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  • il y a 7 semaines
Mercredi 9 septembre 2026, retrouvez Thibault Rioual (Co-fondateur, Explorun), fabrice kuhn (Médecin, du sport) et Vincent Roger (Délégué ministériel, Ministère des sports) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à
00:13l'avenir de la santé.
00:15Aujourd'hui, un enjeu de santé publique majeur, l'activité physique.
00:20Malgré les bénéfices largement documentés de l'activité physique sur notre santé, la sédentarité reste un problème.
00:26Alors pourquoi est-ce si difficile de faire bouger davantage les français et quel est le coût sanitaire de la
00:33sédentarité ?
00:34Prescrire de l'activité physique, orienter les patients, faire travailler ensemble professionnels de santé et acteurs du sport.
00:41Comment passer des recommandations à une véritable politique de prévention ?
00:45Pour en parler, deux regards complémentaires.
00:48Vincent Roger, délégué ministériel en charge du sport santé.
00:51Et le docteur Fabrice Kuhn, médecin du sport, auteur, conférencier et sportif bien sûr.
00:58Camille Roual-Rioual est allée à la rencontre de celles et ceux qui ont décidé de se remettre en mouvement.
01:03Elle s'est rendue dans une maison sport santé à Paris, c'est le reportage du jour.
01:08Et si l'un des leviers pour bouger davantage était tout simplement de rendre l'activité physique ludique ?
01:13Notre pépi de santé du jour, c'est Exploron, une solution qui transforme n'importe quel lieu en terrain de
01:19jeu et en course d'orientation.
01:21Bienvenue dans Santé Futur.
01:27Bonjour à tous les deux, bienvenue.
01:29Bonjour.
01:29Merci d'avoir répondu présent.
01:31Vincent Roger, je commence avec vous.
01:33La sédentarité, je le disais, c'est un enjeu de santé publique majeur.
01:37Est-ce qu'on mesure réellement son impact sanitaire ?
01:41On mesure différentes choses.
01:43Il y a plusieurs constats à faire par rapport à la sédentarité.
01:47Le premier, c'est que nous sommes dans des sociétés qui additionnent deux phénomènes qui ont des conséquences sanitaires en
01:53cascade.
01:53Le premier phénomène, c'est la sédentarité.
01:55Le deuxième, c'est la révolution du vieillissement.
01:58Ce qui entraîne une hausse vertigineuse des maladies chroniques, des multipathologies,
02:03puisque un adulte sur deux de plus de 65 ans a une double comorbidité.
02:07Vous rajoutez à ça qu'il y a une explosion du nombre de pathologies liées à la santé mentale.
02:14Le deuxième constat, c'est quoi être en bonne santé ?
02:18La définition, c'est quoi être en bonne santé ?
02:20C'est avoir un bien-être physique, psychique et social.
02:25Il se trouve que sur ces trois domaines, il est prouvé scientifiquement que l'activité physique et sportive est un
02:30atout et une solution pour la santé de tous.
02:35Et le troisième constat, c'est que maintenant, depuis plus de 50 ans, nous avons une somme de littérature scientifique
02:41qui prouve que l'activité physique et sportive est un atout fondamental en termes de prévention primaire, secondaire et tertiaire
02:48pour la santé de tous et pour notre santé publique.
02:52Quant à la sédentarité, elle a un double coût.
02:54Elle a un coût sur la santé de chacun d'entre nous, explosion, comme je vous le disais, des maladies
02:59chroniques, problèmes d'AVC, problèmes de cancer, etc.
03:03Mais elle a un coût aussi pour la société, puisque France Stratégie évalue à 140 milliards d'euros par an
03:08le coût de la sédentarité dans notre pays en termes de santé.
03:12Docteur, qu'est-ce que la sédentarité provoque sur notre organisme à court et long terme ?
03:19Alors déjà, il faut identifier que la sédentarité, ce n'est pas le manque d'activité physique, c'est deux
03:23choses différentes.
03:24En fait, on a l'activité physique, si on n'en fait pas assez, on est inactif.
03:28Et la sédentarité, c'est le temps passé assis.
03:32Donc c'est deux choses différentes qui sont, ou coucher, éveiller.
03:35C'est deux choses qui sont différentes et qui sont toutes deux un impact négatif sur la santé, avec une
03:41surmortalité, mais qui sont indépendantes.
03:44Et donc l'impact de manquer d'activité physique, c'est que l'organisme, il est créé par l'effort.
03:50Et pour l'effort, l'organisme ne fonctionne bien que si on le stimule.
03:53Et en fait, si on ne le stimule pas en n'ayant pas assez d'activité physique, il se désadapte
03:58et on fabrique les maladies de civilisation.
04:01C'est-à-dire qu'on va créer tout ce qui est maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, obésité, maladies d'Alzheimer
04:09aussi.
04:10Et tout ça dépend du manque de stimulation.
04:14Et est-ce que, du point de vue du médecin, est-ce qu'on sous-estime encore le rôle de
04:19l'activité physique en termes de prévention ?
04:22Alors je ne suis pas sûr qu'on le sous-estime, mais par contre je pense qu'il est méconnu
04:26du grand public.
04:28En fait, je pense que scientifiquement, on reconnaît la valeur de la lutte contre la sédentarité et la valeur de
04:34la lutte pour l'activité physique.
04:35Par contre, je pense que dans la population globale, on n'a pas cette vision de l'importance de faire
04:40que c'est fondamental dans de nombreuses maladies.
04:44Plus que jamais ?
04:45Oui, mais on se repose trop sur les médicaments et on n'engage pas assez dans l'activité physique.
04:51Et je pense qu'il y a aussi cette incompréhension entre la sédentarité et l'activité physique.
04:56Et à contrario, qu'est-ce que quelques dizaines de minutes d'activité physique régulière peuvent provoquer ?
05:02Quels sont les bénéfices ?
05:03Alors on va optimiser le fonctionnement de l'organisme.
05:06Alors ce n'est pas seulement de la comptabilité en se disant je vais dépenser des calories en plus, ça
05:09c'est vrai.
05:10Mais surtout le bénéfice, c'est qu'on va stimuler l'organisme à devenir plus fort, plus résistant, plus endurant.
05:16Et c'est ça qui le maintient en bonne santé parce qu'on va avoir besoin de faire fonctionner tout
05:19l'organisme.
05:20Et donc on va créer un écosystème.
05:22En fait, les muscles vont produire des myokines, des molécules signales qui sont produites par le muscle.
05:28Parce qu'en fait, le muscle ne sert pas qu'à bouger, il sert aussi à ça.
05:31Et avec ces myokines, il crée un écosystème autour de lui pour qu'on favorise son fonctionnement.
05:35Et si on a besoin d'optimiser son fonctionnement, on améliore toutes les fonctions cardio-versculaires, respiratoires, métaboliques, gestion du
05:43glucose, donc moins de diabète.
05:44Et en fait, on optimise tout ça.
05:46Vincent Roger, je le disais, on sait malgré tout qu'il faut bouger davantage, réduire le temps passé assis, avoir
05:53une activité physique régulière.
05:54On entend quand même beaucoup plus aujourd'hui.
05:56Mais entre ce qu'il faudrait faire et ce qu'on fait réellement, il y a un gap.
06:00Où est-ce que ça bloque aujourd'hui ? C'est une affaire de comportement individuel ou c'est plus
06:04global ?
06:05Le sport santé et la pratique de l'activité physique s'accroît dans notre société.
06:13Vous avez de plus en plus de gens qui ont une activité physique régulière, 65% des Français.
06:17Je pense au boom des marathons, par exemple.
06:19Voilà, je sais. Enfin, on le voit le matin dans les rues de Paris, il y a beaucoup de gens
06:23qui font un footing.
06:24Il y a eu aussi un effet jeu, il y a eu peut-être un peu un effet grande cause
06:27nationale 2024 sur la promotion de l'activité physique et sportive.
06:31Et je pense que d'une manière générale, beaucoup de Français ont compris que c'était bon pour leur santé,
06:36pour leur morale, pour leur psychisme.
06:39Là où ça bloque, c'est parfois une organisation de temps, parfois une organisation d'accès à la pratique.
06:45C'est aussi un phénomène parfois culturel.
06:48Vous avez quatre publics qui sont assez éloignés, voire très éloignés de la pratique, que sont un, les femmes.
06:55Dans la vie d'une femme, il y a une triple rupture.
06:57L'adolescence par rapport à la pratique sportive, la maternité.
07:01Et la ménopause.
07:03Et plus ces femmes sont dans des milieux précaires, plus elles sont éloignées de la pratique sportive.
07:08Deuxièmement, vous avez les personnes en situation de handicap.
07:11Une sur deux ne fait aucun sport.
07:13Troisièmement, les seniors.
07:15Et quatrièmement, les étudiants.
07:17Ça peut paraître surprenant à ceux qui nous écoutent, mais 40% des étudiants ne font aucun sport dans notre
07:22pays.
07:22Et donc la stratégie nationale sport santé, elle a vraiment pour ambition de viser en particulier ses publics en développement.
07:29Et puis il y a une affaire d'accès aux équipements sur ce territoire aussi.
07:31Et notamment pour la pratique féminine, il faut que ce soit sécurisé.
07:35Il y a plein de choses très concrètes sur l'aménagement des vestiaires, sur des choses très concrètes à mettre
07:42en place.
07:42Mais alors justement, comment sont-ils faits pour que ces dispositifs ne profitent pas d'abord à ceux qui, finalement,
07:47sont déjà les plus actifs ?
07:50Ces dispositifs, ils profitent dans l'absolu à tous, mais les politiques publiques que nous mettons en place depuis une
07:57dizaine d'années,
07:58et notamment dans ce qu'on appelle l'héritage immatériel des Jeux, parce qu'il y a eu quand même
08:01une grande dynamique autour de cette promotion de l'activité physique et sportive,
08:07pour le bien de tous, dans le cadre des Jeux, autour d'une idée.
08:11Et les Jeux, ce n'était pas qu'une parenthèse enchantée pour glorifier le sport mondial.
08:16Les Jeux, c'était un projet de société pour dire que le sport change la vie, et même on pourrait
08:20rajouter le sport sauve des vies.
08:22Et vous assumez qu'on a su en faire un vrai levier, qu'aujourd'hui il y a un vrai
08:25héritage à une échelle nationale ?
08:28Oui, il y a un vrai héritage sur, par exemple, les 30 minutes, même si c'est loin d'être
08:32parfait.
08:33Tout ça est perfectif. C'est plus la politique des petits pas que le grand soir.
08:38Mais ça a progressé depuis dix ans par des décisions législatives.
08:42Loi de 2016 qui encourage la prescription de l'activité physique et sportive.
08:46Loi de 2022 qui conforte la création des maisons sport santé.
08:50Aujourd'hui, vous avez six, je crois qu'on va en parler avec votre reportage,
08:54vous avez 600 maisons sport santé sur tous les territoires,
08:57qui sont des sasses pour permettre aux gens de reprendre une activité physique et sportive.
09:01dans des programmes qui sont sur mesure pour eux et qui permettent d'être un sas
09:06entre d'abord absence de pratique, un programme dans les maisons sport santé
09:11et puis après on rejoint un club qui peut faire aussi des programmes adaptés
09:15en fonction des publics que je viens de vous citer.
09:18Donc les choses s'améliorent.
09:20Maintenant, je rejoins le docteur, il y a encore beaucoup de choses à faire
09:24pour que de nombreux Français retrouvent le goût à l'activité physique et sportive.
09:29Et c'est toute l'ambition de ce qu'on est en train de mettre en place
09:32avec le mois dédié à l'activité physique et sportive Sétembre Bouge
09:36pour aller à la rencontre des Français,
09:39pour leur dire tous les bienfaits du sport
09:41sur les thèmes qu'on a déjà évoqués en termes de santé.
09:45On va y revenir aussi, docteur, avant de passer au reportage,
09:47est-ce que vous partagez ce point de vue quant à l'héritage post-JO ?
09:51Vous en sentez les effets ?
09:54Alors, je ne les sens pas tant que ça, moi.
09:57Oui, qu'est-ce que vous constatez ?
09:58Je n'ai pas constaté de changement réel.
10:01Je pense que le problème, en fait, c'est la motivation.
10:03Et je pense que c'est la récompense du sport.
10:06Vous n'avez fait le comportement individuel, alors ?
10:07Oui, je pense qu'en fait, le sport est un certain inconfort.
10:10Quand on va s'exercer, on y trouve du plaisir,
10:12mais on y trouve aussi un certain inconfort.
10:14Et il faut qu'en face, on ait une motivation, une récompense.
10:17Et que la conviction du sport, c'est qu'on ne voit pas toujours cette récompense.
10:21Alors, certes, on se sent bien quelques temps après,
10:23mais ce n'est pas toujours le cas.
10:25Et on n'observe pas le bienfait derrière,
10:27donc ça n'encourage pas nécessairement à persévérer
10:31quand on est dans la difficulté.
10:32Alors, c'est vrai qu'au mois de septembre, c'est facile, on s'inscrit.
10:34Mais combien se abandonnent au mois de novembre ?
10:37Combien abandonnent après les fêtes ?
10:38Et c'est là qu'il faut réussir à intervenir aussi,
10:41à trouver une motivation, une récompense.
10:43Quand je dis récompense, ce n'est pas financière,
10:45mais c'est la récompense, c'est je suis en meilleure santé,
10:47ou je me sens bien.
10:48Et il faut réussir aussi à démontrer aux gens
10:50qu'ils ont une récompense derrière.
10:52Donc, c'est un peu une affaire culturelle aussi, vous pensez ?
10:55Oui, il y a nécessairement une affaire culturelle.
10:58C'est notre rapport au sport, nous, les Français ?
10:58Il y a nécessairement une affaire culturelle.
11:00D'ailleurs, souvent en entendant parler de course à pied,
11:03mais finalement, le meilleur sport, c'est celui qui vous plaît
11:05parce que c'est celui qui vous permet de continuer à vous exercer.
11:07Bien sûr.
11:08Et donc, il n'y a pas un sport meilleur qu'un autre,
11:10il y a surtout le sport qui, lui, est meilleur pour vous,
11:13c'est celui qui vous plaît.
11:15Pardonnez-moi, simplement pour aller dans la même direction,
11:19il y a bien évidemment la pratique sportive
11:20et qu'il faut encourager.
11:22Nous, ministères des Sports, on est très sensibles à ça.
11:24Mais le but, c'est aussi d'encourager l'activité physique
11:26qui n'est pas obligatoirement une pratique sportive.
11:30C'est le propriétaire de chien qui va sortir une heure par jour son chien
11:33et qui donc va faire de l'activité physique.
11:35Une toute forme de mise en mouvement.
11:36Voilà, exactement.
11:37C'est ça qui est aussi important pour la santé de tous.
11:40Je vous le disais, on passe au reportage.
11:43Réapprendre à bouger quand on en a perdu l'habitude,
11:46ça demande parfois un vrai accompagnement.
11:48Et c'est justement tout l'enjeu des maisons sport santé.
11:51Plus de 500 structures partout en France
11:53pour accompagner chacun vers une activité physique
11:55adaptée progressivement et à son rythme.
11:58Mais concrètement, comment ça fonctionne ?
12:01On s'est rendu dans l'une de ces structures à Paris.
12:04Je passais une grande partie de ma journée assis ou allongé
12:08ou plusieurs heures par jour devant un écran.
12:12Cette sédentarité a entraîné une prise de poids,
12:18du stress, de l'anxiété, des difficultés de sommeil.
12:24Enfin, un tableau clinique pas terrible.
12:28Et là, la reprise de l'activité en activité physique adaptée ici
12:32et la marche m'ont permis de casser ces habitudes
12:38et de me retrouver plus dynamique, mieux dans ma peau,
12:43de sortir de ces habitudes et de cette sédentarité
12:47que je m'étais imposée en fait par habitude,
12:50par fainéantisme, par manque de dynamisme.
12:54Là, tu as démarré ta première série sur l'intensité haute.
12:56Oui, je vais passer à 6 de haut.
12:58Ils arrivent souvent avec une prescription médicale.
13:01Donc, ils ont conscience de ce qu'ils vont faire,
13:03mais ils n'ont pas forcément fait, ils n'ont pas beaucoup d'expérience.
13:06Donc, on les accompagne aussi dans ce processus
13:08de modification de leurs habitudes
13:09et de découverte de l'activité physique
13:11pour qu'ils aient ensuite une vie quotidienne plus active,
13:15que ce soit avec ou sans pratiques sportives.
13:17Ceux qui nous disent, je bouge mieux, je suis moins essoufflé.
13:20On a des retours directs sur les bienfaits de tout ça.
13:22Et on sait maintenant que de toute façon,
13:24un programme d'activité physique va induire
13:27des changements de comportement dans la vie quotidienne.
13:29Ça va être des gens tout simplement qui nous disaient
13:30avant, je ne pouvais marcher qu'une certaine distance.
13:32Je devais m'arrêter pour être essoufflé.
13:34Maintenant, j'arrive à marcher un peu plus loin.
13:36J'évitais les escaliers, ça me faisait trop mal
13:38ou j'avais peur de le faire.
13:39Et maintenant, je peux monter mes 3, 4 étages
13:41avec moins de difficultés.
13:44Souvent, c'est les grands-parents qui peuvent jouer
13:46un peu plus facilement aussi avec les petits-enfants.
13:48Voilà, ce genre de choses.
13:49Venir dans une maison sport santé, c'est un moyen
13:51de renouer avec cette activité physique,
13:53d'être au contact de professionnels qui ne se contentent pas
13:56d'améliorer votre cœur, vos muscles, votre mobilité,
14:01votre équilibre.
14:01Ce sont aussi des professionnels qui ont pour mission
14:03de vous expliquer pourquoi il faut bouger pour sa santé.
14:06Quand on est sédentaire, notre sang ne circule pas,
14:09donc on n'irrigue pas en oxygène l'ensemble de notre organisme.
14:13Nos os, nos articulations, nos muscles ne font pas
14:16ce pour quoi ils sont faits, c'est-à-dire bouger.
14:18Et la masse grasse s'agglomère sur nos viscères.
14:23C'est ce qu'on appelle la masse grasse viscérale
14:24et elle est délétère pour notre santé.
14:26Ça, c'est la sédentarité.
14:27Il y a un autre comportement, c'est l'inactivité physique.
14:30L'inactivité physique, c'est quand on ne totalise pas
14:32les 30 minutes d'activité physique quotidienne,
14:35au moins 5 fois par semaine.
14:36Et on sait que c'est ce seuil-là qui permet de déclencher
14:39des effets bénéfiques pour la santé.
14:41Donc, il y a deux choses à faire.
14:42Si on est sédentaire, toutes les heures,
14:44il faut se lever, il faut bouger 3 minutes, faire des exercices.
14:47Le meilleur mouvement, c'est le prochain,
14:48c'est celui que vous allez faire.
14:50La deuxième chose, c'est donc être actif au quotidien.
14:53Être actif au quotidien, c'est marcher plus,
14:55prendre les escaliers, prendre le vélo,
14:56avoir des activités domestiques.
14:58Et parmi ces activités, le sport n'est qu'une petite partie.
15:02Vincent Roger, qui peut avoir accès à ces maisons sport santé ?
15:05Et d'abord, comment est-ce qu'ils ont connaissance ?
15:07Via les médecins, par exemple ?
15:09Oui, alors déjà, nous, on encourage beaucoup
15:11la structuration de l'offre pour les faire connaître,
15:16pour promouvoir la marque Maison Sport Santé.
15:18Parce que vous avez raison,
15:19ce n'est pas encore très connu des Français.
15:21Alors aujourd'hui, on en a 600.
15:23Vous parliez de 500.
15:24Je ne dis plus de 500.
15:25Oui, maintenant, on a dépassé cet été les 600.
15:30Il y a 1,5 million de Français
15:32qui en ont été bénéficiaires depuis 2020.
15:35Et alors, c'est des entités qui sont très rattachées,
15:39qui sont souvent rattachées à des collectivités locales.
15:41Donc, c'est les collectivités locales qui les font connaître.
15:44C'est le mouvement sportif, c'est les ARS.
15:47C'est tout un écosystème local qui permet de les développer.
15:51Et en termes de tarifs, c'est ?
15:53C'est assez peu cher.
15:54C'est souvent des tarifs très sociaux.
15:58C'est relatif aux revenus de chacun.
16:00Oui, et c'est surtout...
16:01Alors, certains programmes sont pris en charge
16:03dans le cadre de programmes, notamment expérimentaux.
16:07Mais c'est souvent des cours collectifs,
16:10des séances collectives.
16:12Là, c'était plutôt des séances individuelles.
16:14Mais dans les maisons sport santé,
16:16il y a beaucoup de séances collectives.
16:17C'est entre 10 et 15 personnes.
16:19C'est souvent des gens qui ont plus de 50 ans,
16:21qui sont très éloignés de la pratique,
16:24qui peuvent avoir de lourdes pathologies.
16:26Moi, je me rappelle d'une visite à ARS,
16:28dans une maison sport santé,
16:30où vous aviez une quinzaine de personnes.
16:33Et elles étaient toutes unanimes
16:34pour dire le bien que ça leur faisait.
16:37Parce que ça revient à ce que je vous disais
16:39sur la définition de la santé.
16:41Elles étaient heureuses d'être là, ces personnes.
16:44Certaines étaient quand même sous dialyse.
16:46Parce que c'était un moment social.
16:48Et donc, en disant,
16:51moi, tout seul, je ne le ferai pas.
16:53Mais en groupe, je le fais.
16:55D'ailleurs, certains deviennent des ambassadeurs.
16:56Oui, des fédérateurs aussi.
16:57Exactement.
16:58Certains deviennent ambassadeurs
16:59de ces maisons sport santé
17:01pour les faire connaître.
17:02Et deuxièmement,
17:03une meilleure condition physique
17:04et une meilleure condition psychique.
17:06Donc, c'est un vrai succès.
17:09Pour être totalement honnête,
17:10il faut le pérenniser.
17:12Il faut le structurer.
17:13Il faut accompagner les financements.
17:16parce que c'est quelque chose
17:17qui doit être sur la durée.
17:19Docteur, vous recommandez
17:20à certains de vos patients
17:21de se rendre dans des maisons sport santé
17:22ou ce n'est pas encore quelque chose
17:23de tout à fait banal ?
17:25Alors, je travaille avec la Fédération française
17:28de triathlon.
17:29Et c'est vrai que la Fédération française
17:30de triathlon organise des...
17:34dédie des créneaux au sport santé, en fait.
17:36Et donc, accueille toutes ces personnes
17:39qui viennent débuter,
17:40qui viennent s'exercer.
17:42Et c'est vrai, là, du coup,
17:43c'est en groupe.
17:44C'est vrai que le groupe participe
17:46à la motivation, aussi, en fait.
17:48Et à la récompense,
17:48parce qu'il y a le partage,
17:49le lien social.
17:50Et il y a ce moment de convivialité
17:52que les gens n'ont pas forcément chez eux.
17:54Donc, oui, je le recommande.
17:56Depuis le début du mois, on me disait...
17:58D'ailleurs, vous parlez
17:59de la Fédération française de triathlon,
18:00mais il faut que ceux qui nous écoutent
18:01sachent aussi que beaucoup de fédérations
18:04proposent des programmes sport santé.
18:06Désormais, vous avez une quarantaine
18:07de fédérations olympiques ou non
18:10qui proposent des programmes adaptés.
18:14Je pense à la Fédération française de football,
18:17qui est la première fédération de France,
18:18qui développe le foot en marchant
18:20pour les seniors.
18:21Donc, il y a sur le territoire
18:23une offre qui se développe
18:24en lien avec tous les acteurs.
18:27On le disait, depuis le début du mois,
18:28une opération nationale est lancée,
18:30septembre bouge,
18:31avec des événements dans plusieurs villes.
18:34Comment s'assurer qu'on amène ces personnes
18:38vers une pratique durable
18:39et que ce ne soit pas juste
18:40l'effet d'une campagne
18:41pendant un mois, un one-shot,
18:43mais finalement,
18:45quelque chose qui s'inscrit dans la durée ?
18:47Déjà, il faut que ce mois
18:49soit dans sa première édition impactant.
18:51Et deuxièmement,
18:52il faut que ce mois soit pérenne.
18:54On ne pourra pas mesurer
18:55au bout d'une année,
18:56c'est au bout de plusieurs années.
18:57Par exemple, l'impact du mois sans tabac,
18:59qui a été créé, voilà,
19:00à plus de 10 ans par Santé publique France,
19:02on a les résultats
19:04parce qu'on est dans la durée
19:05sur le fait que ça provoquait
19:07des déclics de comportement
19:08chez nos concitoyens.
19:09Et d'ailleurs, ça a eu un impact positif
19:11puisque la consommation de tabac
19:12a fortement baissé,
19:14y compris chez les plus jeunes,
19:15en particulier les jeunes filles.
19:17Donc, le but de ce mois,
19:19c'est de créer le déclic du comportement.
19:22Et donc, on fait une communication,
19:24on organise une tournée
19:25dans toute la France
19:26avec de nombreux acteurs,
19:27des entreprises,
19:29des associations de santé
19:30comme la Ligue nationale contre le cancer,
19:32la Fédération française de cardiologie,
19:34des médias qui soutiennent l'opération
19:37comme France Télévisions,
19:39des institutions
19:40comme l'assurance maladie
19:41ou le mouvement sportif.
19:42Vous voyez, il y a un effet de levier
19:44avec beaucoup de partenaires
19:45qui vont à la rencontre des Français
19:47pour encourager la pratique
19:50et notamment vis-à-vis des publics
19:51qui sont les plus éloignés.
19:53Alors, on fait deux choses
19:53lors de cette tournée.
19:55On fait de nombreuses conférences
19:56avec des intervenants
19:57comme Michel Cymes
19:58ou autres
19:59pour sensibiliser les Français.
20:01Et deuxièmement,
20:01on propose des animations
20:03qui prouvent
20:04qu'à tous les âges de la vie,
20:05quelle que soit sa condition physique,
20:08on peut reprendre
20:08une activité physique.
20:09Je cite souvent,
20:11je crois qu'il s'est appelé
20:12Robert Marchand,
20:13qui était un cycliste
20:15qui allait plus vite
20:16à 103 ans
20:16qu'à 100 ans.
20:17Donc, à tout âge de la vie,
20:18vous pouvez regagner
20:19la capacité musculaire
20:20et être en meilleure forme.
20:21Donc, le but,
20:23c'est vraiment ça,
20:23créer des déclics
20:24chez nos concitoyens.
20:26C'est un,
20:27les sensibiliser,
20:28deux,
20:28créer des déclics
20:29et trois,
20:30espérer que justement,
20:31il y aura une reprise
20:32de l'activité physique
20:34et sportive.
20:35Docteur,
20:35l'activité physique,
20:36on l'a dit,
20:37ça peut être
20:38un véritable outil
20:40thérapeutique.
20:41À partir de quand
20:41est-ce qu'on peut parler
20:42d'un traitement
20:43par l'activité physique ?
20:44Eh bien,
20:45si on ne fait rien,
20:46déjà 10 minutes,
20:47c'est mieux que rien.
20:48Donc déjà,
20:49on enclenche un phénomène.
20:52Après,
20:52il faut de la progressivité
20:54et augmenter progressivement
20:55le volume
20:56de façon à atteindre
20:57les recommandations officielles
20:58qui sont de 150 minutes
20:59par semaine
21:00chez la plupart des gens
21:01et qui sont de 75 minutes
21:03d'activité physique.
21:04Alors,
21:04il faut qu'il y ait quand même
21:04une intensité 75 minutes
21:06chez les personnes
21:07un peu plus âgées.
21:09Mais,
21:09dès qu'on enclenche
21:10un phénomène,
21:11dès qu'on commence à en faire,
21:12dès qu'on augmente
21:13un petit peu,
21:13ça participe au traitement.
21:15Mais,
21:15est-ce qu'il y a
21:16des pathologies
21:17pour lesquelles
21:18on note vraiment
21:19des bénéfices ?
21:20Est-ce qu'on peut être concret ?
21:22Clairement,
21:23les maladies cardiovasculaires,
21:25le diabète,
21:26on arrive à réguler
21:27la glycémie plus facilement,
21:29maladies d'Alzheimer,
21:30c'est prouvé aussi,
21:31les cancers,
21:32on sait que par exemple,
21:33après un cancer du sein,
21:34le fait de pratiquer
21:36une activité physique
21:36va diminuer
21:37le risque de récidive.
21:43principalement ces maladies-là.
21:44Et est-ce que ça implique
21:45aussi une meilleure coordination
21:47entre médecins,
21:48kinés,
21:49acteurs du sport ?
21:50Est-ce qu'on est encore
21:51un peu à la traîne
21:52sur cette question ?
21:54Probablement,
21:54on peut toujours faire mieux.
21:57Kinés et médecins
21:58ont déjà l'habitude
21:59de travailler ensemble.
22:01Professionnels du sport,
22:02c'est un peu plus éloigné
22:03parce qu'il n'y a pas
22:03cette relation
22:04entre professionnels de santé,
22:05il n'y a pas cette relation
22:06avec l'intermédiaire
22:07de la prescription.
22:09Quoique ça commence à arriver
22:11avec les activités physiques
22:12adaptées,
22:13mais on a encore
22:15des programmes à faire,
22:15clairement.
22:16Merci.
22:17Il y a besoin
22:17de structuration de l'offre,
22:18il faut la renforcer.
22:20Et pour Alzheimer,
22:21plus de synergie en tout cas
22:22entre les acteurs.
22:22ce qui est conseillé,
22:23c'est le ping-pong,
22:24comme tous les sports
22:25de raquettes.
22:26Pour des sujets
22:28de coordination ?
22:29Ça recule de l'entrée
22:30en Alzheimer lourd,
22:32les sports de raquettes.
22:33Même les sports
22:34à grosse intensité,
22:35musculation,
22:36parce que ça va créer
22:36des sécrétions.
22:37de molécules qui vont
22:39faire la neuroplasticité.
22:40Mais c'est la même chose
22:41pour Parkinson.
22:42Merci beaucoup.
22:43Merci à tous les deux.
22:44Vincent Roger,
22:45délégué ministériel
22:45en charge du sport santé.
22:47Et merci à vous,
22:48docteur Fabrice Kuhn,
22:50médecin du sport.
22:51On passe tout de suite
22:51à la pépite santé.
22:57Et place à notre pépite santé.
22:59J'accueille Exploran,
23:00une solution qui transforme
23:02n'importe quel lieu
23:03en terrain de jeu
23:04et en course d'orientation.
23:06Thibaut Rioual,
23:07son cofondateur,
23:08est avec moi sur ce plateau.
23:09Bonjour Thibaut,
23:10bienvenue.
23:10Bonjour.
23:11Thibaut,
23:11vous avez cofondé
23:12l'application avec Lucas,
23:13votre frère.
23:15Donc Exploran,
23:16c'est une course d'orientation
23:17qui peut être,
23:18je le disais,
23:19organisée quasiment partout.
23:21Comment est-ce que ça fonctionne ?
23:22Alors,
23:23il y a plusieurs choses.
23:24Donc on peut créer
23:25sa propre course
23:26donc il y a une application.
23:27Donc il suffit
23:28de prendre en photo
23:28des points caractéristiques
23:30de son environnement,
23:31les importer dans l'application
23:32et ensuite assigner des points
23:34à différentes équipes
23:35pour créer sa propre course.
23:37C'est plus expliqué
23:38sur notre site
23:38et c'est assez intuitif
23:40via l'application.
23:41Et du coup,
23:42chaque joueur
23:42peut participer à cette course
23:44et du coup,
23:45aller avec ses amis,
23:46ses proches
23:47pour découvrir les environnements
23:48et surtout s'amuser
23:49en jouant.
23:50Et comment vous est venue
23:51l'idée du jeu ?
23:53Alors,
23:53on a créé beaucoup
23:54de courses d'orientation
23:55du coup avec mon petit frère
23:56quand on était
23:56un petit peu plus jeunes.
23:57Est-ce qu'on peut expliquer
23:58d'ailleurs,
23:58peut-être pour ceux
23:59qui nous regardent,
24:00ce qu'est une course d'orientation
24:01finalement ?
24:02Alors nous,
24:02on s'est inspiré
24:03des courses d'orientation.
24:04On n'a pas de cartes
24:05et de boussoles.
24:06On a simplement
24:07notre téléphone.
24:09La course d'orientation,
24:10donc nous,
24:11on l'a mise un peu
24:12à notre sauce,
24:14c'est-à-dire qu'on doit
24:15sur la carte
24:16chercher un point d'intérêt.
24:18C'est comme une chasse
24:19au trésor,
24:20un jeu de piste.
24:20On peut l'appeler comme ça.
24:21Nous,
24:21on s'inspire de ça
24:22parce qu'il faut s'orienter
24:23avec une carte.
24:24Ce n'est pas toujours facile
24:25de trouver le point d'intérêt
24:26et ensuite,
24:27justement,
24:28à la suite du parcours,
24:29aller jusqu'au bout
24:29de cette course.
24:30Et on se déplace
24:30en courant donc ?
24:31En courant
24:32ou en marchant.
24:33C'est selon nos capacités
24:35et nos envies.
24:36On peut simplement
24:36vouloir se balader
24:37et avoir un but de balade,
24:40donc un jeu
24:40face à notre équipe
24:41où on peut
24:43mettre l'aspect sportif.
24:44Typiquement,
24:45ça peut permettre
24:45de visiter Paris ?
24:47Complètement.
24:47Il y a des courses
24:48qui existent dans Paris,
24:48dans le quartier du Trocadéro
24:49notamment.
24:50Et ça m'a permis
24:51de découvrir des lieux
24:51que je ne connaissais pas.
24:53Et c'est très chouette
24:54de découvrir ça
24:55tout en s'amusant
24:56face à notre équipe,
24:57avoir des interactions
24:58avec ses proches.
24:58Oui,
24:59et justement,
24:59c'est ce qu'on disait
24:59dans la séquence précédente,
25:01la dimension collective
25:02est importante.
25:04C'est pour dépasser
25:05le fameux manque de motivation ?
25:06Tout à fait.
25:07Tout à fait.
25:07On utilise deux leviers,
25:09donc le levier du jeu.
25:10On a vu que c'était
25:11très important
25:11pour les personnes
25:12de jouer
25:12et ça permettait
25:13de faire du sport.
25:14Et en fait,
25:14on ne leur propose pas
25:14de faire du sport,
25:15on leur propose de jouer.
25:16Exactement.
25:16Le sport reste une conséquence
25:18du jeu.
25:18Et là,
25:19ce n'est pas du tout
25:20un frein.
25:21Au contraire,
25:21les gens leur demandent.
25:22Et on a été très surpris
25:23de voir des gens
25:23qui, de base,
25:24ne sont pas très sportifs
25:26redemander
25:26et vouloir refaire
25:27des exploren
25:28parce que le jeu
25:29devient plus important
25:30que le sport.
25:31Et alors,
25:31qui peut utiliser
25:34votre application ?
25:35Alors,
25:35tout le monde
25:35peut utiliser l'application.
25:36C'est la force d'exploren.
25:37On s'adresse
25:38à tout type de public.
25:39Ça peut être les particuliers,
25:40tout simplement,
25:40des seniors aux plus jeunes.
25:43On peut jouer à...
25:43C'est gratuit ?
25:44Oui, c'est gratuit.
25:45L'application est gratuite.
25:46On utilise un modèle freemium
25:47pour les particuliers.
25:48Mais on s'adresse aussi
25:49aux entreprises
25:50qui veulent créer
25:51un team building,
25:52créer du lien
25:53entre les collaborateurs.
25:54C'est aussi important
25:55de pouvoir leur montrer
25:55qu'on peut le faire
25:56tout en faisant du sport.
25:57Ils proposent quoi
25:58le modèle freemium ?
25:59Alors,
25:59le modèle freemium,
26:00on va pouvoir créer
26:01une course privée.
26:03Là,
26:03toutes les courses
26:03qui sont créées
26:04apparaissent
26:04sur notre catalogue public.
26:05C'est-à-dire que
26:06n'importe qui
26:07peut y jouer.
26:08En revanche,
26:08ces courses sont soumises
26:09à modération.
26:09Nous,
26:10on aura un oeil dessus
26:10parce qu'on ne veut pas
26:11que n'importe quoi
26:11circule sur l'application.
26:12Mais le modèle freemium
26:13permet de créer
26:15une course privée
26:15qu'on peut créer
26:16pour un anniversaire,
26:17notamment des garçons,
26:18ces choses-là,
26:18où là,
26:18tous les indices
26:19sont totalement libres
26:20et vous faites ce que vous voulez.
26:22Et votre modèle économique,
26:23parce que la question
26:24se pose fatalement,
26:25comment est-ce que
26:26vous rémunérez ?
26:27Du coup,
26:27c'est avec ce modèle freemium,
26:29on aura un petit peu,
26:30mais ce n'est pas du tout important.
26:31Nous,
26:31c'est plutôt par rapport
26:31aux entreprises.
26:32On va leur proposer
26:33du coup cet outil
26:34pour des grands groupes.
26:35Quand je dis des grands groupes,
26:36c'est le nombre d'utilisateurs
26:37pour 50,
26:38100,
26:38150 personnes.
26:39Pouvoir créer
26:40de manière totalement libre
26:42une course d'orientation
26:43intuitive,
26:44rapide
26:44et très facilement.
26:45Le marché,
26:46on le sait,
26:46est saturé
26:47d'applications,
26:48d'objets connectés,
26:49de solutions de gamification
26:51qui cherchent déjà
26:52à nous faire bouger.
26:53Qu'est-ce qui,
26:54vous,
26:54vous différencie
26:55chez Exploran ?
26:57Nous,
26:57je pense que
26:58ce qui nous différencie,
26:59c'est la simplicité
26:59d'utilisation,
27:00le fait qu'on puisse
27:01aller n'importe où
27:02pour créer sa course d'orientation
27:03et surtout l'aspect jeu,
27:04c'est comme un espèce
27:05de Mario Kart,
27:06c'est-à-dire que
27:06chaque équipe
27:07peut interagir avec l'autre
27:08en lui mettant des bonus.
27:10On peut désactiver
27:11l'application adverse,
27:12je ne vais pas rentrer
27:12dans les détails,
27:13mais ce qui rajoute
27:14beaucoup d'interactions,
27:15beaucoup de jeux
27:15et c'est de manière
27:16très simple
27:17et très intuitive.
27:18Et comment est-ce que,
27:18ou si c'est déjà fait,
27:20est-ce que vous allez mesurer
27:21l'impact d'Exploran ?
27:23Alors,
27:23on espère pouvoir mesurer
27:24l'impact.
27:25Là,
27:25on est au début
27:26de ce projet.
27:31à notre échelle,
27:31bien évidemment,
27:33mais comme je vous disais,
27:34les personnes
27:34qui n'avaient pas l'habitude
27:35de faire du sport
27:36en redemandent
27:36et on espère pouvoir
27:37développer ça
27:38sur tout le territoire
27:39et pouvoir faire bouger
27:40les gens.
27:40Parce que c'est ça
27:41l'objectif,
27:41c'est que les personnes
27:43bougent dans la durée ?
27:44Dans la durée.
27:45Que ce soit répétitif.
27:46Bien évidemment,
27:46on espère que les gens
27:47y prennent goût.
27:48Après nous,
27:48si on peut débloquer
27:49un verrou sur le sport,
27:51ça ne passe pas forcément
27:51par Exploran,
27:52mais avec Exploran,
27:53ils se rendent compte
27:53qu'ils peuvent bouger
27:54et que leur corps
27:55leur permet de bouger
27:56et qu'ils se prennent goût
27:57justement à aller se balader,
27:59à aller courir
27:59et à aller jouer.
28:00Merci beaucoup Thibault Réual,
28:03cofondateur d'Exploran.
28:04C'était notre pépite santé.
28:06Merci de nous avoir suivis
28:07sur Bismarck for Change.
28:10Musique
28:13...
28:14...

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