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  • il y a 21 minutes
Thibaut Leclercq, cofondateur de Bioferm'Tech, était l'invité de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce vendredi 11 septembre. Ils sont revenus sur la réduction de la dépendance des agriculteurs aux engrais et aux pesticides conventionnels grâce à la première plateforme de production décentralisée de micro-organismes en Europe, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:07bonjour thibault leclerc vous avez une minute pour nous pitcher votre entreprise et puis on
00:11en débat ensemble juste après ça marche bonjour à tous et merci pour cette invitation alors chez
00:16bioferme tech ont réduit la dépendance des agriculteurs aux engrais et aux pesticides
00:20conventionnels grâce à la première plateforme de production décentralisée de micro organismes
00:26en europe les micro organismes sont de plus en plus étudiés pour leurs propriétés de fertilisation
00:32ou de protection des plantes leur problème c'est qu'aujourd'hui à leur coût actuel ils ne permettent
00:38pas d'être utilisé de manière économiquement compétitive en grandes cultures par exemple en
00:41blé ou en colza c'est précisément là que l'innovation de bioferme tech intervient puisqu'au contraire des
00:47logiques centralisées nous multiplions ces micro organismes directement dans les territoires
00:51grâce à nos modules standardisés ce qui nous permet d'éviter les étapes de formulation et
00:56ainsi de plus que diviser par deux le coût pour l'agriculteur ce modèle il a déjà fait ses preuves
01:02sur plus de huit millions d'hectares au brésil et nous avons développé la technologie pour l'adapter
01:06au contexte européen notre première souche vient d'être autorisée en belgique et c'est dans ce contexte
01:12de lancement que nous réalisons également notre première levée de fonds alors le pitch est terminé
01:15l'agriculteur donc il fabrique ses lieux entrants sur sa ferme l'intérêt pour lui il est uniquement
01:21économique alors l'intérêt n'est pas que économique il ya le haut niveau de du changement et de la
01:26transition d'intrants conventionnels vers les bio entrants en tout cas des matières actives
01:30nouvelles il ya d'abord un enjeu écologique d'amélioration des pratiques il ya un enjeu
01:35effectivement économique puisque aujourd'hui c'est le principal frein à l'adoption de ces nouvelles
01:39solutions et il ya également un enjeu réglementaire pour l'agriculteur qui doit diminuer le risque au
01:45niveau de ses pratiques mais il n'a pas plus intérêt à acheter des bio entrants industriels plutôt qu'à
01:49tout
01:49fabriquer chez lui c'est quand même un peu un peu plus compliqué non alors dans notre modèle
01:53l'agriculteur ne fabrique pas directement chez lui ce qu'on fait c'est qu'on déploie nos modules dans
01:57les territoires et ça devient des centres de production au niveau desquels les agriculteurs
02:02viennent se fournir la grosse différence en fait c'est que cette décentralisation ça nous permet de
02:06simplifier massivement le procédé industriel et donc d'avoir ces prix qui sont plus que divisé par
02:11deux par rapport aux alternatives qui pourraient acheter toutes faites c'est comme des micro usines en fait
02:14qu'on installe dans certaines zones exactement l'économie vous dites c'est divisé par deux mais
02:20ça dépend de la taille de l'exploitation non alors non en fait ça dépend de la taille de votre
02:25unité
02:25de production et de votre mode de production la taille de l'exploitation n'a pas d'impact sur
02:30nous notre coût de production du produit qu'on comprenne bien ce que vous faites parce que vous
02:33parliez de micro-organismes en fait c'est des c'est quoi c'est des bactéries qui remplacent les
02:37pesticides en gros exactement ça va être donc la première pour nous c'est un bacillus celle que vous avez
02:41ici
02:41c'est un rhizobium vous êtes venu avec vos bactéries avec vos biobactéries montrez-nous
02:46montrez bien la caméra qui sont pas du tout dangereuses vous repartez avec hein s'il vous plaît
02:50il n'y aura aucun souci d'habitude on teste tout dans cette matinale mais alors là vous testez
02:55mais j'ai des limites alors expliquez nous mais pour vous donner la puissance de ces bactéries en fait
03:01nous comme on fait que l'étape de multiplication donc c'est une fermentation ça ressemble à ce que
03:04vous auriez dans une brasserie par exemple avec cette dose on est capable de traiter trois
03:09hectares là où si vous passez sur des modèles centralisés vous allez passer par des étapes de
03:15formulation typiquement niophilisation qui fait que vous allez perdre 90% de votre production de
03:21bactéries elles vont mourir lors de ces mais les bactéries peuvent remplacer c'est quoi l'action
03:26comment elles font pour remplacer un insecticide alors les bactéries elles sont sélectionnées par
03:31les chercheurs pour leur interaction avec la plante et cette interaction avec la plante elle va
03:35permettre de mieux assimiler les nutriments par la plante donc de réduire les consommations d'engrais
03:39traditionnels qu'on va pouvoir mettre où elle va interagir avec les pathogènes de la plante et
03:44donc remplacer des pesticides c'est un peu comme la bouillie bordelaise pour la vigne alors c'est pas du
03:48tout les mêmes mécanismes d'action mais le la finalité est la même c'est c'est du vivant donc
03:55par
03:55nature c'est assez instable vous pouvez garantir complètement l'efficacité de votre produit par rapport à des
04:01bio-intrants qui sont industriels peut-être plus stabilisés alors vous mettez le doigt sur exactement
04:05le plus gros problème aujourd'hui des bio-intrants qui sont produits de manière centralisée c'est de
04:09garantir que quelque chose qui est vivant qui sort de l'usine va encore l'être un an deux ans
04:13trois
04:13ans plus tard quand l'agriculteur va l'appliquer dans son champ nous notre production elle sort et
04:18dans les trois mois elle est consommée sur place donc vous c'est plus efficace que des bio-intrants
04:22industriels oui on évite énormément de problèmes techniques que vous auriez avec les modes
04:26d'industrialisation classique et peut y avoir une contamination s'il ya un autre micro organisme qui
04:30vient contaminer votre bio-intrants alors c'est tout l'intérêt de notre technologie et c'est toute
04:36la complexité dans le cadre réglementaire européen c'est qu'il faut qu'on garantisse la sécurité de
04:41ces procédés c'est-à-dire que ça aujourd'hui c'est autorisé par exemple est-ce que c'est
04:44utilisé en
04:45france vous parliez du brésil et c'est quoi l'accueil que vous font les agriculteurs sur ce genre de
04:48technologies alors on a la première souche qui vient d'être autorisée au début du mois en belgique on en
04:54aura deux en
04:55belgique l'année prochaine à la fin de l'année on espère deux en france donc oui on a prouvé
05:01que
05:01c'était mode ce mode de production était compatible avec la réglementation européenne
05:06après vous n'avez pas encore l'application comment exécutive quoi dans les champs par exemple alors si
05:13vous êtes agriculteur belge et que vous souhaitez en utiliser dans vos cultures je vous invite à nous
05:17contacter il n'y a aucun problème on peut on peut les appliquer là du coup vous allez vous allez
05:21j'allais rencontrer les agriculteurs faire de la pédagogie aussi j'imagine pour pour pouvoir vendre
05:26ce genre de solutions exactement nous depuis tout début du projet on travaille énormément avec les
05:29agriculteurs donc on est basé à reims on est inclus dans plusieurs réseaux locaux on discute également
05:36avec plusieurs agriculteurs belges et là dessus il ya un vrai un vrai dynamisme une vraie recherche des
05:42agriculteurs pour aller vers des solutions alternatives et trouver des réponses à ces enjeux réglementaires et de
05:49transition des pratiques auxquelles ils font face et les bio intrants c'est quel pourcentage de réussite par rapport à
05:54un
05:54pesticide ou un insecticide alors on souvent on va être autour de 60 70% si vous regardez des choses
05:59comme le biocontrôle donc par
06:01rapport à un pesticide c'est pas forcément la meilleure manière de le regarder en fait on va plutôt construire
06:07des itinéraires
06:08techniques donc des solutions techniques pour l'agriculteur dans lesquels on va réduire sa dose d'intrants conventionnels en
06:14introduisant le bio intrants mais on va éviter de les comparer un pour un puisque c'est pas du tout
06:20les mêmes mécanismes d'action en fait qu'on
06:22et vous ça marche sur tout type de culture alors là on est sur grande culture donc blé colza ce
06:26qui représente la majorité des
06:28des surfaces et on fait des tests exploratoires sur d'autres cultures mais après sinon on déclinera d'autres souches
06:34puisque c'est ça qu'il faut comprendre en fait c'est qu'à partir d'un même module on
06:38peut produire une infinité de souches qui ont une infinité de
06:41bénéfices agronomiques différents. Merci Thibault Leclerc d'avoir été avec nous ce matin cofondateur de Bioferme Tech c'est une
06:47interview à retrouver en podcast et en replay sur l'application BFM Business
Commentaires

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    il y a 10 ans