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NewsTranscription
00:00:02Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 15 septembre 2000, combien ? 2026 déjà, comme le temps passe.
00:00:11A mes côtés, Anissa Arfawi, avec lesquelles nous avons préparé cette émission qui est pleine de bonnes et grandes informations.
00:00:20Elvin est là pour s'assurer que le contenu de cette émission sera fidèlement retranscrit sur les pages web.
00:00:26Je veux que vous compreniez ce que sont les pages web de Sud Radio. Je ne vais pas dire que
00:00:29c'est le côté noir de la force, mais c'est le côté que vous ne voyez pas, mais sur
00:00:33lequel repose la radio et qui vous permet à tout moment d'accéder à tout ce qui s'est dit
00:00:37et à tout ce qui s'est vu.
00:00:38C'est très important. C'est le numérique, mais aujourd'hui on sait qu'à l'époque où on est
00:00:43parlé, c'est bien, mais le redire de façon nette et claire, c'est encore mieux pour que vous puissiez
00:00:49y accéder en permanence.
00:00:51Il est à côté de Daisy Brito, qui a réalisé cette émission, qui réalise et qui la sonorise de façon
00:00:57exemplaire.
00:00:58Et puis il y a Jérémy qui sera là pour recevoir vos appels.
00:01:01N'appelez pas tous en même temps, il y aura la presse pour tout le monde, 0 826 300 300.
00:01:05Je ne doute pas que vous serez tout à fait captivés par les sujets dont nous allons traiter et que
00:01:10vous aurez envie de vous exprimer à cette antenne qui est la vôtre, celle du Parlement Vrai.
00:01:13Et c'est pour ça que vous êtes si nombreux à nous appeler.
00:01:16La colère monte dans le pays.
00:01:19Ce n'est pas boire ou conduire, il faut choisir.
00:01:21C'est vivre ou conduire, il faut choisir.
00:01:22Le prix des carburants est arrivé à un tel sommet que beaucoup de professions sont sinistrées.
00:01:27Nous aurons Jean-Vincent Chantreau qui représente les pêcheurs et Nordinaman qui représente les taxis qui nous diront dans quel
00:01:32désarroi il se trouve.
00:01:35Nous aurons ensuite évidemment, on parlera des perles avec Anissa.
00:01:38André Bercoff à 12h45 nous parlera de la liberté d'expression qui fout le camp en France.
00:01:43Vous verrez, son analyse est très pertinente, est assez audacieuse.
00:01:46Et puis nous aurons pendant une heure un échange avec Oscar Bockel.
00:01:51La France est-elle condamnée à l'hiver démographique ?
00:01:55Va-t-on avoir un jour trois EHPAD ou quatre EHPAD pour une maternelle ?
00:01:59C'est ce que nous prédit ce spécialiste de la démographie à travers un livre qui s'appelle
00:02:04La bombe de la dénatalité, comment le monde entre dans l'hiver démographique aux éditions du Cerf.
00:02:09On a une heure de conversation avec lui.
00:02:11Nous aurons l'intervention de quelqu'un qui apportera son point de vue.
00:02:14Et vous, bien entendu, qui nous écoutez, on compte sur vous pour nous appeler et nous dire si vous avez
00:02:18peur de la dénatalité.
00:02:19On a eu tellement peur de la surdémographie.
00:02:21Maintenant, au lieu d'avoir trop de monde, on va en manquer.
00:02:23Et on aura besoin de votre avis parce que vous êtes évidemment concerné au premier plan.
00:02:28Anissa, on va parler d'autre chose.
00:02:29De plein d'autres choses, on va voir qu'on est médaille d'or européen et médaille d'argent mondiaux.
00:02:33En quoi ? En dividende.
00:02:35Les caisses de la France sont peut-être vides, mais pas celles des grandes entreprises qui viennent de verser 61
00:02:39milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires.
00:02:41On verra aussi que l'amiante n'a jamais quitté l'école malgré les risques avérés.
00:02:46Nous parlerons de la grève des salariés d'EDF qui vont être contraints de payer leur électricité comme tout le
00:02:51monde.
00:02:51Et enfin, de l'obsession de l'Europe à empêcher les jeunes d'avoir accès aux réseaux sociaux.
00:02:55Et surtout, madame Hidalgo, que nous venons d'entendre devant la commission des sénateurs,
00:03:02elle avait l'air de peiner, expliquer pourquoi elle n'a pas su, elle n'a pas fait, elle n
00:03:06'a pas compris.
00:03:07Bon, on va décrypter tout ça sur Sud Radio.
00:03:09Vous restez avec nous, bien entendu.
00:03:11Ça commence maintenant.
00:03:13Sud Radio.
00:03:14La France dans tous ses états.
00:03:16L'humeur de Péricault.
00:03:18Eh bien, moi, j'en ai marre de ces gens qui ne sont pas capables d'assumer leurs responsabilités.
00:03:23Quand on rentre dans la vie politique, quand on lance le défi politique,
00:03:26que l'on ne puisse pas aboutir à ces projets, que l'on nous dise ensuite,
00:03:29oui, on a vu, il n'y avait pas autant d'argent, on vous a fait des promesses, on ne
00:03:32les a pas tenues,
00:03:33voilà pourquoi on en a fait un petit peu, admettons.
00:03:35Mais que l'on vienne nous dire ensuite, ah mais je ne savais pas, je ne pouvais pas,
00:03:38je ne supporte plus, nous sommes dans une grande démocratie, la République française.
00:03:42Assumez vos erreurs, reconnaissez-le, ça vous grandit.
00:03:45Cette classe politique est incapable.
00:03:47Les deux derniers éléments, c'est évidemment madame Hidalgo à la mairie de Paris.
00:03:49Elle est prévenue depuis 2014, on découvre avec cette commission d'enquête
00:03:53qu'elle aurait dédiligentée, et aujourd'hui avec les chiffres qui sont accablants,
00:03:57eh bien qu'on ne savait pas qu'elle regrette, c'est terrifiant.
00:03:59Monsieur Darmanin, le ministre de la Justice, c'est l'affaire Liana,
00:04:02s'il n'est pas responsable, enfin il est aux affaires depuis très longtemps,
00:04:05ils sont là depuis 2017.
00:04:06On voit le dysfonctionnement de la justice, le dysfonctionnement de la gendarmerie.
00:04:09Je vais vous en passer d'autres, il y a les canadaires cet été.
00:04:12On a des millions, des milliards d'euros qui sont partis dans des initiatives associatives,
00:04:16dans des ronds-points qui ne servent à rien, des ponts trop bas, des quais trop courts.
00:04:19Et il a manqué une vingtaine de canadiens qui auraient sauvé des maisons,
00:04:23des vies entières qui sont parties, des destins qui ont été fauchés.
00:04:25Voilà, et on peut remonter ainsi de suite, on peut remonter au barrage de Malpassé en 59.
00:04:29C'était la faute de personne.
00:04:30Les grandes catastrophes de l'État, les masques.
00:04:31On avait Mme Sibeth qui disait, je ne sais même pas le mettre, le masque,
00:04:34je ne sais pas si on le met comme ça.
00:04:35Et il y en avait 6 millions qui ont été détruits, enfin encore plus que ça.
00:04:39Les incuries, les incompétences, les défaillances de l'État qui les assument.
00:04:42Ils grandiront la démocratie en reconnaissant leur faute.
00:04:45C'est tout ce qu'on leur demande.
00:04:46Et je ne comprends pas comment aujourd'hui, nos procédures législatives, nos institutions,
00:04:50dans des pays pour un dixième de ça, ils sautent.
00:04:52Pour une carte de crédit utilisée pour acheter un journal ou un paquet de bonbons,
00:04:55une ministre suédoise des Affaires étrangères a sauté.
00:04:57Dans les pays anglo-saxons, dans les pays scandinaves, ils ont leurs défauts,
00:05:00ils ont leurs abus, ils ont leurs dérives.
00:05:01On répond à ses responsabilités devant l'opinion, devant les institutions.
00:05:07Et si vous ne le faites pas, c'est le système qui vous oblige à le faire.
00:05:09En France, rien.
00:05:10Ça passe, on passe le nuage, on passe la montagne, on rentre dans le sous-marin, on remonte, on sort,
00:05:15on passe au travers.
00:05:15C'est ça qui détruit la démocratie.
00:05:17C'est ça que les gens n'ont plus confiance dans les votés.
00:05:18Parce que quand ils se trompent et quand ils mentent et quand ils trichent et quand ils volent,
00:05:21voilà, Fillon ne l'a pas raté.
00:05:23Très bien, il n'avait même pas eu le temps de gouverner.
00:05:25Là, comme quoi, quand on a envie de s'énerver, on peut.
00:05:27Mais les autres qui sont en État, en situation, qui accomplissent des fautes,
00:05:30qui n'assument pas leurs responsabilités, qui se dérobent,
00:05:33ceux-là, finalement, ils sont dans l'impunité.
00:05:34Ce sont des ennemis de la démocratie.
00:05:36Et si l'abstention est si forte, c'est parce que les Françaises et les Français ont compris
00:05:39que ça ne sert à rien de voter, puisque ces gens-là ne rendent jamais compte
00:05:42des conneries et des saloperies qu'ils ont faites.
00:05:45Le carburant met le feu aux poudres partout en France.
00:05:48Le gasoil dépasse désormais 2,30 euros le litre en moyenne.
00:05:51Pour les automobilistes, chaque plein ampute un peu plus le pouvoir d'achat.
00:05:55Pour les professionnels, cette flambée menace directement leur travail.
00:05:58Jean-Vincent Chantreau, secrétaire général de l'Union française des paix sur artisans,
00:06:02et Nordin Daman, président de la CFTC Taxi, seront avec nous.
00:06:06Vous êtes, vous aussi, impacté et bien témoigné au 0826 300 300.
00:06:12Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:18Le roi du pétrole, il m'a rendu folle.
00:06:22De l'énergie, il agit en roi du pétrole.
00:06:26Le roi du pétrole, il m'a rendu folle.
00:06:30J'ai vu ses fruits, et puis c'est Paris, et ma parole, le roi du pétrole.
00:06:36C'est la voix d'Ajda Pékan, chanteuse turque, sa chanson s'appelle Petroïl en turc, le roi du pétrole.
00:06:42En français, Anissa, je crois que nous allons parler carburant et pédéguer.
00:06:45Évidemment, nous allons parler carburant en recevant Jean-Vincent Chantreau, secrétaire général de l'Union française des pêcheurs artisans,
00:06:51UFPA, et Nordin Daman, dans un second temps, président de la CFTC Taxi.
00:06:56Jean-Vincent Chantreau, bonjour.
00:06:59Bonjour.
00:07:00Bonjour Jean-Vincent Chantreau, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:07:04Nous vous avons souvent eu à l'antenne, parce que le problème n'est pas ancien,
00:07:08et la détresse des pêcheurs, des marins pêcheurs, artisans pêcheurs français,
00:07:11peut-être divers et variés, vu les incuries à la fois du gouvernement français et de l'Union européenne.
00:07:15Là, vous êtes frappé de plein fouet par le prix des carburants.
00:07:21La sortie en mer devient de plus en plus coûteuse.
00:07:23Est-ce qu'on peut considérer, comme certaines professions qui vous disent « je ne remplis pas la mission,
00:07:28puisqu'au final, ça va me coûter de l'argent »,
00:07:30est-ce qu'il y a certains bateaux qui se disent, à un moment donné,
00:07:33« si on ne ramène pas tel quota de pêche, ce n'est peut-être pas la peine de sortir
00:07:38? »
00:07:38Est-ce qu'on en est là ?
00:07:40Écoutez, oui, on en est là, et c'est même pire que ça,
00:07:43parce qu'en fait, vous savez que pour le gasoil,
00:07:47la quasi-totalité des pêcheurs, artisans, ont un prix maximum,
00:07:51un prix plafond qui est de l'ordre de 65 à 70 centimes d'euro.
00:07:55Aujourd'hui, on est à 1,10 €, 1,20 €, voire 1,30 € dans certaines régions.
00:08:01Et la différence, forcément, c'est le pêcheur qui l'a subi directement.
00:08:05Alors, il y a des aides qui ont été données, non reçues à ce jour,
00:08:10depuis le mois d'avril, 20 centimes pour le mois d'avril-mai-juin,
00:08:1530 ou 35 centimes, et encore, ça reste à prouver
00:08:19pour les mois de juillet, août, septembre et octobre.
00:08:22Mais vous voyez bien que ça ne fait pas le travail, quoi.
00:08:26C'est impossible.
00:08:28Les armements travaillent à perte aujourd'hui.
00:08:30Jean-Vinçon Chontreau, vous représentez le monde
00:08:33de la Fédération des artisans pêcheurs françaises.
00:08:35Combien coûte le plein d'un chalutier ou d'un bateau de pêche moyen ?
00:08:41Ça peut se monter à combien, un plein, en gasoil ?
00:08:44Écoutez, par jour, on va dire que selon les métiers,
00:08:51un chalutier va consommer une tonne, cinq à deux tonnes de carburant
00:08:56et un ligneur ou un caseilleur va consommer entre 200 et 300 litres.
00:09:02Par jour.
00:09:02Voilà, par jour.
00:09:04Donc, avec en plus de ça des restrictions
00:09:08qui s'ajoutent à cette crise des carburants,
00:09:13c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
00:09:15Là, on est dans une situation où beaucoup d'armements
00:09:20arrêtent de travailler et vouloir réduire leur activité.
00:09:23Ça fait presque 1 000 euros le plein, quoi,
00:09:24à chaque fois qu'il y a une sortie.
00:09:25Quel est le prix du kilo de macro aujourd'hui ?
00:09:28Je prends ce poisson-là en référence.
00:09:31Le macro, vous savez qu'en plus de ça,
00:09:33il y a eu des problèmes de restrictions de quota énormes sur le macro.
00:09:37Aujourd'hui, vous trouvez le macro à 12 euros en poissonnerie.
00:09:41D'accord.
00:09:42Mais ce n'est pas le prix qui est payé aux pêcheurs.
00:09:44Non, non, je disais, non, non, combien vous le vendez-vous ?
00:09:46Combien vous le vendez-vous ?
00:09:48C'est vendu 4 euros, 4,50 euros.
00:09:50Voilà, 4,50 euros le kilo de macro à l'arrivée au port, aux pêcheurs,
00:09:5512 euros en grande surface, voyons, en poissonnerie,
00:09:58et le litre de gazon à 1,4.
00:10:00L'équation est sans énigme.
00:10:04Vous ne pouvez pas vous en sortir.
00:10:06Alors, écoutez, ce qui est le pire,
00:10:07c'est qu'on entend M. Liscourt ce matin
00:10:09faire une déclaration magnifique en nous disant
00:10:12écoutez, on ne laissera pas tomber les pêcheurs.
00:10:15Au même moment, il envoie les CRS
00:10:17gazer les pêcheurs à fausse sur mer.
00:10:19Voilà, double Liscourt.
00:10:20S'il y a une incohérence totale.
00:10:22Qu'est-ce que vous avez eu, pour l'instant,
00:10:24comme promesse ou message rassurant du gouvernement ?
00:10:27Ils vont réétudier le prix du carburant ?
00:10:29Ils peuvent vous donner une aide complémentaire ?
00:10:31Ils proposent quoi comme solution ?
00:10:34Des solutions qui sont un cotter sur une jambe de bois.
00:10:37Comme je le disais, pour les mois d'avril,
00:10:39mai et juin, ils nous ont promis
00:10:4020 centimes d'euros, mais qui n'ont pas
00:10:43été touchés encore par les pêcheurs.
00:10:46Ce sont des avances de trésorerie.
00:10:48Ensuite, c'est une possibilité
00:10:50d'avoir 30 ou 35 euros,
00:10:51mais avec un savant calcul
00:10:53disant que ça va être
00:10:5570% de la différence
00:10:57moyenne de prix entre le plus élevé
00:10:59et le moins élevé sur le port de référence.
00:11:02Bref, on n'a aucune certitude.
00:11:03Mais là, encore une fois, il n'y a eu aucune
00:11:05indemnisation de versée, comme pour les agriculteurs.
00:11:08Donc, on va dans le mur.
00:11:10Vous voyez bien qu'avec un doublement du prix
00:11:11du gazoel, il nous reste encore à charge
00:11:14entre 40 et 50 centimes, si non plus,
00:11:17d'euros par litre pour pouvoir juste
00:11:19équilibrer les comptes.
00:11:20Jean-Fincent Chantereau, un artisan pêcheur,
00:11:23un marin pêcheur vit avec combien aujourd'hui par mois ?
00:11:26En moyenne ?
00:11:27Écoutez, tout dépend des captures.
00:11:29Vous savez qu'on a un système de rémunération
00:11:32à la part, c'est-à-dire que
00:11:34le patron pêcheur, comme les matelots,
00:11:37sont payés après déduction des frais de bord
00:11:40sur le chiffre d'affaires réalisé.
00:11:45Vous vous rendez bien compte qu'avant,
00:11:47le prix des carburants représentait
00:11:4925 à 30% des charges.
00:11:51Aujourd'hui, ça représente de 55 à 60%.
00:11:54Donc, tout ça, ça va au détriment
00:11:57de la rémunération des matelots.
00:11:58C'est quoi ? Ça tourne autour du SMIC
00:12:00ou ça peut quelquefois ne pas l'atteindre ?
00:12:02C'est selon que vous allez me dire la compagnie.
00:12:03Ça peut être deux fois de ne pas l'atteindre.
00:12:05Ça peut être même zéro.
00:12:06Ça peut être zéro.
00:12:07Si la campagne, voilà, c'est-à-dire que
00:12:09si on accumule les charges, les coûts et les prix...
00:12:13Les quotas qui diminuent, vous vous rendez bien compte
00:12:15que des fois, il est impossible de faire un chiffre d'affaires
00:12:18qui permette de payer les charges.
00:12:19Bon, vous sentez que la colère monte,
00:12:23vous arrivez à la contenir,
00:12:24au contraire, vous la portez,
00:12:26vous envoyez un message au pouvoir public.
00:12:29Attention à ce que font les agriculteurs.
00:12:30Là, il y a des messages qui vont partir très vite
00:12:32à l'attention du gouvernement.
00:12:34Jérôme Baye nous l'a encore dit l'autre jour.
00:12:35Est-ce que de votre côté, c'est la même chose ?
00:12:37Attention, ça va dégénérer ?
00:12:39Ah ben, bien sûr, vous voyez bien,
00:12:40déjà, aujourd'hui, ce matin,
00:12:42à Fosse-sur-Mer, il y a eu un mouvement assez fort
00:12:44des pêcheurs méditerranéens.
00:12:47Je pense que là, on a atteint un seuil
00:12:50de non-tolérance dans tous les ports français.
00:12:54On arrive à une situation qui est ubuesque,
00:12:57en plus de ça, avec des décisions de l'Union Européenne
00:13:00qui sont complètement dingues,
00:13:02sur les quotas, sur les importations,
00:13:05sur les distorsions de concurrence.
00:13:06On a les mêmes problèmes que les agriculteurs.
00:13:08Jean-Masson Chantreau, est-ce qu'il y a une concurrence déloyale
00:13:10de la part de la grande distribution
00:13:11qui pourrait se fournir dans des pays étrangers en poissons ?
00:13:14Bien évidemment.
00:13:15Aujourd'hui, la grande distribution s'approvisionne
00:13:18à 80% avec des poissons d'importance.
00:13:20Et là, vous ne pouvez pas faire quelque chose ?
00:13:21Les producteurs de fruits et de légumes le font quelquefois
00:13:24à coup de poing contre les grandes surfaces ?
00:13:26Écoutez, nous, ce qu'on a proposé,
00:13:28et ça pourrait être tout à fait applicable
00:13:30au niveau de l'ensemble des produits agroalimentaires,
00:13:33c'est qu'à partir du moment où on ne trouve pas en France
00:13:38des produits équivalents,
00:13:40il puisse être imposé une taxe de 0,1 centime.
00:13:44Mais ce n'était pas une taxe,
00:13:46c'est des frais d'importation, des taxes d'importation
00:13:48qui permettraient, si elles étaient reversées aux producteurs,
00:13:51de rééquilibrer les coûts.
00:13:53Alors, il ne s'agit pas de faire payer aux consommateurs
00:13:55une taxe supplémentaire,
00:13:56il s'agit seulement de faire payer aux distributeurs
00:13:59et de faire payer aux importateurs
00:14:03des frais d'importation
00:14:04qui nous placent dans une distorsion de concurrence terrible.
00:14:07C'est compris.
00:14:07Et on a aussi d'autres solutions vis-à-vis des carburants.
00:14:10Vous savez qu'aujourd'hui,
00:14:12nos comités nationaux et les comités régionaux des pêches
00:14:15perçoivent la taxe éolienne qui représente des millions d'euros.
00:14:18et qui ne sont pas utilisées au profit des pêcheurs artisans.
00:14:21Comme bien souvent.
00:14:22Comme cet argent-là d'or.
00:14:24Jean-François Chantereau, merci.
00:14:25Vous restez avec nous parce que...
00:14:26Merci pour votre intervention, bien sûr.
00:14:28Vous restez avec nous parce qu'on va recevoir...
00:14:30Je reçois Nordine Daman, président de la CFTC Taxi,
00:14:33qui lui est ici confronté à une situation absolument tragique.
00:14:36Bonjour Nordine Daman.
00:14:38Oui, bonjour.
00:14:39Bon, la colère chez les taxis est à peu près semblable
00:14:41à celle des marins pêcheurs.
00:14:43Peut-être sur d'autres critères.
00:14:44Oui, oui, oui, tout à fait.
00:14:46J'ai bien entendu M. Chantereau parler de l'impact de la hausse du carburant
00:14:52dans sa profession et c'est exactement la même chose chez les taxis.
00:14:58On voit bien qu'aujourd'hui, la prépense du carburant chez les taxis représente
00:15:08entre 16 et 20% du chiffre d'affaires.
00:15:15Seulement les taxis, nous n'avons pas, on ne peut pas répercuter la hausse des prix
00:15:19sur les tarifs.
00:15:21Nous avons des tarifs sur le monde.
00:15:23Eh oui, c'est bien le problème.
00:15:25Vous, vous êtes encadré et bloqué.
00:15:26Vous n'avez pas de marge de manœuvre.
00:15:28On n'a pas de marge de manœuvre.
00:15:30On a des tarifs réglementés.
00:15:31On ne peut pas augmenter les prix
00:15:35ou répercuter la hausse du carburant sur les prix des courses.
00:15:40C'est-à-dire que le fait de travailler peut vous coûter de l'argent,
00:15:44si je comprends bien, dans certaines situations.
00:15:47Oui, quand on regarde, il y a eu une très forte hausse,
00:15:52surtout en septembre, du carburant.
00:15:56L'État, en septembre, a déclaré qu'il ne réduirait pas les taxes de l'État
00:16:02qui s'élève à 1,20€ par litre de taxes.
00:16:06Donc, il reste très...
00:16:10Je ne vois pas comment la profession,
00:16:13que ce soit la nôtre ou le marin pêcheur...
00:16:37Sous-titrage Société Radio-Canada
00:17:36...
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00:26:14Moi, la réponse, c'est que pour les moins de 15 ou 16 ans, il faut interdire les réseaux sociaux.
00:26:18C'est le seul moyen de les protéger.
00:26:20Parce qu'aujourd'hui, les gens qui produisent les contenus qu'il y a sur ces réseaux
00:26:24ne sont pas intéressés par la santé affective, mentale de nos enfants et de nos adolescents.
00:26:31Donc, résultat des courses après la saisie du Conseil constitutionnel,
00:26:35après la censure du Conseil constitutionnel, la revue a été, la copie a été revue
00:26:40avec l'aide de Clara Chapaz, qui a été ex-ministre et qui aujourd'hui est conseillée
00:26:44à attractivité numérique et intelligence auprès du chef de l'État.
00:26:48Vous voyez, il y a un poste important.
00:26:49En première étape, la définition des plateformes visées avait été jugée un peu trop large par le Conseil.
00:26:55Donc, on a ajouté une liste de fonctionnalités présentant un caractère nocif pour les mineurs.
00:27:00Et parmi elles, il y a la recommandation de comptes non suivies par l'utilisateur
00:27:05et le déclenchement automatique des vidéos ou le flux de notifications la nuit.
00:27:10Voilà, ça, ça sera contrôlé, recontrôlé.
00:27:12En un deuxième temps, il y a une autre modification, c'est le seuil de l'interdiction.
00:27:16Voilà, le texte voté par le Parlement, au départ prévoyait que celui-ci concerne tous les jeunes de moins de
00:27:2215 ans.
00:27:22Et là, on va peut-être faire une nuance pour les mineurs entre 13 et 15 ans sur décision de
00:27:27leurs représentants légaux.
00:27:29Voilà, on met un petit bémol.
00:27:31Et là où, en matière de vie privée, le gouvernement prévoit de se reposer sur les exigences du droit européen,
00:27:37eh bien, on revient sur quelque chose.
00:27:39C'est plus cadré, plus proportionné.
00:27:41Et même le député socialiste, Arthur de Laporte, considère que, dans ces conditions,
00:27:45le texte peut être validé par le Conseil constitutionnel.
00:27:48En tout cas, Emmanuel Macron est allé voir sa copine, Ursula von der Leyen.
00:27:52Il lui a demandé de valider, puisqu'il faut aussi être conforme au droit européen.
00:27:55Il lui a demandé de valider, espérons que c'est fait.
00:27:57Et c'est quelques jours, deux jours avant la déclaration de Mme von der Leyen sur l'État de l
00:28:03'Union Européenne.
00:28:04On espère qu'elle apportera son approbation au projet revisité de l'imitation de l'accès aux réseaux sociaux
00:28:11par les moins de 15 ans que le président de la République tient absolument à faire passer.
00:28:15Le calendrier va être serré avant son départ en 2027.
00:28:18Est-ce qu'il a le droit de partir sur une bonne note, ce gamin ?
00:28:21Ben oui, s'il peut faire quelque chose de bien une fois dans sa vie, on sera tous derrière lui.
00:28:27Anissa, qu'est-ce qui se passe maintenant ?
00:28:29Eh bien, je crois que c'est à Elvine.
00:28:31Elvine, vous avez quelque chose à nous dire ?
00:28:32Oui, Elvine est arrivée. Qu'est-ce qui se passe, Elvine ?
00:28:33On a une mauvaise nouvelle, malheureusement, Perico.
00:28:36On a appris le décès de Catherine Ringer, chanteuse du mythique duo d'Eryta Mitsuko.
00:28:41Elle est décédée d'un cancer à l'âge de 68 ans.
00:28:57Une tranche de vie, Elvine, pour moi, pour nous tous.
00:29:00C'était une grande artiste.
00:29:02Eryta Mitsuko, c'est toute une époque, c'est les années 80-90.
00:29:06Ils ont accompagné notre jeunesse, vous n'étiez pas nés, mais vous l'avez quand même entendu.
00:29:09Anissa aussi, et tous ceux qui sont là.
00:29:11Hommage à Catherine Ringer.
00:29:13La France perd une perle, un bijou, mais nous continuerons à l'écouter
00:29:18avec toute ta ferveur de susciter ses chansons, et peut-être à danser aussi.
00:29:22Rita Mitsuko, on la réécoute encore un petit peu, Daisy, s'il te plaît.
00:29:47Adieu Catherine, mais ta voix restera toujours sur nos ondes et dans nos cœurs.
00:29:53On va parler de la grève peut-être de...
00:29:56En fait, on va surtout avoir André Bercoff, le grand André Bercoff, qui est dans tous ses états aujourd'hui.
00:30:03Pourquoi ?
00:30:04Pardon ?
00:30:05On a encore une perle sur la grève EDF.
00:30:07Ah !
00:30:08Oui, oui, bien sûr.
00:30:08Mais je croyais...
00:30:10Attendez, j'ai sauté une étape.
00:30:11Non, mais vous avez été bouleversé par la mort de Catherine Ringer.
00:30:14Exactement, donc j'ai sauté une étape, Perico.
00:30:17Effectivement, aujourd'hui, les salariés d'EDF sont en colère.
00:30:23Alors, les salariés d'EDF et les gaziers et les électriciens sont en colère parce qu'il est prévu de
00:30:28toucher, alors, un avantage acquis, que eux considèrent un avantage en nature, le coût démesuré, maintien incompréhensible, l'électricité presque
00:30:37gratuite.
00:30:38Les agents ont été traités avec un régime de faveur qui, aujourd'hui, est remis en cause par une commission.
00:30:43Et bien entendu, ils sont tout à fait furieux.
00:30:45Alors, c'est quoi ? On appelle ça... C'était un tarif particulier. Le tarif particulier, on appelle ça le
00:30:51tarif agent qui fait que, comme ça a été le cas à la SNCF, il y avait voyage gratuit pour
00:30:55la famille et ça allait quelquefois très loin.
00:30:58Et il y avait même, vous vous souvenez, la prime charbon pour les conducteurs de TGV.
00:31:01Voilà, ces ensembles, c'est un ensemble de ces avantages acquis, sociaux, conquis.
00:31:06Là, à l'EDF, c'est depuis 80 ans.
00:31:08Vous voyez, l'électricité, le gaz, l'électricité n'existait peut-être pas encore il y a 80 ans, mais
00:31:12en tout cas, les gaziers électriciens avaient une prime.
00:31:14Mais, évidemment, le budget de l'État étant en raccourci, en recoupe permanente, parce que les finances de la France
00:31:21sont aux abois,
00:31:23eh bien, on taille petit à petit dans ces avantages.
00:31:27Évidemment, ils rouspettent, on les entend, d'ailleurs.
00:31:29Ce tarif agent, c'est un avantage en nature, ce n'est pas un privilège.
00:31:33Chaque entreprise, l'Otale, Renault et autres, peut-être que chez nous, on a des avantages.
00:31:39Chez nous, c'est le tarif agent, ce n'est pas un privilège, pas une autre électricité, par rapport à
00:31:43tous nos avantages.
00:31:45Il y a vraiment, on n'est pas envié.
00:31:48Et on comprend. On comprend leur colère, mais pour autant, eux aussi doivent comprendre qu'il y a des avantages,
00:31:52des concessions que l'État avait fait,
00:31:54et qu'on ne peut pas accorder dans leur totalité, ou en tout cas, il faut les revisiter.
00:31:57Et que chaque profession ait droit, alors si on vend de l'eau, si on vend l'électricité, du gaz,
00:32:02que l'on ait un avantage.
00:32:03Je rappelle que lorsque les employés de la grande surface ont le malheur de prendre un produit périmé,
00:32:08ils peuvent passer en procès et se faire lourder.
00:32:11Alors voilà, ça c'est l'autre extrême. Je pense qu'on peut arriver à un juste milieu.
00:32:14Je pense que les syndicats et le gouvernement trouveront un accord qui permet à tout le monde de trouver satisfaction
00:32:20et reprendre ses esprits.
00:32:22Alors qu'est-ce qui met André Bercoff dans tous ses États aujourd'hui ?
00:32:24Les atteintes à la liberté d'expression.
00:32:27Il vous dira tout dans quelques instants.
00:32:28Et si, comme André Bercoff, vous pensez que la liberté d'expression est mise à mal, dites-le.
00:32:340826 300 300
00:32:43Eh bien, Anissa, on attend André Bercoff ?
00:32:47Mais on attend avec impatience déjà la musique.
00:32:51Non, non, il n'y a pas de musique.
00:32:53Non, non, tout à l'heure c'était Catherine Ringer, là il n'y a pas de musique.
00:32:55Donc c'est André Bercoff, André Bercoff a des doutes sur la liberté d'expression en République française.
00:33:01On l'écoute attentivement et on fera un petit commentaire après.
00:33:14Paul Éluard écrivait un poème magnifique, « Liberté, j'écris ton nom ».
00:33:19Liberté, mais où en est-on de la liberté ?
00:33:22Deux exemples vous donnaient un aperçu très précis de ce qui se passe en ce moment.
00:33:30Premièrement, l'émission connue, l'émission culturelle, la grande librairie sur France 2, animée par Augustin Trapenard.
00:33:37Eh bien, on a invité Adèle Haenel, l'actrice, la comédienne Adèle Haenel, pour son récent livre.
00:33:46Et Adèle Haenel a tenu à peu près ce langage à un moment donné et ça a fait quelques bruits.
00:33:54Écoutez.
00:33:55Le premier mot sera un saut dans le silence télévisuel qui englouit le pays, ce brouhaha médiatique qui masque sans
00:34:02répit l'absence omniprésente de certaines paroles.
00:34:05Pareillement, la phrase est courte et pareillement j'ai peur.
00:34:08Mais puisque je suis ici, il faut parler pour redire ce qu'il y a dans ce silence, afin que
00:34:12tout le monde l'entende.
00:34:14L'État d'Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice.
00:34:18N'acceptez pas l'inacceptable, alors sanctionnez Israël et libérez la Palestine.
00:34:23Voilà, c'est dit, c'est une opinion et en principe, chacun a droit à son opinion.
00:34:28Elle avait une tribune libre, c'est ce qu'a annoncé l'animateur.
00:34:31Elle l'a dit.
00:34:33On a non seulement le droit et le devoir d'être d'accord ou pas d'accord,
00:34:38mais ce qui est intéressant, c'est ce qui a suivi, c'est que France 2, devant l'émotion que
00:34:43ça a suité, la réaction des uns, l'approbation des autres,
00:34:45a décidé de supprimer ce passage de l'émission, c'est-à-dire dans le replay.
00:34:53Vous savez ce qu'on appelle effectivement la rediffusion permanente des émissions.
00:34:58Alors là, ça pose problème.
00:35:00C'est-à-dire qu'on soit d'accord ou pas d'accord,
00:35:02et Dieu sait s'il y a des choses à dire sur d'être pas d'accord,
00:35:06avec Adèle Hennel.
00:35:07Mais encore une fois, si on est en liberté d'expression,
00:35:10elle a droit à dire ce qu'elle a à dire sur la politique de l'État d'Israël,
00:35:14ou autre, tout autre sujet.
00:35:16Mais alors on supprime.
00:35:17Mais qu'est-ce que ça veut dire, on supprime ?
00:35:19Alors, ou effectivement, la direction de France 2 ne cautionne pas les propos d'Adèle Hennel.
00:35:27Et à ce moment-là, il fallait faire un communiqué, dire, écoutez, voilà, elle a parlé, mais nous ne sommes
00:35:31pas d'accord.
00:35:32Ou alors, ça trape-nard l'animateur aurait dû dire, écoutez,
00:35:34vous avez dit ce que vous avez à dire, mais je ne cautionne pas, nous ne cautionnons pas cela.
00:35:38Non, non, non, on supprime.
00:35:40On supprime, comme ça, sans un mot, voilà, on supprime.
00:35:43Mais qu'est-ce que ça veut dire, on supprime ?
00:35:45Qu'est-ce que c'est que cette invisibilisation ?
00:35:47Et un autre exemple, je dirais même plus grave,
00:35:50c'est, vous savez, c'est Charles Sapin, Charles Sapin,
00:35:53est rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles.
00:35:57Et il devait avoir, il doit avoir d'ailleurs,
00:35:59là les directions restent fermes en principe,
00:36:02une émission, écoutez-moi bien, une chronique hebdomadaire
00:36:06de 2 minutes 40 sur France Inter.
00:36:10Eh bien, branle-bas nos combats des...
00:36:17...
00:36:23...dits de droite, ou même certains, oulala,
00:36:26hors-resco-référence d'extrême droite,
00:36:28veut parler dans le service public.
00:36:30Je le rappelle, 4 milliards d'euros en tout
00:36:34dans le service public de la radio-télévision,
00:36:36payés par qui ? Par nous !
00:36:37Or, que je sache, les opinions des Français sont très,
00:36:41très, très, pour le divers, et heureusement.
00:36:44Alors, le même camp du bien, qui parle de pluralité,
00:36:47qui parle de liberté, qui parle de démocratie,
00:36:50s'étouffe quand quelqu'un dit de droite
00:36:54va se permettre de s'exprimer,
00:36:56je dirais hebdomadairement, 2 minutes 40 sur France Inter.
00:37:02Écoutez, il y a quand même un problème très grave.
00:37:05On veut savoir qui dirige, qui est là,
00:37:08et qui décide, effectivement,
00:37:11de savoir qui passe ou ne passe pas,
00:37:13quand il s'agit du service public.
00:37:16Mais c'est une farce.
00:37:18Alors, est-ce qu'il faut arriver jusqu'à boycotter
00:37:20ce service public ?
00:37:21Est-ce que les amoureux de liberté
00:37:23ne doivent pas dire stop,
00:37:25ou vous acceptez la pluralité des opinions,
00:37:28et pas cette hypocrise et cette tartufferie
00:37:30de ce camp des vertueux,
00:37:33qui surtout, si je ne suis pas d'accord,
00:37:35vous n'êtes pas d'accord avec moi ?
00:37:37Eh bien, je vous invisibilise.
00:37:38Vous ne parlez plus, vous n'êtes plus nulle part.
00:37:41Voilà où on en est dans cette douce France,
00:37:43cher pays, de la souffrance peut-être.
00:37:47En tout cas, la liberté, elle ne se porte pas très bien.
00:37:50C'est le moins que l'on puisse dire.
00:37:52Et encore une fois, à nos frais.
00:37:54Merci, et à demain.
00:37:57Merci, cher André Bercoff.
00:37:59Je confirme, alors qu'ils ne prennent pas pour une contradiction,
00:38:02mais si la liberté d'expression se porte très bien,
00:38:06quand c'est que l'avis des gens du service public,
00:38:09que c'est une certaine gauche,
00:38:10les détenteurs du camp du bien, les bien-pensants,
00:38:13eux, ils ont une liberté d'expression totale,
00:38:15et puis les autres qui sont dans le camp du mal,
00:38:17qui pensent de travers,
00:38:18et qui ne sont pas conformes à la doxa officielle
00:38:21mise en place par les institutions de la République
00:38:24depuis une quarantaine d'années,
00:38:26puisqu'il y a un pouvoir officiel et un pouvoir populaire,
00:38:28et bien évidemment, de ce côté-là,
00:38:30la liberté d'expression est quelquefois mise à mal ou restreinte.
00:38:34Vous voyez, les paroles d'André Bercoff sont toujours d'or.
00:38:37Nous allons maintenant recevoir Julien.
00:38:41On va écouter Julien qui nous appelle de Chambéry.
00:38:44Julien, vous vouliez intervenir sur un élément de mon humeur,
00:38:48la responsabilité ou le fait que les politiciens
00:38:52n'assument ou n'assument pas leurs actions ?
00:38:55Oui, bonjour M. Perico et Anissa,
00:38:57je vous remercie de m'écouter.
00:39:00En effet, sur votre début d'émission,
00:39:02je voulais rebondir dessus,
00:39:04où vous parlez un petit peu de la responsabilité de nos élus,
00:39:08et vous avez exprimé un certain ras-le-bol sur le sujet,
00:39:11un ras-le-bol que je partage totalement,
00:39:13mais j'ai eu l'impression que la façon
00:39:15comment c'était présenté ou on attend de nos élites
00:39:21qu'elles assument,
00:39:22mais quelles conséquences derrière ?
00:39:24La reconnaissance de culpabilité,
00:39:27je suis désolé, mais pour moi c'est totalement insuffisant.
00:39:30Comme Bruno Le Maire actuellement qui dit
00:39:32j'assume, j'assume, j'assume mes responsabilités,
00:39:34j'assume mon bilan.
00:39:35Oui, quel résultat derrière ?
00:39:38C'est quoi assumer ?
00:39:39C'est quoi la valeur du sens du mot d'assumer ?
00:39:43Moi, quand j'étais artisan,
00:39:46dans ma responsabilité, j'assumais les conséquences.
00:39:49Dans le terme assumer,
00:39:50si je faisais un abus de bien social,
00:39:52j'étais poursuivi pénalement,
00:39:54j'avais des amendes,
00:39:56je pouvais en perdre mon entreprise,
00:39:58il y a une conséquence à l'acte.
00:40:00Et quand on dit qu'on demande à nos élites
00:40:03de porter, d'assumer la responsabilité,
00:40:06je tiens à poser la question
00:40:08qu'est-ce que veut dire assumer ?
00:40:10En tant que citoyen,
00:40:11quand on va porter la responsabilité
00:40:13des 3 000 milliards de dettes,
00:40:15la conséquence, on va l'emporter,
00:40:16on va l'assumer.
00:40:17C'est nous qui allons payer.
00:40:18Quelles sont les conséquences de ceci ?
00:40:19Alors, vous mettez évidemment l'accent
00:40:21sur un aspect essentiel
00:40:24de notre débat politique
00:40:26et du fonctionnement de nos institutions.
00:40:28J'ai bien dit,
00:40:29accepter les responsabilités,
00:40:30quand on les accepte,
00:40:31il faut assumer quand on se trompe.
00:40:32Et bien entendu, la suite,
00:40:34j'aurais pu la préciser,
00:40:35soit il est en activité,
00:40:37il démissionne,
00:40:39assumer, c'est d'abord démissionner
00:40:40quand on a fauté,
00:40:41ce qui est devenu rarissime,
00:40:42pour ne pas dire inexistant.
00:40:44En France,
00:40:44les cas de démission
00:40:45ont été des démissions forcées,
00:40:47parce que tel ministre
00:40:48n'avait pas payé ses impôts,
00:40:49il avait un problème
00:40:50de pression administrative
00:40:51et autres.
00:40:52Là, on l'oblige à partir
00:40:52ou s'il y a une affaire de mœurs,
00:40:54mais sinon,
00:40:55il ne démissionne jamais.
00:40:56Mais vous avez totalement raison,
00:40:58Julien.
00:40:58Est-ce qu'il est prévu
00:40:59qu'il y a des sanctions ?
00:41:00Alors, si c'est très grave,
00:41:01vous savez qu'à la Cour de justice
00:41:02de la République,
00:41:04il y a des procédures,
00:41:04bien entendu,
00:41:05on passe devant une commission d'enquête
00:41:07et les sanctions sont là.
00:41:08Faut-il que les faits
00:41:09soient totalement avérés ?
00:41:10Moi, je faisais allusion
00:41:11à des responsabilités de décision,
00:41:13à des responsabilités politiques
00:41:14qui n'ont pas forcément
00:41:15une conséquence immédiate.
00:41:17En général,
00:41:17elles en ont.
00:41:18Mais là,
00:41:18vous avez raison,
00:41:19c'est qu'il serait bien aujourd'hui
00:41:20que dans le code politique,
00:41:22aujourd'hui,
00:41:22quand on accepte une mission,
00:41:24que l'on soit parlementaire
00:41:26et à plus forte raison
00:41:27si on est dans l'exécutif,
00:41:28si on est au gouvernement,
00:41:30en tant que gouvernant,
00:41:31il faut assumer des responsabilités
00:41:32et,
00:41:32on est bien d'accord,
00:41:33cher Julien,
00:41:34la sanction qui va avec.
00:41:36Alors,
00:41:36on ne dit pas peut-être
00:41:36de le mettre en prison tout de suite,
00:41:38mais en tout cas,
00:41:39qu'il y ait effectivement
00:41:40une réponse
00:41:40à la hauteur de la faute
00:41:42et de la gravité.
00:41:43Ce que je disais,
00:41:44c'est qu'ils ne sont même
00:41:45pas capables d'assumer
00:41:46et de reconnaître
00:41:47les responsabilités.
00:41:48C'est ça que je voulais dire.
00:41:49Merci Julien
00:41:49pour votre remarque.
00:41:50Elle est pertinente
00:41:51et on aura évidemment
00:41:52l'occasion d'en rediscuter
00:41:53parce que je pense
00:41:54que ce sujet
00:41:55reviendra très souvent
00:41:56au devant de l'actualité.
00:41:58Dans quelques instants,
00:41:59nous parlerons de naissance
00:42:00et de ces berceaux
00:42:01qui se vident en 2025
00:42:03pour la première fois
00:42:04depuis 1945.
00:42:05qu'il y a eu plus
00:42:06de décès que de naissances.
00:42:08La France est-elle
00:42:09condamnée
00:42:09à l'hiver démographique ?
00:42:11L'auteur de la bombe
00:42:12de la dénatalité,
00:42:13comment le monde
00:42:14entre dans l'hiver démographique ?
00:42:15Oscar Bockel sera avec nous
00:42:17pour livrer son analyse.
00:42:18Ce sera juste après le journal.
00:42:21Midi 14h, Sud Radio,
00:42:23la France dans tous ses états,
00:42:26le face-à-face.
00:42:45500 millions de petits chinois,
00:42:46500 millions de petits chinois,
00:42:47c'était des chiffres qui nous faisaient peur.
00:42:50On s'est dit ensuite
00:42:51qu'ils vont passer à un milliard
00:42:52et aujourd'hui,
00:42:54est-ce qu'on aura un jour
00:42:54500 millions de moins
00:42:56de petits chinois
00:42:57et d'autres êtres humains
00:42:59sur cette planète ?
00:43:00Est-ce qu'on va compter
00:43:014 ou 5 épates
00:43:03pour une école maternelle ?
00:43:05Et la France va-t-elle rentrer
00:43:07dans l'hiver démographique ?
00:43:08Voilà les joyeustés
00:43:09que nous prédit
00:43:10l'excellent Oscar Bockel
00:43:12qui est avec nous en studio
00:43:13aujourd'hui sur Sud Radio.
00:43:14Il a écrit
00:43:15La bombe de la dénatalité.
00:43:17Il ne l'a pas que écrit,
00:43:18il l'a conçu,
00:43:19il l'a enquêté.
00:43:19C'est un document
00:43:20totalement admirable.
00:43:22Je dis souvent ça
00:43:23des ouvrages
00:43:24et des auteurs
00:43:25que je reçois
00:43:25à lire absolument
00:43:27par nos gouvernants
00:43:27et tous nos dirigeants
00:43:28qui prennent conscience
00:43:29comment le monde
00:43:30entre dans l'hiver démographique.
00:43:33Alors, c'est vrai
00:43:34qu'on nous avait prédit
00:43:34une surpopulation
00:43:35avec des scénarios
00:43:37apocalyptiques,
00:43:38des famines partout.
00:43:38Alors, en plus,
00:43:39plus la température.
00:43:40On s'est dit,
00:43:41vous voyez,
00:43:41c'était le film
00:43:42Soleil Vert
00:43:43qui était surtout
00:43:44le symbole en 1976
00:43:45avec cette population mondiale
00:43:47qui...
00:43:47On ne raconte pas le film
00:43:48sur ceux qui vont encore le voir.
00:43:49Enfin, ce sont des scénarios
00:43:51absolument tragiques.
00:43:52Et là, Oscar Bockel
00:43:53qui a étudié ça
00:43:55de façon extrêmement scientifique.
00:43:56Il y a des arguments,
00:43:57il y a des faits,
00:43:58il y a des tableaux.
00:43:59C'est imparable.
00:44:00Il y a une...
00:44:01On peut dire
00:44:02qu'il y a une régression
00:44:04démographique
00:44:05sur cette planète
00:44:05qui pourrait avoir
00:44:06des conséquences
00:44:07tout à fait tragiques
00:44:09sur notre civilisation
00:44:10et bien sûr,
00:44:11notre pays.
00:44:12Oscar Bockel,
00:44:13bonjour.
00:44:14Merci d'être avec nous
00:44:14en direct.
00:44:16C'est ce que vous dites là,
00:44:18il faut le prendre
00:44:19très à la lettre ou non.
00:44:20Parce que vous êtes...
00:44:21C'est une bombe.
00:44:22C'est vraiment...
00:44:23D'ailleurs,
00:44:23vous le titrez la bombe.
00:44:24Si c'est vrai,
00:44:25ce que vous dites,
00:44:26c'est tragique,
00:44:27c'est catastrophique.
00:44:28Absolument.
00:44:29Et le défi avec la natalité,
00:44:31c'est que souvent,
00:44:32les conséquences,
00:44:32on les ressent seulement
00:44:3420, 30 ans
00:44:35quand c'est déjà trop tard.
00:44:36C'est sournois
00:44:37comme effet secondaire.
00:44:38C'est très insidieux,
00:44:38effectivement.
00:44:39Mais aujourd'hui,
00:44:41la fécondité française,
00:44:42c'est l'équivalent
00:44:43d'une première guerre mondiale
00:44:44permanente.
00:44:44Pour les générations,
00:44:45on perd 25%
00:44:46à chaque génération.
00:44:47En perte de population.
00:44:48Au niveau européen,
00:44:49c'est une peste noire
00:44:50par génération.
00:44:51C'est un verdin par an,
00:44:52un verdin tous les 6 mois.
00:44:53Exactement.
00:44:55Le retournement démographique,
00:44:57c'est probablement,
00:44:59c'est le point de départ
00:45:00de votre livre,
00:45:01il y a deux bombes.
00:45:02Il y a la bombe
00:45:03de la surpopulation
00:45:03et la bombe
00:45:04de la dénatalité.
00:45:05C'est ce qu'il dit.
00:45:06Pourquoi les gens
00:45:07font-ils moins d'enfants ?
00:45:09Alors,
00:45:09il y a la transformation
00:45:10du couple,
00:45:11le recul du mariage,
00:45:12le changement
00:45:12des aspirations individuelles,
00:45:13la place croissante
00:45:14accordée à la carrière
00:45:15et l'autonomie,
00:45:15la dévalorisation relative.
00:45:17Il y a tout ça,
00:45:17il y a le coût.
00:45:18C'est un ensemble de facteurs,
00:45:20ce n'est pas qu'un élément ?
00:45:21C'est absolument
00:45:21un ensemble de facteurs.
00:45:23Mais,
00:45:23mon idée,
00:45:24c'est de mettre l'accent
00:45:25sur un facteur particulier
00:45:26qui sont les smartphones.
00:45:28Parce qu'en fait,
00:45:29qu'est-ce qui diffère,
00:45:30qu'est-ce qui distingue
00:45:30fondamentalement
00:45:31notre société aujourd'hui
00:45:32de la France
00:45:33des années 2010
00:45:34où, en fait,
00:45:35on était au niveau
00:45:36du remplacement.
00:45:36C'est-à-dire qu'on avait
00:45:37deux enfants par femme
00:45:38et globalement,
00:45:39on pouvait maintenir
00:45:40la population indéfiniment
00:45:41comme ça.
00:45:42Fondamentalement,
00:45:42la grande différence,
00:45:44ce sont les smartphones.
00:45:45C'est-à-dire que
00:45:46le fait de cet élément
00:45:48scientifique
00:45:49qui est le numérique,
00:45:51qui est l'électronique,
00:45:52donc le smartphone,
00:45:52c'est un téléphone,
00:45:53vous êtes en train,
00:45:54quelque part,
00:45:55et quand je lis le livre,
00:45:56vous le dites,
00:45:56c'est un individu
00:45:57qui s'est créé,
00:45:58c'est une entité,
00:45:59une entité sociale
00:46:00et culturelle
00:46:01qui s'est créée
00:46:02dans notre vie,
00:46:03qui prend une place
00:46:04dans notre vie
00:46:04de couple,
00:46:05quelque part.
00:46:07Attendez,
00:46:07il y a l'intelligence
00:46:08artificielle qui arrive.
00:46:09Vos effets vont être
00:46:11multipliés par dix.
00:46:12Et donc,
00:46:13l'altérité,
00:46:14c'est-à-dire l'autre,
00:46:14l'être humain,
00:46:15le conjoint,
00:46:16l'épouse,
00:46:16le mari,
00:46:17l'amant,
00:46:17le copain,
00:46:18il est un petit peu
00:46:19remplacé par les tensions,
00:46:21les pulsions
00:46:22qu'engendre cet instrument,
00:46:23j'allais dire,
00:46:24de génie et de malheur
00:46:25à la fois.
00:46:26Et ça se ressent
00:46:27sur la libido,
00:46:27on a moins besoin
00:46:28de faire l'amour
00:46:29parce qu'on est captivé
00:46:30par ce qui se passe
00:46:30dans la machine.
00:46:31Exactement,
00:46:32les smartphones,
00:46:33c'est beaucoup plus
00:46:33qu'un simple petit ustensile
00:46:36qu'on peut utiliser.
00:46:37En réalité,
00:46:37ça reconfigure fondamentalement
00:46:39notre rapport aux autres,
00:46:40notre rapport à l'information,
00:46:42la construction
00:46:42de nos aspirations individuelles.
00:46:44Il faut regarder à la fois
00:46:46l'utilisation de notre temps.
00:46:48En fait,
00:46:48on a une crise de la solitude,
00:46:49les gens passent
00:46:49moins de temps ensemble,
00:46:50toutes les activités sociales
00:46:51s'effondrent,
00:46:52que ce soit la pratique religieuse,
00:46:54que ce soit la consommation
00:46:55festive d'alcool,
00:46:56que ce soit le temps passé
00:46:57avec d'autres personnes
00:46:58et donc aussi
00:46:58le temps conjugal,
00:46:59en réalité,
00:47:00c'est seulement
00:47:01une des différentes formes.
00:47:02Et ensuite,
00:47:04les réseaux sociaux
00:47:05ont une influence massive
00:47:06sur nos représentations,
00:47:07sur nos aspirations.
00:47:08Les gens maintenant
00:47:09rêvent de voyager
00:47:10à travers le monde,
00:47:11ils rêvent
00:47:12d'avoir un style de vie
00:47:14qui parfois
00:47:14ne correspond pas
00:47:15à ce que la société
00:47:16est en mesure
00:47:17de leur offrir.
00:47:18Et donc souvent,
00:47:19c'est l'enfant qui trinque
00:47:20parce que l'enfant,
00:47:21c'est quelque chose
00:47:22qui se met en travers
00:47:23de leur route.
00:47:23Donc,
00:47:24si je comprends bien
00:47:25et votre livre
00:47:26est assez clair là-dessus,
00:47:28certes,
00:47:28il peut y avoir
00:47:29des phénomènes environnementaux,
00:47:30climatiques,
00:47:31des phénomènes socio-économiques,
00:47:32des détresses,
00:47:33des crises,
00:47:34des guerres,
00:47:35des inquiétudes
00:47:35pour l'avenir,
00:47:36mais le phénomène,
00:47:37la première source
00:47:39d'inquiétude,
00:47:40c'est un phénomène psychologique.
00:47:41On modifie
00:47:42notre façon de penser
00:47:43et notre façon
00:47:43de vivre sur cette planète.
00:47:45Absolument,
00:47:45et c'est d'ailleurs
00:47:46seulement ça
00:47:46qui peut expliquer
00:47:47que la chute de la natalité
00:47:48touche l'ensemble de l'humanité,
00:47:50que ce soit les pays conservateurs,
00:47:51les pays religieux,
00:47:52les pays laïcs,
00:47:53les pays progressistes,
00:47:54les pays riches,
00:47:55les pays pauvres,
00:47:55les pays qui s'enrichissent
00:47:57ou ceux qui sont en crise.
00:47:58Et fondamentalement,
00:47:59le point commun
00:48:00de tous ces pays,
00:48:00c'est que depuis 15 ans,
00:48:02les smartphones sont rentrés
00:48:03dans les pratiques.
00:48:04Alors,
00:48:04le premier pays
00:48:05qui a symbolisé
00:48:06ce recul de la démographie,
00:48:08c'était le Japon.
00:48:09Les smartphones n'étaient pas
00:48:10encore arrivés,
00:48:11je crois.
00:48:11Là,
00:48:12le Japon,
00:48:12c'est vraiment un phénomène local.
00:48:15Absolument,
00:48:15moi j'essaie de distinguer
00:48:16en fait
00:48:16deux transitions démographiques.
00:48:18C'est-à-dire,
00:48:18il y a la première transition
00:48:20où on passe
00:48:21de six enfants par femme
00:48:22à deux enfants par femme,
00:48:24globalement,
00:48:25avec des modulations
00:48:26selon les pays.
00:48:27Mais ça,
00:48:28ce n'est pas dû aux smartphones
00:48:29puisque c'est arrivé
00:48:29entre le 18e siècle
00:48:31et le 20e siècle.
00:48:32Donc là,
00:48:32il y a beaucoup d'autres facteurs,
00:48:33l'urbanisation,
00:48:34la modernisation,
00:48:35l'éducation,
00:48:36l'émancipation des femmes.
00:48:37D'ailleurs,
00:48:38des facteurs qui sont
00:48:38globalement plutôt heureux.
00:48:40Et ensuite,
00:48:41depuis 2010,
00:48:41on est dans d'autres phénomènes.
00:48:42Alors,
00:48:43le Japon,
00:48:43c'est un cas particulier
00:48:44parce que leur première phase,
00:48:45entre guillemets,
00:48:45ils sont descendus
00:48:46relativement bas
00:48:47pour des motifs
00:48:48propres au Japon.
00:48:49Mais maintenant,
00:48:50ils continuent à chuter
00:48:50parce que justement,
00:48:51les smartphones ont leur effet.
00:48:52Donc,
00:48:53ils ont leur première cause
00:48:54de dénatalité
00:48:56ajoutée.
00:48:57Ils ont aussi capté
00:48:57celle des autres pays.
00:48:59Alors,
00:48:59ensuite,
00:48:59il y a des records historiques,
00:49:01la Corée du Sud.
00:49:02Et on se dit,
00:49:02ce sont des pays florissants.
00:49:03Au contraire,
00:49:04il fait bon vivre dans ces pays.
00:49:06Il y a,
00:49:07j'allais dire,
00:49:07un équilibre social-économique.
00:49:09Eh bien,
00:49:09pas du tout.
00:49:09Les jeunes parents
00:49:10ne sont pas d'accord avec vous.
00:49:11L'Espagne,
00:49:11voilà.
00:49:11L'Espagne est en train de reculer.
00:49:12Les pays où il fait bon vivre
00:49:13par rapport à d'autres,
00:49:14je ne dis pas que tout est idéal,
00:49:15eh bien,
00:49:16malgré tout,
00:49:16la démographie continue à reculer,
00:49:18la dénatalité.
00:49:19Et alors,
00:49:19il y a surtout deux exemples
00:49:21qui sont les deux phares,
00:49:22les deux symboles
00:49:23de la démographie.
00:49:24La Chine,
00:49:25dont on a dit
00:49:25que c'est sa surpopulation
00:49:26qui va créer finalement
00:49:27sa puissance.
00:49:28Vous êtes en train de dire,
00:49:29là,
00:49:29pour l'instant,
00:49:30tel que ça se passe,
00:49:31elle va dans le mur.
00:49:32Et par contre,
00:49:33l'Inde,
00:49:33qui aujourd'hui,
00:49:35c'est le premier pays
00:49:37en termes de population,
00:49:38le pays le plus habité du monde.
00:49:40Vous dites,
00:49:41l'Inde aussi a connu ce problème,
00:49:42elle gère aussi
00:49:43avec une natalité très forte,
00:49:45elle est en train de le gérer.
00:49:46Si elle le gère bien,
00:49:47c'est elle qui pourra tirer
00:49:48ses marrants du feu
00:49:49et devenir la première puissance mondiale.
00:49:51Expliquez-nous cette nuance
00:49:52entre la Chine et l'Inde.
00:49:53Absolument,
00:49:54on voit un effondrement
00:49:55de la fécondité chinoise.
00:49:56Aujourd'hui,
00:49:56il y a trois fois plus de naissances
00:49:57par an en Inde qu'en Chine.
00:50:00Donc,
00:50:00on voit tout de suite les ampleurs,
00:50:01alors que les populations
00:50:02sont globalement équivalentes.
00:50:04Après,
00:50:04la question,
00:50:05c'est est-ce qu'en Inde,
00:50:06la fécondité va s'effondrer ?
00:50:07C'est très probable.
00:50:08C'est probable que ça arrive
00:50:10dans les décennies à venir,
00:50:11mais pour l'instant,
00:50:12et les trois fois plus de naissances,
00:50:13ce sera trois fois plus d'actifs
00:50:14dans 20,
00:50:15dans 30 ans,
00:50:16dans 40 ans.
00:50:16Donc,
00:50:16ça joue déjà un rôle important.
00:50:18Maintenant,
00:50:18le grand défi de l'Inde,
00:50:19c'est de transformer ce potentiel
00:50:21en vraie force productive,
00:50:23en vraie force de travail.
00:50:24Et ça,
00:50:25c'est un défi
00:50:26d'une toute autre ampleur.
00:50:26Et ça,
00:50:27ça dépend d'une politique
00:50:28fixée par les États,
00:50:29par les gouvernements.
00:50:30Je me souviens,
00:50:31j'étais jeune,
00:50:32Sanjay Gandhi,
00:50:33le fils aîné
00:50:35de Mme Gandhi,
00:50:38lui-même
00:50:38et son fils.
00:50:40Alors,
00:50:40Rajiv,
00:50:40c'était l'aîné Sanjay,
00:50:41c'était le plus jeune.
00:50:42Il organisait des vasectomies
00:50:43à la demande du gouvernement
00:50:44dirigée par sa mère
00:50:45contre un seau
00:50:46et un parapluie.
00:50:47On procédait
00:50:48à la rupture
00:50:49de l'épididyme.
00:50:50Et quelquefois,
00:50:50ils y allaient
00:50:51sans savoir pourquoi,
00:50:51mais pour avoir le seau
00:50:52et le parapluie.
00:50:5375-77,
00:50:54ça n'a rien donné.
00:50:55Je vous dis,
00:50:55c'est pas ça la bonne méthode.
00:50:57Par contre,
00:50:57l'Inde aujourd'hui...
00:51:01réplanification
00:51:01par un gouvernement
00:51:03responsable
00:51:03de cette dénatalité,
00:51:04c'est-à-dire
00:51:05en offrant une perspective
00:51:06à chacun,
00:51:07un emploi,
00:51:07une activité,
00:51:08un rôle dans la société,
00:51:09là,
00:51:09cette dénatalité
00:51:10peut être jugulée
00:51:11et bien gérée
00:51:12et aboutir
00:51:14à la croissance
00:51:16du pays
00:51:16et à l'équilibre.
00:51:18Mais précisément,
00:51:18tout le défi de l'Inde,
00:51:19ça va être de sortir
00:51:20de ce logiciel
00:51:22malthusien,
00:51:22en fait,
00:51:23où il faut diminuer
00:51:24absolument les naissances
00:51:24parce que c'est ça
00:51:25le logiciel qui est dominé.
00:51:27Absolument.
00:51:27Donc,
00:51:27vraiment,
00:51:28l'idée qu'il y a trop
00:51:28d'êtres humains,
00:51:30les gouvernants indiens
00:51:31ont ce logiciel
00:51:32depuis très longtemps
00:51:33et ils continuent
00:51:34à l'avoir aujourd'hui
00:51:34quelque peu
00:51:35et il faut qu'ils basculent
00:51:36très rapidement
00:51:37parce que vous voyez,
00:51:37les Chinois,
00:51:38ils ont eu ce logiciel-là
00:51:39et maintenant,
00:51:39ils en paient le prix
00:51:40et maintenant,
00:51:40ils essaient de faire
00:51:41marche arrière
00:51:41mais c'est déjà trop tard.
00:51:42On a déjà cranté
00:51:43des taux de fécondité
00:51:44extrêmement faibles.
00:51:45On va parler de la France
00:51:46après, Oscar Bockel-Verez
00:51:47sur l'échelle
00:51:48planétaire internationale.
00:51:49Le pic de la population mondiale,
00:51:51vous l'estimez à combien
00:51:52quand on sera au sommet
00:51:53de l'échelle ?
00:51:54On va atteindre
00:51:54les 10 milliards ?
00:51:55C'est amusant
00:51:56parce qu'à chaque estimation,
00:51:58on rabaisse le pic,
00:51:59on leur avance,
00:52:00c'est-à-dire que ça va être
00:52:00au début,
00:52:01c'était après 2100,
00:52:02maintenant,
00:52:02l'ONU dit 2080.
00:52:04En réalité,
00:52:04ça arrivera bien avant.
00:52:06Moi, mon estimation,
00:52:06c'est que ça arrivera
00:52:08autour de 2060
00:52:09et on n'atteindra jamais
00:52:10les 10 milliards.
00:52:10Et on n'atteindra jamais,
00:52:11on ne franchira pas
00:52:12le sommet des 10 milliards.
00:52:13On est déjà quasiment au maximum.
00:52:15En fait,
00:52:15les naissances baissent déjà.
00:52:17Vous voyez,
00:52:17donc on est déjà
00:52:18entrés en dénatalité.
00:52:20C'est plus qu'une question
00:52:21de temps maintenant.
00:52:21Donc,
00:52:21on n'atteindra pas
00:52:22les 10 milliards
00:52:22et on pourra reculer.
00:52:23Et là,
00:52:23ensuite,
00:52:24la chute peut être
00:52:24assez vertigineuse
00:52:26ou rapide.
00:52:27Et ensuite,
00:52:27il n'y a rien
00:52:28qui n'arrêtera la chute.
00:52:29Rien qui n'arrêtera la chute.
00:52:30On ne peut pas
00:52:31renataliser un pays.
00:52:31On ne peut pas faire
00:52:32une politique de la famille
00:52:33avec une fille
00:52:35de 100 000 euros par enfant.
00:52:36Je vous dis n'importe quoi.
00:52:38On pourrait en parler,
00:52:39effectivement.
00:52:39Mais le plus on attend,
00:52:41le plus,
00:52:41en fait,
00:52:42un régime de dénatalité
00:52:43s'est installé.
00:52:44Les gens n'ont plus
00:52:45l'habitude d'avoir des enfants.
00:52:46la société s'est recomposée
00:52:47autour du célibat
00:52:49ou autour de couples
00:52:50sans enfants.
00:52:52Le plus,
00:52:53on se retrouve
00:52:54dans une situation
00:52:55où c'est très,
00:52:55très difficile
00:52:56de contrer ces phénomènes.
00:52:57Les Chinois,
00:52:58maintenant,
00:52:58en fait,
00:52:59ils ne peuvent plus remonter
00:53:01ou ça va être
00:53:01extrêmement difficile
00:53:02parce que les jeunes Chinois
00:53:03ne sont plus habitués
00:53:04à avoir des enfants
00:53:06et ne veulent plus d'enfants.
00:53:07C'est fini maintenant.
00:53:08Et en plus,
00:53:09le poids des retraités
00:53:10va peser de plus en plus
00:53:11et donc,
00:53:12ça sera encore plus difficile
00:53:13d'avoir les ressources
00:53:14pour pouvoir se remettre
00:53:15à faire des enfants.
00:53:16Le grand livre
00:53:16qui symbolise
00:53:17le phénomène chinois,
00:53:18c'est quand la Chine
00:53:18s'éveillera,
00:53:19le monde retremblera
00:53:20à l'imperfite en 1976.
00:53:22Il annonce à peu près
00:53:22tout ce qui est en train
00:53:23de se passer
00:53:24et il y a un livre
00:53:24à écrire par Oscar Bockel,
00:53:26quand la Chine s'éteindra,
00:53:28le monde tremblera aussi.
00:53:29C'est-à-dire qu'il peut y avoir
00:53:30aussi des conséquences,
00:53:31bien entendu.
00:53:32Tout ça est lié
00:53:33à l'interplanétaire.
00:53:34La démographie planétaire
00:53:35a des incidences planétaires.
00:53:37On est d'accord ?
00:53:37Absolument.
00:53:38Je cite souvent
00:53:38le démographe
00:53:39David Duhamel
00:53:40qui disait
00:53:41« Le XXIe siècle
00:53:43ne sera pas chinois,
00:53:44faute de chinois ».
00:53:45Eh bien,
00:53:46il ne sera pas spirituel non plus
00:53:47si on continue comme ça.
00:53:47Vous restez avec nous,
00:53:48vous êtes sur Sud Radio.
00:53:49Je reçois Oscar Bockel,
00:53:51auteur de
00:53:51« La bombe de la dénatalité.
00:53:52Comment le monde
00:53:53entre dans l'hiver démographique
00:53:54et la France ? »
00:53:55On va en parler maintenant.
00:53:56L'hiver démographique
00:53:57de la France.
00:53:58On est déjà à l'automne
00:53:59aux éditions du CERF.
00:54:01Et puis,
00:54:02Anissa nous fera
00:54:03une petite synthèse
00:54:05sur justement
00:54:05les problèmes de démographie.
00:54:07Et nous aurons
00:54:07Corinne Maillère
00:54:08qui est une psychanalyste
00:54:10et essayez
00:54:10ce qui donnera
00:54:10son point de vue.
00:54:12Vous restez avec nous
00:54:12sur Sud Radio.
00:54:13A tout de suite.
00:54:14Midi 14h,
00:54:15Sud Radio,
00:54:16la France dans tous ses états,
00:54:18Péricault Légace.
00:54:20Vous êtes bien sur Sud Radio.
00:54:21Je suis avec Oscar Bockel
00:54:23qui a écrit
00:54:23« La bombe de la dénatalité.
00:54:25Comment le monde
00:54:25entre dans l'univers démographique
00:54:27aux éditions du CERF ? »
00:54:28Et nous faisons un bilan,
00:54:30un tableau
00:54:31par assurant.
00:54:32Je ne veux pas être catastrophique.
00:54:33Mais enfin,
00:54:33en tout cas,
00:54:33Oscar Bockel nous met en garde
00:54:35si on ne refait pas
00:54:36des enfants,
00:54:36pas seulement en France
00:54:37et dans certains pays développés.
00:54:39Si on ne refait pas
00:54:39des enfants dans le monde,
00:54:41la dénatalité mondiale
00:54:42pourrait conduire.
00:54:43Vous me direz,
00:54:44c'est scientifique,
00:54:44s'il n'y a plus d'enfants,
00:54:45il n'y a plus d'humanité.
00:54:46Donc voilà,
00:54:46il restera encore
00:54:47quelques animaux.
00:54:48La Terre deviendra un paradis.
00:54:49Il y aura peut-être
00:54:49un rembassant cru.
00:54:50Le dernier homme
00:54:51sur la planète.
00:54:52Je suis dans la science-fiction.
00:54:54Bien entendu,
00:54:54on n'y est pas.
00:54:55Et nous avons en ligne
00:54:57Corinne Maillère,
00:54:58psychanalyste et séilliste,
00:54:59auteure de...
00:55:00Alors, elle, attention,
00:55:01elle prend le contre-pied.
00:55:02« No Kid.
00:55:0340 raisons. »
00:55:04J'allais dire 4 raisons.
00:55:10Bonjour Corinne Maillère.
00:55:12Oui, bonjour.
00:55:13Bonjour.
00:55:14Alors, bon,
00:55:14vous avez vu mon échange
00:55:15avec Oscar Boquel.
00:55:16On va dans le mur.
00:55:17Cette dénatalité peut être fatale
00:55:19à l'humanité.
00:55:20Pas tout de suite,
00:55:20tout de suite,
00:55:21mais à un moment donné.
00:55:21Et vous vous dites,
00:55:22au contraire,
00:55:23il y a de bonnes raisons
00:55:24de ne pas avoir d'enfants.
00:55:25Expliquez-nous ça.
00:55:28Oui, enfin,
00:55:29elles sont multiples.
00:55:31Et je voudrais citer
00:55:32le fait qu'il y a une étude
00:55:34qui a été rendue publique
00:55:36cet été.
00:55:38Une étude réalisée
00:55:39par un prix Nobel d'économie
00:55:40qui s'appelle
00:55:41Daron Acemoglou
00:55:42ainsi que d'autres chercheurs.
00:55:44Ils ont montré
00:55:45que le déclin de la natalité
00:55:46ne ralentit pas
00:55:47la croissance du PIB
00:55:48et n'impacte pas
00:55:49négativement les bénéfices.
00:55:51Donc, ça prend un petit peu
00:55:52le contre-pied
00:55:53de certaines analyses.
00:55:55Et j'ajouterais,
00:55:56mais là,
00:55:56je suis en dehors
00:55:58du champ de cette étude,
00:55:59que la baisse
00:56:01de la natalité
00:56:02a et aura,
00:56:04enfin,
00:56:04aura en tout cas
00:56:05dans l'avenir,
00:56:05des effets positifs
00:56:07sur bien des domaines,
00:56:08notamment le fait
00:56:09qu'il y aura moins de guerres
00:56:10puisqu'il faut des jeunes
00:56:10pour faire la guerre.
00:56:12Il y aura également
00:56:13moins de pression
00:56:13sur le logement
00:56:14et ça signifiera aussi
00:56:16plus de liberté
00:56:17pour les femmes
00:56:17puisque je rappelle quand même
00:56:19que les deux tiers
00:56:20du travail éducatif
00:56:22des enfants
00:56:23reposent sur leurs épaules.
00:56:24Donc, en fait,
00:56:25la baisse de la natalité
00:56:27qui, d'ailleurs,
00:56:28n'est pas pour tout de suite
00:56:29puisque le nombre
00:56:30de terriens
00:56:30va augmenter
00:56:31jusqu'à 10 milliards
00:56:32d'habitants,
00:56:34du moins,
00:56:34ce sont les prévisions
00:56:35des Nations Unies.
00:56:37Cette baisse
00:56:38n'est pas pour tout de suite
00:56:39donc je pense
00:56:40qu'il y a beaucoup
00:56:40de choses positives
00:56:41à attendre
00:56:42de cette baisse.
00:56:43Corinne Maillère,
00:56:44sur le point de la guerre,
00:56:45je me permets juste
00:56:45de préciser
00:56:46qu'aujourd'hui,
00:56:46la guerre,
00:56:46elle est surtout
00:56:47numérique,
00:56:47électronique
00:56:48et qu'on essaie
00:56:49justement d'éviter
00:56:50les pertes humaines
00:56:50donc on a besoin
00:56:51de moins d'un moment
00:56:52ce qui ne veut pas dire
00:56:53que ça ne tue pas
00:56:54et on voit bien
00:56:54que le conflit russo-ukrainien
00:56:56aujourd'hui
00:56:58implique des mortalités
00:56:59absolument épouvantables.
00:57:02Oscar Bockel,
00:57:03Corinne Maillère
00:57:04a l'air un petit peu
00:57:04moins inquiète
00:57:05que vous
00:57:05sur le phénomène
00:57:06de la natalité.
00:57:07Elle dit même
00:57:07qu'il y a certains aspects
00:57:08où ça peut apporter
00:57:09des choses.
00:57:10Je mentionnerais juste
00:57:11le fait que la guerre
00:57:12entre la Russie
00:57:13et l'Ukraine
00:57:13c'est une guerre de vieux
00:57:14mais qui fait quand même
00:57:15énormément de morts
00:57:16donc il n'y a pas besoin
00:57:20que ce soit des pays
00:57:21très jeunes
00:57:21pour se faire la guerre
00:57:22malheureusement
00:57:23la raison n'a pas d'âge
00:57:25et c'est pareil
00:57:26sur le logement.
00:57:26L'Europe de l'Est
00:57:27est vidée de sa population
00:57:28les prix du logement
00:57:29ont flambé
00:57:29parce que ce sont
00:57:30les campagnes
00:57:30qui se vident
00:57:31les villes restent pleines
00:57:33mais elles aspirent
00:57:34toute l'énergie vitale
00:57:35autour.
00:57:36Donc en réalité
00:57:38malheureusement
00:57:38les effets positifs
00:57:40des natalités
00:57:41on ne les voit pas
00:57:42et ils ne vont pas venir.
00:57:44Incidemment
00:57:45il peut y avoir des angles.
00:57:46En fait
00:57:47on ne les voit pas
00:57:48parce qu'on ne le vit pas encore
00:57:49ça ne sera pas avant 2050
00:57:52ou 2080
00:57:53donc en fait
00:57:54on ne sait pas encore
00:57:54ce qui va se passer
00:57:55et en plus
00:57:56vous comparez
00:57:57les pays de l'Est
00:57:58avec les pays occidentaux
00:57:59enfin les pays de l'Europe
00:58:00de l'Ouest
00:58:01alors que les situations
00:58:02sont quand même très différentes
00:58:03donc je pense
00:58:04qu'on peut envisager
00:58:06des choses positives
00:58:07et notamment
00:58:08pour la situation
00:58:09des femmes
00:58:10donc moi je crois
00:58:11vraiment
00:58:12que c'est une bonne chose
00:58:13et je pense
00:58:13qu'il y a des évolutions
00:58:14de la société
00:58:15qui sont probablement
00:58:16inévitables
00:58:17il faudra effectivement
00:58:18adapter nos institutions
00:58:20mais
00:58:21une certaine
00:58:22certaine forme
00:58:23de désengagement
00:58:24et notamment
00:58:24vis-à-vis
00:58:25de la reproduction
00:58:26me semble
00:58:27une bonne nouvelle
00:58:28enfin on ne peut pas
00:58:29continuer comme ça
00:58:30à croître sans fin
00:58:31dans une planète
00:58:32dont les ressources
00:58:33sont limitées
00:58:34mais le rapport de Rome
00:58:35le disait déjà
00:58:36donc il n'y a rien de nouveau
00:58:37dans ce que je dis
00:58:38est-ce que la surpopulation
00:58:39peut quand même avoir
00:58:40à un moment donné
00:58:40Oscar Broquel
00:58:41oui mal gérée
00:58:42elle peut aussi poser ses problèmes
00:58:43absolument
00:58:44la question n'est plus là
00:58:45parce que les naissances
00:58:46baissent déjà
00:58:46donc la question c'est davantage
00:58:48est-ce qu'on va réussir
00:58:49à stabiliser
00:58:49ou baisser légèrement
00:58:50ou est-ce qu'on va
00:58:51s'effondrer démographiquement
00:58:52mais sur les conséquences
00:58:53on les voit déjà
00:58:54dans un pays comme l'Italie
00:58:55dans un pays comme le Japon
00:58:56qui sont en crise
00:58:57qui sont en stagnation économique
00:58:58pourquoi ?
00:58:59parce que la population stagne
00:59:00et le nombre de jeunes
00:59:01diminue année après année
00:59:02donc les conséquences
00:59:04on les voit déjà
00:59:04mais là où je suis d'accord
00:59:05avec vous madame
00:59:06c'est que en fait
00:59:08la dénatalité
00:59:09enfin la question
00:59:10la politique nataliste
00:59:11ne peut pas se faire
00:59:11contre les femmes
00:59:12de toute évidence
00:59:13il faut
00:59:14je veux dire
00:59:15si on commence à vouloir
00:59:15imposer aux gens
00:59:16de faire des enfants
00:59:17c'est complètement absurde
00:59:18c'est immoral
00:59:19et c'est inefficace
00:59:21et ça c'est vraiment la clé
00:59:22c'est vraiment le message
00:59:22que j'ai envie de passer
00:59:24à travers mon livre
00:59:25c'est de dire qu'en fait
00:59:26il faut aider les gens
00:59:27à faire
00:59:28les enfants qu'ils souhaitent faire
00:59:30à réaliser leur désir d'enfant
00:59:32et pour ça il faut aider
00:59:33et aider en particulier
00:59:33les femmes
00:59:34sur qui pèsent
00:59:35encore aujourd'hui
00:59:36malheureusement
00:59:36la plupart du
00:59:37enfin le gros du poids
00:59:39de l'enfantement
00:59:40alors Anissa
00:59:40vous qui avez un enfant
00:59:41vous qui avez un enfant
00:59:42est-ce que la dénatalité
00:59:44est-elle réellement une bombe ?
00:59:45les chiffres ne laissent
00:59:46aucune place au doute
00:59:47en 15 ans
00:59:48la France a perdu
00:59:49près d'un quart de ses naissances
00:59:50833 000 en 2010
00:59:52seulement 645 000 en 2025
00:59:55la fécondité est tombée
00:59:57à 1,156 enfants par femme
01:00:00très loin des 2,1 nécessaires
01:00:02au renouvellement des générations
01:00:04et pour la première fois
01:00:05depuis 1945
01:00:06notre pays compte
01:00:07davantage de décès
01:00:09que de naissances
01:00:10et le danger est donc
01:00:11très concret
01:00:11moins de naissances aujourd'hui
01:00:12ce sont demain moins d'actifs
01:00:14pour travailler
01:00:15créer de la richesse
01:00:16et financer les retraites
01:00:17d'une population
01:00:18vieillissante
01:00:19mais pourquoi
01:00:20les berceaux se vident-ils ?
01:00:22lorsqu'on interroge
01:00:23les français
01:00:23ils ne répondent pas d'abord
01:00:24qu'ils détestent les enfants
01:00:2542% invoquent l'incertitude
01:00:28de l'avenir
01:00:2839% le manque d'argent
01:00:30ils parlent du logement
01:00:31de l'emploi
01:00:32du coût de la garde
01:00:33et d'une maternité
01:00:34qui pénalise encore trop souvent
01:00:36la carrière des femmes
01:00:38oui le désir d'enfant
01:00:39recule aussi
01:00:4030% des femmes
01:00:42sans enfants
01:00:43en âge de procréer
01:00:44déclarent ne pas en vouloir
01:00:45elles revendiquent
01:00:46leur liberté
01:00:47refusent
01:00:48les sacrifices imposés
01:00:49aux mères
01:00:49ou craignent
01:00:50de mettre un enfant
01:00:51au monde
01:00:51dans une époque
01:00:52traversée par
01:00:53les crises climatiques
01:00:54politiques et sociales
01:00:55comme vous l'avez évoqué
01:00:56Péricault
01:00:57mais les français
01:00:58continuent de considérer
01:00:59qu'une famille idéale
01:01:00compte environ
01:01:002,3 enfants
01:01:02alors qu'ils n'en ont
01:01:03que 1,56
01:01:04cet écart raconte
01:01:05l'essentiel
01:01:06une partie des enfants
01:01:07qui manque aujourd'hui
01:01:07n'a pas été refusée
01:01:08elle a été abandonnée
01:01:10en chemin
01:01:11la dénatalité
01:01:12n'est donc pas le choix
01:01:13d'une génération
01:01:13qui ne voudrait plus
01:01:15nécessairement
01:01:15transmettre la vie
01:01:16elle est aussi
01:01:17le thermomètre
01:01:18d'un pays
01:01:18qui ne garantit plus
01:01:19à ses habitants
01:01:20que demain
01:01:20sera meilleur
01:01:21qu'aujourd'hui
01:01:22Corinne Maillère
01:01:24les éléments
01:01:25que CIT
01:01:26a dit ça
01:01:27devraient en partie
01:01:28vous rassurer
01:01:29pas totalement
01:01:30mais en partie
01:01:31oui oui oui
01:01:31enfin tout à fait
01:01:32effectivement
01:01:33ça correspond aux études
01:01:34qu'on lit
01:01:35ou des analyses
01:01:37sur ce phénomène
01:01:39effectivement
01:01:39mais je suis toujours
01:01:40étonnée par le discours
01:01:41catastrophiste
01:01:43qui accompagne
01:01:44en fait
01:01:45ce phénomène
01:01:48qui encore une fois
01:01:49est contredit
01:01:50par un certain nombre
01:01:51d'études
01:01:51enfin je renvoie
01:01:53tout de même
01:01:56aux conclusions
01:01:57de cette étude
01:01:58de Daron Assemo-Glou
01:01:59qui est quand même
01:02:00un géant du domaine
01:02:01et qui n'a pas l'air
01:02:02de
01:02:03enfin lui
01:02:03il y a une équipe
01:02:04complète
01:02:05de chercheurs
01:02:05qui n'a pas l'air
01:02:06de s'inquiéter
01:02:07autant que certains
01:02:08donc je suis quand même
01:02:09surprise
01:02:10que ça soit
01:02:10je pense que c'est
01:02:12une peur ancestrale
01:02:12en fait
01:02:13il y a quelque chose
01:02:14de vraiment viscéral
01:02:15dans l'idée que forcément
01:02:16on doit être plus nombreux
01:02:17on doit se reproduire
01:02:19et d'ailleurs
01:02:20il me semble
01:02:21que dans la société
01:02:22d'aujourd'hui
01:02:23il y a une sorte
01:02:23de vaste mouvement
01:02:25en cours
01:02:25de désengagement
01:02:26d'un certain nombre
01:02:27de champs
01:02:28ou d'activités
01:02:29notamment la reproduction
01:02:30mais aussi le travail
01:02:32la consommation
01:02:33le fil des news
01:02:34et qui me semble
01:02:36est en cours
01:02:37et qui je crois
01:02:38est quelque chose
01:02:40de positif
01:02:40en fait
01:02:41je pense que cette société
01:02:42nous absorbe
01:02:43beaucoup de nos forces
01:02:44beaucoup de notre attention
01:02:45et qu'il faut se tenir
01:02:47à distance
01:02:47et se préserver
01:02:48d'ailleurs
01:02:49il y a
01:02:50les deux tiers des français
01:02:51qui se disent
01:02:52plus fatigués
01:02:52qu'il y a 5 ans
01:02:54il y a une épidémie
01:02:55de fatigue
01:02:55de problèmes psychologiques
01:02:57et donc
01:02:58le fait d'avoir
01:02:58moins d'enfants
01:02:59d'essayer de travailler
01:03:01moins
01:03:01ou dans des conditions
01:03:03plus tranquilles
01:03:04de consommer moins
01:03:05de s'informer moins
01:03:06en tout cas
01:03:07de façon brutale
01:03:09par le fil des news
01:03:10me semble
01:03:11une excellente chose
01:03:12donc désengageons-nous
01:03:13et l'avenir sera meilleur
01:03:14Merci pour votre témoignage
01:03:16Corinne Maillet
01:03:16bien entendu
01:03:17on prend très en compte
01:03:18les observations
01:03:18que vous avez faites
01:03:18on va continuer
01:03:19en discuter avec
01:03:20Oscar Bockel
01:03:20Avez-vous renoncé
01:03:22à un enfant
01:03:22par manque d'argent
01:03:23de logement
01:03:24ou de confiance
01:03:24dans l'avenir
01:03:25la dénatalité
01:03:26vous inquiète-t-elle
01:03:27ou faut-il d'abord
01:03:28respecter le choix
01:03:29de ne pas devenir parent
01:03:30dites-nous
01:03:31ce que vous en pensez
01:03:32et appelez-nous
01:03:33au 0 826 300 300
01:03:35la France dans tous ses états
01:03:37Péricault-Legas
01:03:39Vous êtes bien sur Sud Radio
01:03:40il est 13h32
01:03:41je reçois Oscar Bockel
01:03:43qui nous a parlé
01:03:44qui nous a expliqué
01:03:46pourquoi la bombe
01:03:47de la dénatalité
01:03:49annonce un hiver démographique
01:03:50qui peut être absolument tragique
01:03:52pour cette planète
01:03:53livre publié
01:03:54aux éditions du Cerf
01:03:55nous avons
01:03:56Emmanuel Galasso
01:03:57qui est au standard
01:03:58et quand Emmanuel Galasso
01:03:59est au standard
01:04:00et bien les gens
01:04:01qui nous écoutent
01:04:02ont une tendance
01:04:03à appeler
01:04:03avec beaucoup
01:04:04beaucoup de ferveur
01:04:05on attend évidemment
01:04:05vos appels
01:04:06pour réagir
01:04:08donner votre avis
01:04:08parce que vous êtes
01:04:09directement concerné
01:04:10et si vous y lisez
01:04:11le livre d'Oscar Bockel
01:04:12je ne veux pas dire
01:04:13qu'il vous culpabilise
01:04:14mais enfin
01:04:15il nous interpelle
01:04:16il ne culpabilise pas
01:04:17mais il nous interpelle
01:04:18c'est aussi
01:04:18une responsabilité
01:04:20à l'échelon
01:04:20du citoyen
01:04:21de l'être humain
01:04:22la natalité
01:04:23la démographie
01:04:24ça commence déjà
01:04:25dans notre conscience
01:04:26dans notre vie de famille
01:04:27dans notre vie de couple
01:04:28ou dans notre vie d'être
01:04:30et de femme libre
01:04:30de toutes les manières
01:04:31mais en tout cas
01:04:32Oscar Bockel
01:04:33nous met
01:04:36Caroline Mayer
01:04:37voulait nous rassurer
01:04:37on dit
01:04:38au contraire
01:04:38c'est très bien
01:04:39la femme fait ce qu'elle veut
01:04:40et s'il y a une surpopulation
01:04:42qui est dangereuse
01:04:42pour l'environnement
01:04:43il n'y aura plus de quoi manger
01:04:44il n'y aura plus de quoi boire
01:04:45ça sera saturé
01:04:46Oscar Bockel nous dit
01:04:47non
01:04:47les effets secondaires
01:04:48directs et indirects
01:04:49de la dénatalité
01:04:50peuvent avoir
01:04:51des conséquences absolument
01:04:53tragiques
01:04:54sur cette planète
01:04:56et sur l'humanité
01:04:58Oscar Bockel
01:04:59est-ce que vous proposez
01:05:00quand même
01:05:02on parle du mariage plus tardif
01:05:03premiers enfants plus tardifs
01:05:04familles moins nombreuses
01:05:05célibat plus important
01:05:06nouvelles aspirations individuelles
01:05:08arbitrage entre travail et famille
01:05:10voilà
01:05:10ça c'est les causes
01:05:11est-ce que vous proposez
01:05:12quand même
01:05:12quelques solutions
01:05:14alors
01:05:15est-ce que ce sont des solutions
01:05:16qu'il faut prendre
01:05:17en tant que
01:05:17nous membres de la civilisation
01:05:19ou est-ce que ce sont des solutions
01:05:20que des états
01:05:21que des gouvernements
01:05:22peuvent prendre
01:05:22on a une évolution culturelle
01:05:24qui est extrêmement profonde
01:05:26et donc
01:05:27c'est difficile
01:05:28d'inverser ça
01:05:29en tout cas
01:05:30par les outils de politique
01:05:30publique
01:05:31donc il faut aussi
01:05:32savoir garder mesure
01:05:33et être modeste
01:05:34dans ce qu'on peut proposer
01:05:35ce qu'on peut proposer
01:05:36c'est précisément
01:05:37que l'état
01:05:38vienne aider
01:05:38par des solutions matérielles
01:05:40les parents
01:05:41pour que ce soit plus facile
01:05:42d'avoir des enfants
01:05:43tout simplement
01:05:44aujourd'hui
01:05:44les jeunes parents
01:05:45sont la catégorie sociale
01:05:47la plus malheureuse de France
01:05:49parce qu'ils doivent porter
01:05:50à la fois
01:05:50la production économique
01:05:51du pays
01:05:52les trentenaires
01:05:53les jeunes quarantenaires
01:05:54et la reproduction
01:05:56biologique du pays
01:05:57donc l'objectif
01:05:58d'une politique familiale
01:06:00d'une politique nataliste
01:06:01qui se veut aider les français
01:06:02c'est de faire précisément
01:06:04des jeunes parents
01:06:05la catégorie sociale
01:06:07la plus heureuse
01:06:08et là tout de suite
01:06:09on aura beaucoup plus de personnes
01:06:10qui seront motivées
01:06:11à faire des enfants
01:06:11alors vous êtes allé
01:06:12un petit peu plus loin
01:06:13que dans la suggestion
01:06:14vous avez participé
01:06:15à un rapport
01:06:15avec Tristan Claré
01:06:17absolument
01:06:18pour la fondation
01:06:20Respublica
01:06:20donc qui est
01:06:21cette fondation
01:06:22inspirée par Jean-Pierre Chevènement
01:06:23qui est sur le retour
01:06:24de la patrie
01:06:25de la république
01:06:26de la citoyenneté
01:06:27vous dites que de ce côté-là
01:06:28il peut y avoir
01:06:28une politique sociale
01:06:31démographique
01:06:32basée sur le troisième enfant
01:06:34de zéro à un enfant
01:06:35ou de un à deux enfants
01:06:36ça ne suffit pas
01:06:37nécessairement
01:06:37à atteindre le renouvellement
01:06:38de génération
01:06:38par contre
01:06:39trois enfants
01:06:40vous semble le chiffre
01:06:41aujourd'hui
01:06:42assez cohérent
01:06:43pour...
01:06:44absolument
01:06:44quand on voit
01:06:45que beaucoup de gens
01:06:46renoncent à faire des enfants
01:06:47pour des raisons d'ailleurs
01:06:48qui peuvent être
01:06:48parfaitement justifiées
01:06:50on l'a entendu
01:06:51par le passé
01:06:53la question maintenant
01:06:54c'est que
01:06:55si on veut
01:06:56maintenir un taux de fécondité
01:06:58à peu près
01:06:59décent
01:06:59pour ne pas s'effondrer
01:07:00démographiquement
01:07:01il faut que les gens
01:07:01qui fassent des enfants
01:07:02en fassent beaucoup
01:07:03et à ce niveau-là
01:07:04il faut aussi savoir
01:07:06où est-ce que la politique publique
01:07:07peut faire une différence
01:07:08c'est-à-dire que si
01:07:09on a des personnes
01:07:10qui ne veulent vraiment
01:07:10pas faire d'enfants
01:07:11ou qui n'arrivent pas
01:07:12à trouver la bonne personne
01:07:13dans leur cou
01:07:14pour faire un couple
01:07:15ou qui ont des problèmes
01:07:16de fertilité
01:07:17c'est pas forcément
01:07:17de l'argent
01:07:18une subvention
01:07:18qui va faire la différence
01:07:20à l'inverse
01:07:22entre le deuxième
01:07:23et le troisième enfant
01:07:24c'est souvent
01:07:24des considérations matérielles
01:07:26c'est-à-dire qu'on a déjà
01:07:27des personnes avec
01:07:28un couple stable
01:07:29souvent
01:07:29ils ont eu un
01:07:30puis deux enfants
01:07:30ils aiment déjà
01:07:31les enfants
01:07:32ils ont envie d'en avoir
01:07:34et souvent l'hésitation
01:07:35entre deux et trois
01:07:36elle se fait sur des motifs matériels
01:07:37ah bah oui
01:07:37il faut peut-être changer de logement
01:07:38il faut peut-être acheter
01:07:39une voiture plus grande
01:07:40il faut peut-être
01:07:41qu'un des deux parents
01:07:42se mette en temps partiel
01:07:43il faut payer la crèche
01:07:44ou une deuxième voiture
01:07:45ou des deux vacances
01:07:46ça incite à consommer
01:07:47à faire tourner l'économie
01:07:48une famille un peu nombreuse
01:07:50j'en sais quelque chose
01:07:51voilà
01:07:51c'est sûr
01:07:52mais précisément
01:07:53c'est là-dessus
01:07:54que l'état peut intervenir
01:07:56et peut aider les gens
01:07:57à passer ce cap
01:07:57qui est un cap clé
01:07:58en matière démographique
01:08:00et c'est pour ça que
01:08:01moi je propose
01:08:02du coup avec mon co-auteur
01:08:0340 000 euros
01:08:04à la naissance du troisième enfant
01:08:06tout simplement
01:08:06ah oui
01:08:07là vous êtes dans le concret
01:08:08dans le très précis
01:08:08ça tombe bien
01:08:09on est en période électorale
01:08:10donc oyez oyez
01:08:11braves gens
01:08:12Oscar Bockel
01:08:1340 000 euros
01:08:14au troisième enfant
01:08:15les enchères sont ouvertes
01:08:17qui dit mieux
01:08:1745-50
01:08:18vous allez voir
01:08:18est-ce qu'on peut arriver
01:08:19tout à l'heure
01:08:20je vous disais 100 000
01:08:21je ne pense pas
01:08:21mais je n'écarte pas
01:08:22Trump propose 5 000 dollars
01:08:24à ceux qui voteront pour lui
01:08:26et là ça serait 100 000
01:08:27mais vous ça va
01:08:28dans le bon sens
01:08:28parce que la clé
01:08:30de votre équation
01:08:31c'est moins d'enfants
01:08:32aujourd'hui
01:08:33signifie moins de parents
01:08:34demain
01:08:34moins de parents
01:08:35ça veut dire quoi ?
01:08:36plus de vieillissement
01:08:37plus de retraite
01:08:38plus de croissance
01:08:38plus de travail
01:08:39plus de puissance géopolitique
01:08:40tout ça est impacté
01:08:41s'il n'y a plus de combattants
01:08:43pour combattre
01:08:44qu'est-ce qu'on va faire ?
01:08:45et c'est là où
01:08:45les Athéniens
01:08:46ne s'atteignent plus
01:08:48absolument
01:08:48un pays de vieux
01:08:50n'a pas beaucoup d'avenir
01:08:51malheureusement
01:08:52donc tout simplement
01:08:53la jeunesse c'est le futur
01:08:53et il faut investir
01:08:54dans la jeunesse
01:08:55il y a des pays de vieux
01:08:55aujourd'hui ?
01:08:56la population de plus de 50 ans
01:08:58commence à être major
01:08:58absolument
01:08:58alors déjà la France
01:08:59est un pays qui vieillit
01:09:00on est où ?
01:09:01on est où ?
01:09:01on est où ?
01:09:01on est où ?
01:09:01on est où ?
01:09:01je suis très nombreux
01:09:02moi on a 67 ans
01:09:03je ne suis pas seul
01:09:04en France
01:09:04si je comprends bien
01:09:05alors on a déjà
01:09:0650% de l'électorat
01:09:07qui est au-dessus de 50 ans
01:09:08ah je suis majoritaire
01:09:09ça m'arrive très rarement
01:09:11d'être majoritaire
01:09:11dans ce pays
01:09:12vos intérêts seront bien défendus
01:09:13j'espère
01:09:15mais effectivement
01:09:15nous en France
01:09:16la moyenne d'âge
01:09:17elle est de 42 ans
01:09:17mais par exemple
01:09:18en Allemagne
01:09:19au Japon
01:09:20en Italie
01:09:20elle est déjà de 46
01:09:2147 ans
01:09:22alors la moyenne d'âge
01:09:24de l'électorat
01:09:24puisqu'on enlève
01:09:25les moins de 18 ans
01:09:26elle est encore plus âgée
01:09:27et ça devient difficile
01:09:29ensuite pour les jeunes
01:09:29quel a été le pic
01:09:30de la bonne natalité
01:09:31en France
01:09:31Oscar Boquet ?
01:09:32c'est tout simplement
01:09:33la France des années 2010
01:09:35où on était au-dessus
01:09:36de deux enfants par femme
01:09:37d'accord
01:09:37on n'était pas un pays
01:09:39patriarcal
01:09:40conservateur
01:09:40engendré quand même
01:09:41par une politique
01:09:42nataliste ou de général de Gaulle
01:09:43absolument
01:09:44et puis ensuite fiscalement
01:09:45la gauche a voulu supprimer
01:09:46les trucs
01:09:46et aujourd'hui
01:09:47on le paye
01:09:47de part et d'autre
01:09:48mais le point
01:09:49que je veux mettre en avant
01:09:50c'est précisément
01:09:51que la politique nataliste française
01:09:53c'était un consensus
01:09:54en 45
01:09:55des communistes
01:09:56jusqu'aux gaullistes
01:09:57tout le monde était d'accord
01:09:58pour investir
01:09:59dans le futur du pays
01:10:00et pour aider
01:10:01les parents
01:10:02à réaliser leur désir d'enfant
01:10:03ça s'appelle
01:10:04les valeurs de la famille
01:10:05il y avait même
01:10:05une histoire de la famille
01:10:06on en reviendra
01:10:07en un deuxième temps
01:10:08c'est aussi les valeurs féministes
01:10:09bien sûr
01:10:09c'est la synthèse des deux
01:10:11c'est la synthèse des deux
01:10:12nous avons Corine
01:10:13qui nous appelle
01:10:14d'une ville
01:10:15qui m'est très chère
01:10:16qui est Bayonne
01:10:18bonjour Corine
01:10:19et il fait chaud
01:10:20je sais qu'il fait chaud
01:10:21à Bayonne aujourd'hui
01:10:22c'est très chaud
01:10:22là je suis en bord de Nive
01:10:24au soleil
01:10:25à quel endroit de la ville ?
01:10:27on va être à côté
01:10:27de la brasserie
01:10:29non à côté de la brasserie
01:10:30de l'aviron Bayonnais
01:10:31oh magnifique
01:10:31à l'épicentre
01:10:33à l'épicentre
01:10:34de la vie Bayonnaise
01:10:35voilà
01:10:35à l'épicentre
01:10:35entre ville moi
01:10:36donc oui absolument
01:10:37Corine
01:10:37est-ce que vous êtes maman ?
01:10:39absolument
01:10:39je suis maman
01:10:40de trois grandes filles
01:10:42qui elles-mêmes
01:10:44ont chacune un enfant
01:10:46bien
01:10:46et qui m'ont dit
01:10:47clairement
01:10:48qu'elles n'en feraient pas d'autres
01:10:49parce que par contre
01:10:50sur le principe
01:10:51je pense qu'elles auraient voulu
01:10:52chacune deux enfants
01:10:53très honnêtement
01:10:54parce qu'on est une famille
01:10:55nombreuse etc
01:10:56mais là elles m'ont dit
01:10:57non non
01:10:58vu la conjoncture
01:11:00vu l'état du monde
01:11:01l'état de la France
01:11:02si elles arrivent déjà
01:11:04à s'en occuper
01:11:04bien de un
01:11:05ça leur ira très bien
01:11:07voilà
01:11:08vous êtes
01:11:08vous rentrez dans les statistiques
01:11:10que redoute un peu
01:11:11Oscar Bockel
01:11:12c'est déjà bien
01:11:13qu'elles en aient
01:11:14comment ils sont
01:11:14les petits-enfants
01:11:15ils sont adorables ?
01:11:16oh ils sont gentils
01:11:17ils ont quel âge ?
01:11:19alors ils ont 8 ans
01:11:215 ans et 4 ans
01:11:22les derniers
01:11:23ils sont enfants uniques chacun
01:11:24c'est ça ?
01:11:25oui tout à fait
01:11:25et ils n'ont jamais réclamé
01:11:27un petit frère
01:11:27ou une petite soeur
01:11:28pour aller au rugby
01:11:29ou faire de l'aviron ?
01:11:31alors ma petite fille
01:11:32figurez-vous que ma petite fille
01:11:33de 5 ans
01:11:33fait du rugby
01:11:34à Askin
01:11:36attention
01:11:37grande équipe
01:11:38oui oui oui
01:11:39absolument
01:11:39et en fait
01:11:40non non
01:11:41ils ne réclament pas
01:11:41pour l'instant
01:11:42mais en même temps
01:11:43même s'ils réclamaient
01:11:44franchement
01:11:45j'en ai déjà moi
01:11:45discuté avec mes filles
01:11:46parce que j'aime moi
01:11:47le côté enfant unique
01:11:48c'est pas trop ma vision à moi
01:11:50mais en fait
01:11:51elles m'ont dit
01:11:51ah non non non
01:11:52même si elles
01:11:53c'est pas leur vision de base
01:11:54vu l'état
01:11:55elles ont déjà du mal
01:11:56à s'en sortir
01:11:57on ne va pas refaire
01:11:58les débats
01:11:58qu'on entend
01:11:59sur tous les plateaux
01:11:59mais c'est la galère
01:12:01pour tout le monde
01:12:01donc imaginez
01:12:02faire un enfant là
01:12:03à l'heure actuelle
01:12:04avec le changement climatique
01:12:05le prix de tout
01:12:07le prix des salaires
01:12:08qui sont bas
01:12:09enfin etc
01:12:09en tout cas pour la France
01:12:11c'est impensable
01:12:12pourtant
01:12:13pourtant Corine
01:12:14on évoquait cette réalité
01:12:16avec Oscar Bockel
01:12:17on continue à faire
01:12:18beaucoup d'enfants
01:12:19dans des pays
01:12:20où la vie est absolument tragique
01:12:21il y a la guerre
01:12:21il y a la famine
01:12:22et souvent c'est ce qu'Armonde
01:12:25et Oscar Bockel explique
01:12:26là aussi
01:12:26le phénomène
01:12:27est en train de s'informer
01:12:28et c'est peut-être
01:12:29les pays riches
01:12:30où on vit bien
01:12:30où on retrouve
01:12:31un peu d'espoir
01:12:32d'une vie heureuse
01:12:33sur cette planète
01:12:33où peut-être
01:12:34que la natalité
01:12:35pourrait repartir
01:12:37Corine
01:12:39vous habitez au Pays Basque
01:12:40les valeurs de la famille
01:12:41sont sacrées
01:12:43vous avez élevé vos enfants
01:12:45dans cette option
01:12:46faites ce que vous voulez
01:12:46ou vous avez plutôt dit
01:12:47plus il y aura de petits-enfants
01:12:48plus je serai heureuse
01:12:49de vous avoir à la maison
01:12:51bah moi
01:12:51plus il y en a
01:12:52plus je serai heureuse
01:12:53mais bon
01:12:54moi je respecte le choix
01:12:55de mes enfants
01:12:55et honnêtement
01:12:56je suis vraiment d'accord
01:12:57avec elles
01:12:57là à l'heure actuelle
01:12:59je suis même très inquiète
01:13:00moi pour l'avenir
01:13:00de mes petits-enfants
01:13:02donc en fait
01:13:02ça me va très bien
01:13:03comme elles ont dit
01:13:04vaut mieux en avoir un
01:13:05et bien s'en occuper
01:13:06pouvoir lui donner
01:13:07tout ce qu'il aura besoin
01:13:08que d'en faire deux ou trois
01:13:09et puis
01:13:10bah de ne pas s'en sortir
01:13:11quoi
01:13:12est-ce que
01:13:12est-ce que vous vous sentez
01:13:13plus en sécurité à Bayonne
01:13:15pour la qualité de la vie
01:13:16la mentalité
01:13:17la sociologie
01:13:18Périco
01:13:19très honnêtement
01:13:19c'était le cas
01:13:20mais ça n'est plus le cas
01:13:21c'est ce qui me semblait
01:13:22et oui oui
01:13:23justement on en parlait
01:13:24avec mon compagnon
01:13:25il y a deux jours
01:13:26en se disant
01:13:27vraiment
01:13:28malheureusement
01:13:29on n'est plus privilégié
01:13:30j'aime pas dire ça
01:13:31parce que
01:13:32mais c'était un endroit
01:13:33oui c'était privilégié
01:13:34et en fait ça ne l'est plus
01:13:36trafic de drogue
01:13:37des coups de feu
01:13:38tiens il y a deux jours
01:13:39à Balichon
01:13:40dans un quartier
01:13:40aux arènes
01:13:41vous voyez vers les arènes là-bas
01:13:42et bien en fait
01:13:43il y a eu des coups de feu
01:13:44dans une cité
01:13:45trafic de drogue
01:13:46etc
01:13:46donc en fait maintenant
01:13:47c'est partout
01:13:48peut-être
01:13:49partout partout
01:13:50peut-être faudra-t-il émigrer
01:13:51vers l'Ouosoa
01:13:52ou Saint-Etienne de Bayouri
01:13:53on ne sait jamais
01:13:54oui
01:13:54mais alors là
01:13:55il n'y a pas de travail
01:13:56il n'y a rien
01:13:57c'est un autre sujet
01:13:59merci Corinne
01:14:00pour votre intervention
01:14:00qui a été pertinente
01:14:01et précieuse
01:14:02c'est un bonheur
01:14:03de vous entendre
01:14:04Oscar Bockel
01:14:05voilà
01:14:05famille
01:14:05au Pays Basque
01:14:07on est dans la statistique moyenne
01:14:08un enfant
01:14:09et on est loin des trois
01:14:11que vous suggérez
01:14:11pour relancer
01:14:12la démographie française
01:14:13absolument
01:14:14c'est le cas courant
01:14:15là ou non
01:14:16alors souvent
01:14:17les gens s'arrêtent
01:14:18assez rarement
01:14:19à un
01:14:20Corinne l'évoqué
01:14:21il y a encore un tabou
01:14:23autour de l'enfant unique
01:14:24qui s'effrite un petit peu
01:14:25mais il existe
01:14:26encore pour la plupart des gens
01:14:27et donc souvent
01:14:27quand on a
01:14:28un seul enfant
01:14:29on a l'impression
01:14:29que le contrat n'est pas rempli
01:14:30et on a envie d'en avoir
01:14:32un deuxième
01:14:32alors parfois
01:14:33pour des conditions matérielles
01:14:34ou des raisons
01:14:35de vie conjugale
01:14:38on n'y arrive pas
01:14:39mais c'est pour ça
01:14:40que moi je mets l'accent
01:14:40sur le troisième enfant
01:14:41même si tous les enfants
01:14:42sont importants
01:14:43et il faut aider
01:14:43toutes les familles
01:14:44c'est vraiment au troisième
01:14:45où on peut faire la différence
01:14:46par des outils de politique publique
01:14:48je ne peux pas en discuter
01:14:48avec Brigitte Laëve
01:14:49vous pouvez venir
01:14:50elle arrive dans 20 minutes
01:14:52on peut lui poser la question
01:14:53est-ce que l'amour
01:14:54est encore une des sources
01:14:55de la natalité
01:14:56est-ce qu'on a envie
01:14:57de faire des enfants
01:14:57avec l'homme ou la femme
01:14:58qu'on l'aime
01:14:59parce qu'ils sont
01:14:59les symboles d'amour
01:15:00enfin c'est comme ça
01:15:01que je l'ai vécu
01:15:02c'est souvent
01:15:02l'initiative de l'épouse
01:15:04mais on est tellement complices
01:15:05on est tellement contents
01:15:06j'ai connu des hommes
01:15:08qui se sont séparés
01:15:09de leur compagne
01:15:10parce qu'elles ne voulaient
01:15:10pas avoir d'enfants
01:15:12et la crise de la conjugalité
01:15:15a un effet dévastateur
01:15:17sur la fécondité
01:15:18et la polarisation politique
01:15:19l'acrimonie entre les sexes
01:15:21c'est très important
01:15:22et on parlait
01:15:23de la Corée du Sud
01:15:24en fait
01:15:25la distance
01:15:26qui s'est imposée
01:15:26entre les sexes
01:15:27en Corée du Sud
01:15:28explique largement
01:15:29la chute de la fécondité
01:15:30là-bas
01:15:31est-ce qu'il peut y avoir
01:15:31un puritanisme
01:15:32avec les mœurs
01:15:33aujourd'hui
01:15:33on est très prudent
01:15:34sur tous les accidents
01:15:35et en attentalement
01:15:36est-ce que ce puritanisme
01:15:38sur le fait
01:15:38qu'on ne peut pas dire
01:15:39ou faire n'importe quoi
01:15:40qu'on doit se tenir
01:15:41j'allais dire
01:15:42atténuer un peu
01:15:42les libidos
01:15:43et faire que
01:15:44la bagatelle
01:15:45autrefois
01:15:45c'était quelque chose
01:15:46d'un petit peu
01:15:47olé olé
01:15:48drôle libre
01:15:48et aujourd'hui
01:15:49attention
01:15:49tout ça est très réglementé
01:15:50par des codes moraux
01:15:51et sociaux
01:15:52et que ça pourrait être dissuasif
01:15:54question gratuite
01:15:55c'est vrai qu'on parle souvent
01:15:57de l'hédonisme
01:15:58des jeunes générations
01:15:58en fait
01:15:59on a affaire
01:16:00à des générations
01:16:01qui sont profondément anxieuses
01:16:02et le contact social
01:16:03c'est quelque chose
01:16:04qui devient de plus en plus difficile
01:16:05parce qu'on est tout le temps
01:16:06sur nos smartphones
01:16:07on perd
01:16:08les compétences sociales
01:16:09qui sont nécessaires
01:16:10et du coup
01:16:11on se retrouve
01:16:12à
01:16:12pas réussir
01:16:13à
01:16:14construire
01:16:14une union stable
01:16:15et avoir des enfants
01:16:16je le sens
01:16:17dans certaines conversations
01:16:18avant de retrouver Olivier
01:16:19qui nous appelle
01:16:20Anissa
01:16:21on va enchaîner
01:16:22on appelle surtout
01:16:24les personnes
01:16:25qui nous écoutent
01:16:25du carburant hors de prix
01:16:27des pêcheurs
01:16:27et taxis étranglés
01:16:28qui ne peuvent plus travailler
01:16:29une chute des naissances
01:16:31qui peut mettre en péril
01:16:32l'avenir du pays
01:16:33revenez avec nous
01:16:34sur tous les sujets
01:16:35de cette émission
01:16:36vos expériences
01:16:36et ressentis
01:16:37nous intéressent
01:16:38appelez-nous
01:16:39au 0 826 300 300
01:16:48Vous êtes bien sur
01:16:50Sud Radio
01:16:50en ce mardi 15 septembre
01:16:522026
01:16:53il est 13h48
01:16:54sur Sud Radio
01:16:54où la natalité
01:16:55supporte bien
01:16:56parce que nous attendons
01:16:57des heureuses nouvelles
01:16:57dans cette équipe
01:16:59et nous avons des enfants
01:17:00bien sûr
01:17:00et Sud Radio
01:17:02c'est une famille
01:17:03de plusieurs générations
01:17:05voilà
01:17:05et puis
01:17:06nous continuons
01:17:07à peupler la France
01:17:08ce qui était très bien
01:17:09voilà
01:17:10pour l'instant
01:17:11je m'en tiens là
01:17:12mais c'est toujours
01:17:13réjouissant
01:17:13de voir
01:17:15quelqu'un
01:17:15qui attend
01:17:16qui attend un bébé
01:17:17Oscar Boquel
01:17:18la bombe de la dénatalité
01:17:19on va essayer
01:17:19de faire en sorte
01:17:20qu'elle n'explose pas
01:17:21vous êtes en train
01:17:21de dire qu'elle est sur
01:17:22la mèche est déjà partie
01:17:23il faudrait vite l'éteindre
01:17:24comment le monde
01:17:25entre dans l'hiver démographique
01:17:26est-ce que la France
01:17:27alors vous vous dites
01:17:28la France
01:17:28oui là
01:17:29on est à l'automne démographique
01:17:30là c'est peut-être pas l'hiver
01:17:31mais on est à l'automne démographique
01:17:35il y a quand même
01:17:36de l'espoir
01:17:36on vit encore un peu
01:17:38sur les lauriers
01:17:41sur les 80 dernières années
01:17:42qui a permis
01:17:43de voir naître
01:17:445 à 10 millions de français en plus
01:17:45mais si on ne fait rien
01:17:47on va tomber comme tout le monde
01:17:48et ça commence déjà
01:17:49à baisser fortement
01:17:50c'était pas les 30 glorieux
01:17:51c'était les 80 pondeuses
01:17:52vous pouvez nous dire
01:17:53nous avons Olivier
01:17:55qui nous appelle de Paris
01:17:56bonjour Olivier
01:17:57bonjour bonjour à tous
01:17:58vous êtes papa Olivier
01:18:00non je ne le suis pas
01:18:01alors expliquez-nous pourquoi
01:18:03si vous le voulez bien
01:18:05alors je peux vous donner
01:18:07un truc généraliste
01:18:08qui est de dire
01:18:08je pense sincèrement
01:18:09que faire des enfants
01:18:10est une question
01:18:11de programmation
01:18:12c'est à dire
01:18:13vous naissez
01:18:14et vous avez l'âme
01:18:14de devenir parent
01:18:15et elle devient
01:18:16une nécessité absolue
01:18:17ou bien vous ne l'avez pas
01:18:18et ça devient
01:18:19une contrainte
01:18:19de le devenir
01:18:20et je ne pense pas
01:18:21que ça fasse partie
01:18:22d'un choix
01:18:24je ne pense pas
01:18:24que ce soit jamais
01:18:25un choix raisonné
01:18:27après on peut raisonnablement
01:18:28être parent
01:18:29c'est deux choses
01:18:29totalement différentes
01:18:30mais la mise
01:18:30dans l'allumage de la mèche
01:18:32pour la natalité
01:18:33et la parentalité
01:18:34je pense que c'est quelque chose
01:18:35que vous avez
01:18:36ou que vous n'avez pas
01:18:36visiblement moi je ne l'avais pas
01:18:38mais je travaille beaucoup
01:18:39dans mon travail
01:18:40je suis beaucoup
01:18:40en périnatalité
01:18:41et en suivi de natalité
01:18:44et donc c'est ce que j'observais
01:18:45faire un enfant
01:18:46c'est quelque chose
01:18:46qui vient des tripes
01:18:47lever c'est quelque chose
01:18:48qui vient du coeur
01:18:49et du cerveau
01:18:50donc vous l'assumez
01:18:51vous en vivez bien
01:18:52je connais beaucoup
01:18:53beaucoup d'hommes
01:18:53et de couples comme vous
01:18:54il n'y a pas d'enfants
01:18:55qui me tiennent
01:18:55des discours très fermes
01:18:57sur le fait
01:18:57qu'il n'est pas question
01:18:58qu'ils aient des enfants
01:18:58moi je leur dis
01:18:59mais c'est un peu dommage
01:19:00mais pas du tout
01:19:00on vit très bien comme ça
01:19:01on admire ceux qui en ont
01:19:03on adore les enfants des autres
01:19:04mais nous nous n'en aurons pas
01:19:05Oscar Bockel
01:19:06c'est un raisonnement
01:19:06qui peut se tenir
01:19:07absolument
01:19:08aujourd'hui on voit
01:19:09que de plus en plus
01:19:09surtout dans les jeunes générations
01:19:11comme le dit Olivier
01:19:13le projet parental
01:19:14c'est une vocation
01:19:15et c'est plus une évidence
01:19:16avant c'était une évidence
01:19:17maintenant c'est une vocation
01:19:19et c'est là on voit que
01:19:20en fait
01:19:20même si par exemple
01:19:22vous Olivier
01:19:22on vous donnait
01:19:235000 euros
01:19:2410 000 euros
01:19:2420 000 euros
01:19:24même 40 000 euros
01:19:25pour faire un enfant
01:19:26si on n'a vraiment pas envie
01:19:27de le faire
01:19:28on ne va pas faire le premier
01:19:29en revanche
01:19:29pour les couples
01:19:30qui en ont déjà deux
01:19:31là il y a déjà la vocation
01:19:33et c'est là où
01:19:34l'argent peut faire la différence
01:19:35alors Anissa
01:19:35parfois mon souffre-douleur
01:19:37Anissa
01:19:37est-ce que vous regrettez
01:19:38de n'avoir eu qu'un enfant
01:19:39si vous aviez pu
01:19:39vous en auriez peut-être eu
01:19:40un deuxième ou un troisième
01:19:41un quatrième
01:19:42un cinquième
01:19:43un sixième
01:19:43un septième
01:19:44vous êtes d'origine tunisienne
01:19:45on aime bien la famille
01:19:45en Tunisie
01:19:46les circonstances
01:19:47ne me permettaient pas
01:19:48d'en avoir plus
01:19:49mais vous êtes très très heureuse
01:19:50avec votre petit garçon
01:19:52mais moi je vais vous étonner
01:19:53en fait
01:19:54et je vais vous choquer
01:19:55c'est que pendant très longtemps
01:19:58justement je n'avais pas
01:19:59cette programmation
01:20:01et j'ai mis beaucoup
01:20:03enfin j'ai passé
01:20:03une grande partie de ma vie
01:20:04en me disant
01:20:05que je n'avais pas
01:20:07l'intention d'avoir d'enfant
01:20:08et puis un jour
01:20:09j'ai changé d'avis
01:20:10comme moi
01:20:11j'en ai eu quatre
01:20:13Fontaine
01:20:13je ne vous aurais pas
01:20:14tant d'eau
01:20:15je suis ravi de les avoir eus
01:20:16mais bon
01:20:16voilà
01:20:17il faut dire les choses
01:20:18telles qu'elles soient
01:20:18vous voyez
01:20:18on parle très franchement
01:20:20nous avons
01:20:21Alban
01:20:22qui nous appellent
01:20:22de Grenoble
01:20:23bonjour Alban
01:20:24bonjour
01:20:25merci de me donner
01:20:26l'opportunité
01:20:27d'apporter ma tribune
01:20:29un peu dissonante
01:20:30par rapport à vos invités
01:20:31alors on vous écoute
01:20:32avec les oreilles
01:20:33grandes ouvertes
01:20:35alors écoutez
01:20:37votre invité
01:20:38de tout à l'heure
01:20:38je crois qu'elle a quitté
01:20:39le studio
01:20:40Christine Meyer
01:20:41Corinne Meyer
01:20:42psychanalyste et essayiste
01:20:43Corinne Meyer
01:20:45je vais vous dire une chose
01:20:46je vous lirai son nom
01:20:47tout à l'heure
01:20:48je m'en porterai
01:20:49très très bien
01:20:50ah bon
01:20:50je pensais que vous allez me dire
01:20:51elle est géniale
01:20:52ce qu'elle dit
01:20:52elle n'est pas du tout géniale
01:20:55elle est même
01:20:56complètement aux antipodes
01:20:58de ce que j'apprécie
01:21:00et je m'étonne
01:21:01même qu'on puisse lui donner
01:21:02une tribune à l'antenne
01:21:03non
01:21:04c'est très important
01:21:05attendez
01:21:06elle vous permet
01:21:06un de vous exprimer
01:21:07et elle permet
01:21:08Oscar Bockel
01:21:09de confirmer
01:21:09qu'effectivement
01:21:10la dénatalité
01:21:11est un danger
01:21:12et nous sommes
01:21:13voltairiens
01:21:13nous nous battrions
01:21:14pour que Corinne
01:21:14puisse toujours s'exprimer
01:21:15mais voilà
01:21:16les divergences se présentent
01:21:17et je suis très honoré
01:21:18d'avoir un contradicteur
01:21:19à l'antenne
01:21:19j'entends
01:21:20alors c'est dommage
01:21:21que je ne puisse pas
01:21:21échanger avec cette personne
01:21:23mais j'ai envie simplement
01:21:24de savoir
01:21:25elle a une maman
01:21:25cette dame
01:21:26elle a eu un papa
01:21:27et si son papa
01:21:28ou sa maman
01:21:29lui avait dit un jour
01:21:30tu sais
01:21:31Corinne
01:21:31en fait finalement
01:21:32on ne te souhaitait pas vraiment
01:21:34nous on ne voulait pas d'enfant
01:21:35alors je vais vous dire
01:21:36une réponse
01:21:37que m'a fait un jour
01:21:37un démographe
01:21:38il m'a dit
01:21:39oui d'accord
01:21:39mais si le papa
01:21:40et la maman d'Hitler
01:21:41et le papa et la maman de Staline
01:21:42avaient décidé
01:21:42de ne pas faire d'enfant
01:21:43on s'en serait bien porté
01:21:48on est d'accord
01:21:48mais ce que je veux dire
01:21:49ce que je veux dire par là
01:21:50quel est le modèle
01:21:51que l'on essaye de véhiculer
01:21:53au travers de ça
01:21:54quelle est la justification
01:21:55qu'on essaye d'apporter
01:21:57je la trouve stérile
01:21:59et sans jeu de mots
01:22:00je la trouve stérile
01:22:01sans jeu de mots
01:22:03forcément avec un en fait
01:22:04mais ce que je veux dire par là
01:22:05c'est que moi j'aimerais
01:22:06qu'on remette l'église
01:22:07au coeur du village
01:22:09Dieu a dit à Noé
01:22:11et ses fils
01:22:12soyez ses cons
01:22:13et remplissez la terre
01:22:14c'est un commandement
01:22:16c'est un commandement
01:22:16je suis chrétien
01:22:17mais au-delà de ça
01:22:19je ne l'ai pas toujours été
01:22:19je l'ai été sur le tard
01:22:20à 40 ans
01:22:21d'accord ?
01:22:22attendez laissez-moi terminer
01:22:24laissez-moi terminer
01:22:24et donc si vous voulez
01:22:27sincèrement
01:22:27ne nous posons pas de questions
01:22:28nous sommes
01:22:29nous sommes faits
01:22:30pour avoir des enfants
01:22:31nous sommes faits
01:22:32pour procréer
01:22:33que l'on soit
01:22:34chrétien ou pas chrétien
01:22:36nous sommes faits
01:22:36pour avoir des enfants
01:22:37toute théorie qui consiste
01:22:38à essayer de justifier
01:22:39de dire oui
01:22:40mais avec le pouvoir d'achat
01:22:42la crise
01:22:43c'est pas raisonnable
01:22:44etc
01:22:44justement
01:22:45ne soyons pas raisonnables
01:22:47faisons
01:22:47et faisons avec
01:22:49les enfants
01:22:50c'est une joie
01:22:50moi j'ai 3 enfants
01:22:5130 ans
01:22:5228 ans
01:22:53et 20 ans
01:22:53je pleure quand je les vois
01:22:55c'est ma victoire
01:22:57c'est mon combat
01:22:59c'est ma joie
01:23:00j'ai des petits enfants
01:23:01c'est merveilleux
01:23:02quelles sont ces voix
01:23:04qui essaient de nous laisser penser
01:23:05que la famille
01:23:07c'est mauvais
01:23:09aujourd'hui
01:23:10on critique
01:23:12on ne peut plus être patriote
01:23:13et on ne peut plus militer
01:23:14pour la famille
01:23:15c'est un gros mot
01:23:17je me réjouis de vous entendre
01:23:18vous êtes un citoyen
01:23:19exemplaire
01:23:20cher Alban
01:23:21je voulais juste apporter
01:23:22la nuance
01:23:22que Noé
01:23:23c'est quand même
01:23:23après que Dieu
01:23:24ait nettoyé la planète
01:23:25totalement avec le déluge
01:23:27il a fait sigouiller
01:23:28la totalité
01:23:28de l'humanité
01:23:29mais peu importe
01:23:30il avait resemé
01:23:31il avait resemé
01:23:32si vous admettez
01:23:33qu'il est souverain
01:23:34et qu'il est tout puissant
01:23:35effectivement
01:23:35il fait son choix
01:23:37et on ne le fait pas
01:23:39si on le regarde
01:23:40avec un regard cartésien
01:23:41c'est vrai
01:23:41qu'on ne comprend pas
01:23:42je vais vous dire
01:23:43qu'il y a certains territoires
01:23:44de France et d'Europe
01:23:45on aimerait bien avoir
01:23:46un petit déluge
01:23:46pour arroser les terres
01:23:47Oscar Boquel
01:23:49c'est épatant
01:23:49ce que dit Alban
01:23:52il met en plein dans le mille
01:23:53il consolide
01:23:54votre argumentation
01:23:55alors moi j'essaie
01:23:56de ne pas être trop normatif
01:23:58c'est à dire que
01:23:59je ne veux pas forcer
01:24:00justement
01:24:00ce serait profondément
01:24:02contre-productif
01:24:03de dire aux gens
01:24:03il faut absolument
01:24:04que vous ayez un enfant
01:24:05vous ne pouvez pas être normatif
01:24:07Oscar Boquel
01:24:07en tout cas
01:24:08ce n'est pas mon rôle
01:24:08dans ce débat
01:24:09mais c'est intéressant
01:24:10de voir précisément
01:24:12comme le dit Alban
01:24:13de plus en plus
01:24:13ce sont les religieux
01:24:14qui font des enfants
01:24:15et c'est les derniers
01:24:15parce qu'ils ont cette foi
01:24:17et ils ont cette tradition nataliste
01:24:19et du coup
01:24:20c'est eux qui repeuplent la terre
01:24:22de plus en plus
01:24:23je parle des amis
01:24:24dans mon livre
01:24:25qui eux font
01:24:27six enfants par femme
01:24:28et qui continuent
01:24:29à se multiplier
01:24:30en Israël
01:24:31les juifs orthodoxes
01:24:32et donc effectivement
01:24:33si ce sont les seuls
01:24:34qui continuent à faire des enfants
01:24:36pendant que les progressistes
01:24:37cessent d'en faire
01:24:39on va avoir un monde
01:24:40qui va être de plus en plus conservateur
01:24:41là il y aura peut-être
01:24:41des confrontations idéologiques
01:24:42en fonction de
01:24:43oui je suis d'accord
01:24:45je suis d'accord
01:24:45pour autant
01:24:47si on veut que la France
01:24:49se pérennise
01:24:49et qu'elle reste éternelle
01:24:50il y en a qui pensent
01:24:51de la France éternelle
01:24:52il y a ceux qui parlent
01:24:52de la nouvelle France
01:24:53c'est toujours une histoire
01:24:54de démographie
01:24:55finalement
01:24:56le bon chiffre
01:24:57le bon chiffre
01:24:58la bonne population du monde
01:25:00et la bonne population
01:25:00pour la France
01:25:01allez donnez-nous
01:25:01donnez-nous un chiffre
01:25:03lancez-vous
01:25:04écoutez
01:25:04l'objectif
01:25:05c'est déjà
01:25:06de ne pas s'effondrer
01:25:06mais 7 milliards
01:25:07c'est bien
01:25:07par exemple
01:25:09aujourd'hui
01:25:10c'est très bien
01:25:11en fait
01:25:12justement
01:25:13on n'a jamais vécu mieux
01:25:14même s'il y a des défis
01:25:15majeurs qui arrivent
01:25:16si on était moins nombreux
01:25:17on serait sans doute
01:25:18beaucoup plus pauvres
01:25:18en réalité
01:25:19parce qu'on innoverait moins
01:25:1915 milliards c'est trop
01:25:20c'est peut-être un peu beaucoup
01:25:21mais en tout cas
01:25:22on peut même pas en rêver
01:25:23on peut encore vivre
01:25:24et chez nous
01:25:2570 millions d'habitants
01:25:27voilà
01:25:27ce qui est intéressant
01:25:28c'est que si la France
01:25:29n'avait pas connu
01:25:30une transition démographique
01:25:32extrêmement exceptionnelle
01:25:33au 18ème siècle
01:25:34on aurait connu
01:25:35150 millions
01:25:35200 millions de Français
01:25:36aujourd'hui
01:25:37on n'a pas parlé
01:25:37d'immigration
01:25:38vous reviendrez
01:25:38vous acceptez de revenir
01:25:39pour parler d'immigration
01:25:40et démographique
01:25:41pour qu'on peut en avoir besoin
01:25:42ou pas
01:25:42attention comment on le verre
01:25:44c'est ça
01:25:44c'est un sujet compliqué
01:25:45mais avec plaisir
01:25:45merci Oscar Boquel
01:25:46d'avoir été avec nous
01:25:47aujourd'hui
01:25:47on dirige sur Sud Radio
01:25:48la bombe de la dénatalité
01:25:50comment le monde
01:25:51entre dans l'hiver
01:25:52démographique
01:25:53aux éditions du Cerf
01:25:54allire absolument
01:25:55par toutes les consciences
01:25:56et tous les pouvoirs politiques
01:25:57Anissa c'est déjà fini ?
01:25:58et bien c'est déjà fini
01:25:59on remercie également
01:26:00Jean-Vincent Chantreau
01:26:02Nordine Daman
01:26:03et Corinne Maillard
01:26:03d'avoir été également avec nous
01:26:05merci à tous ceux
01:26:06qui nous ont écoutés
01:26:07merci pour vos appels
01:26:08vos réactions
01:26:09votre fidélité
01:26:10et puis il y a Brigitte Laé
01:26:11et Brigitte Laé
01:26:12qui arrive
01:26:12et qui nous parlera
01:26:13de l'orgasme féminin
01:26:14ah ça ça contribue
01:26:15beaucoup à la démographie
01:26:16je vais vous dire
01:26:17allez à demain
01:26:18merci à tous ceux qui nous ont écoutés
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