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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico-Legas.
00:00:07Vous êtes peut-être à table sur votre lieu de travail, en voiture ou en toute autre activité et vous
00:00:13écoutez Sud Radio.
00:00:15Vous avez la chance d'écouter Sud Radio où nous vous souhaitons la bienvenue.
00:00:19Il est midi 4 et nous allons passer deux heures ensemble qui sont à mon avis deux heures de, pas
00:00:27de tension mais de passion.
00:00:28Nous avons des informations pas toujours agréables à entendre mais vous avez besoin de savoir et surtout nous allons parler
00:00:34vrai et vous nous appellerez au 0826 300 300 pour parler vrai parce que vous aurez probablement l'envie de
00:00:40réagir à ce que vous allez attendre.
00:00:41A mes côtés, Addis Arfawi, un des piliers, pour ne pas dire le pilier central de l'émission, Elvin est
00:00:49là, qui s'occupe du web, qui fait la transition très importante, tout ce qui se dit ici et ensuite
00:00:55sur internet, il y a une synergie formidable.
00:00:58Et c'est un des ADN de cette maison de Sud Radio et Elvin va nous parler, il va nous
00:01:02faire une parle sur ce qui s'est passé à Carcassonne justement.
00:01:04On l'a entendu, des hybritos et là pour réaliser fond et forme cette émission qui est d'une qualité
00:01:11technique toujours irréprochable.
00:01:14Elle est à l'école de Julien Delmas, bien sûr, qui n'est pas là pour l'instant mais nous
00:01:17avons des techniciens et des réalisateurs très exigeants.
00:01:20Et puis Zacharias Abrousse, notre ami Zach, qui attend vos appels, je disais, le chiffre magique 0800 26 300, 300
00:01:27qui vous appelle quand vous allez l'appeler.
00:01:29Et puis il sera peut-être secondé tout à l'heure par Jérémy ou par Emmanuel Galasso.
00:01:33Voilà, nous allons parler aujourd'hui hôpital, mais dès qu'on aborde un sujet aujourd'hui, que ce soit l
00:01:38'école, que ce soit l'hôpital, que ce soit la sécurité, tout s'effondre partout.
00:01:42Et l'hôpital français va très très mal. Qui est en train de tuer l'hôpital public ? Est-ce
00:01:48que c'est sciemment, est-ce que c'est par incompétence ou insouciance ?
00:01:51Et on va en discuter avec le docteur Éric Reboli, médecin urgentiste et président du syndicat national des médecins remplaçant
00:01:59des hôpitaux.
00:02:00C'est un corps qui a beaucoup à dire parce que ce sont souvent eux qui voient les tragédies et
00:02:04les incapacités et les manques dans cette grande institution qu'est l'hôpital public français.
00:02:09À 12h45, l'immense André Bercoff nous donnera son avis, ça sera peut-être un petit coup de gueule à
00:02:15mon avis, sur le rapport PISA.
00:02:16On en a parlé hier, mais évidemment nous avons besoin d'avoir sa lecture à lui parce que Dédé, lui,
00:02:21il sait lire André Bercoff et vous allez voir, ça ne sera pas piqué des hannetons.
00:02:25Et puis à 13h, on va rester sur un sujet de société, les sales gosses qui ne travaillent pas à
00:02:31l'école.
00:02:31Le rapport PISA nous le confirme. Est-ce que c'est la faute des gosses ou des parents ? Et
00:02:36nous aurons deux auteurs pour ne pas reposer la question.
00:02:38Les parents ont-ils le droit d'éduquer leurs enfants ? Nous aurons en studio Mathieu Le Tourneur qui est
00:02:44le co-auteur et on aura Aurélie Garand qui est au téléphone, qui apportera un complément.
00:02:49Sujet très important sur lequel, bien entendu, vous avez mille choses à dire parce que vous avez été enfant, vous
00:02:55avez été parent, vous avez vu l'évolution de l'éducation et de l'instruction à l'école et en
00:02:59famille.
00:03:00Évidemment, votre avis sera très très important pour nous.
00:03:03Moi, je pousserai un petit coup de gueule au tout début, dans quelques instants, sur les délégations de Mme Hidalgo
00:03:08sur le périscolaire à Paris.
00:03:09Et puis à l'instant, on va aussi aborder quelques autres thèmes.
00:03:12Absolument, nous reviendrons sur ce sondage qui mesure le rapport des Français à l'Europe.
00:03:16Alors que reste-t-il aujourd'hui de la promesse européenne ? On va le savoir.
00:03:20Nous parlerons également des douze pays, dont la France, qui veulent restreindre le commerce avec les colonies israéliennes de Cisjordanie.
00:03:28Et puis de la bataille que se livrent les géants de certains fast-food.
00:03:33Enfin, direction Vitry-sur-Seine, où un projet de méga incinérateur à 1,2 milliard d'euros inquiète les riverains.
00:03:39Paris veut verdir peut-être son chauffage, mais la banlieue redoute d'en respirer la contrepartie.
00:03:44Et puis Elvine qui nous dira ce qui s'est passé à Carcassonne, bien entendu.
00:03:47Voilà pour le programme du jour.
00:03:50Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:55Quand on a abandonné les enfants, on assume et on se tait.
00:03:59Eh bien, ce n'est pas exactement ce à quoi nous a habitué Madame Hidalgo,
00:04:05qui n'assume rarement et qui là est précisément dans la dénégation à propos du scandale du périscolaire,
00:04:13de la pédocriminalité, de ses assistants qui ont eu des comportements tout à fait indéfinissables,
00:04:19inacceptables et épouvantables avec les enfants que la ville de Paris leur a confiés.
00:04:25Anne Hidalgo doit évidemment rendre des comptes. Emmanuel Grigoire est aux affaires.
00:04:28Il l'a dit tout de suite en arrivant lorsqu'il a été élu, c'était son premier dossier, sa
00:04:32première préoccupation.
00:04:33Pour autant, il a été rattrapé par la patrouille puisqu'on continue à signaler des dysfonctionnements.
00:04:38Et Anne Hidalgo était ce matin sur le service public. Voilà ce qu'elle déclarait.
00:04:43J'ai eu hier une femme du collectif des parents du 11e arrondissement.
00:04:46Que m'a dit cette personne ?
00:04:47Anne Hidalgo, elle ne s'est jamais déplacée pour nous voir.
00:04:50Elle ne nous a jamais reçus à la mairie de Paris et elle n'a jamais répondu à nos courriers.
00:04:54Et Anne Hidalgo répond.
00:04:57Mais si elle est dans la dénégation totale, j'aurais voulu qu'on l'entende.
00:05:04Donc, une fois de plus, Mme Hidalgo se défausse.
00:05:07Anne Hidalgo, sa pratique, c'est lorsqu'on l'attaque sur sa gestion municipale, sur ses décisions politiques, ses orientations.
00:05:13Ce n'est pas dans le débat de savoir si ça a été bien ou moins.
00:05:16C'est tout de suite une attaque idéologique.
00:05:18C'est tout de suite la droite, c'est tout de suite le fascisme, c'est tout de suite le
00:05:21racisme.
00:05:21Voilà, là, elle a une responsabilité gigantesque dans l'insouciance, l'irresponsabilité, la préparation de ces programmes périscolaires
00:05:30et d'avoir confié, d'avoir engagé des gens qui n'étaient non seulement pas à la hauteur, mais qui
00:05:35étaient nocifs pour les enfants.
00:05:36Elle explique, là, dans cet entretien sur le service public,
00:05:39elle explique qu'il y a eu des mailles du filet à travers lesquelles ils ont pu passer.
00:05:44Mais c'est inacceptable de dire ça.
00:05:46C'est les mailles du filet.
00:05:48Alors, on a tout bien fait, on a contrôlé.
00:05:50Elle a diligenté une enquête par l'inspection générale de la ville de Paris.
00:05:53On se demande ce que ça a donné et pour à quoi ça a servi.
00:05:56Enfin, vu les faits qui sont totalement accablants.
00:05:58Et là, à l'écouter, finalement, elle a répondu à tout ce qu'il fallait faire.
00:06:02Elle est allée voir les associations de parents.
00:06:04Il y a tous les associations.
00:06:05On ne l'a jamais vue.
00:06:06On a écrit.
00:06:07On s'est manifesté.
00:06:08On est allé, justement, interpeller.
00:06:10On n'a jamais eu de réponse de Mme Hidalgo.
00:06:12Peut-être que c'est arrivé après, de façon très formelle ou très informelle.
00:06:16Mais en tout cas, on n'a jamais vu Anne Hidalgo aller voir des associations de parents.
00:06:18Parce qu'elle devait peut-être considérer elle-même qu'il fallait bien vérifier si ses attaques et ses accusations
00:06:23étaient fondées.
00:06:24D'où est-ce que ça venait ?
00:06:26Est-ce que ce n'était pas une attaque de l'opposition ou de la droite ?
00:06:29Puisque, ce que je vous disais tout à l'heure, elle a l'art comme de transformer une responsabilité en
00:06:33mise en cause politique.
00:06:34Et finalement, on sait ce qui s'est passé par la suite.
00:06:37Je dois dire que pour la ville de Paris, sans parler de ce qui s'est passé à la Tour
00:06:40Eiffel lundi,
00:06:42avec cette interdiction au personnel féminin d'assurer leur fonction,
00:06:46parce qu'il y avait une secte hindoue qui ne voulait pas de femmes.
00:06:48Enfin, on se demande qui dirige la ville de Paris, quels sont les critères de gouvernance,
00:06:53comment cela est organisé, et comment une maison aussi puissante,
00:06:56aussi bien parce que malgré tout, il y a du personnel,
00:06:58il y a des effectifs incommensurables, avec des services, des contrôles,
00:07:02comment est-ce qu'on a pu si longtemps, alors que Mme Hidalgo est une femme,
00:07:07c'est une élue de la République, elle a eu des responsabilités, elle est inspectrice du travail,
00:07:11ce n'est pas quelqu'un qui ignore les réalités de cette société,
00:07:14comment est-ce qu'elle a pu laisser aller si longtemps,
00:07:17et réagir si faiblement, j'allais dire, qu'elle se dérobe,
00:07:22vraiment c'est une dérobate qu'elle assume au moins,
00:07:24et bien elle est incapable d'assumer, elle est plutôt dans la dénégation.
00:07:27Ça ne grandit pas l'image de la ville de Paris, ça ne grandit pas l'image de la politique,
00:07:31on comprend peut-être aujourd'hui pourquoi,
00:07:33elle a fait 1,75% à l'élection présidentielle,
00:07:37et le pire, c'est les 2,25% je crois qu'elle a fait à Paris,
00:07:41quand elle était candidate, dans sa propre ville,
00:07:43elle n'a fait que 2,2 et quelques pourcents des voix,
00:07:46c'est donc dire que les Parisiens avaient compris qu'ils s'étaient trompés
00:07:49au moment de la désigner comme maire de Paris.
00:07:51Restez avec nous, dans quelques instants, nous allons parler de l'hôpital public,
00:07:55des lits supprimés, des urgences saturées, des soignants épuisés,
00:07:59et un déficit qui se creuse, Eric Réboli, médecin urgentiste et président
00:08:03du syndicat national des médecins remplaçant des hôpitaux, sera avec nous.
00:08:07Vous voulez témoigner ou réagir, rappelez-nous au 0826 300 300,
00:08:11nous sommes ensemble jusqu'à 14h sur Sud Radio.
00:08:14Sud Radio, midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:08:22Merci d'être avec nous sur Sud Radio, aujourd'hui des rassemblements,
00:08:26et hier surtout, ont eu lieu tout à travers le pays,
00:08:30devant plusieurs établissements de santé,
00:08:32pour dénoncer le manque de moyens de l'hôpital public,
00:08:35suppression de lits, services, intentions, urgences, engorgées.
00:08:39Qui est en train de tuer l'hôpital public ?
00:08:41Pour en parler, nous recevons Eric Réboli, médecin urgentiste,
00:08:44président du syndicat national des médecins remplaçant des hôpitaux,
00:08:47et membre du Haut Conseil de la Santé Publique.
00:08:50Bonjour Eric Réboli.
00:08:53Oui, bonjour à vous aussi.
00:08:54Bonjour Eric Réboli, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:08:57Une situation tragique, les institutions de la République vont mal,
00:09:01que ce soit à l'école avec le rapport PISA.
00:09:03On n'a pas encore de rapport PISA équivalent sur la santé,
00:09:06mais je pense qu'il y en avait un, ce serait catastrophique.
00:09:09Eric Réboli, vous êtes un homme de terrain, vous connaissez la réalité,
00:09:12vous êtes confronté à toutes ces tragédies.
00:09:14Est-ce que vraiment l'hôpital public français est quasiment en danger de mort ?
00:09:20Est-ce qu'il y a un risque létal pour utiliser un terme médical pour l'hôpital de la France
00:09:25?
00:09:26Alors en fait, ça fait des années qu'on le dit, qu'on le crie.
00:09:30Chaque établissement est en difficulté, crise après crise.
00:09:33Et en fait, si vous voulez, le système, le modèle économique actuellement des hôpitaux
00:09:38repose essentiellement sur le dévouement des soignants qui n'en peuvent plus lui en fait.
00:09:42Bien sûr.
00:09:43Voilà le problème principal.
00:09:45C'est des fois effectivement des problèmes de moyens,
00:09:48c'est effectivement souvent des conditions de travail
00:09:51et des difficultés au quotidien
00:09:53qui fait qu'on n'en peut plus partout en France,
00:09:57mais que ce soit dans les hôpitaux, dans les cliniques, en libéral,
00:10:01je veux dire pour les médecins, mais aussi pour les infirmières, les aides-soignantes.
00:10:05Enfin bref, c'est tout le monde en fait,
00:10:07tous les maillons de la chaîne qui n'en peuvent plus.
00:10:09On a un ras-le-bol des rustines en fait, qui se succèdent depuis des années.
00:10:14Vous voyez, c'est ça le problème en fait.
00:10:15On a une crise Covid.
00:10:17Comment expliquez-vous, Éric Reboli, docteur, depuis le nombre d'années,
00:10:23que le corps médical, que les personnels hospitaliers lancent des signals d'alarme sur les médias ?
00:10:29Nous sommes tous conscients aujourd'hui dans ce pays que l'hôpital va mal.
00:10:32Nous avons des gouvernants qui expliquent que pourtant ça ne va pas si mal.
00:10:36Je voudrais qu'on écoute d'ailleurs une déclaration du candidat Emmanuel Macron en 2017.
00:10:41On tient des objectifs de dépense publique, on les tient beaucoup mieux aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
00:10:45Si on regarde les choses, c'est formidable le progrès qui a été fait de ce côté-là
00:10:48et qui est vraiment le fruit d'un travail collectif, d'une sédimentation de pratiques et de ce qui a
00:10:54été fait.
00:10:55On est quand même dans la délégation, docteur Reboli, quand on entend celui qui venait présenter la République,
00:11:00nous expliquer qu'on a fait des efforts formidables.
00:11:02Vu la situation dans laquelle se trouve l'hôpital, il n'a fait qu'aggraver la situation.
00:11:07En fait, il nous parle de finances, il ne nous parle pas de l'humain, il ne nous parle pas
00:11:10de patients.
00:11:11En ce moment, vous savez, depuis quelques années, on ne gère plus les maladies, les pathologies, on n'anticipe rien.
00:11:17On soigne simplement des flux de patients dans les services d'urgence de France.
00:11:22En fait, on essaie de soulager, de désengorger les urgences, comme disait Macron il y a quelques mois.
00:11:30Mais je veux dire, on ne trouve pas de solution parce qu'en fait, on n'anticipe rien.
00:11:35Je veux dire, vous savez, cet été, au mois de juillet, on a eu un problème de canicule.
00:11:40Qu'est-ce qu'il y a eu comme solution ? Je dirais, on a eu quelques ventilateurs, un peu
00:11:43d'argent, voilà.
00:11:44Mais on fait quoi l'année prochaine ? On fait quoi dans 5 ans, dans 10 ans ?
00:11:47Qu'est-ce qui a été programmé, anticipé pour les futures crises ?
00:11:51Mais qu'on connaît, qu'on attend, qui sont écrites.
00:11:55Je veux dire, et pour les épidémies, comme l'antavirus, l'ébola, je veux dire, ou la canicule, ou les
00:12:01broncholites l'hiver, je veux dire.
00:12:02Mais c'est répétitif tout le temps, on sait que ça va arriver, et qu'est-ce qu'on fait
00:12:05?
00:12:06Vous savez, ça fait 30 ans qu'on a des mesurettes, des rustines, pour boucher, je dirais, une route crevée,
00:12:12mais en fait, on n'a aucune route.
00:12:13Vous voulez dire qu'il n'y a aucune planification ? Aucune planification de la part du gouvernement ?
00:12:17Il y a bien une responsabilité précise.
00:12:19Vous, vous avez tiré la sonnette d'alarme, en désignant de façon très précise les carences, les faillances, les manques.
00:12:25Qu'est-ce que répond le pouvoir politique, dans ces cas-là, qui fait ce qu'il peut ?
00:12:28C'est un manque de moyens financiers ? C'est un manque de moyens humains ?
00:12:32Ou c'est une incompétence politique à prendre le taureau par les cornes ?
00:12:36C'est, disons, comment dirais-je ? Manque de moyens financiers, il y a de l'argent.
00:12:41Il y a quand même un budget de 2 milliards pour les hôpitaux.
00:12:43Ce qui n'est pas rien.
00:12:44Après, l'organisation, ce qui n'est pas rien, quand même, en France.
00:12:47Par contre, ce qu'on manque, c'est d'humains, ça c'est clair.
00:12:49Je veux dire, on parle de lits souvent, mais un lit, ce n'est pas un saumier, un matelas.
00:12:52Un lit, c'est une infirmière autour, c'est un médecin, c'est la femme de ménage.
00:12:56C'est tout ça, c'est ça en fait.
00:12:57On ferme des lits parce qu'on n'a plus de médecins autour et de soignants.
00:13:01En fait, par défaut, je veux dire, et par économie, on soigne des tableaux excellents en ce moment.
00:13:06C'est ça le problème de base qui énerve un peu tous les soignants.
00:13:08On n'en peut plus parce qu'on a l'impression d'être un coup tout le temps, un coup,
00:13:12un coup, un coup.
00:13:13Mais en fait, ce qu'il faut regarder, je dirais, c'est le patient derrière, c'est les vies sauvées,
00:13:18c'est les pathologies chroniques, c'est le vieillissement de la population.
00:13:21Tout ça, c'est prévisible.
00:13:22Et qu'est-ce qu'on fait à moyen terme ?
00:13:24Rien.
00:13:25Ça fait 30 ans, je dirais, qu'à chaque fois qu'il y a un petit souci, un problème, petit,
00:13:29grand, voilà, un Covid, demain peut-être un antivirus ou un Ebola ou quoi que ce soit.
00:13:34Je veux dire, on n'anticipe rien du tout.
00:13:36Il n'y a plus de politique, il n'y a pas d'ambition, il y a juste, je dirais,
00:13:40des rustines au coup par coup.
00:13:42Et ça, je dirais, ce n'est pas acceptable.
00:13:44Vous savez, ceux qui ont souffert cet été, par exemple, de la canicule, j'y reviens, je veux dire, l
00:13:47'année prochaine, à nouveau la canicule, ils font quoi ?
00:13:51À nouveau des ventilateurs et dans cinq ans, ça fait 30 ans.
00:13:55Il y a 20-30 ans, on savait très bien que la démographie médicale allait envoyer tous les baby-boomers,
00:14:03je dirais, à la retraite.
00:14:03dans les années 2020.
00:14:05Et on le savait, je veux dire, mais qu'est-ce qu'on a fait ?
00:14:08Et on n'a pas ouvert le numéro, ce que j'ai juste à temps.
00:14:10Et on voit la situation s'aggraver.
00:14:12À Nissar, enfin oui, l'hôpital public serait-il victime d'un étranglement organisé ?
00:14:16Oui, organisé parce que depuis des années, les décisions s'accumulent, moins de lits, des budgets qui ne couvrent plus
00:14:22les dépenses et des soignants sommés de faire toujours davantage.
00:14:26Entre 2013 et 2023, 43 000 lits d'hospitalisation complète ont disparu en France.
00:14:31Tous établissements confondus ont note une baisse de 11% et dans le même temps, les urgences sont accueillies.
00:14:3613% de patients supplémentaires lors de la journée témoin étudiée par la Dresse.
00:14:41La conséquence, c'est belle, elle est très concrète.
00:14:43La moitié des patients passent désormais plus de 3 heures aux urgences.
00:14:4715% y restent plus de 8 heures.
00:14:49Chez les plus de 75 ans, cette proportion grimpe même à 36%
00:14:53et l'hôpital public doit absorber cette pression avec un déficit estimé à 2,8 milliards d'euros pour 2024.
00:15:00Alors aujourd'hui, les soignants et comme hier se rassemblent pour réclamer des moyens.
00:15:04On les applaudit, on les laisse aujourd'hui maintenir quand même seul un système que les choix successifs ont méthodiquement
00:15:11asphyxié.
00:15:12Docteur Reboli, ça risque de définir comment si on ne fait rien de courageux et de douloureux ?
00:15:19Justement, on est à l'époque, il paraît qu'il y a une présidentielle prochaine, sauf erreur.
00:15:24Je n'ai pas encore entendu un seul candidat parler de programmes de santé.
00:15:28Comment il voit la santé, le système de santé en France dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans.
00:15:35On nous parle de choses qui énervent les extrêmes des deux côtés.
00:15:40Ils sont gentils, ils s'excitent l'un l'autre.
00:15:43Mais je veux dire, quelle vision, quelle ambition pour la France au niveau du système de santé ?
00:15:47Comment on va soigner la population dans 20 ans ?
00:15:50Je veux dire, vous savez, les médecins, c'est 10 ans pour être formés.
00:15:52Les infirmières, c'est plusieurs années.
00:15:54Construire un hôpital, c'est en années aussi.
00:15:56Et qu'est-ce qu'on nous fait tous les ans ?
00:15:58On nous sort un PFLSS, je veux dire, avec un nom d'âme.
00:16:02Et on corrige quelques petits 0% en disant, voilà, on va faire des économies là, des économies là, ou
00:16:07ci, par là.
00:16:07Je veux dire, vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:10Si on voit par le petit bout de la lornière que la santé en France.
00:16:12Et donc, dans 5 ans, qu'est-ce qu'on aura ?
00:16:14On aura encore peut-être des économies par-ci, par-là.
00:16:16Mais je veux dire, rien d'organisé.
00:16:19Je veux dire, là, par exemple, pour la canicule, je reviens toujours parce que c'est récent.
00:16:21Je veux dire, mais est-ce qu'on a décidé de mettre de la cligne dans les nouveaux hôpitaux, les
00:16:25nouveaux CHU qui seront construits demain ?
00:16:27Mais même pas.
00:16:28Je veux dire, c'est aberrant.
00:16:30Les crises Covid nous ont appris quelque chose, j'en sais rien.
00:16:33Est-ce qu'on en a tiré de leçons demain avec l'antavirus ?
00:16:36Ça y est, on commençait à paniquer toute la population.
00:16:39L'Ebola en Afrique en ce moment, s'il déboule en France, on fait quoi ?
00:16:43On nous parle, par exemple, aussi de préparer à la guerre les hôpitaux de France.
00:16:47Mais ils sont incapables, déjà, de supporter une simple canicule.
00:16:51Et on nous dit qu'on est en train d'organiser pour un conflit majeur.
00:16:55Ok, on peut l'organiser.
00:16:56Mais je veux dire, concrètement, ça donne quoi sur le terrain ?
00:17:00Vous voulez dire qu'on peut, aujourd'hui, on peut prendre le risque de mourir en rentrant dans un hôpital
00:17:06français ?
00:17:08Malheureusement, on est devenu des hôpitaux quand même du tiers-monde, avec des délais d'attente sur les brancaires,
00:17:12des délais d'attente en service d'urgence, il n'y a plus de lits.
00:17:18En aval, l'organisation de l'aval, vous savez c'est quoi l'organisation de l'aval actuellement ?
00:17:22On a fermé, effectivement, beaucoup de lits.
00:17:24Quand on attend plusieurs jours aux urgences, il y a une perte de chance, forcément.
00:17:28Quand on refoule à l'entrée des urgences, des hôpitaux publics, des patients sous prétexte que ce n'est pas
00:17:33grave.
00:17:34Mais c'est un diagnostic fait par l'infirmière à l'accueil qui prend un risque médico-légal, qui est
00:17:39couvert par l'hôpital.
00:17:41Et donc, tous les jours, il y a des erreurs médicales qui sont faites à l'entrée sans voir un
00:17:46patient.
00:17:47Docteur Réboli, vous nous indiquiez hier, en préparant l'émission, qu'il y a des hôpitaux publics qui évacuent leurs
00:17:53patients vers le privé
00:17:54parce qu'ils ne peuvent pas assumer le surnombre ?
00:17:57C'est comme ça qu'ils gèrent les flux, je vous dis.
00:18:00Effectivement, on gère les flux dans l'hôpital public français actuellement.
00:18:02On renvoie vers le médecin traitant qui est débordé.
00:18:04On renvoie vers le médecin de garde.
00:18:07On renvoie vers la clinique, par exemple, un infarctus alors qu'il n'y a pas de cardiologue dans la
00:18:12clinique d'à côté.
00:18:13Je veux dire, c'est une perte de chance pour les patients.
00:18:14On envoie un AVC ou une suspicion d'AVC dans une clinique où il n'y a pas un neurologue,
00:18:19il n'y a pas un système, je dirais, pour faire la thrombolise en urgence.
00:18:22Donc, effectivement, il y a des pertes de chance.
00:18:24On gère les flux et après, les ARS vont dire, ça va, c'est mieux, il y a moins d
00:18:28'attente, il y a moins de machin.
00:18:30C'est plus sympathique d'aller dans cette clinique-là.
00:18:32Vous pensez qu'un gouvernement décidé peut trouver des moyens concrets pour inverser,
00:18:37ne pas tout résoudre tout de suite, mais au moins inverser cette tendance de désagrégation de l'hôpital ?
00:18:43Il faudrait déjà tenir compte de tous, effectivement, les rapports qui existent.
00:18:48Le rapport sur la canicule, il existait, il n'y a pas besoin de rien.
00:18:51Le rapport sur le vieillissement de la population, les pathologies cancéreuses qui explosent, je veux dire, tout ça...
00:18:59Mais ça, c'est les rapports, mais les moyens.
00:19:00Est-ce qu'il y a des moyens concrets ?
00:19:01Justement, derrière, je dirais, oui, bien sûr.
00:19:04Vous savez, on est à l'époque où on a l'apport de l'intelligence artificielle, de la télémédecine.
00:19:09Je veux dire, il y a plein de choses nouvelles actuellement, mais qui ne sont même pas prises en compte
00:19:13par les soignants,
00:19:14ou même par les formations des soignants actuellement.
00:19:17Merci, merci Éric Réboli pour ce témoignage.
00:19:20Nous aurons certainement l'occasion de vous re-solliciter pour suivre l'évolution.
00:19:24Parce que pendant la campagne électorale, je pense qu'il y aura quelques promesses qui vont être faites, évidemment.
00:19:28Ils vont se rendre compte de leur silence et totalement insupportable pour l'opinion publique.
00:19:32Et on aura évidemment besoin de vous entendre à nouveau sur Sud Radio.
00:19:35Merci d'avoir été en direct dans cette émission.
00:19:39La défiance des Français envers l'Europe, les restrictions visant les produits issus des colonies israéliennes,
00:19:45et encore un méga incinérateur qui inquiète Vitry sur scène.
00:19:48C'est dans quelques instants sur Sud Radio.
00:19:51Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:19:56La victoire appartient aux plus opiniâtres.
00:20:00Et cette persévérance, il vous en faut encore davantage dans un monde qui a perdu ses certitudes.
00:20:08Et dont les règles du jeu ont changé.
00:20:13Vous avez reconnu la voix de Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne,
00:20:18qui est en train, à mon avis, de préparer son discours devant l'Union,
00:20:22qu'elle doit prononcer à Strasbourg le 16 septembre prochain.
00:20:25J'espère qu'en préparant cette intervention, ce discours,
00:20:29elle a consulté le sondage qui a été organisé, qui a été réalisé,
00:20:35par le Conseil européen des relations internationales, ECFR,
00:20:39et la Fondation culturelle européenne, FCE.
00:20:42Ce sont deux organismes très sérieux qui ont sondé les Français,
00:20:46notamment, sur leur approche de l'Europe.
00:20:48Le sondage est révélé par nos confrères du Figaro,
00:20:51et les chiffres sont extrêmement inquiétants.
00:20:55D'une façon générale, si les Européens restent attachés à 74% à l'idée européenne,
00:21:02eh bien, 68% d'entre eux redoutent un déclin général.
00:21:07C'est-à-dire qu'ils croient au concept et à l'idée européenne,
00:21:09mais tel qu'il fonctionne, ils n'ont plus confiance et ils n'ont plus d'espoir.
00:21:1543% voient une Europe qui ne peut pas faire face aux questions de la guerre comme en Ukraine,
00:21:20qui ne se sente pas en sécurité,
00:21:22qui ne peut pas, j'allais dire, accueillir les flux migratoires,
00:21:27et savoir les gérer, de façon efficace.
00:21:30L'Europe n'est pas la solution, le médicament qu'on nous a proposé,
00:21:33et au total, 56% des Européens disent que l'Europe, ça ne marche pas,
00:21:38et qu'ils n'y croient plus.
00:21:40Donc j'espère qu'elles vont en tenir compte, parce que c'est absolument tragique.
00:21:45Personne ne souhaite un frexit.
00:21:47Enfin, il y a des gens qui souhaitent un frexit, et c'est tout à fait respectable,
00:21:49mais on sait bien que malgré tout, face au grand bloc de l'Est,
00:21:53et à l'omniprésence et l'omnipuissance américaine,
00:21:57l'Europe doit rester une entité qui doit se consolider,
00:22:00au moment, à un moment donné, où les peuples se retrouvent,
00:22:04les nations se retrouvent entre elles,
00:22:05les nations font cette Europe qu'on n'a finalement jamais réussi à faire,
00:22:10de sentiment de consensus et d'aller dans le même sens.
00:22:14Les Allemands ont totalement torpillé,
00:22:16et Mme Ursula von der Leyen représente parfaitement les intérêts allemands,
00:22:20ils ont torpillé par leur égoïsme, par leur nationalisme, si je puis dire,
00:22:24cet équilibre européen, et nous sommes à la traîne,
00:22:26et aujourd'hui, le résultat, un peu comme dans les opinions publiques nationales,
00:22:30on ne croit plus dans nos gouvernements,
00:22:31et bien la Commission européenne n'inspire plus confiance, ne rassure pas,
00:22:35et il y a même des gens qui sont extrêmement inquiets.
00:22:37Donc souhaitons que Mme Ursula von der Leyen,
00:22:40la Commission, le Parlement européen,
00:22:41prenne conscience que le peuple européen, si l'en est un,
00:22:44est très inquiet de ce qu'il va devenir,
00:22:46ne croit plus dans ce rêve,
00:22:47et qui nous redonne un petit peu de rêve européen,
00:22:50sinon c'est tout le principe européen qui s'écroule.
00:22:54Notre réflexion ne concerne pas le peuple israélien,
00:22:57mais avec la manière dont se conduit son gouvernement.
00:23:01Je ne crois pas que le public britannique
00:23:03veuille que nous soutenions l'occupation
00:23:04en acceptant dans nos magasins et supermarchés
00:23:06des produits des colonies.
00:23:08Donc je peux annoncer que nous allons introduire aujourd'hui
00:23:10une interdiction des produits en provenance de colonies illégales
00:23:13dans des territoires occupés.
00:23:14Cette voix que vous venez d'entendre,
00:23:17c'est celle d'Andy Burnham, le Premier ministre britannique.
00:23:20Donc le Royaume-Uni veut restreindre le commerce
00:23:23avec les colonies israéliennes de Cisjordanie,
00:23:26mais ce pays n'est pas le seul,
00:23:28puisqu'aujourd'hui le Canada, le Danemark,
00:23:31l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Islande,
00:23:33la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Suède
00:23:35et la France ont publié une déclaration commune.
00:23:39Ces pays annoncent leur intention
00:23:41d'adopter des restrictions nationales
00:23:43ou de soutenir des mesures européennes
00:23:45contre les marchandises provenant
00:23:47des colonies israéliennes implantées
00:23:49dans les territoires palestiniens.
00:23:51Il ne s'agit donc pas d'interdire
00:23:53l'ensemble des produits fabriqués en Israël.
00:23:55Seuls les biens issus des colonies
00:23:57sont concernés, précisons-le.
00:23:59Ces implantations sont considérées comme
00:24:01illégales par l'ONU et par la Cour internationale de justice.
00:24:05Israël conteste cette interprétation juridique.
00:24:07Cette décision intervient en réaction
00:24:09à l'expansion des colonies
00:24:11et à l'augmentation des violences commises par les colons.
00:24:14Depuis un arrêt rendu en 2019
00:24:16par la Cour de justice de l'Union européenne,
00:24:19les produits alimentaires provenant de ces colonies
00:24:20doivent déjà porter une indication d'origine spécifique.
00:24:24Ils ne peuvent pas être simplement présentés
00:24:26comme des produits israéliens.
00:24:27Cette fois, les 12 pays souhaitent passer
00:24:30de l'étiquetage à des restrictions commerciales.
00:24:32Mais à ce stade, la France n'a pas encore précisé
00:24:35ni le calendrier, ni la liste
00:24:37des produits concernés, ni les modalités
00:24:39de leur interdiction.
00:24:40Il s'agit donc pour le moment
00:24:41d'un engagement politique
00:24:43et non d'une interdiction déjà entrée en vigueur.
00:24:46C'est une situation tragique, Alissa,
00:24:48parce que, évidemment, c'est un bruit de côte
00:24:50contre les produits israéliens.
00:24:51On sait ce qui s'est passé à Gaza.
00:24:53Aujourd'hui, le gouvernement israélien
00:24:55est en train de coloniser à tout va,
00:24:56avec des actes, vous l'avez dit,
00:24:57des actes de violence, des colons
00:24:58qui s'affrontent aux populations palestiniennes.
00:25:01Il était normal qu'on réagisse.
00:25:02Alors, faire la sélection
00:25:03entre de l'huile d'olive,
00:25:05des oranges, du vin
00:25:07qui vient des territoires occupés
00:25:08et savoir comment les localiser,
00:25:11en tout cas, c'est un message très fort
00:25:12qui est adressé par la communauté
00:25:15européenne internationale
00:25:17à l'État d'Israël.
00:25:18On ne sait plus comment sensibiliser
00:25:19M. Netanyahou en disant
00:25:21qu'il arrête de se comporter ainsi.
00:25:22Et effectivement, il est normal
00:25:24qu'on n'ait pas envie, nous, ici, chez nous,
00:25:25je vous comprends tout à fait,
00:25:26qu'on n'ait pas envie de consommer des produits
00:25:28qui viennent de territoires occupés
00:25:30où les droits d'hommes ont été foulés,
00:25:31pour ne pas dire plus,
00:25:33quand on sait la violence
00:25:33avec laquelle le gouvernement israélien
00:25:35traite les ressortissants palestiniens
00:25:37dans ces territoires.
00:25:38Donc, c'est un vrai débat.
00:25:39Je pense qu'on aura une site
00:25:40et on aura évidemment l'occasion
00:25:41d'en reparler.
00:25:42Elvin, le chef de la police municipale
00:25:46de Carcassonne,
00:25:47par ailleurs membre du service d'ordre du RN,
00:25:49a été suspendu par le parti
00:25:50après des propos racistes et misogynes.
00:25:53Oui, ce sont des propos chocs
00:25:54révélés par Midi Libre
00:25:56dans une vidéo tirée de la caméra piéton
00:25:58du policier municipal
00:25:59où on entend le fonctionnaire
00:26:01se livrer un florilège
00:26:02de mots de ce genre.
00:26:03On est devenu chrétien sous Clovis.
00:26:04Bientôt, on va devenir musulman
00:26:06sous Macron.
00:26:07Avec les forins, tu vois,
00:26:09les punka chiens et les bouilloules,
00:26:11ils n'aiment pas ça,
00:26:12ils règlent ça en creux.
00:26:13Vous avez bien entendu,
00:26:14on est devenu chrétien sous Clovis.
00:26:16Tu vois, maintenant,
00:26:17on va devenir musulman sous Macron.
00:26:19Alors, ce policier est un bénévole du RN
00:26:21et le parti a annoncé
00:26:22l'avoir suspendu
00:26:22de toute fonction bénévole.
00:26:24L'homme de 50 ans
00:26:26est un ancien parachutiste de l'armée
00:26:27qui a souvent accompagné
00:26:29Jordan Bardella
00:26:29lors de ses déplacements dans l'Aude.
00:26:32Alors, la municipalité RN de Carcassonne
00:26:35a réagi en qualifiant ses propos
00:26:37comme inacceptables.
00:26:38Elle précise que des procédures
00:26:40seront engagées
00:26:41et que les sanctions
00:26:41seront à la hauteur
00:26:42de la gravité des faits.
00:26:43Le parquet de Carcassonne
00:26:45a lui ouvert une enquête administrative.
00:26:47Le fait est que ce sont des propos
00:26:48que l'on entend souvent
00:26:49dans la société.
00:26:50Là, il s'est fait choper
00:26:51parce qu'elle a été enregistrée
00:26:52mais on suppose qu'il y en a d'autres.
00:26:54Effectivement, c'est inqualifiable
00:26:55mais ça répond à une situation
00:26:56de malaise épouvantable
00:26:58qu'il y a dans ce pays
00:26:58et une inquiétude.
00:26:59Mais de la part de la policière municipale,
00:27:01c'est absolument inacceptable
00:27:02et la municipalité,
00:27:04le maire de Carcassonne
00:27:05a pris ses responsabilités.
00:27:06Je pense que la réponse est adéquate
00:27:08ainsi qu'au Rassemblement National
00:27:09qui assume exactement le fait
00:27:11qu'ils ne peuvent pas accepter
00:27:12dans leur rang
00:27:12des gens, des fonctionnaires
00:27:14qui représentent la loi
00:27:15et qui tiennent de tels propos.
00:27:24Paris chauffe
00:27:25et pendant que Paris chauffe
00:27:26la banlieue tous.
00:27:27Vous savez, c'est une vieille habitude
00:27:29parisienne
00:27:29qui est d'éloigner
00:27:30les poubelles du regard
00:27:32dès 1896.
00:27:33La capitale faisait déjà
00:27:35traiter ses déchets à Saint-Ouen.
00:27:36Aujourd'hui encore,
00:27:37ces ordures non triées
00:27:39sont notamment envoyées
00:27:40vers les incinérateurs
00:27:41de Saint-Ouen,
00:27:41ici les Moulineaux
00:27:42et Ivry, Paris.
00:27:44Et voici maintenant
00:27:45Thermo sur Seine
00:27:46avec un projet
00:27:47à 1,2 milliard d'euros
00:27:48prévu à Vitry sur Seine.
00:27:50Trois lignes de combustion
00:27:51d'une puissance totale
00:27:52de 333 mégawatts
00:27:53pourraient brûler
00:27:54environ 450 000 tonnes
00:27:56par an
00:27:57de déchets non recyclables
00:27:58et de bois traités
00:27:59afin d'alimenter
00:28:00le réseau
00:28:01de chaleur métropolitain.
00:28:02La mise en service
00:28:03serait progressive
00:28:04à partir de 2031.
00:28:05Pour les habitants,
00:28:06l'enjeu est très concret.
00:28:07Les fumées,
00:28:08les polluants résiduels
00:28:09mais aussi le trafic
00:28:10nécessaire à l'acheminement
00:28:11des combustibles,
00:28:12le bruit et l'effet cumulé
00:28:13avec les infrastructures
00:28:14industrielles déjà présentes.
00:28:16Comme vous l'imaginez,
00:28:17ils doivent être très contents.
00:28:18Selon le département,
00:28:19près de 500 000 personnes
00:28:20vivent dans un rayon
00:28:21de 4 km.
00:28:22Les porteurs du projet
00:28:24promettent
00:28:24des rejets inférieurs aux normes.
00:28:26Moins de gaz
00:28:26et moins de CO2,
00:28:27les études sanitaires
00:28:28et environnementales détaillées
00:28:29sont toutefois
00:28:30encore attendues.
00:28:31On ne peut donc pas
00:28:31affirmer aujourd'hui
00:28:32que cette usine
00:28:33rendra les riverains malades
00:28:34mais on ne peut pas
00:28:35davantage balayer
00:28:36leurs inquiétudes.
00:28:38Les collectifs
00:28:39et étits territoriales
00:28:40concernés
00:28:41n'étaient pas prévenus.
00:28:42Le département,
00:28:43la commune...
00:28:44Ce serait trop gentil !
00:28:45Non mais c'est incroyable
00:28:46que la ville de Paris,
00:28:47on imagine l'immensité
00:28:49du volume de déchets
00:28:51que les parisiennes
00:28:52et les parisiens
00:28:53produisent
00:28:53et doivent évacuer.
00:28:54Bien sûr qu'il y a
00:28:55des solutions techniques
00:28:56et ça ne va que s'aggraver.
00:28:58Lorsque l'on voit
00:28:59la saleté
00:29:00de la ville de Paris
00:29:01qui ne cesse
00:29:02de s'aggraver
00:29:02et pourtant,
00:29:03Dieu sait,
00:29:03si on a alerté
00:29:05la municipalité,
00:29:06les pouvoirs publics,
00:29:07on a vu des photos
00:29:07des étrangers quand ils viennent
00:29:08qui adorent Paris
00:29:10et nous adorons Paris
00:29:10et certains quartiers,
00:29:12certaines rues.
00:29:12Donc on se dit
00:29:13mais comment on va pouvoir gérer
00:29:15justement ces déchets parisiens
00:29:16avec en plus
00:29:17des voitures
00:29:19ramassage
00:29:19qui encombrent à toute heure
00:29:20qui perturbent la circulation
00:29:22qui n'est déjà pas terrible
00:29:23et là maintenant
00:29:24on a cette grande déchetterie
00:29:26alors elle est aux normes
00:29:28écologiques je pense
00:29:29voilà mais...
00:29:30Alors il faut savoir quand même
00:29:31que le Val-de-Marne
00:29:31accueille déjà
00:29:32trois incinérateurs
00:29:33donc ils sont déjà
00:29:35bien lotis.
00:29:35Bon, encore un dossier
00:29:36que nous allons suivre
00:29:37près du moment
00:29:38qu'on n'a pas les retombées
00:29:39j'allais dire malodorantes
00:29:41et espérons que la ville de Paris
00:29:43pourra trouver
00:29:43une intelligente gestion
00:29:45parce que je pense
00:29:46que ça va continuer
00:29:47à augmenter
00:29:47bien entendu.
00:29:48Bien sûr.
00:29:48Voilà.
00:29:49Et puis on a en plus
00:29:49on jette de plus en plus
00:29:50de choses aujourd'hui
00:29:51il faudrait apprendre
00:29:52à recycler
00:29:53On tente
00:29:53on tente le recyclage
00:29:55je ne sais pas
00:29:55si c'est respecté
00:29:56par toutes et tous
00:29:57mais on tente.
00:29:57Voilà.
00:29:59Et bien maintenant
00:29:59nous allons entendre
00:30:00notre cher André Bercoff
00:30:02Anissa
00:30:02il va nous parler
00:30:03Mais évidemment
00:30:04alors de quoi
00:30:04va-t-il nous parler
00:30:05aujourd'hui ?
00:30:07Alors
00:30:08du rapport PISA
00:30:09Evidemment
00:30:10Du rapport PISA
00:30:11et je pense
00:30:11qu'il n'a pas
00:30:12mâché ses mots
00:30:12on écoute
00:30:13André Bercoff
00:30:15Sud Radio
00:30:18Ici Sud Radio
00:30:20Les français parlent au français
00:30:22Les carottes sont cuites
00:30:25Sud Radio Bercoff
00:30:27dans tous ses états
00:30:28En sortant de l'école
00:30:30nous avons rencontré
00:30:31un grand chemin de fer
00:30:34qui nous a emmené
00:30:35Ah oui
00:30:37en sortant de l'école
00:30:38quand c'est chanté
00:30:39par Yves Montand
00:30:39et écrit par Jacques Prévert
00:30:41qu'est-ce que c'est bien
00:30:42Mais aujourd'hui
00:30:43est-ce qu'on est sortis
00:30:44de l'école
00:30:45ou c'est l'école
00:30:46qui est sortie de nous ?
00:30:48On peut vraiment
00:30:49se poser la question
00:30:50vous savez
00:30:51tout le monde en parle
00:30:52les résultats du fameux
00:30:54PISA
00:30:55de l'enquête PISA 2025
00:30:57Alors
00:30:58Ah
00:30:59mais ça marche très très très bien
00:31:01pour la France
00:31:03merveilleux
00:31:03à 7 mois de l'élection présidentielle
00:31:05est-ce que ça va changer
00:31:07quelque chose ou pas
00:31:07c'est un autre problème
00:31:08mais
00:31:09quelques petits chiffres
00:31:10comme ça
00:31:11que donne PISA
00:31:12et bien
00:31:13nous avons perdu
00:31:1412 points
00:31:16en 2018
00:31:18et 2025
00:31:1912 points de moins
00:31:21en science
00:31:2138 points de moins
00:31:22en maths
00:31:2344 points
00:31:25en compréhension
00:31:26de l'écrit
00:31:26tout ça
00:31:28en signe négatif
00:31:29retard de 2 ans
00:31:31sur les maths
00:31:32de 2 ans et demi
00:31:33sur la compréhension
00:31:34de l'écrit
00:31:36on a revu
00:31:38on a exhibé
00:31:38il n'est pas vu
00:31:39des textes
00:31:40de gosses
00:31:41de 4ème
00:31:42de 5ème
00:31:43de l'époque
00:31:45en 1936
00:31:46en 1936
00:31:47en 1945
00:31:47en 1950
00:31:48etc
00:31:49et l'écriture
00:31:51l'orthographe
00:31:52etc
00:31:52mais il n'y a
00:31:53aucune photo
00:31:54par rapport
00:31:55à ce qui se passe
00:31:55aujourd'hui
00:31:56c'est quand même
00:31:57assez hallucinant
00:31:58qu'est-ce qui s'est passé
00:31:59alors toutes les explications
00:32:01sont là
00:32:02mais enfin
00:32:03en mathématiques
00:32:04par exemple
00:32:04en mathématiques
00:32:05on a des médailles
00:32:06vous savez
00:32:06c'est le prix Nobel
00:32:07de mathématiques
00:32:08on a plusieurs médailles
00:32:09et bien aujourd'hui
00:32:10les meilleurs
00:32:11en France
00:32:12ils sont 53%
00:32:14d'excellents
00:32:14en mathématiques
00:32:15en Chine
00:32:16ils sont 5%
00:32:18en France
00:32:18parmi les meilleurs
00:32:19alors on dit
00:32:21beaucoup de choses
00:32:22on dit effectivement
00:32:23que les profs
00:32:24sont mal formés
00:32:26et mal payés
00:32:26ce qui n'est pas faux
00:32:29que ce soit
00:32:29dans le littéraire
00:32:30et ailleurs
00:32:31on dit évidemment
00:32:32le pédagogisme
00:32:34qu'il y a eu
00:32:35la pédagogie
00:32:36non
00:32:37démagogie
00:32:38vous savez
00:32:38à partir du moment
00:32:39depuis cet événement
00:32:40il s'agit
00:32:40et Jospin
00:32:41il s'agissait de
00:32:42tout le monde
00:32:43doit passer le bac
00:32:44le problème
00:32:45c'est les chiffres
00:32:45ce qui compte
00:32:46c'est les chiffres
00:32:47allez 80%
00:32:48de réussite
00:32:4990%
00:32:50de réussite
00:32:51au bac
00:32:51formidable
00:32:52le niveau
00:32:53monte
00:32:53mais quel niveau
00:32:54et qu'est-ce qui monte
00:32:56et bien
00:32:57tout ça
00:32:58doit être
00:32:59analysé
00:33:00et est analysé
00:33:01et si on donne
00:33:02les chiffres
00:33:03ça ne date pas
00:33:04de la présidence
00:33:05Macron
00:33:05ça date de 40 ans
00:33:07de pédagogisme
00:33:08ça date de 40 ans
00:33:10de l'enfant
00:33:12est au centre
00:33:13ça date du fait
00:33:14qu'on a oublié
00:33:15que l'école
00:33:16c'était la transmission
00:33:18du savoir
00:33:19la transmission
00:33:20non non non
00:33:21oh l'histoire
00:33:22vous savez ce que c'est devenu
00:33:23la littérature
00:33:25on sait ce que c'est devenu
00:33:26non non non
00:33:26il faut former des gens
00:33:28pour aller au travail
00:33:30voilà
00:33:31ce n'est plus
00:33:31de la formation
00:33:32c'est pôle emploi
00:33:34et non
00:33:34pôle emploi
00:33:35où vous travaillez
00:33:36en France
00:33:36c'est autre chose
00:33:37que l'école
00:33:38l'école c'est l'humanité
00:33:39c'est le savoir
00:33:40c'est la transmission
00:33:41c'est la compréhension
00:33:42et pourquoi en science
00:33:44et en maths
00:33:44et ailleurs
00:33:45on s'est effondré
00:33:46on pourrait passer des heures
00:33:48sur les causes
00:33:50et on les connait les causes
00:33:51le plus important
00:33:52c'est de savoir
00:33:53comment on va remédier
00:33:54à cette espèce de retard
00:33:56alors on parle
00:33:57de l'immigration
00:33:58oui évidemment
00:33:59que les primo arrivants
00:34:01ou même les autres
00:34:03c'est beaucoup plus difficile
00:34:04évidemment
00:34:04quand vous avez une famille
00:34:05qui n'est pas élevée
00:34:07dans la culture française
00:34:08mais ce n'est pas
00:34:09le problème le plus important
00:34:11le problème le plus important
00:34:13c'est qu'on a oublié
00:34:14quelle était la fonction
00:34:15de l'école
00:34:16et qu'on a fait du pédagogisme
00:34:18et du pédagogisme
00:34:19on en a parlé
00:34:20et c'est de dire que
00:34:21en fait
00:34:22l'école
00:34:24sert à quoi aujourd'hui ?
00:34:26qu'est-ce qu'on a fait
00:34:27de l'école ?
00:34:29et on le sait
00:34:30cette espèce de mammouth
00:34:31dont un ancien ministre
00:34:32de l'éducation
00:34:33Claude Allègre
00:34:34disait
00:34:34qu'il fallait
00:34:35qu'il fallait le dégraisser
00:34:38le mammouth
00:34:38qu'est-ce qu'ils ont fait
00:34:40les papes Ndiaye
00:34:41les Amélioudea Castera
00:34:42les Likol Beloubet
00:34:43les Najat Vallaud-Belkacem
00:34:47etc.
00:34:49et bien ils ont déconstruit
00:34:51ils ont mis l'écran
00:34:53le digital
00:34:54c'est très bien le crin
00:34:55le digital
00:34:56les nouvelles technologies
00:34:57mais d'abord
00:34:58il faut apprendre
00:34:59à apprendre
00:34:59il faut apprendre
00:35:00à mémoriser
00:35:01il faut apprendre
00:35:02par coeur
00:35:03et par coeur
00:35:04c'est aussi
00:35:05avec le coeur
00:35:06voilà
00:35:06c'est comme ça
00:35:07qu'on fabrique
00:35:08des crétins
00:35:08merci
00:35:09et à demain
00:35:38on sent la colère
00:35:40nous avons
00:35:40nous avons Laurence
00:35:41qui nous appelle
00:35:42de Saint-Martin-de-Londres
00:35:43vous êtes enseignante
00:35:44en primaire
00:35:45Laurence
00:35:45alors je suis
00:35:46oui je suis enseignante
00:35:47dans le premier degré
00:35:48je suis enseignante
00:35:49depuis 1995
00:35:51oula
00:35:51donc vous avez
00:35:52une large vision
00:35:53de la situation
00:35:54j'ai vécu
00:35:55et j'ai eu une évolution
00:35:56de carrière
00:35:57directement liée
00:35:58à cette dégradation
00:35:59puisque j'étais directrice
00:36:01j'étais formatrice
00:36:02et qu'à l'arrivée
00:36:02de Najat Vallaud-Belkacem
00:36:05je me suis désengagée
00:36:06parce que j'ai de suite compris
00:36:08où on allait aller
00:36:09et j'ai essayé
00:36:10de mobiliser
00:36:11les médias
00:36:12j'ai essayé
00:36:15d'agir
00:36:15dans des collectifs
00:36:16parce que
00:36:17la première chose
00:36:18qu'elle a détruite
00:36:18c'était la maternelle
00:36:19où j'en signais
00:36:20et personne n'a été intéressé
00:36:22à cette époque
00:36:22c'était en 2016
00:36:23le seul journal
00:36:25qui a accueilli
00:36:26mes articles
00:36:27écrit sous le nom
00:36:28de Laurence David
00:36:29c'est Causeur
00:36:30Marianne n'en a rien eu à faire
00:36:31et un certain nombre
00:36:32de journaux
00:36:33que l'on pensait
00:36:34attentifs à ça
00:36:35n'en ont rien eu à faire
00:36:36Marianne n'a pas épargné
00:36:37Mme Vallaud-Belkacem
00:36:38je vous le rassure
00:36:39j'y étais
00:36:40je me souviens
00:36:41et d'ailleurs
00:36:42très tardivement
00:36:43je vous arrête tout de suite
00:36:45ça a été très tardif
00:36:47c'est-à-dire
00:36:47quand les premiers signes
00:36:48sont arrivés
00:36:48des dégâts
00:36:49c'était en maternelle
00:36:50c'était bien avant
00:36:51les programmes du secondaire
00:36:52les profs sont beaucoup plus
00:36:53écoutés
00:36:54que les enseignants
00:36:55du premier degré
00:36:56bien sûr
00:36:57que les enseignants
00:36:57du premier degré
00:36:58voilà
00:36:59donc dans ce qui a été dit
00:37:01dans la chronique
00:37:02il y a beaucoup de choses
00:37:03vraies
00:37:03le pédagogisme
00:37:04mais il y a aussi
00:37:06la RGPP
00:37:07la révision des politiques publiques
00:37:08qui fait qu'il faut toujours
00:37:10moins d'être
00:37:10et que ça a demandé
00:37:12c'est une tendance lourde
00:37:14mais là
00:37:14les résultats PISA
00:37:15ce sont ceux d'enfants
00:37:17qui ont eu
00:37:18les programmes Belkacem
00:37:20depuis
00:37:21la maternelle
00:37:22donc c'est normal
00:37:23que ça s'effondre
00:37:24sachant que ces programmes
00:37:25n'ont pas été rectifiés
00:37:27sauf très très récemment
00:37:29même Blanquer
00:37:30n'y a pas touché
00:37:30et ça n'a pas été
00:37:33regarni
00:37:33vraiment
00:37:34après il y a tout le reste
00:37:35et vous confirmez
00:37:37vous confirmez Laurence
00:37:38que c'est à ce stade là
00:37:39de l'école
00:37:40justement
00:37:40avant la primaire
00:37:42à la maternelle
00:37:42c'est là que les fondamentaux
00:37:44doivent être mis en place
00:37:44de façon stricte
00:37:46et rigoureuse
00:37:47et j'y ai beaucoup réfléchi
00:37:48je suis économiste
00:37:49à la base de formation
00:37:50donc j'ai beaucoup de choses
00:37:51à raconter sur cela
00:37:53et ça n'intéresse pas
00:37:54grand monde
00:37:55la maternelle
00:37:56ça n'intéresse pas grand monde
00:37:57on a beaucoup de profs
00:37:58d'anciens profs
00:37:59qui sont devenus
00:38:00essayistes
00:38:01chroniqueurs
00:38:01et vous le savez
00:38:02et qui s'expriment très bien
00:38:04sur le sujet
00:38:04mais ce sont des profs
00:38:05moi ce que je vois
00:38:06au niveau de la maternelle
00:38:07c'est les premiers dégâts
00:38:09il y a aussi un tabou
00:38:10dont on ne parle pas
00:38:11c'est l'impact
00:38:12de l'école inclusive
00:38:13où on accueille
00:38:14tous les enfants
00:38:15sans condition
00:38:16malgré leur handicap
00:38:17dans des conditions indignes
00:38:19parce qu'on n'y met pas
00:38:20les moyens
00:38:21donc voilà
00:38:21c'est multifactoriel
00:38:23et aucun des programmes
00:38:25politiques
00:38:25qui sont proposés
00:38:27ne cherche à penser
00:38:28en systémique
00:38:29c'est à dire
00:38:30qu'on va avoir
00:38:31des mesures pour l'éducation
00:38:32des mesures pour la santé
00:38:34on n'a pas de médecin scolaire
00:38:35donc on ne dépiste pas
00:38:36les troubles
00:38:36donc évidemment
00:38:38forcément
00:38:39à un moment
00:38:39donc Laurence
00:38:43en 30 ans
00:38:44ça fait 30 ans
00:38:45vous avez vu
00:38:45cet effondrement
00:38:46progressif
00:38:46vous avez tiré
00:38:47la sonnette d'alarme
00:38:48vous avez interpellé
00:38:49les autorités compétentes
00:38:51je pense que vous êtes
00:38:51manifesté auprès
00:38:52de votre administration
00:38:53et rien
00:38:54la machine a continué
00:38:55à broyer
00:38:56ce merveilleux instrument
00:38:57qu'était l'école
00:38:58oui tout à fait
00:38:59et les médias
00:39:01continuent
00:39:01parce que là
00:39:01c'est un épiphénomène
00:39:02on buzz sur le sujet
00:39:04mais après
00:39:04ça va disparaître
00:39:05des écrans
00:39:06ce sujet là
00:39:07peut-être que la campagne
00:39:08pour l'instant
00:39:08ils disent rien
00:39:10ou des balbutiements
00:39:11sans intérêt
00:39:11peut-être qu'à un moment donné
00:39:13ils vont prendre conscience
00:39:13de la tragédie
00:39:14et que durant cette campagne électorale
00:39:16des gens comme vous
00:39:17seront écoutés
00:39:18et les suggestions
00:39:19que vous faites
00:39:20seront peut-être
00:39:20prises en compte
00:39:21par la classe politique
00:39:22Laurence
00:39:23on arrive à la fin
00:39:23de cette émission
00:39:24et nous reviendrons
00:39:25sur des questions
00:39:25d'éducation
00:39:26je vous appellerai
00:39:28on aura plaisir
00:39:28à vous entendre
00:39:29parce que vous avez
00:39:30des choses importantes
00:39:31à nous dire
00:39:31et je vois que vous êtes
00:39:32non seulement compétente
00:39:33mais passionnée
00:39:33et très impliquée
00:39:34à très bientôt
00:39:35sur Sud Radio
00:39:35les parents ont-ils encore
00:39:37le droit d'éduquer leurs enfants
00:39:38le rôle des parents
00:39:39est entre autres
00:39:40de fixer des limites
00:39:41mais leur autorité
00:39:42est de plus en plus discutée
00:39:43par l'école
00:39:43les institutions
00:39:44les spécialistes
00:39:45et même les réseaux sociaux
00:39:47où s'arrête
00:39:47la protection de l'enfant
00:39:48et où commence
00:39:49la dépossession des parents
00:39:51nous en parlerons
00:39:52avec Mathieu Letourneur
00:39:53docteur en droit
00:39:54et co-auteur du livre
00:39:55les parents ont-ils encore
00:39:56le droit d'éduquer leurs enfants
00:39:58aux éditions Artege
00:39:59et vous, vous sentez-vous
00:40:00encore libre
00:40:00d'éduquer vos enfants
00:40:01comment est-ce que
00:40:02vous entendez tout cela
00:40:03appelez-nous
00:40:04au 0 826 300 300
00:40:06Sud Radio
00:40:12Midi 14h
00:40:13Sud Radio
00:40:14La France dans tous ses états
00:40:17Le face-à-face
00:40:37Vous êtes bien sur Sud Radio
00:40:38il est 13h04 en ce mercredi 9 septembre
00:40:412026
00:40:41nous allons parler
00:40:43enfants
00:40:44on parle beaucoup
00:40:44école
00:40:45depuis la rentrée
00:40:47sur des thématiques
00:40:48diverses et variées
00:40:49avec ce rapport PISA
00:40:50encore plus accablant
00:40:51de chacun
00:40:52et là on va s'intéresser
00:40:53aux parents
00:40:54parce que
00:40:55l'école
00:40:56c'est
00:40:57l'école de la République
00:40:58c'est l'éducation nationale
00:41:00c'était l'instruction publique
00:41:02et on sait
00:41:03qu'il y a des confusions
00:41:03qui se sont installées
00:41:05dans les consciences
00:41:06avec cette question
00:41:07est-ce que c'est aux parents
00:41:09à éduquer
00:41:10ou est-ce que c'est à l'école
00:41:11puisque c'est l'éducation nationale
00:41:13c'est à l'école d'éduquer
00:41:14on se rend compte
00:41:14que cette confusion
00:41:15nous amène aujourd'hui
00:41:16à une situation catastrophique
00:41:17qui n'est pas à dissocier
00:41:19de l'effondrement
00:41:20du niveau scolaire
00:41:21je reçois
00:41:22je reçois
00:41:24un juriste
00:41:25qui s'appelle
00:41:26Mathieu Le Tourneur
00:41:27et qui avec Aurélie Garand
00:41:29a écrit un livre
00:41:30dont le titre
00:41:31est tout à fait significatif
00:41:32les parents
00:41:33ont-ils encore le droit
00:41:34d'éduquer
00:41:35d'éduquer leurs enfants
00:41:37aux éditions Artej
00:41:39cet ouvrage
00:41:40rassemble
00:41:41un certain nombre
00:41:42de témoignages
00:41:43de spécialistes
00:41:44qui répondent à cette question
00:41:45est-ce que les parents
00:41:46ont un rôle à jouer
00:41:48dans l'éducation
00:41:49de leurs enfants
00:41:50est-ce qu'ils ont un rôle
00:41:52à jouer
00:41:53dans le lien
00:41:54entre l'enfant
00:41:54et l'école
00:41:55en tout cas
00:41:55est-ce que les parents
00:41:56ont un rôle social
00:41:57ont un rôle
00:41:58j'allais dire
00:41:59politique
00:41:59et juridique
00:42:01de parents
00:42:01pour que l'enfant
00:42:02puisse avoir
00:42:03à la fois une éducation
00:42:05et une instruction
00:42:06qui correspondent
00:42:06c'est ce dysfonctionnement
00:42:08ce sont ces
00:42:10confusions
00:42:10et cette méprise
00:42:11qui nous ont peut-être
00:42:12conduit
00:42:12au désordre
00:42:13auquel on est
00:42:15aujourd'hui confronté
00:42:16Mathieu Le Tourneur
00:42:16merci d'être en direct
00:42:17avec nous en studio
00:42:19sur Sud Radio
00:42:20les parents ont-ils encore
00:42:21le droit d'éduquer leurs enfants
00:42:22pourquoi avez-vous
00:42:23posé cette question ?
00:42:24d'abord merci
00:42:25de nous avoir invité
00:42:27on a posé cette question
00:42:28qui est volontairement provocatrice
00:42:29parce qu'en réalité
00:42:32il y a deux réponses
00:42:33qu'on pourrait apporter
00:42:34qui sont tout à fait contradictoires
00:42:35la première réponse
00:42:36c'est les parents
00:42:37ont-ils encore le droit
00:42:38d'éduquer leurs enfants ?
00:42:38il nous semble que non
00:42:39par tout un tas
00:42:40de dispositifs
00:42:42que l'État a mis en place
00:42:44qui tentent à remplacer
00:42:46le rôle des parents
00:42:47et en réalité
00:42:48quand on regarde
00:42:49les fondements juridiques
00:42:50de ce principe-là
00:42:51la réponse est
00:42:52évidemment
00:42:53oui
00:42:53les parents ont
00:42:54le droit
00:42:55d'éduquer leurs enfants
00:42:56ils ont même
00:42:57voire le devoir
00:42:57c'est un principe
00:42:59que les parents
00:43:00sont les premiers
00:43:00et principaux éducateurs
00:43:01cette primauté éducative
00:43:03elle est inscrite dans
00:43:04de très nombreux textes internationaux
00:43:06que la France a ratifiés
00:43:07et à laquelle elle est partie
00:43:09et auquel elle est partie
00:43:11à quand remonte
00:43:12cet abandon
00:43:13par une certaine partie
00:43:14des parents
00:43:15pas tous
00:43:15il y a des enfants
00:43:16qui éduquent encore
00:43:16il y a des parents
00:43:17qui éduquent encore leurs enfants
00:43:18quel est le phénomène
00:43:20qui a déclenché
00:43:20cette césure
00:43:22et on transfère
00:43:24cet pouvoir éducatif
00:43:26à l'école
00:43:26c'est un phénomène
00:43:27politique précis
00:43:28c'est une décision administrative
00:43:29c'est une organisation
00:43:30l'éducation nationale
00:43:31qui a ouvert la porte
00:43:33à cette dégénérescence
00:43:35c'est une dégénérescence
00:43:37je ne sais pas
00:43:38si on peut dater précisément
00:43:39par une loi
00:43:41un acte
00:43:42le moment
00:43:43à partir duquel
00:43:4468 par exemple
00:43:45l'état a pris
00:43:46de plus en plus de place
00:43:47vous citiez tout à l'heure
00:43:48le fait que
00:43:48le ministère de l'instruction publique
00:43:50se soit appelé
00:43:51l'éducation nationale
00:43:52ça peut être un des moments
00:43:54mais ce qui est
00:43:56à mon avis
00:43:56plutôt certain
00:43:57c'est qu'il y a
00:43:58un continuum
00:43:59et en fait
00:44:00on voit
00:44:00peut-être depuis
00:44:01une quarantaine d'années
00:44:03que l'état
00:44:04tente à prendre
00:44:05de plus en plus
00:44:06d'importance
00:44:07dans l'éducation
00:44:08des enfants
00:44:08alors après
00:44:10il y a la question
00:44:10des causes
00:44:11des conséquences
00:44:13est-ce que c'est
00:44:14parce que l'état
00:44:14a pris
00:44:15de plus en plus de place
00:44:16que les parents
00:44:17ont senti
00:44:18que ce rôle
00:44:18devait leur échapper
00:44:19et se sont
00:44:21petit à petit
00:44:22retirés un petit peu
00:44:23de l'éducation
00:44:24de leurs enfants
00:44:24ou est-ce que c'est
00:44:25un phénomène de société
00:44:26les parents
00:44:27se retiraient
00:44:28un peu plus
00:44:28de l'éducation
00:44:29et donc l'état
00:44:31a pensé
00:44:32qu'il était bon
00:44:32qu'il reprenne en main
00:44:33cette éducation
00:44:36les causes
00:44:37et les conséquences
00:44:38sont difficiles
00:44:38à connaître
00:44:39il y a une histoire
00:44:41de valeur citoyenne
00:44:42de valeur familiale
00:44:43il y a des responsabilités
00:44:44il y a des codes
00:44:44dans la famille
00:44:45l'autorité
00:44:46le respect des anciens
00:44:48l'évolution
00:44:49de nos mœurs
00:44:50sociaux
00:44:51fait qu'il y a eu
00:44:51une autonomie
00:44:52des enfants
00:44:53par rapport aux parents
00:44:53moins d'illigence
00:44:54je vous parlais de 68
00:44:56c'est vrai que l'autorité
00:44:58parentale d'avant 68
00:44:59d'abord elle était paternelle
00:45:00vous vous souvenez
00:45:00ensuite c'était parentale
00:45:01elle a été un petit peu
00:45:03amenuisée par ce besoin
00:45:04de liberté
00:45:05d'émancipation
00:45:06est-ce que de fil en aiguille
00:45:08de concession en concession
00:45:09de recul en recul
00:45:10on est arrivé à cet immense
00:45:12déséquilibre
00:45:12où aujourd'hui
00:45:13dans certaines familles
00:45:14les parents n'ont plus
00:45:15d'autorité
00:45:15et n'ont plus de chapitre
00:45:17à l'éducation
00:45:17de leurs enfants
00:45:18oui
00:45:19vous avez raison
00:45:20dans un sens
00:45:21le mouvement
00:45:22qu'on peut dater
00:45:23de mai 68
00:45:24c'est un mouvement
00:45:25de destruction des limites
00:45:27d'une revendication
00:45:29de liberté à tout crin
00:45:30phrase forte
00:45:31destruction des limites
00:45:33volonté
00:45:33de destruction des limites
00:45:34ils n'ont pas tout
00:45:36détruit d'un coup
00:45:36je n'avais jamais entendu
00:45:38destruction des limites
00:45:39sous les pavés
00:45:39la plage
00:45:40le fait de repousser
00:45:41toujours les limites
00:45:42de considérer que
00:45:43les limites
00:45:43sont un carcan coercitif
00:45:45et qu'elles ne sont bonnes
00:45:46en aucune manière
00:45:49ce sont des éléments
00:45:50qui ont poussé
00:45:51effectivement
00:45:52à ce que les parents
00:45:54notamment
00:45:54aient de plus en plus
00:45:56de mal
00:45:56à donner
00:45:58mettre des limites
00:45:58à leurs enfants
00:45:59or
00:45:59ce que l'on voit
00:46:00c'est ce que l'on dit
00:46:03un psychanalyste
00:46:04pardon
00:46:04un psychologue
00:46:06dans le livre
00:46:07qui le dit
00:46:08Christian Jalini
00:46:09qui dit que
00:46:10les limites
00:46:11c'est fondamental
00:46:12pour l'enfant
00:46:13et d'ailleurs
00:46:14on le voit bien
00:46:14un enfant
00:46:15quand il naît
00:46:17il n'est pas éduqué
00:46:17et en fait
00:46:18c'est tout le travail
00:46:19des parents
00:46:19de l'éduquer
00:46:20il n'est sauvage
00:46:21il ne connaît pas les codes
00:46:23il ne sait pas parler
00:46:24etc
00:46:24et donc c'est tout le travail
00:46:25de ses parents
00:46:27qui va être
00:46:27de l'éduquer
00:46:28de l'élever
00:46:29et de lui donner
00:46:30donc ce cadre
00:46:31ce cadre
00:46:31dans lequel
00:46:32comme un tuteur
00:46:33qui est d'une plante
00:46:34à grimper
00:46:35qui l'aide
00:46:36à
00:46:39à acquérir
00:46:40des connaissances
00:46:41à acquérir
00:46:41une manière
00:46:42d'être
00:46:42en société
00:46:43et qui va
00:46:44ensuite
00:46:45lui permettre
00:46:46de devenir
00:46:46un adulte
00:46:47avec les responsabilités
00:46:48qui vont avec
00:46:48et les droits
00:46:49qui vont avec
00:46:49vous expliquez
00:46:50avec vos mots
00:46:50et dans le livre
00:46:51on le comprend bien
00:46:52il est des interdits
00:46:53qui sont nécessaires
00:46:54on les présente
00:46:55comme des interdits
00:46:55ce n'est pas des sanctions
00:46:56ce sont des cadres
00:46:57ce sont des valeurs
00:46:59ce sont des repères
00:46:59on parle de repères
00:47:00or aujourd'hui
00:47:01il y a un délitement
00:47:02des repères
00:47:03que vous dénoncez
00:47:05justement
00:47:05et ceux qui interviennent
00:47:06dans votre livre
00:47:07de façon très pertinente
00:47:08et quelquefois très précise
00:47:10et très compétente
00:47:11on a dit
00:47:13à l'école
00:47:13à fixer des interdits
00:47:14c'est un petit peu ça
00:47:15et bien en fait
00:47:16voilà
00:47:16on constate
00:47:18que
00:47:19le fait d'avoir
00:47:20fait reculer
00:47:21ces interdits
00:47:21et ces limites
00:47:22ont donné une société
00:47:23qui était de plus en plus
00:47:24difficile à gérer
00:47:24et vous regardez
00:47:26une salle de classe
00:47:26dans les années 60
00:47:27une salle de classe
00:47:28aujourd'hui
00:47:28et vous voyez
00:47:29qu'il y a un déficit
00:47:31probablement d'éducation
00:47:32des enfants
00:47:33et d'autorité
00:47:34et en voyant cela
00:47:36les professeurs
00:47:37devaient continuer
00:47:38de toute façon
00:47:38à enseigner des matières
00:47:39et donc
00:47:39ils ont commencé
00:47:40de plus en plus
00:47:41à poser des limites
00:47:42alors qu'avant
00:47:43ces limites-là
00:47:43étaient posées à la maison
00:47:44elles étaient apprises
00:47:45et intégrées à la maison
00:47:48et du coup
00:47:49les professeurs
00:47:50et l'éducation nationale
00:47:53dans son entier
00:47:53a été amené
00:47:56en fait
00:47:56dans une certaine mesure
00:47:57à faire de l'éducation
00:47:59au lieu de
00:48:00ne faire que de l'instruction
00:48:02qui doit fixer la discipline ?
00:48:03il y a la discipline familiale
00:48:05et la discipline scolaire
00:48:06mais la notion de discipline
00:48:07en droit
00:48:09c'est une vertu
00:48:10ce n'est pas un défaut
00:48:11la discipline
00:48:11bien sûr
00:48:12ça permet de cadrer
00:48:13et c'est grâce au cadre
00:48:14que l'on peut aller plus loin
00:48:16c'est un mot interdit
00:48:17aujourd'hui ?
00:48:17je ne sais pas
00:48:18si c'est un mot interdit
00:48:19mais en tout cas
00:48:19c'est une notion
00:48:20qui est difficile
00:48:21à faire valoir
00:48:22c'est certain
00:48:24nous ce que l'on dit
00:48:24c'est qu'il faut
00:48:25et c'est aussi
00:48:26un des objets du droit
00:48:27et c'est pour ça
00:48:28que nous juristes
00:48:29nous avons un intérêt
00:48:29à parler de tout ça
00:48:31c'est que
00:48:32un des rôles du droit
00:48:33est de mettre
00:48:34chaque chose à sa place
00:48:35et quand chaque chose
00:48:36est à sa place
00:48:37la société fonctionne bien
00:48:38et on voit aujourd'hui
00:48:39que les choses
00:48:40ne sont pas à leur place
00:48:41quel est le droit des parents ?
00:48:42alors quel est le droit
00:48:43des parents aujourd'hui ?
00:48:44en 2026
00:48:46quel est le droit des parents
00:48:47dans le cadre
00:48:48de l'éducation
00:48:48de leurs enfants ?
00:48:49leur droit primordial
00:48:50principal
00:48:51et qu'il faut rappeler
00:48:52et qu'il faut refaire découvrir
00:48:53et qu'il faut défendre
00:48:54c'est cette primauté éducative
00:48:56les parents sont les premiers
00:48:57et principaux éducateurs
00:48:58de leurs enfants
00:48:59est-ce que ça veut dire
00:49:00qu'ils doivent élever
00:49:01l'enfant seuls ?
00:49:02non
00:49:03évidemment
00:49:04l'enfant est élevé
00:49:06dans le cadre
00:49:07d'une société
00:49:07à l'école
00:49:09il se sociabilise
00:49:10petit à petit
00:49:12mais cela veut dire
00:49:13que lorsque l'enfant
00:49:15est à l'école
00:49:15il y a une sorte
00:49:16de délégation
00:49:17de cette éducation
00:49:21que doivent donner
00:49:21les parents
00:49:21et ce sont les parents
00:49:24qui éduquent
00:49:24et qui délèguent
00:49:25une partie de cette éducation
00:49:27à des professionnels
00:49:27cela veut dire
00:49:28que les professionnels
00:49:29sur tout ce qui est
00:49:30la partie de l'éducation
00:49:31des enfants
00:49:32doivent bien considérer
00:49:34qu'ils sont
00:49:35subsidiaires
00:49:36aux parents
00:49:36et donc
00:49:38qu'ils ne doivent
00:49:38jamais aller
00:49:40à l'encontre
00:49:40du droit des parents
00:49:41d'éduquer leurs enfants
00:49:42ça c'est vraiment le principe
00:49:43mais en revanche
00:49:44ça implique aussi
00:49:46ça implique deux choses
00:49:47la première
00:49:48c'est que
00:49:48les parents
00:49:49qui ont ce droit
00:49:51de cette primauté éducative
00:49:52ça n'est pas une licence
00:49:53de faire n'importe quoi
00:49:54c'est un moyen
00:49:55qui est orienté
00:49:56vers une fin
00:49:56et cette fin
00:49:57c'est l'intérêt de l'enfant
00:49:58et deuxième chose
00:49:59ça implique aussi
00:50:00que les parents reconnaissent
00:50:01la compétence
00:50:02des éducateurs tiers
00:50:03à qui ils confient leurs enfants
00:50:04que ce soit
00:50:05l'école
00:50:06donc les professeurs
00:50:07ou que ce soit même
00:50:08un éducateur sportif
00:50:09alors qui doit inculquer
00:50:10la notion d'autorité
00:50:11aux enfants
00:50:12c'est d'abord aux parents
00:50:13dans le cadre familial
00:50:14et si cette autorité
00:50:16est bien assumée
00:50:17et bien transmise
00:50:19l'éducateur à l'école
00:50:20aura plus de facilité
00:50:21à l'exercer
00:50:23cette autorité
00:50:23absolument
00:50:24c'est dans ce sens là
00:50:25c'est pas d'autorité dans la famille
00:50:26le gamin arrive à l'école
00:50:27à l'état un petit peu
00:50:28un petit peu sauvage
00:50:29oui c'est dans ce sens là
00:50:30que ça doit fonctionner
00:50:31et c'est la responsabilité
00:50:32des parents
00:50:32de faire en sorte
00:50:33que quand les enfants
00:50:34arrivent à l'école
00:50:35ou au moins au début
00:50:36parce qu'ils vont à l'école tôt
00:50:38mais de faire ce travail
00:50:40d'autorité
00:50:41de respect
00:50:41de la parole des adultes
00:50:43de respect des consignes
00:50:45etc.
00:50:46donc Mathieu Le Tourneur
00:50:47au vu de la situation
00:50:48à laquelle nous sommes confrontés
00:50:49ce droit est un peu un devoir
00:50:50si je peux me permettre
00:50:51de vous le suggérer
00:50:52absolument
00:50:52et vous avez parfaitement raison
00:50:54c'est un droit
00:50:54qui doit être respecté
00:50:56notamment par l'état
00:50:57et pour les parents
00:50:58c'est un devoir également
00:51:00et ce devoir
00:51:01il existe
00:51:02dans l'intérêt de l'enfant
00:51:03il faut sans cesse le rappeler
00:51:04Perte d'autorité parentale
00:51:06oui ou non
00:51:07on en parle sur Sud Radio
00:51:08avec Mathieu Le Tourneur
00:51:10puis avec Aurélie Garand
00:51:11et cela c'est dans quelques instants
00:51:12pour réagir
00:51:13appelez-nous au 0826 300 300
00:51:16Sud Radio
00:51:17la France dans tous ses états
00:51:19Péricault Légas
00:51:21Vous êtes bien sur Sud Radio
00:51:22il est 13h18
00:51:23le face à face
00:51:24de la France dans tous ses états
00:51:25aujourd'hui nous parlons
00:51:27de l'autorité des parents
00:51:28l'autorité parentale
00:51:29dans le monde éducatif
00:51:30l'école, les parents, les familles
00:51:31quel est le rôle de chacun
00:51:32et que faut-il faire
00:51:34pour que cet univers
00:51:36retrouve un peu
00:51:37sa cohésion
00:51:37je suis avec Mathieu Le Tourneur
00:51:40auteur
00:51:40Les parents ont-ils encore le droit
00:51:42d'éduquer leurs enfants
00:51:43aux éditions Arteuf
00:51:44le livre sort aujourd'hui
00:51:45en librairie
00:51:46donc vous pouvez vous le procurer
00:51:47dès cet après-midi
00:51:48dès demain
00:51:48vraiment je conseille
00:51:50aux parents de France
00:51:51aux éducateurs
00:51:53aux co-enseignants
00:51:55et j'allais dire
00:51:56aux politiciens
00:51:57et politiciennes parlementaires
00:51:59de lire ce document
00:52:00qui en apprend beaucoup
00:52:02je ne dis pas qu'il résout tout
00:52:04mais en tout cas
00:52:04il plante le décor
00:52:05dans lequel nous sommes
00:52:06aujourd'hui confrontés
00:52:07à une situation
00:52:08qui est à l'origine
00:52:09du dysfonctionnement scolaire
00:52:10sur lequel
00:52:11ces intervenants
00:52:13il y a des jurys
00:52:13ce sont des gens
00:52:14qui ont étudié
00:52:15avec beaucoup de sérieux
00:52:16cette question
00:52:16de l'autorité parentale
00:52:17et du rôle des parents
00:52:18dans l'éducation des enfants
00:52:19ça pose
00:52:22les situations
00:52:22telles qu'elles sont
00:52:23dans la réalité
00:52:24je dirais
00:52:24on met les points
00:52:25sur les i
00:52:27Mathieu Le Tourneur
00:52:28aujourd'hui
00:52:29le drame c'est de dire
00:52:30les parents ont été dépossédés
00:52:31de l'autorité
00:52:32ils n'ont plus d'autorité
00:52:33ils ont confié ça à l'école
00:52:34l'école n'est pas là pour éduquer
00:52:35on est confronté
00:52:36à une situation épouvantable
00:52:38est-ce que vous pensez
00:52:38que la notion de droit
00:52:40que vous représentez ici
00:52:41elle est dire
00:52:42de l'autorité publique
00:52:43est-ce que la république
00:52:44peut dire à un moment donné
00:52:45je vais refixer
00:52:46des cadres
00:52:47et des codes
00:52:48auxquels il faudra
00:52:50se conformer
00:52:51pour que les parents
00:52:52remplissent leur mission
00:52:53et l'école
00:52:53remplisse la sienne
00:52:55alors c'est une manière
00:52:57de voir
00:52:57mais nous ce que l'on souhaite
00:52:59surtout
00:53:00c'est qu'une fois de plus
00:53:01qu'un des rôles du droit
00:53:02remette chacun leur place
00:53:04l'état doit être à sa place
00:53:05il doit aider
00:53:06aider les familles
00:53:08aider les parents
00:53:09proposer une éducation nationale
00:53:11une instruction nationale
00:53:12en tout cas
00:53:14il doit permettre
00:53:15de faire en sorte
00:53:16que les parents
00:53:16exercent leur rôle
00:53:17mais en premier lieu
00:53:19c'est le droit des parents
00:53:21à éduquer leurs enfants
00:53:22qui existe
00:53:22ensuite l'état
00:53:23doit les aider
00:53:24c'est le principe
00:53:25c'est ce qu'on appelle
00:53:26le principe de subsidiarité
00:53:27le principe de subsidiarité
00:53:29ça
00:53:31est défini
00:53:31de la manière suivante
00:53:32chaque décision
00:53:33doit être prise
00:53:34à l'échelon compétent
00:53:35le plus proche
00:53:36de l'action
00:53:38quand il s'agit
00:53:39des enfants
00:53:39et de l'éducation
00:53:39des enfants
00:53:40quel est l'échelon
00:53:40compétent le plus proche
00:53:42ce sont les parents
00:53:43et ensuite
00:53:44d'une manière secondaire
00:53:47l'état
00:53:47la société
00:53:48la famille élargie
00:53:50les amis
00:53:51etc
00:53:51peuvent venir
00:53:52aider
00:53:53ses parents
00:53:54qui parfois
00:53:54sont en difficulté
00:53:55qui parfois
00:53:56ont besoin d'être
00:53:56sur un point
00:53:57ou un autre
00:53:58et par exemple
00:53:59sur l'instruction
00:54:01l'école
00:54:01vient compléter
00:54:03vient aider
00:54:03les parents
00:54:04à instruire
00:54:05leurs enfants
00:54:05c'est à l'état
00:54:06à décider
00:54:07je prends un cas extrême
00:54:09c'est à l'état
00:54:10à décider
00:54:10que la fessée
00:54:11c'est terminé
00:54:11c'est interdit
00:54:12ça c'est un rôle
00:54:13qui revient
00:54:13à l'autorité publique
00:54:14alors ça
00:54:15c'est un sujet
00:54:16qui est délicat
00:54:18parce que
00:54:19dans la question
00:54:20de la fessée
00:54:20il y a une question
00:54:21de violence
00:54:21et l'état
00:54:22a ce qu'on appelle
00:54:24le monopole
00:54:24de la violence légitime
00:54:25et donc
00:54:26il n'arrive pas
00:54:28à souffrir
00:54:28que quelqu'un d'autre
00:54:29puisse exercer
00:54:30une violence
00:54:31légitime
00:54:31donc il retire
00:54:32un pouvoir de police
00:54:33aux parents
00:54:33voilà
00:54:34on peut considérer
00:54:36que les parents
00:54:38pourraient avoir
00:54:38ce droit là
00:54:39certains ne considèrent pas
00:54:41voilà
00:54:41je pense que c'est un débat
00:54:43qui est extrêmement compliqué
00:54:44pour moi
00:54:45j'aurais souhaité
00:54:46que l'état
00:54:46ne se prononce pas
00:54:47sur la question
00:54:47en tout cas
00:54:48pas sous la forme
00:54:48d'une loi
00:54:49sous la forme
00:54:49d'une bonne pratique
00:54:50de recommandation
00:54:51d'aide
00:54:51etc
00:54:52oui
00:54:52là il aurait été
00:54:53dans son rôle
00:54:54qu'il agisse
00:54:57aussi près
00:54:57de l'action
00:54:58de l'enfant
00:54:59je pense que
00:54:59là il a manqué
00:55:00à son devoir
00:55:01de respecter
00:55:02le principe
00:55:02de subsidiarité
00:55:03dont on parlait
00:55:04juste avant
00:55:06est-ce qu'aujourd'hui
00:55:08Mathieu Le Tourneur
00:55:09on peut dire
00:55:10qu'on a un état
00:55:10un peu trop
00:55:11interventionniste
00:55:12au niveau
00:55:13de l'éducation
00:55:13des enfants
00:55:15oui
00:55:15c'est le cas
00:55:16on le voit
00:55:17par exemple
00:55:18dans le programme
00:55:18d'éducation
00:55:19à la vie affective
00:55:20relationnelle
00:55:20et sexuelle
00:55:22l'état
00:55:23a mis au point
00:55:23un programme
00:55:24qui a été
00:55:25mis en application
00:55:26à la rentrée
00:55:26dernière
00:55:26en 2025
00:55:28qui est
00:55:28très intrusif
00:55:30très interventionniste
00:55:31dans cette éducation
00:55:32à la vie affective
00:55:33relationnelle
00:55:34et sexuelle
00:55:34que les parents
00:55:35auraient souhaité
00:55:36donner à leurs enfants
00:55:37et par exemple
00:55:38dans la circulaire
00:55:39qui a accompagné
00:55:40ce programme
00:55:40il était noté
00:55:42que chaque
00:55:43difficulté
00:55:44posée par des parents
00:55:45chaque peut-être
00:55:46question posée
00:55:47par un parent
00:55:47un petit peu
00:55:48virulente
00:55:48peut-être
00:55:48devait faire
00:55:49l'objet
00:55:50d'un signalement
00:55:50là on se rend compte
00:55:51que l'état
00:55:52non seulement
00:55:53va très loin
00:55:54dans ce qu'il pense
00:55:56relever de son rôle
00:55:57d'éducation
00:55:58donc de faire
00:55:58de l'éducation
00:55:59sexuelle
00:56:00et en plus de ça
00:56:01il interdit aux parents
00:56:05de poser
00:56:05la moindre question
00:56:06ou même
00:56:07de simplement
00:56:09ne pas vouloir
00:56:09que son enfant
00:56:10assiste à ce jour
00:56:11alors justement
00:56:11Alissa
00:56:12aurait-on remplacé
00:56:13l'autorité parentale
00:56:14par la culpabilité
00:56:16alors effectivement
00:56:17c'est une question
00:56:18que l'on peut se poser
00:56:18puisqu'on a demandé
00:56:19aux parents
00:56:19de ne plus être autoritaire
00:56:21n'est-ce pas
00:56:21si j'ai bien compris
00:56:22très bien
00:56:23mais à force de combattre
00:56:24l'autoritarisme
00:56:25est-ce qu'on n'a pas fini
00:56:26par discréditer
00:56:27l'autorité elle-même
00:56:28aujourd'hui
00:56:29le parent doit poser
00:56:30des limites
00:56:30mais sans contraindre
00:56:31interdire
00:56:32mais sans frustrer
00:56:33surveiller les écrans
00:56:34mais respecter l'intimité
00:56:36obtenir de bons
00:56:37résultats scolaires
00:56:38mais ne pas mettre
00:56:38trop la pression
00:56:39pour l'enfant
00:56:40et si l'enfant décroche
00:56:41devient violent
00:56:42ou passe ses nuits
00:56:43sur les réseaux sociaux
00:56:44le verdict tombe immédiatement
00:56:45où étaient les parents
00:56:46voilà le paradoxe
00:56:47on a remplacé
00:56:49l'autorité parentale
00:56:49par la culpabilité parentale
00:56:51les parents restent
00:56:53juridiquement responsables
00:56:54de leurs enfants
00:56:55mais leur pouvoir éducatif
00:56:57est disputé
00:56:57par l'école
00:56:58les institutions
00:56:59les spécialistes
00:57:00et surtout
00:57:00les plateformes numériques
00:57:01qui parlent davantage
00:57:03aux adolescents
00:57:03finalement
00:57:04que leur propre famille
00:57:05une société
00:57:06ne peut pas demander
00:57:07aux parents
00:57:07de répondre de tout
00:57:08tout en contestant
00:57:09chacune de leurs limites
00:57:10car à force d'expliquer
00:57:11aux enfants
00:57:12que toute contrainte
00:57:13et suspecte
00:57:14il ne faudra pas
00:57:15s'étonner
00:57:15qu'ils finissent
00:57:16par considérer
00:57:17chaque nom
00:57:17comme une violence
00:57:18et du coup
00:57:19j'en profite
00:57:20pour vous poser
00:57:20cette question
00:57:21alors aujourd'hui
00:57:21qui fait quoi ?
00:57:22qu'est-ce que l'état
00:57:23fait en termes d'éducation
00:57:25pour les enfants
00:57:26au regard du droit
00:57:27et de ce que vous avez
00:57:28travaillé
00:57:29et quelle est la place
00:57:30des parents ?
00:57:31Les parents ont le droit
00:57:31de faire quoi
00:57:32aujourd'hui
00:57:33au niveau de l'éducation
00:57:34des enfants ?
00:57:36C'est une question
00:57:36très vaste
00:57:37les parents
00:57:39en fait
00:57:40il y a deux manières
00:57:42d'aborder la question
00:57:43soit on considère
00:57:44ce qu'il devrait
00:57:45être
00:57:45ce qui devrait être
00:57:46notamment au regard
00:57:47des textes internationaux
00:57:48qui affirment
00:57:50qu'existe ce principe
00:57:52de primauté éducative
00:57:53des parents
00:57:54ou alors
00:57:54on regarde le droit
00:57:55positif
00:57:56tel qu'il existe
00:57:56en France
00:57:56notamment
00:57:58et en fait
00:57:59en regardant
00:57:59ces deux choses
00:58:00qui sont en fait
00:58:01du droit
00:58:02les textes internationaux
00:58:03ce sont du droit
00:58:05et bien
00:58:06il y a
00:58:08effectivement
00:58:08il y a des incohérences
00:58:09on ne comprend pas
00:58:10comment par exemple
00:58:13la loi de 2021
00:58:14dite séparatisme
00:58:15qui a
00:58:16considérablement réduit
00:58:17la faculté
00:58:18pour les parents
00:58:18de choisir
00:58:19l'instruction en famille
00:58:20par exemple
00:58:22et bien
00:58:22elle nous paraît
00:58:24totalement contraire
00:58:25aux principes
00:58:25affirmés
00:58:26dans ces textes
00:58:28internationaux
00:58:30et ça
00:58:30c'est d'ailleurs
00:58:31une des choses
00:58:32qu'il faudrait changer
00:58:34s'il y a des candidats
00:58:35à la présidentielle
00:58:36qui nous écoutent
00:58:37et je sais
00:58:37qu'ils nous écoutent
00:58:39et bien
00:58:39il faudrait
00:58:40vraiment revenir
00:58:41sur cette loi
00:58:41puisque
00:58:42ce type de loi
00:58:43qu'est-ce qu'elle dit
00:58:46elle dit
00:58:47en fait
00:58:47aux parents
00:58:48vous n'êtes pas
00:58:49vraiment compétent
00:58:50pour choisir
00:58:51la meilleure éducation
00:58:52pour votre enfant
00:58:52c'est l'état
00:58:53qui doit choisir
00:58:54pour vous
00:58:54donc en fait
00:58:55vous avez
00:58:56quelques
00:58:58manières de faire
00:58:59vous avez l'école
00:58:59hors contrat
00:58:59vous avez
00:59:00le sous contrat
00:59:02comme on dit
00:59:03et puis
00:59:04vous avez
00:59:04l'instruction
00:59:05l'école publique
00:59:06dont d'ailleurs
00:59:08deux sont
00:59:08doivent suivre
00:59:09les programmes
00:59:10à la lettre
00:59:10de l'éducation nationale
00:59:12donc en fait
00:59:12on voit
00:59:13que
00:59:14l'état
00:59:15à la fois
00:59:16est très intrusif
00:59:18dans certains
00:59:19pans de l'éducation
00:59:20et de l'autre
00:59:22dit aux parents
00:59:23de ne pas
00:59:24enfin voilà
00:59:25donne des instructions
00:59:26aux parents
00:59:26typiquement on parlait
00:59:27de la fessée
00:59:28et voilà
00:59:29en revanche
00:59:30il ne faut pas confondre
00:59:31des textes contraignants
00:59:33avec une sorte
00:59:34d'ambiance
00:59:34par exemple
00:59:35que ce soit
00:59:36sur les réseaux sociaux
00:59:37ou dans les médias
00:59:37où il y a
00:59:38des injonctions
00:59:39à élever son enfant
00:59:41de telle manière
00:59:42ou de telle autre
00:59:43ça il faut aussi
00:59:44que les parents
00:59:45comprennent
00:59:46que c'est eux
00:59:47qui doivent éduquer
00:59:48leurs enfants
00:59:48ils doivent l'éduquer
00:59:49de la manière
00:59:50dont ils pensent
00:59:51que c'est la bonne
00:59:52et voilà
00:59:54c'est à eux aussi
00:59:55d'exercer
00:59:58leur libre arbitre
00:59:59et de décider
00:59:59que ce type d'éducation
01:00:01c'est la bonne
01:00:02ou alors
01:00:02que c'est l'autre
01:00:04l'autre éducation
01:00:04qui serait la meilleure
01:00:05justement
01:00:05on écoutera
01:00:06sur ce sujet
01:00:07Aurélie Garand
01:00:08la co-autrice
01:00:09de l'ouvrage
01:00:09qui a signé
01:00:10un des chapitres
01:00:11fondement juridique
01:00:12du principe
01:00:12parent premier
01:00:13et principaux éducateurs
01:00:15on fait une petite pause
01:00:16à l'instant
01:00:17et ensuite
01:00:17nous retrouvons
01:00:18Mathieu Le Tourneur
01:00:19et Aurélie Garand
01:00:20et vous trouvez-vous
01:00:21encore possible
01:00:21de dire non
01:00:22à un enfant
01:00:22sans être immédiatement
01:00:23accusé d'autoritarisme
01:00:25l'école
01:00:25les institutions
01:00:26et les écrans
01:00:26ont-ils pris trop de place
01:00:27dans l'éducation
01:00:28appelez-nous
01:00:29au 0826 300 300
01:00:30pour nous dire
01:00:31ce que vous en pensez
01:00:34Sud Radio
01:00:36Parlons vrai
01:00:38Le Grand Matin Sud Radio
01:00:40France dans tous ses états
01:00:41Péricault Légace
01:00:43vous êtes bien sûr
01:00:44Sud Radio
01:00:45il est 13h32
01:00:45en ce mercredi
01:00:469 septembre
01:00:472026
01:00:48nous parlons
01:00:50enfants
01:00:51parents
01:00:51éducation
01:00:52et rôle des parents
01:00:53dans l'éducation
01:00:54des enfants
01:00:54et autorité parentale
01:00:56nous sommes avec
01:00:57Mathieu Le Tourneur
01:00:58qui est en studio
01:00:58on va avoir
01:00:59dans quelques instants
01:01:00Aurélie Garand
01:01:01au téléphone
01:01:01je précise que ce sont
01:01:03des juristes
01:01:04qu'ils raisonnent
01:01:04en termes de droit
01:01:05mais le droit
01:01:06est très important
01:01:07pour savoir
01:01:07quelle est la mission
01:01:08de chacun
01:01:08la responsabilité
01:01:10et qui dit droit
01:01:11dit devoir
01:01:11est-ce que les parents
01:01:13ont le devoir
01:01:14de faire en sorte
01:01:14que les enfants
01:01:16intègrent des principes
01:01:18et des valeurs
01:01:18et des codes
01:01:19qui du coup
01:01:19en feront
01:01:20de bons élèves
01:01:21bonjour
01:01:22Aurélie Garand
01:01:23vous êtes en ligne
01:01:24vous nous recevez ?
01:01:26oui bonjour
01:01:27voilà
01:01:27merci d'être
01:01:29en partenariat
01:01:30nous avons Mathieu
01:01:30en studio
01:01:31et vous êtes
01:01:31au bout du fil
01:01:33vous signez
01:01:34un des chapitres
01:01:35au niveau
01:01:36au début
01:01:36de l'ouvrage
01:01:37dont le titre
01:01:38est celui
01:01:39du sous-titre
01:01:40fondement juridique
01:01:41du principe
01:01:42les parents
01:01:43premiers
01:01:43et principaux
01:01:44éducateurs
01:01:45on voit bien
01:01:46avec Mathieu Le Tourneur
01:01:47que c'est quand même
01:01:47l'axe central
01:01:48c'est le fil rouge
01:01:49de ce livre
01:01:50de cet ouvrage
01:01:51de ce merveilleux travail
01:01:53sociologique
01:01:54pédagogique
01:01:54et politique
01:01:55dont je recommande
01:01:56vivement la lecture
01:01:57aux familles
01:01:58aux parents
01:01:58aux éducateurs
01:01:59aux enseignants
01:02:00et aux hommes politiques
01:02:01aux éditions Artège
01:02:02qui sortent aujourd'hui
01:02:02donc je vous repose
01:02:04la question
01:02:04de votre chapitre
01:02:06comment faire en sorte
01:02:07que les parents
01:02:08soient les premiers
01:02:09et principaux éducateurs
01:02:11un
01:02:11faut-il qu'ils le soient
01:02:13et s'il faut qu'ils le soient
01:02:14comment
01:02:15je vais étudier
01:02:15une grande phrase
01:02:16comment la république
01:02:17comment l'état
01:02:18comment la société
01:02:19peut faire en sorte
01:02:19que ses parents
01:02:20soient bien
01:02:21les premiers
01:02:22et principaux
01:02:22éducateurs
01:02:25alors oui
01:02:26tout à fait
01:02:26on s'était interrogé
01:02:28sur le fait
01:02:28de savoir
01:02:29si finalement
01:02:30le principe
01:02:31qu'on entend
01:02:32parfois
01:02:34comme quoi
01:02:34les parents
01:02:35étaient les premiers
01:02:35éducateurs
01:02:36de leurs enfants
01:02:37était vraiment
01:02:38ancré
01:02:38dans une réalité
01:02:39juridique
01:02:40une existence
01:02:40juridique
01:02:41donc c'est vrai
01:02:42que c'est notamment
01:02:43mon chapitre
01:02:44dans le livre
01:02:44où je suis allée
01:02:45creuser
01:02:46et voir
01:02:46s'il était
01:02:48réellement consacré
01:02:49vous êtes ancienne avocate
01:02:50je rappelle
01:02:51c'est important
01:02:52vous avez donc
01:02:53une formation juridique
01:02:54qui vous habilite
01:02:56à disserter
01:02:56sur le sujet
01:02:58voilà
01:02:58et donc
01:03:01on s'est rendu compte
01:03:02que oui
01:03:02depuis d'ailleurs
01:03:04assez longtemps
01:03:06puisque
01:03:07on a retrouvé
01:03:08la trace
01:03:09de cette consécration
01:03:10très tôt
01:03:12et notamment
01:03:12dans
01:03:13dans la
01:03:14déclaration
01:03:17internationale
01:03:18des droits
01:03:18de l'enfant
01:03:18bien sûr
01:03:19et celle-ci
01:03:20consacrée
01:03:21déjà
01:03:22les parents
01:03:22comme étant
01:03:23les premiers
01:03:23et principaux éducateurs
01:03:24de leurs enfants
01:03:25je lis l'article
01:03:26nul ne peut
01:03:27se voir refuser
01:03:27le droit
01:03:28à l'instruction
01:03:28l'état
01:03:29dans l'exercice
01:03:30des fonctions
01:03:30qu'il assumera
01:03:31dans le domaine
01:03:32de l'éducation
01:03:33et de l'enseignement
01:03:34respectera
01:03:35le droit des parents
01:03:36d'assurer
01:03:37cette éducation
01:03:38et cet enseignement
01:03:39conformément
01:03:39à leur conviction
01:03:40religieuse
01:03:41et philosophique
01:03:42ça dit beaucoup de choses
01:03:43ce texte
01:03:48oui oui
01:03:48ça couvre
01:03:49de nombreuses
01:03:51de nombreuses
01:03:52dimensions
01:03:53de l'éducation
01:03:54des enfants
01:03:55donc pour vous
01:03:55ce n'est plus une réalité
01:03:56ça ne fonctionne plus
01:03:57comme ça
01:03:58si je comprends bien
01:03:58il faudrait que ça le redire
01:03:59alors
01:04:01disons que
01:04:01en effet
01:04:02Mathieu l'a expliqué
01:04:03il y a de nombreuses atteintes
01:04:04qu'on voit au quotidien
01:04:06une atteinte à ce principe
01:04:07alors
01:04:08on est aussi
01:04:09en lien avec des parents
01:04:10qui nous contactent
01:04:11à la fin de nos conférences
01:04:12qui viennent nous voir
01:04:13et qui nous exposent
01:04:15des cas très concrets
01:04:16sur parfois
01:04:17des difficultés
01:04:18liées
01:04:18à des événements
01:04:20à l'école
01:04:21ou
01:04:22clubs sportifs
01:04:23ou autres
01:04:24et qui nous disent
01:04:25mais en fait
01:04:26qu'est-ce que j'ai le droit
01:04:27de dire
01:04:27qu'est-ce qui est encore
01:04:28possible de faire
01:04:28et donc c'est vraiment
01:04:30le but de ce livre
01:04:31c'est qu'il puisse avoir
01:04:33des conseils
01:04:33donc très
01:04:34pratico-pratiques
01:04:35donc en effet
01:04:36on a des médecins
01:04:37qui ont écrit
01:04:39un pédopsychiatre
01:04:41des juristes
01:04:41des avocats
01:04:42etc.
01:04:42pour leur dire
01:04:43voilà
01:04:43vous êtes vraiment
01:04:45les principaux
01:04:46et premiers éducateurs
01:04:48de vos enfants
01:04:48donc c'est à vous
01:04:49que revient ce droit
01:04:51de pouvoir exercer
01:04:53votre autorité parentale
01:04:54à savoir quand même
01:04:56et à rappeler
01:04:56que l'autorité parentale
01:04:58elle a vraiment
01:04:59pour but ultime
01:05:00l'intérêt de l'enfant
01:05:01et bien sûr
01:05:03que ce sont des droits
01:05:03mais c'est aussi
01:05:04des devoirs
01:05:05en matière
01:05:05de sécurité
01:05:07de santé
01:05:08de prendre soin
01:05:08de son enfant
01:05:09c'est ce que nous disions
01:05:10c'est ce que nous disions
01:05:12avec Mathieu
01:05:12tout à fait
01:05:13oui oui
01:05:14et donc
01:05:15de redire aux parents
01:05:17oser
01:05:18oser
01:05:18lorsque vous avez
01:05:19quelque chose
01:05:19qui vous heurte
01:05:20qui vous estimez
01:05:21qui est en contradiction
01:05:23avec votre éducation
01:05:25et bien
01:05:26oser revendiquer
01:05:27ce droit
01:05:27et faites le valoir
01:05:29parce que plus
01:05:30les parents vont
01:05:30revendiquer
01:05:31faire valoir
01:05:32plus finalement
01:05:33ça va se réinfuser
01:05:34dans la société
01:05:35et deviendra peut-être
01:05:37beaucoup plus naturel
01:05:38pour tout le monde
01:05:40que
01:05:41lorsqu'on s'adresse
01:05:42à un enfant
01:05:43et qu'on a besoin
01:05:44d'obtenir quelque chose
01:05:45on doit toujours
01:05:46passer en priorité
01:05:47par les parents
01:05:48c'est clair
01:05:48avant de donner
01:05:49la parole à Patrick
01:05:50qui nous appelle
01:05:51délivrer gardant
01:05:51je voudrais demander
01:05:52à Mathieu Le Tourneur
01:05:53pour utiliser
01:05:54la formule consacrée
01:05:55qui est responsable
01:05:57du sauvageon
01:05:57le phénomène
01:05:58du sauvageon
01:05:58en France
01:05:59est-ce que c'est
01:06:00l'école
01:06:00qui n'a pas
01:06:01sur empire sa mission
01:06:02ou les parents
01:06:03qui ne disposent plus
01:06:04de l'autorité éducative
01:06:05pour pouvoir recadrer
01:06:07certains enfants
01:06:07qui à un moment donné
01:06:08se sentent en liberté totale
01:06:10à la maison
01:06:11bien sûr
01:06:11pas d'autorité parentale
01:06:12et l'on voit des cas
01:06:13absolument terrifiants
01:06:15d'insolence
01:06:16d'agressivité
01:06:17et d'insubordination
01:06:18et donc livrés
01:06:19à eux-mêmes
01:06:20dans la rue
01:06:20et bien ils arrivent
01:06:21à l'école
01:06:21et ils se comportent
01:06:22de la même façon
01:06:23c'est le phare ouest
01:06:24oui
01:06:25si vous voulez
01:06:25il y a
01:06:27deux
01:06:28la question
01:06:28est qui est responsable
01:06:29mais c'est très difficile
01:06:30qui crée le sauvageon
01:06:32alors sans qui
01:06:32qu'est-ce qui fait
01:06:34qu'il y a du sauvageon
01:06:35j'allais dire
01:06:35c'est un peu la même question
01:06:36mais
01:06:37c'est la même question
01:06:38que qui est responsable
01:06:39mais
01:06:41en fait
01:06:41si vous voulez
01:06:42il y a un peu
01:06:42la société
01:06:43et un peu
01:06:44une responsabilité
01:06:45individuelle
01:06:45des parents
01:06:46voilà
01:06:48la responsabilité
01:06:49individuelle
01:06:49des parents
01:06:49je ne vais pas
01:06:50m'épancher là-dessus
01:06:50puisqu'elle dépend
01:06:52des familles
01:06:52de chaque cas
01:06:53etc
01:06:54celle de la société
01:06:55est plus intéressante
01:06:56j'ai publié
01:06:59dans ce livre
01:06:59un chapitre
01:07:00sur la notion
01:07:02le concept
01:07:02d'enfantisme
01:07:03qui est un concept
01:07:06qui est de plus en plus
01:07:07court aujourd'hui
01:07:08et qui consiste
01:07:08à dire que
01:07:09l'autorité parentale
01:07:10est un carcan liberticide
01:07:11et que
01:07:12par cette autorité parentale
01:07:15s'exprime
01:07:16une domination
01:07:17des adultes
01:07:18contre les enfants
01:07:19et donc
01:07:21la lutte
01:07:22la justice sociale
01:07:23voudrait que
01:07:24on émancipe
01:07:27ces enfants
01:07:28de cette autorité parentale
01:07:29qui est forcément
01:07:30une violence
01:07:31pour que
01:07:33cet enfant émancipé
01:07:34soit enfin
01:07:35d'abord reconnu victime
01:07:36et enfin
01:07:37une fois libéré
01:07:38de ce carcan
01:07:39soit un citoyen
01:07:41à part entière
01:07:41d'une nouvelle société
01:07:44j'ai intitulé
01:07:45ce chapitre
01:07:46enfantisme
01:07:47l'enfantisme
01:07:48une notion régressive
01:07:49l'enfantisme
01:07:50un mouvement régressif
01:07:51pourquoi ?
01:07:52parce que
01:07:53c'est
01:07:54en fait
01:07:55cette volonté
01:07:56de libérer l'enfant
01:07:57de tous les interdits
01:07:59de tous les cadres
01:08:00c'est l'enfant roi
01:08:02on tombe dans l'enfant roi
01:08:03mais on tombe surtout
01:08:04dans l'enfant esclave
01:08:05c'est pas
01:08:06en fait
01:08:07ça n'est pas un enfant roi
01:08:08en fait
01:08:08in fine
01:08:09c'est un enfant esclave
01:08:10un esclave de ses pulsions
01:08:11un esclave
01:08:12de ses relations aux autres
01:08:14un esclave
01:08:15de l'état
01:08:15puisqu'en dernière instance
01:08:17qui va se retrouver
01:08:18être le parent
01:08:19entre guillemets
01:08:19de cet enfant
01:08:20puisqu'il faut bien
01:08:21à un moment donné
01:08:22que l'ordre règne
01:08:23et bien c'est l'état
01:08:24et donc
01:08:25il y a à la fois
01:08:26ce mouvement
01:08:26d'émancipation
01:08:27qui en fait
01:08:28n'en est pas un
01:08:28et qui est un mouvement
01:08:30si l'on va au bout de la logique
01:08:31plutôt d'asservissement
01:08:32de l'enfant
01:08:33non pas à ses parents
01:08:34qui l'ont aimé
01:08:34qui l'aiment
01:08:35qui l'ont fait naître
01:08:36et qui l'éduquent
01:08:37mais un asservissement
01:08:38des enfants
01:08:39à l'état
01:08:39qui ne le connait pas
01:08:40pour qui c'est un numéro
01:08:42etc
01:08:42donc nous sommes bien d'accord
01:08:43Aurélie Garand
01:08:44et vous-même
01:08:44Mathieu Le Tourneur
01:08:45dans cet ouvrage
01:08:46vous cherchez tout simplement
01:08:47à expliquer
01:08:48comment il faut rétablir
01:08:49au sens le plus
01:08:51juridique du terme
01:08:51l'autorité parentale
01:08:53il y a l'autorité scolaire
01:08:55l'autorité parentale
01:08:56et elle est en délitement
01:08:57totale
01:08:57parce que l'évolution
01:08:58de nos morts
01:08:59c'est des mentalités
01:08:59et il y a peut-être
01:09:00des dérives idéologiques
01:09:01qui ont pourri
01:09:02la vie de cette autorité parentale
01:09:04fait que nous en sommes là
01:09:05aujourd'hui
01:09:05nous avons Patrick
01:09:06qui nous appelle
01:09:07de Livry Gargan
01:09:07bonjour Patrick
01:09:09bonjour Parico
01:09:09vous êtes père de famille Patrick
01:09:11oui j'ai 5 enfants
01:09:12ah alors est-ce que votre autorité parentale
01:09:15est assurée
01:09:15dans la famille
01:09:16dans la famille
01:09:17à Livry Gargan
01:09:19oui
01:09:21en tout cas moi
01:09:22oui
01:09:23et globalement
01:09:24oui aussi
01:09:25puisque je suis aussi
01:09:27parent d'élève
01:09:28donc je côtoie
01:09:29les autres parents
01:09:30au travers
01:09:30justement de l'école
01:09:31qui est un lieu
01:09:32où justement
01:09:33se côtoient
01:09:33tous les enfants
01:09:34donc je dirais
01:09:36que globalement
01:09:36oui
01:09:37et après
01:09:38nous avons bien
01:09:39des cas
01:09:39de enfants
01:09:40et de familles
01:09:42qui sont dysfonctionnelles
01:09:43et qui ont un souci
01:09:45et qui après
01:09:45produisent donc
01:09:46des enfants
01:09:47qui ont du mal
01:09:48à s'intégrer
01:09:48dans un cadre
01:09:50et qui vont être malheureux
01:09:51puisque si on n'arrive pas
01:09:53à comprendre
01:09:54le fonctionnement
01:09:54d'une société
01:09:55c'est déjà
01:09:56la course au bonheur
01:09:56est compliquée
01:09:57mais là vous avez tout faux
01:09:58puisque vous allez
01:09:58vous taper contre les murs
01:10:00plutôt que d'ouvrir des portes
01:10:02est-ce que l'autorité parentale
01:10:03Patrick
01:10:04commence par
01:10:05et je pose la question aussi
01:10:06à Mathieu Le Tourneur
01:10:07et Aurélie Garand
01:10:08qui sont des juristes
01:10:10est-ce que l'autorité parentale
01:10:12commence par
01:10:14eh bien
01:10:14le droit
01:10:15le droit
01:10:16le droit à sanctionner
01:10:17le droit à punir
01:10:18le droit à exercer
01:10:19une autorité de police
01:10:20je veux dire
01:10:20dans la famille
01:10:21le dernier mot
01:10:23est aux parents
01:10:23quand même
01:10:24à un moment donné
01:10:25exactement
01:10:26alors après
01:10:26on peut en venir
01:10:28aux méthodes
01:10:29par exemple
01:10:30moi je n'utilise pas
01:10:31le châtiment corporel
01:10:32pour réguler les enfants
01:10:33ou avoir un problème
01:10:34avec eux
01:10:34et le résoudre
01:10:35pourtant
01:10:36je n'ai pas de problème
01:10:37à faire des sorties
01:10:39avec eux
01:10:39des fois
01:10:40je suis avec les trois
01:10:41qui ont donc
01:10:423, 6 et 8 ans
01:10:43je suis tout seul
01:10:44en tant qu'adulte
01:10:45dans Paris
01:10:45et on arrive
01:10:47à se balader des heures
01:10:48on arrive à prendre le métro
01:10:49on arrive à faire
01:10:50beaucoup de choses
01:10:50pourtant je n'ai pas été obligé
01:10:52de les cogner
01:10:52pour qu'ils soient bien sages
01:10:54pendant toute cette période-là
01:10:56et ça se passe
01:10:56plutôt bien
01:10:57la notion
01:10:58la notion de tolérance
01:10:59je leur mets bien un cadre
01:11:01je les accompagne dans ce cadre
01:11:02quand ils
01:11:04les dérogent
01:11:04je m'y oppose
01:11:05et cette opposition
01:11:06doit être ferme
01:11:07et puis surtout
01:11:07je crois surtout
01:11:08s'il y a l'exemplarité
01:11:10on oublie ça
01:11:10les enfants font rarement
01:11:12ce qu'on leur dit
01:11:12ils vont plutôt faire
01:11:13ce qu'ils voient faire
01:11:14donc s'ils me voient moi-même
01:11:16m'arrêter au feu rouge
01:11:17moi-même
01:11:18ne pas agresser
01:11:19les gens autour de moi
01:11:21moi-même
01:11:21demander s'il vous plaît
01:11:22merci
01:11:22au revoir
01:11:24et être plutôt
01:11:25bon vivant
01:11:25avec mes
01:11:27mes corrélégionnaires
01:11:28ils vont aussi
01:11:29certainement
01:11:30beaucoup plus faire ça
01:11:31que l'inverse
01:11:32c'est extraordinaire Patrick
01:11:33un papa qui sert d'exemple
01:11:35quand on dit
01:11:36soyez un exemple
01:11:37pour les enfants
01:11:37alors quand on voit
01:11:38les exemples
01:11:38pour les enfants
01:11:39aujourd'hui
01:11:39on comprend pourquoi
01:11:40la société marche
01:11:41que par-dessus tête
01:11:43et là vous êtes un exemple
01:11:44que les enfants suivent
01:11:45avec un certain plaisir
01:11:46finalement
01:11:46en tout cas pour eux
01:11:47c'est la norme
01:11:48il faut un exemple
01:11:49et beaucoup d'amour
01:11:50et beaucoup d'amour
01:11:51ben oui
01:11:51on est bien d'accord
01:11:52Mathieu Le Tourneur
01:11:53tolérance zéro
01:11:54c'est un terme
01:11:55qui vous va
01:11:55dans votre démonstration
01:11:58oui
01:11:58non je sais pas
01:11:59mais je voulais revenir
01:12:01Patrice
01:12:01sur ce que vous disiez
01:12:02c'est que
01:12:02vous avez pointé
01:12:04Patrick pardon
01:12:04sur deux choses
01:12:05vous avez pointé
01:12:06deux choses intéressantes
01:12:09la question des familles défaillantes
01:12:12évidemment que
01:12:13lorsqu'une famille est défaillante
01:12:14et qu'elle ne peut pas
01:12:16poursuivre l'intérêt de l'enfant
01:12:17à ce moment là
01:12:18il faut qu'il y ait
01:12:19des succès d'année
01:12:20qui permettent à cet enfant
01:12:21de s'épanouir quand même
01:12:22et à ce moment là
01:12:23la société
01:12:24et notamment l'état
01:12:25a toute sa place
01:12:26pour faire en sorte
01:12:28que les parents défaillants
01:12:31ne soient pas
01:12:33un obstacle
01:12:34à l'épanouissement
01:12:35de l'enfant
01:12:36et ça
01:12:37c'est très important
01:12:38effectivement de le rappeler
01:12:39mais ces parents défaillants
01:12:41ne doivent pas servir
01:12:41de prétexte
01:12:42pour faire en sorte
01:12:44que l'état
01:12:45prenne le pas
01:12:46prenne la place
01:12:47des parents
01:12:47y compris ceux
01:12:49qui sont tout à fait fonctionnels
01:12:50ils constituent
01:12:51la majorité des cas
01:12:54et la deuxième chose
01:12:55que vous avez dit
01:12:56Patrick
01:12:57c'est que
01:12:59il est très important
01:13:00effectivement
01:13:00que les parents
01:13:01prennent à coeur
01:13:02ce rôle
01:13:02d'éduquer leurs enfants
01:13:03ça veut dire quoi ?
01:13:04ça veut dire que
01:13:04il faut prendre du temps
01:13:06avec ses enfants
01:13:06il faut jouer avec eux
01:13:07il faut connaître
01:13:10leur passion
01:13:10leurs compétences
01:13:11il faut passer du temps
01:13:13avec eux
01:13:14ça c'est écrit
01:13:17nulle part
01:13:17au sens strict
01:13:18mais c'est très important
01:13:19et c'est comme ça
01:13:20qu'on crée un lien
01:13:21de confiance
01:13:21avec ses enfants
01:13:22je peux vous dire
01:13:23que chez moi
01:13:23la sanction existe
01:13:24elle est simple
01:13:25elle est privation
01:13:26d'un jouet
01:13:26au bout d'un certain
01:13:27nombre d'avertissements
01:13:28non respectés
01:13:31cessation d'une activité
01:13:32de loisir
01:13:32pendant un certain délai
01:13:33et je peux vous dire
01:13:34que j'ai des rapports
01:13:35extrêmement tendres
01:13:36et affectus
01:13:36avec mes enfants
01:13:37mais que les cadres
01:13:38et les normes
01:13:38sont posées
01:13:39et que tout est
01:13:40beaucoup plus facile
01:13:41et il n'y a pas de violence
01:13:42mais il y a des règles
01:13:44les parents doivent répondre
01:13:46de tout
01:13:46mais peuvent-ils encore
01:13:47décider de quelque chose
01:13:49autorité
01:13:49interdit
01:13:50écran sanction
01:13:51racontez-nous
01:13:52comment cela se passe
01:13:53chez vous
01:13:53on vous écoute
01:13:54au 0826 300 300
01:13:57Sud Radio
01:13:58tous ces états
01:13:59Péricault Légas
01:14:01vous êtes sur Sud Radio
01:14:03il est 13h49
01:14:04nous continuons
01:14:05ce débat
01:14:06cet échange passionnant
01:14:08avec Mathieu Le Tourneur
01:14:09et Aurélie Garand
01:14:10les parents ont-ils encore
01:14:10le droit d'éduquer
01:14:11leurs enfants
01:14:12livres publiés
01:14:13aux éditions Artège
01:14:15un document
01:14:15j'allais dire
01:14:16sociologique
01:14:17et culturel
01:14:18très très important
01:14:20Aurélie Garand
01:14:21est-ce que vous êtes
01:14:21toujours en ligne avec nous ?
01:14:23Oui toujours
01:14:23Est-ce que vous allez
01:14:24me répondre à la question
01:14:25tout à l'heure
01:14:25j'ai l'impression
01:14:26que Mathieu a boté en touche
01:14:27quand je lui ai demandé
01:14:28est-ce qu'on peut concevoir
01:14:29la formule de tolérance zéro
01:14:32dans l'autorité parentale
01:14:33dans l'éducation
01:14:34des enfants
01:14:34dans la famille
01:14:35vous voyez
01:14:36il y a des enfants polis
01:14:37voilà
01:14:38il y a des codes
01:14:39il y a des interdits
01:14:40il y a des seuils
01:14:41qu'il ne faut pas franchir
01:14:41il n'est pas question de violence
01:14:43mais tolérance zéro
01:14:44est-ce que ça fait quand même
01:14:45partie d'un code politique
01:14:46pour que les enfants
01:14:48soient tout simplement
01:14:48bien élevés
01:14:49ce qui est devenu
01:14:50une très grande rareté
01:14:51ce que je vois aujourd'hui
01:14:52je vois des enfants bien élevés
01:14:53mais quand ils sont
01:14:54très mal élevés
01:14:55dans les transports en commun
01:14:56dans la rue
01:14:56à l'école
01:14:57ils le sont de façon
01:14:59abominable
01:14:59dans des proportions
01:15:00absolument insupportables
01:15:01alors est-ce que la tolérance zéro
01:15:03est quelque chose
01:15:04cher maître
01:15:05même si vous n'êtes plus avocate
01:15:06que vous me concédez ?
01:15:09alors en fait
01:15:10ce n'est pas une question
01:15:10de beauté en touche ou pas
01:15:11c'est juste que
01:15:12la tolérance zéro
01:15:17elle sous-entend
01:15:18que les parents
01:15:21auraient
01:15:23la possibilité
01:15:24de pouvoir agir
01:15:25comme ils le souhaitent
01:15:26à mon avis
01:15:27c'est ce que Mathieu
01:15:27voulait dire
01:15:28c'est-à-dire
01:15:28comme ils le souhaitent
01:15:29sur tous les plans
01:15:30d'éducation
01:15:30librement
01:15:31etc
01:15:32la réalité
01:15:33c'est que
01:15:33la défiance de l'État
01:15:34envers les familles
01:15:36elle crée un cercle vicieux
01:15:38parce que les parents
01:15:39du fait de cette défiance
01:15:42de l'État
01:15:42et de cet interventionnisme
01:15:44sur leur terrain à eux
01:15:47l'éducateur
01:15:47ils perdent confiance en eux
01:15:49ils se désengagent
01:15:50de leur rôle éducatif
01:15:51et donc
01:15:53après on ne peut pas
01:15:54venir exiger des familles
01:15:57on va dire
01:15:57une obligation de résultat
01:16:00obligatoire
01:16:01voir si
01:16:01on est constamment
01:16:03en train
01:16:03d'intervenir
01:16:04et j'allais dire
01:16:05de mettre des bâtons
01:16:06dans les roues
01:16:07moi je vais prendre
01:16:08un exemple
01:16:08qui est quand même
01:16:09très d'actualité
01:16:10et sur lequel
01:16:11nous on travaille
01:16:12énormément
01:16:13c'est tout l'aspect
01:16:14par exemple
01:16:14des écrans
01:16:15où là
01:16:16en effet
01:16:17on pourrait dire
01:16:18voilà
01:16:20personnellement
01:16:21tolérance zéro
01:16:22par exemple
01:16:23sur
01:16:24tout ce qui est
01:16:26accès
01:16:28aux écrans
01:16:29par exemple
01:16:30c'est un projet de loi
01:16:31qui a été retoqué
01:16:31par le conseil constitutionnel
01:16:33Aurélie Garon
01:16:34on est d'accord
01:16:35en tout cas
01:16:35la classe politique
01:16:35qui a pensé
01:16:36et voilà
01:16:37les réseaux sociaux
01:16:38mais en fait
01:16:38c'est quand même
01:16:39une notion d'écran
01:16:41et interdiction du portable
01:16:42dans les cours de récréation
01:16:44des lycées de France
01:16:45donc vous voyez
01:16:46la classe politique
01:16:46commence timidement
01:16:47à prendre les mesures
01:16:48qu'elle n'aurait pas osées
01:16:49il y a 5 ou 6 ans
01:16:51ça c'est vrai
01:16:52la seule chose
01:16:53c'est que
01:16:55bon je prends l'exemple
01:16:56des réseaux sociaux
01:16:56en effet
01:16:57ça a été retoqué
01:16:58par le conseil constitutionnel
01:16:59mais
01:17:00la réalité
01:17:01c'est que c'est essentiellement
01:17:02pour des raisons
01:17:02de respect de la vie privée
01:17:03et on est d'accord
01:17:04il a peut-être raison
01:17:05le conseil d'ailleurs
01:17:06sur la formulation
01:17:07du gouvernement
01:17:07tout à fait
01:17:08mais sur le principe
01:17:08on est d'accord
01:17:09qu'il faudra prendre une mesure
01:17:10à un moment donné
01:17:11efficace
01:17:11et courageuse
01:17:12alors nous
01:17:13juriste pour l'enfance
01:17:14qu'on préconise
01:17:15c'est l'interdiction
01:17:17pour que ça soit plus simple
01:17:18et qu'il n'y ait pas de contestation
01:17:19notamment au niveau
01:17:20de la vie privée
01:17:21etc
01:17:23nous on sollicite
01:17:24une interdiction
01:17:25des smartphones
01:17:26à moins de 15 ans
01:17:29comme ça
01:17:31tout le monde serait ok
01:17:32là à ce moment là
01:17:33vous pouvez éventuellement
01:17:34exiger en effet
01:17:35qu'il y ait un alignement
01:17:37de tout le monde
01:17:38qui n'ait pas d'abus
01:17:39qui n'ait pas de
01:17:40et que dès qu'il y aurait
01:17:41on va dire
01:17:42un comportement
01:17:44délictueux
01:17:45ou autour de
01:17:47par exemple
01:17:47de cette gestion
01:17:48du numérique
01:17:50là vous pourriez
01:17:51éventuellement
01:17:52venir rechercher
01:17:52la responsabilité
01:17:53des parents
01:17:54on va peut-être proposer
01:17:55au candidat
01:17:56à la présidentielle
01:17:57de créer un ministère
01:17:58de l'éducation
01:17:59parentale
01:18:00et peut-être
01:18:01que l'un et l'autre
01:18:01pourraient être candidats
01:18:02à ce point
01:18:03je passe ta parole
01:18:04à Marc
01:18:07qui nous appelle
01:18:07de Béziers
01:18:08bonjour Marc
01:18:09oui bonjour
01:18:10Périgo
01:18:10bonjour
01:18:11à Nyssa
01:18:12et bonjour
01:18:12à vos invités
01:18:13bonjour
01:18:13vous avez été un papa
01:18:15autoritaire vous
01:18:16non
01:18:16je pose la question
01:18:17au pif
01:18:18je ne sais pas
01:18:18mais il me semble
01:18:19que vu votre voix
01:18:20vous avez été un papa
01:18:21autoritaire
01:18:21est-ce que je me trouve
01:18:23ah bon
01:18:23c'est l'impression
01:18:24c'est l'impression
01:18:24que je fais ma voix
01:18:25c'est un bon indicateur
01:18:27non non
01:18:27j'ai été beaucoup
01:18:28dans le dialogue
01:18:29en plus j'ai éduqué
01:18:30seule ma fille
01:18:31par contre
01:18:32quand elle franchissait
01:18:33les limites
01:18:34c'était non
01:18:35et ben voilà
01:18:35dans les rangs zéro
01:18:37et puis
01:18:38oui mais je reprendrai
01:18:39le propos de votre
01:18:41intervenant précédent
01:18:42enfin de l'auditeur
01:18:44il a dit beaucoup
01:18:45de la discipline
01:18:46l'autorité
01:18:47mais de l'amour
01:18:48parce que vous faites
01:18:49passer les messages
01:18:50que si vous montrez
01:18:50l'exemple
01:18:51et si l'enfant
01:18:52sent que c'est par amour
01:18:53vous faites ça
01:18:54et que c'est dans son bien
01:18:54évidemment
01:18:55pour moi c'est fondamental
01:18:56ça s'appelle la pédagogie
01:18:57je crois un petit peu Marc
01:18:59c'est un des aspects
01:19:00de la pédagogie
01:19:01de le faire avec des sentiments
01:19:02et de l'amour
01:19:04je voulais vous faire remarquer
01:19:06une chose
01:19:06c'est très intéressant
01:19:07depuis le rapport PISA
01:19:08on a plein d'intervenants
01:19:09j'écoute beaucoup d'émissions
01:19:11avec des gens du monde
01:19:12de l'enseignement
01:19:13des pédagogues
01:19:14là aujourd'hui
01:19:15ce sont des juristes
01:19:16c'est intéressant
01:19:16on aurait pu voir aussi
01:19:17le côté historien
01:19:18c'est à dire que
01:19:20en 1932
01:19:21Edouard Hériot
01:19:22a intitulé
01:19:25le ministère
01:19:26réidentifié
01:19:27voilà
01:19:28il l'a transformé
01:19:30en ministère
01:19:30de l'éducation nationale
01:19:31et là on voyait
01:19:32qu'il y avait
01:19:32un début de mainmise
01:19:35de l'état
01:19:36sur l'éducation
01:19:39alors justement
01:19:39et je voulais
01:19:41revenir là dessus
01:19:42c'est que
01:19:43moi pour moi
01:19:44il y a un principe
01:19:44de réalité
01:19:45c'est à dire que
01:19:46vu en plus
01:19:47le peu de moyens
01:19:48qu'on a
01:19:48les difficultés économiques
01:19:49et autres
01:19:50à chacun
01:19:50son métier
01:19:51aux enseignants
01:19:53l'instruction
01:19:54aux parents
01:19:55l'éducation
01:19:56et on a suffisamment
01:19:57de structures relais
01:19:58pour que
01:20:00s'il y avait
01:20:00un problème d'éducation
01:20:01au sein
01:20:01d'un établissement
01:20:03scolaire
01:20:03ils alertent
01:20:04les services
01:20:05compétents
01:20:06pour prendre contact
01:20:07avec les parents
01:20:08mais chacun son métier
01:20:09tout à fait
01:20:09c'est un élément
01:20:11historique
01:20:11que je rappelle
01:20:12régulièrement
01:20:12le changement
01:20:14du ministère
01:20:14de l'instruction
01:20:15publique
01:20:16en éducation
01:20:16nationale
01:20:17parce que
01:20:17c'était Mussolini
01:20:18qui l'avait instauré
01:20:19et le cartel des gauches
01:20:20avait trouvé
01:20:20cette formulation
01:20:21géniale
01:20:22on le paye
01:20:23très très cher
01:20:23aujourd'hui
01:20:24merci Marc
01:20:24pour votre avis
01:20:25qui était précieux
01:20:25merci à Mathieu
01:20:27Le Tourneur
01:20:27et Aurélie Garand
01:20:28auteurs de
01:20:29Les parents
01:20:29qui ont encore
01:20:30le droit d'éduquer
01:20:31leurs enfants
01:20:31aux éditions Artege
01:20:32sortis aujourd'hui
01:20:33vous vous précipitez
01:20:35en librairie
01:20:35ou vous l'achetez
01:20:36en ligne
01:20:37comme vous voulez
01:20:37mais en tout cas
01:20:38si vous êtes des parents
01:20:39responsables
01:20:39des éducateurs
01:20:40soucieux
01:20:41et des politiciens
01:20:42désireux
01:20:43de faire évoluer
01:20:44ce drame national
01:20:45qu'est l'autorité parentale
01:20:46non respectée
01:20:47et bien vous achetez
01:20:48cet excellent document
01:20:49Anissa on se revoit quand ?
01:20:51Mais on se revoit demain
01:20:51évidemment
01:20:52merci à tous
01:20:53c'était La France
01:20:53dans tous ses états
01:20:54merci à Mathieu Le Tourneur
01:20:55et à Aurélie Garand
01:20:56aux auteurs de
01:20:57Les parents
01:20:57ont-ils encore le droit
01:20:58d'éduquer leurs enfants
01:20:59qui étaient nos invités
01:21:00aujourd'hui ?
01:21:01Merci à tous ceux
01:21:02qui sont restés avec nous
01:21:03on se retrouve demain
01:21:03à suivre sur Sud Radio
01:21:04Brigitte Laé
01:21:05qui vous parlera des adolescents
01:21:06ça viendra parfaitement compléter
01:21:08tout ce qu'on vient de dire
01:21:09Perico
01:21:09et bien la suite