassurer
27:59sur cette lésion là
27:59et ensuite
28:00si cette lésion
28:01est catégorisée
28:01comme suspecte
28:02ça c'est quelque chose
28:03de très fort
28:03chez PICTADERME
28:04si elle est classée
28:04comme suspecte
28:05par nos médecins
28:06on s'engage
28:07à positionner un rendez-vous
28:08pour vous
28:08chez un médecin
28:09qui pourra la prendre
28:09en charge physiquement
28:10parce que c'est la seule option
28:12pour une lésion
28:12qui est suspecte
28:13d'être cancéreuse
28:14Merci beaucoup
28:15Merci John Jaffar
28:16Merci à vous
28:17Merci à Camille Rewal
28:19qui produit cette émission
28:20Merci à vous
28:21de nous avoir suivis

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