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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-10##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00La France dans tous ses états, Perico-Legas.
00:00:04Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 10 septembre 2026.
00:00:10L'actualité est chargée, prenante et vous aurez évidemment besoin d'intervenir, vous qui parlez vrai, au 0826 300 300.
00:00:22A mes côtés, Anissa Arfawid, dont je me dis chaque jour, mais comment j'ai pu vivre sans la connaître
00:00:26?
00:00:28Desi Brito qui réalise cette émission de façon irréprochable, c'est une grande réalisatrice.
00:00:35La qualité des sons que vous entendez, c'est elle que vous le devez.
00:00:38Zacharias Abrous va recevoir vos appels, appelez-le, c'est un garçon charmant et vous aurez évidemment besoin de lui
00:00:45pour passer à l'antenne.
00:00:47Évidemment, on attend vos appels.
00:00:49Et puis Elvin qui est là, Elvin qui supervise le web et c'est grâce à lui que vous pouvez,
00:00:56en replay ou en podcast, réécouter, réentendre.
00:01:00Alors à peut-être poser, ça peut être la nuit vers 3h du matin, ça peut être quand vous voulez,
00:01:04le dimanche, à la campagne, réécouter tout ce qui se passe sur Sud Radio.
00:01:09Nous allons se voir un homme en colère, je dirais très en colère.
00:01:13C'est quelqu'un que nous apprécions beaucoup.
00:01:15Dans le paysage sociopolitique français, il fait figure d'homme sage, d'homme sain, d'homme courageux.
00:01:23Il est l'honneur de la France, il s'appelle Jérôme Bayle.
00:01:25C'est un paysan de l'Occitanie, d'Haute-Garonne, c'est un éleveur de vaches.
00:01:30Il va être reçu tout à l'heure à 16h à la présidence de la République par le présentant de
00:01:36M. Macron, directeur de cabinet.
00:01:37Il va aller crier la détresse depuis le temps, depuis le temps.
00:01:41Il crie l'alarme, on se souvient de lui devant la mode de paille avec Gabriel Attal,
00:01:45qu'on écoutera avec les promesses qui ont été faites et aucune n'ont été de nue ou si peu.
00:01:51Ensuite nous aurons André Bercoff à 12h45 qui nous parlera du phénomène Sarah Knafow.
00:01:55Peut-être qu'il va se passer quelque chose du côté de Mme Knafow.
00:01:58Moi je vous dirai un petit mot là en humeur dans quelques secondes sur pourquoi la gauche la plus nulle
00:02:02du monde
00:02:03veut nous forcer à voter François Hollande, on a l'impression qu'il y a un montage.
00:02:06Et puis un peu dans la continuité de la présence de Jérôme Bayle à 13h,
00:02:10nous recevrons sur le Nutri-Score que les agro-industriels essaient de contourner.
00:02:14Il y a ceux qui jouent le jeu et puis il y a ceux qui essaient de contourner ou de
00:02:17le dénigrer.
00:02:18On recevra son fondateur, son concepteur, le professeur Serge Erkberg.
00:02:22Et nous aurons sa collègue qui a pris la suite du professeur Erkberg à l'INSEM qui est Mathilde Touvier.
00:02:27Et on aura évidemment des réactions.
00:02:29Donc on va parler agriculture, on va parler malbouffe, on va parler ce qui concerne aujourd'hui,
00:02:34ce qui inquiète les Français avec des gens qui n'ont pas la langue dans leur poche,
00:02:37qui croient ce qu'ils disent et qui donnent l'espoir qu'on va pouvoir s'en sortir
00:02:41parce qu'avec des gens pareils, de telles déterminations, tous les espoirs sont permis.
00:02:45Et puis on va parler aussi du destin terrible d'un conducteur suite à un accident de la route
00:02:49mais aussi d'une annonce de Sébastien Lecornu qu'il y a de quoi faire son petit effet
00:02:53dans le portefeuille des ministres.
00:02:55Et puis on verra à quel prix certains sont prêts à payer pour manger du poulet fric gratuitement.
00:03:00Vous verrez, ce n'est pas piqué des haine-tons.
00:03:02KFC, KFC, KFC qui se fait tatouer.
00:03:05C'est terrible.
00:03:06Playmobil qui se marie avec Burger King.
00:03:08Et puis je vous verrai d'un restaurateur qui a fait un peu de halal et il s'en est
00:03:13pris plein d'attroits.
00:03:15Et tout ce beau programme arrive dans quelques instants sur Sud Radio.
00:03:17Vous souhaitez déjà réagir ? Appelez-nous au 0826 300 300.
00:03:21Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:27Pourquoi la gauche la plus nulle du monde veut nous forcer à voter François Hollande ?
00:03:32Le concept est assez original et il est un petit peu osé.
00:03:35Pourtant on se pose la question, on est en droit de se poser la question quand on voit comment s
00:03:39'organise la primaire de la gauche.
00:03:40Raphaël Glucksmann a hésité à y aller.
00:03:42Finalement il a considéré qu'il devait y aller.
00:03:45Olivier Faure s'était mis évidemment dans la compétition avec Jérôme Guetsch.
00:03:51Ségolène Royal vient de les rejoindre.
00:03:53Alors que de son côté Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a dit qu'il irait de son
00:03:59côté.
00:04:00Et puis François Hollande a fait savoir, on a bien compris, qu'il était sur le passage.
00:04:03Donc dans le genre union de la gauche, elle n'a jamais été aussi morcelée.
00:04:09Et puis nous avons bien entendu Jean-Luc Mélenchon avec LFI qui est là en embuscade.
00:04:14La primaire de la gauche elle est très étonnante parce que Glucksmann est obligé de passer par ce protocole.
00:04:20Olivier Faure est candidat.
00:04:22Et Ségolène Royal vient en appoint.
00:04:24On a de bonnes raisons de penser qu'Olivier Faure sortira victorieux de cette primaire de la gauche.
00:04:30C'est une hypothèse que j'aimais, mais c'est lui qui a l'appareil du parti et le vote
00:04:34est réservé aux militants.
00:04:35Donc il a de fortes chances d'arriver malgré tout en tête.
00:04:38Alors que si elle avait été ouverte, peut-être que Glucksmann aurait eu un meilleur résultat.
00:04:43Et donc si Olivier Faure est en tête, il est peu probable vu la réputation et la notoriété et j
00:04:48'allais dire la sympathie qu'il a dans le pays.
00:04:51Il y a peu de chances qu'Olivier Faure soit un candidat, j'allais dire raisonnable et qui permet à
00:04:57la gauche d'espérer une victoire en 2027.
00:04:58Auquel cas sortira du bois comme Robin pour sauver la gauche.
00:05:03François Hollande qui dira Olivier Faure c'est pas possible, c'est une machine à perdre.
00:05:07Je me sacrifie et je monte évidemment à la présidentielle et en avant la musique.
00:05:12Donc l'homme qui a refusé de se représenter en 2017 parce que Macron lui avait fait une petite peau
00:05:18de banane.
00:05:19Et puis Valls lui avait dit si tu y vas, j'y vais quand même.
00:05:21Donc il s'était dérobé, François Hollande, dont le bilan est quand même peut-être...
00:05:25Alors lequel des deux bilans est le pire ? Macron ou Hollande ? On a le droit de se poser
00:05:28la question.
00:05:29Je pense qu'ils sont en compétition, il y a médaille d'or, médaille d'argent.
00:05:32Et maintenant il prétend revenir en disant je vais sauver la France.
00:05:35J'ai prouvé que tout ce que j'avais suggéré ne marchait pas.
00:05:38Mon bilan est catastrophique.
00:05:39Mais maintenant en fait je vais refaire ce que j'ai fait mais en mieux.
00:05:43Parce que je serai là, je serai président.
00:05:44Bon, il y a peut-être des gens qui peuvent y croire.
00:05:46D'ailleurs je pense que dans les sondages il fait déjà peut-être 5 ou 6%.
00:05:50Donc on pense que la gauche face à Jean-Luc Mélenchon évidemment sera écrasée.
00:05:54Et qu'il n'y aura pas en 2027 d'hypothèse de gauche républicaine démocratique à cette élection présidentielle.
00:06:00Voilà.
00:06:00Donc on va voir la suite.
00:06:03Peut-être que je me trompe mais mon petit doigt a de bonnes raisons de penser que ce scénario pourrait
00:06:07être la réalité.
00:06:08Et nous serons évidemment très attentifs à cette...
00:06:11Qu'est-ce que c'est ?
00:06:11C'est une combinaison, un stratagème, une acrobatie, un numéro de cirque.
00:06:15En tout cas ça nous fait bien rigoler.
00:06:16Dans quelques instants nous allons parler de ces éleveurs qui nourrissent la France mais ne parviennent plus à vivre de
00:06:22leur travail.
00:06:23Notre pays possède encore le premier cheptel bovin d'Europe.
00:06:26Pourtant il a perdu près de 3 millions de bovins et presque 60 000 exploitations en 10 ans.
00:06:30Et eux aussi pâtissent lourdement de la canicule qui a frappé le pays cet été.
00:06:35La figure emblématique de la révolte agricole.
00:06:37L'éleveur bovin Jérôme Bail-Sora avec nous réagissait dès maintenant.
00:06:410826 300 300.
00:06:43Sud Radio
00:06:45Midi 14h. Sud Radio. La France dans tous ses états. Le fait du jour.
00:06:50Après un été ravagé par les canicules et la sécheresse, les récoltes sont amputées, les pâturages desséchés et les éleveurs
00:06:57contraints d'acheter le fourrage qui leur manque.
00:06:59Face à des pertes agricoles colossales, le milliard d'euros annoncé par le gouvernement suffira-t-il à calmer la
00:07:05gronde paysanne ?
00:07:06Pour en parler nous recevons Jérôme Bail, éleveur bovin Haute-Garonne, co-fondateur des ultras de l'A64, figure de
00:07:12la colère agricole.
00:07:13Bienvenue et bonjour Jérôme.
00:07:15Bonjour.
00:07:16Merci Jérôme Bail d'être en direct et en présentiel aujourd'hui sur Sud Radio.
00:07:20Je sais que vous êtes en colère. Je ne vous présente plus Jérôme Bail parce que vous incornez aujourd'hui
00:07:24la colère et la souffrance paysanne de tous les paysans
00:07:27et toutes les paysannes de France qui souffrent, qui ont été confrontés depuis tant d'années.
00:07:31Là il y a eu la canicule qui est encore une épreuve de plus mais ça fait tellement de temps
00:07:36que vous vous battez.
00:07:36Et on se souvient de vous, là où vous êtes devenu célèbre, une célèbre conférence de presse en Haute-Garonne
00:07:42devant une mode de paille du Premier ministre à l'époque,
00:07:44Gabriel Attal, qui avait l'air très sincère et qui promettait beaucoup de choses. On l'écoute à l'instant.
00:07:49Vous avez voulu envoyer un message et je suis venu vous dire que le message, on l'a reçu 5
00:07:53sur 5.
00:07:53Le gouvernement vous a entendu mais en plus il vous a compris.
00:07:59Et puis, non, ça s'arrête. Bon, bon, très bien. Donc il vous a compris. Il promettait d'autres choses
00:08:04après.
00:08:05C'est exactement la suite. Ils nous ont compris et il n'y a pas eu la suite.
00:08:10On a eu les trois mesures urgentes qu'on avait demandé avec l'anonymisation sur la maladie hémorragique épisodique,
00:08:15la suppression de la nouvelle taxe sur le gasoil non routier, le GNR qui aujourd'hui, heureusement qu'on a
00:08:20obtenu cette suppression de ce taxe
00:08:22parce qu'on le paierait à 35 centimes de plus du litre, en sachant que déjà il est à 1
00:08:27,30€.
00:08:28Donc pour nous, c'est des conséquences dramatiques.
00:08:30On a eu ça et après, il n'y a pas eu de suite. Il n'y a pas eu
00:08:32de suite pour des raisons X et Y, peut-être la dissolution.
00:08:36Peut-être que s'il avait continué, on aurait eu une continuité et je l'espère parce qu'il avait
00:08:40laissé une bonne impression de ce jour-là.
00:08:43Mais est-ce que la problématique agricole revient de ces annonces de Gabriel Attal ? Je ne pense pas.
00:08:51La première promesse, c'est dans le discours exceptionnel d'Emmanuel Macron à la sortie des états généraux en octobre
00:08:562017 à Rangis
00:08:58où on se dit, ça y est, il a tout compris, il avait tout dépeint et il va y avoir
00:09:01des solutions, la loi Egalim et compagnie.
00:09:03Vous êtes en colère aujourd'hui, Jérôme Bayl en particulier, parce que vous deviez vous exprimer ailleurs
00:09:07et puis ça ne s'est pas passé comme vous voulez.
00:09:09Ouais, moi en colère, je ne suis pas en colère. Tu le sais, Perico, moi je suis quelqu'un qui
00:09:13dit tout simplement ce qu'il pense
00:09:14et je n'ai pas besoin d'être en colère pour dire ce que je pense.
00:09:16C'est tout simplement qu'on t'invite dans des émissions et qu'on te dit ce que tu dois
00:09:21dire
00:09:21et moi, on ne me dit pas ce que je dois dire, je dis ce que j'ai envie de
00:09:24dire et ce que je trouve bon à dire.
00:09:26C'est surtout ça et c'est pour ça que je te remercie vraiment encore une fois de ton invitation
00:09:30à cette émission
00:09:30parce qu'au moins on peut dire ce qu'on veut, que ça soit bien ou mauvais, que ça plaise
00:09:35ou que ça ne plaise pas
00:09:35mais au moins on dit ce qu'on a sur le cœur.
00:09:37Et aujourd'hui, sur le cœur, je pense que le monde agricole, et je ne parle pas que de Jérôme
00:09:40Bayl,
00:09:40le monde agricole en a gros sur la patate, gros sur le cœur
00:09:43et que s'il ne se passe pas un truc rapidement avec une union totale du monde agricole
00:09:49que ce soit les agriculteurs syndiqués, non syndiqués, que ce soit qu'on soit encarté, qu'on y croit, qu
00:09:55'on n'y croit pas
00:09:55qu'on fasse n'importe quelle production, qu'on soit en bio, conventionnel
00:09:58si le monde agricole français ne s'unit pas dans les quelques mois à venir, ça sera la fin de
00:10:05l'agriculture
00:10:06et surtout la fin pour notre patrimoine, excusez-moi, et surtout pour notre souveraineté.
00:10:12Jérôme Bayl, la devise de Sud Radio c'est parle en vrai, je suis désolé, on ne sait pas faire
00:10:17autre chose
00:10:18et c'est pour ça qu'on est d'ailleurs sur ce média, c'est parce qu'on ne sait
00:10:21que parler en vrai
00:10:22et on n'a vraiment aucun mérite, voilà, on est proche du réel et on reçoit, on écoute tout le
00:10:27monde ici
00:10:28tout le monde peut venir, pourvu qu'on respecte les lois fondamentales de la République
00:10:31on écoute tout le monde et c'est un honneur.
00:10:33Et tu ne dis pas aux jeunes ce qu'ils doivent dire ?
00:10:36Non, non surtout pas, au contraire, je leur dis, dites-nous ce que vous n'oseriez pas dire ailleurs
00:10:42et que vous avez envie de dire ici
00:10:44et vous incarnez Jérôme Bayl, cette expression, cette colère
00:10:48et justement, aujourd'hui, je vous pose la question solennellement
00:10:51vous arrivez du terrain, vous êtes exploitant, vous êtes éleveur
00:10:56en Haute-Garonne, dans une ferme familiale
00:10:57je répète parce que vous êtes déjà venu, votre papa s'est donné la mort
00:11:02dans la détresse paysanne, c'est quelque chose qui vous a marqué
00:11:05qui a peut-être été déterminant pour votre engagement personnel
00:11:07où en est aujourd'hui l'agriculture en Haute-Garonne, où en est votre éleveur ?
00:11:10Vous vivez combien Jérôme Bayl ?
00:11:13Aujourd'hui, on ne sait même pas avec quoi on vit
00:11:15puisqu'on n'a pas de visibilité, ni à demain, ni à après-demain
00:11:19Donnez-moi un chiffre
00:11:20Je ne sais pas, moi, sur l'année dernière, j'ai dû perdre entre 25 et 30 000 euros
00:11:23Ah oui, ce n'est même pas que vous gagnez, c'est combien vous perdez ?
00:11:26Aujourd'hui, on perd, et aujourd'hui, dans l'élevage
00:11:28il faut dire, depuis un an, un an et demi, on avait connu des prix à peu près rémunérateurs
00:11:33sur le cours de la viande et sur nos broutards, nos jeunes bovins
00:11:36mais aujourd'hui, la pensée, elle va à tous ces agriculteurs
00:11:40Mais vous vivez de quoi ?
00:11:42Vous vivez de quoi ?
00:11:43On survit, on survit, aujourd'hui, on décapitalise
00:11:46Aujourd'hui, on décapitalise
00:11:48Moi, je suis en train de réfléchir pour vendre 30 vaches de plus
00:11:51pour pouvoir boucler mon année
00:11:52Donc 30 vaches, c'est à peu près entre 25 et 30 % de mon cheptel
00:11:58Et donc, vous avez des confrères paysans agriculteurs
00:12:00qui, eux, déposent de bilan illiquide
00:12:02On le voit, les premiers chiffres que j'ai reçus ce matin
00:12:06de la MSA Midi-Pyrénées Sud
00:12:08donc 4 départements qui sont l'Ariège, la Haute-Garonne, le Gers et les Hautes-Pyrénées
00:12:12ils ont fait 64 dépôts de bilan ou cessation d'activité dans le premier trimestre en 2026
00:12:18en sachant qu'en 2021, c'était 36 dans l'année
00:12:22Donc, on a déjà, sur le premier trimestre, doublé les chiffres de 2021
00:12:27Donc, c'est dramatique
00:12:28Et aujourd'hui, avec ce plan d'urgence qu'a fait la ministre
00:12:31des annonces faramineuses
00:12:33qui, tout simplement, ont rendu les gens sur les réseaux sociaux
00:12:37complètement fous
00:12:38en disant encore 1 milliard d'euros pour le monde agricole
00:12:41On va dire les vraies choses
00:12:42puisqu'on est là pour dire les vérités
00:12:44Il n'y a pas 1 milliard d'euros pour le monde agricole
00:12:47Déjà, il y a l'ISN
00:12:49qui était déjà budgétisé depuis longtemps
00:12:50qui ne reviendra pas beaucoup au monde agricole
00:12:55Un abattement sur la TFNB, la taxe foncière non bâtie
00:12:59Aujourd'hui, il n'y en a pas beaucoup qui vont arriver aux agriculteurs
00:13:02pour vous dire que ça va vous faire du 5 euros l'hectare
00:13:04Et en plus, on a un plan de souveraineté
00:13:08qu'elle a dit, on va mettre de l'argent pour pérenniser les exploitations
00:13:12Et au final, ça va nous faire du 7 euros l'hectare
00:13:17Donc, on n'a rien
00:13:18Moi, j'ai des amis, aujourd'hui, céréaliers
00:13:21dans notre région, dans notre département
00:13:23qui ont perdu 80% de leur récolte de maïs de tournesol
00:13:27Alors oui, on dit qu'il ne faut pas faire de maïs
00:13:28Mais là, c'est du maïs en sec
00:13:30Donc, ça n'a pas du tout utilisé d'eau
00:13:32que ça rassure les anti-retenues culinaires et les anti-bassines
00:13:37On n'a pas utilisé d'eau
00:13:38Mais ces gens-là, aujourd'hui, ils ont balancé
00:13:40de l'engrais, des pesticides, des frais, du travail
00:13:43pour perdre entre 1000 et 1500 euros l'hectare
00:13:46Et ça, c'est dramatique
00:13:47Anissa, un point sur la situation
00:13:49On va faire un point, effectivement
00:13:50parce qu'on parle de votre détresse
00:13:52et il serait temps de comprendre à quel point ces subventions sont importantes
00:13:55et pourquoi vous avez besoin de subventions
00:13:57Les éleveurs bovins dépendent des subventions
00:13:59parce que le prix de leur viande ne rémunère pas suffisamment leur travail
00:14:03Pourtant, il faut le dire, la France reste le premier pays d'élevage bovin de l'Union Européenne
00:14:08En 2014, elle comptait 19,3 millions de bovins
00:14:12très loin devant l'Allemagne
00:14:13et c'est 12,7 millions
00:14:15Aujourd'hui, notre cheptel est tombé autour de 16 à 16,5 millions de têtes
00:14:19près de 3 millions de bovins perdus en 10 ans
00:14:22Depuis 2016, 1 million de vaches ont disparu
00:14:25dont 600 000 vaches allaitantes
00:14:27et dans le même temps, le nombre d'exploitations bovines est passé de 200 000 à 143 000
00:14:31La France n'a donc pas perdu sa première place européenne
00:14:34mais elle perd ses vaches et ses éleveurs
00:14:35à une telle vitesse que cette première place ressemble de plus en plus
00:14:39à un titre en sursis
00:14:41Maintenant, la vraie question est pourquoi
00:14:43Pourquoi leur viande ne rémunère pas assez ?
00:14:45Ils vendent à quelques négociants ou abattoirs puissants
00:14:48et disposent de peu de pouvoir pour fixer leur prix
00:14:50Il faut 2 à 3 ans de travail avant qu'un bovin puisse être vendu
00:14:54Leur charge augmente
00:14:56Alimentation, carburant, vétérinaire, matériel et bâtiment
00:14:59La consommation de bœuf recule, il faut aussi le dire
00:15:02et les viandes importées exercent une pression sur les prix
00:15:05Les aides de la PAC ont historiquement été conçues
00:15:08pour compenser la baisse des prix agricoles
00:15:10au lieu de garantir une rémunération par le marché
00:15:13Maintenant, on va parler sous
00:15:14parce que l'aide spécifiquement réservée aux bovins
00:15:17Jérôme, vous me dites
00:15:18elle représente un peu moins de 700 millions d'euros par an
00:15:20et en France, dans le cadre de la PAC seulement
00:15:22J'insiste sur cette aide directe
00:15:23parce que d'autres aides peuvent être apportées par d'autres organismes
00:15:26Alors le chiffre peut faire croire que c'est énorme
00:15:28Alors on va ajouter une précision
00:15:30C'est un ordre de grandeur
00:15:31Vous me corrigez
00:15:32C'est à peu près 6400 euros par exploitation
00:15:34C'est un ordre de grandeur
00:15:35Là, tout de suite, la répartition
00:15:37on se rend compte que c'est pas grand chose
00:15:39et elle varie fortement selon le nombre
00:15:41et la catégorie des animaux éligibles
00:15:44Comme vous le voyez, ce n'est pas folichon comme aide
00:15:46Voilà des chiffres clairs
00:15:47qui viendront calmer les ardeurs
00:15:48de ceux qui se diraient qu'ils sont gavés de subventions
00:15:50Ces subventions, dans le fond, elles masquent le vrai problème
00:15:52parce que tant qu'elles compenseront des prix trop faibles
00:15:54Sans rémunérer correctement le travail
00:15:56nous subventionnerons la disparition progressive
00:15:59de notre propre élevage
00:16:00Jérôme Meil, le tableau est à peu près conforme
00:16:02à la tragédie que vous vivez
00:16:04que vous connaissez
00:16:04Ouais, mais là le problème
00:16:06il est depuis 92
00:16:08et la mise en place de la PAC
00:16:09tout simplement
00:16:10on a arrêté la structuration de notre agriculture
00:16:14Moi...
00:16:14À quoi servait la PAC ?
00:16:16À consolider les agriculteurs les plus riches
00:16:18et pas les petits ?
00:16:19Non, même pas
00:16:20Elle voulait permettre aux agriculteurs
00:16:22d'accepter le travail à perte
00:16:23tout simplement
00:16:24et ça, nous on ne l'accepte plus
00:16:26Moi je peux vous dire un truc
00:16:28si à chaque fin d'année
00:16:29on me sortait
00:16:30on ne me donnait pas les primes
00:16:31mais que j'étais libre
00:16:32de vendre mes produits
00:16:34au prix rémunérateur que je le souhaite
00:16:36moi je n'en veux pas des primes en fait
00:16:39La seule chose que vous demandez
00:16:40c'est à travailler
00:16:40c'est à vivre de votre travail
00:16:41Vous demandez à vivre du travail
00:16:42Bien sûr, mais vivre plus que de notre travail
00:16:47faire continuer à faire perdurer nos histoires
00:16:50nos exploitations
00:16:50parce qu'aujourd'hui
00:16:51dites-vous un truc
00:16:52c'est qu'il y a des agriculteurs
00:16:53qui ont même pu regarder leurs gamins
00:16:55qui rêvent de devenir agriculteurs
00:16:57comme leur papa
00:16:57parce qu'ils ont honte
00:17:00ils ne veulent pas transmettre ces outils-là
00:17:02parce que c'est des outils aussi
00:17:04qu'aujourd'hui on n'y arrive plus
00:17:05et depuis combien de temps
00:17:09on a laissé à l'abandon cette agriculture
00:17:11cette décroissance
00:17:12parce que pericot quand même
00:17:13il faut dire les choses
00:17:14aujourd'hui
00:17:15est-ce que c'est quand même normal
00:17:18qu'on nous donne des aides
00:17:20tout le temps conjoncturel
00:17:22jamais de structurel
00:17:23le président de la république
00:17:25le président de la république
00:17:27a fait 10 ans
00:17:27en 10 ans
00:17:29s'il avait eu un projet agricole
00:17:31pour le pays
00:17:33en 10 ans
00:17:34on peut faire des choses
00:17:34Jérôme, pourquoi ils sont aussi nuls
00:17:36nos gouvernants
00:17:36les ministres et ministres
00:17:39comment ils peuvent être aussi nuls
00:17:40incompétence rajoutée
00:17:42à la nullité
00:17:43à la lâcheté
00:17:44et au mensonge
00:17:46alors je vais te dire
00:17:47moi je n'ai pas fait d'études
00:17:49mais au final
00:17:50quand je vois comment
00:17:51certains qui ont fait des études
00:17:52ne sont pas bons
00:17:53je suis content de ne pas en avoir fait
00:17:54parce que
00:17:55je me dis que la nature
00:17:56dans la vie
00:17:56elle fait bien les choses
00:17:57et que naturellement
00:17:58on ne peut pas être aussi mauvais
00:18:00que ceux qui sont
00:18:00que s'ils sont mauvais
00:18:01donc c'est qu'ils ont dû
00:18:02prendre des cours
00:18:03pour devenir mauvais
00:18:04la nature ne peut pas faire
00:18:06des gens aussi mauvais
00:18:07qui ne respectent pas
00:18:08et qui ne comprennent pas le système
00:18:09comment aujourd'hui
00:18:11en France
00:18:12un pays puissant
00:18:13le pays le plus imposé
00:18:16au monde
00:18:16on est bien d'accord
00:18:17oui
00:18:18comment avec l'argent
00:18:20des impôts
00:18:21des français
00:18:21on n'est pas capable
00:18:23de créer
00:18:24une autonomie française
00:18:25comment ça se fait
00:18:26que mon facteur
00:18:27il vienne
00:18:28aujourd'hui livrer
00:18:29le courrier
00:18:30avec une Fiat
00:18:31pas avec une Renault
00:18:33une Peugeot
00:18:34comment ça se fait
00:18:35que dans notre éducation
00:18:37dans nos services publics
00:18:38dans nos hôpitaux
00:18:39on ne mange pas
00:18:40100% français
00:18:42Jérôme Bayne
00:18:42parce que l'offre publique
00:18:43elle a été
00:18:44j'allais dire
00:18:45insultée
00:18:45et si l'offre publique
00:18:47je pense que vous partagez
00:18:48cet avis
00:18:48si la commande publique
00:18:50était d'abord destinée
00:18:51à la production française
00:18:52et notamment les agriculteurs
00:18:54je pense qu'on écrirait
00:18:55une autre histoire
00:18:56de ce pays
00:18:56mais c'est surtout que nous
00:18:58moi je peux prendre
00:18:58l'exemple de la Haute-Garonne
00:19:00aujourd'hui
00:19:01si 100%
00:19:02de la collectivité
00:19:04de la Haute-Garonne
00:19:05se servait des produits
00:19:06de la Haute-Garonne
00:19:07au niveau agricole
00:19:09on n'est pas capable
00:19:09de les fournir
00:19:10cantines scolaires
00:19:11EHPAD
00:19:11tout ce qui est
00:19:12restauration collective officielle
00:19:14vous vous rendez compte
00:19:14le volume que ça représente
00:19:16et l'argent que ça suppose
00:19:17Perico
00:19:18t'es un peu comme moi
00:19:19t'es un peu dans bon point
00:19:21mais aujourd'hui
00:19:22si on doit maigrir
00:19:22tous les deux
00:19:23on va pas voir
00:19:24une diététicienne
00:19:25tu te casses une jambe
00:19:26tu vas un mois
00:19:28à l'hôpital
00:19:28t'as perdu 20 kilos
00:19:29tellement que c'est dégueulasse
00:19:30ce qu'on bouffe
00:19:31je sais
00:19:31comment ça se fait
00:19:32que dans le pays
00:19:33comme la France
00:19:34donc sa renommée
00:19:35a été la gastronomie
00:19:37et l'agriculture
00:19:39on est capable
00:19:40de bouffer
00:19:40aussi dégueulasse
00:19:41et aussi mal
00:19:42et aussi malsain
00:19:43dans nos cantines scolaires
00:19:45dans nos hôpitaux
00:19:45dans nos EHPAD
00:19:46c'est une honte
00:19:48alors que dans d'autres pays
00:19:49et c'est pas moi
00:19:50qui l'a dit
00:19:50c'est quelqu'un de proche de toi
00:19:52qui l'a dit
00:19:52il n'y a pas longtemps
00:19:54dans d'autres pays
00:19:54la commande publique
00:19:55c'est 80% dans le territoire
00:19:57en France
00:19:57on est à 15%
00:19:59on est des guignols
00:20:00Jérôme
00:20:01il y a tellement d'appels
00:20:02que l'on va poursuivre
00:20:03cet échange
00:20:03après la petite pause
00:20:05et on continue
00:20:06à discuter
00:20:07ensemble
00:20:07et vous continuez
00:20:08à nous livrer
00:20:10non seulement
00:20:10vos états d'âme
00:20:11mais votre colère
00:20:12à tout de suite
00:20:15midi 14h
00:20:16Sud Radio
00:20:16la France dans tous ses états
00:20:19le fait du jour
00:20:20nous sommes toujours avec Jérôme Bay
00:20:22nous parlons détresse agricole
00:20:24on prolonge le débat
00:20:26alors qu'on aurait dû passer aux perles
00:20:27on va les reculer un petit peu
00:20:28parce que la présence de Jérôme Bay
00:20:29l'a suscité beaucoup d'appels
00:20:30on ne pourra pas tous les prendre
00:20:31mais on voit comment
00:20:32on en prend quelques-uns
00:20:33c'est un instant important
00:20:34c'est un instant d'histoire
00:20:35vous êtes sur Sud Radio
00:20:36et Jérôme Bay
00:20:37il nous fait l'honneur de sa présence
00:20:38et ce qu'il incarne évidemment
00:20:39est aujourd'hui
00:20:40au coeur de la préoccupation
00:20:41des français et de nos agriculteurs
00:20:43nous avons Christophe
00:20:44qui nous appelle d'Assas
00:20:45bonjour Christophe
00:20:47bonjour Perico
00:20:47bonjour Jérôme
00:20:48comment vous vivez la situation
00:20:50Christophe
00:20:51je la vis
00:20:52je la vis comme Jérôme
00:20:54et je suis attristé
00:20:57et Jérôme a essayé
00:20:59et j'espère qu'il arrivera
00:21:00à faire une table ronde
00:21:02avec comme il le disait
00:21:03en préambule
00:21:03les syndiqués
00:21:05les non syndiqués
00:21:06les ultras
00:21:06ce sera le seul moyen
00:21:08qu'on s'en sorte
00:21:10Christophe
00:21:10il y a eu les états généraux
00:21:11une alimentation
00:21:12à l'été 2017
00:21:13qui était bien partie
00:21:14pour la première fois
00:21:15de l'histoire de la république
00:21:16tous les acteurs
00:21:17de l'acte alimentaire
00:21:18étaient autour de la table
00:21:19regardez ce que ça a donné
00:21:20égalime 1
00:21:21égalime 2
00:21:21égalime 3
00:21:22du pipeau
00:21:22Jérôme Bay
00:21:23vous y croyez encore
00:21:24aux tables rondes ?
00:21:25peut-être
00:21:26il va falloir faire
00:21:27les états généraux
00:21:27de l'agriculture
00:21:29et entre agriculteurs
00:21:30parce que je m'aperçois
00:21:31que quand on laisse
00:21:32la main aux autres
00:21:32on se fait tout le temps
00:21:33en voir
00:21:34donc peut-être
00:21:35comme l'a dit
00:21:35l'auditeur Christophe
00:21:37ben oui
00:21:37l'an dernier
00:21:38j'avais proposé
00:21:39au syndicat
00:21:40de se réunir tous
00:21:41à Cournon
00:21:42au sommet de l'élevage
00:21:44en off
00:21:45pour qu'on amène tous
00:21:4615-20 revendications
00:21:48qu'on trouve importantes
00:21:50chacun pour soi
00:21:51pour l'agriculture
00:21:51et de faire un point
00:21:53une synthèse
00:21:54sortir les 4
00:21:54les 5
00:21:55les 6
00:21:55les 10
00:21:56les 15 points
00:21:57qu'on a en commun
00:21:57et on part au combat
00:21:59ensemble
00:21:59reconstruire notre projet agricole
00:22:01et je pense que ça passera
00:22:02que par là
00:22:02parce que
00:22:03tout simplement
00:22:03moi je m'aperçois
00:22:05les ministres passent
00:22:07les gouvernements passent
00:22:08les présidents passent
00:22:09les conseillers passent
00:22:10on nous propose des trucs
00:22:11mais il n'y a rien
00:22:12qui nous correspond
00:22:12donc au bout d'un moment
00:22:13prenons nous
00:22:14monde agricole
00:22:15notre responsabilité
00:22:16assis on est autour
00:22:17d'une table
00:22:18chez les agriculteurs du nord
00:22:19du sud-ouest
00:22:20du sud-est
00:22:20qui m'appellent
00:22:21du centre
00:22:22un peu de partout
00:22:22et bien peut-être
00:22:23qu'on le fera
00:22:24si au niveau national
00:22:25et au niveau dirigeant
00:22:26syndicaux nationaux
00:22:27ils ne veulent pas le faire
00:22:28et peut-être des agriculteurs
00:22:29motivés voudront le faire
00:22:30et on se réunira
00:22:31moi j'invite ces gens-là
00:22:33chez moi en Occitanie
00:22:33ou s'il faut se déplacer
00:22:34on se déplacera
00:22:35mais il faut qu'on construise
00:22:36un projet agricole
00:22:37commun
00:22:38accepter les différences
00:22:39de chacun
00:22:40parce que ça c'est une problématique
00:22:41c'est qu'aujourd'hui
00:22:42on a les pro-irrigation
00:22:43les anti-irrigation
00:22:44c'est des guéguerres
00:22:45entre nous
00:22:45ça il faut passer au-dessus
00:22:47de tous ces clivages
00:22:47et il faut tout simplement
00:22:49qu'on arrive à s'accepter
00:22:50avec nos modes
00:22:51de production différentes
00:22:52qu'on soit bio
00:22:53qu'on soit en conservation
00:22:53un peu en intensif
00:22:55parce qu'on en a besoin
00:22:56un peu en extensif
00:22:57et qu'on arrive
00:22:58tous ensemble
00:22:59à créer un projet
00:23:00agricole
00:23:01pérenn
00:23:02sur des années
00:23:03sur les années futures
00:23:04parce qu'autrement
00:23:05on ne s'en sortira pas
00:23:06les politiques sont pas bons
00:23:08je constate Jérôme Bayle
00:23:09que vous n'appelez pas
00:23:10à l'insurrection
00:23:10et à la révolte
00:23:11qu'on aurait pu
00:23:12vous le suggérer
00:23:14et vous avez le pouvoir
00:23:15de le faire
00:23:16et vous l'avez fait
00:23:17le moment venu
00:23:17voilà
00:23:18mais là vous êtes là
00:23:18aujourd'hui
00:23:19pour travailler concrètement
00:23:20et trouver des solutions
00:23:21n'empêche
00:23:22qu'est-ce qui se passe
00:23:23est-ce que la classe politique
00:23:24est soumise au lobby
00:23:25et à la finance
00:23:25autant d'incapacités
00:23:27autant de mensonges
00:23:29autant de promesses non tenues
00:23:30il y a bien quelqu'un
00:23:31qui tire les ficelles
00:23:32et qui ferme le robinet
00:23:33c'est bien les groupes financiers
00:23:34mais il faut faire attention
00:23:35parce que les ficelles
00:23:36des fois elles se coupent
00:23:37et nous dans notre métier
00:23:38on sait très bien
00:23:39les couper
00:23:39donc au bout d'un moment
00:23:40jusqu'à maintenant
00:23:42nous on a tout le temps
00:23:43fait des actes pacifistes
00:23:44on a tout le temps
00:23:46appelé à la construction
00:23:47au dialogue
00:23:47mais si au bout d'un moment
00:23:48on voit qu'on a trop d'entraves
00:23:50et bien qu'il y a des murs
00:23:51trop gros en face de nous
00:23:52et bien on essayera
00:23:53de les casser
00:23:53parce que moi
00:23:54je le dis
00:23:55je le redis
00:23:55je l'ai dit à mon préfet de région
00:23:57ce matin
00:23:57un truc qui est sûr
00:23:58c'est que je n'accepte plus
00:23:59la situation actuelle
00:24:00du monde agricole
00:24:01où mes amis
00:24:02n'y croient plus
00:24:03ne croient plus
00:24:03à ce métier
00:24:04où des femmes
00:24:05des hommes
00:24:06n'osent plus regarder
00:24:07leur gamin le soir en rentrant
00:24:08quand le gamin il dit
00:24:09le regarder dans les yeux
00:24:10qu'il dit
00:24:11moi je veux être agriculteur
00:24:12ça c'est fini
00:24:13donc maintenant
00:24:14moi un truc qui est sûr
00:24:15c'est que s'il faut durcir le ton
00:24:17on durcira le ton
00:24:17et peut-être qu'à la sortie
00:24:19de mon rendez-vous
00:24:20cet après-midi
00:24:22on fera autre chose
00:24:23à l'Elysée
00:24:23avec le directeur de cabinet
00:24:24du président de la République
00:24:25le préfet d'Occitanie
00:24:27vous a entendu
00:24:28je l'ai eu ce matin
00:24:29je le rencontre
00:24:30en début de semaine
00:24:32un truc qui est sûr
00:24:33il le sait
00:24:33c'est que
00:24:35je ne crèverai pas
00:24:36un silence
00:24:36et le monde agricole
00:24:37ne crèvera pas un silence
00:24:38on a bien compris
00:24:38nous avons Philippe
00:24:39qui nous appelle
00:24:40de Cazillac
00:24:40justement dans le lot
00:24:42pas très loin
00:24:43pas très loin
00:24:43bonjour Philippe
00:24:44bonjour Perico
00:24:45et bonjour
00:24:48Jérémy
00:24:48je connais
00:24:49je connais Perico
00:24:50qui est invité chez nous
00:24:51le 25 à 15
00:24:52le 26 septembre
00:24:54et Jérôme
00:24:55j'ai suçut aller voir son film
00:24:55et on a eu une échange
00:24:56ensemble
00:24:57à prix de la guerre
00:24:58voilà
00:24:59la colère
00:25:00la colère dans le lot aussi
00:25:02des agriculteurs
00:25:02comment ?
00:25:03la colère dans le lot aussi
00:25:04c'est la vraie colère
00:25:05la vraie colère
00:25:06parce que
00:25:07ça fait
00:25:08ça fait 30 ans
00:25:09que les pouvoirs publics
00:25:11ont abandonné l'agriculture
00:25:12et aujourd'hui
00:25:13que la maison brûle
00:25:14il y a le feu partout
00:25:16ils veulent tout faire
00:25:16pour le sauver
00:25:17mais c'est trop tard
00:25:18c'est trop tard
00:25:18parce qu'aujourd'hui
00:25:19il y a un désarroi
00:25:20tel que dans le monde agricole
00:25:23aujourd'hui
00:25:23qui n'est plus possible quoi
00:25:25la personne
00:25:26votre collègue
00:25:27tout à l'heure
00:25:27a expliqué
00:25:30le rendu
00:25:30le rendu
00:25:31de l'agriculture
00:25:32on sait tous
00:25:33pourquoi on nous a mis
00:25:34la PAC
00:25:34en 90
00:25:35parce qu'on est venu
00:25:36nous dire
00:25:36le matin
00:25:37on va vous mettre
00:25:38au prix
00:25:39au cours mondial
00:25:40bien évidemment
00:25:41c'est impossible
00:25:42donc on nous a donné
00:25:44les gènes
00:25:44voilà
00:25:45et aujourd'hui
00:25:46la production agricole
00:25:48elle est partie du pays
00:25:49on ne produit plus
00:25:50parce que
00:25:51l'export
00:25:52on avait un excédent
00:25:53il y a quelques années
00:25:55on exportait
00:25:564,7 milliards
00:25:58aujourd'hui
00:25:59on est 7,8ème
00:26:00on est en dessous
00:26:01l'Italie
00:26:02en dessous l'Allemagne
00:26:02on exporte 0,5 milliards
00:26:05aujourd'hui
00:26:05d'excédent
00:26:06alimentaire
00:26:07ça veut dire
00:26:08qu'on est à la limite
00:26:09même de plus
00:26:09de souvenirs nous-mêmes
00:26:10donc aujourd'hui
00:26:12s'il n'y a pas
00:26:13un vrai robot
00:26:15et c'est pas une affaire
00:26:16d'année
00:26:16c'est une affaire de moi
00:26:18Jérôme Baye le disait
00:26:19c'est une affaire de moi
00:26:20il faut aller très très vite
00:26:22notre souveraineté alimentaire
00:26:24va disparaître
00:26:24bien évidemment
00:26:26avec des abandons
00:26:27des paysages
00:26:28et tout ce qui s'ensuit
00:26:30heureusement que
00:26:31madame Genevard
00:26:31porte le titre de ministre
00:26:33entre autres
00:26:33de la souveraineté alimentaire
00:26:34on voit sur l'efficacité
00:26:36ministre ou sinistre
00:26:38et
00:26:39allô
00:26:39oui oui
00:26:40oui
00:26:41et je voudrais
00:26:42je voudrais dire
00:26:43je voudrais dire
00:26:43je voudrais dire
00:26:44à tous les politiques
00:26:45comme disait Jérôme
00:26:45d'ailleurs
00:26:46on en a vu passer
00:26:47des ministres
00:26:48des présidents
00:26:49et on va avoir encore
00:26:50mais vous savez pas
00:26:51je pense qu'à Sud Radio
00:26:52on devrait se cotiser
00:26:54pour leur acheter
00:26:55des miroirs
00:26:56vous savez pourquoi ?
00:26:57parce que le matin
00:26:58il faudrait qu'ils se regardent
00:26:59à la glace
00:26:59bonne suggestion Philippe
00:27:01merci pour votre témoignage
00:27:01Jérôme
00:27:02là aussi la colère
00:27:03bien sûr
00:27:04mais au fond de ces mots
00:27:07il n'y a pas que de la colère
00:27:08il y a de la détresse
00:27:09et aujourd'hui
00:27:10c'est quand même
00:27:10un sentiment
00:27:11qui est très grave
00:27:12pour une profession
00:27:13qui se lève tous les matins
00:27:14qui ne compte pas 16 heures
00:27:15qui est là
00:27:16les premiers acteurs
00:27:17des territoires
00:27:18parce que
00:27:19certains ont oublié
00:27:20et ça c'est le gros problème
00:27:22qu'on a en France
00:27:23c'est que tout simplement
00:27:24on a trop de fonctionnaires français
00:27:26qui sont nés à Paris
00:27:27ils ont fait Sciences Po Paris
00:27:29pour les meilleurs
00:27:31peut-être
00:27:31ils en ont pris
00:27:32deux ou trois
00:27:32qui venaient de Sciences Po
00:27:33de Lille
00:27:34mais un truc
00:27:35des mecs
00:27:35qui viennent du fond de la France
00:27:37ou du fond de la France
00:27:38comme le disait si bien ma maman
00:27:40il n'y en a pas beaucoup
00:27:41donc nos problématiques
00:27:42ils ne peuvent pas les comprendre
00:27:43mais un truc qui est sûr
00:27:44c'est qu'aujourd'hui
00:27:45la France
00:27:46est composée de 80%
00:27:47du territoire rural
00:27:49et la ruralité
00:27:50c'est les gens
00:27:51qui vivent sur le territoire
00:27:52qui la font vivre
00:27:53on l'a vu cette année
00:27:54avec les incendies
00:27:55qui ont touché la Gironde
00:27:56qui ont touché les PO
00:27:58qui ont touché
00:27:58d'autres départements de France
00:28:00c'est dramatique
00:28:01et ces départements-là
00:28:02si on les analyse
00:28:03c'est des départements
00:28:04qui sont abandonnés
00:28:05agricolement
00:28:06et là on a besoin de soutien
00:28:07première agence
00:28:08que les Français consomment
00:28:09de la nourriture française
00:28:10je vois au Garonnet
00:28:11qui est le label
00:28:12de la viande
00:28:14de votre Garonne
00:28:15réflexe citoyen
00:28:17consommez
00:28:17en fonction de vos moyens
00:28:19regardez ce que vous mangez
00:28:20consommez français
00:28:21les appels d'offres
00:28:22de l'Etat
00:28:22évidemment
00:28:23d'abord à la culture française
00:28:24c'est le message principal
00:28:25mais bien sûr Perico
00:28:25quand j'entends la ministre
00:28:27l'autre jour
00:28:27dans son discours
00:28:28qui dit
00:28:28j'en appelle à la mobilisation
00:28:30des Français
00:28:31pour aider les agriculteurs
00:28:32mais qu'elle commence
00:28:33à montrer l'exemple
00:28:34qu'elle dise
00:28:35nous avec l'argent
00:28:36des impôts des Français
00:28:37on va faire consommer français
00:28:38dans nos écoles
00:28:39dans nos épands
00:28:40dans nos services publics
00:28:41magnifique
00:28:42et pour revenir
00:28:44sur cette marque
00:28:45la marque au Garonnet
00:28:46c'est une réflexion
00:28:48pour te faire vite fait
00:28:49après des blocages de 2024
00:28:50où on a fait un constat
00:28:51comme l'a dit
00:28:52l'auditeur précédent
00:28:53c'est qu'on exporte
00:28:5495% de nos broutards
00:28:56vers les pays étrangers
00:28:57vers l'Italie
00:28:58l'Espagne
00:28:5895% de nos céréales
00:29:00pour pas dire
00:29:01un peu plus pour certains
00:29:02et au final
00:29:03on ramène de la viande
00:29:05dans notre pays
00:29:05donc on a décidé
00:29:06de laisser la valeur
00:29:07ajoutée sur notre territoire
00:29:08et dans la Haute-Garonne
00:29:10on a Christophe-Marc au Garonnet
00:29:11qui est tout simplement
00:29:12né, élevé, engraissé
00:29:13abattu dans le département
00:29:14et transformé dans le département
00:29:16ça contourne le cynisme politique
00:29:18de nos gouvernants
00:29:19et de la ministre de l'agriculture
00:29:20Jérôme Bayle
00:29:21merci
00:29:21merci d'avoir été
00:29:23sur Sud Radio
00:29:24vous allez évidemment revenir
00:29:25on est à votre écoute
00:29:26c'est votre station
00:29:26et les paysans
00:29:28et les paysannes de France
00:29:29savent que ici
00:29:30le par les vrais paysans
00:29:31et les agriculteurs
00:29:31qui se battent
00:29:32sera toujours à l'ordre du jour
00:29:33merci Jérôme Bayle
00:29:34à très bientôt
00:29:34et bon courage
00:29:35et bonne chance
00:29:36cet après-midi à 16h
00:29:37au Palais de l'Elysée
00:29:38avec les présentants du président de l'agriculture
00:29:39alors du courage
00:29:40j'en ai à revendre
00:29:41donc ça va
00:29:42il n'y a pas de soucis
00:29:43mais en tout cas
00:29:44merci encore une fois
00:29:45Perico
00:29:45de m'avoir donné la parole
00:29:46de nous avoir donné la parole
00:29:48sur des émissions longues
00:29:49où on peut aller
00:29:49à la profondeur du sujet
00:29:50et aujourd'hui
00:29:52j'appelle vraiment
00:29:53à une prise de conscience
00:29:55générale du monde agricole
00:29:56parce que
00:29:58si on ne s'unit pas
00:29:59on ne s'en sortira pas
00:29:59c'est un truc qui est sûr
00:30:01et
00:30:01l'union fait la force
00:30:03et je le disais souvent
00:30:03à Carbone
00:30:04ensemble on risque rien
00:30:05donc maintenant à nous de le prouver
00:30:06le message est passé
00:30:07merci Jérôme
00:30:08à très bientôt
00:30:10Sud Radio
00:30:11la France dans tous ses états
00:30:13les perles du jour
00:30:17Je risque de vous énerver d'ailleurs Jérôme
00:30:20une petite histoire qui se passe en Italie
00:30:21une enseigne de poulet frit
00:30:23a trouvé mieux que la carte de fidélité
00:30:25transformé ses clients
00:30:26en panneau publicitaire humain
00:30:29lors d'un festival de bandes
00:30:31dessinées à Modène
00:30:32elle proposait des repas gratuits
00:30:33à vie
00:30:34on parle de junk food
00:30:36à toute personne
00:30:37acceptant de se faire tatouer son logo
00:30:39à vie
00:30:40alors personnellement
00:30:41je ne donne pas cher de la peau
00:30:42de quelqu'un qui consommerait
00:30:43ne serait-ce que 3 fois par semaine
00:30:45ce genre de produit
00:30:46ce genre de poulet frit
00:30:47ceci dit
00:30:47la générosité de la marque
00:30:49a quand même des limites
00:30:50parce que l'offre est limitée
00:30:51à un repas tous les 10 jours
00:30:52dans seulement 3 restaurants
00:30:54de la région
00:30:55l'association italienne
00:30:56de défense des consommateurs
00:30:58dénonce un échange
00:30:58profondément inégal
00:31:00mais le succès a été immédiat
00:31:01les 100 places disponibles
00:31:03ont été réservées en 30 minutes
00:31:04et à midi
00:31:0430 personnes
00:31:0630 personnes portaient déjà
00:31:07la marque de la bête
00:31:08sur la peau
00:31:09alors ils n'ont peut-être pas vendu
00:31:10leur amaudiable
00:31:11mais ils ont accepté
00:31:12de louer leur corps
00:31:12à une multinationale
00:31:13contre 3 morceaux de poulet
00:31:15par mois
00:31:15le tatouage est définitif
00:31:17c'est une célèbre marque
00:31:19de nuggets
00:31:19vous vous rendez compte
00:31:20Jérôme Bayle
00:31:21des gens qui acceptent
00:31:22on interpelle les syndicats
00:31:23les gouvernants
00:31:23les responsables
00:31:24comment le consommateur
00:31:25peut arriver
00:31:26là ça se passe en Italie
00:31:27mais on a vu en France
00:31:28d'autres comportements
00:31:29comment le consommateur
00:31:30arrête de se soumettre
00:31:32mais il veut dire
00:31:32là aussi
00:31:33on interpelle le consommateur
00:31:34voilà
00:31:35c'est avérant
00:31:36c'est avérant
00:31:36ça prouve tout simplement
00:31:37où c'est qu'en est le système
00:31:38le système mondial
00:31:40c'est qu'en est l'humain
00:31:40et je le dis
00:31:42on le voit avec la décroissance
00:31:43qu'on a au niveau agricole
00:31:46la décroissance qu'on a
00:31:47au niveau scolaire
00:31:47c'est pas moi
00:31:48c'est les derniers chiffres
00:31:49qui l'ont dit
00:31:50et malheureusement
00:31:51puis ça va aller
00:31:52puis ça va être comme ça
00:31:53parce qu'il faut se dire
00:31:54un truc aujourd'hui
00:31:54les nouvelles générations
00:31:56le plus important
00:31:56c'est les réseaux sociaux
00:31:57c'est tous ces systèmes là
00:32:00et malheureusement
00:32:01on écoute plus aujourd'hui
00:32:02un influenceur
00:32:03qu'un mec qui a fait
00:32:03qu'un doctorat
00:32:04la malbouffe
00:32:06ne recule devant rien
00:32:07elle utilisera
00:32:08tous les moyens
00:32:08et nous le confirmerons
00:32:10tout à l'heure
00:32:10en présence du professeur
00:32:11Serge Erkberg
00:32:12qui va venir nous parler
00:32:13du Nutri-Score
00:32:14à suivre
00:32:22Vous êtes bien sur Sud Radio
00:32:25il est 12h49
00:32:27française, français
00:32:28vous allez attendre la voix
00:32:30entendre la voix
00:32:32d'André Bercoff
00:32:34Ici Sud Radio
00:32:36les français parlent au français
00:32:39les carottes sont cuites
00:32:41Sud Radio Bercoff
00:32:43dans tous ses états
00:32:55Merde in France
00:32:56qui dit ça
00:32:57évidemment
00:32:57notre incorrigible
00:33:00rebelle
00:33:00grand
00:33:01Jacques Dutron
00:33:03bien sûr
00:33:03alors Merde in France
00:33:05et bien je vais vous dire
00:33:07s'il y avait
00:33:08un prix Nobel
00:33:09de l'expertise comptable
00:33:11pourquoi pas
00:33:12pourquoi pas
00:33:12il y a des prix Nobel
00:33:13de chimie
00:33:13des prix Nobel
00:33:14de science
00:33:15mathématiques
00:33:16c'est la médaille
00:33:16Fields
00:33:17des prix Nobel
00:33:17de littérature
00:33:18même si on les donne
00:33:20quelquefois à n'importe qui
00:33:21pourquoi n'y aurait-il pas
00:33:23un prix Nobel
00:33:24de l'expertise comptable
00:33:25et à qui
00:33:26devrait-il aller
00:33:28cette année ?
00:33:29incontestablement
00:33:30à Sarah Knafow
00:33:32au casse du siècle
00:33:34ce livre
00:33:35qui vient de sortir
00:33:37qui a fait déjà
00:33:38qui a été vendu
00:33:39à 65 000 exemplaires
00:33:41en 4-5 jours
00:33:43et pourquoi ?
00:33:44et pourquoi c'est intéressant
00:33:45parce qu'on peut être d'accord
00:33:46ou pas d'accord
00:33:47avec
00:33:48Sock en tir
00:33:49Sarah Knafow
00:33:50mais qu'est-ce qu'elle a fait
00:33:50en fait ?
00:33:51elle a fait
00:33:52simplement
00:33:53elle a réuni
00:33:54simplement
00:33:55mais avec du travail
00:33:56et bien ce que
00:33:58tout le monde
00:33:59devrait savoir
00:34:00si chacun faisait
00:34:02son travail
00:34:02d'enquête
00:34:03si chacun faisait
00:34:04son travail
00:34:05d'élucidation
00:34:06d'investigation
00:34:07et de décryptage
00:34:09simplement ce qu'elle a fait
00:34:10enfin simplement
00:34:10elle l'a scénarisé
00:34:12elle en a fait
00:34:13un grand procès
00:34:13vous savez
00:34:14c'est le j'accuse
00:34:15voilà
00:34:16voilà
00:34:16qui sont les coupables
00:34:17pourquoi
00:34:18qui sont les tondus
00:34:20qui sont les gens
00:34:22qui sont lésés par ça
00:34:24et elle raconte tout
00:34:26le casse du siècle
00:34:27pourquoi ?
00:34:27mais parce que c'est très simple
00:34:29en fait
00:34:30on est les copropriétaires
00:34:31de la maison France
00:34:32et elle l'a
00:34:33très très bien rappelé
00:34:36et les copropriétaires
00:34:37de la maison France
00:34:38et bien
00:34:39c'est eux qui payent
00:34:40l'état c'est quoi ?
00:34:41qui ?
00:34:42il n'y aurait pas
00:34:42s'il n'y avait pas
00:34:43le travail des français
00:34:44s'il n'y avait pas
00:34:45chacun la productivité
00:34:46s'il n'y avait pas
00:34:47chacun qui apporte
00:34:48son lot de travail
00:34:50à tous les niveaux
00:34:52et bien
00:34:52il n'y aurait pas d'état
00:34:53parce qu'il n'y aurait pas d'argent
00:34:54et elle
00:34:55elle en a fait le procès
00:34:56voilà
00:34:56qui sont les accusés
00:34:57faites entrer l'accusé
00:34:59la bureaucratie
00:35:00la dépense publique
00:35:01l'élu clientéliste
00:35:02le fonctionnaire
00:35:03les normes
00:35:04les normes
00:35:05et elle a commencé
00:35:06par quoi ?
00:35:07par le bulletin de salaire
00:35:08de Nicolas qui paye
00:35:10vous savez
00:35:10le fameux Nicolas qui paye
00:35:11et bien
00:35:12on regarde ce bulletin de salaire
00:35:13et déjà
00:35:14d'ores et déjà
00:35:14on sait
00:35:16que ça va être
00:35:17une espèce de jungle
00:35:18absolument
00:35:18comment ?
00:35:19non pas on trafique les chiffres
00:35:21c'est pas l'illégalité
00:35:23c'est pas le vol
00:35:24c'est organisé
00:35:26c'est ça qui est formidable
00:35:27alors c'est un vol
00:35:29oui bien sûr
00:35:29mais c'est un
00:35:30c'est un larcin
00:35:31très très très bien
00:35:33dissimulé
00:35:33dans l'opacité
00:35:35des chiffres
00:35:36etc
00:35:36en deux mots
00:35:37c'est très simple
00:35:38vous êtes employé
00:35:39quelque part
00:35:40vous vous touchez
00:35:41net 1800
00:35:42ou 2000 euros
00:35:42votre employeur
00:35:44paye 4000 euros
00:35:46ne parlons pas
00:35:47des taxes
00:35:47on vient d'en parler
00:35:48ce matin
00:35:49dans Sud Radio
00:35:49et ailleurs
00:35:51c'est très intéressant
00:35:52c'est que
00:35:53évidemment
00:35:54le prix
00:35:55on ne touchera pas
00:35:56Bercy
00:35:56merci beaucoup
00:35:57ne touchera pas
00:35:59à la baisse
00:36:00évidemment
00:36:00il n'y aura pas
00:36:01de taxes à la baisse
00:36:02à la pompe
00:36:03pas question de
00:36:04baisser le prix
00:36:04à la pompe
00:36:05les gilets jaunes
00:36:06et ben oui
00:36:06mais c'est une vieille histoire
00:36:08là c'est fini
00:36:09donc vous savez
00:36:10c'est très intéressant
00:36:11parce que
00:36:12au fond
00:36:12il y a eu
00:36:14et il y a beaucoup de gens
00:36:15notamment
00:36:16je les ai reçus
00:36:17à Sud
00:36:18Radio
00:36:18Combien de fois
00:36:19Agnès Verdier-Molinier
00:36:21Marc Toiti
00:36:21et beaucoup d'autres
00:36:22qui disent cela
00:36:24mais ce qu'a fait
00:36:25Sarah Knafo
00:36:25dans le cas du siècle
00:36:26intéressant
00:36:27elle l'a scénarisé
00:36:29elle en a fait
00:36:30une espèce
00:36:31de
00:36:31de suspense
00:36:33de thriller
00:36:34mais on connait
00:36:35les choses
00:36:35on connait les choses
00:36:36simplement
00:36:37là
00:36:37et elles sont étalées
00:36:39voilà
00:36:39voilà l'histoire
00:36:40voilà l'audit
00:36:41on fait l'audit
00:36:42de la maison France
00:36:43mais qu'est-ce qui se passe
00:36:45pourquoi
00:36:46chaque année
00:36:47depuis 40 ans
00:36:49depuis 50 ans
00:36:50la dette augmente
00:36:51de façon abyssale
00:36:52pourquoi effectivement
00:36:54les salaires
00:36:55n'augmentent pas
00:36:56pourquoi les ressources
00:36:57françaises
00:36:58ont été
00:36:59gaspillées
00:37:00pourquoi des industrialisations
00:37:01pourquoi ces espèces
00:37:03de délocalisations
00:37:04hallucinantes
00:37:05etc
00:37:05tout est dit
00:37:07tout est mis
00:37:07donc
00:37:08voilà pourquoi
00:37:09vous savez
00:37:10c'est pas par hasard
00:37:11en fait
00:37:12c'est la case
00:37:12de l'ongletum
00:37:14du made in France
00:37:15c'est une espèce
00:37:16de jacuz
00:37:17je l'ai dit
00:37:18et bien
00:37:18c'est pour ça
00:37:19que ça a du succès
00:37:21et ça aura beaucoup de succès
00:37:22mais au-delà
00:37:23du succès
00:37:23d'un livre
00:37:24etc
00:37:25ce que ça veut dire
00:37:26c'est que la démocratie
00:37:28encore une fois
00:37:28elle ne peut pas exister
00:37:30sans transparence
00:37:32on ne peut pas faire
00:37:33n'importe quoi
00:37:34on ne peut pas avoir
00:37:35et ce n'est pas tel
00:37:36ou tel ou tel
00:37:37il n'y a pas de bouc émissaire
00:37:38il y a une espèce de système
00:37:40qui est mis en place
00:37:41où effectivement
00:37:42tout le monde participe
00:37:44à aller dans le même sens
00:37:45c'est à dire
00:37:46nous étions au bord du gouffre
00:37:47mais depuis
00:37:48on a fait un grand pas en avant
00:37:49et bien voilà
00:37:50ça c'est ce qui est démontré
00:37:52et c'est ce qui est vu
00:37:53et on peut le corriger
00:37:55oui monsieur
00:37:56on peut le corriger
00:37:56mais ça dépend aussi
00:37:58de nous
00:37:58à demain
00:38:01vous êtes bien sûr
00:38:02sur Sud Radio
00:38:03nous venons d'écouter
00:38:03André Bercoff
00:38:04nous sommes avec
00:38:05Luc qui nous appelle
00:38:06du Péreux-sur-Marne
00:38:07où fut tourné en 1936
00:38:09le grand film
00:38:09la belle équipe
00:38:10de Julien Duvivier
00:38:12bonjour Luc
00:38:13vous voyez je rends hommage
00:38:13au Péreux
00:38:15bonjour Périco
00:38:15bonjour Périco
00:38:17on vous écoute
00:38:18qu'est-ce que
00:38:19l'édito d'André Berco
00:38:20vous a inspiré Luc
00:38:22et bien écoutez
00:38:23tout est dans l'accroche
00:38:25les carottes sont cuites
00:38:26et très cuites
00:38:28moi je n'ai pas encore lu
00:38:30le livre de
00:38:31ça n'arrive pas
00:38:32parce que
00:38:33je pars
00:38:34dans le jour
00:38:35en vacances
00:38:36je sais que
00:38:37s'il l'achète
00:38:37s'il l'achète maintenant
00:38:38je ne pourrais pas résister
00:38:40au plaisir
00:38:41masochiste
00:38:42de me jeter dessus
00:38:43et de le dévorer
00:38:44mais ça serait
00:38:45une bonne lecture de vacances
00:38:47pour autant Luc
00:38:47c'est une excellente lecture
00:38:49de vacances
00:38:49c'est ce que je vais chercher
00:38:50moi je voudrais
00:38:53que
00:38:55les journalistes
00:38:56je parle des journalistes
00:38:58qui sont régulièrement
00:39:00confrontés
00:39:00aux gens
00:39:01qui nous demandent
00:39:03de faire des efforts
00:39:05quelle que soit
00:39:06notre situation
00:39:08financière
00:39:09et économique
00:39:11je voudrais que
00:39:12tous les journalistes
00:39:13s'emparent de ce livre
00:39:15et
00:39:16demande
00:39:17à tous les gens
00:39:18qui veulent
00:39:19qu'on fasse
00:39:20des efforts
00:39:21qu'est-ce que vous pensez
00:39:23de ceci
00:39:23ou de cela
00:39:24c'est-à-dire
00:39:25les confrontés
00:39:26directement
00:39:27selon
00:39:27le pôle d'intérêt
00:39:29du ministre en question
00:39:31aux égards
00:39:32de leur politique
00:39:33sur
00:39:34le pays
00:39:35et je trouve
00:39:37que
00:39:39je ne mets pas
00:39:41dans la même
00:39:42essarcelle
00:39:42les journalistes
00:39:45de Sud Radio
00:39:46comme vous
00:39:46comme André Bercoff
00:39:48et d'autres
00:39:49et d'autres chaînes
00:39:50qui sont
00:39:52assez peu
00:39:52complaisants
00:39:53mais je trouve
00:39:54que la plupart
00:39:55des journalistes
00:39:56hésitent
00:39:57à aborder
00:39:58les problèmes
00:39:59que
00:40:00comment dire
00:40:01sans être méfiant
00:40:02que la bêtise
00:40:04grâce
00:40:04de nos
00:40:06politiques
00:40:07les dégâts
00:40:08que ces bêtises
00:40:10entraînent
00:40:10sur le pays
00:40:11votre message
00:40:12est entendu
00:40:12alors vous savez
00:40:13ce qu'on va faire
00:40:14on va lire
00:40:15on va lire
00:40:16le livre de Sarah Knafow
00:40:17lisez-le
00:40:18on se rappelle
00:40:19dès que vous l'aurez lu
00:40:20à votre retour de vacances
00:40:21et vous réintervenez
00:40:23sur Sud Radio
00:40:23on aura peut-être
00:40:25un économiste
00:40:25en plateau
00:40:26que l'on invitera
00:40:27spécialement
00:40:28pour débattre
00:40:28de ce sujet
00:40:29et vous donnez
00:40:30votre avis
00:40:30à ce moment-là
00:40:31j'y tiens beaucoup
00:40:32vous me promettez
00:40:33que vous nous rappelez
00:40:34quand vous aurez
00:40:34le lieu livre
00:40:35merci
00:40:36merci Luc
00:40:36merci Luc
00:40:37à très bientôt
00:40:37dans quelques instants
00:40:39nous parlerons
00:40:39du Nutri-Score
00:40:40cette petite lettre colorée
00:40:42censée nous aider
00:40:43à mieux choisir
00:40:44nos aliments
00:40:44mais qui continue
00:40:46de déranger
00:40:46une partie
00:40:47de l'industrie agroalimentaire
00:40:48son utilité
00:40:49ses limites
00:40:49les intérêts
00:40:50qu'il bouscule
00:40:51nous en débattrons
00:40:52avec le professeur
00:40:53Serge Ergberg
00:40:54spécialiste de la nutrition
00:40:56et surtout
00:40:57père fondateur
00:40:58du Nutri-Score
00:40:58à tout de suite
00:40:59sur Sud Radio
00:41:01midi 14h
00:41:03Sud Radio
00:41:04la France
00:41:05dans tous ses états
00:41:07le face à face
00:41:08on est foutu
00:41:09on est foutu
00:41:12on mange trop
00:41:13on mange pas seulement trop
00:41:26on mange aussi
00:41:28très mal
00:41:28il est 13h05
00:41:29vous êtes sur Sud Radio
00:41:32pourquoi les lobbies
00:41:34veulent continuer
00:41:34à nous empoisonner
00:41:35pour faire du fric
00:41:36je suis un petit peu
00:41:37brutal
00:41:38le professeur
00:41:39Serge Ergberg
00:41:39qui est en ma présence
00:41:40ici sur Sud Radio
00:41:41merci professeur
00:41:42on aura des mots
00:41:42plus mesurés peut-être
00:41:43mais la conclusion
00:41:44sera la même
00:41:45vous avez compris
00:41:45nous allons parler
00:41:46malbouffe
00:41:46et nous allons parler
00:41:47surtout de l'instrument
00:41:49public le plus efficace
00:41:50le plus pertinent
00:41:51le plus courageux
00:41:52et le plus généreux
00:41:54contre la malbouffe
00:41:54qui s'appelle
00:41:55le Nutri-Score
00:41:56qui est au centre
00:41:57depuis longtemps
00:41:58d'une polémique
00:41:58il a ses adeptes
00:42:00et puis il a ses détracteurs
00:42:01le gouvernement
00:42:02montre une lâchesse infinie
00:42:05le Nutri-Score
00:42:06avait été adopté
00:42:07en une première lecture
00:42:08à l'Assemblée Nationale
00:42:09comme programme obligatoire
00:42:12pour informer
00:42:12les consommateurs
00:42:13et puis une contrecharge
00:42:15du socle central
00:42:17a fait qu'il a été débouté
00:42:18avec très étonnement
00:42:19d'ailleurs
00:42:20j'allais dire
00:42:21la complicité
00:42:21du Rassemblement National
00:42:23qui pourtant prétend défendre
00:42:24le peuple français
00:42:25et les petits consommateurs
00:42:27Serge Ergberg
00:42:28merci d'être ici
00:42:30dans ce studio
00:42:30ce n'est pas la première fois
00:42:31que vous venez
00:42:32sur Sud Radio
00:42:33vous êtes médecin
00:42:34je rappelle
00:42:35vous êtes médecin nutritionniste
00:42:36spécialiste en épidémiologie
00:42:38nous aurons également
00:42:39Malti de Touvier
00:42:40qui vous a succédé
00:42:41c'est votre élève
00:42:42à la tête de l'organisme
00:42:43de l'IRSERM
00:42:44spécialiste de la nutrition
00:42:45et là
00:42:46je vous ai demandé
00:42:47de revenir à l'antenne
00:42:48professeur
00:42:49cher professeur
00:42:49parce que nous lisons
00:42:51que le lobby industriel
00:42:52de façon différente
00:42:54et c'est soit
00:42:54de contourner
00:42:55soit de dénigrer
00:42:57le Nutri-Score
00:42:59ça leur fait si peur
00:43:00ou ça leur fait du mal
00:43:01le Nutri-Score
00:43:02pour qu'ils utilisent
00:43:03des stratagèmes aussi sordides
00:43:05pour le dénigrer
00:43:06ou pour le contourner ?
00:43:07Alors sûrement
00:43:08l'histoire du Nutri-Score
00:43:10qui date maintenant
00:43:10depuis plus de 12 ans
00:43:12qui est une véritable saillade
00:43:13démontre vraiment
00:43:14la difficulté
00:43:15de mettre en place
00:43:16une mesure de santé publique
00:43:17même si elle est scientifiquement
00:43:18validée par la science
00:43:19comme étant utile
00:43:20et efficace
00:43:21pour la population
00:43:21à partir du moment
00:43:22qu'elle vient s'opposer
00:43:23ou qu'elle est perçue
00:43:24comme allant s'opposer
00:43:25à certains intérêts économiques
00:43:27particuliers
00:43:28On rappelle
00:43:28qu'est-ce que le Nutri-Score ?
00:43:30Ce sont des codes de couleur
00:43:31simples
00:43:31très facilement interprétables
00:43:32je dis moi
00:43:34dans ma formule
00:43:34que c'est pour permettre
00:43:36aux pauvres
00:43:36d'éviter la malbouffe
00:43:38parce que ce sont
00:43:38des consignes très claires
00:43:39on est d'accord
00:43:40ce n'est pas un règlement
00:43:41ce n'est pas une contrainte
00:43:42ce n'est pas une sanction
00:43:44c'est juste une indication
00:43:45c'est juste une information
00:43:46Absolument
00:43:46ce n'est absolument pas une norme
00:43:47c'est une information
00:43:48sous forme d'un logo
00:43:50qui est coloriel
00:43:51donc simple
00:43:52intuitif
00:43:52compréhensible par tous
00:43:54qui a vraiment démontré
00:43:55son efficacité
00:43:56Qui va du vert au rouge
00:43:57avec des lettres
00:43:58Il va du vert au rouge
00:43:59du A à O
00:44:00du A à vert
00:44:02de la meilleure qualité nutritionnelle
00:44:04des rouges
00:44:05la moins bonne qualité nutritionnelle
00:44:07ce qui n'empêche pas
00:44:07d'ailleurs de consommer
00:44:08des aliments
00:44:09qui sont mal classés
00:44:10simplement c'est une alerte
00:44:11qu'ils doivent être consommés
00:44:12quand ils sont raisonnables
00:44:13pas trop fréquemment
00:44:14Ça veut dire qu'abaisser
00:44:15le vert foncé
00:44:16vert un peu plus clair
00:44:17on peut en consommer
00:44:19j'allais dire
00:44:21tranquillement
00:44:21sans trop de soucis
00:44:23sans en abuser
00:44:24mais on peut
00:44:24ensuite jouer
00:44:25et puis quand on approche
00:44:26orange-rouge
00:44:27on peut en consommer
00:44:28ça pour être des produits
00:44:29gastronomiquement
00:44:30excellents
00:44:31mais dont l'abus
00:44:32peut être nocif
00:44:32pour la santé
00:44:33c'est tout ce que je disais
00:44:34à la ministre de l'agriculture
00:44:35vous vous rendez compte
00:44:36Perico avec le Nutri-Score
00:44:38le comté
00:44:39au lait cru
00:44:40et claché rouge
00:44:41je dis Madame la ministre
00:44:42si vous en mangez
00:44:424 kilos par jour
00:44:445 kilos de foie gras
00:44:45par semaine
00:44:46et ainsi de suite
00:44:46avec les meilleurs produits
00:44:47que je défends
00:44:49je donne ma vie
00:44:50pour défendre ce patrimoine agricole
00:44:51les abus
00:44:52des aliments
00:44:52les plus excellents
00:44:53les plus exceptionnels
00:44:54peuvent être nocifs
00:44:55pour la santé
00:44:55parce qu'ils ont un excès de lipides
00:44:57ou un excès de sucre
00:44:58voilà ça peut dépasser
00:44:59c'est tout
00:44:59c'est juste dire
00:44:59attention n'abusez pas
00:45:00voilà
00:45:01pourquoi ce message
00:45:02n'arrive pas à passer
00:45:03dans la conscience
00:45:04d'une partie
00:45:05de notre classe politique
00:45:05et des industriels
00:45:07alors malheureusement
00:45:09parce que
00:45:09certains industriels
00:45:11réfléchissent à très court terme
00:45:13et pensent que
00:45:14le simple fait
00:45:15de mettre
00:45:16un système
00:45:17qui permet
00:45:18au consommateur
00:45:19d'un simple coup d'œil
00:45:19de juger
00:45:20de la médiocrité
00:45:21de la qualité nutritionnelle
00:45:22va baisser
00:45:23leur vente
00:45:24et donc
00:45:24leur chiffre d'affaires
00:45:25donc au lieu de d'ailleurs
00:45:27de réfléchir
00:45:28comment améliorer
00:45:29les produits
00:45:29comment
00:45:30un petit peu
00:45:31le gras
00:45:31le sucre
00:45:32le sel
00:45:32ils préfèrent
00:45:33mettre la poussière
00:45:34sous le tapis
00:45:35cacher cela
00:45:35et lutter
00:45:37avec des moyens
00:45:37vraiment extrêmement forts
00:45:39pour empêcher
00:45:40que le Nutri-Score
00:45:41soit déployé
00:45:42et entre autres
00:45:43permettre aux consommateurs
00:45:44d'avoir un choix éclairé
00:45:45pour autant
00:45:46sur Jacques Berg
00:45:46il y a des industriels
00:45:47qui jouent le jeu
00:45:48qui y viennent
00:45:49certains m'ont dit
00:45:50grâce au Nutri-Score
00:45:51nous avons amélioré
00:45:52notre prestation
00:45:53et nous offrons aujourd'hui
00:45:54un produit de consommation
00:45:55qui est beaucoup plus fiable
00:45:56et beaucoup plus sain
00:45:57et sans le Nutri-Score
00:45:58on n'aurait pas fait cet effort
00:45:59et puis il y a ceux
00:46:00qui quoi qu'il se dérobe
00:46:01qui ne veulent pas
00:46:01parce que rappelons
00:46:02qu'il n'est pas obligatoire
00:46:03donc ne vient que celui
00:46:05qui veut jouer le jeu
00:46:05absolument
00:46:06alors comme vous le dites
00:46:07heureusement
00:46:08certains industriels
00:46:08ont fini par
00:46:09à la fois prendre en considération
00:46:11la science
00:46:12et puis la demande sociétale
00:46:13la demande des consommateurs
00:46:14nombreux quand même
00:46:15ils étaient zéro
00:46:17quand on l'a proposé
00:46:18en 2014
00:46:19ils étaient 6
00:46:19lorsqu'il a été adopté
00:46:20sur une base volontaire
00:46:21en 2017
00:46:22et puis ils ont été 50
00:46:23300, 500
00:46:24aujourd'hui
00:46:25il y a 1550 marques
00:46:27qui ont adopté une source
00:46:28ça présente
00:46:28à peu près 62%
00:46:30du marché alimentaire
00:46:31on les félicite professeur
00:46:32il faut vraiment les féliciter
00:46:33par contre
00:46:33il faut dire honte
00:46:35à ceux
00:46:35comme Ferrero
00:46:37Lactalis
00:46:37Mars
00:46:38Mondelez
00:46:38Coca-Cola
00:46:39ou Unilever
00:46:40ou Danone
00:46:41Kellogg's
00:46:42ou Biorg
00:46:42qui ne veulent pas
00:46:44ou qui ne veulent plus aller
00:46:46à partir du moment
00:46:47que la mise à jour
00:46:48du Nutri-Score
00:46:49ils considèrent
00:46:50que ça pénalise
00:46:51leurs produits
00:46:51alors que ça ne fait que
00:46:53rétablir la réalité
00:46:54de la composition nutritionnelle
00:46:55et donc combattent
00:46:56le Nutri-Score
00:46:57et là vraiment
00:46:58on peut leur dire
00:46:58honte à cela
00:46:59et bravo aux autres
00:47:00oui professeur
00:47:00mais nous avons de bonnes raisons
00:47:01d'espérer
00:47:02ce sont des gens
00:47:02qui ont une certaine intelligence
00:47:03qui connaissent leurs intérêts
00:47:05et que je pense
00:47:06qu'un jour
00:47:06sous le poids
00:47:07sous la pression
00:47:07des consommateurs
00:47:08ou tout simplement
00:47:09de la réglementation
00:47:10ils y viendront peut-être
00:47:11d'eux-mêmes
00:47:11et trouveront eux aussi
00:47:12qu'ils ont finalement
00:47:13beaucoup plus à y gagner
00:47:16qu'ils perdent
00:47:16en évitant
00:47:17de dire la vérité
00:47:18sur ce qu'il y a
00:47:18comme ingrédient
00:47:19dans leurs aliments
00:47:20alors on l'espère
00:47:21mais ça fait déjà
00:47:2212 ans
00:47:23qu'il y a ce combat
00:47:24et que peut-être
00:47:25s'ils ne viennent pas
00:47:26pour leur forcer la main
00:47:27il y a un moyen
00:47:28c'est de le rendre obligatoire
00:47:29et là ça doit passer
00:47:30par la législation
00:47:31et le courage politique
00:47:32Serge Herbert
00:47:32je connais des consommateurs
00:47:34qui s'il n'y a pas
00:47:35d'utriscor
00:47:35je ne prends plus
00:47:36si un jour
00:47:36cette consommation-là
00:47:38devient majoritaire
00:47:39ils seront bien obligés
00:47:40d'y venir
00:47:40parce que sans ça
00:47:41ils n'auront plus de clients
00:47:42aujourd'hui vous avez
00:47:43des gens qui sont insouciants
00:47:44on respecte
00:47:45pourquoi la pédagogie
00:47:46les communications
00:47:47votre engagement
00:47:48le nôtre bien entendu
00:47:49et puis un jour
00:47:50le marché qui dicte sa loi
00:47:51dira s'il n'y a pas
00:47:52vous savez aujourd'hui
00:47:53beaucoup de sommeliers
00:47:54me disent dans les restaurants français
00:47:56si nous n'avons pas
00:47:57de vin bio
00:47:58les gens ne prennent pas
00:47:59et le vin peut
00:48:00j'allais dire
00:48:00respecter la nature
00:48:01excellent
00:48:02il y a des gens
00:48:03qui attendent
00:48:03qu'il y ait un label bio
00:48:04pour acheter une bouteille de vin
00:48:05et je pense que
00:48:07rapidement
00:48:07plus qu'on ne pense
00:48:08parce qu'on sait les dégâts
00:48:10sur la santé publique
00:48:11de la malbouffe
00:48:12et on va en parler
00:48:12avec Mathilde Touvier
00:48:14quand on se rendra compte
00:48:15de cette tragédie
00:48:16je pense que le marché
00:48:17lui-même dira
00:48:18s'il n'y a pas
00:48:18de Nutri-Score
00:48:19ou un autre label
00:48:20on peut parler du cas
00:48:21qui est tout à fait différent
00:48:22mais en tout cas
00:48:23tant que nous n'aurons pas
00:48:23une information
00:48:24qui nous dit la vérité
00:48:25sur ce qu'il y a
00:48:26dans cet ingrédient
00:48:27et bien nous ne l'achèterons plus
00:48:28et là
00:48:29le capitalisme financier
00:48:30sera bien obligé
00:48:31de plier le genou
00:48:32j'espère
00:48:33alors vous avez raison
00:48:34d'autant plus que 90%
00:48:36des consommateurs
00:48:37dans de nombreuses études
00:48:39souhaitent que le Nutri-Score
00:48:40soit affiché
00:48:41ils sont même 94%
00:48:42à considérer qu'il doit
00:48:4394%
00:48:45qu'il doit être obligatoire
00:48:46donc être sur tous les aliments
00:48:48et de nombreuses études
00:48:49montrent que les consommateurs
00:48:51et c'est dans le sens
00:48:51de ce que vous dites
00:48:52font plus confiance
00:48:53à une marque
00:48:54qui affiche
00:48:54le Nutri-Score
00:48:55même pour un produit
00:48:56qui est mal classé
00:48:57par rapport à son concurrent
00:48:58qui ne l'affiche pas
00:48:59donc on se demande
00:49:00pourquoi les industriels
00:49:01pour l'instant ne réagissent pas
00:49:02alors il y a eu une tentative législative
00:49:04qui a failli aboutir
00:49:05adopté en première lecture
00:49:06vous vous souvenez
00:49:07vous et moi
00:49:07on avait dit
00:49:07mais vous m'aviez dit
00:49:08attention
00:49:09attention c'est pas terminé
00:49:10attendons la fin du film
00:49:11et puis la fin du film
00:49:12est arrivé
00:49:12finalement ça a été retocqué
00:49:14sous la pression des lobbies
00:49:15qui s'en sont à peine cachés
00:49:16rien ne dit Serge Ergberg
00:49:18et je pense que c'est en cours
00:49:19que les candidats
00:49:20à la élection présidentielle
00:49:21de 2027
00:49:22certains le mettront
00:49:23à leur programme
00:49:23et diront bien entendu
00:49:24pour répondre
00:49:25à l'attente du consommateur
00:49:26le Nutri-Score
00:49:27doit être obligatoire
00:49:29en République française
00:49:30vous savez
00:49:30le principe de l'appellation d'origine
00:49:31a été copié par le monde entier
00:49:33l'Europe l'a intégré
00:49:34au code européen en 1992
00:49:36je ne doute pas
00:49:37qu'un jour
00:49:38non seulement le Nutri-Score
00:49:39sera obligatoire en France
00:49:40mais il sera la référence
00:49:41de l'anti-malbouffe
00:49:42dans l'Europe entière
00:49:43et peut-être dans le monde entier
00:49:44je crois qu'il faut garder espoir
00:49:45on l'espère
00:49:47et vous avez raison
00:49:48politiquement
00:49:49on n'est passé pas très loin
00:49:50l'année dernière
00:49:51là il y a
00:49:54une proposition de loi
00:49:55qui d'ailleurs
00:49:56transpartisane
00:49:57qui recouvre
00:49:589 des 12 partis
00:49:59qui sont représentés
00:50:00à l'Assemblée nationale
00:50:01qui a été déposée
00:50:02on espère qu'il y a une niche
00:50:03il y aura de nouvelles discussions
00:50:04au niveau
00:50:05au moment du plan de financement
00:50:06la loi de financement
00:50:08de la sécurité sociale
00:50:09en novembre-décembre
00:50:10on peut espérer
00:50:11que là
00:50:13cette mobilisation sociétale
00:50:14extrêmement forte
00:50:15cette demande des consommateurs
00:50:17cette pression
00:50:18amène les politiques
00:50:19à prendre leurs responsabilités
00:50:22en France et en Europe
00:50:23en Europe
00:50:23on a failli avoir un logo
00:50:25mais je sais bien
00:50:25obligatoire
00:50:26mais le lobby
00:50:26est véhiculé entre autres
00:50:28par tous les grands industriels
00:50:31quelques secteurs agricoles
00:50:32et puis l'Italie
00:50:32le gouvernement de madame Mélanie
00:50:34qui a fait
00:50:35un véritable rouleau compresseur
00:50:37pour empêcher
00:50:37que le Nutri-Score
00:50:38devienne obligatoire
00:50:39dans les 27 pays européens
00:50:41bien sûr
00:50:41et encore que l'Italie
00:50:42est un pays
00:50:42qui est beaucoup plus soucieux
00:50:44sur sa qualité
00:50:44et son éthique alimentaire
00:50:45que nous
00:50:46mais bien entendu
00:50:46là aussi
00:50:47pour des raisons
00:50:47de lobby financier
00:50:48l'Italie
00:50:49a fait marche à rien
00:50:50mais il y a des parlementaires
00:50:51qui sont totalement convaincus
00:50:52par la nécessité du Nutri-Score
00:50:54et il y a un mouvement
00:50:55de toutes les manières
00:50:55dans ce pays
00:50:56qui fera que
00:50:57inévitablement
00:50:57ce projet aboutira
00:51:00nous allons retrouver
00:51:01dans quelques instants
00:51:01Mathilde Touvier
00:51:02qui est en ligne avec vous
00:51:04et je lui demanderai
00:51:05de confirmer
00:51:06et c'est elle la spécialiste
00:51:07le bien fondé
00:51:08du Nutri-Score
00:51:09effectivement dans quelques instants
00:51:10nous poursuivons nos échanges
00:51:12sur le Nutri-Score
00:51:12avec son créateur
00:51:13le professeur Serge Erkberg
00:51:15et puis la directrice
00:51:16de recherche
00:51:17en épidémiologie nutritionnelle
00:51:19Mathilde Touvier
00:51:21nous rejoindra
00:51:22pour décrypter
00:51:22l'efficacité
00:51:23de ce logo
00:51:24est-ce que vous
00:51:25vous êtes attentif
00:51:26à ce logo
00:51:27lorsque vous achetez
00:51:28vos aliments
00:51:29est-ce que vous lui faites
00:51:30confiance
00:51:30pensez-vous
00:51:31que le Nutri-Score
00:51:32est utile
00:51:33pour votre santé
00:51:33et bien appuyez-nous
00:51:35pour nous le dire
00:51:35au 0 826 300
00:51:38vous êtes bien sûr
00:51:39ceux de radio
00:51:39il est 13h19
00:51:40je reçois le professeur
00:51:42Serge Erkberg
00:51:44concepteur
00:51:44créateur du Nutri-Score
00:51:46nous discutons avec lui
00:51:47pourquoi certains
00:51:48lobby industriels
00:51:49sont disposés
00:51:50à continuer
00:51:51à faire du fric
00:51:51tout en nous empoisonnant
00:51:52alors que le Nutri-Score
00:51:54justement leur permet
00:51:55de faire du fric
00:51:55mais sans nous empoisonner
00:51:57c'est un des mystères
00:51:58de cette société française
00:52:00nous avons en ligne
00:52:02Mathilde Touvier
00:52:03qui a succédé
00:52:04à se dire
00:52:05qu'ils se connaissent
00:52:06ils ont écrit
00:52:06un livre ensemble
00:52:07et vous étiez venu
00:52:07justement le présenter
00:52:09Mathilde Touvier
00:52:09qui est à l'INSERM
00:52:10qui est aussi
00:52:11une nutritionniste
00:52:12et surtout
00:52:13ingénieur
00:52:14ingénieur
00:52:15agronome
00:52:15vous avez les deux
00:52:17professeurs
00:52:17vous êtes un médecin
00:52:18vous vous apportez médical
00:52:19sur la santé
00:52:20la biologie
00:52:21et Mathilde Touvier
00:52:22raconte
00:52:23voilà le lien
00:52:23vous faites le lien
00:52:24bien sûr
00:52:25et on recevait
00:52:25Jérôme Bey
00:52:26tout à l'heure
00:52:26bien sûr
00:52:27que les produits
00:52:28français agricoles
00:52:29de qualité
00:52:30qui sont conformes
00:52:31au Nutri-Score
00:52:32qui sont reconnus
00:52:33par le Nutri-Score
00:52:33devraient entrer
00:52:34dans la composition
00:52:35le plus souvent possible
00:52:36de notre alimentation
00:52:38Mathilde Touvier
00:52:39on rappelle
00:52:40le Nutri-Score
00:52:41vous êtes
00:52:42à l'INSERM
00:52:44il y a une utilité
00:52:45économique et sociale
00:52:46à faire valoir
00:52:47le Nutri-Score
00:52:48c'est important
00:52:49qu'il soit
00:52:50aujourd'hui
00:52:51la norme de référence
00:52:52du consommateur
00:52:53qui a peu de moyens
00:52:54qui s'y connaît peu
00:52:55et qui a besoin
00:52:55de savoir
00:52:56qu'est-ce qu'il peut manger
00:52:56qu'est-ce qu'il ne peut pas manger
00:52:59alors oui
00:53:00oui absolument
00:53:00alors l'idée
00:53:01du Nutri-Score
00:53:03c'était vraiment
00:53:04de pouvoir donner
00:53:04cette information simple
00:53:06en un coup d'œil
00:53:06en intégrant
00:53:08dans son mode de calcul
00:53:09les paramètres
00:53:10dont on sait
00:53:11qu'ils impactent
00:53:11la santé
00:53:12quand on parle de santé
00:53:13on parle de maladies
00:53:14cardio-vasculaires
00:53:15de diabète
00:53:15d'hypertension
00:53:16de cancer
00:53:17de mortalité
00:53:17et plein d'autres pathologies
00:53:19et dont on sait
00:53:20les paramètres
00:53:21qui sont dans le calcul
00:53:22du Nutri-Score
00:53:23on sait qu'ils vont être
00:53:23pour certains protecteurs
00:53:25et pour d'autres délétères
00:53:26et donc ce score-là
00:53:27vous donne l'image
00:53:28de la qualité nutritionnelle
00:53:30globale du produit
00:53:31en intégrant ces facteurs
00:53:32il a fait l'objet
00:53:33de plus de 160 publications
00:53:35maintenant
00:53:35avec des études
00:53:37à la fois
00:53:37qui montraient
00:53:39que lorsqu'on mangeait
00:53:40mieux classé au Nutri-Score
00:53:41on avait moins
00:53:42de toutes ces maladies chroniques
00:53:43et puis on vivait
00:53:44plus longtemps
00:53:45on avait moins
00:53:45de mortalité aussi
00:53:46des études
00:53:47qui portaient
00:53:48sur plusieurs centaines
00:53:49de milliers de participants
00:53:50en France
00:53:50en Europe
00:53:52des études également
00:53:53qui ont montré
00:53:54que c'était un logo
00:53:55qui était
00:53:55très bien compris
00:53:56par les personnes
00:53:58et notamment
00:53:58par les personnes
00:53:59les plus défavorisées
00:54:00c'était celles
00:54:01qui bénéficiaient
00:54:02le plus
00:54:02de ce logo
00:54:03puisque c'est celles
00:54:04qui avaient le moins
00:54:05tendance à la base
00:54:06à aller décrypter
00:54:07le tableau de composition
00:54:08complexe
00:54:09avec les teneurs
00:54:10en gras en sucre
00:54:10en celles
00:54:11que personne ne lit
00:54:11sur les emballages
00:54:12et puis c'était le logo
00:54:14qui avait le plus d'impact
00:54:15pour vraiment améliorer
00:54:16la qualité nutritionnelle
00:54:18des paniers d'achat
00:54:19et on l'a testé
00:54:20contre plein d'autres logos
00:54:22y compris des logos
00:54:23qui étaient proposés
00:54:23par l'industrie agroalimentaire
00:54:25dont certains
00:54:26allaient même
00:54:26vraiment dans l'autre sens
00:54:27et favoriser
00:54:28la consommation
00:54:29et le choix
00:54:30de produits
00:54:30gras sucré salé
00:54:31donc c'est vraiment
00:54:32un logo
00:54:32qui a fait ses preuves
00:54:33scientifiquement
00:54:34et dont on sait
00:54:35aujourd'hui
00:54:36un rapport de l'OCDE
00:54:37a montré
00:54:37qu'on pourrait éviter
00:54:38grâce à lui
00:54:392 millions de cas
00:54:40de maladies chroniques
00:54:41en Europe
00:54:41d'ici 2050
00:54:42s'il était généralisé
00:54:44c'est à dire
00:54:45que c'est un outil
00:54:46d'information
00:54:47à grande échelle
00:54:48destiné à la consommation
00:54:49de masse
00:54:50justement le problème
00:54:51c'est la consommation
00:54:52de masse
00:54:53on sait qu'il pourrait
00:54:54limiter les dégâts
00:54:55de santé publique
00:54:56on sait qu'il pourrait
00:54:57éviter à beaucoup
00:54:58de consommateurs
00:54:59de tomber malade
00:55:00par l'abus
00:55:01d'aliments
00:55:02dont le contenu
00:55:03en excès de sucre
00:55:04en excès de grain
00:55:04n'est pas nocif
00:55:05et pour autant
00:55:06on le disait
00:55:06avec le professeur
00:55:07Eric Berg
00:55:08réticence encore
00:55:09de certains agroalimentaires
00:55:11de certaines industries
00:55:12agroalimentaires
00:55:12et de certaines
00:55:13parties de la classe politique
00:55:14qui considère
00:55:15que c'est une contrainte
00:55:16la vérité c'est quoi ?
00:55:17c'est que ça empêche
00:55:18de faire des profits faciles ?
00:55:21Oui, c'est ça
00:55:22qui est vraiment
00:55:23assez hallucinant
00:55:24alors non seulement
00:55:25il y a toute cette science
00:55:26que j'évoquais
00:55:27il y a maintenant
00:55:28le soutien
00:55:29de l'académie de médecine
00:55:30de 45 sociétés savants
00:55:32de 33 associations
00:55:34de patients
00:55:35de consommateurs
00:55:36qui demandent
00:55:37à ce que le Nutri-Score
00:55:38soit obligatoire
00:55:39en voyant toutes
00:55:40ces preuves
00:55:40et cet impact
00:55:41positif
00:55:42pour la santé publique
00:55:43et malgré ça
00:55:44on en est encore
00:55:45à devoir débattre
00:55:46et argumenter
00:55:47auprès de politiques
00:55:48et qui font l'objet
00:55:49d'un lobby
00:55:50très très intensif
00:55:51de la part d'une partie
00:55:52de l'industrie agroalimentaire
00:55:54donc là
00:55:55on demande finalement
00:55:57à ces politiques
00:55:57maintenant aujourd'hui
00:55:58d'avoir le courage
00:56:00lorsqu'ils arbitrent
00:56:02dans la balance
00:56:02de faire peser
00:56:03plus lourd
00:56:03la santé
00:56:04des populations
00:56:05le bien-être
00:56:06la longévité
00:56:07la santé
00:56:08par rapport
00:56:09aux intérêts économiques
00:56:10de ces groupes-là
00:56:11en tout cas
00:56:12l'INSERM
00:56:12que vous représentez
00:56:13qui est un institut
00:56:15c'est son titre
00:56:16incontestable
00:56:17qui est une des
00:56:17une des fiertés
00:56:18justement
00:56:19des études sanitaires
00:56:20en France
00:56:21on est formel
00:56:22la malbouffe
00:56:23tue
00:56:24et de façon
00:56:25massive
00:56:25aujourd'hui
00:56:26alors c'est moins
00:56:27c'est moins prégnant
00:56:28c'est moins impressionnant
00:56:29que des accidents
00:56:30de la route
00:56:31ou peut-être
00:56:31que des accidents
00:56:32du tabac
00:56:33on met très volontiers
00:56:35fumé-tu
00:56:35sur le paquet
00:56:36de cigarettes
00:56:37et il y a des réticences
00:56:39pour mettre
00:56:39le Nutri-Score
00:56:40sur un produit
00:56:41qui est gorgé
00:56:42de sucre
00:56:43ou d'huile
00:56:44végétalisée
00:56:46Mathilde Touvier
00:56:47l'INSERM
00:56:47ne lâchera pas
00:56:48le morceau
00:56:48je pense là-dessus
00:56:50oui alors
00:56:51totalement
00:56:51et puis quand on regarde
00:56:52d'ailleurs
00:56:53même la hiérarchie
00:56:53des facteurs de risque
00:56:55modifiable
00:56:55de mortalité
00:56:56prématurée
00:56:57au niveau international
00:56:58les facteurs nutritionnels
00:57:00sont vraiment très hauts
00:57:01dans la hiérarchie
00:57:02et sont même devant le tabac
00:57:04pour certaines pathologies
00:57:05ou dans certains pays
00:57:07donc on a là
00:57:07quand même
00:57:08un facteur modifiable
00:57:10qui est absolument majeur
00:57:11si on regarde
00:57:12au niveau mondial
00:57:13on a à peu près
00:57:13un décès sur 5
00:57:14qui est lié
00:57:15à des facteurs nutritionnels
00:57:16donc il ne s'agit pas
00:57:17là de quelque chose
00:57:18d'anecdotique
00:57:19il s'agit vraiment
00:57:20d'un facteur
00:57:21sur lequel on peut agir
00:57:22au niveau individuel
00:57:23et puis au niveau collectif
00:57:24avec les politiques publiques
00:57:26comme le programme
00:57:26national nutrition santé
00:57:28pour pouvoir vraiment
00:57:29vraiment changer les choses
00:57:30donc il y a un rôle politique
00:57:32et puis il y a un rôle
00:57:33en tant que citoyen
00:57:34je pense que vous allez
00:57:34aborder la pétition
00:57:36qui a été lancée
00:57:38sur le site
00:57:38de l'Assemblée nationale
00:57:39à combien de signatures
00:57:40on en est ?
00:57:42alors on en était
00:57:43à plus de 90 000
00:57:45il y a quelques heures
00:57:47et oui
00:57:48alors ça se présente bien
00:57:49d'autant qu'il y a
00:57:50plusieurs paliers
00:57:50il y a un palier
00:57:51à 100 000 signatures
00:57:52qui déjà permettrait
00:57:53que cette pétition
00:57:54soit rendue plus visible
00:57:55sur le site
00:57:56de l'Assemblée nationale
00:57:57et obligerait à ce qu'elle
00:57:58soit discutée
00:57:59au moins dans une niche
00:58:00c'est un début déjà
00:58:01d'obligation
00:58:02et si on atteint
00:58:03ensuite les 500 000 signatures
00:58:05il y aura encore plus
00:58:06d'obligation
00:58:07de pousser
00:58:08cette proposition
00:58:09de loi
00:58:10dans le débat parlementaire
00:58:12donc il y a vraiment
00:58:12là aussi un rôle
00:58:13qu'on peut jouer
00:58:14en tant que citoyen
00:58:15en soutenant
00:58:15le Nutri-Score
00:58:16de par cette pétition
00:58:18sur le site
00:58:18de l'Assemblée nationale
00:58:19je vois le professeur
00:58:20Serge-Albert
00:58:20qui opine du chef
00:58:21de façon très satisfaite
00:58:23Alissa vous voulez
00:58:23nous rappeler un point
00:58:24justement
00:58:24sur la malbouffe
00:58:26Mathilde Touvier
00:58:27vient de parler
00:58:28d'études scientifiques
00:58:29sur les conséquences
00:58:31sanitaires
00:58:31de se faire empoisonner
00:58:34en fait par certains
00:58:34aliments
00:58:35donc nous on va parler
00:58:36maintenant de la malbouffe
00:58:37chez les adolescents
00:58:38qui est tout simplement
00:58:39une bombe à retardement
00:58:41en France
00:58:41on a 17%
00:58:43des jeunes de 6 à 17 ans
00:58:44qui sont en surpoids
00:58:45dont 4%
00:58:47en situation d'obésité
00:58:48et derrière ces chiffres
00:58:49il n'y a pas seulement
00:58:49quelques kilos en trop
00:58:50il y a effectivement
00:58:51les maladies
00:58:52qui peuvent commencer
00:58:53à s'installer
00:58:53dès l'adolescence
00:58:54une alimentation
00:58:55trop riche en sucre
00:58:56en sel
00:58:57en graisse saturée
00:58:58et en produits
00:58:58ultra transformés
00:58:59favorise l'hypertension
00:59:01l'excès de cholestérol
00:59:02la résistance à l'insuline
00:59:03et parfois même
00:59:04un diabète de type 2
00:59:05elle augmente également
00:59:06le risque de maladies
00:59:08du foie gras
00:59:08d'apnée du sommeil
00:59:09et de problèmes articulaires
00:59:11à cela s'ajoutent
00:59:12les conséquences psychologiques
00:59:13mauvaise estime de soi
00:59:14harcèlement
00:59:15anxiété
00:59:15ou dépression
00:59:16et les habitudes
00:59:17prises à 15 ans
00:59:18accompagnent souvent
00:59:19les adultes
00:59:20qu'ils deviendront
00:59:21le problème est aussi
00:59:22social
00:59:23l'obésité touche
00:59:24trois fois plus
00:59:24les enfants d'ouvriers
00:59:26que ceux de cadre
00:59:27les produits
00:59:28les moins chers
00:59:29sont souvent
00:59:29malheureusement
00:59:30les plus gras
00:59:30les plus sucrés
00:59:31et les plus transformés
00:59:32ben vous voyez
00:59:33on a cet outil formidable
00:59:34en France
00:59:35et on a pourtant
00:59:35du mal à le faire
00:59:36à le faire
00:59:37à le faire passer
00:59:40professeur
00:59:40Hercberg
00:59:41est-ce que le corps scientifique
00:59:42dans son ensemble
00:59:43on l'a entendu
00:59:43Mathilde Touvier
00:59:45je vous trouve
00:59:45un petit peu seul
00:59:46j'aurais pensé
00:59:48que d'autres sommités
00:59:48de la science
00:59:49et notamment de la nutrition
00:59:50vous rejoignent
00:59:51dans ce combat
00:59:52pour le nutricor
00:59:53tout de même
00:59:53nous ne sommes pas
00:59:54complètement seuls
00:59:55pour d'abord
00:59:55comme la race
00:59:56je dis que j'aurais
00:59:57entendu que d'autres
00:59:58grands nombres
00:59:59de la médecine
01:00:00et de la nutrition
01:00:01se mobilisent
01:00:02qu'on connait
01:00:02sur les médias
01:00:03qui écrivent beaucoup
01:00:04on reconnait
01:00:04leur talent
01:00:05et leurs compétences
01:00:05je les aurais attendus
01:00:07plus
01:00:08j'allais dire
01:00:09dynamiques
01:00:09plus impliqués
01:00:10dans la promotion
01:00:11du nutricor
01:00:11alors oui
01:00:12il y a les scientifiques
01:00:13qui écrivent
01:00:14des articles scientifiques
01:00:16et puis il y a des scientifiques
01:00:17qui écrivent
01:00:17des livres
01:00:18alors ceux-là
01:00:19ont tendance parfois
01:00:20à moins nous soutenir
01:00:21parce qu'ils n'aiment pas
01:00:23aller dans le sens
01:00:24de ce que la science apporte
01:00:26ils essayent de trouver
01:00:26une spécificité
01:00:27mais ils sont très peu nombreux
01:00:28par rapport quand même
01:00:29au soutien très fort
01:00:30qu'on a de la communauté
01:00:32scientifique
01:00:33comme l'a rappelé
01:00:34Mathilde Touillet
01:00:34c'est vraiment des experts
01:00:36dans des domaines
01:00:36de la nutrition
01:00:37de la cancérologie
01:00:38de la pédiatrie
01:00:38de la santé publique
01:00:39ou de la cardiologie
01:00:40qui ont apporté leur soutien
01:00:41à Nutri-Score
01:00:42et puis l'assurance maladie
01:00:44qui en plus a montré
01:00:45qu'en dehors même
01:00:47du bénéfice individuel
01:00:49de la santé des individus
01:00:50il y a un bénéfice économique
01:00:52chiffré
01:00:52si le Nutri-Score
01:00:53était généralisé
01:00:54à au moins
01:00:54100 millions d'euros par an
01:00:56donc vous voyez que face
01:00:57à ces grands enjeux de santé publique
01:00:59que vous avez rappelés
01:00:59qui ont un coût humain social
01:01:01et économique
01:01:01on a un outil très simple
01:01:04qui certes ne résoudra pas
01:01:05tous les problèmes
01:01:06à lui seul
01:01:07mais permettra de contribuer
01:01:08d'avoir un impact
01:01:09tant sur la santé des individus
01:01:11que sur les dépenses de santé
01:01:13donc la santé publique
01:01:14Dans quelques instants
01:01:15c'est à vous tous
01:01:16qui nous écoutez
01:01:17de prendre la parole
01:01:18face au professeur Serge Erkberg
01:01:21créateur du Nutri-Score
01:01:22alors cette petite lettre
01:01:24et cette petite couleur
01:01:25peuvent vraiment nous aider
01:01:26est-ce que vous
01:01:27vous pensez
01:01:28qu'il va falloir
01:01:29le rendre obligatoire
01:01:30est-ce que vous regardez
01:01:32vos étiquettes
01:01:33vous lorsque vous achetez
01:01:34vos produits
01:01:34appelez-nous
01:01:35pour nous le dire
01:01:36au 0800 26 300 300
01:01:45Vous êtes bien sur Sud Radio
01:01:47en ce jeudi 10 septembre
01:01:49il est 13h33
01:01:51nous recevons
01:01:51le professeur Serge Erkberg
01:01:53pour parler des vertus
01:01:55du Nutri-Score
01:01:56et se demander la question
01:01:57pourquoi certains lobby industriels
01:01:58veulent continuer
01:02:00à faire du fric
01:02:01en nous empoisonnant
01:02:02je remercie Mathilde Touvier
01:02:04qui a dû nous laisser
01:02:07parce qu'elle a des obligations
01:02:09professionnelles
01:02:09elle est à l'Inserm
01:02:10elle a pris la suite
01:02:11du professeur Erkberg
01:02:12qui me dit
01:02:13l'Inserm c'est une équipe
01:02:15c'est un travail collectif
01:02:17Mathilde Touvier
01:02:18a beaucoup participé
01:02:19à la conception
01:02:20du Nutri-Score
01:02:20c'est elle aujourd'hui presque
01:02:21et qui porte le flambeau
01:02:23en tout cas sur le terrain
01:02:24scientifique
01:02:25et que
01:02:26à l'Inserm
01:02:27et ailleurs
01:02:28quand on est des grands scientifiques
01:02:29c'est le professeur Axel Kahn
01:02:31qui me le disait
01:02:31la fierté d'un professeur
01:02:33c'est quand ses élèves
01:02:34le dépassent en compétence
01:02:36ça veut dire
01:02:36qu'il a bien oeuvré
01:02:37et je sens
01:02:38Serge Erkberg
01:02:39très satisfait
01:02:40de ce que Mathilde Touvier
01:02:42entreprend aujourd'hui
01:02:43des réussites
01:02:43qu'elle rencontre
01:02:44et de l'obstination
01:02:45et de l'abnégation
01:02:46en tout cas
01:02:46elle fait preuve
01:02:47pour porter ce combat
01:02:49de l'anti-malbouffe
01:02:50tout simplement
01:02:51qui est très utile
01:02:52à notre pays
01:02:53nous avons des gens
01:02:54qui nous ont appelés
01:02:55vous imaginez bien
01:02:55Serge Erkberg
01:02:56que ce sujet passionne
01:02:58les françaises
01:02:59et les français
01:02:59notamment
01:03:00sur ceux de radio
01:03:01qui est le média
01:03:03du parle
01:03:03nous avons Didier
01:03:05qui nous appelle
01:03:05du gros du roi
01:03:06bonjour Didier
01:03:08oui bonjour Perico
01:03:10bonjour Anissa
01:03:10et bonjour professeur
01:03:12alors Didier
01:03:13est-ce que vous êtes
01:03:14sensible
01:03:15attentif
01:03:16au contenu
01:03:17des étiquettes
01:03:17est-ce qu'il vous arrive
01:03:18de vous assurer
01:03:19qu'il y a ou pas
01:03:20du Nutri-Score
01:03:20sur les aliments
01:03:21que vous achetez
01:03:22en grande surface
01:03:23ou dans le commerce
01:03:23oui oui tout à fait
01:03:25je me laisse guider
01:03:27bien souvent
01:03:28par le Nutri-Score
01:03:30je néglige
01:03:31certains produits
01:03:33qui ne le portent pas
01:03:36et effectivement
01:03:37je veux remercier
01:03:38le professeur
01:03:39de cette création
01:03:42et de son développement
01:03:43c'est une démarche
01:03:44que vous avez acquise
01:03:46en prenant conscience
01:03:46ou vous avez toujours
01:03:47été très soucieux
01:03:48du contenu
01:03:49de votre assiette
01:03:49vous savez que la malbouffe
01:03:51est une réalité
01:03:51qu'elle fait des dégâts
01:03:52considérables
01:03:53ou est-ce que vous étiez
01:03:54comme tous les consommateurs
01:03:55que nous étions
01:03:56dès lors que c'est sur le marché
01:03:57c'est que c'est bon
01:03:57on cesse de nous dire
01:03:59ne vous occupez de rien
01:04:00on s'occupe de tout
01:04:01dès que tout ce qui est
01:04:02une étiquette
01:04:02tout ça est vérifié
01:04:03c'est très bon
01:04:04ou est-ce qu'à un moment donné
01:04:05vous vous êtes dit
01:04:05c'est pas vrai
01:04:06tout n'est pas forcément très bon
01:04:08oui effectivement
01:04:09on le sait
01:04:09tout n'est pas forcément très bon
01:04:11il y a des produits
01:04:12qui sont néfastes
01:04:15à la santé
01:04:17vous faites
01:04:18vous faites
01:04:19j'allais dire
01:04:19vous transformez vous-même
01:04:20vos aliments
01:04:21chez vous
01:04:21on fait un peu la cuisine
01:04:22vous achetez des produits frais
01:04:23ou vous avez souvent recours
01:04:25à des produits transformés
01:04:26ou des produits industriels
01:04:28les deux
01:04:29les deux
01:04:29mais effectivement
01:04:30j'utilise pas mal
01:04:31de produits transformés
01:04:33et le moins transformés possible
01:04:35bien sûr
01:04:35autour de vous
01:04:36vous sentez quand même
01:04:37qu'aussi
01:04:37dans votre famille
01:04:38dans vos amis
01:04:39les gens deviennent
01:04:40de plus en plus soucieux
01:04:41des indications
01:04:42qu'il y a sur les étiquettes
01:04:43et de la valeur
01:04:44non nutritionnelle
01:04:45des aliments
01:04:46que l'on nous met
01:04:46sur le marché
01:04:47oui
01:04:48oui oui
01:04:48je pense effectivement
01:04:49que ça progresse
01:04:50mais il faut que ça continue
01:04:53à progresser
01:04:54et je dirais
01:04:55de manière naturelle
01:04:56bien sûr
01:04:57sans obligation
01:05:00sans imposition
01:05:02on a déjà trop de règlements
01:05:04station en France
01:05:06pour rajouter une
01:05:09vous connaissez
01:05:10Hoche du Val
01:05:11certainement
01:05:12bien sûr
01:05:12vous connaissez
01:05:13l'inflation
01:05:16normative
01:05:16normative
01:05:17bien sûr
01:05:18et donc
01:05:19je pense que
01:05:20le Nutri-Score
01:05:21doit gagner
01:05:22par la conviction
01:05:24mais parce que
01:05:25et à nous tous
01:05:27de prolonger
01:05:30la bonne parole
01:05:31Didier
01:05:31justement
01:05:32vous mettez le point
01:05:33sur l'essentiel
01:05:33le Nutri-Score
01:05:34n'est pas une norme
01:05:36non
01:05:36c'est une information
01:05:38c'est une information
01:05:40vous savez
01:05:41il y a des produits
01:05:41où on met la tête de mort
01:05:42sur des produits
01:05:43des produits de nettoyage
01:05:45ou certains produits toxiques
01:05:46il y a une tête de mort
01:05:47sur les paquets de cigarettes
01:05:48il y a un maquillage
01:05:49et fumée tu
01:05:49le Nutri-Score
01:05:50c'est juste une information
01:05:51pour dire aux gens
01:05:52qui sont dans l'addiction
01:05:54attention
01:05:55n'abusez pas de ça
01:05:56mais on vous interdit
01:05:57absolument pas d'acheter
01:05:58on vous dit seulement
01:06:00n'en abusez pas
01:06:01n'en abusez pas
01:06:01mais il ne faut pas
01:06:02que même
01:06:04l'impression
01:06:05du Nutri-Score
01:06:07soit une obligation
01:06:08pour les industriels
01:06:09il faut que naturellement
01:06:11bien sûr
01:06:11bien sûr
01:06:13ça serait l'idéal
01:06:14ça serait l'idéal
01:06:15ça serait l'idéal
01:06:16mais il faut
01:06:16il faut un petit peu
01:06:17quelquefois
01:06:17peut-être
01:06:18professeur
01:06:19il faut peut-être
01:06:19les aider
01:06:21à y venir
01:06:22puisque
01:06:23ceux qui y viennent
01:06:24en sont content
01:06:24et ce n'est pas
01:06:25des petits groupes
01:06:26qui utilisent
01:06:26le Nutri-Score
01:06:27donc les grands groupes
01:06:28que vous avez cités
01:06:29tout à l'heure
01:06:29à un moment donné
01:06:30quand ils pourront prouver
01:06:31à leurs clients
01:06:32à leurs consommateurs
01:06:34qu'ils ont
01:06:35le courage
01:06:35d'indiquer
01:06:36le contenu
01:06:37de leurs produits
01:06:38ça félicitera
01:06:39leur relation
01:06:40avec la clientèle
01:06:40professeur
01:06:41oui tout à fait
01:06:42alors moi je partage
01:06:43ce que Didier soulève
01:06:44j'aurais été ravi
01:06:46qu'on arrive naturellement
01:06:48à ce que l'ensemble
01:06:48des industriels
01:06:49y adhèrent
01:06:50alors on a convaincu
01:06:52un certain nombre
01:06:52d'entre eux
01:06:53mais aujourd'hui
01:06:53il y a vraiment
01:06:54un plafond de verre
01:06:55parce qu'on n'arrive
01:06:56vraiment pas
01:06:57à convaincre
01:06:58ceux qui restent
01:06:59et à s'opposer
01:07:00au Nutri-Score
01:07:01et même
01:07:01il y a des désengagements
01:07:02de certains industriels
01:07:04face au fait
01:07:05qu'ils considèrent
01:07:06que ça repousse
01:07:08un certain nombre
01:07:09d'achats alimentaires
01:07:10c'est pour cela
01:07:11qu'on a essayé
01:07:12de s'appuyer
01:07:13sur le côté volontariste
01:07:15en 2017
01:07:16lorsqu'il a été adopté
01:07:18en France
01:07:18et vous voyez
01:07:18quasiment 10 ans après
01:07:20et bien on n'a pas réussi
01:07:21à convaincre tout le monde
01:07:22c'est pour ça
01:07:22qu'on pousse
01:07:23alors certes
01:07:24il ne faut pas
01:07:24des normes sur tout
01:07:25mais là
01:07:26c'est vraiment
01:07:26des enjeux de santé publique
01:07:27majeurs
01:07:28et on sait
01:07:29qu'en rendant
01:07:30obligatoire
01:07:31le Nutri-Score
01:07:31en forçant la main
01:07:32aux industriels
01:07:33qui refusent de l'afficher
01:07:34ou fournir
01:07:35aux consommateurs
01:07:36un moyen
01:07:36d'avoir un choix
01:07:37éclairé
01:07:38bénéfique à sa santé
01:07:39et comme le rappelait
01:07:40Mathilde Touillier
01:07:41on efface vraiment
01:07:41des énormes enjeux
01:07:42de santé publique
01:07:43vous savez
01:07:43Serge-Jacques-Ber
01:07:44même que l'évangile
01:07:45qui est plutôt un texte généreux
01:07:47il a mis du temps
01:07:48aussi à un moment donné
01:07:49et ceux qui portaient
01:07:50cette parole
01:07:51ont eu au départ
01:07:52beaucoup de problèmes
01:07:53voire des souffrances
01:07:54avant d'avoir satisfaction
01:07:56nous avons
01:07:57Nathalie
01:07:57qui nous appelle
01:07:58de Bézier
01:07:58bonjour Nathalie
01:08:00Oui, bonjour Professeur
01:08:01bonjour
01:08:03Coutrois
01:08:03merci pour nous donner
01:08:04la parole
01:08:05Voilà
01:08:05Nathalie vous êtes
01:08:07un peu adepte
01:08:08du Nutri-Score
01:08:09vous en tenez compte
01:08:09vous le regardez
01:08:10ou vous essayez
01:08:11par vous-même
01:08:12de savoir
01:08:12ce qui est bon
01:08:13et pas bon
01:08:14alors déjà
01:08:16l'intérêt
01:08:17c'est qu'il existe
01:08:18déjà pour donner
01:08:18l'information
01:08:19ce qui dit
01:08:20avant qu'il existe
01:08:21on s'en passait
01:08:23quand même
01:08:23et rappelez-vous
01:08:24quand même
01:08:25c'est une bonne chose
01:08:27pour aujourd'hui
01:08:27d'accord
01:08:28mais à l'époque
01:08:29il y a 30 ou 40 ans
01:08:31les gens n'étaient pas
01:08:32si gros
01:08:32il n'y avait pas
01:08:33de problème
01:08:34d'alimentation
01:08:35dans nos pays occidentaux
01:08:36et
01:08:38les femmes faisaient à manger
01:08:39c'est sûr
01:08:40il n'y avait plus
01:08:40moins de formes
01:08:41et on était en meilleure santé
01:08:42enfin globalement
01:08:44on va dire
01:08:44au niveau
01:08:45en tout cas alimentaire
01:08:47voilà
01:08:48alors en ce qui me concerne
01:08:49je trouve intéressant
01:08:50que le Nutri-Score existe
01:08:52parce que
01:08:53à produit égal
01:08:55équivalent
01:08:56je vais forcément
01:08:57privilégier celui
01:08:58qui est plutôt dans le vert
01:08:59vous voyez
01:08:59oui
01:09:00mais comme dans ma famille
01:09:02on n'a pas de problème
01:09:04particulier
01:09:05par rapport à l'obésité
01:09:06ou à l'alimentation
01:09:09ou de maladies chroniques
01:09:10issues
01:09:11diabète ou autre
01:09:12de la malbouffe
01:09:14quand j'ai envie
01:09:14d'acheter un pot de Nutella
01:09:15pardonnez-moi
01:09:16je vous marre
01:09:17non non mais c'est très bien
01:09:18c'est un sujet
01:09:19c'est un sujet
01:09:20d'actualité
01:09:21voilà
01:09:21ceci dit
01:09:23même si nous
01:09:24on est un peu
01:09:24hors cadre
01:09:25puisque maintenant
01:09:26la norme
01:09:26c'est qu'il faut faire
01:09:27attention à tout
01:09:28parce que nous
01:09:28on fait beaucoup de sport
01:09:29j'ai élevé 4 filles
01:09:31elles sont toutes minces
01:09:32il faut une
01:09:33qui ne fait pas la même
01:09:34et que j'ai fait
01:09:35beaucoup beaucoup
01:09:36j'ai fait des réédures
01:09:37et je regardais
01:09:38beaucoup le Nutri-Score
01:09:40pour elle
01:09:41mais si tout petit
01:09:43dès l'enfance
01:09:44on fait attention
01:09:44à ce qu'on donne
01:09:45à manger
01:09:45à nos enfants
01:09:47normalement
01:09:48et qu'on donne
01:09:48un minimum
01:09:49de produits transformés
01:09:50après toutes ces émissions
01:09:51que vous voyez à la télé
01:09:52qui montrent
01:09:52tout ce qu'on met
01:09:53dans la pièce
01:09:54qui n'est pas forcément
01:09:55très bon pour la santé
01:09:56le sucre
01:09:56je peux vous en parler
01:09:57en connaissance de cause
01:09:58parce que mon mari
01:09:59a travaillé 31 ans
01:10:01dans l'agroalimentaire
01:10:03il fabriquait
01:10:04des pâtes de fruits
01:10:05et du nougat
01:10:05oui
01:10:07qui est une excellente activité
01:10:08qui est une excellente activité
01:10:10sauf que vous savez
01:10:11sans doute
01:10:11vous êtes professeur
01:10:12vous savez un peu tout
01:10:13que le sucre
01:10:14c'est pas bon
01:10:14pour les cellules
01:10:15et notamment
01:10:16les cellules cancéreuses
01:10:17l'excès
01:10:18l'excès de sucre
01:10:19enfin ça dépend du sucre
01:10:20est-ce que c'est le saccharose
01:10:21ou c'est le fructose
01:10:24nathalie vous mettez un point
01:10:25sur quelque chose d'essentiel
01:10:27le Nutri-Score
01:10:28celui qui est le plus rouge
01:10:30et bien
01:10:31il n'interdit pas
01:10:32de manger du Nutella
01:10:34mais
01:10:34vous faites du vélo après
01:10:36pour réparer justement
01:10:37cette petite gourmandise
01:10:39qui est tout à fait louable
01:10:40qui est tout à fait acceptable
01:10:41le Nutri-Score vous dit
01:10:43attention
01:10:43mais il faut juste
01:10:44que tu répares juste après
01:10:45et tu corriges
01:10:46tu brûles
01:10:47l'excès
01:10:48l'excès de sucre
01:10:48que tu auras ingurgité
01:10:49en mangeant une pâte à tartiner
01:10:51ou les excellentes confiseries
01:10:52que fabriquez votre mari
01:10:54ça n'interdit pas
01:10:55d'en consommer
01:10:56au contraire
01:10:56ça vous libère la conscience
01:10:58je vais faire mon petit
01:11:00je vais commettre
01:11:00mon petit péché de gourmandise
01:11:01mais grâce au Nutri-Score
01:11:03je vais pouvoir le réparer
01:11:04c'est un peu ça
01:11:04l'esprit du Nutri-Score
01:11:05professeur
01:11:06absolument
01:11:06le Nutri-Score
01:11:08n'interdit rien
01:11:09il informe
01:11:10et en effet
01:11:11on peut
01:11:12consommer des produits
01:11:13qui sont mal classés
01:11:14par le Nutri-Score
01:11:15parce qu'ils sont
01:11:16très sucrés
01:11:17ou très gras
01:11:18très salés
01:11:18simplement
01:11:19sachant
01:11:19en ayant l'information
01:11:20on a conscience
01:11:22qu'il faut en effet
01:11:22soit compenser
01:11:24alors d'ailleurs
01:11:24dans le reste du repas
01:11:25l'équilibre alimentaire
01:11:26ne se fait pas
01:11:27avec un aliment
01:11:28c'est un repas
01:11:28même une prise alimentaire
01:11:29sur plusieurs journées
01:11:31on peut se dire
01:11:32j'ai pris quelque chose
01:11:34de très sucré
01:11:35je vais faire attention
01:11:35dans le reste de mon repas
01:11:37à ce que je consomme
01:11:38je vais faire de l'activité physique
01:11:39et puis
01:11:40très clairement
01:11:41on a simplement
01:11:43cette information
01:11:44qui est une sorte
01:11:46d'alerte
01:11:46mais il n'y a absolument
01:11:47aucune interdiction
01:11:49et parfois
01:11:50on peut également
01:11:51se dire que
01:11:52dans une gamme de produits
01:11:53il y a une alternative
01:11:54un peu mieux classée
01:11:55même entre différentes marques
01:11:57pour un même produit
01:11:58on voit qu'il y a des différences
01:11:59de composition nutritionnelle
01:12:00et c'est important
01:12:01que le consommateur
01:12:02puisse à ce moment-là
01:12:03éventuellement savoir
01:12:04qu'il peut choisir
01:12:05un alternatif
01:12:06justement
01:12:06Serge-Jacques-Brec
01:12:07Nathalie parlait du sucre
01:12:08l'excès de sucre
01:12:09c'est vrai que le sucre
01:12:10peut être nocif
01:12:11surtout le sucre de métrable
01:12:12de saccharose
01:12:13peut-être un peu moins
01:12:14le sucre de canne
01:12:15vous en avez précisé
01:12:16puis entre saccharose
01:12:17et fructose
01:12:19en quoi l'excès de sucre
01:12:20peut-il être nocif
01:12:21et c'est le vrai
01:12:21le premier ennemi
01:12:22justement aujourd'hui
01:12:24dans l'obésité
01:12:24avant le sel
01:12:25c'est l'excès de sucre
01:12:26alors en effet
01:12:27par rapport à certaines pathologies
01:12:29l'excès de sucre
01:12:30est impliqué
01:12:31alors que ça aille
01:12:32depuis les caries dentaires
01:12:34l'excès de poids
01:12:35et le surpoids
01:12:36puisque le sucre apporte
01:12:37des calories
01:12:38en quantité importante
01:12:39qui est également
01:12:40un facteur de risque
01:12:41maintenant démontré
01:12:42par rapport
01:12:42aux maladies cardiovasculaires
01:12:44car l'organisme
01:12:45le transforme en lipides
01:12:46on est d'accord
01:12:47absolument
01:12:47donc il faut
01:12:48non pas dire
01:12:49qu'il ne faut pas du tout
01:12:51consommer de sucre
01:12:51il est essentiel à la vie
01:12:52le sucre
01:12:53absolument
01:12:53il faut en limiter
01:12:54la consommation
01:12:55et n'est pas toujours conscient
01:12:56qu'il y a du sucre
01:12:57certains produits
01:12:58qui vendent des côtés
01:12:59même santé
01:13:00je pense à
01:13:01des yaourts liquides
01:13:03Actimel
01:13:04Activia
01:13:05ou autres
01:13:05qui mettent en avant
01:13:06les probiotiques
01:13:08qui mettent en avant
01:13:08la lutte contre
01:13:10la fatigue
01:13:11qu'ils contiennent réellement
01:13:12pour autant
01:13:13en contrepartie
01:13:13mais la grande majorité
01:13:16de ces produits
01:13:16sont des formes
01:13:17qui sont sucrées
01:13:18avec des sucres ajoutés
01:13:19qui peuvent contenir
01:13:20presque autant
01:13:21voire plus de sucre
01:13:22qu'un soda
01:13:23alors ils contiennent
01:13:23d'autres choses intéressantes
01:13:24parce que c'est plus attrayant
01:13:25bien entendu gustativement
01:13:26le consommateur
01:13:27est parfois trompé
01:13:27en voyant qu'il y a
01:13:28des probiotiques
01:13:29que ça a plein d'antioxydants
01:13:31si on lui cache
01:13:32qu'il y a à l'intérieur
01:13:33beaucoup de sucre
01:13:34et donc le Nutri-Score
01:13:36apporte cette information
01:13:37à la fois pour le sucre
01:13:38le gras, le sel
01:13:39et donc c'est quelque chose
01:13:40qui permet de contrebalancer
01:13:41les arguments
01:13:42les aliments
01:13:42les aliments à deux faces
01:13:44le Nutri-Score
01:13:45un outil
01:13:46pour nous aider
01:13:47à mieux choisir
01:13:47nos aliments
01:13:48afin de contrôler
01:13:49nos apports nutritionnels
01:13:50en graisse et en sucre
01:13:51pourtant ça n'arrange pas
01:13:53tout le monde
01:13:53cette affaire
01:13:54comment est-ce que vous
01:13:55vous vous comportez
01:13:56quand vous faites vos courses
01:13:57pensez-vous
01:13:58que cette étiquette
01:13:59doit devenir obligatoire
01:14:00appelez-nous au 0826 300 300
01:14:0310 14 heures
01:14:04Sud Radio
01:14:05la France dans tous ses états
01:14:07Péricault-Légas
01:14:08il est 13h49
01:14:10vous êtes bien sur Sud Radio
01:14:11avec le professeur Serge-Jacques Berg
01:14:13nous parlons du Nutri-Score
01:14:14et de ses lobbies industriels
01:14:17qui préfèrent
01:14:17ne pas l'utiliser
01:14:19que de prouver
01:14:20qu'ils ont quelquefois
01:14:21des ingrédients
01:14:21qui ne sont pas bons
01:14:22pour la santé
01:14:24cette séquence
01:14:24normalement est ouverte
01:14:25à tous ceux
01:14:26qui nous écoutent
01:14:27sur tout le sujet
01:14:27mais là
01:14:28on continue à appeler
01:14:29professeur pour le Nutri-Score
01:14:30mais je vais d'abord
01:14:31interroger
01:14:32une auditrice
01:14:33qui me tient très à coeur
01:14:34qui s'appelle Anissa
01:14:36Arfawik
01:14:37maman d'un petit garçon
01:14:38de 9 ans
01:14:38Anissa à la maison
01:14:39vous tenez compte
01:14:40alors du Nutri-Score
01:14:41en tout cas des indications
01:14:42bien sûr
01:14:43bien sûr que je regarde
01:14:44alors ça ne veut pas dire
01:14:45effectivement
01:14:45que jamais n'entre
01:14:46dans les placards
01:14:47des produits
01:14:48portant la mention D
01:14:49mais il est vrai
01:14:50que la consommation
01:14:52devient assez rarissime
01:14:53mais bien sûr
01:14:53que je fais très attention
01:14:54que je privilégie
01:14:55bien évidemment
01:14:56ceux qui sont verts
01:14:57et après ça encourage
01:14:58aussi quand on parle
01:14:59des petits produits sucrés
01:15:01que nos petits enfants
01:15:03aiment bien
01:15:04ça encourage
01:15:05à les faire aussi
01:15:05à la maison
01:15:06et de faire des gâteaux maison
01:15:07plutôt que de les acheter
01:15:09au supermarché
01:15:10le professeur Erkberg
01:15:11approuve
01:15:11il vous fait une ordonnance
01:15:12en ce sens
01:15:13d'abord cuisiner à la maison
01:15:15avec des produits frais
01:15:16et sains
01:15:16si possible
01:15:17français
01:15:18nous avons
01:15:18Claire et Georges
01:15:19qui nous appellent
01:15:21pour parler Nutri-Score
01:15:22je donne d'abord
01:15:23la parole à Claire
01:15:24parce qu'elle nous appelle
01:15:25de la Confédération Helvétique
01:15:26et nous appelle de Lausanne
01:15:27bonjour Claire
01:15:28est-ce qu'en Suisse
01:15:30est-ce qu'en Confédération Helvétique
01:15:31il y a aussi
01:15:32le même souci
01:15:32de nutrition
01:15:33et de qualité alimentaire
01:15:35que porte le Nutri-Score
01:15:36en France
01:15:37oui alors
01:15:38bonjour
01:15:39je vous remercie beaucoup
01:15:40de prendre mon appel
01:15:42alors je voulais intervenir
01:15:44oui effectivement
01:15:44en Suisse aussi
01:15:45on fait très attention
01:15:46et on est très sportif
01:15:48on fait beaucoup de sport
01:15:48et c'est très bien
01:15:49je voulais juste intervenir
01:15:51par rapport à mon profil
01:15:53j'ai 57 ans
01:15:56avec une hérédité
01:15:57de cholestérol
01:15:58donc un fort taux de cholestérol
01:15:59et puis du diabète
01:16:00donc j'ai un profil
01:16:02où il faut effectivement
01:16:03que je fasse attention
01:16:04à mon alimentation
01:16:06et depuis à peu près 5 ans
01:16:10je fais des prises de sang
01:16:12tous les 2 mois
01:16:146 mois pardon
01:16:16je prends un traitement hormonal
01:16:18on essaye de contrôler
01:16:20enfin j'essaye de contrôler
01:16:21mon taux de cholestérol
01:16:24en mangeant sainement
01:16:25en essayant de ne plus manger
01:16:27d'aliments transformés
01:16:29et on y arrive
01:16:31bon c'est une organisation
01:16:34j'ai beaucoup de plaisir
01:16:36à manger
01:16:36je suis très gourmande
01:16:38on mange des choses
01:16:39délicieuses en Suisse
01:16:40Claire
01:16:40il y a des choses délicieuses
01:16:41en Suisse
01:16:42des produits délicieux
01:16:43que je pourrais vanter ici
01:16:44notamment quelques fromages
01:16:45comme la penzeller
01:16:46ou le fribour
01:16:48c'est très embêtant
01:16:49pour mon cholestérol
01:16:49j'imagine
01:16:50et des chocolats
01:16:51n'en parlons pas
01:16:52je fais attention
01:16:54et j'ai plus de cholestérol
01:16:57je ne prends pas
01:16:58de traitement de statine
01:16:59je ne prends aucun traitement
01:17:01pour contrôler ma santé
01:17:02et c'est beaucoup de bon sens
01:17:04après une organisation
01:17:07du sport
01:17:08et puis
01:17:10je suis contente
01:17:11de vivre comme je suis
01:17:13sainement
01:17:13je vais demander au docteur
01:17:15Herberg
01:17:15d'approuver
01:17:16est-ce que c'est une bonne méthode
01:17:17aussi de réfléchir
01:17:19à ce que l'on mange
01:17:19et de se soigner
01:17:20justement en évoluant
01:17:22en modifiant un petit peu
01:17:23notre
01:17:23l'homers alimentaires
01:17:24oui bien sûr
01:17:25l'alimentation
01:17:26est un grand déterminant
01:17:28de la santé
01:17:29du risque de maladie
01:17:30et donc en contrôlant
01:17:31son alimentation
01:17:32on peut d'un côté
01:17:33essayer de prévenir
01:17:34le risque des maladies
01:17:34d'un autre côté
01:17:35dans la prise en charge
01:17:37des maladies
01:17:38dites métaboliques
01:17:39et ce que Claire
01:17:40a rappelé
01:17:42dans les pathologies
01:17:43dont elle souffre
01:17:43l'alimentation
01:17:44joue un rôle important
01:17:45donc en améliorant
01:17:46cette alimentation
01:17:47en ayant en effet
01:17:48une consommation
01:17:49plutôt de produits bruts
01:17:50en évitant de manger
01:17:51trop de gras, de sucre
01:17:52et de sel
01:17:53on arrive à améliorer
01:17:55les choses
01:17:55alors dans certains cas
01:17:56ça n'est pas possible
01:17:57là il y a recours
01:17:58à des médicaments spécifiques
01:18:00mais dans le cas de Claire
01:18:01qui réussit
01:18:02par son alimentation
01:18:03à équilibrer
01:18:04son bilan biologique
01:18:05ça démontre
01:18:07que ceci est possible
01:18:08faisable
01:18:08et souhaitable
01:18:09et ça c'est à la portée
01:18:10de tout le monde
01:18:11pour peu qu'on prenne conscience
01:18:12à la liste
01:18:12pour peu qu'on prenne conscience
01:18:13des enjeux alimentaires
01:18:15on a quand même le choix
01:18:16une immense variété
01:18:17tout en conservant
01:18:18des choses extrêmement savoureuses
01:18:19et qui ont du goût
01:18:21on peut réduire
01:18:21un petit peu
01:18:22ce qui est un petit peu
01:18:22trop gras
01:18:23un petit peu trop sucré
01:18:23comme Claire le démontre
01:18:25et bien la thérapie
01:18:26ce n'est pas forcément
01:18:27une ordonnance
01:18:28avec des médicaments
01:18:28ça peut être aussi
01:18:29la prise en compte
01:18:31et la prise de responsabilité
01:18:32j'évolue un petit peu
01:18:34dans mes moeurs alimentaires
01:18:35et j'arrive à des résultats
01:18:37tout à fait satisfaisants
01:18:38c'est exactement l'exemple
01:18:40sur lequel on compte
01:18:41ici moi
01:18:42dans mon combat
01:18:42contre la malbousse
01:18:43et prenez-vous en main
01:18:44vous avez largement
01:18:45de quoi faire
01:18:45avec ce que vous offre
01:18:46le marché
01:18:46pour aller dans le bon sens
01:18:48et avoir un bon contenu
01:18:49de votre assiette
01:18:50Georges
01:18:50vous nous appelez
01:18:51de Courbevoir
01:18:52tout à fait
01:18:53bonjour
01:18:53bon Georges
01:18:54vous êtes aussi soucié
01:18:55évidemment
01:18:55de ce que vous mettez
01:18:56dans votre assiette
01:18:57je suppose
01:18:57vraiment
01:18:58oui tout à fait
01:18:59alors j'ai une petite question
01:19:01très simple
01:19:03le Nutri-Score
01:19:04là parce que j'ai compris
01:19:05est basé
01:19:05principalement sur le sucre
01:19:06le sel
01:19:07et le gras
01:19:08oui
01:19:09mais par exemple
01:19:10si je vais chez mon excellent
01:19:11crémier au marché
01:19:12que j'achète
01:19:13cette très bonne crème
01:19:15je serai dans le rouge
01:19:18alors est-ce qu'il n'y aurait
01:19:19pas moyen
01:19:19de faire un Nutri-Score
01:19:21qui tienne compte
01:19:21aussi
01:19:22des additifs
01:19:23que mettent les industriels
01:19:26dans leurs produits transformés
01:19:28et qui sont tous
01:19:29plus ou moins toxiques
01:19:31alors c'est une question
01:19:32très pertinente
01:19:33Georges
01:19:33vous avez besoin
01:19:34d'abord
01:19:35le Nutri-Score
01:19:36prend en considération
01:19:37au-delà du gras
01:19:38du sucre et du sel
01:19:39mais également
01:19:39est-ce qu'il y a des fibres
01:19:40des protéines
01:19:41des fruits et légumes
01:19:41des légumineuses
01:19:42donc c'est vraiment
01:19:43une somme
01:19:44sur le plan
01:19:45des éléments
01:19:46qui sont bénéfiques
01:19:46sur la santé
01:19:47par contre
01:19:47ça ne prend pas
01:19:48en considération
01:19:49certains autres éléments
01:19:50très importants
01:19:51vous avez parlé
01:19:52des additifs
01:19:53de l'ultra-transformation
01:19:55alors ce n'est pas
01:19:55parce qu'on ne veut pas
01:19:56c'est que ça n'est pas possible
01:19:58même s'il y a un chevauchement
01:19:59entre le fait
01:20:00qu'un aliment
01:20:00soit ultra-transformé
01:20:02et une médiocre
01:20:03qualité nutritionnelle
01:20:0487%
01:20:05des aliments
01:20:06ultra-transformés
01:20:07sont mal classés
01:20:07par le Nutri-Score
01:20:08il y a tout de même
01:20:10deux dimensions
01:20:11différentes
01:20:11et il faut savoir
01:20:13qu'il faut privilégier
01:20:15d'un côté
01:20:15des aliments
01:20:15de bonne qualité nutritionnelle
01:20:17et plutôt
01:20:17des aliments
01:20:18qui sont exants
01:20:19d'additifs
01:20:20et même de pesticides
01:20:21donc il faut
01:20:23prendre en compte
01:20:24ces différentes dimensions
01:20:24mais ce n'est pas possible
01:20:25de les agréger
01:20:26dans un seul algorithme
01:20:28vous imaginez bien
01:20:29surtout que mon équipe
01:20:30et notamment Mathilde Touvier
01:20:31travaille beaucoup
01:20:31sur ces problèmes
01:20:32que si ça avait été possible
01:20:33nous l'aurions fait
01:20:34l'OMS l'aurait fait
01:20:35avant nous
01:20:35on ne peut pas
01:20:36donc il faut rajouter
01:20:37l'information
01:20:38en complément du Nutri-Score
01:20:40et d'ailleurs c'est pour ça
01:20:41qu'on propose
01:20:41mais ça ça fait encore
01:20:42moins plaisir aux industriels
01:20:43et aux lobbies
01:20:44de rajouter un bandeau noir
01:20:46autour du Nutri-Score
01:20:47lorsque l'aliment
01:20:48est ultra-transformé
01:20:49c'est-à-dire lorsqu'il a eu
01:20:50des processus industriels multiples
01:20:52et qu'il a un ajout
01:20:53important d'additifs
01:20:54mais là c'est un autre combat
01:20:56mais on peut le faire
01:20:57graphiquement
01:20:58mais on ne peut pas
01:20:59malheureusement
01:20:59dans l'état actuel
01:21:00des connaissances
01:21:01agréger ces deux dimensions
01:21:03et trois avec les pesticides
01:21:04dans un même algorithme
01:21:06dans un seul Nutri-Score
01:21:08étant entendu Georges
01:21:09et professeur Hegberg
01:21:11que ces informations existent
01:21:13les étiquettes
01:21:14la réglementation française
01:21:16impose aux industriels
01:21:18de l'agroalimentaire
01:21:19d'indiquer la totalité du contenu
01:21:21pourvu que ça dure
01:21:22et en général
01:21:23c'est respecté
01:21:24c'est contrôlé par la DGCCRF
01:21:26ça ne veut pas dire
01:21:26qu'il y en a certains
01:21:27qui ne passent pas au travers
01:21:28mais en tout cas
01:21:28la réglementation française
01:21:29alors c'est vrai
01:21:30que c'est écrit en petit
01:21:31c'est marqué derrière
01:21:32avec DE 230-233-260
01:21:34contient deux
01:21:35et ci et ci et ci
01:21:36mais si on prend la peine
01:21:38de le regarder
01:21:38cette information on l'a
01:21:39alors évidemment
01:21:40si Nutri-Score
01:21:41par un code couleur
01:21:42indique attention
01:21:43il y a beaucoup d'additifs
01:21:45et d'ajouts
01:21:46dans le produit
01:21:47peut-être qu'il faut faire
01:21:48effectivement attention
01:21:51professeur Serge Hergberg
01:21:52merci Georges
01:21:53pour votre remarque
01:21:55elle était très pertinente
01:21:56professeur Serge Hergberg
01:21:57je vais me permettre
01:21:58d'appeler
01:21:59à cette pétition
01:22:01qui nous interpelle
01:22:02on tape tout simplement
01:22:03pétition Nutri-Score
01:22:04sur le site
01:22:05de l'Assemblée Nationale
01:22:07Mathien Etouvier
01:22:07nous disait
01:22:08on était à plus de 90 000
01:22:0992 000
01:22:10à 100 000
01:22:11on franchit un cap
01:22:12et bien si vous voulez
01:22:13vous rendre utile
01:22:14si vous voulez participer
01:22:15à cette prise de conscience
01:22:16c'est pas un combat idéologique
01:22:18c'est évidemment
01:22:18il y a une conséquence politique
01:22:20Anissa
01:22:20on est tous sensibles
01:22:21ce n'est pas un dogme
01:22:24on n'est pas dans une doctrine
01:22:25le professeur Serge Hergberg
01:22:27n'est pas un cours
01:22:27et un gourou
01:22:28qui vient nous imposer
01:22:29un code
01:22:30il est là pour nous aider
01:22:31à mieux manger
01:22:31et surtout à ceux
01:22:32qui ont de faibles moyens
01:22:33qui n'ont pas forcément
01:22:34l'information
01:22:35qui n'ont peut-être pas le temps
01:22:36qui n'ont pas les moyens
01:22:37de vérifier le contenu
01:22:38de leur assiette
01:22:39de savoir par le Nutri-Score
01:22:40ce qui est bon
01:22:40ou moins bon
01:22:41ce dont il ne faut pas abuser
01:22:43ce qu'on peut manger
01:22:44plus facilement
01:22:45et en tout cas
01:22:45comment prendre conscience
01:22:46que le contenu
01:22:47de notre assiette
01:22:48déterminera le monde de demain
01:22:50la santé de nos enfants
01:22:51la santé de ce pays
01:22:52l'économie de nos agriculteurs
01:22:53il y avait Jérôme Bale
01:22:54si on mange français
01:22:55avec le Nutri-Score
01:22:55alors là
01:22:56on sauve une partie du pays
01:22:57donc allez sur cette pétition
01:22:59vous faites pétition
01:23:00Nutri-Score
01:23:01et vous aurez tout de suite
01:23:03l'information
01:23:04merci Serge Erkberg
01:23:05d'avoir passé une heure
01:23:06avec nous
01:23:06et de nous avoir apporté
01:23:07non seulement votre science
01:23:08mais votre coefficient
01:23:09et votre serveur
01:23:10et beaucoup d'informations
01:23:11pour ceux qui savent
01:23:12qui ont besoin de savoir
01:23:13ce qu'il faut mettre
01:23:13dans son assiette
01:23:14c'était la France
01:23:15dans tous ses états
01:23:16merci à Jérôme Bale
01:23:17au professeur Serge Erkberg
01:23:18et à Mathilde Touvier
01:23:19d'avoir été avec nous
01:23:20merci également à vous tous
01:23:21pour vos appels
01:23:22vos réactions
01:23:23et votre fidélité
01:23:23on se retrouve demain
01:23:24dès midi sur Sud Radio
01:23:25et surtout ne partez pas
01:23:26Brigitte Lahaye
01:23:28prend la suite
01:23:28excellente journée à tous
01:23:31Sud Radio

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