00:07bonjour thibault leclerc vous avez une minute pour nous pitcher votre entreprise et puis on
00:11en débat ensemble juste après ça marche bonjour à tous et merci pour cette invitation alors chez
00:16bioferme tech ont réduit la dépendance des agriculteurs aux engrais et aux pesticides
00:20conventionnels grâce à la première plateforme de production décentralisée de micro organismes
00:26en europe les micro organismes sont de plus en plus étudiés pour leurs propriétés de fertilisation
00:32ou de protection des plantes leur problème c'est qu'aujourd'hui à leur coût actuel ils ne permettent
00:38pas d'être utilisé de manière économiquement compétitive en grandes cultures par exemple en
00:41blé ou en colza c'est précisément là que l'innovation de bioferme tech intervient puisqu'au contraire des
00:47logiques centralisées nous multiplions ces micro organismes directement dans les territoires
00:51grâce à nos modules standardisés ce qui nous permet d'éviter les étapes de formulation et
00:56ainsi de plus que diviser par deux le coût pour l'agriculteur ce modèle il a déjà fait ses preuves
01:02sur plus de huit millions d'hectares au brésil et nous avons développé la technologie pour l'adapter
01:06au contexte européen notre première souche vient d'être autorisée en belgique et c'est dans ce contexte
01:12de lancement que nous réalisons également notre première levée de fonds alors le pitch est terminé
01:15l'agriculteur donc il fabrique ses lieux entrants sur sa ferme l'intérêt pour lui il est uniquement
01:21économique alors l'intérêt n'est pas que économique il ya le haut niveau de du changement et de la
01:26transition d'intrants conventionnels vers les bio entrants en tout cas des matières actives
01:30nouvelles il ya d'abord un enjeu écologique d'amélioration des pratiques il ya un enjeu
01:35effectivement économique puisque aujourd'hui c'est le principal frein à l'adoption de ces nouvelles
01:39solutions et il ya également un enjeu réglementaire pour l'agriculteur qui doit diminuer le risque au
01:45niveau de ses pratiques mais il n'a pas plus intérêt à acheter des bio entrants industriels plutôt qu'à
01:49tout
01:49fabriquer chez lui c'est quand même un peu un peu plus compliqué non alors dans notre modèle
01:53l'agriculteur ne fabrique pas directement chez lui ce qu'on fait c'est qu'on déploie nos modules dans
01:57les territoires et ça devient des centres de production au niveau desquels les agriculteurs
02:02viennent se fournir la grosse différence en fait c'est que cette décentralisation ça nous permet de
02:06simplifier massivement le procédé industriel et donc d'avoir ces prix qui sont plus que divisé par
02:11deux par rapport aux alternatives qui pourraient acheter toutes faites c'est comme des micro usines en fait
02:14qu'on installe dans certaines zones exactement l'économie vous dites c'est divisé par deux mais
02:20ça dépend de la taille de l'exploitation non alors non en fait ça dépend de la taille de votre
02:25unité
02:25de production et de votre mode de production la taille de l'exploitation n'a pas d'impact sur
02:30nous notre coût de production du produit qu'on comprenne bien ce que vous faites parce que vous
02:33parliez de micro-organismes en fait c'est des c'est quoi c'est des bactéries qui remplacent les
02:37pesticides en gros exactement ça va être donc la première pour nous c'est un bacillus celle que vous avez
02:41ici
02:41c'est un rhizobium vous êtes venu avec vos bactéries avec vos biobactéries montrez-nous
02:46montrez bien la caméra qui sont pas du tout dangereuses vous repartez avec hein s'il vous plaît
02:50il n'y aura aucun souci d'habitude on teste tout dans cette matinale mais alors là vous testez
02:55mais j'ai des limites alors expliquez nous mais pour vous donner la puissance de ces bactéries en fait
03:01nous comme on fait que l'étape de multiplication donc c'est une fermentation ça ressemble à ce que
03:04vous auriez dans une brasserie par exemple avec cette dose on est capable de traiter trois
03:09hectares là où si vous passez sur des modèles centralisés vous allez passer par des étapes de
03:15formulation typiquement niophilisation qui fait que vous allez perdre 90% de votre production de
03:21bactéries elles vont mourir lors de ces mais les bactéries peuvent remplacer c'est quoi l'action
03:26comment elles font pour remplacer un insecticide alors les bactéries elles sont sélectionnées par
03:31les chercheurs pour leur interaction avec la plante et cette interaction avec la plante elle va
03:35permettre de mieux assimiler les nutriments par la plante donc de réduire les consommations d'engrais
03:39traditionnels qu'on va pouvoir mettre où elle va interagir avec les pathogènes de la plante et
03:44donc remplacer des pesticides c'est un peu comme la bouillie bordelaise pour la vigne alors c'est pas du
03:48tout les mêmes mécanismes d'action mais le la finalité est la même c'est c'est du vivant donc
03:55par
03:55nature c'est assez instable vous pouvez garantir complètement l'efficacité de votre produit par rapport à des
04:01bio-intrants qui sont industriels peut-être plus stabilisés alors vous mettez le doigt sur exactement
04:05le plus gros problème aujourd'hui des bio-intrants qui sont produits de manière centralisée c'est de
04:09garantir que quelque chose qui est vivant qui sort de l'usine va encore l'être un an deux ans
04:13trois
04:13ans plus tard quand l'agriculteur va l'appliquer dans son champ nous notre production elle sort et
04:18dans les trois mois elle est consommée sur place donc vous c'est plus efficace que des bio-intrants
04:22industriels oui on évite énormément de problèmes techniques que vous auriez avec les modes
04:26d'industrialisation classique et peut y avoir une contamination s'il ya un autre micro organisme qui
04:30vient contaminer votre bio-intrants alors c'est tout l'intérêt de notre technologie et c'est toute
04:36la complexité dans le cadre réglementaire européen c'est qu'il faut qu'on garantisse la sécurité de
04:41ces procédés c'est-à-dire que ça aujourd'hui c'est autorisé par exemple est-ce que c'est
04:44utilisé en
04:45france vous parliez du brésil et c'est quoi l'accueil que vous font les agriculteurs sur ce genre de
04:48technologies alors on a la première souche qui vient d'être autorisée au début du mois en belgique on en
04:54aura deux en
04:55belgique l'année prochaine à la fin de l'année on espère deux en france donc oui on a prouvé
05:01que
05:01c'était mode ce mode de production était compatible avec la réglementation européenne
05:06après vous n'avez pas encore l'application comment exécutive quoi dans les champs par exemple alors si
05:13vous êtes agriculteur belge et que vous souhaitez en utiliser dans vos cultures je vous invite à nous
05:17contacter il n'y a aucun problème on peut on peut les appliquer là du coup vous allez vous allez
05:21j'allais rencontrer les agriculteurs faire de la pédagogie aussi j'imagine pour pour pouvoir vendre
05:26ce genre de solutions exactement nous depuis tout début du projet on travaille énormément avec les
05:29agriculteurs donc on est basé à reims on est inclus dans plusieurs réseaux locaux on discute également
05:36avec plusieurs agriculteurs belges et là dessus il ya un vrai un vrai dynamisme une vraie recherche des
05:42agriculteurs pour aller vers des solutions alternatives et trouver des réponses à ces enjeux réglementaires et de
05:49transition des pratiques auxquelles ils font face et les bio intrants c'est quel pourcentage de réussite par rapport à
05:54un
05:54pesticide ou un insecticide alors on souvent on va être autour de 60 70% si vous regardez des choses
05:59comme le biocontrôle donc par
06:01rapport à un pesticide c'est pas forcément la meilleure manière de le regarder en fait on va plutôt construire
06:07des itinéraires
06:08techniques donc des solutions techniques pour l'agriculteur dans lesquels on va réduire sa dose d'intrants conventionnels en
06:14introduisant le bio intrants mais on va éviter de les comparer un pour un puisque c'est pas du tout
06:20les mêmes mécanismes d'action en fait qu'on
06:22et vous ça marche sur tout type de culture alors là on est sur grande culture donc blé colza ce
06:26qui représente la majorité des
06:28des surfaces et on fait des tests exploratoires sur d'autres cultures mais après sinon on déclinera d'autres souches
06:34puisque c'est ça qu'il faut comprendre en fait c'est qu'à partir d'un même module on
06:38peut produire une infinité de souches qui ont une infinité de
06:41bénéfices agronomiques différents. Merci Thibault Leclerc d'avoir été avec nous ce matin cofondateur de Bioferme Tech c'est une
06:47interview à retrouver en podcast et en replay sur l'application BFM Business
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