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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquet est avec nous ce soir, Joseph Masses-Caron, Yohann Ozaï, Gilles, William Golnadel et Geoffroy
00:06Lejeune.
00:07Exceptionnellement, on va commencer l'émission par une revue de presse, une revue de médias, parce que ce qui se
00:12dit sur les différents médias est passionnant.
00:15On va commencer par France Inter, si vous le voulez bien, avec...
00:18Comment ?
00:19Pourquoi pas ?
00:20Pourquoi pas ?
00:20Après la polémique autour de l'arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs Actuelles, comme éditorialiste sur France Inter,
00:26la direction de la station, Céline Pigalle, a défendu ce choix.
00:29Et elle est interrogée par la médiatrice, il y a une médiatrice à France Inter qui donne les avis des
00:35auditeurs et puis interroge la directeur, en l'occurrence Céline Pigalle.
00:39Donc voyez cette séquence qui est, je trouve, intéressante.
00:44Je voudrais savoir, Céline Pigalle, si vous vous attendiez à une réaction d'une telle ampleur, est-ce que cette
00:51colère vous semble légitime ou bien, selon vous, s'agit-il d'un malentendu ?
00:55Je comprends l'émoi, le trouble que cette décision et ce choix ont soulevé.
01:02Il y a eu, par le passé, dans les pages de Valeurs Actuelles, à la une de Valeurs Actuelles, des
01:07articles, des titres,
01:10une bande dessinée qui représentait Daniel Obono comme une femme esclave.
01:18Un certain nombre de sujets qui ont choqué et qui ont ensuite fait l'objet de décisions de justice, de
01:24condamnations pour incitation à la haine.
01:27Évidemment, je condamne absolument ce qui s'est passé à ce moment-là.
01:31C'est la première chose.
01:32Et la deuxième chose très importante, c'est qu'aucun fait de ce type ne se produiront sur l'antenne
01:39de France Inter.
01:41J'en prends l'engagement.
01:43La colère et les moi, elles sont suscitées par l'idée que ce qui s'est produit dans ce journal
01:47pourrait se produire sur l'antenne de France Inter.
01:51De toute ma personne, je suis attachée à la lutte contre les discriminations, à la lutte contre le racisme, à
01:57la lutte contre l'incitation à la haine.
01:59Et ces choses-là ne se produiront pas sur l'antenne de France Inter.
02:03Bon, il se trouve qu'à l'époque, c'est vous qui dirigez Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune.
02:07Elle dit n'importe quoi déjà pour commencer.
02:09C'est très facile de présenter Valeurs Actuelles comme un journal multicondamné, etc.
02:12La vérité, c'est qu'il y a eu deux condamnations.
02:14Les gens qui, une pour une une, une couverture qui s'appelait « Naturalisation, l'invasion qu'on cache »,
02:21quand Manuel Valls était ministre de l'Intérieur.
02:22Et on avait fait exprès, pour prouver en fait à quel point on avait changé d'époque et à quel
02:26point on ne pouvait plus rien dire,
02:27de reproduire une couverture du Figaro Magazine, vous vous rappelez la Marianne Voilé,
02:31avec « Immigration ou invasion », le texte était signé par Valéry Giscard d'Estaing.
02:34Nous, 30 ans après, on fait la même couverture et on est condamné.
02:37En soi, c'était hyper révélateur du fait qu'on ne peut plus rien dire dans ce pays, notamment sur
02:42ce sujet.
02:42Ça, c'est la première condamnation.
02:43La deuxième, c'est en effet l'histoire de Daniel Obono.
02:45Ce n'est absolument pas une bande dessinée qui représente Daniel Obono en esclave.
02:48C'était une fiction d'été qui plongeait des personnages d'aujourd'hui dans des situations d'avant.
02:53Et on avait fait exactement ce qui s'était fait dans le film, par exemple, « Casse départ ».
02:56C'était exactement la même chose.
02:58Ou dans le roman « Bakhita », qui avait été encensé par la critique.
03:01Il se trouve que ça nous a valu, évidemment, un procès monstrueux.
03:03Moi, par exemple, j'étais au tribunal, j'ai été relaxé.
03:06Donc, en fait, présenter aujourd'hui ce journal comme un habitué des tribunaux, condamné, etc., c'est faux.
03:09Par ailleurs, pour Céline Pigalle, moi, j'ai travaillé deux fois dans des entreprises qu'elle dirigeait.
03:14Ici, à Itélé, quand ce n'était pas encore CNews, c'était la patronne.
03:17J'étais là, ça ne la dérangeait pas.
03:19Ensuite, elle a été à BFMTV.
03:20J'ai été recrutée après l'affaire Obono à BFMTV et j'y ai travaillé pendant deux ans.
03:25C'était elle la patronne.
03:26Donc, ce qu'elle dit aujourd'hui, c'est vraiment, si vous voulez, se draper dans de la vertu à
03:30peu de frais.
03:32Bon, elle peut venir répondre sur ce plateau.
03:35Bon, moi, je l'ai connue, Céline Pigalle, évidemment qu'il y a un tropisme chez elle.
03:41Je l'ai connue à Itélé.
03:43De dire qu'elle a une sensibilité de gauche, ce n'est pas lui faire injure.
03:47Je me souviens, à Itélé, durant toute cette période-là, en plus, on était dans les procès Sarkozy,
03:51combien tous ces gens se réjouissaient.
03:54Je les ai vus, de mes yeux vus et entendus.
03:57Donc, il y avait un tropisme d'une sensibilité de gauche.
04:01Elle a viré Zemmour pour une affaire dans laquelle il ne s'est rien passé sur le plan judiciaire.
04:04Oui, alors ça, c'était encore autre chose, effectivement.
04:07Mais vous avez raison, elle avait viré.
04:09Mais ça les rendait dingues, Zemmour.
04:11Zemmour sur Itélé, ça les rendait fous.
04:14J'y étais.
04:15Et d'ailleurs, Céline Pigalle m'avait proposé d'animer l'émission le soir,
04:18qui était « Ça se dispute », et que j'animais pendant deux, trois mois.
04:22C'est génial, d'ailleurs.
04:23Oui, je ne disais rien.
04:25Franchement, c'était Doménac et Zemmour, je ne disais rien.
04:28Mais évidemment qu'il y a un tropisme chez eux, et chez elle, et chez la rédaction, jadis.
04:34Oui, j'aurais ajouté quelque chose.
04:36Condamnation pour condamnation.
04:37Celui qui vous parle, du ton où il était avocat de la LICRAF,
04:40il condamnait Libération.
04:42Libération avait publié un appel à massacrer des Juifs,
04:47dix jours avant le massacre de la rue des Rousiers.
04:49C'est autre chose que la petite condamnation de Libération.
04:55C'est autre chose que la petite condamnation de Valeurs Actuelles.
04:58Ils n'ont jamais, après, à France Inter,
05:02engagé autant de journalistes de Libération qu'après cette condamnation.
05:06Ils sont tous passés.
05:10Donc, je trouve que l'explication donnée par Madame Pigalle est un peu particulière.
05:15Deuxième passage de Céline Pigalle.
05:18J'avais d'ailleurs envoyé un texte, elle ne m'a jamais répondu.
05:21Juste un mot avant, c'est que sur la manière dont l'entretien commence,
05:26ce n'est pas « est-ce que vous pensez ? » c'est « non ».
05:28C'est « je voudrais savoir ».
05:30Et ça, c'est différent.
05:31Parce que « je voudrais savoir », c'est-à-dire que la médiatrice,
05:34elle commence à instruire quelque chose.
05:36Alors, écoutez le deuxième passage de Céline Pigalle.
05:39Et puis, c'est vrai qu'on fait une revue de presse, de médias.
05:41Ça va être très intéressant, vous allez voir ce caléidoscope
05:44qu'on va vous proposer ce soir.
05:46À la veille de l'été, alors que nous étions en train de boucler la grille de rentrée,
05:50j'ai eu le souhait de donner la parole à différents points de vue.
05:54En matière géopolitique, en matière économique et en matière politique.
05:59Pour ce qui concerne l'édito politique,
06:02dont je souhaitais qu'il représente,
06:04les idées et les valeurs de la droite républicaine,
06:08j'ai pensé à Charles Sapin,
06:10qui est un journaliste qualifié, sérieux, responsable, apprécié de ses pairs,
06:16et qui, au moment où j'en ai eu l'idée, était journaliste au point.
06:22Et j'apprends que Charles Sapin rejoint Valeurs Actuelles.
06:27Au fond, ce qu'ont vécu les auditeurs avec cette annonce, je l'ai vécu moi aussi.
06:32J'ai immédiatement appelé Charles Sapin pour lui dire qu'est-ce que c'est que cette histoire,
06:35Valeurs Actuelles, avec ce qui s'est passé.
06:38Et Charles Sapin m'a dit, précisément si je rejoins Valeurs Actuelles aujourd'hui comme directeur adjoint,
06:44c'est parce qu'on m'a demandé de venir rejoindre ce titre pour en changer la ligne éditoriale,
06:50pour tourner la page de ses érances,
06:52pour en finir avec ses provocations,
06:55et pour finalement lui permettre de redevenir un titre honorable.
07:02Ce qui est drôle, c'est que vous disiez il y a deux secondes que quand vous étiez à BFM,
07:05elle vous a fait venir après cela,
07:07et elle ne vous a jamais dit que Valeurs Actuelles était le journal qu'elle dit qu'il était aujourd
07:12'hui.
07:13Jamais, jamais.
07:13Par ailleurs, tout ça est évidemment de l'hypocrisie.
07:15Par ailleurs, Valeurs Actuelles peut se recentrer autant qu'il veut,
07:18qu'il sera toujours accusé d'être d'extrême droite, ne vous inquiétez pas.
07:20Madame Pigalle, il faut bien comprendre que Madame Pigalle,
07:23elle ne sert à rien à France Inter.
07:25Pardonnez-moi de le dire comme ça.
07:27Les directions ne servent à rien.
07:29Ils sont l'otage de leur syndicat,
07:31et s'il ne fait pas ce discours-là, elle est dehors.
07:35C'est ça la vérité.
07:37Alors après, on peut raconter des salades.
07:39À la marge, elle a sans doute un petit pouvoir,
07:41mais globalement, son pouvoir, c'est les syndicats,
07:45et c'est effectivement la rédac qui l'a.
07:48Sans doute, mais il y a des trucs plus choquants encore dans ce qu'elle dit.
07:51Par exemple, qu'est-ce qu'un journaliste qualifié ?
07:53C'est quelqu'un qui est reconnu par ses pairs.
07:55Donc, il y a des journalistes qui disent qu'il doit être journaliste, premièrement.
07:58Deuxièmement, elle dit, je voulais que la droite républicaine soit représentée.
08:01Alors, la droite non républicaine, j'imagine,
08:03Zemmour et le Rassemblement National.
08:05Elle fait 35% aujourd'hui dans les sondages Marine Le Pen.
08:07Ça, par contre, ça ne doit pas être représenté.
08:08Mais non, mais bon.
08:09C'est incroyable, Pascal.
08:10Elle avait gardé sa place.
08:12D'accord, mais même dans la conception du pluralisme,
08:14c'est du délire absolu de priver 35% des gens
08:17qui, par ailleurs, contribuent et payent ce service public d'une représentation.
08:21C'est pourquoi, ce soir, on parle des médias.
08:22Et les médias nous intéressent.
08:23On va maintenant parler de « C'est ce soir » avec Aslise Lecoeur,
08:28qui a mis tout le monde hier d'accord, si j'ose dire.
08:32Alors, d'abord, je vous rappelle que Karim Rissouli,
08:35lui, je ne sais pas pour qui il se prend, pour Émile Zola, peut-être,
08:39où il avait eu cette phrase,
08:40« L'enjeu de la présidentielle est énorme et son résultat peut changer le visage de notre pays
08:44si le RN l'emporte ».
08:45C'est sans doute imodeste, je le confirme.
08:48Mais je crois que dans ce contexte,
08:49« C'est ce soir, a un rôle d'utilité publique à tenir ».
08:52« C'est ce soir, ne changera rien au résultat de la présidentielle ».
08:55Que M. Rissouli en soit vraiment convaincu.
09:00En revanche, écoutez Aslise Lecoeur,
09:03qui est au journal du dimanche,
09:05qui viendra d'ailleurs sur l'antenne de CNews,
09:08elle est face à Leïla Véron,
09:09qui est chroniqueuse à Radio Nova,
09:11et c'est toujours la même chose.
09:13Ces gens expliquent que les gens qui votent pour le RN
09:16sont des imbéciles, ils ne comprennent pas qui est le RN
09:18et que c'est de la faute des médias.
09:19Et donc, Aslise Lecoeur prend cette plaidoirie.
09:24– Je trouve ça incroyable de prendre les gens pour des cons à ce point-là.
09:27C'est-à-dire qu'évidemment, les gens qui regardent…
09:28– Qui prend les gens pour des cons ?
09:29– De dire, en fait, les gens ne sont pas informés,
09:30ils ne savent pas pourquoi ils regardent CNews,
09:32et qu'ils sont maniés, et qu'on leur met des yeux dans la tête.
09:35Mais pour qui vous prenez ?
09:36En fait, c'est incroyable.
09:37– Par exemple, les gens qui votent Marine Le Pen,
09:40c'est parce que vous pensez qu'ils ne sont pas informés,
09:41qu'ils ne savent pas pour qui ils votent,
09:42ils savent pour quelles idées ils votent.
09:44Si aujourd'hui, elle est CEO dans les sondages,
09:45c'est par contre CNews…
09:45– Vous êtes en train de dire que ce sont des médias
09:47qui supportent des opinions politiques directement.
09:50– Oui, c'est vrai que non, CNews, le JDD pour qui je travaille,
09:53le Figaro, le média pour lequel j'ai travaillé,
09:55ont une ligne éditoriale qui est assumée de droite conservatrice.
09:59Et ça, je n'ai aucun problème avec ça, évidemment.
10:00– Républicaine aussi ?
10:01– Si je travaille dans ces médias,
10:02c'est bien que je suis à l'aise avec ces médias.
10:04– Républicaine aussi ?
10:04– Évidemment.
10:06Vous m'expliquerez si ces médias sortent de l'arc républicain.
10:09J'attends toujours qu'on m'explique
10:10ce que ça veut dire d'extrême droite aujourd'hui,
10:12parce que je ne vois pas d'appel à la violence dans nos médias,
10:15je ne vois pas d'appel à la haine,
10:16je ne vois pas de discrimination dans mon travail.
10:19C'est sur le sujet.
10:19– Sur Cénault, on pourrait quand même discuter.
10:21– Cénault, on pourrait quand même discuter.
10:22– Cénault, on est condamnés pour redonner.
10:23– C'est génial, c'est qu'en fait,
10:24plus vous continuez à mépriser les gens.
10:26– Il y en a à Radio Nova.
10:27– Si je peux aller au bout,
10:28je vais m'aventer parce que c'est fait deux fois
10:30que j'essaie de finir ce que dit.
10:31– Allez au bout, allez au bout.
10:32– En fait, c'est génial parce qu'on en est encore
10:35à expliquer qu'il faut du pluralisme
10:36sur nos vieilles télés,
10:38dans nos vieux médias traditionnels.
10:40Là, on parle évidemment, moi, de mes pages,
10:41des pages d'opinions, du JDD,
10:43du journal papier, de vos plateaux.
10:45Mais en fait, les opinions,
10:47on pourra les chasser de vos plateaux, etc.
10:49Les opinions qui ne vous conviennent pas,
10:50mais en fait, elles réapparaîtront ailleurs.
10:52Elles réapparaîtront aujourd'hui sur les réseaux sociaux notamment.
10:55Et donc, moi, je trouve que ça se trouve…
10:56– C'est une question, d'ailleurs,
10:57qu'on voulait ouvrir après,
10:58sur la question de l'espace public en général,
10:59qui n'est pas concentré exactement.
11:00– De voir qu'aujourd'hui,
11:01on en est encore à débattre de cela
11:03à quelques mois d'une présidentielle
11:05où, en fait, Marine Le Pen est donnée
11:07gagnant dans tous les sondages.
11:08Et vous préférez essayer de…
11:10– Non, on ne préfère rien.
11:11On est là tous les soirs,
11:12on pose des questions chaque soir.
11:12– Des points de vue qui sont ceux, en fait,
11:14d'une grande partie des Français,
11:16plutôt que de les laisser se confronter à vos opinions.
11:18« Mais pourquoi ? Est-ce que vous êtes si fébrile ?
11:19Qu'est-ce qui vous fait aussi peur ? »
11:21– Et quand M. Rissouli dit « On ne préfère rien si… »
11:24il l'a dit,
11:25il préfère que le RN ne passe pas.
11:27Et là, il est là en plateau de dire,
11:28de jouer l'hypocrite,
11:29« On ne préfère rien si… »
11:31« On préfère que le RN ne passe pas. »
11:32Puisqu'il l'a dit lui-même.
11:34Et là, vous avez effectivement tous ces jeunes gens,
11:36mais j'ai rien contre moi,
11:37la liberté d'expression,
11:38je trouve ça très bien,
11:39l'inénarrable Laura Adler,
11:41qui donne des brevets de droite républicaine
11:43et qui s'interroge pour savoir
11:45si le Figaro est de droite républicaine.
11:47– Laura Adler, qui a quand même été conseillère,
11:49je le rappelle,
11:49à l'Élysée de François Mitterrand,
11:51à l'époque,
11:53bon, elle déjeunait avec le diable
11:55et pas avec une longue cuillère.
11:56– Après, elle a le droit d'être conseillère de…
11:58– Mais elle a le droit d'ailleurs d'être de gauche,
12:00ils ont le droit,
12:01tous ces gens-là ont le droit d'être de gauche.
12:03– D'accord, mais vous avez la question
12:04sur la manière républicaine.
12:06– Oui, mais la vérité,
12:08c'est qu'ils ne supportent pas
12:11des gens qui ne pensent pas comme eux,
12:13de France Inter à France 5, etc.
12:16– Parce qu'après, c'est le propre de cette émission,
12:19j'y suis allé, d'accord,
12:20j'ai donné, j'ai arrêté,
12:21le jour où j'ai compris
12:22qu'on serait deux personnes
12:23de sensibilité de droite
12:25contre tout le plateau.
12:26– Ah oui, mais ça, c'est mieux.
12:27– Moi, je trouve que c'est bien.
12:28Moi, s'ils m'invitent, j'y vais.
12:29– Oui, mais il y a un moment où c'est lassant.
12:31– Crois-moi, il y a un moment où c'est lassant.
12:32– Ça me fera plaisir.
12:34– C'est au-delà de la femme, semble-t-il,
12:35parce que vous dites
12:35qu'ils ne supportent pas les gens
12:37qui ne pensent pas comme eux.
12:38Je pense qu'ils ne supportent pas,
12:39en réalité, qu'ils ne supportent pas
12:41de ne plus avoir le monopole
12:42du récit médiatique.
12:43C'est ça qui les rend fou.
12:45C'est-à-dire qu'ils ne peuvent plus
12:46raconter ce qu'ils veulent
12:47parce qu'ils savent que d'autres médias
12:48vont parfois et même souvent
12:50les contredire.
12:51– Alors, je vous ai dit,
12:52revue de presse, revue de presse,
12:54passionnant ce qui se passe,
12:55et je peux le regretter
12:57parce qu'on a de l'amitié pour elle,
12:59pour Sonia Mabrouk.
13:00Sonia Mabrouk et BFM,
13:02ce soir, le SNJ et la CGT de RMC
13:05s'en prennent à Sonia Mabrouk
13:06d'une manière très virulente.
13:08Vraiment, je la plains, Sonia,
13:10parce que ça ne va pas être simple pour elle.
13:11Les syndicats lui reprochent
13:12d'avoir laissé Sarah Knafou
13:13développer pendant 45 minutes
13:15des propos sur les Français
13:15de souche et de branche
13:17sans réel recadrage.
13:19C'est la petite caste.
13:21C'est les commissaires du peuple.
13:22Ils dénoncent plus largement
13:24ce qu'ils considèrent
13:24comme une trop grande complaisance
13:26envers les idées d'extrême droite.
13:28Le tract cite également
13:29une interview de Bruno Retailleau,
13:30accusé d'avoir fait un lien
13:31entre députés insoumis et islamistes
13:33sans être suffisamment contredit.
13:35C'est les commissaires du peuple.
13:37Ils sont là derrière Sonia.
13:39Et ils vont lui dire
13:40« Mais tu n'as pas dit le bon mot,
13:41tu n'as pas fait ce que tu devais dire ».
13:43Sonia Mabrouk est une journaliste,
13:45elle était à Europe 1,
13:46elle était à CNews,
13:47elle est aujourd'hui à BFM,
13:48elle fait le même job.
13:49Mais eux, ils n'acceptent pas.
13:50Ils vont lui faire jusqu'au bout.
13:53Je lui souhaite beaucoup de courage.
13:55On a des journalistes
13:56qui sont des militants,
13:57ils ne s'en cachent même plus.
13:58Mais qu'est-ce que va être
14:00la campagne présidentielle,
14:01le traitement médiatique
14:03à BFM TV ?
14:04Je pense que de toute façon,
14:05plus personne n'est dupe.
14:06Et ça va être très, très, très compliqué.
14:08Parce que dès que Sarah Knafo
14:11dit quelque chose,
14:12ils sont tous au plafond,
14:14ça veut dire qu'il n'y a vraiment
14:15plus de démocratie dans les rédactions.
14:17Les syndicats affirment avoir compté
14:1925% d'intervenants d'extrême-droite
14:21sur la tranche de Sonia Mabrouk
14:22entre le 24 août et le 8 septembre.
14:24Ils comparent ce chiffre
14:25à 11% chez Alain Marshall
14:26et Olivier Truchot.
14:27Ils font des listes !
14:28Comme Marat !
14:30Marat, il faisait des listes,
14:31il envoyait les gens à la guillotine.
14:3425% ça reste moins
14:35que le poids électoral
14:36de ce qu'ils appellent
14:37l'extrême-droite.
14:38Oui, c'est une bonne remarque d'ailleurs.
14:39Une sous-présentation.
14:40Exactement, 25%,
14:41mais vous avez parfaitement raison.
14:43Mais ils font des listes.
14:44Mais on les connaît,
14:45on vit avec eux.
14:46Oui, on a travaillé même avec eux.
14:49Le gilet journaliste
14:53est identique
14:54d'une certaine manière
14:55à BFM
14:55qu'à France Inter.
14:57Non, quand même pas.
14:58Quand même pas, quand même pas.
14:59Marshall, Truchot,
15:00quand même pas.
15:01Je ne vais pas apparaître
15:02le personnel syndical.
15:04Bon, on salue évidemment
15:06nos confrères
15:06et bien évidemment
15:08on lui souhaite
15:09bon courage
15:10et puis je voulais vous dire
15:11qu'elle n'est finira plus
15:12sur BFM.
15:13Ça c'est aussi
15:14les petites infos médias
15:15du jour.
15:16Ah, jusqu'à la fin de la semaine ?
15:17À la fin de la semaine.
15:18Ah oui, on est jeudi.
15:19On reprend la audition dimanche.
15:20On est jeudi.
15:21BFM affirme vouloir défendre
15:23une ligne fondée
15:23sur l'effet,
15:24le pluralisme
15:24et le débat d'idées.
15:25Depuis plusieurs mois
15:26nous protestons
15:27contre le traitement
15:27des invitations politiques
15:28qui nous sont adressées
15:29par BFM
15:30à plusieurs reprises.
15:30Nos représentants
15:31ont été invités
15:31pour être déprogrammés
15:32en dernière minute
15:33parfois à quelques instants
15:34du plateau
15:41et puis la dernière chose
15:42que je voulais vous faire passer
15:43c'est cette revue
15:44Médias aujourd'hui
15:45c'est Adèle Haenel.
15:46Alors Adèle Haenel
15:47je ne sais pas quel titre
15:48elle est invitée hier
15:49dans la grande librairie
15:50sur France 5.
15:51Elle a profité
15:52de la traditionnelle séquence
15:53de cartes blanches
15:54pour interpeller directement
15:55les téléspectateurs
15:56sur la situation
15:57au Proche-Orient.
15:58Donc c'est l'ancienne actrice
15:59qui accuse Israël
16:00de commettre un génocide.
16:01Tout ça, alors là
16:02elle n'a pas été recadrée.
16:04Là pour le coup
16:04il n'y a pas eu
16:05de modération.
16:07Moi on m'accuse parfois
16:08ou on nous accuse
16:09de ne pas faire de modération.
16:10Alors elle, elle a dit ça.
16:12Il n'y a pas eu
16:12de communiquer de la CGT non plus.
16:13Personne.
16:14Donc là...
16:15Elle avait carte blanche.
16:17C'est un système
16:18la carte blanche.
16:18Tu peux modérer.
16:19Non.
16:20Ah si, tu peux modérer derrière.
16:21Moi je peux donner
16:22carte blanche.
16:23Puisqu'il y a carte blanche
16:25il n'y a pas à modérer.
16:26Maintenant vous devriez
16:27faire un système
16:27de carte blanche
16:28comme ça on ne serait pas embêté.
16:29Je ne sais pas
16:29ce que fera l'ARCOM.
16:30Alors là, effectivement...
16:32Je réponds comme de moi-même.
16:33Il y a une diatribe
16:34qui va durer deux minutes.
16:34Vous allez voir
16:35la dernière minute.
16:36Donc elle dit
16:36voilà, il y a une femme
16:37un jour qui s'est levée
16:38qui a dit j'ai été violée
16:39etc.
16:40qui a pris la parole.
16:41Et elle dit
16:41moi aussi je prends la parole.
16:42Mais c'est celui de Gédecide
16:43ce jour-là.
16:44C'est ce qu'elle veut dire.
16:46Je prends la parole
16:47et je fais preuve de courage
16:48et de ça.
16:48Il n'y a pas de courage du tout.
16:50C'est la pensée convenue
16:52de ce monde-là.
16:53Écoutez Mme Adèle Haenel
16:55hier soir sur France 5.
16:56Ne riez pas.
16:57C'est votre argent.
16:59Une absence d'absence.
17:01Un rien de rien.
17:03Moi aussi j'ai pris une décision.
17:06Je vais parler.
17:08La densification de l'angoisse
17:09ne ment pas.
17:10Ce fauteuil où je m'assois
17:12est un plongeoir.
17:14Le premier mot sera un saut
17:16dans le silence télévisuel
17:17qui engloue le pays.
17:19Ce brouhaha médiatique
17:20qui masque sans répit
17:22l'absence omniprésente
17:23de certaines paroles.
17:25Pareillement la phrase est courte.
17:28Et pareillement j'ai peur.
17:30Mais puisque je suis ici
17:31il faut parler
17:33pour redire ce qu'il y a
17:34dans ce silence
17:34afin que tout le monde
17:36l'entende.
17:38L'État d'Israël
17:40commet un génocide
17:41en Palestine
17:42et la France
17:43est complice.
17:44N'acceptez pas
17:45l'inacceptable.
17:46Alors sanctionnez Israël
17:48et libérez la Palestine.
17:52Vous avez oublié
17:53les applaudissements.
17:55Il y a des applaudissements.
17:56Ah oui.
17:57Elle est applaudie à la France.
17:58Tout le monde applaudit.
17:58Tout le monde applaudit.
18:00Ah.
18:00Dimanche.
18:01C'est encore plus grave.
18:04Jamais le mot pathos
18:07aurait été aussi bien utilisé.
18:08On est dans le pathos
18:09au sens pathologique du terme.
18:12La manière de parler
18:13m'interroge profondément.
18:16Bien sûr.
18:16Mais le sujet lui-même
18:19applaudit sur le service public.
18:21c'est d'une gravité exceptionnelle.
18:25Mais exceptionnelle.
18:26Mais oui.
18:27Sans modération.
18:28Mais que...
18:28Mais sans modération.
18:29Mais pardon.
18:30Je suis traité de juif génocidaire.
18:33Les juifs français
18:34sont traités de juif génocidaire.
18:36Et vous avez sur le service public
18:38en pleine liberté
18:40sans la moindre modération
18:42une actrice
18:44qui explique...
18:45Non, elle n'est plus actrice d'ailleurs.
18:46qui parle d'un état génocidaire.
18:48Elle a quitté le...
18:49Non mais oui.
18:51Non mais je sais.
18:52Il faut mesurer
18:53la gravité
18:55où on en est.
18:56Et elle est applaudie.
18:57Pardon,
18:58mais là,
18:58je manque de vocabulaire presque.
19:00Non mais c'est la liberté d'expression
19:01qu'elle pense ça.
19:02Elle peut exprimer ça.
19:03C'est la liberté d'expression.
19:05Pardon.
19:06Non, non, non.
19:07Cette liberté d'expression,
19:08on la défend ici.
19:10Non, monsieur Praud.
19:11Non, monsieur Praud.
19:13Si j'étais dans un pays
19:14de totale liberté d'expression
19:16où Valeur Actuelle
19:18n'a pas été condamné
19:19pour n'importe quoi,
19:20je peux vous dire
19:21que je serais beaucoup
19:21plus compréhensif.
19:23Mais ce n'est pas le cas.
19:24Il y a des mots
19:25que l'on tolère
19:26et des mots
19:27que l'on ne tolère pas.
19:28Et dans le cadre
19:29du service public
19:30qu'on explique
19:31que l'état juif
19:33pogromisé
19:33est génocidaire
19:35et qu'on l'applaudisse,
19:36c'est le dernier degré
19:38de l'ignominie.
19:38Pardon de vous le dire.
19:39On marque une pause ?
19:41Un dernier mot ?
19:41Vous voulez dire très vite ?
19:42Le problème,
19:43c'est qu'elle recrache
19:43exactement la propagande
19:45du Hamas.
19:45Elle ne comprend même pas
19:46le monde dans lequel elle vit
19:47parce que le simple fait,
19:48au-delà du génocide,
19:49vous savez ce que j'en pense,
19:50mais le simple fait
19:51de dire que la France
19:52est complice d'Israël
19:53alors qu'Emmanuel Macron
19:54a eu des mots
19:54mais abjects
19:55vis-à-vis de Benjamin Netanyahou,
19:57il a accusé Israël
19:58de semer la terreur
19:59dans la région.
20:00Et elle vient nous dire,
20:00mais franchement,
20:02et elle vient nous dire
20:03qu'Emmanuel Macron
20:04est complice.
20:06Elle ne comprend pas
20:07ce qu'elle dit,
20:07je vous assure.
20:08Elle a un problème.
20:08Elle a un grave problème.
20:09Il y a beaucoup de personnes
20:11aujourd'hui qui parlent.
20:12C'est LFI, pardon.
20:13C'est quand même
20:14le discours de LFI.
20:14Oui, LFI, le Hamas,
20:16tout ce que tu veux.
20:17Le problème,
20:18c'est que ça s'appelle
20:18la grande librairie,
20:19je le rappelle,
20:21qui a eu quand même
20:22à un moment donné
20:22ces lettres de noblesse
20:23avec François Bunel.
20:24Je rappelle quand même
20:25que c'est très révélateur
20:27de ce qui se passe
20:27dans certaines librairies
20:29où il y a des censures
20:30Et pour vous donner
20:32le climat qui règne aujourd'hui,
20:34vous connaissez
20:34Benjamin Haddad
20:35qui est évidemment
20:36ministre délégué
20:36chargé de l'Europe.
20:37Et il avait simplement
20:41liké,
20:42je crois que c'est
20:42Guillaume Durand
20:42qui avait mis un mot
20:45sur Paul Morand
20:46et sur les écrits
20:47de Paul Morand.
20:48Oui, les écrits chroniques.
20:50Et il avait dit bon.
20:51Et il s'est fait rattraper
20:52par la patrouille
20:52comme il est ministre
20:53parce qu'on a dit
20:54mais comment
20:54la France insoumise ?
20:56C'est Mathilde Panot
20:57qui avait dit
20:57c'est le même
20:58Benjamin Haddad
20:59qui a fait l'éloge
20:59il y a quelques jours
21:00d'un auteur antisémite
21:01traître à la patrie
21:02et partisan de Philippe Pétain
21:03et de Pierre Laballe
21:04qui ose parler.
21:06Mais il a fait un tweet
21:06pour s'excuser.
21:08C'est les procès de Moscou
21:09Benjamin Haddad.
21:10Il est venu
21:10et regardez ce qu'il dit
21:11de Paul Morand.
21:12Il s'excusait Benjamin ?
21:13Mais à l'instant,
21:14il y a une heure.
21:16Et voilà ce qu'il dit
21:17de Paul Morand.
21:17Il connaît.
21:18Paul Morand,
21:19on peut en parler
21:19pendant des heures
21:20mais ce n'est pas
21:20exactement ce qu'il dit.
21:22Je suis un fou
21:22de littérature
21:23et je l'assume.
21:24Je lis Balzac,
21:25Flaubert, Grossman,
21:26Roth, Huelbeck,
21:27Vargas Llosa, etc.
21:28Et parfois,
21:29je partage spontanément
21:30ce que je lis
21:30ou vois au cinéma.
21:32Bien sûr que Morand
21:33était un salaud
21:34et un collabo.
21:36Bon, ça demande
21:38est-ce que Morand
21:39était un salaud ?
21:42Il est rentré
21:43à l'Académie française
21:43en 1973.
21:45Bon, là,
21:45toute la France
21:45était bien...
21:47Vous voyez ça ?
21:48Tout ça demande
21:49parfois un peu plus
21:51peut-être de nuances.
21:52Et il lit.
21:53Personne ne l'ignore.
21:54Pauline Dreyfus
21:54a consacré
21:55deux livres passionnants
21:56au sujet de son parcours.
21:57Je vous rappelle
21:57que Paul Morand
21:58est entré
21:59à l'Académie française
22:00une fois que De Gaulle
22:01était mort d'ailleurs.
22:02De Gaulle s'était opposé
22:03au moins deux fois
22:04à l'entrée de Paul Morand
22:05à l'Académie française.
22:07Mais bien sûr,
22:08c'est la phrase
22:09de François Mitterrand,
22:09jeune homme,
22:10vous ne savez pas
22:10de quoi vous parlez
22:11sur cette période-là.
22:12Elle demande un peu plus
22:13de nuances
22:14que de dire
22:15c'est un salaud
22:16et un collabo.
22:17C'est tout ce que je veux dire.
22:17Quand on s'appelle...
22:18Moi, c'est un ami,
22:19Benjamin Haddad.
22:20J'apprécie.
22:21Mais il pouvait dire
22:21un Benjamin Haddad
22:23quand même.
22:24Écoutez,
22:25je n'ai pas de leçon
22:27de lutte
22:29contre l'antisémitisme
22:30à recevoir de vous
22:31et je vous emmerde.
22:32C'est ça qu'il faut répondre.
22:33Je suis désolé.
22:34Bon.
22:36Et alors,
22:36on est effectivement
22:37dans la cancel culture
22:38sur Paul Morand
22:40et sur cette période-là.
22:42On est toujours
22:43dans cette terreur
22:44qui est en train
22:44de s'installer
22:44dans la République des lettres.
22:45Oui,
22:46et qui n'existait pas
22:47dans les années 70.
22:48Paradoxalement,
22:48c'était du plus
22:49tu t'éloignes
22:50des années 40.
22:51Il y avait des passages
22:51en permanence.
22:52Il y avait des passages,
22:53c'est-à-dire qu'un auteur
22:55de gauche faisait
22:56une biographie remarquable
22:57de Drieu-Larochelle.
22:58Enfin, c'était...
22:59Que Paul Morand
23:00ne se soit pas bien conduit
23:01pendant la guerre,
23:02tout le monde
23:02peut en être d'accord.
23:04Après, il dit
23:04que c'est un salaud
23:05et un collabo.
23:06C'est là que la discussion
23:07commence.
23:07L'époque est compliquée.
23:10Nous sommes...
23:11Il est 20h31.
23:12On va marquer une pause
23:13et nous revenons
23:15pour parler
23:15d'une actualité
23:16peut-être plus classique.
23:17Ce n'est plus
23:18la revue de presse.
23:19C'était bien.
23:21C'était bien.
23:22Moi, ça me plaisait bien.
23:24On vient de la faire,
23:25la revue de presse.
23:26Donc, il y a d'autres sujets.
23:28Il y a, par exemple,
23:29un sujet qui est très intéressant
23:31et qui va nous ramener
23:32à la revue de presse
23:33d'une certaine manière
23:34parce que là,
23:34on n'en parle pas.
23:36Le meurtre
23:37de Étienne Drouin.
23:38Donc, personne n'en parle.
23:40C'est une revue
23:40de non presse.
23:41Une revue de non presse.
23:41Bon, à tout de suite.
23:46Je vais faire une précision
23:47parce que, vous voyez,
23:48j'ai dit que Paul Morand
23:49était entré
23:50à l'Académie française
23:51une fois que Charles de Gaulle
23:52était mort.
23:53Eh bien, non, d'ailleurs.
23:54Donc, même de Gaulle
23:55a donné son imprémature
23:56à l'entrée de Paul Morand
23:58parce que tout nouvel arrivant
24:00doit aller saluer
24:01le président de la République.
24:02Donc, vous voyez,
24:03Paul Morand
24:03a été accepté,
24:05si j'ose dire,
24:06en 1968
24:08par Charles de Gaulle.
24:09Je pensais que
24:10de Gaulle, jusqu'au bout,
24:11avait refusé
24:11l'entrée de Morand
24:12mais ce n'est même pas le cas.
24:13On n'a pas osé
24:13vous rectifier
24:14mais on le savait tous.
24:15J'imagine.
24:15Et puis que Paul Morand
24:16n'était pas un maître type
24:17très sympa,
24:18il n'y a pas besoin
24:18d'invoquer la collaboration
24:20pour ça.
24:20Sa personnalité,
24:21évidemment,
24:22n'était pas
24:24quelqu'un de très agréable.
24:27Mais sans doute
24:28un grand écrivain.
24:29Plutôt homicide
24:30par un OQTF
24:31et là,
24:31personne n'en parle
24:32et c'est ça
24:32qui vous intéresse.
24:33Un Soudanais
24:34faisant l'objet
24:34d'une obligation
24:35de quitter le territoire français
24:36a été placé
24:37en détention provisoire
24:38ce lundi.
24:39Il est soupçonné
24:39d'avoir battu à mort
24:40un homme de 30 ans
24:41dans la nuit
24:41du 23 au 24 août
24:43à Putot
24:43et le décès
24:45a été prononcé
24:45le 1er septembre.
24:46Tout ça se fait
24:47dans une indifférence générale.
24:49Donc je vous propose
24:49peut-être
24:50d'écouter
24:52ou de voir
24:53le sujet
24:54de Pierre Crépy.
24:57Étienne Drouin
24:57avait 31 ans
24:59dans la nuit
25:00du 23 août.
25:00Il est retrouvé ici
25:01à hauteur
25:02de cette passerelle
25:03qui relie la défense
25:04à l'île de Putot
25:05grièvement blessé
25:06au visage.
25:07Il mourra
25:07quelques jours plus tard
25:08le 1er septembre
25:09à l'hôpital.
25:11Selon son CV
25:11que nous avons pu consulter
25:13Étienne Drouin
25:14avait notamment
25:14travaillé dans la restauration
25:16et dans une grande enseigne
25:17de magasins.
25:18Il avait également
25:18étudié la vente
25:19à Neuilly-sur-Seine.
25:20L'ensemble
25:21de son parcours professionnel
25:22et étudiant
25:23s'est déroulé
25:23dans le département
25:24des Hauts-de-Seine.
25:25L'enquête progresse
25:26grâce aux caméras
25:27de vidéosurveillance
25:27et à des traces ADN
25:29retrouvées sur un vêtement
25:30de la victime.
25:30Les images montrent Étienne
25:32suivi pendant
25:33de longues minutes
25:33par un individu
25:34avant que celui-ci
25:35ne prenne la fuite
25:36avec son téléphone
25:38et son sac à dos.
25:39Le principal suspect
25:40se nomme Samir A.
25:41Il est âgé de 25 ans.
25:43Il s'agit d'un ressortissant
25:44soudanais
25:45sans domicile fixe
25:46et en situation irrégulière
25:47sur le territoire français.
25:49Recherché après
25:49le décès d'Étienne Drouin
25:51il est interpellé
25:52le 5 septembre
25:53sur le parvis de la défense.
25:54Une QTF
25:55lui est alors notifiée.
25:56Entendu par les enquêteurs
25:58ce dernier
25:58nie les faits
25:59qui lui sont reprochés.
26:00Il a depuis été mis en examen
26:02pour vol avec violence
26:03ayant entraîné la mort
26:04et placé en détention provisoire.
26:06Voilà un jeune homme
26:08Étienne Drouin
26:08qui est mort
26:09tué par quelqu'un
26:10qui n'avait rien à faire
26:11sur le sol de France.
26:12Il y a deux jours
26:12que je hurle.
26:13Mais à hurler.
26:17Hier et aujourd'hui
26:19pardon
26:19on va revenir
26:20sur la revue de presse
26:21France Inter
26:22a changé son social
26:23il est à Carcassonne.
26:25Ils sont à Carcassonne.
26:26La France est à Carcassonne.
26:28La capitale de la France
26:29est à Carcassonne.
26:29Il y a eu des déclarations
26:32dégueulasses
26:32d'un flic municipal.
26:34D'accord ?
26:34Mais il n'y a pas eu mort d'homme.
26:37Pendant ce temps-là
26:38ce garçon-là
26:39de 30 ans
26:40il est mort
26:41très certainement
26:43des mains
26:43d'un OQTF
26:44soudanais
26:45pas un mot.
26:46Les autorités
26:46d'occultation
26:47sont là
26:48pour ne pas en parler.
26:49Si on n'en parlait pas nous
26:51personne n'en cause.
26:52Au-delà des médias.
26:53Véronique Zaki.
26:54Oui mais c'est intéressant
26:55le parallèle avec Carcassonne
26:56parce qu'effectivement
26:57on s'en prend
26:58au crime de la pensée
27:00c'est-à-dire
27:00qu'on revient sur des paroles
27:01qu'il n'y aurait peut-être
27:02pas dû être prononcées
27:03mais c'est haro
27:04haro sur le policier
27:05alors que le vrai crime
27:07maintenant
27:08on fout la poussière
27:09sous le tapis.
27:10Moi je suis absolument révoltée
27:11par ce qui est arrivé
27:12à ce jeune Etienne
27:13comme Lola
27:14comme Philippine
27:15il a rencontré
27:16quelqu'un
27:17qui n'aurait pas dû
27:17se trouver
27:18sur le territoire.
27:19L'OQETF
27:20avait été délivré
27:21en 2022
27:22on est en 2026
27:23vous avez donc
27:24des prédateurs
27:25et des psychopathes
27:27qui rôdent comme ça
27:28dans Paris
27:28parce que c'est un meurtre
27:29gratuit
27:30c'est comme le jeune Elias
27:31qui s'était fait tuer
27:33à l'âge de 14 ans
27:35pour son téléphone portable
27:37massacré à la machette
27:39franchement
27:39moi si j'étais
27:40les parents d'Etienne
27:40et je pense
27:41qu'on va aller dans
27:42ce monde-là
27:43et c'est terrible
27:43je porterai plainte
27:45contre l'Etat français
27:46ce n'est plus possible
27:47il y a non-assistance
27:48à enfants en danger
27:49il y a non-assistance
27:51à peuples en danger
27:52c'est insupportable
27:53vous imaginez
27:54il y a en moyenne
27:55137 000 au QTF
27:56qui ne sont pas exécutés
27:57par an
27:57enfin les chiffres
27:58de 2022
27:59c'était ça
27:59vous imaginez
28:00la même moyenne
28:01on se retrouve
28:02à 400 000
28:03depuis 2022
28:03au QTF
28:04non exécuté
28:05c'est terrifiant
28:07c'est terrifiant
28:08on peut incriminer
28:09les médias
28:10mais il n'y a pas
28:10un mot
28:11du ministre
28:12de l'intérieur
28:12on a un homme
28:14qui est mort
28:14dans ces conditions
28:15il a tweeté
28:16sur Carcassonne
28:16et il a eu raison
28:17de tweeter
28:18sur Carcassonne
28:18Laurent Nunez
28:19mais il n'y a pas
28:20un mot du ministre
28:21de l'intérieur
28:21sur ce jeune homme
28:22qui a été lynché
28:24à mort
28:24par un OQTF
28:25alors que pardon
28:26mais si Étienne est mort
28:28c'est de leur faute
28:29c'est leur politique
28:30qui est responsable
28:31de la mort d'Étienne
28:32parce que si le gouvernement
28:33et si monsieur Macron
28:34avait fait son travail
28:35il ne serait pas mort
28:37le Soudanais
28:38il aurait été renvoyé
28:38dans son pays
28:39ils auraient protégé
28:40les français
28:40et il serait encore vivant
28:42pas un mot
28:42ils n'ont pas eu
28:43un mot pour lui
28:46là
28:46il faut aussi ajouter
28:47un incidemment
28:49sur le fait
28:50que ce soit
28:51un jeune Soudanais
28:52Samir
28:52peut penser
28:53qu'il s'agisse
28:54qu'il soit
28:55de la religion musulmane
28:57je rappelle quand même
28:59qu'au Soudan
29:00il y a un nombre
29:01de crimes
29:02incommensurables
29:02qui sont
29:03perpétrés
29:04contre les chrétiens
29:05au Soudan
29:05dont on ne parle
29:06absolument pas
29:07et je peux dire
29:08et ça c'est réel
29:09c'est peut-être
29:10certainement
29:11pas le cas
29:12de là
29:12mais
29:13la plupart du temps
29:14le droit d'asile
29:15accordé
29:15aux Soudanais
29:17sont accordés
29:18à des Soudanais
29:18musulmans
29:19c'est-à-dire
29:20à ceux-là même
29:20qui perpétrient
29:21des crimes
29:22au Soudan
29:22en tout cas
29:24en l'espèce
29:26ce jeune homme
29:26on ne sait pas
29:27s'il est de cette religion
29:29s'il est de religion musulmane
29:30donc vous me permettrez
29:31de jouer
29:32non pas jouer d'ailleurs
29:34mais d'être
29:35le modérateur
29:36par rapport à ce que
29:37vous avez dit
29:37et qu'un prénom
29:38n'est pas un signe
29:40d'une religion
29:42là où Joseph
29:43n'a pas tort
29:44Joseph est un prénom
29:46qui est assez connoté
29:47sur le plan
29:47religieux
29:48on parle sans doute
29:50davantage de la Palestine
29:51que de ce qui se passe
29:53au Soudan
29:53contre les chrétiens
29:54ça il n'y a pas de doute
29:55et que les Soudanais
29:57qui reçoivent
29:58court droit d'asile
29:58en immense majorité
30:00allez savoir pourquoi
30:01sont des musulmans
30:02bon ça
30:03je ne peux pas vérifier
30:04ce que vous dites
30:05oui mais je ne peux pas vérifier
30:07c'est toujours ennuyeux
30:08mais oui j'ai souvent raison
30:09et vous avez
30:11voilà
30:11je ne peux pas
30:12ou vous avez des informations
30:13et vous les donnez précisément
30:15mais dans le climat
30:16dans lequel nous sommes
30:17aujourd'hui
30:18la rigueur
30:19sur ces sujets
30:20extrêmement sensibles
30:22doit être mise
30:24en avant
30:25à fortiori sur cette chaîne
30:26et à fortiori sur cette chaîne
30:28vous avez parfaitement raison
30:29qui est plus regardée
30:31que les autres
30:32un mot sur le climat
30:34sauvagement du pays
30:35plus regardée
30:35dans tous les sens du terme
30:36d'ailleurs
30:37peut-être qu'il y a un rapport
30:38d'ailleurs entre l'un et l'autre
30:40hier d'ailleurs
30:40je précise
30:41qu'hier c'était très intéressant
30:42Sarah Knafo hier
30:44entre 20h35
30:45et 21h04
30:46a été regardée en moyenne
30:48par 850 000 personnes
30:50c'est beaucoup
30:51c'est beaucoup
30:51pour une chaîne d'info
30:52c'est beaucoup
30:53alors ça veut dire plusieurs choses
30:54ça veut dire évidemment
30:55que notre chaîne
30:56est performante
30:57mais ça veut dire aussi
30:57qu'il y a
30:58chez Sarah Knafo
31:00un pouvoir d'attraction
31:02que les gens sont curieux
31:03est-ce qu'ils sont séduits
31:04est-ce qu'ils adhèrent
31:05je n'en sais rien évidemment
31:06mais ils ont envie
31:07de l'entendre
31:08et de l'écouter
31:09et de la voir
31:11et de la lire
31:12et de la lire
31:14effectivement
31:14puisqu'on va être
31:15peut-être à 100 000
31:17très rapidement
31:17et qu'on est sur
31:19un
31:20comment dire
31:20un nombre
31:22de vente
31:23c'est tellement dur
31:23aujourd'hui
31:24de vendre des livres
31:25et les romanciers le savent
31:27on est déjà à 100 000
31:28et on peut aller
31:29ça va peut-être doubler
31:31dans le métro
31:31des personnes qui lisent
31:32ça à Knafo
31:33j'étais vraiment
31:34mais il faut quand même dire
31:35que François Hollande
31:35a vendu je crois
31:361300 exemplaires
31:37de son livre
31:37qui est sorti le même jour
31:40oui
31:41le delta est
31:42invésimable
31:42oui
31:43c'est intéressant
31:44ce que vous dites
31:44avec une presse
31:45sans doute plus importante
31:47et une presse média
31:47mais c'est vrai
31:48qu'on sait bien
31:48que c'est
31:50c'est pas ce qui fait vendre
31:51de passer
31:52dans des émissions
31:52de télévision
31:54il peut arriver
31:56que les lecteurs
31:56se transforment
31:57en électeurs
31:57ça peut
31:58bon Véronique Jacquet
31:59voulait dire quelque chose
32:00oui je voulais dire
32:01quelque chose
32:02parce que je ne veux pas
32:03qu'on oublie
32:04ce jeune Etienne
32:04et je voudrais rappeler
32:06qu'en mars 2021
32:07non loin de l'endroit
32:08où il a été assassiné
32:10il y avait
32:11un clandestin
32:12angolé
32:13qui avait volé
32:14une camionnette
32:14et qui avait mortellement
32:15fauché une femme
32:17et on s'habitue
32:18on a beau dire
32:19ce qu'on veut
32:20on s'habitue
32:21malheureusement
32:21à ce genre
32:22de massacre
32:23de français
32:23qui devient quotidien
32:25alors heureusement
32:26sur ces news
32:27on fait le boulot
32:27pour qu'il ne soit pas
32:28oublié
32:29mais voilà
32:31la police de la pensée
32:32la police du mot
32:33elle est là
32:34elle est exercée
32:35par nos confrères
32:36et parfois par la politique
32:37elle était invitée
32:38sur France Info
32:38la ministre chargée
32:39de la lutte
32:39contre les discriminations
32:40Aurore Berger
32:41a affirmé qu'elle considère
32:42la théorie du grand remplacement
32:43comme mensongère
32:43et qu'elle la combat
32:45mais estime qu'elle peut être
32:46défendue dans le débat public
32:47au nom de la liberté
32:47d'expression et du politique
32:48mais évidemment
32:50tout cela était parti
32:51d'un échange
32:52sur notre chaîne
32:53avec l'excellent
32:55Boc Côté
32:56écoutez
32:58la théorie du grand remplacement
32:59c'est raciste ou non
33:00moi je pense que c'est
33:01un débat politique
33:02Est-ce que c'est raciste ou non ?
33:04Non je ne pense pas
33:05que ce soit une théorie
33:06c'est une théorie
33:07que je combats
33:08mais pas parce qu'elle est raciste
33:10parce que je crois
33:11qu'elle décrit une réalité
33:12qui n'est pas la nôtre
33:13dans notre pays
33:13donc elle est inexacte
33:14mais elle n'est pas raciste
33:15je la considère
33:17fausse factuellement
33:18je la considère
33:19comme même mensongère
33:20parce que cherchant
33:21à créer
33:23un terreau de peur
33:24dans notre pays
33:25sur ce que notre pays
33:27deviendrait
33:27ou ce que notre pays
33:28serait déjà
33:29moi je n'ai pas envie
33:30du déclin de la France
33:31moi je crois justement
33:32qu'on a la capacité
33:34à ne pas être
33:34en déclin
33:35est-ce qu'on est encore
33:36en capacité
33:36de se mettre d'accord
33:37sur les faits ?
33:38parce que si on part
33:40de cette théorie
33:40la question c'est en effet
33:42pas le ressenti
33:43pas le sentiment
33:44ce sont les faits
33:45donc ce sont des éléments
33:47statistiques
33:48d'accord
33:48c'est ça
33:50le grand smashement
33:50au départ
33:51c'est ça
33:53est-ce que ce sont des faits
33:54est-ce que ça existe
33:55ou est-ce que ça n'existe pas
33:56et moi je ne suis pas là
33:57pour le laisser du point de vue
33:58du sentiment
33:59ou du ressenti
33:59mais du point de vue des faits
34:00et le problème
34:01dans notre pays en général
34:02depuis de nombreuses années
34:03vous avez peut-être
34:04le ressenti
34:04qu'il n'y a pas de
34:05vous avez peut-être
34:06le ressenti
34:07qu'il n'y a pas
34:07de submersion migratoire
34:08on est plus en capacité
34:09avant d'avoir un débat
34:10aussi vif puisse-t-il être
34:12et ça peut nous arriver
34:13d'avoir des débats
34:13vifs vous et moi
34:14de s'accorder sur les faits
34:16de s'accorder sur le réel
34:17et là quand on parle
34:18de remplacement
34:19c'est est-ce que statistiquement
34:20la population française
34:22serait remplacée
34:23c'est ça le point de vue des parcs
34:24vous allez comprendre
34:25mon raisonnement
34:25il est très simple
34:26madame la ministre
34:27alors celle qui est montée
34:28au créneau
34:29c'est Priscatevno
34:301
34:31dit-elle
34:32elle interpelle comme ça
34:33Aurore Berger
34:33c'est bien d'ailleurs
34:34on voit le classement PISA
34:36les effets du classement PISA
34:39Aurore Berger
34:40tu expliques qu'une théorie raciste
34:42ça se débat comme une opinion politique
34:43le racisme est un délit
34:44le grand remplacement
34:45n'est pas un débat
34:46c'est une théorie complotiste
34:47qui a motivé des attentats terroristes
34:49bon tout ça évidemment
34:50je crois pas que le grand remplacement
34:52est motivé
34:52ça c'est une manipulation
34:54c'est pas le grand remplacement
34:56c'est surtout pardon
34:56un règlement de compte
34:58parce que
34:58Priscatevno est pour
34:59Ébriya Latal
35:00et madame Aurore Berger
35:01est pour
35:02Édouard Félic
35:02ça va au-delà de ça
35:03il y a une haine
35:04mais je ne sais pas ce que je vais dire
35:06ça va au-delà de ça
35:07il y a une haine
35:07entre les deux
35:09incommensurable
35:09oui
35:10oui c'est vrai
35:11voilà
35:11mais vous ne l'avez pas terminé ma phrase
35:13donc si vous ne l'avez pas terminé ma phrase
35:15vous ne saurez pas ce que je vais dire
35:16et au-delà de ça
35:17elle dit ça parce que
35:19alors sur la partie
35:20c'est une théorie raciste etc
35:22il n'y a rien de raciste
35:22d'ailleurs Renaud Camus
35:23n'a jamais été condamné
35:24pour ce qu'il a écrit
35:24au sujet du grand remplacement
35:26en fait c'est l'autre nom
35:27de la submersion migratoire
35:28il décrit juste un phénomène
35:29qui est constatable à l'œil nu
35:30et elle dit
35:31ça a motivé des attentats terroristes
35:32parce que
35:33en Nouvelle-Zélande
35:34à Christchurch
35:35le tueur qui avait tué
35:36beaucoup de
35:37qui avait fait un attentat
35:38dans une mosquée
35:40était lecteur
35:41du grand remplacement
35:42le livre de Renaud Camus
35:43c'est très bien
35:44mais il n'y a pas
35:44il n'y a pas de lien
35:46qui a été fait directement
35:47entre son acte
35:48et le fait qu'il avait lu ça
35:49et après sinon
35:50il y a plein de tarés
35:51qui ont lu plein de liens
35:52ce que ça nous apprend surtout
35:54c'est que si
35:55l'équipe de Gabriel Attal
35:56n'est pas capable
35:57de faire le bon constat
35:58en tout cas
35:58qu'il y a une subversion migratoire
35:59on peut facilement imaginer
36:01qu'ils ne seront pas capables
36:02de résoudre le problème
36:03c'est ça que ça nous dit surtout
36:04en fait le grand remplacement
36:06bien évidemment
36:07que
36:07dans tous les territoires
36:09de France
36:10il n'y a pas
36:10une nouvelle population
36:11qui a remplacé une ancienne
36:12personne ne dit ça
36:13en revanche
36:14il y a
36:14dans certains quartiers
36:16de France
36:16des enclaves
36:18où
36:19les mœurs
36:20la culture
36:22la tradition française
36:23n'est plus visible
36:24on peut le dire
36:25comme cela
36:27vous avez
36:28même un démographe
36:29je crois que c'est
36:30François Heron
36:30un démographe
36:31qui niait autrefois
36:34le phénomène migratoire
36:35a reconnu
36:37qu'il y avait
36:37beaucoup de petits remplacements
36:39à force
36:40qu'il y ait des petits remplacements
36:41partout
36:42je finirais
36:43par me sentir
36:43grandement remplacé
36:45alors Antoine Léaumant
36:46a dit
36:46je ne croyais pas dire ça
36:47un jour
36:47mais Prisca Tevenot
36:48a raison
36:49le grand remplacement
36:49est une théorie raciste
36:50fondée par des complotistes
36:52antisémites
36:53Fichtre
36:53qu'un ministre
36:54chargé de la lutte
36:55contre les discriminations
36:56dit que c'est un objet
36:57de débat
36:57sidérant
36:57insultant
36:58est-ce que la théorie
36:59du grand remplacement
37:00est raciste
37:00dit Thomas Porte
37:01non je ne crois pas
37:01c'est un débat politique
37:02la honte absolue
37:03bon c'est de la France insoumise
37:06qui effectivement
37:07j'allais dire
37:07est dans son rôle
37:08mais
37:09ce qui est intéressant
37:11vous voyez
37:11tout ce dont on parle
37:12là depuis
37:13l'entrée de cette émission
37:15c'est vraiment
37:15la police de la pensée
37:16je ne dirais pas
37:17que Renaud Camus
37:18était antisémite
37:19c'est 1984
37:20d'ailleurs
37:21tout à l'heure
37:22on aurait pu passer
37:23il n'a rien d'antisémite
37:25monsieur Renaud Camus
37:26je rassure
37:27monsieur Léomand
37:28qui est terriblement
37:29philosophique
37:29en fait
37:30tous ces gens là
37:31ils utilisent des mots
37:33et on l'a vu avec
37:33Marine Tondelier
37:34ils ne savent pas
37:35de quoi ils parlent
37:36bien souvent
37:37donc ils utilisent
37:38des mots
37:39des concepts
37:39ils font référence
37:40à une histoire
37:41qu'ils ne connaissent pas
37:43et ça serait intéressant
37:44d'ailleurs
37:45un jour
37:46de faire une sorte
37:46de questionnaire
37:48de culture générale
37:49à tous ces gens là
37:50et vous seriez surpris
37:52parce qu'ils parlent
37:54de choses
37:54qu'ils ignorent
37:55c'est normal
37:56ils ne sont pas nés
37:57à cette époque
37:57ils ne sont pas nés
37:58à cette époque
37:58on ne serait pas surpris
38:00c'est comme
38:00madame Tondelier
38:01ils ne sont pas nés
38:02à cette époque
38:02ils ne le découvrent pas
38:04je pense que
38:05monsieur Porte
38:06en tout cas
38:06pas tous
38:07parce qu'il y a
38:08quelques personnes
38:10mais monsieur Porte
38:12je pense que
38:13si vous l'interrogez
38:14sur ce sujet là
38:16je ne suis pas sûr
38:17qu'il puisse
38:19vraiment argumenter
38:19il est sur la ligne
38:20de Bâton Tondelier
38:20c'est à dire
38:21il n'est pas né
38:21à cette époque
38:22donc il ne connait pas
38:23bon
38:24transparence salariale
38:25eh oui
38:25combien vous gagnez
38:27je suis à la retraite
38:28ah oui
38:30vous allez voir
38:31là
38:32combien vous gagnez
38:33et vous
38:35dites moi
38:36combien vous gagnez
38:36je te dirai
38:39qui tu es
38:39commencez
38:40j'y vais après
38:40non mais c'est un truc
38:43bon
38:45c'est vrai que
38:45si vous voulez
38:46je peux vous le dire
38:47non arrêtez
38:48c'était une phrase
38:49mais moi
38:50pour la transparence
38:52si vous mettez
38:53effectivement
38:54la transparence salariale
38:56dans l'entreprise
38:57il peut avoir
38:59quelques difficultés
39:00alors comment ça va
39:00s'opérer
39:01parce que c'est pas
39:02aussi simple que ça
39:02quand même
39:03en fait c'est
39:04une usine à gaz
39:05une nouvelle fois
39:05qui accouche de rien
39:06du tout
39:07donc écoutez
39:08Félix Perola
39:09qui va vous expliquer
39:11si vous pourrez
39:12demain savoir
39:12le salaire
39:14de votre collègue
39:18sur les salaires
39:19et l'égalité
39:20entre les femmes
39:21et les hommes
39:22est arrivé sur la table
39:23en conseil des ministres
39:24l'objectif est clair
39:25plus de transparence
39:27plus d'égalité
39:28plus d'équité
39:29ce projet de loi
39:30qui imposerait
39:31plusieurs règles
39:32aux entreprises
39:33de publier régulièrement
39:34les informations
39:35de rémunération
39:37pour un travail
39:38à valeur égale
39:39par sexe
39:40et catégorie
39:41en revanche
39:42il ne sera pas
39:42possible
39:43pour un salarié
39:45de connaître
39:45le montant exact
39:47de rémunération
39:48de son collègue
39:49si l'écart
39:50est trop important
39:51et qu'il n'est pas
39:53justifié
39:53un certain nombre
39:54de mesures
39:55devront être prises
39:57au sein de l'entreprise
39:58il n'y aura donc pas
39:59de sanctions
40:00en revanche
40:00il pourrait y avoir
40:01des pénalités financières
40:03pour les entreprises
40:04qui ne publieraient pas
40:05ces informations
40:06bon est-ce que
40:07vous trouvez que c'est
40:08une bonne chose
40:08tiens Véronique
40:09vous trouvez que c'est
40:10une bonne chose
40:12je ne suis pas
40:12pour la transparence salariale
40:14d'abord parce que
40:14je trouve que
40:15toute vérité
40:15n'est pas bonne à dire
40:16ça ne peut que
40:17semer la zizanie
40:18on est déjà
40:19un peuple
40:20confit
40:20de jalousie
40:22et d'envie
40:23vis-à-vis du voisin
40:24ou de l'autre
40:24et je ne vois pas
40:25ce que ça apporterait
40:26sincèrement
40:27sinon
40:28tomber dans le travers
40:29de l'égalitarisme
40:30c'est-à-dire
40:30X gagne plus que
40:32machin
40:33donc il faut mettre
40:33tout le monde
40:33au même niveau
40:34et en règle générale
40:35on y va par le bas
40:36mais pas par le haut
40:37donc je n'y crois pas
40:38une seconde
40:38je ne vois pas la vertu
40:39de ce truc-là
40:40écoutons
40:41quelques français
40:42interrogés par les équipes
40:43de CDIOS
40:45les avis sont partagés
40:47je pense que
40:47chacun a
40:50le droit
40:51à ne pas
40:51connaître
40:52le salaire
40:52de l'autre
40:54moi je suis infirmière
40:55donc on se parle déjà
40:56d'énormément
40:56de nos salaires
40:57entre nous
40:58entre médecins
40:59et infirmières
40:59donc nous on est déjà
41:00assez transparent
41:01on devrait peut-être
41:02plus demander
41:02aux politiques
41:03moi je n'ai toujours
41:04eu aucun
41:06aucun problème
41:07à dire combien je gagnais
41:08à n'importe qui
41:09dans ma boîte
41:09donc oui
41:10je n'ai aucun souci
41:10avec ça
41:11de mon côté
41:11globalement
41:12bonne idée
41:12je ne sais pas
41:13si c'est une bonne idée
41:13après chacun fait
41:14ce qu'il veut
41:14avec ses chiffres
41:19vous ça vous poserait
41:20problème de dire
41:21par exemple
41:22les avocats
41:22vous dites
41:22vos honoraires
41:24les avocats
41:24vous échangez
41:25entre vous
41:26vous par exemple
41:28dès que je
41:29vous téléphone
41:30le compteur
41:30tombe
41:31je suis assez pudique
41:32sur la question
41:32et d'ailleurs
41:33les honoraires
41:34sont en fonction
41:35du client
41:36non
41:37l'importance
41:38de l'affaire
41:39l'importance
41:40de l'avocat
41:41la différence
41:42non mais vous par exemple
41:42vous prenez toujours
41:43la même chose
41:44je ne suis pas réputé
41:45pour être très bon marché
41:46oui mais est-ce que
41:47parfois pour quelqu'un
41:48qui n'a pas forcément
41:49les moyens
41:50vous parlez peut-être
41:51à l'avocat
41:54qui prend le plus
41:55de dossiers
41:56gratuitement
41:57je ne prends jamais
41:58un euro
41:59pour tout ce qui est
42:00racisme antisémitisme
42:01et j'en ai quelques-uns
42:03en fait
42:03ou il ne faut pas
42:04se faire payer du tout
42:05ou il ne faut se faire
42:06payer très cher
42:07vous avez parfaitement
42:08raison
42:08c'est exactement ça
42:10c'est très transparent
42:11mais je trouve que
42:12c'est une bonne
42:12mais vous avez raison
42:13mais bien sûr
42:14c'est une bonne
42:14ou on se fait payer
42:15très cher
42:16ou on ne se fait pas
42:16payer du tout
42:17exactement
42:17et bien l'un
42:19permet de financer
42:21l'autre
42:21il n'y a rien
42:21de plus émouvant
42:23que des gens
42:24qui chantent ensemble
42:27et ce qui s'est passé
42:28hier soir au Grand Rex
42:30est formidable
42:32il y avait une soirée
42:33karaoke
42:34avec Céline Dion
42:35et vous aviez
42:36dans la salle
42:372700 personnes
42:38qui étaient venues
42:38uniquement pour chanter
42:39ensemble
42:40et il n'y a rien
42:42de plus beau que ça
42:42que de chanter ensemble
42:44ça rend joyeux
42:45on devrait faire
42:46une chorale
42:47je trouve
42:47nous de temps en temps
42:48ça nous détendrait
42:49d'abord
42:50et puis
42:50c'est vraiment
42:51c'est formidable
42:52de chanter ensemble
42:54et on va être
42:55avec Augustin
42:56Donadieu
42:56parce que
42:56quand j'ai vu
42:57les images d'hier soir
42:58j'ai dit
42:58allez-y
42:59allez-y
43:00on va faire un reportage
43:01et puis Augustin
43:02il est dans la salle
43:03Augustin
43:04alors je ne sais pas
43:05s'il m'entend d'ailleurs
43:06parce que
43:07alors là je pense
43:08qu'on est en direct
43:09on est en direct
43:11bonsoir Augustin
43:13le spectacle a commencé
43:14est-ce que
43:15est-ce qu'on est en train
43:16de chanter ?
43:18ah oui
43:19je peux vous dire
43:19qu'ici
43:20ça chante au grand rex
43:21en plein coeur
43:21de la capitale
43:22c'est la deuxième date
43:22regardez autour de nous
43:23sur ces images
43:24de Juliette Saadat
43:25alors là pour le moment
43:26c'est un petit peu calme
43:27parce que c'est une chanson
43:28un petit peu moins connue
43:30de Céline Dion
43:31je vais vous la faire écouter
43:31dans un instant
43:32mais ici
43:33on retrace
43:34la carrière de Céline Dion
43:35en partant
43:36de ses débuts
43:38à l'Eurovision
43:39avec
43:39c'est en 88
43:40elle représentait la Suisse
43:42et ensuite
43:42on déroule
43:43tous ses albums
43:44toutes ses chansons
43:45alors sur scène
43:45vous avez des musiciens
43:46et vous avez
43:47ces 2500 personnes
43:48qui profitent
43:50de ses notes
43:50de Céline Dion
43:51et quasiment toutes
43:52seront à son concert
43:53à l'aréna
43:55ce sera dans quelques jours
43:56dans deux jours
43:56très précisément
43:57je ne sais pas
43:57si vous aurez la chance
43:58Pascal Dillette
43:59mais je vous laisse profiter
44:00un petit peu
44:01de cette ambiance
44:02très agréable
44:04on va en profiter
44:05mais comme vous l'avez dit
44:05vous-même
44:06c'est pas la chanson
44:07la plus extraordinaire
44:08c'est le ballet
44:09c'est le ballet
44:11c'est le ballet
44:11le ballet
44:11absolument
44:11écrit par Jean-Jacques Dolman
44:13sur l'album 2
44:15ouais mais
44:17c'est peut-être
44:18pas assez présent
44:19je vois que
44:19Gautier Lebray
44:20est là
44:20c'est un grand fan
44:21de Céline Dion
44:21également
44:22donc il va pouvoir
44:23nous rejoindre
44:24à la table
44:25je vous propose
44:27et je vais demander
44:27à Julien Duroux
44:28c'est sur le compte
44:31Twitter
44:31du Grand Rex
44:32il y avait
44:33hier soir
44:34la fameuse chanson
44:36j'irai chercher ton cœur
44:37si tu l'emportes
44:38ailleurs
44:39pour que tu m'aimes encore
44:41pour que tu m'aimes encore
44:43qui est vraiment
44:44sublime
44:44et puis cette phrase là
44:45je la répète
44:46je la trouve tellement géniale
44:47j'irai chercher ton cœur
44:48si tu ne l'emportes ailleurs
44:50après ça
44:51on peut mourir tranquille
44:52comme disait Thierry Roland
44:52bon
44:53alors voyez
44:54mais non
44:54mais si t'as écrit ça
44:55c'est formidable
44:56ça fait un peu ex-toxique aussi
44:58comment ?
44:58ça peut faire ex-toxique
44:59pourquoi ?
45:00si tu t'en vas
45:02et que je continue
45:03à te poursuivre
45:03ah non mais ça
45:04vous êtes terrible
45:05mais vous êtes vous-même
45:06ça y est
45:07mais vous êtes tombé dedans
45:07il déploie du sous
45:09j'ai l'impression
45:10mais non mais c'est vrai
45:12mais c'est vrai
45:14que la France insoumise
45:16peut se saisir
45:17de cette
45:17ou quelques féministes
45:19peuvent se saisir
45:19de cette phrase
45:21et Jean-Jacques Goldman
45:22et Jean-Jacques Goldman
45:23samedi soir
45:24Jean-Jacques Goldman
45:25est-ce qu'il sera
45:26à l'aréna ?
45:27bien sûr
45:28vous croyez qu'il va chanter
45:29samedi ?
45:30dès la première ?
45:31je suis certain
45:32bon
45:32en tout cas
45:33c'est pas sûr
45:34mais s'il est là
45:35il y a Beyoncé
45:36qui serait là
45:36et René Charles
45:38est arrivé
45:39René Charles
45:40est arrivé
45:40René Charles
45:41c'est le fils
45:41il est arrivé aujourd'hui
45:43René Charles
45:43je ne comprends pas
45:44René Charles
45:44est arrivé
45:49René Charles
45:50non
45:51René Charles
45:52non mais René Charles
45:52c'est un des enfants
45:53vous ne dis rien
45:55il est arrivé en même temps
45:57qu'elle
45:57le premier jour
45:58moi j'ai vu des images
45:58de René Charles
46:00les deux fils
46:01sont arrivés en même temps
46:01le premier jour
46:02les deux jumeaux
46:02les deux jumeaux
46:03ouais
46:03non moi je crois
46:05que René Charles
46:05c'est l'aîné René Charles
46:08René Charles
46:09est arrivé
46:10il y a des images
46:11formidables aussi
46:12devant son hôtel
46:12quand elle sort
46:13elle fait le boulot
46:15elle fait le job
46:16je comprends que les gens
46:17l'adorent
46:17parce qu'elle aime les gens
46:19elle leur parle
46:20elle est gentille
46:21elle fait le boulot
46:22alors regardez cette séquence
46:24dont je vous parlais
46:25au Grand Rex
46:26hier soir
46:58Bon je vous avais promis
47:00la chanson de Goldman
47:02mais bon manifestement
47:03c'est pas mal non plus
47:04c'est la chanson Titanic
47:06il nous reste quelques minutes
47:08et dans l'info
47:10je crois
47:10ah oui vous avez vu
47:12Harry Habitant
47:12on en a parlé ce matin
47:13et ça c'est intéressant
47:14vraiment je voudrais
47:15on peut finir avec Harry Habitant
47:17parce qu'Harry
47:17c'est injuste
47:18ce qui lui arrive
47:19et il a fait une vidéo
47:20absolument extraordinaire
47:21Harry Habitant
47:22il s'est mis en scène
47:23en 2016
47:25et c'est le Harry Habitant
47:26en 2016
47:27qui parle au Harry Habitant
47:28de 2026
47:29et vous savez
47:30les difficultés qu'il a
47:31alors qu'il a été
47:33lavé de tout soupçon
47:34mais dès qu'il monte sur scène
47:35des féministes
47:36l'empêchent de monter sur scène
47:38il y a des actions
47:39et des manifestations
47:40écoutez cette petite vidéo
47:41que j'ai trouvée formidable
47:42et très émouvante
47:45Harry Habitant
47:4610 ans après
47:47ça va mon frère ?
47:48alors ?
47:49comment ça se passe ?
47:50qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu
47:51Michel Baruc et tout ?
47:53dis-moi qu'on a réussi au moins
47:56ça dépend ce que t'appelles
47:57à réussir mon frère
47:58je fais toujours rire
47:59les gens quand même
47:59Harry
48:01Harry en fait
48:02tu vas comprendre
48:03que faire rire les gens
48:04ça va pas t'empêcher
48:05de pleurer
48:06quand tu rentres chez toi
48:07Harry
48:07attends je t'en supplie
48:08juste dis-moi
48:09qu'est-ce qui va m'arriver ?
48:11qu'est-ce qui se passe ?
48:12Harry ?
48:13Harry je peux pas
48:14te le raconter maintenant
48:16parce que si
48:17je te dis maintenant
48:18ce qui va t'arriver
48:20pendant 10 ans
48:20tu vas avoir peur
48:21et je veux pas que t'aies peur
48:22attends mais ça va être si dur que ça là ?
48:25hein ?
48:26Harry ?
48:27oh !
48:28en fait à un moment donné
48:30tu vas croire que tout va s'arrêter
48:32ta carrière
48:33ta vie d'avant
48:34et surtout
48:35surtout tes certitudes
48:37et tu vas découvrir
48:39qui va rester
48:40quand le bruit s'arrête
48:41qui va rester ?
48:44les vrais
48:45je vais changer ?
48:48tu vas changer énormément
48:49tu déconnes quand même toujours non ?
48:51papa ?
48:52allo ?
48:53non non non
48:53rassure-toi
48:54tu seras toujours aussi déconneur
48:55t'inquiète pas
48:57sache qu'en fait
48:57tu vas
48:58tu vas aimer différemment
49:00et tu vas profiter autrement
49:03écoute bien Harry
49:04surtout
49:04tu vas arrêter de croire
49:06que tout est acquis
49:08mes filles
49:09mes filles elles vont bien
49:10comment elles vont mes filles ?
49:12tes filles elles vont grandir trop vite
49:13prends des photos
49:15reste avec elles 5 minutes de plus
49:17t'es quand même devenu très très sensible
49:19il s'est passé quoi là ?
49:20t'avais déjà ça en toi
49:21Harry
49:23avant je pensais que le bonheur
49:24c'est quand tout allait bien
49:26et aujourd'hui
49:27c'est juste réussir à aimer sa vie
49:30même quand on a traversé le pire
49:33on s'en sort quand même ?
49:35mieux que tu le penses
49:36je t'aime mon frère
49:38moi aussi je t'aime mon frère
49:40il sait se défendre formidablement bien
49:42avec humour
49:43avec émotion
49:43mais si des amis
49:45des gens
49:46des humoristes
49:47pouvaient dire un mot pour lui
49:48et je vais pas citer de nom
49:50mais si des producteurs de cinéma
49:52si on pouvait faire preuve de courage
49:56dans ce métier
49:57pour lui
49:57ce serait formidable
49:59je crois que
50:00avant qu'il soit innocenté
50:01au tout début de l'affaire
50:03il était dans le dernier
50:04qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu
50:04et il avait été question
50:05de le supprimer
50:06ils l'ont pas fait
50:07ça n'a eu aucune incidence
50:08sur le box-office
50:10évidemment
50:10je crois que
50:11au grand Rex
50:12est-ce qu'il est là
50:13Augustin ?
50:14il est avec Juliette Saada
50:14d'ailleurs
50:15est-ce que c'est la chanson
50:17fétiche de Céline Dion
50:18qu'on entend ?
50:21pour que tu m'aimes encore
50:24on est à fond de temps
50:25Pascal
50:26ici il y a une super ambiance
50:27regardez
50:27je vous laisse profiter
50:29de ces quelques secondes
50:29c'est magnifique
50:30écoutez
50:31et chantez en plateau
50:38c'est en direct
50:40vous savez que
50:41chaque mois
50:42je vous présente
50:42le service littéraire
50:43et le service littéraire
50:45est de retour
50:46en ce mois de septembre
50:47toujours avec
50:48François Céréza
50:49toujours avec
50:49Bernard Morlino
50:50il y a un formidable papier
50:52de Gilles Martin-Chauffier
50:54sur Edouard Philippe
50:55je vous jure
50:56ça commence comme ça
50:57pour ceux qui rêvent
50:58d'un troisième quinquennat
50:59d'Emmanuel Macron
51:00Edouard Philippe
51:00a les couleurs de l'été
51:01quand on l'a découvert
51:02à Matignon
51:03mince et grand
51:04armant ses poings
51:04la salle est profilée
51:05comme une fusée
51:06on a eu l'impression
51:07qu'Hollywood s'emparait
51:08du gouvernement
51:08etc etc
51:09je vous assure
51:10il a beaucoup de talent
51:11Gilles Martin-Chauffier
51:13vraiment beaucoup de talent
51:14et ce papier est formidable
51:15comme Morlino
51:16bien sûr
51:17et Gaston Leroux
51:18l'inventeur du polar moderne
51:19je le dis à chaque fois
51:20Routabi
51:21alors moi j'ai pas lu
51:22Gaston Leroux
51:23Routabi
51:24le fantôme de l'héritage
51:26le mystère de la chambre jaune
51:28oui mais j'ai
51:29voilà
51:29je sais pas
51:31j'ai pas lu Gaston Leroux
51:31j'ai pas lu
51:32bon
51:32en revanche
51:33c'est service
51:34j'ai lu Paul Morand
51:35mais j'ai pas lu
51:37Venise
51:37mais j'ai pas lu Gaston Leroux
51:39donc Gaston Leroux
51:40service littéraire
51:41je le regarde
51:41abonnez-vous
51:42achetez
51:43et vous ferez une oeuvre
51:44utile bien évidemment
51:45oeuvre utile également
51:47ce soir
51:47avec le jeune
51:49Lebret
51:50ce soir c'est un moment
51:51important
51:51parce que pour notre émission
51:52qui s'appelle
51:53100% Frontières
51:54tous les matins
51:54c'est la première fois
51:55qu'un documentaire
51:56est produit par l'équipe
51:57de 100% Frontières
51:58et réalisé donc par
51:59Jordan Florentin
52:00qui a passé
52:0115 jours
52:02à Ceuta
52:03en ce début de saison
52:04pour couvrir
52:06la crise migratoire
52:06le ras-le-bol des Espagnols
52:07les manifestations
52:08de milliers d'Espagnols
52:10tout âge confondu
52:11toute classe sociale
52:12tout bord politique
52:14parce qu'on essaye
52:14évidemment de faire croire
52:15que c'est des manifestations
52:16d'extrême droite
52:17c'est pas du tout le cas
52:18donc vous allez voir
52:19pendant plus d'une demi-heure
52:20un reportage inédit
52:22au coeur de Ceuta
52:23ces 15 derniers jours
52:24au coeur de la crise migratoire
52:26et évidemment
52:26juste après
52:27on fera un débat
52:28dans 100% politique
52:29et ça va partir tout de suite
52:30sans publicité
52:31donc c'est parfait
52:32merci à Stéphane Levart
52:34qui était à la réalisation
52:35à Juliette
52:36qui était à la vision
52:38à Guillaume Marceau
52:39qui était au son
52:39Maxime Renard
52:40Julien Duroux
52:41Astrig Yali
52:43qui était là
52:43toutes ces émissions
52:44se sont retrouvées
52:44sur cnews.fr
52:47demain
52:48c'est l'ami
52:50Elliot
52:51qui sera là
52:52et nous
52:54on se retrouve
52:54demain matin
52:55passe une excellente soirée
52:57avec Gauthier
52:58à demain
53:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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