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Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:08Et il est 10h30 sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela un rappel de l
00:12'actualité du jour
00:13et le gouvernement qui est sur le point d'ajuster ses prévisions pour l'économie française.
00:17Prévision sans nul doute revue à la baisse alors que l'INSEE vient elle-même d'abaisser sa perspective de
00:22croissance pour cette année à seulement 0,4%.
00:25C'est trois fois moins que le reste de la zone euro et c'est surtout la plus mauvaise performance
00:29de l'économie française depuis 2012 en dehors de l'année Covid.
00:33Et la menace inflationniste et ses conséquences sur notre économie qui semblent bien parties pour durer.
00:37Côté pétrole, le baril de Brent est désormais bien installé au-dessus des 100 dollars, autour de 105 dollars en
00:43ce moment
00:44dans ce contexte d'extension du conflit au Moyen-Orient vers le Yémen et les tensions qui renchérissent aussi les
00:50cours du gaz.
00:50Notez d'ailleurs que le prix de référence du gaz va une nouvelle fois augmenter pour les particuliers en France.
00:55Plus 6,3% attendu au 1er octobre.
00:59Enfin en bref, Alstom qui annonce un contrat à plus d'un milliard d'euros avec le Royaume-Uni.
01:031 milliard 200 millions précisément pour la maintenance et la fourniture de 29 trains à batterie.
01:09Allez, c'est l'heure des experts de Limo.
01:11Votre programme avec Bien Ici.
01:14On est bien ici.
01:15Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
01:19Les experts de Limo avec Opéra Énergie.
01:23Partenaires de la stratégie énergétique des PME aux grandes entreprises.
01:31BFM Business présente les experts de Limo.
01:34Marie-Cœur de Roy.
01:35Et les experts de Limo, c'est tous les jours sur BFM Business une demi-heure pour parler de notre
01:40immobilier, de nos logements.
01:41Et comme tous les vendredis, les meilleurs professionnels de ce secteur laissent leur place aux meilleurs journalistes sur la place
01:48de Paris.
01:49Et d'ailleurs, d'ailleurs, et aujourd'hui à mes côtés, évidemment, Guillaume Hérard du Figaro, mais aussi Virginie Grolo.
01:55De challenges et beaucoup de sujets à aborder.
01:57Ça commencera évidemment, vous en avez l'habitude, par le fameux topoto de la semaine.
02:01Bon, on ne va pas se mentir, on va avoir beaucoup de choses à se dire au lendemain de la
02:05décision de la Banque Centrale Européenne
02:07qui a donc une nouvelle fois augmenté ses taux d'intérêt.
02:10La deuxième fois depuis le mois de juin et depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
02:14Également au programme de ces experts de Limo du vendredi.
02:17On fera le point sur l'ensemble du marché de l'immobilier existant.
02:22On ne va pas se mentir, les ventes commencent à ralentir.
02:25Alors où est-ce qu'on va atterrir ? On verra ça.
02:27En tout cas, crise inflationniste ou pas, Paris s'en moque.
02:31En tout cas, c'est pris.
02:32Pourquoi est-ce qu'on a encore des arrondissements qui grimpent et en particulier les plus chers ?
02:36Guillaume nous dira tout.
02:38Virginie, elle nous décryptera ce marché des SCPI.
02:40Un marché à deux vitesses.
02:42Il y en a qui sont bloqués, il y en a qui gagnent beaucoup.
02:44On verra qui sont les gagnants et les perdants de ce marché des SCPI.
02:47Puis on parlera également résidence secondaire.
02:49Oui, parce que le rêve de français est accusé de tous les maux dans la crise du logement.
02:54Alors est-ce que c'est à tort ou à raison ?
02:55On verra aussi cette question.
02:57Allez, on y va tout de suite.
03:00Les experts de l'IMO, le débat.
03:04Bonjour Virginie.
03:05Bonjour Marie.
03:05Virginie Groslo, rédactrice en chef à Chalange.
03:08Et également à mes côtés, Guillaume Erard, journaliste immobilier au Figaro.
03:12Bonjour Guillaume.
03:13Bonjour Marie.
03:13Et normalement, je les ai un peu motivés pour qu'ils puissent chanter notre fameux jingle.
03:17J'appelle Alban pour qu'il nous le sorte.
03:19Les experts de l'IMO, le topoto de la semaine.
03:23C'est bien comme ça.
03:23Oui, ils n'ont pas envie de chanter.
03:25Non, non, ils n'ont pas envie de chanter.
03:26Et j'avoue, on doit le dire, est-ce que le climat donne envie de chanter quand on parle de
03:31ce crédit immobilier et du marché des taux ?
03:34Ça peut permettre d'oublier justement ça.
03:36Alban me dit en fait qu'on a envie de déchanter.
03:38On a un peu envie de déchanter puisqu'il y a eu cette décision hier de la Banque Centrale Européenne,
03:44vous le disiez, de relever d'un quart de point ces taux directeurs.
03:47C'était une décision attendue.
03:49C'était effectivement la deuxième depuis le début de l'année, ce qui n'est pas tant que ça.
03:54On peut se souvenir que la Banque Centrale avait relevé ces taux beaucoup plus rapidement il y a quelques mois
03:58après la crise ukrainienne, enfin le début de la guerre en Ukraine.
04:04Donc, c'était une décision attendue.
04:07On sait qu'il y en aura une troisième d'ici la fin de l'année.
04:14Ça y est, c'est bon, vous allez nous faire paniquer, Virginie.
04:16Mais il ne faut pas paniquer.
04:17Ce qu'il faut regarder plus tôt, je dirais, c'est le cours de l'OAT.
04:20La dette de l'État français à 10 ans.
04:22La dette de l'État français à 10 ans qui a atteint quand même hier 4,32 %, ce qui
04:27est beaucoup pour le coup,
04:28puisque la dernière fois où on était aussi haut, c'était en 2008, au moment de la crise des subprimes.
04:34Et donc, ça, c'est plutôt le signal assez négatif, puisqu'on sait que, même si ce n'est pas
04:39le taux exact auquel les banques empruntent,
04:42c'est le taux, en tout cas, qui sert de référence.
04:45S'il augmente, a priori, il va falloir que les banques augmentent les taux de crédit immobilier,
04:50puisque leur coût de financement augmente.
04:53Donc, forcément, il faut rajouter une marge.
04:54Ça veut dire que les taux doivent augmenter.
04:56Si on regarde par rapport à 2008, on était, avec un OAT au même niveau, jusqu'à 5,40 %.
05:05Est-ce que c'est une prévision que vous nous faites, Virginie ?
05:07Non, pas du tout, ce n'est pas une prévision.
05:08Mais ça veut dire que, potentiellement, nos taux de crédit, on se dit que ça commence à piquer
05:12parce qu'on est parfois au-delà de 3,5 %.
05:13Vous nous dites, en réalité, la dernière fois qu'on était à ce niveau d'OAT,
05:18on était à plus de 5 % de ton intérêt crédit.
05:19Aujourd'hui, à 3,60 % à peu près, en moyenne, on n'est pas trop mal.
05:24C'est la manière de regarder le verre à moitié plat.
05:28Mais, alors après, il faut regarder les perspectives données par les courtiers,
05:31qui disent, est-ce qu'on va arriver à 4 % en fin d'année ou pas, on va voir.
05:35En tout cas, si on regarde l'observatoire Crédit Logement, en août,
05:41on était à, je ne sais plus, 3,30, hors assurance, toute durée d'emprunt confondue.
05:49Donc, on est quand même, voilà, on est dans un contexte où, en tout cas,
05:52les banques font des efforts.
05:53Elles n'ont pas forcément rempli leurs objectifs de distribution de crédit.
05:56Donc, elles font encore des efforts sur les taux, en fonction des profils.
06:00Elles font des offres à taux fixes.
06:02Elles font des offres à bonifier sur des petites enveloppes.
06:06Ça ne sert pas à tout financer.
06:08Mais ça permet de redescendre le coût global.
06:11Globalement, au ménage, quand même, de pouvoir continuer à devenir propriétaire.
06:15On sait que le volume des crédits a ralenti quand même cet été.
06:19Alors, il y a un effet saisonnier.
06:21Les ménages sont un peu inquiets aussi.
06:23Il faut voir aussi l'augmentation de l'inflation,
06:27avec la hausse du coût du pétrole,
06:29la hausse des prix du gaz à venir en octobre.
06:31Donc, ça veut dire aussi, derrière, que ce sont les factures qui vont augmenter.
06:34Parce que quand on achète un logement, il y a le petit paquet de factures qui va avec.
06:38Et même les carburants, on en avait déjà parlé,
06:41mais le sujet de où est-ce que j'achète et mes trajets domicile-travail.
06:45C'est regardé par les banques.
06:47Plus la taxe foncière, qui ne s'assagit pas.
06:53On est dans un contexte, vous l'avez dit, où la croissance n'est pas bonne.
07:01Les prévisions ont été revues à la baisse à 0,4%.
07:04Le taux de chômage, lui, il a augmenté à 8,3%.
07:07Donc, ce n'est quand même pas une très, très bonne fenêtre.
07:10Les ménages épargnent de plus en plus.
07:14Le taux a été remonté l'an dernier à 18%.
07:17Je n'ai pas les derniers chiffres, mais enfin, il doit...
07:19Oui, mais on sent qu'il y a cette inquiétude.
07:21Donc, pour l'instant, les conditions de crédit, les conditions financières...
07:29Ce ne sont pas si mauvaises.
07:30Ce ne sont pas si mauvaises.
07:31Mais psychologiquement, c'est compliqué.
07:33Psychologiquement, c'est compliqué.
07:34Et puis, on peut se dire qu'il va y avoir un peu moins de ménages qui vont pouvoir emprunter.
07:39Puisque si, par exemple, on a 100 euros de mensualité en plus, si les taux augmentent,
07:44ça veut dire quand même qu'il faut avoir 300 euros de revenus supplémentaires.
07:48On appelle les chefs d'entreprise, n'hésitez surtout pas à augmenter vos salariés de 300 euros
07:52pour qu'ils puissent accéder au crédit immobilière.
07:54Oui, ça peut être une solution.
07:56Je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne.
07:57Donc, ça veut dire quand même qu'on est sur un contexte qui est compliqué
08:01et qu'il ne va pas trop s'améliorer dans les prochains mois.
08:04Guillaume, est-ce que, de votre côté, vous avez ce sentiment que là,
08:07la décision d'hier, couplée effectivement au renchérissement du coût de la dette de l'État français,
08:12ça peut aussi accélérer les hausses ?
08:13Parce que depuis le début, du début de la hausse des taux, du redémarrage de la hausse des taux,
08:17on a tous les courtiers qui nous disent
08:18« Mais ça va, ce n'est pas comme la crise en Ukraine, parce que c'est plus progressif, etc.
08:23»
08:23Est-ce que là, par contre, on pourrait retrouver, par exemple, des publications de gris bancaires,
08:28pas tous les mois, mais peut-être tous les 15 jours ?
08:30C'est exactement ce que nous disaient les courtiers qu'on a pu interroger.
08:33Et même, à la limite, j'ai envie de dire, moi, je n'ai plus trop envie de parler des
08:36courtiers,
08:37mais même carrément des banquiers qui se font souvent silencieux sur ce sujet-là.
08:41Pour une fois, il y en a un qui a réussi, enfin, qui a accepté de parler, et en honne,
08:46et qui me dit clairement, là, on n'a plus le choix.
08:48Comme le disait très bien Virginie, avec cette dette de l'État qui galope, qui galope, qui la hop,
08:53les banques, elles continuent comme à prêter.
08:56Il y a une grande banque nationale qui a une offre à 1,99 € hors assurance réservée aux primo
09:06qui achètent une résidence principale.
09:08Et de n'importe quel âge, je le dis.
09:10Qui est prévue jusqu'à mi-octobre, qui, bonne nouvelle, va être prolongée, on m'a dit, à minima jusqu
09:16'à la fin de l'année.
09:17Ah, ça, c'est une bonne info, ça, Guillaume.
09:19Voilà, maintenant, et là, c'est en lien avec l'actualité, le taux, qui est de 1,99 €, je
09:25le rappelle,
09:26pourrait être augmenté à partir de mi-octobre.
09:29D'accord, c'est-à-dire qu'on maintient une offre à taux bonifié, mais on va peut-être réaugmenter
09:33la bonification.
09:34Vu la conjoncture, on n'a pas le choix, donc j'ai envie de dire, ce qui devait arriver, arriva.
09:39Oui, bien sûr.
09:40Il y a le budget qui arrive, il y a l'inflation qui galope, donc à un moment donné, très
09:45logiquement, l'OAT s'accélère,
09:46et donc les banques sont obligées de s'aligner là-dessus.
09:50Et donc, logiquement, là, par exemple, un courtier, Artemis, pour ne pas le citer, a sorti sa petite calculette.
09:55En un an, donc de juin 2025 à juin 2026, un couple qui gagnait 4 000 € net par mois
10:04a perdu l'équivalent de 25 000 € de capacité d'emprunt.
10:07Ce n'est pas neutre, ce n'est pas complètement neutre.
10:09Ce n'est pas rien, mais j'ai envie de dire, d'une certaine manière, c'était assez inévitable.
10:13Et pour l'instant, ça reste encore une fois…
10:15Mais du coup, c'est quoi le message, Guillaume ?
10:17C'est justement, un tien vaut mieux que deux, tu l'auras, donc allez-y.
10:20Allez-y, surtout si votre projet est bien avancé, que la banque vous suit.
10:25Comme, encore une fois, on ne sait pas du tout le taux qu'on aura à la fin de l
10:29'année ou en début de l'année prochaine,
10:31en sachant qu'il ne faut pas oublier qu'il y a une petite échéance qui s'appelle l'élection
10:35en avril.
10:36Donc, allez-y.
10:37En revanche, si vous êtes en début de projet, là, il faut peut-être attendre un peu.
10:44Oui, mais c'est toujours ça le sujet, parce qu'à chaque fois, la vraie question, vous vous rendez compte,
10:47à chaque fois, c'est « est-ce que c'est le moment d'acheter ? »
10:49Ah, mais c'est toujours la même réponse, c'est-à-dire que c'est le moment d'acheter,
10:51à partir du moment où on a une situation stable, des revenus stables,
10:55être en CDI ou être dans une configuration, en tout cas,
10:58qui permet de prouver à la banque que l'on peut emprunter.
11:00Qu'on a un projet bien défini, c'est-à-dire qu'on sait si on va acheter une maison,
11:05si on veut s'agrandir, si on est dans une... voilà, un bébé qui arrive,
11:10ou alors on change de...
11:12De configuration familiale.
11:14Voilà.
11:15À ce moment-là, une fois qu'on a « sécurisé » son plan de financement, son projet,
11:20qu'on reste dans des limites raisonnables et qu'on garde quand même une petite réserve au cas où,
11:24et c'est là où ça devient compliqué pour les ménages,
11:28puisque les...
11:28Eh bien, oui, il faut y aller, mais il faut, en tout cas, des fois,
11:31se désensibiliser à tout le contexte,
11:33qu'il soit électoral, financier, international,
11:37il faut regarder son projet et voir s'il est faisable et soutenable dans le temps.
11:42Oui, oui, bien sûr, mais après, c'est vrai que la difficulté, je pense, du moment aussi,
11:46c'est qu'aujourd'hui, les crises...
11:47Enfin, je ne sais plus quel intervenant sur notre antenne disait qu'on était en permacrise,
11:51mais en fait, c'est ça le sujet, c'était qu'à un moment donné,
11:53on se disait « ne vous inquiétez pas, de toute façon, un projet IMO,
11:55c'est fait pour se garder longtemps et vous allez en connaître des crises »,
11:58mais enfin, là, on a l'impression qu'on est tout le temps dedans, quoi.
12:00Donc, c'est vrai que...
12:01Non, mais là, si on prend...
12:02Je vous fais la transition vers le marché, mais on est dans un...
12:05Ah bon, d'accord.
12:05Ben, je sors alors.
12:06Bon, c'est Virginie qui fait l'émission.
12:09Non, mais on voit là une configuration de marché
12:12avec des prix qui, globalement, sont relativement stables.
12:15Il peut y avoir des petites poussées de fièvre.
12:17On va en parler, Guillaume va développer, je pense,
12:21mais globalement, les prix sont stables.
12:23On a même une légère baisse, l'indice notaire INSEE
12:25parlait d'une légère baisse, cette semaine.
12:27Oui, mais c'est...
12:28Enfin, on est sur l'épaisseur du trait, de toute façon.
12:30On n'a pas...
12:31On a connu des périodes où c'était beaucoup plus violent que ça.
12:34Donc là, globalement, la situation est stable.
12:38Le robinet du crédit est encore ouvert.
12:41Donc, on peut arriver à se projeter sur les prochains mois.
12:45Et c'est aussi important pour les vendeurs de ne pas être trop gourmands.
12:48Ça, par contre, il faudrait bien qu'ils l'aient en tête,
12:50parce que s'ils veulent trouver un acquéreur,
12:53c'est en ce moment qu'il est solvable.
12:55Oui, parce que dans quelques mois,
12:56ça serait peut-être plus compliqué.
12:57Ils seront peut-être un peu moins nombreux.
12:59Et d'ailleurs, du coup, vous avez fait la pirouette,
13:02cacahuète, on y va.
13:03Du coup, quand même, au niveau des transactions,
13:05alors oui, ça commence à reculer.
13:07N'empêche, on reste sur des niveaux historiquement acceptables.
13:10Ah oui, c'est acceptable.
13:11Mais je regardais les prévisions.
13:13Alors, vous avez 955 000 chez Sologer Meilleurs Agents.
13:16La FNAIM...
13:17Oui, moi aussi.
13:18Oui, voilà.
13:18La FNAIM, 900, 920.
13:21C'est ça.
13:22On est, en tout cas, sous le million.
13:24C'est le cas depuis 2023.
13:26Donc, on est sur un marché qui...
13:29Dans l'ancien.
13:30Parce que là, on ne parle que des ventes en ancien.
13:32Oui.
13:33Il manque quoi ?
13:33Il manque 100 000 ventes à peu près
13:35pour être sur un rythme quand même acceptable
13:37vu le taux de rotation.
13:40Ça dépend de ce qu'on appelle acceptable.
13:41Mais en tout cas, on est sur un étiage qui tourne
13:45à petite vitesse.
13:46On n'est pas dans l'emballement.
13:48Donc, les prix sont stables.
13:49Il faut négocier.
13:50Les délais de vente se sont quand même bien allongés aussi.
13:53Avant, il fallait quelques semaines.
13:54Là, vous êtes quand même à plus de 3, 4, 5 mois.
13:56Ça dépend des endroits.
13:59Des augmentations de prix alors qu'ils sont très variables.
14:01Des fois, il y a des petits...
14:02Je regardais sur Sologer, Meilleurs Agents.
14:05Plus 2,5 à Bordeaux et Rennes.
14:07Et sinon, c'est Etal.
14:09Moins 2 à Montpellier.
14:10Moins 2 à Nantes.
14:11Entre moins 1 et moins 1,5 à Nice, Marseille ou Lille.
14:16Donc, ça reste quand même des variations assez faibles.
14:19Parce qu'après, derrière, tout se négocie aussi.
14:21Il faut regarder l'état du bien, l'emplacement, sa dessert.
14:24Enfin, les grands classiques.
14:25Et mais d'ailleurs, je vous en parle.
14:26Mais il va falloir qu'on bosse un peu sur le sujet
14:28parce que ça fait la boucle avec...
14:29Non, mais vraiment.
14:31Travaillons, mais non.
14:33Ça fait la boucle avec le crédit, Imo.
14:35Mais compte tenu du fait qu'aujourd'hui, effectivement,
14:37les prix bougent peu.
14:38Mais quand même, la perspective avec l'idée
14:40qu'on va avoir des taux qui augmentent,
14:41c'est plutôt une baisse des prix.
14:43Est-ce qu'on ne va pas avoir aussi ce retour côté bancaire
14:46des exigences en termes d'apport personnel
14:49avec des banques qui se disent
14:50le bien que je vais financer à l'achat,
14:52il va sans doute perdre de la valeur dans les prochains mois,
14:54les prochaines années,
14:54parce qu'on est sur un marché qui se retourne.
14:56Est-ce qu'on ne va pas avoir aussi ça ?
14:58C'est-à-dire qu'on parle beaucoup des taux en ce moment,
15:00et c'est important.
15:01À un moment, je pense que le sujet de l'apport personnel,
15:04qui était un vrai sujet au moment de la guerre en Ukraine,
15:06pourrait revenir là, non ?
15:07Qu'il le reste quand même.
15:07Il le reste toujours.
15:08Il le reste, mais ça s'était assagé.
15:10On avait atteint des exigences...
15:1280%, oui.
15:13Parce que les banques voulaient financer,
15:14allez, 70-80% du prix du bien et pas plus,
15:16et donc elles demandaient le reste en apport.
15:18Est-ce qu'aujourd'hui...
15:20Après, de l'autre côté, on se pose la question,
15:21est-ce qu'on va l'avoir, cette vraie perte de valeur ?
15:24Parce qu'en France, on sait très bien que
15:26quand il y a un taux qui augmente,
15:29et c'est le cas actuellement,
15:29même si ça reste modéré,
15:31ce qui baisse le plus,
15:32en tout cas immédiatement,
15:33c'est les volumes.
15:34Ce sont les volumes, et pas les prix.
15:36Je ne sais plus comment le disait Sandrine Alonnier,
15:39je trouvais que c'était très juste,
15:40c'était en gros l'ajustement des taux
15:43prend l'ascenseur,
15:44l'ajustement des prix prend l'escalier.
15:46Il y a vraiment...
15:48Bon, on a dit tout ça.
15:49Maintenant, on a dit qu'effectivement,
15:51au global, on était sur un marché un peu étal
15:53avec des volumes qui tiennent.
15:55Et puis, pendant ce temps-là,
15:56il y a ce joyeux petit monde parisien.
15:58C'est insolent !
16:00C'est insolent, oui, c'est ce qu'il a écrit.
16:02Là, c'est carrément de l'insolence.
16:04Un insolent arrondissement,
16:05en l'occurrence, on parle du sixième.
16:08À l'échelle nationale, ça me rappelle un peu Nice aussi.
16:10Et au final, c'est le...
16:11Ça se trouve, c'est les Niçois qui ont envahi le sixième,
16:13sait-on jamais ?
16:14Non, c'est le même profil démographique, plutôt.
16:17On parlait tout à l'heure d'acheteurs
16:19qui seront moins solvables dans les prochaines semaines.
16:23Ils n'ont pas besoin de crédit, donc...
16:24Sauf qu'en fait,
16:26et on en parlera sûrement tout à l'heure avec la surtaxe,
16:28mais d'une certaine manière,
16:29ce qui est intéressant avec la conférence des notaires
16:31du Grand Paris qui a eu lieu cette semaine,
16:33il nous explique qu'il y a une augmentation constante
16:38des étrangers non-résidents
16:39au détriment des Français.
16:41Et donc, ce qui pourrait expliquer
16:43cette fameuse hausse dans le sixième,
16:45donc en gros, sur un an,
16:47sur les douze derniers mois glissants,
16:49les prix ont augmenté de 5% à Nice.
16:51Ah, dans le sixième.
16:53Vu d'où on part, ça pique un peu,
16:54ça fait combien le prix du mètre carré dans le sixième ?
16:56Ça fait pas le moins...
16:5613 980.
16:57Voilà.
16:58Et c'est l'arrondissement le plus cher.
17:00Donc généralement, quand l'arrondissement est le plus cher,
17:02on s'imagine que...
17:03Il a plutôt tendance à pas trop bouger.
17:05D'ailleurs, regardez ses voisins,
17:078e, 7e,
17:08ça augmente soit un tout petit peu,
17:10soit ça baisse un peu.
17:11À titre de comparaison,
17:12donc on est à quasiment 14 000 euros du mètre carré
17:14dans le sixième.
17:14L'arrondissement le moins cher de Paris est à combien ?
17:1719e, pardon,
17:1819e arrondissement,
17:197 690.
17:21Bah vous voyez,
17:21il faut venir chez moi dans le 19e.
17:24Non mais il y a une spécificité quand même
17:27dans le sixième arrondissement.
17:28Alors d'abord,
17:29on parle d'un seul arrondissement de Paris.
17:31Alors déjà, Paris n'est pas la France,
17:32mais alors le sixième n'est pas Paris.
17:34Mais cet arrondissement,
17:36il faudrait voir par rapport au nombre exact de transactions
17:39et l'impact statistique,
17:40parce que c'est un arrondissement
17:42où vous avez des très grosses transactions,
17:43en dizaines,
17:45voire centaines de millions d'euros,
17:47en tout cas plusieurs dizaines,
17:49c'est sûr,
17:52et très peu de transactions.
17:54Et donc il y a un effet mathématique
17:56qui déforme un peu aussi,
17:57je pense,
17:58cet effet prix,
17:59puisque c'est là où vous avez des hôtels particuliers,
18:02notamment,
18:02qui sont très très recherchés.
18:04Et vous avez aussi un phénomène,
18:05c'est-à-dire que dans ces beaux arrondissements,
18:07exactement comme le disait Guillaume,
18:09il y a aussi une clientèle d'acquéreurs étrangers,
18:11et ces acquéreurs étrangers
18:12qui recherchent des biens,
18:13clés en main.
18:14Oui, bien sûr.
18:15Et c'est bien clés en main.
18:16C'est des non-résidents,
18:17donc ils ont pris le temps de fermer des travaux.
18:19Oui, et puis,
18:20imaginez à distance s'occuper des travaux,
18:25des ABF et autre chose,
18:27je souhaite bien du courage.
18:28Alors, il y a une exception,
18:30je discutais avec un Jean-Mobilier.
18:31Oh mais j'adore,
18:31alors ouais,
18:32il faut que vous racontiez l'histoire,
18:33il faut aller lire le papier de Guillaume
18:34sur le site du Figaro,
18:35il est excellent.
18:36Vous allez faire la rencontre d'Alain,
18:3871 ans.
18:39Alors lui...
18:39Alors non,
18:39ce n'était pas celui-là auquel j'avais pensé,
18:40non parce que...
18:41Oh mais non,
18:42s'il faut me parler d'Alain Guillaume,
18:43lui, il a eu le nez creux.
18:44Alors,
18:45allez-y,
18:46racontez-moi Alain quand même,
18:47parce qu'en plus,
18:47il ne nous reste que 8 minutes
18:48et on a encore deux sujets à aborder.
18:49Donc Alain qui a acheté
18:51un appartement dans le 6ème,
18:54il y a longtemps,
18:54il y a un petit moment encore.
18:56En 1982,
18:58donc si je compte bien,
18:59ça fait 44 ans.
19:02Il l'a acheté du coup,
19:0410 000 francs,
19:0510 000 francs,
19:06donc bon,
19:07l'équivalent de 1 500,
19:08mais bon,
19:09après,
19:09il faut prendre en considération
19:10l'inflation.
19:11Et à l'époque,
19:12on parlait de taux tout à l'heure,
19:1516%.
19:15Il a emprunté à 16%.
19:16Il a emprunté à 16%
19:18pour acheter son...
19:19Bon,
19:19et aujourd'hui,
19:20on est à...
19:2115 000 euros du mètre carré,
19:22mais à 3%.
19:23Voilà.
19:24Donc là,
19:25ça fait...
19:25Et ça nous permet
19:26de boucler la boucle,
19:27Guillaume,
19:27parce qu'en fait,
19:28c'est ça le sujet,
19:29il vaut mieux emprunter
19:29avec des crédits un peu chers
19:31qu'on peut renégocier dans le temps.
19:32Alors,
19:32je ne sais pas si Alain l'a fait,
19:34probablement pas,
19:35mais enfin,
19:35on peut acheter à des taux élevés,
19:37on peut les renégocier.
19:37En revanche,
19:38les prix,
19:38non.
19:38Et alors,
19:39lui,
19:39quand on passe de 10 000 francs
19:40du mètre carré
19:41à 14 000 euros,
19:43voilà,
19:4442 ans plus tard,
19:45voilà,
19:45surtout qu'il a dû déjà
19:46rembourser son crédit.
19:47Donc lui,
19:47c'est tout bien.
19:47Il était à 16%,
19:48mais il était à 10 000 francs.
19:50Donc aujourd'hui,
19:51les prix ne sont pas du tout
19:52les mêmes.
19:53Bon,
19:53allez,
19:53il ne nous reste que 7 minutes.
19:54Je suis désolée,
19:54il y avait d'autres histoires,
19:55mais allez lire le papier de Guillaume,
19:56il est top.
19:57C'est gentil.
19:57Non,
19:57c'est vrai.
19:58Allez,
19:59SCPI quand même,
19:59dans vos.
20:00Si vous voulez,
20:01SCPI en quelques mots.
20:02Il y a les gagnants et les perdants.
20:03Il y a les gagnants et les perdants,
20:05c'est un marché un peu à deux vitesses
20:06qui s'est installé
20:07depuis plusieurs mois.
20:08Vous avez une collecte
20:09qui est relativement bonne,
20:11je crois au premier semestre,
20:12c'était plus,
20:14je ne sais plus,
20:14plus 15 ou 25%,
20:15je ne sais plus.
20:16Mais c'était bien.
20:17C'était bien.
20:19Mais là où il faut regarder
20:21quand on voit un chiffre global,
20:23c'est que cette collecte,
20:23elle se concentre essentiellement
20:25sur une dizaine de SCPI,
20:26alors qu'il y en a 232,
20:27je crois.
20:28Donc ça veut dire
20:28que ce sont quelques privilégiés
20:31et que le reste du marché
20:32ne va pas très bien.
20:34Ça,
20:34c'est ce qu'on appelle
20:35les néo-SCPI,
20:36dont beaucoup promettent
20:37des rendements très élevés.
20:38Alors elles ont l'avantage
20:39d'être récentes,
20:41de se constituer
20:42un patrimoine
20:44depuis peu de temps.
20:45Donc elles bénéficient
20:46de prix d'achat
20:47moins élevés.
20:48Et surtout,
20:49il faut voir que
20:50la plupart d'entre elles
20:51investissent à l'étranger.
20:52c'est en Europe,
20:54en Allemagne,
20:55etc.,
20:56en Irlande.
20:58Elles sont moins taxées.
20:59C'est ce qui permet
21:00de doper le rendement
21:01et aussi,
21:02ce que vous disent
21:03les spécialistes,
21:04vous ne versez pas
21:05de dividendes
21:06les premiers mois.
21:07Pendant 3 ou 6 mois,
21:08il y a une exemption.
21:09Vous pouvez décaler
21:10le versement
21:11de ces dividendes.
21:11Donc ça gonfle
21:12le rendement.
21:13Ce qui fait que vous avez
21:14des offres à 7, 8
21:15et même,
21:16c'est monté jusqu'à 15%.
21:17Alors il ne faut pas,
21:19je ne dis pas
21:19que ce n'est pas
21:20ce qu'elles versent.
21:20Je dis juste que
21:21ça, ça ne va pas durer
21:22et que en attendant,
21:24et donc les rendements...
21:25Les performances passées
21:26ne préjugent pas
21:26des performances futures.
21:27Exactement,
21:28et ces taux-là
21:29vont être amenés
21:30à baisser.
21:31Ensuite,
21:31vous avez donc
21:32le marché existant
21:33qui, lui,
21:35est plutôt bloqué.
21:36Oui,
21:36avec des porteurs
21:38de SCPI
21:39qui n'arrivent pas à vendre.
21:40Avec des porteurs
21:41de SCPI
21:41qui n'arrivent pas à vendre,
21:42on dit qu'il y a
21:42à peu près 2 milliards,
21:44selon la SPIM,
21:442 milliards d'euros bloqués.
21:46Donc c'est beaucoup.
21:47Le gouvernement
21:48qui cherche de l'argent...
21:49Non, non,
21:50ça c'est l'argent
21:51des particuliers.
21:52Des particuliers,
21:52bah ouais,
21:53fichu,
21:53pas fichu,
21:54j'ai envie de vous dire.
21:54Alors Marie,
21:54on ne prend pas...
21:56Oh là là,
21:58on vient de venir,
21:58on s'en reparle,
21:59parce que là...
22:01Mais non,
22:02mais de toute façon,
22:02cet argent,
22:03pour l'instant,
22:04c'est une estimation,
22:07et ce n'est pas forcément
22:08ce qui va rester au final.
22:09Bien sûr.
22:09Parce qu'il y a
22:10toutes les décotes,
22:11donc les...
22:11Quand ils arriveront à lâcher,
22:13qu'est-ce qu'ils vont récupérer ?
22:14C'est ça le sujet, quoi.
22:15C'est ça le sujet.
22:15Donc 2 milliards,
22:16je ne suis même pas sûre
22:17qu'on récupère...
22:18Je pense qu'on ne récupérera pas
22:19ces 2 milliards.
22:20Vous avez deux solutions,
22:22soit des fonds de remboursement
22:23qui permettent à ceux
22:24qui font la demande
22:25de retrouver une certaine liquidité,
22:28mais il faut attendre quand même
22:29que le bien soit vendu
22:30et de manière souvent décotée,
22:31ça peut être 20, 30, 40%.
22:34Donc voilà.
22:36Soit les SCPI à capital variable
22:38passent à capital fixe.
22:40Vous avez aussi, pareil,
22:41un marché secondaire
22:42qui se met en place
22:43et c'est pareil,
22:44vous avez aussi une décote.
22:45Donc il faut quand même voir
22:46qu'il y a un...
22:48Quand vous avez placé
22:50beaucoup d'épargne,
22:52voire emprunté pour acheter
22:55ces parts de SCPI,
22:56vous n'êtes pas dans
22:56une très bonne configuration.
22:58Pour autant,
22:59les nouvelles SCPI
23:00offrent quand même
23:01des bons rendements.
23:02Il ne faut pas trop se fier
23:03au miroir aux alouettes.
23:05C'est sûr, quand on voit
23:05un livret A à 1,7%, je crois,
23:07et qu'on vous dit
23:08C7, forcément,
23:10l'épargne.
23:10À choisir, voilà.
23:12Mais il faut être très prudent.
23:14Et puis une dernière chose aussi,
23:15il faut faire attention
23:15aux frais
23:16puisque ça peut être très lourd
23:18dans la souscription
23:19des SCPI.
23:20Frais de gestion,
23:21frais d'entrée, etc.
23:22Le message est passé.
23:23Bon, on termine,
23:24il nous reste 4 minutes
23:25par le rêve des Français.
23:26Voilà.
23:27Guillaume.
23:28Oui, c'est Guillaume,
23:28le rêve des Français.
23:30Alors là ?
23:30La résidence secondaire.
23:32Mais oui,
23:32on a l'impression
23:33qu'aujourd'hui,
23:34la résidence secondaire,
23:35ce n'est pas forcément
23:36là-dessus qu'il faudrait aller
23:37parce qu'en tout cas,
23:38tous nos politiques
23:39ou beaucoup d'entre eux
23:39nous expliquent
23:40qu'ils soient locaux
23:41ou nationaux.
23:43Plutôt locaux.
23:43Oui, plutôt locaux.
23:44Alors, c'est un peu,
23:45moi j'aime bien
23:46parce que c'est une source
23:47d'inspiration pour Guillaume.
23:48Même chose,
23:49vous allez voir
23:49sur le site du Figaro,
23:50tous les papiers dédiés
23:51aux résidences secondaires,
23:52c'est Guillaume.
23:53Alors, on a le fiasco
23:54des avis envoyés par erreur.
23:57Votre résidence
23:57a-t-elle été ?
23:58Votre résidence secondaire
23:59a-t-elle été sur taxe ?
24:00Guillaume,
24:05c'est ce que vous l'avez rappelé,
24:06c'est le rêve
24:07pour ceux qui peuvent
24:09se l'offrir.
24:10Même pour ceux qui ne peuvent pas,
24:11j'ai le droit de rêver quand même ?
24:12Oui, bien sûr.
24:13Et puis après,
24:14c'est un outil de transmission
24:14d'une certaine manière
24:16qui peut être aussi
24:17un cadeau empoisonné
24:18pour certains
24:19parce qu'il faut l'entretenir.
24:21Mais ce qui m'étonne,
24:22c'est qu'en fait,
24:23on n'essaie pas
24:23de trouver une solution pour...
24:25Évidemment,
24:25il y a une crise du logement.
24:26Et à Paris, par exemple,
24:28on nous explique
24:28que les résidences secondaires,
24:30c'est plus 8 000 par an
24:31et plus 7 000 par an
24:32et moins 8 000
24:34de logements alloués.
24:34Donc je peux comprendre.
24:36Sauf que je ne suis pas sûr
24:37que ce soit la bonne méthode
24:37parce qu'au final,
24:38on en parlait tout à l'heure,
24:40OK, vous allez peut-être
24:41évincer un certain nombre
24:42de ménages,
24:43classe moyenne par exemple,
24:44en surtaxant
24:46les résidences secondaires.
24:47Mais à la place,
24:48vous allez avoir quoi ?
24:48Vous allez avoir
24:49les grandes fortunes étrangères.
24:50Donc si on veut
24:51d'une certaine manière
24:52cette éviction,
24:53bon, très bien.
24:54Aujourd'hui,
24:55je regardais Virginie
24:57parler de chiffres.
24:57Par exemple, dans le 6e,
24:59OK, c'est 60 %
25:00de résidents français.
25:03sur un an
25:03des dernières ventes.
25:05Mais parmi les non-résidents,
25:07vous avez 71 étrangers
25:10non-résidents
25:11et simplement 35 français.
25:13Donc évidemment,
25:14eux, ils ont un budget,
25:15je prends par exemple
25:15les Américains,
25:17qui est de 1,4 million
25:19si on reste sur le 6e.
25:21Donc,
25:22ce que je veux dire,
25:24c'est que la résidence secondaire,
25:25ça doit être aussi,
25:26ça doit permettre
25:27à certains
25:28qui peuvent y accéder,
25:31de pouvoir transmettre
25:32un outil.
25:34On l'a tous vu
25:35cet été,
25:36des moments aussi
25:37de partage
25:38avec la famille.
25:38Donc,
25:39je ne suis pas sûr
25:40que ce soit
25:40le bon message
25:41à envoyer
25:43aux Français.
25:44Après,
25:44il y a un vrai sujet
25:45quand même,
25:45effectivement.
25:46Parce que ce que vous
25:46préconisez,
25:47c'est carrément quoi ?
25:48Alors,
25:48d'interdire la vente
25:49aux étrangers ?
25:51Ah ben non,
25:51de toute façon,
25:52c'est totalement
25:53inconstitutionnel.
25:54Mais ce que je veux dire,
25:54c'est que,
25:55non,
25:55ce que je voulais montrer
25:56par cet exemple,
25:57c'est que d'une certaine manière,
25:58on pense qu'on va,
25:59entre guillemets,
26:00dégoûter les acheteurs.
26:01Mais c'est une population,
26:02on l'a rappelé tout à l'heure,
26:03qui est suffisamment aisée.
26:04Et la fiscalité,
26:06ça grince.
26:07Mais au final,
26:08ils vont continuer à acheter.
26:09Et je ne suis pas sûr
26:10que le nombre
26:12de résidences secondaires
26:13va baisser à Paris
26:14ou ailleurs.
26:14Alors après,
26:14je crois que beaucoup
26:16de ces logements
26:17que la mairie de Paris
26:17considère comme étant
26:18inoccupés ou sous-occupés,
26:20en tout cas,
26:21appartiennent aussi parfois
26:22à des personnes âgées
26:23qui ne savent même plus,
26:24qui laissent un peu
26:26mourir leur patrimoine.
26:27Et donc,
26:27l'idée,
26:28de supprimer
26:29les résidences secondaires
26:30que de les faire travailler
26:31et de les mettre
26:31à l'utilité publique,
26:32c'est-à-dire potentiellement
26:33de les mettre à la location.
26:34Oui, mais après,
26:35ce qui me dérange,
26:35c'est que justement,
26:36vous le rappelez
26:37il y a un instant,
26:37c'est qu'on le met
26:38sur le même pied d'égalité
26:40que les logements vacants.
26:41Les logements vacants,
26:42ce sont des logements vides.
26:44La résidence secondaire,
26:44par définition,
26:45elle est forcément inoccupée.
26:46Sinon,
26:46ça devient votre résidence principale.
26:48Donc,
26:49déjà,
26:50de confondre les deux,
26:51je trouve ça,
26:52pour moi,
26:54pas logique,
26:56les logements vacants,
26:57je suis d'accord,
26:57encore une fois.
26:58Après,
26:59il y a des successions
26:59qui tardent
27:00ou des travaux qui durent,
27:02mais clairement,
27:02des logements qui sont vacants
27:03depuis deux ans,
27:04trois ans,
27:04quatre ans,
27:05alors qu'il y a une crise
27:06du logement,
27:06je suis totalement d'accord.
27:07Il faut lutter contre ça.
27:08La résidence secondaire,
27:09pour moi,
27:10c'est un tout autre symbole.
27:13C'est,
27:13encore une fois,
27:14et puis ça permet
27:15d'une certaine manière
27:16à certains aussi
27:17de pouvoir s'élever
27:19socialement
27:19et,
27:20je le rappelais,
27:20un outil de transmission.
27:21Donc,
27:22je ne sais pas.
27:24il y a l'exemple
27:25de Biarritz
27:25qui a augmenté
27:28la place d'habitation
27:29et qui au final
27:29perd de l'argent.
27:30Oui,
27:30mais il y a un sujet
27:31quand même
27:31sur comment j'arrive
27:33aussi à avoir
27:33ceux qui font fonctionner
27:34l'économie au quotidien,
27:35c'est-à-dire des gens
27:36qui vivent de manière
27:37permanente.
27:38Et donc,
27:38il y a ce sujet-là.
27:39Malheureusement,
27:40il y a le jingle
27:40parce qu'Alban me dit
27:41de me taire
27:41avec le jingle
27:42tous les jours.
27:44On t'aime,
27:44Alban.
27:45Mais donc,
27:46du coup,
27:46il y a vraiment
27:47un sujet
27:47de comment aussi,
27:48localement,
27:48on peut arbitrer
27:49en se disant
27:50économiquement aussi.
27:51C'est comme une population
27:51qui vive l'économie
27:52à condition qu'elle vive
27:54à l'année.
27:54Les locaux aussi,
27:55voilà,
27:55c'est ça.
27:55Il faut peut-être
27:56construire plus en fait.
27:57Et si c'était ça
27:58la solution ?
27:59Sinon,
27:59si vous voulez
27:59votre résidence secondaire,
28:00on en reparlera,
28:01mais il y a cette plateforme
28:02que j'adore,
28:03Barak.
28:04Oui,
28:04Barak,
28:04vous regardez sur Internet,
28:06vous n'avez pas les moyens
28:07de l'acheter,
28:07vous la partagez avec quelqu'un
28:08votre résidence secondaire.
28:09L'idée,
28:09c'est de maximiser,
28:11optimiser l'usage
28:11de nos résidences secondaires.
28:12Est-ce que ce ne serait pas ça
28:13la solution ?
28:15Merci à tous les deux,
28:16Guillaume Erard,
28:16journaliste Imo Figaro
28:18et Virginie Grolo,
28:19rédactrice en chef
28:19à Challenge.
28:20Les experts de l'IMO
28:22prennent un petit week-end
28:23et reviennent dès lundi
28:24sur BFM Business.
28:27Les experts de l'IMO
28:28sur BFM Business.
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