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Jeudi 10 septembre 2026, retrouvez François Chaulet (Président, Montségur Finance), Matthieu Barrière (Co-responsable de l'allocation d'actifs, ODDO BHF AM) et Nuno Texeira (Directeur Analyses et Stratégie, Vega Investment Solutions) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:07...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous retrouvez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:17Vous pouvez également nous retrouver en replay sur notre site bsmart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:26préférées au sommaire de cette édition. Ce soir, sans surprise, la Banque Centrale Européenne a relevé ses trois taux directeurs
00:34de 25 points de base.
00:35Mais au-delà de ce tour de vie, c'est un vrai changement de narrative qui s'opère.
00:39L'économie de la zone euro fait preuve d'une résilience supérieure aux attentes.
00:44Le vrai sujet réside dans le ton employé par la BCE qui a révisé à la hausse et l'inflation
00:49et la croissance.
00:50Une inflation sous-jacente à 2,6% en 2027 qui pourrait peut-être impliquer d'autres hausses des taux.
00:58L'inflation en zone euro tant cœur que globale reste donc nettement supérieure à l'objectif et ce, pour une
01:05période certainement prolongée.
01:06En cause donc, on le sait, c'est la poursuite des hostilités au Moyen-Orient qui maintient les coûts énergétiques
01:12au plus haut
01:13et contraint les banques centrales à durcir leur politique monétaire.
01:17Le choc énergétique se diffuse à l'économie même si le conflit s'arrêtait demain.
01:23La croissance est plus résiliente que prévu avec des pressions inflationnistes persistantes.
01:29Aux Etats-Unis, l'indice des prix à la production, les PPI, est au-dessus des attentes et des prévisions.
01:35A plus 5,4% sur un an contre 4,7% le mois précédent et renforce aussi de l
01:43'autre côté de l'Atlantique
01:44les anticipations d'un durcissement monétaire imminent.
01:47La réserve fédérale est désormais accréditée de 70% de chances de relever ses taux de 25 points de base.
01:54Dans ce contexte, la trajectoire des prix de l'énergie demeure le facteur clé du paysage macroéconomique.
02:01Le rebond des cours du pétrole continue d'impacter progressivement l'inflation sous-jacente et les prix
02:07portés par la chute des volumes saoudiens et la persistante des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
02:13Le baril de Brent progresse de plus de 4% aujourd'hui et s'établit au-delà de 105 dollars.
02:20Tandis que le WTI franchit le seuil des 100 dollars.
02:24Donald Trump lui-même a admis que le pétrole restera cher au moins jusqu'au mid-terms.
02:30Le président promettant par ailleurs un dividende de 5 000 dollars par Américain.
02:34Si les Républicains gardent le Congrès, l'envolée du pétrole et les signes d'une inflation tenace relancent une vague
02:41de vente massive sur les obligations à travers le monde.
02:46Les taux américains à 20 et 30 ans ont grimpé à 5,35%.
02:50C'est au plus haut depuis 2007 pour le 30 ans.
02:53Le rendement américain à 10 ans s'envole d'une dizaine de points de base et évolue au-delà de
02:584,90%.
03:00Et le rendement à 2 ans dépasse désormais les 4,50%.
03:04Les marchés obligataires européens sont loin d'être épargnés.
03:08Le rendement allemand à 10 ans se traite autour de 3,50%.
03:12Le rendement français de même échéance autour de 4,40%.
03:16Et le spread franco-allemand reste donc établi à 90 points de base.
03:22De son côté, le rendement britannique à 10 ans s'envole de 10 points de base pour atteindre son plus
03:26haut niveau depuis 2007.
03:28Là aussi au-delà de 5,35%.
03:32Côté actions, enfin l'indice VIX de la volatilité s'est envolé de près de 10% au cours de
03:37la séance.
03:38Et les indices européens et américains évoluent dans le rouge.
03:52Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:56Mathieu Berrière, vous êtes co-responsable de l'allocation d'actifs chez Odo BHF AM.
04:01Bonsoir.
04:02François Cholet, président de Montségur Finance.
04:04Bonsoir François.
04:05Bonsoir Pauline.
04:06Et Nouno Texera, vous êtes directeur analyse et stratégie de Vega IS.
04:11Bonsoir Nouno.
04:12Bonsoir Pauline.
04:13Et bien Nouno, commençons avec cette BCE, je le disais en intro, qui durcit un petit peu le ton,
04:19qui remonte comme c'était largement anticipé, ces taux directeurs,
04:22ramenant le taux de facilité de dépôt à 2,50%.
04:27Et bien qu'est-ce qu'on doit retenir de cette communication de Christine Lagarde cet après-midi ?
04:32Alors, il n'y a pas eu de surprise, effectivement, sur ce mouvement de remontée du taux de dépôt.
04:36Ce qu'on attendait, c'était surtout l'inflexion du discours.
04:41Et effectivement, on a eu une confirmation d'une plus grande vigilance de la BCE.
04:48D'abord parce que les attentes d'inflation étaient relevées pour l'année prochaine et légèrement pour 2028.
04:57On voit que la BCE craint l'installation d'une inflation, y compris d'une inflation cœur,
05:05au-dessus de son objectif, pour une durée relativement longue.
05:10Et donc, elle s'estime dans son rôle de gérer ses anticipations inflationnistes
05:15pour éviter qu'il y ait effectivement des effets de second tour, notamment sur les salaires.
05:22Pour l'instant, on ne le voit pas, mais c'est vrai qu'elle a finalement aussi profité de statistiques,
05:29vous l'aviez rappelé, plus favorables que prévues sur la croissance au deuxième trimestre,
05:35pour finalement acter cet ajustement qui pourrait être suivi.
05:41En tout cas, c'est ce qu'on pense d'ici à la fin de l'année, d'un autre
05:46ajustement,
05:46puisque finalement, on n'est pas sûr que ce soit suffisant pour casser complètement les anticipations inflationnistes
05:54qui, en Europe, sont dopées non seulement par la hausse des prix du pétrole,
05:59on en parlera peut-être, mais aussi par celle du gaz, puisque ça pèse sur les deux matières premières.
06:03Le gaz qui se traite aujourd'hui, autour de 80 euros par mégawatt-heure,
06:09et d'ailleurs les cuves de gaz qui sont remplies à peu près à un peu moins de 70%
06:13contre 80% l'année dernière à la même période.
06:16Pas de risque de pénurie physique, mais un risque sur le prix plutôt, effectivement,
06:20puisqu'on va devoir entrer en concurrence, notamment avec les acheteurs asiatiques.
06:25Oui, vous le disiez, Nouno, la croissance en zone euro a été révisée à la hausse,
06:30en seconde d'estimation, la semaine dernière à 0,6%.
06:37François, vos commentaires sur cette BCE un peu plus vigilante,
06:41un peu plus, voilà, qui durcit le ton, Nouno a déjà dit pas mal de choses, mais voilà.
06:48Oui, elle s'occupe de sa partie, c'est-à-dire lutter contre une inflation,
06:53pourtant qui n'est pas d'origine intrinsèque, on n'a pas de boucle d'inflation salaire en Europe,
06:58il n'y a rien qui ressemble à tout ça.
06:59On importe tout simplement des matières premières qu'on ne produit pas à des prix qu'on ne maîtrise pas,
07:03et ça se diffuse gentiment dans l'économie,
07:06et on ne voit pas bien quand est-ce que ça va pouvoir s'arrêter,
07:08étant donné qu'on n'a pas la clé de la géopolitique au Moyen-Orient.
07:12Donc on est un peu suiveur.
07:14Est-ce que c'était judicieux ?
07:16Bon, je pense qu'on peut s'interroger, y compris sur la première once de taux,
07:19mais cette fois-ci, ce qui est judicieux, c'est quand même de communiquer sur les taux lents,
07:23dont il y a un message qui est de dire,
07:25ne décalez pas les anticipations d'inflation de manière trop importante,
07:29tout simplement parce qu'on va, quoi qu'il arrive,
07:33lutter contre cette inflation en zone euro,
07:35pour faire en sorte que les taux lents ne montent pas trop haut.
07:38Alors malheureusement, au moment où on dit ça,
07:40c'est l'inverse qui se passe sur les marchés,
07:42et après l'indice 4,40,
07:45maintenant c'est 4,40 le taux à 10 ans.
07:48Donc c'est quand même un taux référence pour les Français.
07:524,4% sur 10 ans,
07:55on est très loin des émissions qu'il y avait encore il y a quelques années.
07:59Je m'amusais à regarder les émissions à très long terme émises par l'agence France Trésor,
08:05qui gère pour nous plutôt très bien.
08:09J'en profite parce qu'on critique souvent les mille et quelques agences de l'État.
08:12Celle-là, je trouve qu'elle travaille plutôt bien.
08:14Elle a notamment beaucoup allongé la duration de notre dette française,
08:18mais ils avaient émis à 50 ans avec des taux de 0,5.
08:22Et j'ai regardé le cours de cette obligation de l'OAT à 50 ans,
08:25qui cote aujourd'hui 22% de son nominal.
08:28Donc c'est pour dire que les investisseurs qui ont prêté à l'État français il y a 3 ans
08:31sont aujourd'hui à moins 78%.
08:33C'est quand même quelque chose qui est notable.
08:35Donc on a un vrai krach obligataire sur les taux souverains.
08:39C'est très violent.
08:40Plus vous êtes dans de la duration, plus la sensibilité est importante,
08:44et donc plus vous avez un impact sur les portefeuilles.
08:47Alors on ne le voit pas trop dans les gestions,
08:49tout simplement parce que beaucoup des encours de gestion
08:53ont été guidés vers le crédit.
08:55Qu'est-ce que le crédit ? C'est non pas le prêt aux emprunts d'État,
08:58mais plutôt le prêt aux entreprises.
09:01Et donc on bénéficie d'un portage,
09:03et on a eu la chance de voir, qui plus est,
09:06sur le high yield mais aussi sur l'IG,
09:08des compressions d'écarts,
09:11et donc de primes de risque,
09:12qui font qu'aujourd'hui on est passé un peu au travers
09:14des mecs du filet.
09:16Si on regarde les performances depuis le début de l'année,
09:18malgré la hausse des taux qu'on a connues,
09:20les portefeuilles n'ont pas encore souffert particulièrement,
09:23parce que le portage simplement de ces taux de crédit
09:26est venu compenser la hausse des taux sous-jacentes.
09:28Donc on n'est pas encore dans le vécu de 2022.
09:34Il n'empêche, ça fait quand même une sacrée différence,
09:40ne serait-ce que par rapport à il y a une année,
09:42et donc ça commence à modifier les marchés actions,
09:47notamment toutes les valeurs de croissance,
09:49qui déjà étaient un peu à la peine depuis 3-4 ans
09:52en sous-performant par rapport aux thématiques value.
09:55Là, elles ont encore pris un coup sur la tête
09:58durant la période estivale,
10:00notamment évidemment du fait de ce qu'on a vécu
10:02sur la tech au mois de juillet,
10:03mais même là, on voit bien que la remontée des taux d'intérêt
10:06impacte des valeurs qui sont les plus élevées
10:08en termes de PE, en termes de multiples de price earning.
10:12Et donc, on a des impacts marchés maintenant
10:14qui deviennent vraiment importants.
10:17Et c'est quelque chose qui est de nature aujourd'hui
10:20à nous inquiéter, parce qu'en réalité,
10:23on voit remonter, et vous le signaliez,
10:25la volatilité sur les indices actions par contagion.
10:28Et on voit des secteurs entiers
10:31plutôt apprécier des investisseurs depuis longtemps
10:33parce que résistants aussi,
10:35que résistants à une consommation morose, etc.
10:38Eh bien, eux aussi aujourd'hui sont impactés
10:40tout simplement parce que lorsqu'on actualise
10:42les flux futurs de cette croissance
10:43avec des taux d'actualisation supérieurs,
10:45eh bien, on a du mal à justifier
10:47des multiples aussi élevés.
10:49Donc, c'est quelque chose qui est...
10:51Souvent, on dit, les taux, c'est la mer et la marée.
10:55Et puis, les actions, c'est l'écume.
10:57C'est les volumes qui comptent vraiment
11:00sur le comportement des marchés.
11:01C'est les marchés obligataires.
11:03Et là, pour l'instant, on assiste
11:04à un vrai décalage de marée.
11:07On est même sur des mouvements technoniques
11:09sur les taux.
11:10C'est quelque chose de très important
11:11qui se produit et qui est de nature
11:13à modifier le marché tel qu'on l'a connu
11:16depuis trois ans, qui était plutôt confortable.
11:18Même si, à l'intérieur des indices,
11:20on avait beaucoup de variations,
11:22beaucoup de secteurs fortement sanctionnés,
11:24d'autres préblicités,
11:25puis beaucoup de rotations sectorielles.
11:27On avait des indices qui, bon an, mal an,
11:30allaient plutôt dans des tendances haussières.
11:32Là, les mouvements tels qu'ils apparaissent,
11:33ce sont des mouvements qui sont susceptibles
11:35de casser cela.
11:35On va reparler des risques, évidemment,
11:38sur ces marchés obligataires.
11:39Juste avant, si je reviens avec vous, Mathieu,
11:41sur la Banque Centrale Européenne,
11:43Muno l'évoquait rapidement tout à l'heure.
11:45C'est vrai que la communication de Christine Lagarde,
11:48en fait, on voulait savoir, justement,
11:50s'il y aurait d'autres hausses des taux
11:51d'ici la fin de l'année,
11:53donc peut-être encore une de plus,
11:55peut-être d'autres en 2027.
11:56Qu'est-ce que vous en pensez chez Odo ?
11:58Alors, la communication de la BCE
12:01des dernières semaines, effectivement,
12:03elle a été assez restrictive.
12:05Avant même la conférence de presse de Mme Lagarde,
12:07on avait une sortie de Mme Isabelle Schnabel,
12:09représentante de l'Allemagne,
12:11nous disant que la croissance tenait remarquablement bien
12:13et qu'il y avait de la place
12:14pour des hausses d'autos préventives.
12:17Alors, préventives à quoi ?
12:18Ça n'a pas été extrêmement défini.
12:23On a l'impression, d'habitude,
12:25les banques centrales prennent comme hypothèse
12:27sur la trajectoire de matières premières
12:29les prix des matières premières
12:30et des dérivés de matières premières.
12:31Je suis allé, par curiosité,
12:34regarder à quel prix on pouvait acheter
12:36du Brent livrable en juin 2027.
12:40Actuellement, c'est 84 dollars.
12:43D'accord.
12:44Donc, les marchés pétroliers, eux,
12:47continuent de prendre en compte
12:49une possible sortie de crise
12:51relativement rapide.
12:52Mais néanmoins, la BCE décide
12:54de faire des hausses d'autos préventives.
12:56Alors, il y a deux solutions.
12:56Soit on se dit qu'elle conduit un peu
12:58dans le rétroviseur
12:59et que Chai Chaudet craint l'eau froide
13:01et elle décide de faire décoller
13:03plus rapidement qu'elle n'avait fait
13:04lors du précédent choc pétrolier.
13:07L'autre solution à cette question,
13:10c'est de se dire que la BCE est bien embêtée
13:12aussi par la disparition de la guidance de la Fed.
13:15Bien malin, actuellement,
13:17qui voit un jeu clair
13:18entre les communications du Trésor américain
13:20et puis de M. Warsh
13:23qui se situe un peu dans la lignée
13:25de la communication de M. Greenspan.
13:28Et on voit les États-Unis
13:30qui commencent à avoir un problème,
13:31c'est-à-dire une pantification
13:33assez significative de la courbe de taux
13:35et le Trésor américain
13:35qui fait des petites opérations
13:37mais qui, pour l'instant, ne convainc pas.
13:39Les pentes de taux,
13:40ça a tendance à contaminer
13:42d'une zone à l'autre, traditionnellement.
13:44Et si l'Europe a bien besoin
13:46d'éviter quelque chose,
13:47c'est des pentes de taux trop élevées.
13:49Parce que finalement,
13:50les taux longs,
13:51ça finance le crédit
13:52qui sert à l'investissement.
13:53Les taux courts,
13:54ça finance du crédit
13:55qui sert plutôt à la consommation.
13:56L'Europe a besoin,
13:58c'est réexpliqué,
13:59ça a encore été réexpliqué
14:00par Mme Lagarde tout à l'heure,
14:03d'accélérer sur l'investissement.
14:05Et il ne faut absolument pas
14:06laisser déraper la partie longue
14:08des courbes de taux.
14:09Ça, c'est pour l'investissement général.
14:10Et puis, effectivement,
14:11quelques situations particulières
14:13de grands États européens
14:15nécessitent d'avoir
14:16des courbes de taux longs
14:17qui restent maîtrisées.
14:19Oui, non,
14:19j'allais rebondir
14:20sur la Fed
14:21et Kevin Warch aussi
14:22parce que c'est vrai
14:23que c'est intéressant.
14:24Mais je vous laisse terminer
14:26sur la BCE avant.
14:28Je pense qu'il y a vraiment
14:29ce point de se dire
14:31qu'il y a des primes de termes
14:33qui augmentent
14:34partout dans le monde,
14:35mais ça vient surtout
14:36des États-Unis.
14:37Et en fait,
14:37de l'incertitude
14:38sur la politique
14:40de long terme
14:40à la fois du Trésor américain
14:41et de la Fed.
14:43Et pas mal
14:44de banquiers centraux,
14:45on peut penser
14:47à la BCE
14:48mais aussi
14:48à la Banque du Japon,
14:50se dit,
14:50on a des pentes
14:52qui seraient
14:52complètement excessives
14:53au fait de la faible
14:54croissance démographique
14:56et de base
14:56de nos économies.
14:57Et donc,
14:58il ne faut pas
14:58se laisser contaminer
15:00par un éventuel dérapage
15:01de la courbe
15:02des taux américaine
15:03sur la partie longue.
15:04Vous disiez
15:04que la BCE,
15:06elle pouvait être handicapée
15:07par justement
15:08le manque de guidance
15:09de la Fed.
15:09Pourquoi ?
15:11Elle fait face
15:13aussi à une situation
15:14qui est plus volatile.
15:17À la fin,
15:17il y a moins de coordination.
15:19Et puis,
15:20on le voit bien,
15:21quand il y a un dérapage
15:22de la courbe
15:22des taux US,
15:23en général,
15:23il y a une contamination
15:24vers l'Europe,
15:25pas forcément justifiée,
15:27mais qui se produit.
15:28Donc,
15:29si on se retrouve
15:30avec des taux de rendement
15:31aux États-Unis
15:32qui deviennent
15:33extrêmement attractifs
15:34d'un point de vue
15:35rendement acturiel,
15:37forcément,
15:37les investisseurs
15:38internationaux
15:38vont demander
15:40des surrendements
15:41comparables
15:42sur les courbes européennes.
15:43Et ça,
15:44ça va pénaliser
15:45énormément
15:47les capacités
15:48en Europe
15:48pour faire
15:49de l'investissement
15:50sur du temps long.
15:52On rappelle,
15:54Nuno ?
15:54J'allais dire
15:54qu'il y a peut-être
15:55une hypothèse aussi,
15:56c'est que les investisseurs,
15:57d'abord,
15:58ne croient pas forcément
15:59à un règlement rapide
16:00du conflit.
16:01Et donc,
16:02même si,
16:03du côté des marchés
16:05à terme,
16:05on anticipe plutôt
16:07un reflux
16:08des prix du pétrole,
16:10ça fait un moment
16:11qu'on nous dit
16:12que ça va être réglé
16:13rapidement,
16:14finalement,
16:14ça a tendance
16:15à s'installer.
16:15On ne voit pas
16:16le dénouement
16:18immédiat de la crise
16:19déjà avant les mi-terms
16:20et peut-être,
16:21pourquoi pas,
16:21après.
16:22D'autre part,
16:23on a aussi
16:24des phénomènes
16:24de flux.
16:27Beaucoup d'offres,
16:28quand même,
16:29liées au déficit.
16:30On a passé
16:31les 40 trillions
16:32de dollars
16:32de dettes publiques
16:33aux États-Unis.
16:35Le Japon,
16:36on voit quand même
16:37que non seulement
16:38il y a de l'inflation,
16:39mais il y a une normalisation
16:39de la politique monétaire,
16:41des taux de rendement
16:42qui se rapprochent
16:43dangereusement
16:44des niveaux européens,
16:45américains,
16:46et donc,
16:46du coup,
16:47potentiel rapatriement
16:48d'investissement
16:50au détriment,
16:51justement,
16:51des États-Unis,
16:52voire de l'Europe.
16:55Et puis,
16:55sans parler,
16:56des hyperscalers
16:57qui commencent
16:57à prendre de la place
16:58également sur le marché.
16:59Donc,
16:59il y a aussi
17:00une demande de papier
17:01qui pèse malgré tout.
17:04Ça risque d'être
17:05un peu structurel
17:06avec les besoins
17:08liés à la transition énergétique,
17:10etc.
17:10On va avoir besoin,
17:11effectivement,
17:12de beaucoup de financements
17:14et on peut imaginer
17:15qu'il va y avoir
17:16une concurrence
17:16plus grande encore
17:18entre les États
17:18et les émetteurs
17:20pour financer tout ça.
17:21Oui,
17:22justement,
17:22sur la Banque du Japon,
17:24elle rendra sa décision monétaire
17:25juste après
17:26la réserve fédérale.
17:28Une hausse des taux
17:29est clairement
17:30pricée.
17:31Et pas qu'une,
17:32il y en a un certain nombre
17:33qui peuvent suivre
17:34au moins deux,
17:35probablement,
17:36après.
17:37Et donc,
17:37on voit bien,
17:40voilà,
17:40sans parler
17:41des interventions
17:42que le Japon
17:44doit faire
17:44pour protéger
17:45un peu sa monnaie
17:46en vendant
17:46des bons du trésor.
17:47Donc,
17:48il y a quand même
17:48un climat un peu
17:50anxiogène
17:51sur les marchés obligataires.
17:52Ce n'est pas seulement
17:53peut-être,
17:54disons,
17:54le manque de clarté
17:56du discours de la Fed.
17:58Oui,
17:58le Yen
17:58qui gagne
17:59quand même 4%,
18:00là depuis le début
18:01du mois,
18:01donc depuis
18:02en gros 10 jours,
18:03c'est quand même
18:06impressionnant.
18:07Justement,
18:07donc,
18:08bon,
18:08la Banque du Japon,
18:09la BCE,
18:09il y a quand même
18:10peu de doute
18:10sur les hausses des taux.
18:12Enfin,
18:13il y avait peu de doute
18:13pour la BCE,
18:14il y en a peu aussi
18:14pour la Banque du Japon.
18:15en revanche,
18:16pour la Réserve fédérale,
18:18là,
18:19on est quand même,
18:19bon,
18:20les anticipations
18:21sont passées
18:21à 70%,
18:22je le disais,
18:23mais les anticipations
18:25concernant
18:25une hausse des taux
18:26pour la Réserve fédérale
18:28la semaine prochaine,
18:29elles sont hyper volatiles.
18:3240%,
18:3260%,
18:3350-50,
18:3470-30.
18:35Qu'est-ce qu'on,
18:36que va faire Kevin Warche ?
18:38Est-ce qu'on attend ?
18:38Bon,
18:38on a pris connaissance
18:39des PPI,
18:40on attend le CPI demain,
18:41il a dit qu'il remettrait
18:42l'inflation au cœur
18:44de sa trajectoire
18:47de politique monétaire.
18:49Qu'est-ce que,
18:50que va faire Kevin Warche ?
18:51Non,
18:52mais c'est vrai
18:52que c'est très difficile
18:53parce que s'il ne fait rien,
18:56on peut commencer
18:57à éventuellement
18:58s'interroger
18:59sur la crédibilité
19:00de la Fed
19:00et donc ça risque
19:01de ne pas arranger
19:02les taux longs.
19:04Et en même temps,
19:05s'il fait quelque chose,
19:07on est quand même
19:08dans une situation
19:09de,
19:10disons,
19:11sur l'ensemble
19:12de la courbe
19:12des taux américaines
19:13qui rend
19:15l'exercice budgétaire
19:18quand même
19:19assez compliqué.
19:20Donc,
19:21l'État fédéral
19:22se finance quand même
19:23pas mal à court terme
19:24donc ça a un vrai impact
19:25sur la charge
19:27de la dette
19:28de l'administration américaine
19:29et je ne parle même pas
19:30des promesses de Trump
19:32qui coûteraient
19:33un trillion de dollars
19:33si elle devait...
19:35Mais le marché
19:35n'y croit pas.
19:36Je ne pense pas
19:37que ce soit ça
19:37qui ait fait bouger
19:38les taux longs.
19:40On verra.
19:40C'est peut-être
19:41la bonne nouvelle
19:41d'ailleurs,
19:42c'est que finalement
19:44le taux que l'on subit
19:45aujourd'hui,
19:46les taux longs en tout cas,
19:47sont des taux naturels.
19:48Ils ont au moins
19:48le mérite
19:49d'être un taux de marché.
19:50C'est-à-dire
19:51qu'on a vécu
19:51pendant très longtemps
19:52avec des taux
19:53qui étaient proches
19:53de zéro
19:53mais qui étaient
19:54totalement
19:56trafiqués
19:56par les banques centrales.
19:57Ce n'était pas
19:58la norme des taux.
19:59c'est une manière
20:00à faire baisser
20:01les taux longs
20:02et à rendre
20:04la rémunération
20:05à long terme
20:05de plus en plus basse
20:06voire même négative.
20:08Aujourd'hui,
20:08on a un taux
20:09qui est celui du marché.
20:10Ça veut dire
20:10que la banque centrale
20:11est de nouveau capable,
20:12le cas échéant,
20:14d'intervenir
20:14si jamais
20:15les taux devenaient
20:16intenables.
20:17Le deuxième point,
20:17c'est que
20:19les banques centrales
20:20ont aussi la capacité
20:20d'ajuster
20:22peut-être les durations.
20:23Je parlais
20:24des émissions françaises
20:26qui sont
20:27à plus de 8 ans
20:28aujourd'hui
20:28en moyenne.
20:30Clairement,
20:30on pourrait faire
20:31un peu ce qu'a fait
20:32la banque centrale américaine
20:33et essayer de refinancer
20:34un peu plus court
20:35et d'alléger
20:36le fardeau
20:37des dettes très longues
20:38qui ont été émises
20:39et qui sont aujourd'hui
20:40largement des côtés.
20:40Donc, il y a possibilité
20:41d'agir aussi
20:42de ce point de vue-là.
20:43Donc, il y a quand même
20:43des forces de rappel
20:44simplement pour dire
20:45que là,
20:45on est dans une phase
20:46d'accélération
20:47haussière des taux longs.
20:48C'est une phase
20:48qui représente pour moi
20:50un effet marché.
20:50C'est-à-dire que c'est un emballement
20:53qui concentre
20:54toute l'attention
20:55des investisseurs,
20:56des médias
20:56et des professionnels
20:58comme des particuliers
20:59quasiment aujourd'hui.
21:00Simplement, là, du coup,
21:01ça s'accélère.
21:02Mais il y a quand même
21:03de vraies forces
21:04de rappel à cela.
21:05D'abord, en Europe,
21:06on n'a pas une croissance
21:07qui justifie
21:08des taux très élevés
21:10à long terme.
21:10C'est la première chose.
21:12Et on n'est pas
21:12plus loin
21:14de la croissance potentielle
21:15si on voit
21:16ce qui est anticipé
21:17pour le deuxième semestre.
21:19Et puis, en termes d'inflation,
21:20même si elle est plus élevée
21:22que les objectifs,
21:24elle reste légèrement
21:25au-dessus de 2,
21:26au-dessus de 50.
21:27On n'est pas non plus
21:28au-dessus de 3.
21:29Et ça ne justifie pas
21:30des taux à 5, 6, 7 %
21:32à moyen de terme
21:33parce que ça me paraît
21:34totalement insoutenable,
21:35y compris pour les États,
21:36mais également
21:37par rapport aux paramètres
21:38économiques dans lesquels
21:39nous vivons
21:40dans les pays développés,
21:41vieillissants, européens.
21:43Voilà.
21:43Donc, c'est juste pour dire
21:44que, oui,
21:45il y a un signal inquiétant
21:47aujourd'hui sur le marché.
21:48Il impacte
21:49toutes les classes d'actifs.
21:51Il vient,
21:52il provient en tout cas
21:54de craintes
21:55qui sont tout à fait
21:55légitimes et justifiées.
21:57Et elles sont
21:58un peu suramplifiées.
21:59C'est quelque chose
21:59qu'on est habitués
22:00à avoir aujourd'hui
22:02avec la gestion
22:03algorithmique,
22:04avec tous les flux
22:05auxquels on est confrontés
22:07depuis maintenant
22:08quelques années.
22:08Donc, c'est...
22:09On risque d'aller
22:10un peu plus loin,
22:10mais en même temps,
22:11il y a des grès forces de rappel.
22:12Et encore une fois,
22:13c'est un mouvement
22:13qui est de marché.
22:15Et c'est un mouvement
22:15naturel de marché.
22:16Donc, ce n'est pas
22:17un vrai risque,
22:18selon vous,
22:19là, sur le court terme
22:20ou même le moyen terme ?
22:22Vous savez,
22:22l'arbre nucléaire,
22:23l'avantage,
22:24c'est que c'est dissuasif
22:25pour tout le monde.
22:25Et donc là,
22:26on est dans un schéma
22:27où on parle de choses
22:28qui sont tellement dangereuses
22:29pour tout le monde
22:30qu'elles ne devraient pas
22:31se produire
22:32parce qu'on agira contre.
22:33D'accord.
22:34Pour mesurer peut-être
22:35le stress des marchés
22:36obligataires des derniers jours,
22:37les marchés obligataires
22:38désormais anticipent
22:40trois hausses de taux
22:40de la Fed
22:42d'ici juin 2017
22:44et en Europe,
22:46trois en plus
22:47qui nous amèneraient
22:47à cinq hausses de taux.
22:48Donc, les marchés obligataires
22:50envisagent déjà
22:51un scénario
22:53résolument restrictif
22:54de Mme Lagarde.
22:55Bon.
22:56Il nous reste cinq minutes.
22:58Le temps passe vite,
23:00très rapidement.
23:01Pour finir, Mathieu,
23:03à part,
23:03on a parlé
23:04de politique monétaire,
23:06de pétrole,
23:07de gaz,
23:07de marchés obligataires,
23:08évidemment.
23:09Qu'est-ce qu'on regarde
23:10d'autre sur les marchés
23:12pour la fin d'année ?
23:13Ce qu'on regarde,
23:14c'est notamment,
23:15vous l'avez évoqué,
23:16la volatilité.
23:17Alors, on se dit
23:17la volatilité a bondi
23:19de 10%.
23:19Une autre manière
23:20de voir ça,
23:21c'est qu'elle est passée
23:22de 15,5 à 17%
23:23aux États-Unis,
23:24ce qui reste encore
23:24des niveaux relativement
23:25contenus.
23:26Et puis,
23:28de manière assez cohérente
23:29avec cette volatilité
23:30qui, pour nous,
23:31nous semble un peu
23:31sous-évaluée
23:32par les investisseurs,
23:34par tous les vendeurs
23:34d'options,
23:35il y a des spreads
23:36de crédits,
23:37donc le surrendement
23:38des émissions privées
23:39par rapport
23:39aux émissions publiques,
23:40qui se sont élargies,
23:42mais vraiment
23:42de manière quasi
23:44microscopique.
23:46Là-dessus,
23:47de la vigilance.
23:48C'est vrai qu'on a eu
23:49des signaux de stress
23:51sur la dette privée
23:53il y a bientôt un an.
23:56On entend parler
23:57d'excès de dépenses
24:00d'investissement potentiel
24:01de la part
24:02des géants de la tech,
24:03de nouvelles émissions,
24:04du fait que ces émissions
24:07pourraient venir en concurrence
24:08avec les émissions d'État,
24:09mais elles peuvent aussi
24:10venir en concurrence
24:11avec les émissions privées
24:12déjà existantes.
24:13Donc, attention
24:13de ce côté-là.
24:15Et puis, également,
24:16on n'a pas parlé
24:16de ce qui, jusqu'ici,
24:18va bien.
24:19Peut-être la dernière chose
24:20qui va résolument bien
24:21sont les résultats
24:22des entreprises.
24:23La microéconomie
24:24à surveiller,
24:25parce que c'est un peu
24:27un des principaux arguments
24:29qui justifient
24:30les valorisations
24:31toujours élevées
24:31sur l'ensemble des marchés,
24:33que ce soit crédit
24:34avec des spreads serrés
24:35ou actions
24:35avec des multiples
24:36relativement élevées,
24:37notamment qu'on compare
24:39aux taux supposément
24:40sans risque
24:41qu'offrent les courbes d'État.
24:42En parlant de micro,
24:44il reste justement
24:44les résultats d'Oracle
24:46qui seront publiés ce soir
24:48après la clôture des marchés.
24:50François, vos commentaires.
24:51Peut-être un petit commentaire
24:53aussi sur ce bilan.
24:53Oracle est assez symptomatique
24:54de ce qui se passe
24:55dans cette situation
24:56parce qu'Oracle,
24:58souvenez-vous,
24:58était un fabricant
25:00de matériel,
25:01c'est devenu un fabricant
25:02de logiciel
25:02et puis aujourd'hui
25:03il devient un hyperscaler
25:04et il s'en dette beaucoup.
25:06Et donc le marché regarde
25:07avec beaucoup de vigilance
25:08et d'attention
25:09la capacité
25:10de génération de trésorerie
25:12pour justement
25:13permettre ces investissements.
25:14qui a énormément chuté
25:15depuis les plus hauts.
25:15Exactement.
25:16Donc on est vraiment
25:16peut-être sur un point
25:17dans cette publication
25:18qui est vraiment au cœur
25:19des préoccupations actuelles
25:21sur la consommation
25:22de liquidités
25:23de ce secteur
25:24de la technologie
25:24liée à l'intelligence artificielle
25:26et Oracle sera vraiment
25:27passionnant à regarder
25:29ce soir, évidemment.
25:30Oracle qui publie
25:31pour le premier trimestre
25:32de son exercice fiscal
25:33de 2027.
25:36Pour terminer,
25:37Nuno,
25:38qu'est-ce que vous regardez
25:38chez Vega IS
25:41pour la fin d'année ?
25:42C'est vrai que le thème de l'IA
25:44va de toute façon
25:45rester au centre
25:47des attentions
25:48mais avec beaucoup plus
25:49de vigilance
25:50sur les gagnants
25:51et peut-être pas
25:53les perdants
25:54mais ceux qui sont
25:55en position de fragilité
25:56en termes de valorisation
25:58ou d'attente.
25:59On l'a vu aussi
26:00avec Broadcom
26:01qui a annoncé
26:02de très bons résultats
26:03mais la guidance
26:04était un peu moins favorable
26:06finalement,
26:07ça a un peu décoté.
26:08Rien de grave
26:09mais c'est vrai
26:10qu'on voit
26:11que les fournisseurs
26:13qui sont amenés
26:15à fournir
26:17tout ce qui est
26:19data center,
26:21transmission,
26:23tout ce qui est
26:23génération d'électricité
26:24qui va être au cœur
26:25aussi de cette transformation
26:27sont peut-être
26:28à privilégier davantage
26:29que les acteurs
26:30purs de l'IA
26:32qui eux
26:33vont continuer
26:33à avoir des dépenses,
26:35des investissements
26:36très très conséquents
26:37et qui vont être
26:38certainement regardés
26:38avec beaucoup plus
26:39de vigilance.
26:40De toute manière
26:41au final
26:42la saison des résultats
26:43va assez vite
26:44recommencer.
26:45On les attend
26:45dans un mois
26:47à peu près
26:48la saison du coup
26:49du troisième trimestre.
26:51Merci beaucoup messieurs.
26:52Nuno Texera,
26:53directeur
26:53analyse et stratégie
26:55de Vega IS.
26:56François Cholet,
26:57président de
26:58Montségur Finance
26:59et Mathieu Barrière,
27:00co-responsable
27:01de l'allocation d'actifs
27:02chez Odo BHF AM.
27:04Merci à tous les trois
27:05d'avoir été sur ce plateau.
27:08On le disait ce soir,
27:09on suivra évidemment
27:10les résultats d'Oracle.
27:12Demain,
27:12ce sera la publication
27:13du CPI américain,
27:15l'inflation qu'on attend.
27:17Elle est attendue
27:18à 0,4% sur un mois
27:20et à 3,4% sur un an
27:23en version cœur
27:25évidemment un peu plus basse
27:26à 2,4% sur un an
27:28et 0,2% sur un mois.
27:31Et puis la semaine prochaine,
27:32on attendra du coup
27:33la décision monétaire
27:34de la réserve fédérale
27:35américaine entre autres
27:37puisque c'est aussi
27:38la rentrée des banques centrales.
27:40On attend la Banque d'Angleterre,
27:41la Banque nationale suisse
27:43et puis évidemment
27:43la Banque du Japon.
27:44On en a parlé.
27:45Merci à tous
27:47de nous avoir suivis
27:48sur Bsmart
27:49et puis on se retrouve
27:50demain à midi et demi
27:52en direct.
27:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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