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00:00:07Mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio en ce mercredi 16 septembre 2026, toute l'équipe
00:00:14est là autour de moi avec un regard et des yeux vifs d'intérêt pour l'actualité d'aujourd'hui.
00:00:22Anissa Arfawi bien sûr qui a préparé cette émission avec moi, Daisy Brito qui la réalise et la sonorise, vous
00:00:31avez vu la qualité du son de Daisy, c'est limpide, c'est cristallin et puis Jérémy vers lesquels tous
00:00:37ceux qui nous écoutent se précipitent pour avoir la parole, la parole du parlons vrai sur Sud Radio et c
00:00:44'est Jérémy qui les accueille au 0, 826, 300, 300, ce chiffre magique, ce n'est pas la combinaison du
00:00:50loto, c'est mieux,
00:00:51c'est le numéro qui vous permet d'intervenir directement sur Sud Radio où vous dites toujours des choses extrêmement
00:00:57pertinentes et courageuses, à ceux qui nous écoutent je leur dis vous élevez le débat de ce pays parce que
00:01:06vous êtes des gens qui représentez la réalité et vous vous exprimez toujours avec des mots francs, sincères et je
00:01:12disais courageux.
00:01:13Et puis il y a Elvin qui est là, Elvin, pièce maîtresse, la clé de voûte de cet édifice, celui
00:01:19qui fait la transition entre le parler de cette émission et puis ce que vous pouvez lire sur le web,
00:01:24sur le site de Sud Radio dont je vous rappelle toujours qu'il est consultable du 1er janvier au 31
00:01:28décembre,
00:01:29de 0h jusqu'à minuit où vous savez tout ce qui s'est dit, tout ce qui s'est passé
00:01:33sur cette honorable station.
00:01:36Voilà, nous allons parler de l'indignation des victimes de la prédo criminalité dans le périscolaire parisien.
00:01:43Suite aux réponses de madame Anne Hidalgo et de monsieur Emmanuel Grégoire, devant la commission du Sénat, nous recevrons madame
00:01:50Barca Zerouali, fondatrice du collectif École MeToo,
00:01:54et le témoignage de parents de la famille des victimes.
00:01:59André Bercoff nous chantera les louanges de Catherine Ringer, parce qu'on disait hier qu'elle représentait, elle et Rita
00:02:09Mitzuko, un espace, un temps de la chanson française.
00:02:14Voilà, pourquoi certains policiers sont-ils livrés à eux-mêmes ? Est-ce qu'il y a une dérive dans
00:02:20la police française, municipale ou nationale ?
00:02:22Est-ce qu'il y a un petit relâchement ? Et nous recevrons Jean-Pierre Colombiès, ancien commandant de police
00:02:28et auteur de la face obscure de la police aux éditions Max Milot.
00:02:33Avec ce policier qui n'a pas sa langue dans sa poche, nous ferons un point sur cette situation, parce
00:02:39qu'on entend des nouvelles contradictoires.
00:02:41Et bien sûr, nous respectons tellement notre police, et nous savons son importance, que nous sommes toujours soucieux de savoir
00:02:46si elle fonctionne, j'allais dire, de façon conforme aux valeurs de la République.
00:02:50Et puis Alissa, on va aussi aborder quelques autres sujets.
00:02:52Bien sûr, en fait, on va voir également pourquoi la retraite redevient un dossier explosif.
00:02:57On verra également comment Rachida Detti, l'ancienne garde des Sceaux, a multiplié les recours pour éviter son propre procès.
00:03:03Nous verrons également comment jusqu'où peut aller l'antrisme islamiste,
00:03:07et nous mettrons la lumière sur un très mauvais élève qui n'a jamais quitté l'école.
00:03:11L'amiante qui, oui, continue d'empoisonner nos écoles près de 30 ans après son interdiction.
00:03:16Et voilà pour ce programme d'aujourd'hui.
00:03:24Bien oui, des originalités de notre époque, la justice française condamne un pédocriminel à ne pas aller en prison.
00:03:31C'est la première peine ferme prononcée par la justice depuis le début du scandale dans la capitale de cette
00:03:37pédocriminalité périscolaire.
00:03:40Condamné mardi 15 septembre à 5 ans de prison pour agression sexuelle de 9 enfants avec exécution provisoire, tenez-vous
00:03:47bien,
00:03:48Michael M, 38 ans, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d'agression sexuelle sur les élèves
00:03:55de 5 à 10 ans de l'école Vigée-Lebrun de septembre 2022 à janvier 2024.
00:04:00Le tribunal a ordonné l'aménagement de la partie ferme sous bracelet électronique,
00:04:05ainsi que 10 ans de suivi socio-judiciaire avec exécution provisoire, comme je vous le disais.
00:04:10Il a également prononcé une interdiction définitive d'exercer un métier au contact de mineurs et dans la fonction publique.
00:04:15Moi, je ne comprends pas.
00:04:16Quand on condamne quelqu'un à 5 ans de prison, c'est une peine lourde.
00:04:20Et qu'on dit qu'il va y avoir exécution provisoire.
00:04:23Exécution provisoire, ça veut dire qu'il a un an ferme.
00:04:25Mais comme c'est qu'un an et que les dispositions au jour du pénitentiaire fait qu'à moins qu
00:04:30'un an,
00:04:30on ne va pas, on ne rentre pas, on n'est pas incarcéré,
00:04:32et bien cette année de prison ferme, il va la passer assignée à résidence avec un bracelet.
00:04:39Vu la gravité, j'allais dire la responsabilité, la gravité des faits qui ont engendré 5 ans,
00:04:46ça aurait été 18 mois, dont 6 mois avec sursis ou 6 mois fermes.
00:04:51J'aurais compris, mais 5 ans, ça veut dire que les faits sont reconnus.
00:04:54Le président a reconnu qu'il y a effectivement une culpabilité absolue.
00:04:57Mais s'il a estimé ne pas avoir eu conscience d'une attirance de nature sexuelle de sa part envers
00:05:04les enfants,
00:05:05cette affirmation a pu notamment être remise en question par les investigations menées par les enquêteurs
00:05:11ayant mis en exergue des échanges de l'intéressé sur informe des discussions de nature pédopornographique.
00:05:16Parce qu'évidemment, ça c'est ce que dit le président Thierry Donard, président de la cour de correctionnel,
00:05:21le détenu a dit, moi je ne me souvenais pas exactement ce qui s'est passé,
00:05:24oui je reconnais que j'ai eu, mais pour moi ce n'était pas d'appel de criminalité.
00:05:28Enfin voilà, le tribunal a considéré qu'il n'y avait non pas des circonstances atténuantes,
00:05:32mais un cas précis, une personnalité très particulière, une configuration assez spéciale,
00:05:37et donc il n'a pas voulu, le tribunal a dit, compte tenu de la personnalité de ce client,
00:05:43sa situation familiale et de sa démarche de soins,
00:05:46le tribunal a jugé un homme dans sa singularité, sans chercher à en faire un exemple.
00:05:51Alors si c'est, il faut faire un exemple pour condamner le persécran.
00:05:53Vous savez, on ne commande pas la chose jugée, c'est une règle en France,
00:05:56que ce soit dans la classe politique ou dans les médias,
00:05:59mais là on a juste le droit de s'étonner.
00:06:02Cinq ans de prison, dont un ferme, et ça se finit par un bracelet,
00:06:05et donc ce soir cet homme est libre, malgré ce qu'il a commis.
00:06:08Je comprends qu'il puisse y avoir à un moment donné un malaise
00:06:11et des interrogations dans l'opinion publique par rapport au jugement de nos magistrats.
00:06:17Et on va continuer, des enfants agressés dans des écoles parisiennes,
00:06:20des familles qui alertaient une mairie qui disposait dès 2015 d'un rapport extrêmement précis.
00:06:26Comment les violences ont-elles pu continuer ?
00:06:28Face à la stupéfaction des résultats de l'audition d'Anne Hidalgo hier au Sénat
00:06:32et en réaction de l'audition de son successeur entendu ce matin même,
00:06:35Barca Zerouali, cofondatrice du collectif École MeToo,
00:06:39et Sarah, mère d'une victime, seront avec nous.
00:06:41Si vous êtes confrontés au silence d'une institution,
00:06:44si vous voulez réagir, vous pouvez le faire dès maintenant au 0826 300 300.
00:06:49Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:55Pendant plus de 10 ans, les alertes se sont accumulées dans le périscolaire parisien.
00:06:59Plus de 30 situations étaient déjà étudiées dans un rapport remis à la ville en 2015,
00:07:04dont 18 pour la seule direction des affaires scolaires.
00:07:07Pourtant, aujourd'hui encore, plus de 200 signalements sont examinés par la justice.
00:07:11Comment des familles ont-elles pu se retrouver seules face à une institution ?
00:07:15Qui savait ? Nous allons en parler avec Barca Zerouali, cofondatrice du collectif École MeToo.
00:07:19Bonjour Barca Zerouali, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:07:25Nous aurons tout à l'heure, en plus, le témoignage des parents d'être victime, c'est Sarah.
00:07:30Barca Zerouali, vous êtes cofondatrice de École MeToo.
00:07:34Entre les déclarations de Mme Anne Hidalgo hier devant la commission sanitariale
00:07:40qui parle de fâcheux entre celles de M. Emmanuel Grégoire,
00:07:43on les entendra, on les réécoutera pour que Sarah les écoute,
00:07:46M. Grégoire qui parle de ses regrets.
00:07:48Je viens de faire mon humeur à l'instant.
00:07:51Mickaël aime cinq ans de prison, dont un ferme et ça se finit avec un bracelet,
00:07:55donc ça veut dire qu'il est sorti, qu'il n'ira pas en prison.
00:07:59Vous trouvez qu'au-delà de ce qui s'est passé dans l'affaire pédocriminelle à Paris,
00:08:04il y a quand même un dysfonctionnement de la justice aujourd'hui sur ce dossier-là ?
00:08:10Oui, je pense. Alors, tout à fait.
00:08:12Déjà, bonjour, je suis porte-parole de l'association MeToo École.
00:08:16C'est sûr que la décision qui est tombée hier avec cinq ans, dont un an ferme sous bracelet,
00:08:22elle nous laisse sans voix.
00:08:24Parce que là, je vais être claire, en fait, il y a neuf enfants qui ont été reconnus victimes d
00:08:28'agressions sexuelles.
00:08:29L'auteur a lui-même reconnu les faits et a reconnu qu'il était coupable.
00:08:34Et la peine qu'on donne, c'est cinq ans de prison et un an de bracelet électronique tranquille sur
00:08:41son canapé.
00:08:42Quelle valeur notre justice donne-t-elle concrètement à ce qu'un enfant a subi aujourd'hui ?
00:08:47Et comment voulez-vous rassurer les parents aujourd'hui ?
00:08:51C'est catastrophique.
00:08:52Quand on voit le détail du jugement, le président Thierry Donard ne parle pas de circonstances atténuantes en aucun cas,
00:08:58mais on sent quand même qu'il essaie d'expliquer que cet homme, il y a eu des situations particulières,
00:09:03qu'il y a une personnalité particulière, qu'il a tenu que ça en compte,
00:09:06et que le tribunal n'a pas voulu être trop méchant.
00:09:09C'est un peu ce qu'on lit entre les lignes.
00:09:11C'est pour ça qu'il n'y a pas de prison ferme, si ce n'est du bracelet.
00:09:15Est-ce que vous estimez-vous que la gravité des faits impliquait que la sanction soit quand même plus ferme
00:09:20ou plus stricte ?
00:09:21Oui, bien sûr, la sanction aurait dû être beaucoup plus stricte.
00:09:25Moi, je vous parle en tant que maire, mais je vous parle aussi en tant que porte-parole de toutes
00:09:28les familles.
00:09:29J'ai énormément de mal avec le signal qui est donné.
00:09:33C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on peut aller toucher nos enfants,
00:09:37et la peine pour laquelle on peut être condamné serait, quand on reconnaît les faits,
00:09:44un an de prison, enfin c'est cinq ans, dont un an, avec un bracelet électronique.
00:09:49Que prévoit le code pénal dans sa version la plus sévère pour ce genre de crime ?
00:09:56Je ne suis pas experte, je ne suis pas experte, et je laisse nos avocats gérer toute cette partie-là.
00:10:02Mais en tout cas, ce qu'on aurait espéré et aimé, c'est qu'il aille en prison, tout simplement.
00:10:09Le signal envoyé, c'est la première peine ferme, prononcée,
00:10:12quand on dit ferme, si le ferme, c'est le bracelet, c'est le premier message.
00:10:17C'est un message qui était très troublant, et pour les familles, et pour l'opinion publique.
00:10:23Or, on sait la gravéité de ce dossier.
00:10:25Madame Hidalgo reconnaît que ça a commencé en 2014, le premier signalement.
00:10:30La commission d'enquête, quelle diligente ?
00:10:32C'est 2024, il se passe dix ans, il y a un silence assourdissant, une espèce d'omerta.
00:10:36Et là, on attend que la justice mette un terme à cette gabegie.
00:10:41Et bien, on continue dans les hésitations.
00:10:43Les familles réagissent comment ? On aura tout à l'heure, Sarah.
00:10:46Les familles réagissent comment autour de vous ?
00:10:48Elles sont en colère, forcément.
00:10:51Alors oui, certes, il y a eu une condamnation.
00:10:53C'est la première depuis toutes les affaires sur le périscolaire parisien.
00:10:57Sauf que, même en reconnaissant les faits,
00:11:00l'individu peut se balader tranquillement et faire le tour de son canapé.
00:11:06Avec un bracelet électronique, ce n'est pas entendable.
00:11:09Évidemment que les familles sont consternées par tout ce qui se passe aujourd'hui.
00:11:15Nous, on accompagne les familles depuis printemps 2025.
00:11:18On ne lâche personne.
00:11:20Et je peux vous dire qu'on travaille H24, sept jours sur sept,
00:11:24pour mettre justement la pression et faire en sorte qu'on change
00:11:28tout le système de l'école, mais aussi judiciaire.
00:11:31car quand on tousse des enfants, on parle d'enfants de 3, 4, 5, 6 ans,
00:11:37on ne peut pas s'entendre dire que l'individu sera avec un bracelet électronique.
00:11:42Franchement, ce n'est pas possible.
00:11:46Cette affaire a pris des allures de scandale national,
00:11:51par la gravité des faits, par la durée.
00:11:53C'est surtout le périscolaire de la ville de Paris.
00:11:56Ce n'est pas une petite commune isolée.
00:11:59C'est la capitale de la France,
00:12:00avec une classe politique à sa tête,
00:12:03dont on peut penser qu'ils sont responsables, lucides et conscients.
00:12:06Comment ça a pu se passer ?
00:12:08Cette dérive, elle a pu durer aussi longtemps.
00:12:10Et on a une réponse tout à fait, presque pas dérisoire,
00:12:13mais enfin totalement disproportionnée,
00:12:14par rapport à la situation.
00:12:16Et on a entendu les deux responsables politiques.
00:12:20Anne Hidalgo, qui a été maire de Paris,
00:12:21et puis Emmanuel Grégoire, qui lui a succédé.
00:12:24Justement, je vais poser la question à Sarah.
00:12:26Bonjour Sarah, vous me recevez bien ?
00:12:28Voilà.
00:12:29Hier, devant la commission d'enquête du Sénat,
00:12:31l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est défendue.
00:12:34On l'écoute.
00:12:36Dans une administration qui compte 55 000 fonctionnaires,
00:12:40plusieurs trentaines de directions...
00:12:42Vous êtes responsable de cette administration ?
00:12:43Je suis tout à fait responsable,
00:12:45et je l'ai toujours assumée.
00:12:46Mais oui, là, en l'occurrence,
00:12:47mon administration n'a pas suivi ma consigne.
00:12:49Mais c'est plus que fâcheux.
00:12:52Plus que fâcheux, mais mon Dieu,
00:12:54c'est pas bien même, hein ?
00:12:56C'est pas bien.
00:12:57On écoute maintenant Emmanuel Grégoire,
00:13:00qui s'est exprimé...
00:13:01Alors, il est le maire de Paris,
00:13:02c'est lui qui a succédé Anne Hidalgo.
00:13:04Il a bien dit, en prenant ses fonctions,
00:13:06ça sera mon dossier numéro un,
00:13:07ce scandale de la pédocriminalité dans le périscolaire.
00:13:10On pensait qu'il allait prendre le taureau par les cornes,
00:13:13et prendre des initiatives courageuses.
00:13:15On l'écoute devant les sénateurs ce matin.
00:13:17Non, on n'a pas caché des pédophiles à la ville de Paris.
00:13:21Et je le dis avec gravité,
00:13:24qu'ils puissent nous en faire de pouvoir être suspectés de cela.
00:13:27Pour nous, politique est évidemment extrêmement dure.
00:13:29Vous avez recruté et couvert des pédophiles.
00:13:32Que nous puissions être soupçonnés de cela,
00:13:34mais insupportables pour des raisons que chacune et chacun ici
00:13:38comprendra aisément.
00:13:40Ils venaient de présenter ses profonds regrets
00:13:42devant la commission, devant les sénateurs.
00:13:45Sarah, ça vous inspire quoi ?
00:13:47Voilà, la réaction de Mme Anne Hidalgo
00:13:50et les propos d'Emmanuel Grégoire.
00:13:53Tout le monde se rejette la faute, en fait.
00:13:56Je pense que ce sont des paroles,
00:13:57il n'y a aucun acte derrière.
00:13:59Moi, j'ai été confrontée à ça avec ma fille de 4 ans,
00:14:03qui m'a parlé d'un animateur
00:14:05qu'il avait agressé au sein de l'école.
00:14:07Donc déjà, on est face à des institutions
00:14:09qui remettent en question la parole de nos enfants,
00:14:11puisqu'on n'a pas été cru.
00:14:12Donc l'information...
00:14:15Sarah ?
00:14:16Non, avec la réaction de l'école et du périscolaire,
00:14:18en fait, on n'a pas cru nos enfants.
00:14:21On nous a dit que ce n'était pas possible
00:14:22que l'animateur soit en relation avec ma fille.
00:14:26Donc on a endormi la parole de nos enfants.
00:14:28Et on voit bien que, de toute façon,
00:14:30dans le process, nous, on n'a toujours pas été auditionnés.
00:14:32Donc ça fait 9 mois qu'on a porté plainte.
00:14:35J'ai aussi un copain contre l'école, pour information,
00:14:38pour mise en danger des enfants,
00:14:39puisque quand j'ai fait mon signalement,
00:14:40il y avait une autre famille
00:14:41qui avait déjà fait un signalement un mois avant
00:14:43sur le même animateur.
00:14:44Et pareil, l'enfant n'a pas été cru.
00:14:46Donc moi, je suis très en colère face aux institutions.
00:14:49Il faut quand même voir qu'on laisse nos enfants
00:14:50au sein de l'école.
00:14:52Donc nous, le matin, on les dépose, on part.
00:14:54Et qu'en fait, on ne sait pas ce qui se passe derrière.
00:14:56Donc là, c'est un animateur
00:14:57qui agresse ses plusieurs enfants.
00:14:59Et en fait, il ne se passe rien.
00:15:01Les hommes sont en contact de nos enfants
00:15:03dans les écoles.
00:15:05Et en fait, nos enfants sont à leur merci.
00:15:08On confie nos enfants à une institution
00:15:09qui, même que tout représente la République,
00:15:11les pouvoirs publics,
00:15:12et on apprend ce qui s'est passé.
00:15:14Sarah, on suppose que ça peut être plus ancien
00:15:17que l'on ne pense à Anissa, justement.
00:15:20Qu'est-ce qu'on a comme élément sur l'ancienneté ?
00:15:22En acte, effectivement, de la déclaration
00:15:24toute fraîche du maire de Paris
00:15:26qui dit donc qu'ils n'ont pas caché
00:15:29de pédophiles à la mairie.
00:15:31Ceci dit, des questions se posent.
00:15:34Au cœur des auditions, bien sûr,
00:15:36les violences commises contre des enfants
00:15:37dans le périscolaire parisien.
00:15:38Depuis quand ?
00:15:39Et bien, la réponse, en fait, elle est accablante.
00:15:41C'est au plus tard, en 2014.
00:15:43Cette année-là, la multiplication de situations
00:15:45impliquant des agents municipaux
00:15:47conduit certaines directions
00:15:48à organiser la remontée des alertes.
00:15:51Le 5 novembre 2014,
00:15:53Anne Hidalgo demande une enquête
00:15:55à l'inspection générale de la ville.
00:15:57Le rapport rendu en juin 2015
00:15:59n'évoque pas un danger hypothétique.
00:16:02Il examine plus de 30 situations
00:16:04de risque d'infraction sexuelle sur mineurs
00:16:06réparties dans 5 directions municipales
00:16:09dont 18 pour la seule direction
00:16:10des affaires scolaires.
00:16:12Certaines sont déjà qualifiées d'anciennes.
00:16:16Le rapport, figurez-vous, évoque même
00:16:18d'anciennes élèves devenues majeures
00:16:20au moment de l'enquête,
00:16:22mais qui étaient évidemment mineures
00:16:23lors des faits.
00:16:24Impossible toutefois de dater le premier cas.
00:16:27Les passages permettant d'identifier
00:16:29précisément les dossiers
00:16:30ont été occultés dans la version publique.
00:16:32Une chose est certaine,
00:16:33en 2014, la mairie ne découvrait pas le problème.
00:16:36Elle possédait déjà un historique de faits
00:16:38et d'alertes suffisamment graves
00:16:40pour déclencher une inspection.
00:16:4212 ans plus tard,
00:16:42la justice examine plus de 200 signalements.
00:16:44La question n'est donc plus seulement
00:16:46que savait la ville,
00:16:47mais pourquoi les recommandations
00:16:48formulées dès 2015
00:16:49n'ont-elles pas empêché d'autres enfants
00:16:51de devenir à leur tour des victimes ?
00:16:53Sarah, vous avez certainement parlé
00:16:56à d'autres parents
00:16:56confrontés à cette même tragédie.
00:16:58Est-ce que vous avez vous aussi l'impression
00:17:00que le phénomène était plus ancien
00:17:02et qu'on l'a mis sous silence
00:17:03un certain temps ?
00:17:05Oui, mais je pense que les droits de l'enfant
00:17:06ne sont pas considérés en France.
00:17:08En fait, je ne sais pas ce qu'ils ont lu
00:17:09dans la Constitution des droits de l'homme,
00:17:10mais les enfants sont comme des objets.
00:17:12En fait, on ne les croit pas,
00:17:13on ne les protège pas.
00:17:15Donc, c'est surtout ce qu'on retient.
00:17:16Et effectivement,
00:17:17quand on voit les jugements aujourd'hui,
00:17:19en fait, personne n'a de la prison ferme.
00:17:20Du coup, je me demande, en fait,
00:17:21la question qu'il faudrait leur poser,
00:17:23c'est qui va en prison aujourd'hui ?
00:17:25Ce ne sont des gens qui agressent des enfants.
00:17:28Qui va en prison, en fait ?
00:17:29Ou alors, l'autre cas de figure,
00:17:31tout à fait différent,
00:17:32mais tout aussi épouvantable,
00:17:33l'affaire Liana,
00:17:34on a un prédateur qui est reconnu,
00:17:36dont on le sait,
00:17:37et l'appareil de l'État,
00:17:39la justice et la police
00:17:40ne font pas leur travail.
00:17:41Sur Paris, vous sentez là quand même
00:17:43qu'il va y avoir des mesures
00:17:44qui vont être mises en place ?
00:17:45Je m'adresse aussi à Barca Zerouali.
00:17:48Vous sentez qu'il va y avoir
00:17:49des mesures sérieuses, précises
00:17:51qui vont être mises en place ?
00:17:52Ou vous avez un doute
00:17:53sur l'efficacité de la ville de Paris
00:17:55dans ce dossier ?
00:17:57Écoutez, moi, j'ai quand même l'impression
00:17:59qu'Emmanuel...
00:18:01Je voudrais juste revenir
00:18:02sur ce que vous aviez dit avant.
00:18:04Bien sûr.
00:18:04On a aussi découvert,
00:18:05lors de cette audition,
00:18:08que l'ancienne maire de Paris
00:18:09a quand même découvert
00:18:11que sa propre administration
00:18:13n'a pas appliqué
00:18:14ce qu'il fallait.
00:18:15C'est ce qu'elle dit.
00:18:15Et donc, quand on est en poste...
00:18:18Et elle dit, à mon insu,
00:18:19sans me consulter,
00:18:20ils ont décidé de ne pas transmettre
00:18:21au parquet.
00:18:22Mais c'est tout...
00:18:23Je veux dire,
00:18:24ou vous étiez au courant
00:18:25et c'est grave,
00:18:26ou vous n'étiez pas au courant
00:18:27et c'est encore plus grave.
00:18:29Mais oui, moi, je trouve
00:18:30que c'est grave.
00:18:31Elle était quand même...
00:18:31Elle était maire de Paris.
00:18:33Elle était donc en responsabilité.
00:18:35Et la confiance n'exclut pas
00:18:37le contrôle.
00:18:37Elle aurait dû vérifier.
00:18:39C'est trop facile
00:18:40de se cacher derrière
00:18:41l'échec collectif.
00:18:42C'est trop pratique.
00:18:43Quand tout le monde parle
00:18:45d'échec collectif,
00:18:48dans ces cas-là,
00:18:49il n'y a plus du tout
00:18:51de responsable
00:18:51et de responsabilité individuelle.
00:18:54Nous, ça nous a...
00:18:56Franchement,
00:18:57on est d'une colère.
00:18:58Elle a la colère
00:18:59en train de se transformer en rage.
00:19:01C'est insupportable
00:19:02d'entendre ça.
00:19:05On a eu deux jours d'audition.
00:19:07Enfin, les deux jours d'audition,
00:19:08c'était un peu n'importe quoi.
00:19:10Alors, on a compris
00:19:11qu'il y avait 1500 pages.
00:19:12Mais dans les 1500 pages,
00:19:14est-ce qu'il y a des noms
00:19:15et des responsables ?
00:19:16Et d'ailleurs,
00:19:17c'est bien pour ça
00:19:17que MeToo École
00:19:19a porté plainte
00:19:20et la plainte
00:19:21a été déposée lundi matin.
00:19:23Pour revenir
00:19:24à ce que vous disiez
00:19:24par rapport
00:19:25à ce que la mairie
00:19:26était en train de faire,
00:19:27pour le coup,
00:19:28ce qu'on ne peut pas
00:19:29enlever à Emmanuel Grégoire,
00:19:31c'est qu'il a dit
00:19:33lors de son mandat,
00:19:34enfin de sa prise de fonction,
00:19:37qu'il en ferait une priorité.
00:19:39Et nous, on les a bien embêtés
00:19:41depuis le printemps 2025.
00:19:42C'est clair,
00:19:42vous avez participé quand même
00:19:44à cette dynamique.
00:19:45Voilà, jusqu'aux élections municipales.
00:19:47Parce qu'on a même ressorti
00:19:48les tableaux
00:19:48avec les mesures de chacun
00:19:50et on a vu tous les bords politiques.
00:19:51Donc, ils essayent
00:19:52de faire des choses.
00:19:53D'ailleurs,
00:19:53on a une réunion
00:19:54à la mairie vendredi
00:19:55puisqu'on travaille avec eux
00:19:56tous les mois
00:19:57pour essayer de faire avancer
00:19:57les choses.
00:19:58Et ce qu'on nous dit,
00:19:59nous,
00:19:59et je pense que Sarah le dira aussi,
00:20:01c'est qu'il y a des choses
00:20:02un petit peu
00:20:02qui changent
00:20:03dans les écoles.
00:20:04Et d'ailleurs,
00:20:04il y en a 620.
00:20:06Mais ce n'est pas suffisant.
00:20:07On manque de moyens,
00:20:08on manque de personnel.
00:20:10Il y a encore des animateurs
00:20:11qui sont absents.
00:20:12C'est clair.
00:20:13Donc, ce n'est pas suffisant.
00:20:14Barka Zerouali,
00:20:15cette affaire n'est pas terminée.
00:20:17Les procès ne sont pas terminés.
00:20:18Je vous invite évidemment
00:20:19à revenir très prochainement
00:20:20sur Sud Radio
00:20:21pour nous dire
00:20:22ce qu'il en est.
00:20:23On écoutera aussi Sarah
00:20:24si elle a envie de s'exprimer.
00:20:25Le dossier n'est pas clos
00:20:26et Sud Radio sera évidemment
00:20:28à l'écoute de votre détresse.
00:20:29Merci d'avoir été toutes les deux
00:20:30en direct sur Sud Radio
00:20:32pour cette affaire,
00:20:32cette tragédie dans le périscolaire parisien.
00:20:35Dans quelques instants,
00:20:36Rachida Detti face au juge
00:20:38après plus de 45 recours
00:20:39pour tenter d'éviter son procès.
00:20:41Ce sera cet après-midi.
00:20:42La retraite vient au cœur du débat.
00:20:44La menace de l'entrisme islamiste
00:20:46et l'amiante toujours présente
00:20:47dans nos écoles.
00:20:49Et puis évidemment,
00:20:49nous attendons vos réactions
00:20:50sur le scandale du périscolaire parisien.
00:20:52La mairie a-t-elle abandonné les familles ?
00:20:54Appelez-nous au 0826 300 300.
00:20:58Sud Radio,
00:20:59la France dans tous ses états,
00:21:01les perles du jour.
00:21:03Faut-il faire raquer les vieux ?
00:21:05That is the question.
00:21:07Le gouvernement est déchiré,
00:21:08le dossier est ancien,
00:21:09mais le problème,
00:21:10c'est que les vieux,
00:21:11je parle des retraités,
00:21:12bien entendu,
00:21:12nous aurons des retraités,
00:21:13chez lesquels il y a des gens
00:21:15qui sont vraiment presque
00:21:16dans le dénuement
00:21:16et d'autres qui ont des retraites
00:21:17extrêmement confortables.
00:21:18j'ai vu des sommes l'autre jour,
00:21:20j'ai appris qu'il y avait
00:21:20des hauts fonctionnaires de l'État
00:21:22qui sont à plus de 20 000 euros de retraite.
00:21:24Cela pourrait peut-être très bien vivre
00:21:26avec 10 ou 15 000.
00:21:27Enfin, vous voyez,
00:21:27je ne me permets pas de...
00:21:29Mais bon, voilà.
00:21:29Et puis je connais des gens
00:21:30qui se traînent à la fin du mois
00:21:31avec 650-700 euros de retraite.
00:21:34Toujours est-il que le gouvernement
00:21:35considère que vu les faillites,
00:21:37les différentes faillites de l'État,
00:21:39il n'y en a pas qu'une,
00:21:40il faut absolument
00:21:40que les retraités contribuent.
00:21:43Sébastien Lecornu a dit
00:21:45qu'il devait se fixer
00:21:4630 milliards d'économies
00:21:47dans le budget 2026
00:21:48pour l'exercice 2027.
00:21:50Bien entendu,
00:21:51il a estimé que la part
00:21:53de l'effort des retraités
00:21:55devait être de 6 milliards.
00:21:56Donc il faut qu'ils trouvent 6 milliards.
00:21:58Donc il y a deux possibilités.
00:22:00Et on entend,
00:22:01je voudrais juste entendre
00:22:02l'avis d'Emmanuel Bompard
00:22:03qui a une idée très précise là-dessus.
00:22:04Parce que c'est une mesure
00:22:05qui va reposer sur des retraités.
00:22:07Alors le gouvernement nous dit
00:22:08oui, on va cibler
00:22:09que les retraités riches.
00:22:10Et puis après,
00:22:10quand on rentre dans le détail,
00:22:12il nous dit
00:22:12un retraité qui gagne 1500 euros
00:22:14ou 2000 euros de pension de retraite,
00:22:15on va le mettre à contribution.
00:22:16Je ne comprends pas cette manière
00:22:18de trouver tous les moyens possibles
00:22:20pour mettre à contribution
00:22:21les retraités.
00:22:22Retraités ou pas retraités,
00:22:23si quelqu'un a davantage,
00:22:24fait partie des 1%
00:22:25ou des 0,1% les plus riches,
00:22:27c'est lui qu'il faut mettre
00:22:28à contribution.
00:22:29Je ne suis pas toujours d'accord
00:22:30avec le porte-parole
00:22:31de la France insoumise,
00:22:32mais là,
00:22:32Emmanuel Bompard,
00:22:34il ne parle qu'avec du bon sens.
00:22:35Effectivement,
00:22:36c'est où les seuils ?
00:22:37On se souvient que François Hollande
00:22:38avait pendant sa campagne
00:22:39de 2011,
00:22:41par les riches,
00:22:41commencé à 4000 euros.
00:22:43Et là,
00:22:43le retraité riche,
00:22:44il est à quoi ?
00:22:44Il est à 1500,
00:22:451200,
00:22:462000,
00:22:463000.
00:22:47Enfin,
00:22:47c'est hallucinant.
00:22:48Donc,
00:22:48deux options se présentent
00:22:50au gouvernement
00:22:50pour tailler dans les retraites.
00:22:52Soit ne plus désindexer
00:22:54ou plutôt,
00:22:55pardon,
00:22:56désindexer
00:22:57la retraite à l'inflation.
00:22:58Aujourd'hui,
00:22:59elle est indexée,
00:22:59alors c'est 0,33,
00:23:010,1.
00:23:01On dit,
00:23:02là,
00:23:02on serait à presque 6 milliards
00:23:03d'économies,
00:23:04ou alors,
00:23:05on supprime l'abattement fiscal
00:23:06de 10%
00:23:07et là,
00:23:08on serait vraiment
00:23:08dans les 6 milliards d'économies.
00:23:10Sauf que l'abattement fiscal
00:23:11des 10%,
00:23:11vous en avez plein de retraités
00:23:13qui ne payent pas d'impôts,
00:23:14qui ne seront pas concernés,
00:23:15et ceux qui touchent beaucoup,
00:23:17ce n'est pas énorme.
00:23:18Enfin,
00:23:18toujours est-il que voilà,
00:23:19le gouvernement est entre eux.
00:23:21C'est comme l'Anne de Buridan,
00:23:22vous savez,
00:23:22il est mort parce qu'il avait
00:23:24un seau d'avoine
00:23:25et un seau d'eau,
00:23:25il ne savait pas
00:23:26s'il avait plus soif
00:23:27comme faim,
00:23:28et du coup,
00:23:28comme il n'a pas pu décider,
00:23:30l'Anne de Buridan est mort
00:23:31pourvu que Sébastien Lecornu
00:23:33ne fasse pas une attaque
00:23:34en ne sachant pas
00:23:34s'il doit soit désindexer,
00:23:36soit supprimer
00:23:37l'abattement fiscal
00:23:38de 10%.
00:23:40Anissa,
00:23:40alors c'est Rachida Natti
00:23:42qui fait parler d'elle maintenant.
00:23:43Écoutez-la.
00:23:44On a besoin de comprendre,
00:23:44Rachida Natti,
00:23:45je comprends que vous ayez besoin
00:23:47et vous connaissez cette affaire par cœur.
00:23:49Non, mais qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
00:23:51Ce soir ne connaissent pas
00:23:52tous les tenants
00:23:52et les abotissants du dossier.
00:23:53Je vous explique,
00:23:54vous me dites
00:23:54qu'est-ce que vous avez fait pour Renault ?
00:23:56Donc,
00:23:56vous avez été rémunéré
00:23:58pour les contrats
00:23:59pendant cette période
00:24:00sur les 4 pays
00:24:01que je viens de vous indiquer.
00:24:02Exactement,
00:24:03pour avoir protégé
00:24:04les intérêts de Renault
00:24:06dans ces 4 pays,
00:24:07les investissements
00:24:08et le développement.
00:24:08les développements
00:24:09et éviter une expropriation.
00:24:10Vous assurez qu'il n'y ait pas
00:24:11d'expropriation des...
00:24:12Notamment en Iran.
00:24:13En Iran.
00:24:13Parce qu'il y avait des sanctions
00:24:14sur l'Iran.
00:24:16C'est confus.
00:24:16Elle a quand même touché
00:24:17900 000 euros pour cette...
00:24:19Alors, une question se pose Perico.
00:24:21Est-ce que Rachida Natti
00:24:22voulait épuiser la justice
00:24:23avant que la justice
00:24:25ne puisse la juger ?
00:24:26En tout cas,
00:24:27c'est la question
00:24:27qui a été posée ce matin
00:24:28par nos confrères
00:24:29du journal Le Nouvelle Obs.
00:24:30On va rappeler l'affaire vite fait.
00:24:32Entre 2010 et 2012,
00:24:33alors qu'elle était à la fois
00:24:34avocate et députée européenne,
00:24:36Rachida Natti reçoit 900 000 euros,
00:24:38vous venez de le dire,
00:24:38d'une filiale néerlandaise
00:24:40de Renault-Nissan
00:24:41en vertu d'un contrat
00:24:43signé avec Carlos Ghosn.
00:24:44Alors, elle affirme
00:24:45avoir réalisé
00:24:45des prestations juridiques,
00:24:47mais les juges disent
00:24:48avoir retrouvé
00:24:49très peu de traces concrètes
00:24:51de ce travail
00:24:52et soupçonnent
00:24:52ses honoraires
00:24:53d'avoir plutôt dissimulé
00:24:55une activité de lobbying
00:24:56au Parlement européen
00:24:57en faveur du constructeur.
00:24:59Bon, pour éviter ce procès,
00:25:00sa défense aurait reposé
00:25:01sur plus de 45 recours
00:25:03pour voies
00:25:04et demandes d'actes,
00:25:05mobilisant une trentaine
00:25:06de magistrats.
00:25:07Elle aurait également
00:25:08invoqué sa fille,
00:25:09produit un certificat médical
00:25:10et choisit
00:25:11à un moment décisif
00:25:12les avocats
00:25:13indisponibles
00:25:14aux dates proposées.
00:25:15Bon,
00:25:16après cette année d'enquête,
00:25:17Rachida Natti
00:25:18compare aujourd'hui.
00:25:19Pour corruption passive,
00:25:20trafic d'influence
00:25:21et recel d'abus de pouvoir,
00:25:22elle conteste
00:25:23fermement les accusations
00:25:24et reste présumée
00:25:25innocente.
00:25:26L'ironie
00:25:27qui est un petit peu
00:25:28plus savoureuse,
00:25:28enfin drôle
00:25:29et sarcastique.
00:25:30Après plus de 20 ans
00:25:31de disponibilité,
00:25:32l'ancienne garde des Sceaux
00:25:33vient de demander
00:25:33à réintégrer la magistrature.
00:25:35La voilà donc devant ceux
00:25:36qui pourraient redevenir
00:25:37ses collègues
00:25:38mais sur le banc des prévenus.
00:25:39J'avoue que cette femme
00:25:40qui a été confrontée
00:25:41à des situations
00:25:42souvent extrêmement sensibles,
00:25:43elle est indévontable.
00:25:44Incroyable.
00:25:45La verse qu'elle a.
00:25:46Bon,
00:25:47et puis rien ne lui fait peur
00:25:48et elle tient tête.
00:25:50Quelque part,
00:25:51il y a une personnalité
00:25:53exceptionnelle.
00:25:54Mais on peut le dire.
00:25:54Sauf qu'à un moment donné,
00:25:55il faudra bien que si
00:25:56elle a commis...
00:25:57Voilà,
00:25:57dans la mesure où
00:25:58elle est un petit peu
00:25:58donneuse de leçons,
00:25:59si elle a commis
00:26:00des choses pas bien,
00:26:01elle sera la première
00:26:03à admettre
00:26:03qu'à un moment donné,
00:26:04voilà.
00:26:05La justice est là pour tous.
00:26:06On ne peut pas toujours échapper,
00:26:07on ne peut pas toujours gagner.
00:26:08Espérons qu'elle s'en sortira
00:26:10le mieux possible
00:26:10mais si la faute est avérée,
00:26:12elle devra évidemment...
00:26:13Elle a été gardée Sceaux.
00:26:14Gardée Sceaux.
00:26:15Elle connaît bien
00:26:16les rouages de la justice.
00:26:17Elle doit donner l'exemple.
00:26:20Et tout de suite,
00:26:21Perico,
00:26:22alors nous allons revenir
00:26:23sur une possible libération
00:26:25qui a retenu votre attention.
00:26:27Oui,
00:26:27il s'agit de la libération
00:26:29probable en Belgique
00:26:31de Mohamed Bakali
00:26:32qui était le logisticien
00:26:34des attentats du 13 novembre 2015,
00:26:36on se souvient du Bataclan,
00:26:37puisque c'est lui
00:26:37qui avait coordonné
00:26:38les six caches
00:26:39dans lesquelles
00:26:40les terroristes
00:26:41avaient pu agir.
00:26:42Il a été condamné
00:26:43en France
00:26:44à 30 ans
00:26:45de réclusion,
00:26:46dont les deux tiers
00:26:47en incompressible,
00:26:49sauf qu'il a bénéficié,
00:26:50comme il est belge,
00:26:51d'une clause
00:26:52de retour en Belgique.
00:26:53Il a donc été incarcéré
00:26:54en Belgique
00:26:55et en Belgique,
00:26:57la législation pénitentiaire
00:26:58est beaucoup plus souple
00:26:59que la française.
00:27:00Il a déjà profité
00:27:01d'une liberté conditionnelle
00:27:03avec cinq permissions
00:27:04de 12 heures.
00:27:06Il paraît qu'il a
00:27:06un comportement exemplaire,
00:27:08qu'il est en phase
00:27:08de réinsertion.
00:27:09Enfin bon,
00:27:09il donne un exemple
00:27:10parfait.
00:27:11Et la Justine Belge
00:27:13considère qu'il pourrait
00:27:14peut-être être libéré
00:27:15le 29 septembre.
00:27:17Le jugement
00:27:18pendant le procès français,
00:27:19on a parlé du surintendant
00:27:21de la terreur.
00:27:22C'est quand même grâce à lui
00:27:23que les attentats
00:27:24en puissent faire
00:27:24puisqu'il avait la logistique.
00:27:26Donc effectivement,
00:27:26les familles des victimes
00:27:27et les magistrats français
00:27:29sont absolument indignés
00:27:31par cette hypothèse
00:27:31de voir sa libération
00:27:33le 29 septembre.
00:27:34Il y a eu une réunion
00:27:34à Bruxelles en ce moment
00:27:36avec toutes les parties
00:27:37pour savoir.
00:27:38Mais les Belges ont dit
00:27:38nous, on a une loi pénale
00:27:41et on a des règles pénitentiaires
00:27:42qui font que normalement
00:27:43il aurait pu être libéré
00:27:44en février 2024.
00:27:46C'est parce que Paris
00:27:47a fait pression,
00:27:47enfin la France
00:27:48a fait pression
00:27:48qu'il n'y ait pas.
00:27:49Et là, visiblement,
00:27:50ses avocats se sont munis
00:27:52de tous les arguments judiciaires
00:27:53que le droit pénal belge propose.
00:27:56Et là, il semblerait
00:27:58que sa libération
00:27:59serait difficilement évitable
00:28:00le 29 septembre.
00:28:02Là aussi,
00:28:03une forme de dysfonctionnement
00:28:04ou d'incohérence.
00:28:05La Belgique et la France
00:28:06sont dans l'Europe.
00:28:06Comment il peut y avoir
00:28:07un tel écart
00:28:08de législation
00:28:09pour des faits aussi graves ?
00:28:10Là, on est vraiment
00:28:11dans la tragédie absolue.
00:28:12On ne parle que de tragédie
00:28:13en ce moment,
00:28:13ma chère Anissa.
00:28:14Mais là, s'il sort
00:28:15le 29 septembre,
00:28:16je pense qu'il y a des gens
00:28:17à qui ça provoquera certainement
00:28:18un choc psychologique
00:28:20et une source de colère
00:28:22incommensurable.
00:28:24Anissa et l'amiante
00:28:26t'est toujours là.
00:28:27C'est une élève
00:28:28qui ne quitte pas
00:28:29les salles de classe.
00:28:31Alors, c'est vrai
00:28:31qu'on parle beaucoup
00:28:32d'école en ce mois de septembre.
00:28:33On n'en a pas fait
00:28:34une obsession, disons-le.
00:28:35Mais il faut dire
00:28:36qu'il y a beaucoup
00:28:36de choses à dire
00:28:37et chaque jour apporte
00:28:38son lot de surprises.
00:28:40Et la dernière
00:28:40n'est pas mal non plus
00:28:41puisqu'on apprend
00:28:41qu'il y en a une
00:28:43qui ne fait pas sa rentrée
00:28:44parce qu'elle n'a jamais
00:28:45quitté l'école.
00:28:45C'est bel et bien l'amiante.
00:28:47Vous savez,
00:28:47c'est ce petit matériau
00:28:49qu'on a mis partout.
00:28:50Une roche naturelle,
00:28:51fibreuse,
00:28:52très utilisée
00:28:52dans le bâtiment
00:28:53parce qu'elle était
00:28:53peu coûteuse,
00:28:55résistante au feu,
00:28:55à la chaleur
00:28:56et à l'électricité,
00:28:57tout en étant
00:28:58un excellent isolant.
00:28:59Il faut savoir aussi
00:29:00qu'elle a été interdite
00:29:01en France
00:29:02à partir de 1997
00:29:03parce qu'elle a été
00:29:05identifiée
00:29:05comme dangereusement
00:29:07cancérigène.
00:29:08Des dizaines de milliers
00:29:09de cancers du Hélène.
00:29:10Complètement.
00:29:10Et documenté.
00:29:12Et on précise
00:29:12le danger quand même,
00:29:14pour que tout le monde
00:29:14ne panique pas,
00:29:15le danger apparaît
00:29:16lorsqu'il se dégrade,
00:29:17lorsque le matériau
00:29:17se dégrade,
00:29:18lorsqu'un plafond s'effrite
00:29:19ou qu'un mur
00:29:20est percé pendant des travaux.
00:29:21Des fibres invisibles
00:29:23peuvent alors être inhalées
00:29:24et provoquées
00:29:25parfois 20, 30 ou 40 ans
00:29:26plus tard
00:29:27des cancers du poumon
00:29:28ou de la plèvre.
00:29:30Alors pourtant là,
00:29:31près de 30 ans plus tard,
00:29:32il est toujours présent
00:29:33dans un nombre considérable
00:29:34d'écoles,
00:29:35de collèges et de lycées.
00:29:36Les premiers résultats
00:29:37d'une enquête nationale
00:29:38indiquent que 58%
00:29:40des établissements scolaires
00:29:41ont été construits
00:29:42donc avant son interdiction.
00:29:43Une précédente enquête
00:29:44portant sur plus de 19 000 écoles
00:29:46avait confirmé la présence
00:29:47dans 28,4% d'entre elles.
00:29:50Alors la réglementation
00:29:51impose pourtant
00:29:52à chaque bâtiment
00:29:53construit avant juillet 97
00:29:54de disposer d'un dossier
00:29:55technique amiant
00:29:56précisant
00:29:57où il se trouve
00:29:58et dans quel état.
00:29:59Mais dans de nombreux établissements,
00:30:01les enseignants ne savent même pas
00:30:02si ce dossier existe.
00:30:03Les parents n'y ont pas accès
00:30:04évidemment
00:30:05et les collectivités non plus.
00:30:06Propriétaires des murs
00:30:07repoussent souvent
00:30:08parfois des travaux
00:30:09trop coûteux.
00:30:10Alors voilà le scandale finalement,
00:30:11c'est que nous sommes capables
00:30:12d'interdire l'amiante
00:30:13mais pas de dire précisément
00:30:15dans quelle école
00:30:16il se trouve
00:30:17ni quand il sera retiré.
00:30:18Et pendant ce temps,
00:30:19les jeunes gens étudient
00:30:20au milieu d'un poison invisible
00:30:22dont les conséquences
00:30:23se révéleront
00:30:24lorsqu'ils auront l'âge
00:30:25de leur professeur.
00:30:26Est-ce que vous vous souvenez
00:30:27du nom
00:30:28que l'on donne
00:30:29à l'opération
00:30:29qui consiste à retirer l'amiante ?
00:30:31On appelle ça du
00:30:33déflocage.
00:30:34Voilà.
00:30:34Et donc le nombre
00:30:35de bâtiments
00:30:36qui ont été défloqués
00:30:37pour apprendre
00:30:37qu'il y en a toujours
00:30:38quasiment autant
00:30:39et que ça continue à sévir.
00:30:40Voilà.
00:30:41Alors la ville de Paris
00:30:42connaissait les risques
00:30:43depuis 2014
00:30:44mais la moitié
00:30:45des recommandations
00:30:46du rapport de 2015
00:30:47n'a jamais été appliquée.
00:30:49Est-ce une simple
00:30:50défaillance administrative
00:30:51ou une faute politique ?
00:30:53Dites-nous ce que vous en pensez
00:30:54au 0826 300 300.
00:30:56Et puis dans quelques instants,
00:30:57nous retrouverons le grand
00:30:58monsieur André Bercoff.
00:31:00Qu'est-ce qui le met aujourd'hui
00:31:01dans tous ses états ?
00:31:02Eh bien, il va nous parler
00:31:03bien évidemment
00:31:03d'Eryta Mitsuko.
00:31:05Sud Radio.
00:31:08Sud Radio.
00:31:09La France dans tous ses états.
00:31:14Nous avons plutôt l'habitude
00:31:16d'entendre les états d'âme
00:31:17d'André Bercoff
00:31:18sur la vie sociale
00:31:19et politique de ce pays.
00:31:21Écoutez ses mots
00:31:22sur Ita Mitsuko.
00:31:24Ici Sud Radio.
00:31:26Les Français parlent au français.
00:31:29Les carottes sont cuites.
00:31:31Sud Radio Bercoff
00:31:33dans tous ses états.
00:31:34Je ne peux pas m'abandonner
00:31:36mon bébé.
00:31:39Je ne peux pas m'abandonner
00:31:41Je ne peux pas m'abandonner
00:31:42Je ne sais pas que je me t'ennuie
00:31:47Eh oui, vous reconnaissez tous,
00:31:51inoubliable, inoubliable,
00:31:52c'est comme ça,
00:31:53l'Eryta Mitsuko.
00:31:54Alors pourquoi aujourd'hui
00:31:56je ne parle pas de politique,
00:31:57je ne parle pas de société,
00:31:58je ne parle ni de Sandrine,
00:32:00ni de Marine,
00:32:01ni de Danilo Bono,
00:32:03ni de tout ça,
00:32:04non, non, non, non,
00:32:04je ne parle pas des étoiles,
00:32:06je parlais d'une véritable étoile.
00:32:09C'était ce groupe.
00:32:10Et pourquoi j'en parle ?
00:32:11Simplement pour parler
00:32:13un tout petit peu
00:32:13de spectacle,
00:32:15de showbiz,
00:32:16mais ça va plus loin.
00:32:17En 1980,
00:32:18vous voyez,
00:32:18ça ne me rajeunit pas,
00:32:20j'organisais une fête
00:32:22avec un ami,
00:32:23avec des amis,
00:32:24Jean-Pierre notamment,
00:32:25pour ne pas le nommer,
00:32:26et j'avais demandé à un ami
00:32:28est-ce que tu connais
00:32:29un groupe un peu fort,
00:32:31un peu différent,
00:32:32voilà,
00:32:32c'était les années 80,
00:32:33c'était en 80 à 81,
00:32:36et il m'a dit,
00:32:36oui,
00:32:37il me dit,
00:32:38tu as un budget,
00:32:38je lui dis,
00:32:39oui,
00:32:39j'ai un budget,
00:32:40j'ai 400 francs,
00:32:41oui,
00:32:42c'était l'époque des francs,
00:32:43c'est pas 400 francs,
00:32:45c'est même pas,
00:32:46même pas 70 euros,
00:32:48hein,
00:32:49et ils m'ont dit,
00:32:50bon,
00:32:50il vient,
00:32:51voilà,
00:32:51tu verras,
00:32:52je lui dis,
00:32:52mais c'est quoi ?
00:32:53Il me dit,
00:32:53tu verras,
00:32:53tu verras,
00:32:54il ne m'a même pas donné le nom,
00:32:55et arrive le soir,
00:32:56on avait des orchestres,
00:32:57et tout ça,
00:32:58je me rappelle,
00:32:59et arrive,
00:33:00un type comme ça,
00:33:01un peu déjagandé,
00:33:02un peu maigre,
00:33:04avec une espèce de boîte à musique
00:33:06et une guitare,
00:33:07et une fille,
00:33:08et une fille,
00:33:08le pantalon troué,
00:33:09comme ça,
00:33:10complètement,
00:33:11mais vraiment déjingué,
00:33:12ils se disent,
00:33:12qu'est-ce que c'est ?
00:33:13Et puis,
00:33:14ils commencent à jouer,
00:33:15les deux,
00:33:15ils étaient les deux,
00:33:16et ils commencent à jouer,
00:33:18elle commence à chanter,
00:33:19lui,
00:33:19il commence à jouer à la guitare
00:33:20avec sa boîte à musique
00:33:21et son orchestration,
00:33:23et là,
00:33:23les mâchoires se décrochent,
00:33:26vraiment,
00:33:26et c'était Catherine Ringer
00:33:28et Fred Chichin,
00:33:30les Rita Mitsuko.
00:33:31Et pourquoi je vous raconte
00:33:32cette histoire ?
00:33:33Parce qu'il faut voir aussi
00:33:34que le showbiz,
00:33:35c'est pas seulement,
00:33:35tout de suite,
00:33:36ça part,
00:33:37et les gens,
00:33:38les étoiles filantes.
00:33:40Pendant 4 ans,
00:33:41j'ai essayé de les placer,
00:33:43soit vers des producteurs,
00:33:44soit vers des gens,
00:33:46personne n'en voulait,
00:33:46je me rappelle,
00:33:47c'était de 80 à 84.
00:33:50C'est à l'iron passé,
00:33:51où il y a des gens écoutés,
00:33:52ouais, ouais,
00:33:52c'est pas mal,
00:33:53c'est pas mal,
00:33:53mais bof,
00:33:54ça marchera pas,
00:33:56c'est pas mal,
00:33:56et vous savez,
00:33:57et ça,
00:33:57c'est vrai du temps de Perret,
00:33:59c'est vrai du temps d'Aznavour,
00:34:01c'est vrai du temps de Brassens,
00:34:02qui jouait dans des restaurants,
00:34:04où on leur disait,
00:34:05écoutez,
00:34:06on est en train de manger,
00:34:07donc,
00:34:08allez-y,
00:34:09doucement,
00:34:10allez-y,
00:34:11vraiment,
00:34:12moto,
00:34:12modérato,
00:34:13on veut pas vous entendre trop,
00:34:15voilà,
00:34:15des Pierre Perret,
00:34:16des Ibéard,
00:34:17des Brassens,
00:34:18au début de leur carrière.
00:34:18Et moi,
00:34:19je l'ai vécu avec les Mitsuko,
00:34:21je trouvais ça tellement fabuleux,
00:34:23et j'étais pas le seul,
00:34:24tous ceux qui ont assisté à la fête ont vu ça,
00:34:26et je vous assure que pendant 3 ou 4 ans,
00:34:28on les avait passés dans des cabarets,
00:34:30chez des amis,
00:34:31mais comme ça,
00:34:32et rien ne passait.
00:34:34Et pourquoi je vous raconte tout ça ?
00:34:37Parce que les grands du showbiz,
00:34:40pratiquement tous les grands,
00:34:42ils ont commencé par des galères,
00:34:44je dis pas qu'il faut la galère,
00:34:46mais il faut l'entêtement,
00:34:47vous voyez ?
00:34:48C'est pas qu'en politique ou ailleurs,
00:34:50ce n'est pas qu'en entreprise,
00:34:52c'est partout.
00:34:53Il y a effectivement le dur désir de durer,
00:34:56le dur désir d'entreprendre,
00:34:58d'y aller, d'y aller.
00:34:59Et eux,
00:35:00les Rita Mitsuko,
00:35:01qui sont l'un des très rares groupes,
00:35:03avec les Gypsy Kings,
00:35:04un très rare groupe français,
00:35:06à avoir percé le mur de l'international depuis 20 ans,
00:35:09ce n'est plus les Maurice Chevalier et les Montand,
00:35:11d'il y a 50 ans,
00:35:12il y en a eu très peu,
00:35:13très très peu.
00:35:13Et ceux-là,
00:35:14ils y sont arrivés,
00:35:15ils y sont arrivés,
00:35:16et bien à coup de tenir le coup,
00:35:19et vraiment avec leur talent,
00:35:22je dirais qu'ils étaient géniaux.
00:35:24Et ça a été ça,
00:35:26et c'est une formidable leçon.
00:35:28On les a,
00:35:29vous voyez,
00:35:29au cinéma ou ailleurs,
00:35:31une véritable leçon de durée,
00:35:34d'entêtement,
00:35:35de tenir,
00:35:36envers et contre tout.
00:35:37Et je vous assure,
00:35:38que pendant le 4e,
00:35:39ils ont fait,
00:35:40vraiment,
00:35:40ils vivaient de rien,
00:35:43et ils ont fait les petits cabarets,
00:35:45les petites choses comme ça,
00:35:47et ça ne marchait pas.
00:35:48Et puis,
00:35:48et puis,
00:35:49et puis,
00:35:49un jour,
00:35:50évidemment,
00:35:51est arrivé,
00:35:52parce qu'ils le méritaient largement,
00:35:54parce qu'ils le valaient bien,
00:35:56est arrivé le succès.
00:35:57Et le succès,
00:35:58vous allez l'écouter maintenant.
00:35:59Et je voulais simplement
00:36:01finir cette chronique
00:36:02en vous disant
00:36:03que ce qui est formidable dans la vie,
00:36:06c'est que les gens qui tiennent le coup,
00:36:08les gens qui persistent,
00:36:10les gens qui ont leur âge de persister
00:36:11et signer,
00:36:13et bien c'est ceux-là qui gagnent en réalité.
00:36:15C'est valable pour chacun d'entre nous,
00:36:17c'est valable en politique,
00:36:19c'est valable en société,
00:36:21c'est surtout valable,
00:36:22et évidemment,
00:36:23dans les chansons,
00:36:24dans le showbiz,
00:36:25et c'est la marque des grands.
00:36:28Catherine Rangé était une grande,
00:36:30elle vient de partir,
00:36:32adieu l'artiste.
00:36:33A demain !
00:36:34Quelle est-on ce froid
00:36:36que l'on sent en toi ?
00:36:38Mais c'est la bonne
00:36:39qui t'a assassiné, Mathia.
00:36:41C'est la bonne
00:36:42de continuer, Mathia.
00:36:45C'est le cancer
00:36:46que tu remplis sous ton bras.
00:36:49Maintenant,
00:36:50tu es en sang,
00:36:52en sang de moi.
00:36:55On sent une certaine nostalgie
00:36:57dans la bouche d'André Bercoff.
00:36:59À l'époque,
00:36:59il a bien connu cette époque,
00:37:01à l'époque,
00:37:01il signait ses écrits
00:37:03sous le pseudonyme de Caton.
00:37:04On invitera,
00:37:05André Bercoff,
00:37:07qu'il nous raconte cette histoire,
00:37:08l'arrivée de la gauche au pouvoir.
00:37:09Voilà,
00:37:10André a pesé dans l'histoire de France,
00:37:11à un moment donné,
00:37:12je veux absolument
00:37:12qu'il en témoigne auprès de nous.
00:37:14Pour l'instant,
00:37:14nous allons venir
00:37:15à la pédocriminalité périscolaire de Paris.
00:37:18Le Paris périscolaire pédocriminaire,
00:37:21c'est quand même une affaire d'État,
00:37:22et nous prenons le témoignage
00:37:24de l'avis de Marc
00:37:26qui nous appelle de Perpignan.
00:37:27Bonjour, Marc.
00:37:28Oui, bonjour.
00:37:30Que vous inspire cette affaire,
00:37:31cette affaire de pédocriminalité, Marc ?
00:37:34Moi, je pense qu'il y a...
00:37:36Bien entendu,
00:37:37c'est quelque chose de très grave,
00:37:38et je suis persuadé
00:37:39que ça n'existe pas qu'à Paris.
00:37:42Je pense qu'il y a quand même
00:37:43un gros problème
00:37:44au niveau du recrutement
00:37:45des personnes qui interviennent
00:37:47dans le périscolaire
00:37:48ou qui peuvent intervenir
00:37:49même dans les écoles.
00:37:51Au niveau du recrutement,
00:37:52le travail n'a pas été fait
00:37:54suffisamment.
00:37:55Je pense qu'il y a besoin
00:37:56d'un entretien,
00:37:57il y a besoin d'un entretien sérieux
00:37:59avec la personne qu'on recrute,
00:38:00et un suivi.
00:38:02Un suivi,
00:38:06sans être dans le contrôle
00:38:07en permanence,
00:38:08il faut quand même
00:38:09qu'on sache comment
00:38:10la personne fonctionne
00:38:11avec ses enfants.
00:38:13Et puis après,
00:38:14il y a deux autres éléments
00:38:15que je voulais souligner aussi.
00:38:17C'est l'extrait
00:38:18de Cagé judiciaire numéro 3.
00:38:20Je ne sais pas
00:38:20si c'est encore d'actualité,
00:38:22mais il y a pas mal
00:38:24d'années en arrière,
00:38:25on pouvait demander
00:38:26à la personne
00:38:27de nous fournir
00:38:27un extrait de Cagé judiciaire
00:38:29numéro 3.
00:38:30Et puis,
00:38:30il y avait aussi
00:38:31une liste fournie
00:38:34par l'ancienne
00:38:36Jeunesse et Sport,
00:38:37qu'on appelle maintenant
00:38:37la Dragesse
00:38:38au niveau régional,
00:38:39qui nous fournissait
00:38:41des éléments
00:38:44concernant les personnes
00:38:45qui n'étaient pas souhaitables
00:38:47de recruter.
00:38:47Alors,
00:38:48on n'avait pas de détails
00:38:49sur leurs méfaits,
00:38:52mais on avait quand même
00:38:53telle personne
00:38:53ne pas naître
00:38:54en présence d'enfants.
00:38:55On avait quand même
00:38:56des éléments à l'époque.
00:38:58Espérons qu'avec
00:38:59tous ces éléments,
00:39:00et vous venez de faire
00:39:00l'inventaire
00:39:01de toutes les mesures
00:39:02qui existaient
00:39:02pour éviter justement
00:39:03ce genre de tragédie,
00:39:04espérons que la ville de Paris
00:39:06et que les services publics
00:39:07en général
00:39:07se remettront à l'ouvrage
00:39:09pour recréer
00:39:10des conditions
00:39:11de contrôle sérieux
00:39:12pour éviter ce scandale
00:39:14qui est inacceptable
00:39:15à notre époque
00:39:16vu les moyens juridiques
00:39:18et administratifs
00:39:19dont nous disposons.
00:39:19Nous avons Thierry
00:39:20qui nous appelle de foi.
00:39:21Bonjour Thierry,
00:39:22vous, vous êtes plutôt indigné
00:39:23par la faiblesse judiciaire,
00:39:24c'est ça ?
00:39:25Bonjour Thierry Courbe.
00:39:27Oui,
00:39:29je suis indigné
00:39:30par la lâcheté judiciaire
00:39:32en fait.
00:39:34Je ne comprends pas
00:39:35qu'on puisse trouver
00:39:37des excuses
00:39:39aux personnes
00:39:39qui font ce genre
00:39:40de choses.
00:39:42j'en ai été victime
00:39:44pendant longtemps.
00:39:46J'en suis aujourd'hui
00:39:48sorti,
00:39:48je travaille avec des enfants,
00:39:50j'ai un comportement
00:39:52tout à fait adapté,
00:39:53j'ai décidé
00:39:54de ne pas reproduire
00:39:55et je ne comprends pas
00:39:56que ces personnes-là,
00:39:59ces personnes-là
00:40:00reproduisent
00:40:01ce qu'ils ont subi.
00:40:02Alors je sais
00:40:03que c'est un problème
00:40:03psychologique,
00:40:04etc.
00:40:05mais je ne comprends pas
00:40:06que la justice
00:40:08puisse prendre
00:40:10ce genre de choses
00:40:12comme de la...
00:40:14je ne sais pas
00:40:14comment le dire,
00:40:16comme une excuse.
00:40:17On n'excuse pas
00:40:18les gens
00:40:18qui ont fait
00:40:19ce genre d'acte.
00:40:19Ce n'est pas exactement
00:40:20des excuses,
00:40:21c'est considérer
00:40:21qu'il y a des conditions
00:40:22particulières
00:40:23et donc pour vous
00:40:23ce qui vous choque,
00:40:245 ans dont un ferme
00:40:26qui se traduit
00:40:27avec un bracelet,
00:40:28ça vous semble léger ?
00:40:29Non,
00:40:30ce n'est pas léger.
00:40:31Moi je serais
00:40:32pour la peine de mort
00:40:32pour ces gens-là.
00:40:33Donc voilà.
00:40:34Pour moi c'est
00:40:35faire un bracelet
00:40:36pendant un an,
00:40:37ça ne sert simplement
00:40:38à rien
00:40:38et la personne
00:40:39ne va pas du tout
00:40:39se sentir sanctionnée.
00:40:43Il va se sentir
00:40:44plutôt même
00:40:46privilégié
00:40:47et non,
00:40:48il ne sera pas enfermé,
00:40:49il va tourner
00:40:49dans ce coin de la paix
00:40:49toute la journée,
00:40:50il va pouvoir regarder
00:40:51la télé,
00:40:51il va pouvoir
00:40:52s'amuser au monopoli
00:40:53avec ses enfants
00:40:54qui se sont en droit.
00:40:54C'est le lot hélas
00:40:55de bien des situations
00:40:57judiciaires
00:40:57et on sait
00:40:58que c'est un débat
00:40:59aujourd'hui
00:40:59qui est au cœur
00:41:00de la campagne électorale
00:41:02présidentielle.
00:41:02Est-ce que la République
00:41:03va pouvoir se donner
00:41:04enfin doter des moyens
00:41:05pour faire face
00:41:06efficacement
00:41:07à ces dérives
00:41:08qui sont inacceptables
00:41:09à notre époque ?
00:41:10Merci pour vos témoignages
00:41:11Thierry qui nous appelait
00:41:12deux fois.
00:41:13Voilà,
00:41:13vous restez avec nous,
00:41:14nous allons recevoir...
00:41:15Dans quelques instants,
00:41:16nous poserons une question
00:41:18dérangeante,
00:41:18pourquoi sommes-nous
00:41:19en train d'abandonner
00:41:20la police à elle-même ?
00:41:22Toujours plus de missions,
00:41:23de procédures et de violences,
00:41:25mais des agents
00:41:26qui disent ne plus avoir
00:41:26le temps d'enquêter
00:41:27ni les moyens d'être présents
00:41:29là où les crimes sont commis.
00:41:30Jean-Pierre Colombi,
00:41:31à s'ancien commandant de police
00:41:32et auteur de la face obscure
00:41:33de la police,
00:41:34sera avec nous
00:41:35juste après le journal
00:41:37policier,
00:41:38famille de policiers
00:41:39ou citoyens.
00:41:40Si vous avez envie
00:41:41de partager vos expériences,
00:41:42n'hésitez pas,
00:41:42appelez-nous au 0826-300-300.
00:42:13Sous-titrage Société Radio-Canada
00:42:16Déjà mercredi 16 septembre,
00:42:19comme ça passe vite,
00:42:202026,
00:42:22l'actualité est chargée,
00:42:23ma chère Anissa,
00:42:24et nous recevons
00:42:25sur un sujet épineux
00:42:27qui est celui
00:42:27de la police française
00:42:29que nous respectons,
00:42:30que nous vénérons
00:42:31quelquefois
00:42:32parce que ce sont
00:42:32des fonctionnaires
00:42:33extrêmement méritants
00:42:34et sans police,
00:42:36il n'y a pas de démocratie.
00:42:37Alors, il y a des polices
00:42:38qui peuvent être totalitaires,
00:42:39on l'a vu de tout,
00:42:40et un flic,
00:42:41c'est un flic,
00:42:42mais les grandes démocraties
00:42:43se sont toujours honorées
00:42:44d'avoir de grandes polices
00:42:45et quand les États
00:42:46lâchent la police,
00:42:47je pense à 58,
00:42:48en général,
00:42:49le régime s'affaiblit.
00:42:51Voilà,
00:42:51on reçoit une figure
00:42:52qui est Jean-Pierre Colombier,
00:42:54qui est un habitué de la maison,
00:42:56qui a écrit un livre
00:42:58sans ménagement,
00:43:00la face...
00:43:01Obscure de la police.
00:43:03Mais j'ai...
00:43:04C'est paru en mai
00:43:05quand j'ai lu le livre à l'époque,
00:43:07je me suis dit
00:43:07mais comme il y va fort,
00:43:08et je disais que,
00:43:09évidemment,
00:43:10ça fait des grincements
00:43:11chez certains policiers,
00:43:12mais en privé,
00:43:13ils reconnaissent
00:43:13qu'il était nécessaire
00:43:14de dire ce que vous avez dit,
00:43:15Jean-Pierre Colombiès,
00:43:16justement pour défendre
00:43:17cette institution.
00:43:18Le courage,
00:43:19c'est de reconnaître
00:43:19qu'il peut y avoir
00:43:20des défauts,
00:43:20des défaillances,
00:43:21des carences,
00:43:22et mettre le point dessus.
00:43:23Ça permet d'abord
00:43:23de les résorber
00:43:24et ça permet aussi
00:43:25de dire ce qui va bien
00:43:26et ce qui va bien
00:43:27est évidemment essentiel.
00:43:28Jean-Pierre Colombiès,
00:43:29vous imaginez que je vous invite
00:43:30parce qu'il s'est passé
00:43:31des choses à Carcassonne,
00:43:33voilà,
00:43:33qui ont été très mises en valeur.
00:43:35Je pense que si on devait
00:43:36faire l'accent,
00:43:38mettre l'accent
00:43:38sur toutes les dérives
00:43:39des pouvoirs publics,
00:43:40il y a des choses
00:43:40peut-être encore plus graves.
00:43:42On parle beaucoup
00:43:42de la justice
00:43:43et de la magistrature
00:43:44qui, même quand ils se trompent,
00:43:45ils ne sont pas vraiment punis.
00:43:47Un policier,
00:43:47quand il se plante,
00:43:48il en prend plein la gueule
00:43:48et c'est toute institution
00:43:50qui est montrée du doigt
00:43:52sans parler des insinuations
00:43:53de certains partis politiques
00:43:54qui considèrent
00:43:55que la police tue
00:43:56et qu'il faut donc
00:43:57la neutraliser
00:43:58et retirer les armes.
00:44:00Jean-Pierre Colombiès,
00:44:01on va revenir sur votre outrage,
00:44:02on va le redécrypter
00:44:03parce que vous étiez prévolitoire,
00:44:06vous mettez l'accent
00:44:07et vous mettez les points
00:44:08sur les îles
00:44:08de tous les sujets
00:44:09qui aujourd'hui
00:44:10animent le débat.
00:44:12Ce qui s'est passé à Carcassonne,
00:44:14c'est une bavure,
00:44:15c'est une connerie
00:44:16ou c'est quand même
00:44:17le signal
00:44:17d'une petite dérive idéologique
00:44:19chez certains...
00:44:20C'est la police municipale,
00:44:21alors ne confondons pas,
00:44:22mais est-ce que
00:44:23quand on est porteur
00:44:26de l'autorité publique
00:44:27avec l'autorité et l'arme,
00:44:29est-ce qu'on peut
00:44:29à un moment donné
00:44:29se laisser aller
00:44:30parce qu'on est exaspéré
00:44:31par certaines situations ?
00:44:32Comme vous l'avez su...
00:44:33Alors, rebonjour
00:44:34et bonjour
00:44:34à ceux qui nous écoutent,
00:44:36celles et ceux
00:44:36qui nous écoutent.
00:44:38La police est faite
00:44:39par un métier
00:44:40de femmes et d'hommes
00:44:41qui sont juste
00:44:43des êtres humains,
00:44:44donc faillibles.
00:44:46Donc, perdre son sang-froid,
00:44:47commettre une erreur,
00:44:48ça fait partie,
00:44:49je dirais,
00:44:50du lot quotidien,
00:44:52il n'y a pas une...
00:44:53Je ne connais pas
00:44:53une institution,
00:44:54quelle qu'elle soit,
00:44:55qui n'est pas
00:44:57un de ses membres
00:44:58ou plusieurs de ses membres
00:44:59qui ne commettent des fautes,
00:45:00c'est tout.
00:45:00Même les journalistes.
00:45:04Vous l'avez dit.
00:45:06Non, mais il faut quand même
00:45:08rappeler que la police
00:45:09est l'institution
00:45:10la plus contrôlée.
00:45:11Elle est contrôlée
00:45:12par qui veut la contrôler.
00:45:14Et quand je dis ça,
00:45:14ça veut dire qu'un citoyen
00:45:15qui estimerait
00:45:16qu'il a été mal reçu,
00:45:17que sa plainte
00:45:18n'est pas conforme
00:45:19à ce qu'il a déclaré,
00:45:20par exemple.
00:45:21On pourrait démultiplier
00:45:22les exemples.
00:45:22peut dénoncer
00:45:23le fonctionnaire
00:45:24qu'il a reçu
00:45:25auprès de plateformes
00:45:26de dénonciation.
00:45:28Appelons un chat un chat,
00:45:29qui est la plateforme IGPN
00:45:30qui permet de signaler,
00:45:32c'est une plateforme
00:45:32de signalement
00:45:34que telle ou telle personne
00:45:36n'a pas exercé sa mission
00:45:37telle qu'il estime
00:45:39qu'il aurait dû le faire.
00:45:40Après, vous avez
00:45:41le contrôle hiérarchique,
00:45:42tout simplement,
00:45:43puisque les chefs de service
00:45:44peuvent solliciter
00:45:46des enquêtes administratives.
00:45:47Et puis, in fine,
00:45:48vous avez l'autorité judiciaire,
00:45:49parce qu'il faut quand même
00:45:50ne jamais perdre de vue
00:45:51que, quelle que soit
00:45:53l'action des policiers,
00:45:54le seul commandement
00:45:56qui compte,
00:45:56c'est le commandement judiciaire.
00:45:58Il faut vraiment
00:45:58avoir ça en tête
00:45:59que l'action des policiers,
00:46:01quelle qu'elle soit,
00:46:02du terrain jusqu'à la procédure,
00:46:04sa sanction,
00:46:04l'autorité à qui
00:46:05elle rend compte
00:46:06au bout d'un moment,
00:46:07c'est le magistrat,
00:46:08c'est la justice.
00:46:09Et c'est là où il y a
00:46:11un paradoxe,
00:46:11si vous voulez,
00:46:12c'est que l'autorité administrative,
00:46:14je parle des chefs de service,
00:46:16ont ce qu'on appelle,
00:46:16je dirais,
00:46:18l'opportunité des moyens.
00:46:19C'est-à-dire que
00:46:20si vous êtes enquêteur
00:46:20dans un service de police,
00:46:21quel qu'il soit,
00:46:23vous exercez plus ou moins bien
00:46:24votre métier
00:46:25en fonction des moyens
00:46:26dont vous disposez.
00:46:27Parlons clair,
00:46:27de voitures,
00:46:28de moyens matériels,
00:46:29ce genre de choses,
00:46:30les bidons et les gamelles.
00:46:32Mais,
00:46:33tout ça se fait
00:46:34avec la sanction des magistrats.
00:46:35C'est-à-dire que
00:46:35si vous travaillez bien,
00:46:37eh bien,
00:46:37tout le monde s'en fout
00:46:37parce qu'on considérera
00:46:38que vous avez fait votre job.
00:46:40Si vous travaillez mal,
00:46:41par contre,
00:46:41eh bien,
00:46:41vous aurez droit
00:46:42à des remontrances,
00:46:43à des remarques,
00:46:44voire plus.
00:46:44Vous savez que le policier
00:46:45qui fait mal son boulot
00:46:46est un des rares métiers
00:46:47qui engage
00:46:48sa responsabilité pénale.
00:46:50Ce n'est pas rien.
00:46:51Bien sûr.
00:46:52Un PV qui serait estimé
00:46:54contrevenir
00:46:55à la procédure
00:46:56ou à la loi,
00:46:57vous en êtes redevable
00:46:59personnellement
00:46:59devant la justice.
00:47:00Avec une police des polices.
00:47:02Est-ce que tout le monde
00:47:02a une IGS
00:47:03dans sa fonction institutionnelle ?
00:47:05Il y en a,
00:47:05mais elles ne sont pas comparables.
00:47:07De mon point de vue,
00:47:07elles ne sont pas comparables.
00:47:08Certains considèrent
00:47:08que même M. Darmanin
00:47:10a évacué.
00:47:10Il serait bien
00:47:11que la magistrature elle-même
00:47:12ait une institution
00:47:13qui s'assure que...
00:47:14De contrôle et de sanctions.
00:47:15Et de sanctions.
00:47:15Et de sanctions,
00:47:16ce qui est le cas dans la police.
00:47:17Et voilà quoi.
00:47:18On met le doigt.
00:47:19Chacun y va de sa bonne idée.
00:47:20Vous savez,
00:47:21ou de sa fausse bonne idée plutôt.
00:47:22J'ai même entendu certains dire
00:47:23oui, ce serait bien
00:47:24que les militaires s'y mettent
00:47:25pour contrôler l'action de la police.
00:47:26Bon.
00:47:26Là, je préfère arrêter là le propos
00:47:28parce que soit on en rigole,
00:47:30soit ça fait grincer des dents
00:47:31quand on sait
00:47:32les exploits de la police militaire
00:47:34et de la justice militaire plutôt.
00:47:36Donc voilà.
00:47:37Donc on est dans ce paradoxe
00:47:38aujourd'hui,
00:47:39dans cette dérive,
00:47:41dans cette crise.
00:47:41Pour moi,
00:47:41il y a une vraie crise de société
00:47:43qui n'est pas simplement
00:47:43une crise de la police.
00:47:45Comprenons-nous bien.
00:47:45Il y a une crise de société,
00:47:47il y a une crise de pouvoir.
00:47:48L'État
00:47:48et ceux qui le représentent
00:47:50n'ont pas la même conception
00:47:51de l'État de droit
00:47:52que ce qui existait
00:47:54et ne serait-ce que 30 ou 40 ans.
00:47:55C'est évident.
00:47:56Jean-Pierre Colombiès,
00:47:57dans la face obscure de la police,
00:47:58j'appelle aux éditions Max Miliau
00:48:00à lire absolument
00:48:01que l'on soit policier
00:48:02ou que l'on soit simple citoyen,
00:48:04vous donnez une lumière,
00:48:05une précision,
00:48:05une clarté
00:48:06sur le phénomène policier
00:48:07qui est un phénomène de société
00:48:09et Dieu sait
00:48:09si cette institution est importante.
00:48:11Vous posez
00:48:11un certain nombre de questions.
00:48:13La lutte contre le narcotrafic
00:48:14est-elle devenue une mascarade ?
00:48:16La police est-elle davantage
00:48:17au service du pouvoir
00:48:18que de la population ?
00:48:19Pourquoi certains agents
00:48:20dérapent-ils ?
00:48:21Jusqu'à quel point
00:48:22la franc-maçonnerie
00:48:23tient-elle la police ?
00:48:24Les syndicats font-ils plus de mal
00:48:25que de bien aux fonctionnaires ?
00:48:26Comment comprendre
00:48:27le grand remplacement
00:48:28de la police nationale
00:48:28par les polices municipales
00:48:30dépendantes des marquilles au coup ?
00:48:31Voilà.
00:48:32Là, vous posez
00:48:32beaucoup de sujets.
00:48:33À vous poser le départ.
00:48:35On commence par celui-là
00:48:37qui suit l'actualité.
00:48:40Pourquoi certains agents
00:48:41dérapent-ils ?
00:48:42Il y a plein de raisons à ça.
00:48:44Il y a plein de dérapages
00:48:45différents déjà.
00:48:46Oui, il y a plein de raisons.
00:48:47Lorsqu'il y a un acte
00:48:48de violence,
00:48:49est-ce que l'exaspération
00:48:50des policiers
00:48:51qui savent
00:48:51que les gens
00:48:52qui les arrêtent
00:48:53vont être lâchés
00:48:53dans quelques heures
00:48:54quitte à ce qu'ils viennent
00:48:55faire de la mobilette
00:48:56devant le commissariat
00:48:56pour narguer ?
00:48:58Est-ce qu'on n'est pas tenté
00:48:59à un moment donné ?
00:48:59Il ne faut pas le faire.
00:49:00C'est absolument interdit.
00:49:01Mais est-ce qu'à un moment donné
00:49:02on ne craque pas
00:49:03et on fout une raclée ?
00:49:05On ne va pas se mentir.
00:49:06C'est une des raisons.
00:49:08C'est un moteur.
00:49:09Mais ça rejoint
00:49:09ce que je disais précédemment
00:49:11de façon très succincte.
00:49:12Ça rejoint
00:49:12le délitement
00:49:14d'autorité de l'État.
00:49:15C'est-à-dire que
00:49:15si on avait un État respectable
00:49:17qui se fasse respecter
00:49:18et une loi
00:49:19dont on est consciente
00:49:20de l'impact,
00:49:21on ne pourrait pas
00:49:22se permettre ce genre de choses.
00:49:22Une classe politique
00:49:23respectable déjà.
00:49:24Oui, déjà commencer par là.
00:49:26Et là, je suis désolé,
00:49:27au-delà du problématique
00:49:29de la police,
00:49:29on a un vrai problème
00:49:30avec le personnel politique.
00:49:31Je parle à tous les niveaux.
00:49:32Du plus haut niveau
00:49:33de la présidence
00:49:35au plus bas niveau
00:49:36parfois avec la tédure
00:49:36quand on voit un ancien président
00:49:37de la République
00:49:38qui va en prison.
00:49:39Ensuite, on peut contester
00:49:40le bien-fondé
00:49:41de cette incarcération.
00:49:42Mais vous imaginez
00:49:43le message que ça envoie
00:49:44un ancien président.
00:49:46Et Sarkozy n'était pas
00:49:47le plus tendre
00:49:47qui va en prison.
00:49:48Il n'est pas nécessairement
00:49:50plus honnête.
00:49:50Je ne parle pas simplement
00:49:51du point de vue moral.
00:49:51On est d'accord,
00:49:52mais l'image.
00:49:52Je parle du point de vue moral.
00:49:54L'image.
00:49:54Donc ça veut dire
00:49:55que même au sommet d'État,
00:49:56tout se pourrit.
00:49:57Oui, ça dérape totalement.
00:49:58Il y a une perte
00:49:59de conscience totale
00:50:00que l'exemplarité
00:50:01doit primer.
00:50:02Vous savez, on dit souvent
00:50:03qu'il ne peut pas être inquiété,
00:50:05il ne peut pas aller en prison.
00:50:05C'est un ancien président.
00:50:07On l'a cité Nicolas Sarkozy,
00:50:09mais on pourrait citer
00:50:09aussi beaucoup, beaucoup.
00:50:10Qui ont frôlé.
00:50:11Jacques Chirac
00:50:12avec l'affaire des HM.
00:50:15On ne compte même plus
00:50:16les dossiers
00:50:17qui concernent
00:50:18les uns et les autres.
00:50:19Mais on perd de vue
00:50:20un point essentiel
00:50:21qui est l'exemplarité.
00:50:23Et on dit souvent
00:50:24donc ça,
00:50:24on se retranche derrière
00:50:25la fonction.
00:50:26Ah, mais il a été,
00:50:27il a rempli telle ou telle fonction.
00:50:28Ce serait déshonorant
00:50:29pour l'État
00:50:29s'il y allait.
00:50:30Sauf qu'on oublie un principe
00:50:31qui pour moi
00:50:31est fondamental.
00:50:33C'est qu'une faute de prince,
00:50:34je vais paraphraser
00:50:35certains auteurs classiques,
00:50:36doit être plus sévèrement punie
00:50:38que la faute d'un manant,
00:50:39que d'un gueux.
00:50:40Machiavel est formel.
00:50:41Et je suis absolument d'accord
00:50:43avec ce principe.
00:50:43Dès lors que vous êtes détenteur
00:50:45d'une autorité régalienne,
00:50:47conférée principalement
00:50:48par le vote de la population,
00:50:50le vote du peuple,
00:50:50la sanction du peuple.
00:50:51Ce qui n'est pas le cas de tous,
00:50:52la preuve c'est que notre président
00:50:53n'a pas été élu.
00:50:53Donc la sanction proportionnelle
00:50:55à la fonction.
00:50:55Mais bien sûr.
00:50:56Mais bien sûr.
00:50:57Est-ce qu'il est normal
00:50:57que M. Cahuzac,
00:50:58on parlait de Sarkozy,
00:50:59mais il n'y a pas plus,
00:51:00M. Cahuzac n'a pas fait
00:51:01un jour de prison.
00:51:02Alors qu'il a menti
00:51:03devant la représentation nationale.
00:51:05Il est parjure.
00:51:06Je veux dire,
00:51:07à un moment donné,
00:51:08il faut remettre les points sur l'île,
00:51:09les barres sur l'été.
00:51:09Vous avez la gentillesse de rappeler,
00:51:11c'est ce que je fais dans le bouquin.
00:51:12Ça vaut pour tout le monde du reste.
00:51:13Ça vaut pour tous les corps
00:51:14qui représentent l'État.
00:51:15Dès lors que vous commettez
00:51:16une faute
00:51:17qui est incompatible
00:51:19avec l'exercice de votre mission,
00:51:20vous devez être sanctionné
00:51:22à la hauteur
00:51:22de ce que vous avez fait.
00:51:23Et d'ailleurs,
00:51:24c'est ce qu'on rappelle aux policiers.
00:51:25Vous savez que depuis les années 80,
00:51:27les policiers sont supposés avoir
00:51:28sur eux,
00:51:29en permanence,
00:51:30le code de déontologie.
00:51:31Résumé ou complet,
00:51:32c'est à votre libre arbitre.
00:51:34Mais c'est une obligation.
00:51:35Donc on ne peut pas imposer à la base
00:51:37des règles d'emploi strictes
00:51:39et puis soi-même,
00:51:40au niveau des directions d'emploi,
00:51:41des grands directeurs de ce pays
00:51:42ou des hommes d'État,
00:51:43faire un petit peu...
00:51:45Que la fête commence.
00:51:47Moi, j'aime bien le film de Tavernier.
00:51:49Enfin, ce n'est pas que je l'aime bien,
00:51:50c'est un chef-d'oeuvre.
00:51:50Chef-d'oeuvre.
00:51:51Jean-Pierre Colombiès,
00:51:52ce que vous évoquez a toujours existé.
00:51:55Il y a toujours eu des scandales
00:51:56dans lesquels la police
00:51:57pouvait ne pas être...
00:51:59Ne serait-ce que le film
00:52:00Les Ripoux
00:52:00avec Noiré et Thierry Lhermille.
00:52:02Mais pas que,
00:52:02je vous renvoie à L627.
00:52:04L627, bien sûr.
00:52:05Pour autant,
00:52:06en face,
00:52:06on a aussi des attitudes policières
00:52:08totalement exemplaires.
00:52:09Absolument.
00:52:10Il y a eu des grands flics,
00:52:11je pense à Broussard, par exemple.
00:52:12Mais pas seulement.
00:52:13Non, mais lui,
00:52:14parce qu'il est médiatisé.
00:52:15Mais il faut vous dire
00:52:16qu'un policier...
00:52:17Oui, mais c'est bien
00:52:18qu'aussi ces gens-là
00:52:18soient médiatisés.
00:52:19Il y a des flics inconnus
00:52:21qui ont fait des boulots exemplaires.
00:52:22Pour moi,
00:52:24et j'aime le mot
00:52:25compagnie républicaine de sécurité,
00:52:26qui est un terme
00:52:27qui fait peur,
00:52:28c'est RSSS,
00:52:28je pense qu'un policier français
00:52:30est d'abord un vrai républicain.
00:52:32Et je pense qu'autour de vous,
00:52:33vous avez connu
00:52:34des flics,
00:52:35des policiers haut gradés
00:52:36qui étaient d'abord
00:52:37de grands républicains.
00:52:38Et c'est à eux
00:52:38que je voulais rendre hommage aussi
00:52:39en écrivant ce bouquin.
00:52:40Parce qu'on parle souvent
00:52:41de grands flics.
00:52:43On reçoit des directeurs,
00:52:44directeurs d'emploi,
00:52:46des préfets anciennement policiers.
00:52:47On dit
00:52:47Ah, c'était un grand policier.
00:52:48Mais moi, je dis simplement
00:52:49qu'un grand policier,
00:52:50c'est souvent quelqu'un
00:52:50qui a eu la chance de travailler
00:52:52avec des hommes et des femmes
00:52:53qui étaient extrêmement dévoués
00:52:54à ce qu'ils faisaient.
00:52:55Dans toutes les brigades
00:52:56où j'ai travaillé,
00:52:57que ce soit les stups,
00:52:58la brigade criminelle,
00:52:59les atteintes aux personnes,
00:53:00je pourrais les citer tous,
00:53:01mais je ne peux pas tous les citer.
00:53:02Vous aviez des femmes et des hommes
00:53:03qui s'arrachaient l'âme
00:53:06pour remplir leur job.
00:53:07Vous savez,
00:53:08vous avez même une fois
00:53:08interdit de bosser
00:53:09sur un violeur en série.
00:53:10Je pense à Boulogne-Billancourt.
00:53:11J'en ai parlé dans le bouquin.
00:53:13Par cause,
00:53:14du moins à cause
00:53:15de la rentabilité horaire,
00:53:16on nous avait dit
00:53:17ne vous investissez plus.
00:53:18C'est le travail de l'APJ
00:53:19alors que ce type violait
00:53:21des gamines.
00:53:21On va y revenir.
00:53:22On a désobéi à ces torts.
00:53:23Je suis fier d'avoir désobéi
00:53:24à ces torts.
00:53:25On va y revenir.
00:53:25Nous allons poursuivre
00:53:27effectivement ce face-à-face
00:53:28avec Jean-Pierre Colombi,
00:53:29qui est ancien commandant de police
00:53:30et auteur de la face obscure
00:53:31de la police.
00:53:32Nous confronterons son constat
00:53:33au regard de Pierre-Henri
00:53:34Honneguerre,
00:53:35avocat pénaliste.
00:53:36Que devient le travail
00:53:37de la police une fois
00:53:38le dossier transmis
00:53:39à la justice ?
00:53:40Procédure trop lourde,
00:53:41enquête fragilisée,
00:53:42classement sans suite.
00:53:43Il nous dira
00:53:44ce qu'il observe quotidiennement
00:53:45sur le terrain judiciaire
00:53:46mais vous aussi,
00:53:47vous avez votre mot à dire.
00:53:48Alors réagissez
00:53:49au 0826 300 300.
00:53:52A Perico-Legas.
00:53:53Vous êtes bien sur Sud Radio.
00:53:55Il est 13h20.
00:53:57Débat, échange passionné,
00:53:59si essentiel.
00:54:00On raconte tellement de choses
00:54:02aujourd'hui
00:54:02sur ce qui se passe
00:54:04dans ce pays.
00:54:04Et à juste titre
00:54:05parce que nous sommes tous
00:54:07interpellés,
00:54:08bouleversés,
00:54:08pas contents.
00:54:09La France dans tous ses états
00:54:10c'est l'humeur du moment
00:54:13relatée par l'actualité
00:54:14avec votre témoignage.
00:54:16Et là je reçois
00:54:16Jean-Pierre Colombiès
00:54:18auteur de
00:54:19La face obscure
00:54:20de la police.
00:54:20Et vraiment
00:54:21on est en plein dans le sujet
00:54:22parce que l'actualité
00:54:23rattrape ce livre prévolatoire.
00:54:25Jean-Pierre Colombiès
00:54:26est un ancien commandant de police.
00:54:27Il a subi tout,
00:54:28il a monté tous les grades.
00:54:30C'est un vrai flic
00:54:31comme on les aime
00:54:32qui parle vrai,
00:54:33qui a vécu des choses
00:54:35terribles,
00:54:35qui reconnaît que
00:54:36la vie d'un policier
00:54:37est une épreuve en permanence
00:54:38et qu'il faut assumer
00:54:39parce que c'est une mission.
00:54:40C'est une mission
00:54:41quasiment nationale,
00:54:44politique, sociale
00:54:45et qu'il faut tenir le coup
00:54:46et que quelquefois
00:54:47on a le droit de flancher,
00:54:48on a le droit d'avoir
00:54:49des faiblesses
00:54:49et comme tout être humain
00:54:50on peut avoir
00:54:51une défaillance.
00:54:53Jean-Pierre Colombiès
00:54:53on était en train là
00:54:54vous parliez justement
00:54:56les policiers
00:54:57et ceux à quoi
00:54:57ils sont confrontés.
00:54:58Il y a un problème
00:54:59de hiérarchie,
00:55:00il y a un problème
00:55:00de valeur institutionnelle.
00:55:01Nous disions que
00:55:02ce sont de grands républicains
00:55:03et un policier français
00:55:05c'est d'abord
00:55:06quelqu'un qui applique
00:55:07les lois de la république,
00:55:08qui les fait respecter,
00:55:09qui s'assure
00:55:10avec évidemment
00:55:11sous l'autorité
00:55:11de l'autorité judiciaire,
00:55:13de la justice
00:55:14et au nom
00:55:15du pouvoir parlementaire
00:55:17ce sont les représentants
00:55:18du peuple français
00:55:19qui font la loi.
00:55:20Les juges l'appliquent
00:55:21mais les policiers
00:55:22sont là pour s'assurer
00:55:23qu'elle est respectée.
00:55:24Il y a eu
00:55:26aujourd'hui
00:55:26on peut dire
00:55:27en 2026
00:55:28un certain nombre
00:55:29de dérives
00:55:30qui posent un problème
00:55:31parce qu'il y a
00:55:31une défaillance de l'Etat
00:55:32il n'y a plus d'argent
00:55:33dans les caisses.
00:55:34Je me souviens
00:55:35quand en 1985
00:55:36Pierre Jox
00:55:36qui n'est pas le pire ministre
00:55:38de l'intérieur
00:55:38vous vous en souvenez
00:55:39avait exigé
00:55:40que l'on affiche
00:55:40dans les commissariats de police
00:55:41la déclaration
00:55:42est-ce que c'était
00:55:45si nécessaire
00:55:46qu'en 1985
00:55:47ça fait donc
00:55:4831 ans
00:55:49pardon
00:55:5041 ans
00:55:52est-ce que c'était
00:55:53déjà si nécessaire
00:55:54qu'on rappelle aux policiers
00:55:55leurs devoirs institutionnels ?
00:55:57Il faut remonter
00:55:59dans la machine
00:56:00remonter le temps
00:56:01après l'élection
00:56:02de François Mitterrand
00:56:02il y a beaucoup
00:56:03de démagogie
00:56:03derrière tout ça
00:56:04parce que dans le même temps
00:56:05François Mitterrand
00:56:06démultiplié
00:56:06les écoutes illégales
00:56:08pour écouter
00:56:09ce qui me gênait
00:56:10donc je relativise
00:56:11beaucoup
00:56:11beaucoup
00:56:12et vous avez le droit
00:56:13je dirais
00:56:14l'honnêteté morale
00:56:15qui sous-tendait
00:56:17à tout ça
00:56:17moi la grande qualité
00:56:18que je trouve
00:56:19à Pierre Jox
00:56:19je fais que le croiser
00:56:22dans les services
00:56:23à la brigade des stups
00:56:24à l'époque
00:56:25j'étais au Quai des Orfèvres
00:56:26et la seule question
00:56:27qu'il posait
00:56:28au directeur d'emploi
00:56:29donc les chefs de division
00:56:31ce que moi j'appelle
00:56:32les vos gradés
00:56:32c'était
00:56:33de quoi avez-vous besoin ?
00:56:34voilà
00:56:35ça se limitait à ça
00:56:36au-delà bien évidemment
00:56:38de la philosophie
00:56:39qui sous-tendait ça
00:56:40il y avait
00:56:42le souhait
00:56:43le désir
00:56:44et puis l'honnêteté
00:56:45de reconnaître
00:56:46que nous manquions
00:56:47considérablement de moyens
00:56:47c'était pas que des discours
00:56:49et je peux témoigner
00:56:50qu'après ça
00:56:51effectivement
00:56:52on a eu les moyens conséquents
00:56:53notamment au stup
00:56:54des bagnoles
00:56:55des équipements
00:56:55ce qu'on appelait
00:56:56des kits malibres
00:56:57déjà à l'époque
00:56:58mais pour des radios
00:56:58qui pesaient 2 kilos
00:57:00est-ce qu'il fallait
00:57:01pour autant rappeler
00:57:02de cette façon-là
00:57:03là encore
00:57:04on est un peu dans la com
00:57:04vous me l'accorderez
00:57:05parce que
00:57:06dans un temps
00:57:07on vous rappelle
00:57:07les principes
00:57:08de la déontologie
00:57:09dans le même
00:57:09vous avez l'affaire
00:57:10des Irlandais
00:57:11vous avez quand même
00:57:12pas mal de manipulations
00:57:13de l'institution
00:57:15poligendarmorie
00:57:15qui ferait grincer
00:57:17des dents
00:57:17beaucoup de démocrates
00:57:18ou de gens
00:57:18dits démocrates
00:57:19ce que nous vivons
00:57:20aujourd'hui
00:57:20je pense qu'il faut
00:57:21aller au-delà
00:57:21ce que nous vivons
00:57:22aujourd'hui
00:57:22de mon point de vue
00:57:23est encore plus grave
00:57:24c'est-à-dire que
00:57:25nous sommes gouvernés
00:57:26par des personnalités
00:57:28qui ont une vision
00:57:28de l'état
00:57:29et de la démocratie
00:57:30qui posent problème
00:57:31c'est-à-dire
00:57:32qu'ils considèrent
00:57:33que le peuple
00:57:34finalement
00:57:35est un élément
00:57:36accessoire
00:57:36du système
00:57:37sociologico-économique
00:57:39qui nous gouverne
00:57:40et que la police
00:57:41finalement
00:57:41devient un régulateur social
00:57:43pour éviter
00:57:44qu'il y ait
00:57:44de trop grandes explosions
00:57:45justement
00:57:46de manifestations
00:57:47populaires
00:57:48qui débordent
00:57:49ça leur fait peur
00:57:50puisque la sécurité
00:57:52au quotidien
00:57:52je passe mes mots
00:57:53justement
00:57:54Jean-Pierre Colombiès
00:57:55on a avec nous
00:57:56Pierre-Henri Honneguer
00:57:57avocat pénaliste
00:57:58qui a beaucoup réfléchi
00:58:00s'est exprimé
00:58:00sur la question
00:58:01bonjour maître
00:58:03bonjour maître
00:58:04bonjour
00:58:05bonjour
00:58:06vous êtes
00:58:06vous êtes
00:58:07vous êtes
00:58:08j'allais dire
00:58:10en permanence
00:58:10en contact
00:58:11avec cette réalité
00:58:12de la police
00:58:13vous avez pris des positions
00:58:14on vous a entendu
00:58:15vous entendez
00:58:16Jean-Pierre Colombiès
00:58:17est-ce qu'il y a
00:58:18aujourd'hui
00:58:18un besoin
00:58:20de reprendre en main
00:58:21les codes
00:58:21les valeurs
00:58:22les vertus de la police
00:58:23ou c'est juste
00:58:24des dérives
00:58:24des dérives individuelles
00:58:26déjà la première chose
00:58:28qu'il faut dire
00:58:28quand on parle de la police
00:58:30c'est que c'est les polices
00:58:31c'est à dire que
00:58:32c'est pas du tout la même chose
00:58:33la police municipale
00:58:34comme dans l'affaire de Carcassonne
00:58:36de la police judiciaire
00:58:39et de la police nationale
00:58:40comme dans l'affaire
00:58:41Naël par exemple
00:58:43dans lequel on a des recrutements
00:58:45qui sont différents
00:58:45on a des formations
00:58:46qui sont différentes
00:58:47on a des missions
00:58:48qui sont différentes
00:58:49voire même
00:58:50de la gendarmerie
00:58:51qui dans certaines zones
00:58:52ont des fonctions de police
00:58:53et qui ont aussi
00:58:54un recrutement
00:58:55une formation
00:58:56une hiérarchie
00:58:56qui est totalement différente
00:58:57c'est à dire que
00:58:58quand on s'intéresse
00:58:59en fait
00:58:59à ces cas individuels
00:59:01de policiers
00:59:02qui ne respectent pas
00:59:03ce qu'on attendrait d'eux
00:59:05il faut aussi regarder
00:59:06cette diversité là
00:59:07il faut aussi dire
00:59:08une chose
00:59:09c'est que
00:59:09l'immense majorité
00:59:11des policiers
00:59:11c'est des gens
00:59:12qui se donnent
00:59:13qui donnent leur vie
00:59:14pour cette mission
00:59:15qui sont extrêmement
00:59:16investis pour ça
00:59:17il faut jamais l'oublier
00:59:19que c'est un métier difficile
00:59:20avec souvent des vocations
00:59:22très très fortes
00:59:22et aussi
00:59:24comme le disait
00:59:25ce monsieur juste avant
00:59:26des problèmes de moyens
00:59:28gigantesques
00:59:29la police aujourd'hui
00:59:30elle travaille
00:59:30pas du tout
00:59:31avec les moyens
00:59:32qui sont nécessaires
00:59:33on attend énormément d'eux
00:59:35et on leur donne pas suffisamment
00:59:36et c'est vrai que
00:59:37dans ce marasme
00:59:38de diversité
00:59:39bah oui
00:59:39il y a des cas
00:59:40qui sont extrêmement problématiques
00:59:42de fonctionnement
00:59:43qui font que
00:59:44soit
00:59:45pour des raisons
00:59:46strictement individuelles
00:59:47on a des dérives
00:59:48et qui doivent être sanctionnées
00:59:49soit parfois même
00:59:50en raison d'un système
00:59:51qui désfonctionne
00:59:52ça laisse exister
00:59:54des choses
00:59:54qui ne devraient pas exister
00:59:55et le problème
00:59:57qui se pose
00:59:57aussi
00:59:58c'est celui
00:59:59de la sanction
01:00:00pas forcément
01:00:01de quel type
01:00:02de sanction
01:00:03on prononce
01:00:04mais du système
01:00:06qui permet
01:00:06de sanctionner
01:00:07ou pas ces dérives
01:00:08et aujourd'hui
01:00:09on a un système
01:00:09en réalité
01:00:10qui ne fonctionne pas
01:00:11ça marche très bien
01:00:12pour ce qu'on appelait
01:00:13les ripoux avant
01:00:14vers les gens
01:00:14qui tapent dans la caisse
01:00:16les gens qui font
01:00:17de la corruption
01:00:18l'IGPN
01:00:20en fait
01:00:21le service
01:00:22de la police
01:00:22des polices
01:00:23marche très bien
01:00:23pour ces gens-là
01:00:24mais quand il s'agit
01:00:25des violences policières
01:00:26le système dysfonctionne
01:00:28parce qu'en fait
01:00:29on a l'impression
01:00:30parfois
01:00:31que les violences
01:00:32ça fait partie
01:00:33du rôle de la police
01:00:35et on a un système
01:00:36qui n'est pas forcément
01:00:37capable de sanctionner
01:00:38de comprendre correctement
01:00:39ce qui se passe
01:00:39parce qu'il est
01:00:41chapeauté par des policiers
01:00:42et parce qu'il est
01:00:43à l'initiative
01:00:44d'un parquet
01:00:45qui lui-même
01:00:46est dépendant
01:00:46de ces policiers
01:00:47qui parfois
01:00:47n'a pas forcément
01:00:48le courage
01:00:49de venir poursuivre
01:00:50des dossiers
01:00:50en se disant
01:00:51oh là là
01:00:52si là je pointe du doigt
01:00:53un de mes policiers
01:00:53ça ne va plus du tout
01:00:54fonctionner avec eux
01:00:55et donc peut-être
01:00:55qu'il y a un certain
01:00:56nombre de changements
01:00:57qui devraient être faits
01:00:58pour avoir un système
01:00:59qui soit plus efficace
01:01:00mais surtout
01:01:01qui donne plus
01:01:02de légitimité aux policiers
01:01:03et qui donne un peu plus
01:01:05j'allais dire
01:01:06une meilleure image
01:01:06auprès de la population
01:01:07pour qu'elle fasse confiance
01:01:08à sa police
01:01:09parce que c'est ça le problème
01:01:10c'est qu'on a une perte
01:01:11de confiance dans la police
01:01:12et il faut absolument
01:01:13remédier à ça
01:01:15Jean-Pierre Colombier
01:01:16alors je suppose
01:01:17que vous partagez
01:01:18en partie ce que Philippe
01:01:20Onéguer
01:01:21on va revenir
01:01:23sur ce débat là
01:01:25dans quelques instants
01:01:26vous répondrez
01:01:27à Jean-Philippe Onéguer
01:01:28et puis
01:01:28Anissa nous fera
01:01:29un petit résumé
01:01:31une petite synthèse
01:01:32de ce qui se passe
01:01:32dans la police
01:01:33aujourd'hui
01:01:42Vous êtes bien sur Sud Radio
01:01:44il est 13h31
01:01:45je reçois
01:01:45Jean-Pierre Colombier
01:01:46est-ce auteur de police
01:01:48la face obscure
01:01:49de la police
01:01:51nous discutons justement
01:01:52sur l'état
01:01:53de la police française
01:01:54aujourd'hui
01:01:55ces crises
01:01:56ces angoisses
01:01:56ces défaillances
01:01:57parce que ce sont
01:01:58des êtres humains
01:01:58et qui peuvent avoir
01:01:59aussi des défauts
01:02:00et on était en échange
01:02:01avec Philippe-Henri
01:02:02Onéguer
01:02:03avocat pénaliste
01:02:03Jean-Pierre Colombier
01:02:04se répondait
01:02:05à Philippe-Henri Onéguer
01:02:07Oui je pense
01:02:08notamment sur
01:02:09l'ambiance violente
01:02:11cette violence
01:02:12qui est là
01:02:12de plus en plus
01:02:13prégnante
01:02:14c'est ce que j'ai expliqué
01:02:16on en discutait
01:02:16on a beaucoup débattu
01:02:17hors antenne
01:02:19elle est inhérente
01:02:20à une philosophie
01:02:21globale
01:02:22imposée
01:02:23avec un tempo
01:02:24donné par
01:02:25le politique
01:02:26on ne va pas
01:02:27tourner autour du pot
01:02:28Emmanuel Macron
01:02:29a pris la décision
01:02:30à un moment donné
01:02:31de réprimer
01:02:32toutes les manifestations
01:02:34du terrain
01:02:36à sa façon
01:02:37ça remonte au président
01:02:38de la République
01:02:38ce genre de décision
01:02:39il peut insuffler
01:02:40ce genre de méthode
01:02:41à son ministre de l'Intérieur
01:02:42à partir du moment
01:02:43où vous nommez quelqu'un
01:02:44qui je rappelle
01:02:46avait été
01:02:48avait été catégorisé
01:02:49par Alain Juppé
01:02:50lorsqu'il est arrivé
01:02:51préfet à Bordeaux
01:02:52de nazi
01:02:53c'est pas moi qui le dis bien
01:02:53je ne fais que le citer
01:02:54vous parlez de monsieur Lallemand
01:02:55oui je parle de monsieur Lallemand
01:02:57oui
01:02:57et qui ensuite a été nommé
01:02:58préfet de police
01:02:59vous savez très bien
01:02:59ce que vous faites
01:03:00bien sûr
01:03:00et quand vous autorisez
01:03:01monsieur Didier Lallemand
01:03:02à mettre en place
01:03:03une contre pratique
01:03:04totale du maintien de l'ordre
01:03:05c'est à dire que
01:03:06quand vous suivez
01:03:07des formations
01:03:08même très très limitées
01:03:09en matière de maintien de l'ordre
01:03:11notamment auprès des forces de CRS
01:03:12qui sont parmi les meilleures au monde
01:03:13du reste
01:03:14et eux vous expliquent quoi
01:03:16qu'il faut toujours laisser
01:03:16un échappatoire
01:03:17à la manifestation
01:03:18justement pour éviter
01:03:19le surincident
01:03:20que ce soit au préjudice
01:03:21des forces de l'ordre
01:03:22ou au préjudice
01:03:23des manifestants
01:03:24on fait en sorte que
01:03:25la manifestation
01:03:26puisse s'écouler
01:03:27à un moment donné
01:03:27pour justement
01:03:28faire tomber la pression
01:03:29lorsque vous avez un préfet
01:03:31qui arrive
01:03:31et qui vous dit
01:03:32exactement l'inverse
01:03:32on va nasser
01:03:34on va nasser
01:03:34et j'autorise les forces de l'ordre
01:03:36à une politique de contact
01:03:37nasser c'est-à-dire
01:03:38coincer les manifestants
01:03:39et coincer les manifestants
01:03:40c'était le cas dans plusieurs
01:03:41et on réprime
01:03:42et on réprime
01:03:43le contact
01:03:43le contact
01:03:44ça veut tout dire
01:03:45rien dire le contact
01:03:45si je vous touche l'épaule
01:03:46je serre votre contact
01:03:47si je vous mets mon poids sur la gueule
01:03:49c'est un autre contact
01:03:49mais pas le même
01:03:50et pas avec les mêmes conséquences
01:03:51vous voyez ce que je veux dire
01:03:52on est dans une hypocrisie totale
01:03:54parce que dans le même temps
01:03:55ces politiciens
01:03:56tiennent des discours
01:03:58qui sont exactement
01:03:59à l'inverse
01:04:00de leur théorie
01:04:02et de leur principe
01:04:02de gouvernance
01:04:03et c'est là où il y a un malaise
01:04:05ensuite
01:04:05vis-à-vis du ressenti
01:04:06des policiers de terrain
01:04:07qui sont totalement désavoués
01:04:08par les mêmes politiques
01:04:09qui leur donnent un ordre
01:04:11qui est parfaitement contraire
01:04:12à leur propre méthodologie
01:04:14traditionnelle
01:04:15je me souviens d'une anecdote
01:04:16absolument sidérante
01:04:17c'était avec madame
01:04:19Ramayade
01:04:20je ne sais pas si
01:04:20j'ai dit Ramayade
01:04:21c'est peut-être pas Ramayade
01:04:23Ramayade
01:04:23Ramayade
01:04:23Ramayade
01:04:23ministre
01:04:24qu'elle m'excuse
01:04:24si elle l'entend
01:04:25pas de sa faute
01:04:26il y avait une opération
01:04:27dans un département X
01:04:29on s'en fiche
01:04:30c'est pas le problème
01:04:31sous l'autorité
01:04:32du directeur départemental
01:04:33pour des contrôles
01:04:34de sans-papiers
01:04:35donc on voyait
01:04:36ce directeur départemental
01:04:37préfet pas loin
01:04:38probablement
01:04:38qui est allé au contact
01:04:40d'une population immigrée
01:04:41probablement
01:04:42peut-être
01:04:42en tout cas
01:04:43sans-papiers
01:04:44et arrive
01:04:45madame Yade
01:04:46qui leur oppose
01:04:48avec des propos très durs
01:04:49vraiment
01:04:50elle leur reproche
01:04:51cette intervention
01:04:52qu'elle qualifie de raciste
01:04:53et l'autorité de l'état
01:04:55qui est là
01:04:56le directeur qui est là
01:04:56il ne comprend plus
01:04:57parce que lui
01:04:58il ne fait qu'obéir
01:04:58aux ordres de la préfecture
01:04:59qui sont très incisifs
01:05:02qui sont très directifs
01:05:02donc vous avez
01:05:03c'est Alice au pays des merveilles
01:05:05vous avez une autorité administrative
01:05:07avec la complicité
01:05:09parfois des parquets
01:05:09qui sollicitent
01:05:11les policiers de terrain
01:05:12pour faire des opérations
01:05:14démultipliées de contrôle
01:05:15sur le terrain
01:05:16de contrôle d'identité
01:05:17dans une chasse
01:05:18je mets le mot
01:05:19je l'emploie
01:05:20au sens premier du terme
01:05:24la chasse aux étrangers
01:05:25en situation irrégulière
01:05:26tout en rappelant
01:05:27que ça n'est pas
01:05:28un des contrôles au faciès
01:05:29et deux
01:05:30c'est surtout pas signatisant
01:05:31non mais soyons sérieux
01:05:33deux secondes
01:05:33deux secondes
01:05:34donc si vous voulez
01:05:35quand vous êtes policier de terrain
01:05:36ça vous tape la tête
01:05:37contre les murs
01:05:37je rappelle que Ramayal
01:05:38était ministre délégué
01:05:40aux droits de l'homme
01:05:41aux affaires européennes
01:05:41et aux droits de l'homme
01:05:42sous la présidence
01:05:42de Nicolas Sarkozy
01:05:44et qu'elle n'a pas démissionné
01:05:45quand monsieur Kadhafi
01:05:46est venu planter sa tente
01:05:47sur les Champs-Elysées
01:05:48alors que ce monsieur
01:05:49était commanditaire
01:05:49de deux attentats aériens
01:05:51pas un
01:05:51deux
01:05:52parce qu'il faut rappeler
01:05:53que Lockerbie
01:05:53c'est quand même lui
01:05:54on est dans le fait
01:05:54que je dis
01:05:55faites pas ce que je fais
01:05:56voilà exactement
01:05:58Philippe Henri Oniguer
01:05:59maître
01:05:59la réaction de Jean-Pierre Colombier
01:06:01vous inspire
01:06:02vous convenez
01:06:02qu'effectivement
01:06:03il peut y avoir
01:06:03une dérive
01:06:04à un moment donné
01:06:04qui vient au sommet d'état
01:06:05qui provoque
01:06:06quelquefois
01:06:07des confusions
01:06:08mais ce qu'il dit
01:06:09est tout à fait exact
01:06:10et pas du tout
01:06:11contradictoire
01:06:11avec ce que je disais
01:06:12ce qu'il a indiqué
01:06:13sur les règles d'engagement
01:06:15dans le cadre
01:06:15du maintien de l'ordre
01:06:16c'est effectivement
01:06:17à la fois
01:06:18une révolution
01:06:19par rapport à ce qui existait avant
01:06:20un scandale
01:06:21et une erreur
01:06:22qui est strictement politique
01:06:24et ça revient un peu
01:06:26à ce que je disais
01:06:26c'est à dire que
01:06:28quand on s'intéresse
01:06:29à ça effectivement
01:06:29il y a des fautes
01:06:31individuelles des policiers
01:06:32il y a des comportements
01:06:32qui sont condamnables
01:06:33à l'échelle individuelle
01:06:34mais ils ne sont que le résultat
01:06:37d'un système
01:06:38que parfois
01:06:38on laisse dysfonctionner
01:06:40ou on permet
01:06:41de dysfonctionner
01:06:42parce qu'il va servir
01:06:43d'autres intérêts
01:06:44ce qu'on vous disait
01:06:45à l'instant
01:06:45on va nasser
01:06:46parce que ça permet
01:06:47de réprimer extrêmement
01:06:48violemment les manifestations
01:06:50et donc d'un point de vue politique
01:06:51de se dire que
01:06:52on met une pression
01:06:54sur les opposants
01:06:55pour pas qu'ils puissent
01:06:56s'exprimer
01:06:56donc effectivement
01:06:57politiquement c'est intéressant
01:06:59mais du point de vue
01:06:59des pratiques
01:07:00on expose des policiers
01:07:01à ce qu'ils commettent
01:07:02des violences disproportionnées
01:07:04et qu'ils engagent
01:07:05leur responsabilité individuelle
01:07:06bien sûr
01:07:06on se souvient
01:07:07les plus anciens
01:07:08se souviennent
01:07:08de Moïse Grimaud
01:07:09préfet de police
01:07:10de Paris en 1968
01:07:11dont l'intelligence
01:07:12et la compétence
01:07:13avaient certainement
01:07:14évité
01:07:16malgré les instructions
01:07:17du gouvernement
01:07:18on se souvient
01:07:18que le général de Gaulle
01:07:19avait dit
01:07:20le ministre de l'Intérieur
01:07:22s'appelait Christian Fouché
01:07:23et il lui dit
01:07:23faites tirer
01:07:24Pompidou prend Fouché
01:07:25à la sortie du conseil ministre
01:07:27surtout pas
01:07:27ensuite il avait été remplacé
01:07:29par Raymond Marcelin
01:07:29qui a laissé un souvenir
01:07:31de ministre autoritaire
01:07:31mais Maurice Grimaud
01:07:32lui était un républicain
01:07:34responsable
01:07:35et il a évité
01:07:36la catastrophe
01:07:36le pire
01:07:37Anissa
01:07:38vous nous faites un point
01:07:38sur justement
01:07:39est-ce que c'est un problème
01:07:41d'effectifs
01:07:42ou de mauvaise répartition
01:07:43c'est ça
01:07:43c'est une question
01:07:43qu'on peut se poser
01:07:44aussi également
01:07:45alors la police
01:07:46n'est pas seulement débordée
01:07:47elle est encore déployée
01:07:49selon une carte désuète
01:07:51héritée de 1941
01:07:53alors je suis un petit peu
01:07:54de provocation
01:07:55mais je vais être plus précise
01:07:56on parle aussi
01:07:57on parle vrai
01:07:59mais surtout
01:08:00on parle juste
01:08:00en fait le partage territorial
01:08:02entre police nationale
01:08:03et gendarmerie
01:08:04repose sur un système
01:08:05dont l'origine juridique
01:08:07remonte au régime
01:08:08de police d'état
01:08:09de 1941
01:08:10et c'est bien
01:08:10le constat
01:08:11de la cour des comptes
01:08:12dans un document
01:08:13publié le 25 mars dernier
01:08:15dans son rapport
01:08:16public annuel
01:08:17avec un chapitre
01:08:18intitulé
01:08:18adapter l'organisation
01:08:20de la sécurité
01:08:20du quotidien
01:08:21aux besoins
01:08:22des territoires
01:08:23alors finalement
01:08:24est-ce que le problème
01:08:25de la police française
01:08:26n'est pas seulement
01:08:27le manque d'effectifs
01:08:28on ne revient pas dessus
01:08:28c'est évident
01:08:29mais aussi l'endroit
01:08:30où l'état
01:08:31les affecte
01:08:32la cour des comptes
01:08:33révèle donc
01:08:33que la répartition
01:08:34entre police
01:08:34et gendarmerie
01:08:36n'a pas été
01:08:38quelquefois
01:08:39corrigée
01:08:39selon des seuils
01:08:40de population
01:08:41mais ce système
01:08:41tient insuffisamment
01:08:43compte
01:08:43de la délinquance réelle
01:08:44des trafics
01:08:45des flux de population
01:08:46ou de l'évolution
01:08:48des villes
01:08:48résultat
01:08:50spectaculaire
01:08:50la lausère
01:08:51département
01:08:51le moins touché
01:08:52par la délinquance
01:08:53dispose proportionnellement
01:08:54de davantage
01:08:55de policiers
01:08:56et de gendarmes
01:08:56que le Rhône
01:08:57pourtant
01:08:57cinq fois plus
01:09:00criminogènes
01:09:00après ça dépend
01:09:01où vous les mettez
01:09:02alors
01:09:03voilà comment
01:09:04en tout cas
01:09:04on peut recruter
01:09:0510 600 policiers
01:09:06et gendarmes
01:09:06supplémentaires
01:09:07depuis 2016
01:09:07sans que les agents
01:09:08ni les habitants
01:09:09ne ressentent
01:09:09véritablement
01:09:10l'amélioration
01:09:11les renforts
01:09:12ne sont pas toujours
01:09:12envoyés
01:09:13là où la pression
01:09:14est la plus forte
01:09:15on demande donc
01:09:15à certains commissariats
01:09:17de contenir
01:09:18la violence
01:09:18d'aujourd'hui
01:09:19avec une organisation
01:09:20territoriale
01:09:21pensée pour la France
01:09:22d'hier
01:09:22la police n'est pas
01:09:23seulement abandonnée
01:09:24elle est parfois
01:09:25laissée au mauvais endroit
01:09:26elle est même
01:09:27même d'avant-hier
01:09:29Jean-Pierre Colombiès
01:09:31constat assez précis
01:09:32d'Alissa ou non
01:09:33oui on pourrait
01:09:33même encore
01:09:34beaucoup plus loin
01:09:35à l'intérieur même
01:09:36de ce que vous avez décrit
01:09:37il y a des problèmes
01:09:37de répartition
01:09:38c'est à dire que
01:09:39quand il y a eu
01:09:39les attentats
01:09:40lorsque les attentats
01:09:41on a connu
01:09:42cette vague terrible
01:09:43à partir de Charlie Hebdo
01:09:45on a renforcé
01:09:46de façon totalement
01:09:47démultipliée
01:09:48et illogique
01:09:49les services de renseignement
01:09:50ce que je veux dire par là
01:09:50c'est qu'on s'est dit
01:09:51on a échoué à ce niveau-là
01:09:53donc on va renforcer
01:09:54renforcer renforcer
01:09:55au final
01:09:55on a totalement
01:09:56déshabillé la sécurité publique
01:09:58et vous avez des services
01:09:58de renseignement
01:09:59en province notamment
01:10:00qui sont surnuméraires
01:10:01on ne sait pas où les mettre
01:10:02on ne sait pas quoi leur faire
01:10:03et vous avez
01:10:04la sécurité publique
01:10:05et la PJ surtout
01:10:06qui sont totalement
01:10:08démunis
01:10:09on paye aussi
01:10:10et ça il faut remonter
01:10:12au-delà de François Hollande
01:10:14Nicolas Sarkozy
01:10:14qui a supprimé
01:10:15la police de proximité
01:10:16ça c'est un vrai
01:10:17parce qu'on en parle tout le temps
01:10:19c'est une vraie défaillance
01:10:20oui alors oui
01:10:21pourquoi
01:10:22là je ne fais pas de dogmatisme
01:10:24ce n'est pas du politique
01:10:26ce dont je suis en train
01:10:27on est bien d'accord
01:10:27c'est simplement
01:10:28à deux niveaux
01:10:29un contact citoyen
01:10:31entre la population
01:10:32et ce qui représente l'état
01:10:34c'est-à-dire que
01:10:35le policier
01:10:36avec son scooter
01:10:36qui était l'îlotier
01:10:37de base
01:10:39sans grade particulier
01:10:40sans mission
01:10:41vraiment très très
01:10:42très bien définie
01:10:42était un interlocuteur
01:10:44indispensable à ses habitants
01:10:45de quartier
01:10:46rôle de conseil
01:10:47et puis tout simplement
01:10:48rôle humain
01:10:48Pinot simple flic
01:10:49oui mais avec un rôle humain
01:10:51considérable
01:10:51tout à fait de proximité
01:10:52considérable
01:10:53ça portait bien son nom
01:10:54mais bien sûr
01:10:54et puis surtout
01:10:55un rôle de renseignement
01:10:56qu'on a complètement perdu
01:10:58de vue
01:10:58on a oublié
01:10:59que ces petits flics
01:11:01qui étaient en scooter
01:11:02voyaient grandir
01:11:03les gens de leur quartier
01:11:04ils les connaissaient
01:11:05tout bien
01:11:05ils les tutoyaient
01:11:05les appelaient par leur prénom
01:11:06bien sûr
01:11:07et donc il y avait une autorité
01:11:08immédiate
01:11:08et il n'y a rien de dégradant
01:11:09là-dedans
01:11:09et ils les connaissaient
01:11:10or
01:11:11quand on a commencé
01:11:12à voir des affaires
01:11:13comme Mera
01:11:13et puis d'autres
01:11:14et puis les frères Kouachi
01:11:16on s'est rendu compte
01:11:16que ces types-là
01:11:17avaient évolué
01:11:18dans les quartiers
01:11:19et qu'on ne les connaissait pas
01:11:20enfin on les connaissait
01:11:21mais de loin
01:11:21oui mais sinon avant
01:11:23ils auraient été repérés
01:11:23ou localisés
01:11:24et bien sûr
01:11:25on aurait pu faire du préventif
01:11:27il y avait des balises
01:11:28des alertes
01:11:29moi j'ai connu des gens
01:11:30des RG
01:11:31qui venaient nous voir
01:11:31dans les services de proximité
01:11:32pour nous demander
01:11:33si on connaissait
01:11:34un tel ou un tel
01:11:35et on l'appelait
01:11:36l'îlotier du coin
01:11:37on le faisait venir
01:11:38ils discutaient entre eux
01:11:39et les gendarmes
01:11:39qui s'arrêtaient dans les fermes
01:11:41et comme ça
01:11:42ils s'apprenaient
01:11:43que souvent
01:11:43ils foutaient une baffe
01:11:44aux gamins
01:11:44qui avaient été irresponsables
01:11:45et ça s'arrêtait là
01:11:46Jean-Pierre Colombier
01:11:47nous avons un autre
01:11:48Jean-Pierre
01:11:48qui nous appelle
01:11:48le Mont-de-Marsan
01:11:49bonjour Jean-Pierre
01:11:51oui bonjour
01:11:51vous êtes policier
01:11:53vous-même
01:11:54ou pas du tout
01:11:54vous avez eu affaire
01:11:55oui je suis un ancien
01:11:56commissaire de police
01:11:57moi c'est très
01:11:58police judiciaire
01:11:59mais une affectation
01:12:00très spéciale
01:12:01bienvenue dans l'émission
01:12:02Jean-Pierre
01:12:02je vous remercie
01:12:03une affectation
01:12:05très spéciale
01:12:06qui en fait
01:12:07est extrêmement médiatisée
01:12:09c'est la police financière
01:12:11qui travaille principalement
01:12:13sur les délits de société
01:12:15l'ingérence
01:12:16et évidemment
01:12:17les délits
01:12:18on ne peut pas
01:12:18parler politique
01:12:19mais tout ce qui peut
01:12:20toucher à notre démocratie
01:12:21voilà
01:12:22donc moi
01:12:23les dernières affaires
01:12:24par exemple
01:12:24c'était des condamnations
01:12:25qui ont emmené
01:12:26les condamnations de Juppé
01:12:27de Chirac
01:12:29mon dernier service
01:12:31il a fait l'affaire Sarkozy
01:12:32dont les relations
01:12:33je dirais
01:12:34de ces services
01:12:34très spécialisées
01:12:35c'est principalement
01:12:37je dirais
01:12:38une vitesse
01:12:39qui est nettement inférieure
01:12:40à celle de la presse
01:12:43et dont on attend
01:12:44beaucoup
01:12:44de ces services-là
01:12:45et qui pourtant
01:12:47sont au travail
01:12:48je peux vous le dire
01:12:49avec des gens
01:12:49très compétents
01:12:50et qui consacrent
01:12:51beaucoup de leur temps
01:12:52dans ce genre d'affaires
01:12:53ce sont ces affaires
01:12:54dont on parle assez peu
01:12:55alors c'est dommage
01:12:56parce qu'on en parle
01:12:56beaucoup dans les médias
01:12:57mais assez peu
01:12:58dans l'administration
01:12:59c'est les enfants pauvres
01:13:01voilà
01:13:02j'ai une petite précision
01:13:03je crois que pour compléter
01:13:05le propos
01:13:06pour être un bon flic
01:13:07en financière
01:13:08parce qu'il se trouve
01:13:08que j'ai commencé
01:13:08à la brigade financière
01:13:09au SDPJ des Hauts-de-Seine
01:13:11à l'époque
01:13:11et moi je voulais aller au stup
01:13:13bon c'est encore une autre histoire
01:13:14mais ce que j'ai retenu
01:13:15de cette expérience
01:13:16c'est que pour faire
01:13:16un bon flic de financière
01:13:18il faut 5 à 10 ans
01:13:20et je pense pas
01:13:20que l'interlocuteur
01:13:21il faut bien 5 ans
01:13:22oui
01:13:22j'ai fait 20 ans de formation
01:13:24j'étais au départ
01:13:25une formation d'expert comptable
01:13:26quand je suis rentré
01:13:27là-dedans
01:13:29malheureusement
01:13:29dans les années 75-73
01:13:31ensuite j'ai fait
01:13:32la formation évidemment
01:13:34des formations comptables
01:13:35à nos enquêteurs
01:13:36je pense qu'il faut
01:13:37quand même 5 ans
01:13:38de pratique
01:13:38un minimum
01:13:39ah oui
01:13:40un minimum
01:13:40c'est un travail
01:13:42qui est difficile
01:13:42ce sont des fonctionnaires
01:13:43qui sont motivés
01:13:44des dossiers
01:13:45relativement longs
01:13:46très complexe
01:13:47alors pas long
01:13:47parce qu'on manque
01:13:48de moyens
01:13:48comme partout
01:13:49évidemment
01:13:49mais de moyens
01:13:50en personnel je dirais
01:13:51mais le personnel
01:13:52c'est aussi la formation
01:13:54et puis des moyens techniques
01:13:55aujourd'hui
01:13:56quand on voit
01:13:56moi je me souviens
01:13:57il n'y avait pas de machine
01:13:58à calculer
01:13:58dans la brigade financière
01:14:00on était principalement
01:14:02intéressés par armer
01:14:03les brigades d'intervention
01:14:04ce qui est tout à fait normal
01:14:05mais par contre
01:14:06à la financière
01:14:07c'était les fonctionnaires
01:14:08qui devaient se payer eux-mêmes
01:14:10leur propre machine
01:14:11avec quelques épisodes
01:14:13c'est l'air
01:14:13puisque l'adresse
01:14:14de la brigade financière
01:14:15à Paris
01:14:15c'est le rue du château
01:14:16des rentiers
01:14:16ça ne s'invente pas
01:14:17ça ne s'invente pas
01:14:18mais justement
01:14:19là j'en profite
01:14:20c'est une perche
01:14:21qu'il faut surtout
01:14:22ne pas oublier de saisir
01:14:24c'est un peu
01:14:25à cause d'eux
01:14:26que la procédure pénale
01:14:28s'est considérablement alourdie
01:14:30et que les services judiciaires
01:14:30ont commencé à faire peur
01:14:31je pense notamment
01:14:32à l'affaire Urba Graco
01:14:33avec l'inspecteur Godineau
01:14:35à Marseille
01:14:36qui a commencé
01:14:37à tirer un petit fil
01:14:38comme ça
01:14:38tout simplement
01:14:39avec un petit bout de facture
01:14:40il a tiré les chevaux
01:14:42et le poteau rose est sorti
01:14:44et à partir de là
01:14:45on ne va pas se mentir
01:14:45c'est à partir de là
01:14:46que véritablement
01:14:47la PJ a commencé
01:14:48à faire peur aux politiques
01:14:49on continue à en parler
01:14:50avec vous
01:14:50Jean-Pierre Colombiès
01:14:51sur Sud Radio
01:14:53on vous retrouve
01:14:54et il y a encore
01:14:54quelques sujets abordés
01:14:56et puis surtout
01:14:56vous nous appelez
01:14:57au 0826 300 300
01:14:59à Nyssa
01:14:59je n'ai plus rien à ajouter
01:15:00vous avez tout dit
01:15:01mais non
01:15:03il est 13h48
01:15:04vous êtes bien sur Sud Radio
01:15:05nous parlons
01:15:06police française
01:15:07police nationale
01:15:07avec Jean-Pierre Colombiès
01:15:09ancien commandant
01:15:10et auteur de
01:15:11la face obscure
01:15:12de la police
01:15:13aux édictions
01:15:13Max Milot
01:15:14à lire absolument
01:15:15que l'on soit policier
01:15:16j'allais dire
01:15:17homme politique
01:15:18ou citoyen
01:15:19qui veut comprendre
01:15:19ce qui se passe
01:15:20dans cette grande institution
01:15:21qui est confrontée
01:15:22j'allais dire
01:15:23aux aléas du temps
01:15:24à l'affaiblissement de l'état
01:15:26à des manques de moyens
01:15:27et puis aux fragilités
01:15:28que peut avoir
01:15:29des hommes et des femmes
01:15:30qui sont confrontés
01:15:31quelquefois
01:15:31à des situations épouvantables
01:15:32qui ne se sentent pas soutenus
01:15:34aimés des français
01:15:35oui on l'a vu
01:15:36quand il y a eu
01:15:37des grandes épreuves
01:15:37la solidarité du peuple français
01:15:39avec sa police
01:15:40et puis lorsqu'il y a une bavure
01:15:41tout de suite
01:15:42le vent tourne
01:15:43et ça devient tout de suite
01:15:44des représentants d'autorité
01:15:45qui peuvent se comporter
01:15:46de façon brutale
01:15:47et Jean-Pierre Colombiès
01:15:48a parfaitement décrypté
01:15:50les phénomènes
01:15:51qui peuvent conduire
01:15:52à ce genre de confusion
01:15:53nous avons Chantal
01:15:53qui nous appelle de Bastia
01:15:55bonjour Chantal
01:15:57bonjour Térico
01:15:58est-ce qu'à Bastia
01:15:59l'ordre républicain
01:16:00règne
01:16:01grâce à la police française
01:16:03alors franchement
01:16:05nous on a
01:16:05je crois qu'on doit être
01:16:06une région
01:16:07où il y en a de plus
01:16:10il y avait une blague
01:16:10qui disait
01:16:11un arbre
01:16:12un CRS
01:16:12un arbre
01:16:13un CRS
01:16:14alors écoutez
01:16:15nous franchement
01:16:16moi quand je discute
01:16:17avec des policiers
01:16:17ils sont bien
01:16:18contre nous
01:16:18m'être ici
01:16:19parce que c'est assez
01:16:21tranquille
01:16:21malgré tout
01:16:22je ne dis pas
01:16:22qu'il n'y a pas de travail
01:16:23attention
01:16:24parce qu'il y a quand même
01:16:25la BAC
01:16:25c'est beaucoup
01:16:26il y a le problème
01:16:27des stupéfiants
01:16:30mais globalement
01:16:31moi en tout cas
01:16:32je me sens en sécurité
01:16:33ce qui n'est pas le cas
01:16:34de tous les français
01:16:35selon où ils sont
01:16:36moi ce que je voulais dire
01:16:39surtout
01:16:39moi j'avais
01:16:41je le dis au passé
01:16:42un grand respect
01:16:43pour la police
01:16:43et les gendarmes
01:16:44parce que ce sont
01:16:45des métiers difficiles
01:16:48ingrats
01:16:49en revanche
01:16:50quand j'ai vu
01:16:50le comportement
01:16:52avec les gilets jaunes
01:16:53avec quand il y a
01:16:54la manifestation
01:16:55des retraites
01:16:56quand j'ai vu même
01:16:57contre les pompiers
01:16:58certains CRS
01:16:59gazaient les pompiers
01:17:00c'est même
01:17:00des gendarmes
01:17:01qui sont intervenus
01:17:02et ce qui a fait
01:17:05vraiment basculer
01:17:05mon avis
01:17:07c'est par rapport
01:17:08aux agriculteurs
01:17:09c'est à dire que moi
01:17:10je veux bien
01:17:10qu'on manque de moyens
01:17:11vous voyez dans le Gers
01:17:12plutôt que de traquer
01:17:13les agriculteurs
01:17:14on aurait mieux fait
01:17:15de traquer
01:17:15les pédophiles
01:17:16les magistrats
01:17:17ce ne sont pas eux
01:17:18qui votent les lois
01:17:20ce sont nos députés
01:17:21nos sénateurs
01:17:22qui ne servent à rien
01:17:23qui font comme
01:17:24ils le veulent
01:17:25la police
01:17:26vis-à-vis des OQTF
01:17:28je ne vois pas
01:17:29comment ils peuvent faire
01:17:30puisque ce n'est plus
01:17:31un délit
01:17:32merci monsieur Hollande
01:17:34puisque c'est
01:17:35une décision
01:17:36administrative
01:17:37aujourd'hui
01:17:38donc la police
01:17:39ils ont beau
01:17:40tous les arrêter
01:17:40ça ne change rien
01:17:41donc
01:17:42quant au narcotrafic
01:17:45on ne leur donne
01:17:46pas les moyens
01:17:46il n'y a qu'à voir
01:17:47la ville du Havre
01:17:47qui est la porte ouverte
01:17:48je pense que
01:17:49c'est monsieur
01:17:50Edor Philippe
01:17:51qui est maire du Havre
01:17:52qui va se présenter
01:17:54pour les présidentielles
01:17:55en 2027
01:17:57donc
01:17:57entre la pédocriminalité
01:18:00la drogue
01:18:00on ne leur donne pas
01:18:01les moyens
01:18:02quand ils commencent
01:18:03à tirer un peu trop
01:18:04le fil de la pelote
01:18:05il y a des gens
01:18:06au-dessus d'eux
01:18:07qui leur disent
01:18:08maintenant vous ne bougez plus
01:18:10les magistrats
01:18:11ont des coups de fil
01:18:12à gogo
01:18:13du ministère
01:18:13de l'Intérieur
01:18:14de la Justice
01:18:15ne les mettaient pas
01:18:16en prison
01:18:16parce qu'ils ont pris
01:18:17du retard
01:18:17sur les places de prison
01:18:19donc commençons
01:18:20à changer nos politiques
01:18:21mettons des gens
01:18:22courageux
01:18:23après la police
01:18:24à un moment
01:18:25ils ont aussi
01:18:26le droit de retrait
01:18:27et je pense
01:18:28que les agriculteurs
01:18:30ils devraient l'avoir
01:18:31moi fonctionnaire
01:18:33je l'ai
01:18:33et croyez-moi
01:18:34que c'est bien dommage
01:18:36mais à un moment donné
01:18:37si on est solidaires
01:18:38et que tout le monde
01:18:39baisse les arbres
01:18:40parce que moi
01:18:41je suis désolé
01:18:42moi j'ai l'impression
01:18:43d'avoir affaire
01:18:44à une police politique
01:18:44aujourd'hui
01:18:45qui répond au pouvoir
01:18:47et pas au peuple
01:18:48et ça ça me déplaît
01:18:49et Dieu sait
01:18:50que j'avais
01:18:51vraiment une estime
01:18:52et il y a un père militaire
01:18:53quand même
01:18:54croyez-moi
01:18:55que c'est quelque chose
01:18:56que je respectais
01:18:57et je sais
01:18:57que ce n'est pas
01:18:58des métiers faciles
01:18:59mais à un moment
01:19:00on a le choix
01:19:00aussi de dire
01:19:01non là je n'y vais pas
01:19:04parce que moi
01:19:04tant que fonctionnaire
01:19:05je l'ai fait
01:19:05on sent la colère
01:19:06de Chantal
01:19:07il y a beaucoup de choses
01:19:08dans ce qu'elle dit
01:19:08je pense qu'il y a des aspects
01:19:10de ce qu'elle approche
01:19:11avec lesquels vous êtes d'accord
01:19:12plus ou moins d'accord
01:19:13ça signale un malaise quand même
01:19:14de la part d'une citoyenne
01:19:16qui a été à un moment donné
01:19:16j'entends parfaitement ce qu'elle dit
01:19:18alors déjà premièrement
01:19:19pendant les gilets jaunes
01:19:21notamment
01:19:21je suis souvent intervenu
01:19:22c'est là où vraiment
01:19:23j'ai intervenu énormément
01:19:24dans les médias
01:19:25pour rappeler
01:19:25une chose très simple
01:19:27c'est que malgré
01:19:28justement
01:19:28cette légitimité
01:19:30apparente
01:19:31dans la violence
01:19:31tout fonctionnaire
01:19:33qui commettrait
01:19:33une faute personnelle
01:19:34devrait en rendre compte
01:19:36devant les tribunaux
01:19:37parce que ça ne vous exonère pas
01:19:38tout simplement
01:19:39de faire preuve
01:19:40je dirais
01:19:41d'intelligence
01:19:41et de discernement
01:19:42et ce n'est pas parce que
01:19:43vous êtes commandé
01:19:44par quelqu'un
01:19:44qui vous dit rentrer dans l'Etat
01:19:45que vous devez vous sentir
01:19:47autorisé
01:19:48à taper sur tout ce qui bouge
01:19:50il y a quand même
01:19:50une autorité de contrôle
01:19:51on en a parlé tout à l'heure
01:19:52il y a l'IGS
01:19:53avant de passer au tribunal
01:19:54il y a déjà une sanction
01:19:54administrative interne
01:19:55les victimes peuvent aussi
01:19:56déposer plainte
01:19:57se porter partie civile
01:19:58ce qui a été fait
01:19:58heureusement d'ailleurs
01:19:59heureusement
01:20:00donc tout ça
01:20:02effectivement
01:20:03revient à
01:20:05analyser une ambiance
01:20:06globale
01:20:06on parlait des recrutements
01:20:07tout à l'heure
01:20:08il ne faut pas oublier
01:20:08qu'ils démissionnent
01:20:0910 000 fonctionnaires par an
01:20:1010 000 policiers par an
01:20:12démissionnent
01:20:1210 000 policiers par an
01:20:14démissionnent en France
01:20:14chaque année
01:20:15oui mais oui
01:20:16d'où sortez-vous ce chiffre
01:20:17c'est officiel
01:20:18c'est du ministère
01:20:19mais ça ne le dira pas
01:20:19il vous dira l'inverse
01:20:20il vous dira
01:20:21c'est pas la traite
01:20:22c'est des gens
01:20:22qui jettent l'éponge
01:20:23qui jettent l'éponge
01:20:24qui se reconvertissent
01:20:24qui vont ailleurs
01:20:25qui font autre chose
01:20:26ça plus le fait
01:20:27qu'il y a moins d'embauches
01:20:28parce qu'il y a moins de vocations
01:20:30vous mettez tout en parallèle
01:20:30on va arriver à un point de
01:20:31un point inquiétant
01:20:32c'est pour ça qu'on recrute
01:20:33à 5 ou 6 de moyenne
01:20:34monsieur Perricot
01:20:36vous voyez où le débat
01:20:37où ça se situe
01:20:38on en est là
01:20:39on a énormément de démissions
01:20:41donc on prend n'importe quoi
01:20:42on prend n'importe quoi
01:20:42n'importe comment
01:20:43donc c'est pour ça
01:20:43que vous avez adoré
01:20:45les bavures d'hier
01:20:46vous avez adoré
01:20:47celles d'après-demain
01:20:48donc des gens moins compétents
01:20:50moins formés
01:20:50donc aucune vocation
01:20:52il y a de la lumière
01:20:53on est un peu payé
01:20:53on y va
01:20:54voilà
01:20:54c'est ça le constat
01:20:55et on rajoute à ça
01:20:58le déploiement
01:20:58de ce qui pour moi
01:20:59est une mesure antidémocratique
01:21:01globale
01:21:01c'est le développement
01:21:02de la police municipale
01:21:03alors là je vais faire
01:21:04hurler certains
01:21:06mais c'est pas grave
01:21:06c'est dans votre livre
01:21:08on est d'accord
01:21:08on n'est pas là
01:21:09pour tenir la longue voie
01:21:09vous parlez de grand remplacement
01:21:11on parle de grand remplacement
01:21:12là je paraphrase volontairement
01:21:14de façon très provocatrice
01:21:15et Carcassonne illustre
01:21:16ce qui a pu se passer
01:21:18mais c'est pas le plus grave
01:21:18je vais vous dire un truc
01:21:19c'est même pas le plus grave
01:21:20parce que ce qui va se passer
01:21:22à terme
01:21:22c'est qu'on va avoir
01:21:23des baronies
01:21:24des sortes de féodalités locales
01:21:26où vous allez avoir
01:21:27un maire tout puissant
01:21:28parce que seuls
01:21:29les mairies
01:21:29qui auront suffisamment de moyens
01:21:30pourront se payer
01:21:31des polices municipales
01:21:33dignes de ce nom
01:21:34mais vous m'accorderez que
01:21:35il y en a très bien aussi
01:21:36vous reconnaissez
01:21:37qu'il y en a qui fonctionnent très bien
01:21:37je n'ai pas dit que c'était
01:21:38tous des voyages municipales
01:21:39et il y a des gens formidables
01:21:41qui font partie
01:21:41de la police municipale
01:21:42moi je place le débat
01:21:43je mets le curseur
01:21:45un peu plus haut
01:21:45on élève un petit peu le truc
01:21:47le stade d'observation
01:21:49ce que je considère
01:21:49c'est que vous n'aurez pas
01:21:50la même police municipale
01:21:51que vous résidiez à Nice
01:21:53ou à Saint-Denis
01:21:54vous m'accorderez que
01:21:56celui qui va gérer l'orchestre
01:21:57le maître
01:21:58le chef d'orchestre
01:21:59de tout ça
01:21:59c'est le maire
01:22:00d'accord
01:22:01et d'ailleurs
01:22:02Bakayoko l'a dit clairement
01:22:03il a dit moi j'ai une politique
01:22:04de la sécurité
01:22:05qui est la mienne
01:22:06qui est propre
01:22:07à ma personne
01:22:08et à mon part
01:22:08maire de Saint-Denis
01:22:09maire de la France insoumise
01:22:10de Saint-Denis
01:22:11cette police municipale future
01:22:13correspondra
01:22:14à ce schéma philosophique
01:22:15et idem
01:22:17à Nice
01:22:18ou Cannes
01:22:18mais ceux qui n'ont pas voté
01:22:19pour lui
01:22:20qu'est-ce qu'on va en faire
01:22:22ceux qui n'ont pas voté
01:22:22pour Eric Ciotti
01:22:23ou M. Bakayoko
01:22:26donc on les met dans le même sac
01:22:27ils vont subir
01:22:27quelque part
01:22:28ce diktat
01:22:29et ça pour moi
01:22:30ce n'est pas envisageable
01:22:31parce que pour moi
01:22:32la police nationale
01:22:33ça veut dire ce que ça veut dire
01:22:34elle correspond à une philosophie
01:22:36nationale
01:22:37alors c'était
01:22:38on a cité Pétain
01:22:39on aurait pu citer aussi
01:22:40surtout Napoléon
01:22:41qui lorsqu'il a créé
01:22:42le corps de la préfectorale
01:22:43c'est ce qu'il voulait
01:22:44il voulait que la loi
01:22:45soit appliquée
01:22:46partout de la même façon
01:22:47en France
01:22:48bon avec Fouché
01:22:49au ministère de l'Intérieur
01:22:50vous m'accorderez que
01:22:50il y avait déjà
01:22:51une petite arrière
01:22:52française sécuritaire
01:22:52autrement dit
01:22:53voilà
01:22:53une solidité de l'Etat
01:22:55une légitimité des institutions
01:22:56et un respect
01:22:57avec des dérives
01:22:58avec des dérives
01:22:59enfin il n'y a pas de police
01:23:00la police n'est respectée
01:23:01que si elle est crainte
01:23:02on est d'accord
01:23:02on est d'accord
01:23:03mais il faut qu'elle soit crainte
01:23:04vous savez Napoléon
01:23:05quand il a créé la préfectorale
01:23:06c'est parce qu'il avait peur du peuple aussi
01:23:07c'est sûr
01:23:07il avait bien connu le peuple en action
01:23:09ça c'est peut-être des choses
01:23:10qui sont toujours d'actualité
01:23:11la peur du peuple
01:23:11on l'a vu pendant les gilets jaunes
01:23:12et ça a expliqué
01:23:13et on n'est pas à l'avril
01:23:15Jean-Pierre Colombier
01:23:16chaque fois que vous venez
01:23:16je vous dis
01:23:17on vous réinvite bientôt
01:23:18il y a tellement de choses
01:23:19non mais vous couvrez
01:23:20un sujet d'abord
01:23:21qui nous touche très à coeur
01:23:23la police française
01:23:24c'est important
01:23:25la gendarmerie
01:23:25les autorités
01:23:26à une époque
01:23:27où on sent que la république
01:23:28est en train de se déliter
01:23:29que l'autorité se perd
01:23:30on espère qu'on aura
01:23:31une police solide
01:23:32convaincue
01:23:32passionnée
01:23:33avec la vocation
01:23:34et commandée par des gens
01:23:35qui ont le service public
01:23:37je dirais
01:23:37et des gens tels que vous
01:23:39qui auront le courage
01:23:39de dire quand ça va
01:23:40et quand ça va pas
01:23:41à très bientôt
01:23:42Jean-Pierre Colombier
01:23:42je vous renouvelle l'invitation
01:23:44Anissa
01:23:44merci également
01:23:45ben oui c'est fini
01:23:46on remercie également
01:23:47Barka Zeroueli
01:23:48on remercie Sarah
01:23:49la mère d'une enfant
01:23:51victime du scandale
01:23:52du périscolaire
01:23:52Philippe Henri Néguer
01:23:53l'avocat
01:23:53évidemment
01:23:54Pierre-Henri
01:23:55Pierre-Henri Néguer
01:23:57Philippe Henri
01:23:58Philippe Henri
01:23:59je vais m'excuser
01:24:01et puis évidemment
01:24:02merci à tous ceux
01:24:02qui nous ont écoutés
01:24:03merci pour vos appels
01:24:04vos témoignages
01:24:04on se retrouve demain
01:24:06à suivre
01:24:07Brigitte
01:24:07là-hé
01:24:08évidemment
01:24:09vous savez de quoi
01:24:09elle va nous parler
01:24:10j'ai pas reçu
01:24:11cette délicieuse information
01:24:13elle va nous parler d'amour
01:24:14d'amour
01:24:14et ben voilà
01:24:15ça fera du bien
01:24:16quand on vient en parler
01:24:17pendant une heure
01:24:18l'amour de la police
01:24:18à demain
01:24:19on vous embrasse tous
01:24:20au revoir
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