- il y a 7 semaines
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roy.
00:07Et il est quasiment 10h32 sur BFM Business lors des experts de l'IMO.
00:12Mais avant cela, un rappel de l'actualité du jour et le retour de l'escalade au Moyen-Orient
00:16qui porte les prix du pétrole à de nouveaux sommets.
00:19Ça y est, le baril de Brent a touché ponctuellement ce matin et on n'est pas très loin au
00:24moment
00:24où on se parle des 100 dollars après une nuit très tendue entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:28L'Iran dit en effet avoir attaqué deux bateaux américains et dix pétroliens
00:32en réponse à l'offensive des Etats-Unis sur cinq tankers iraniens.
00:36Dans le même temps, la tension monte également entre l'Arabie saoudite et les outils du Yémen
00:40qui disent avoir été ciblés par 32 frappes aériennes ce matin.
00:44En France, l'événement du jour, c'est le sommet du spatial à Paris et déjà plusieurs annonces,
00:48notamment celle d'Abu Dhabi qui va investir 1 milliard d'euros chez Loft Orbital et Mistral
00:53pour développer avec la France la plus grande infrastructure d'intelligence artificielle
00:57jamais déployée dans l'espace.
00:59Enfin, en bref, notez ce nouveau recul de la production manufacturière en France.
01:03La baisse de 0,8% en juillet nous dit l'INSE ce matin.
01:06La production industrielle dans son ensemble recule, elle, de 0,4%.
01:11Allez, c'est l'heure des experts de Limon.
01:13Votre programme avec Bien Ici.
01:15On est bien ici.
01:16Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
01:21Les experts de Limon avec Opéra Énergie, partenaire de la stratégie énergétique des PME aux grandes entreprises.
01:33BFM Business présente les experts de Limon.
01:36Marie Coeur de Roy.
01:37Et les experts de Limon, c'est tous les jours sur BFM Business.
01:40Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:43Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous concerne, amis professionnels de ce secteur,
01:48de l'immobilier et du logement au sens large.
01:50Le pro de Limon, des témoignages terrain de vos métiers qui nous inspirent, nous aussi,
01:55qui usagés de cet immobilier et de ces logements aujourd'hui, focus sur les stratégies d'investissement des expatriés.
02:02Des expatriés qui n'investissent plus en immobilier dans les villes d'où ils viennent,
02:06mais bien là où ça rapporte encore un peu.
02:08On verra ça dans quelques instants.
02:09Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:11Ça n'a échappé à personne aujourd'hui, mais surtout demain.
02:14Voilà deux grands jours qui approchent puisque c'est l'heure de la réunion de la Banque Centrale Européenne.
02:19A priori, pas de bonne nouvelle en perspective.
02:21On s'attend à une remontée des taux de la BCE.
02:24Quel impact sur nos crédits immobiliers ?
02:26Les meilleurs courtiers sont en plateau pour en débattre,
02:28pour vous donner toutes nos solutions de financement pour vos projets immobiliers d'aujourd'hui et de demain.
02:34Mais avant cela, c'est donc l'heure du pro de Limon.
02:37Les experts de Limon, le pro de Limon.
02:41Et on est en ligne avec William Desmoustiers, gérant d'Imonéos.
02:45Bonjour William.
02:47Bonjour Marie.
02:48Alors je le disais, Imonéos, enfin je le disais,
02:50et en fait je ne le disais pas et vous allez mieux le dire que moi.
02:53Limonéos, vous, votre spécialité, c'est justement les stratégies, les projets immobiliers des expatriés.
03:00Et vous avez fait un baromètre qui nous enseigne quand même un truc assez intéressant.
03:04C'est que nos expatriés, quand ils veulent investir en immobilier en France,
03:07ils ne vont pas forcément sur leur terre de naissance.
03:10Ils vont là où ça rapporte encore un peu.
03:13Oui, tout à fait Marie.
03:14Alors tout d'abord, Imonéos, c'est une communauté de confiance d'expatriés français
03:18qui échange sur l'investissement locatif en France.
03:21Donc ça reste une communauté, on ne vend rien.
03:24Donc on a fait ce baromètre de la communauté pour voir où est-ce qu'ils investissent en France.
03:29Et en effet, on a remarqué que les expatriés investissent de moins en moins dans leur ville d'origine,
03:34mais voient la France comme étant un terrain d'investissement global.
03:37Et ça leur permet de pouvoir arbitrer entre un investissement dans une grande ville multinationale,
03:44dans une ville moyenne qui a déjà monté ou dans d'autres villes avec plus de rentabilité.
03:49Donc on a pu faire ce baromètre basé sur 700 demandes de la communauté.
03:54Et ma question, pardon, excusez-moi, ma question, j'ai un chat dans la gorge.
03:57Ma question, c'est du coup, quelles sont les villes vers lesquelles ils ne vont plus ?
04:02Puisque vous le disiez quand vous préparez cette émission avec ma collaboratrice Venedia,
04:06c'est que l'idée, c'est de dire on ne va plus là où on a nos petites habitudes
04:10d'avant.
04:10Mais c'est-à-dire, c'est quelles villes qui sont aujourd'hui délaissées
04:13et en faveur de quelles villes on va investir quand on est expat aujourd'hui ?
04:18Alors les villes qui sont délaissées, ça reste un grand mot,
04:21mais c'est les villes qui ont beaucoup monté, comme Nantes, Rennes, le centre de Bordeaux, Lille.
04:27C'est quand même super dommage, je vous interromps William,
04:29mais c'est quand même super dommage quand on sait les tensions locatives qu'il peut y avoir dans ces
04:33villes-là quand même.
04:34Bien entendu, mais vu qu'il y a moins de rentabilité,
04:37et vous allez voir après dans la suite de l'émission que les taux vont probablement monter,
04:41ils doivent faire aussi un arbitrage.
04:42Arrêtez de spoiler William !
04:45Quand on a 4% de rentabilité et un emprunt à 4%,
04:49dans ces cas-là, on va essayer d'aller chercher dans des villes dans lesquelles on va chercher plus de
04:53rentabilité,
04:54comme par exemple le Mans, on a eu une forte demande sur le Mans, sur Dijon, sur Mulhouse.
05:00Et donc voilà, c'est pour ça qu'ils font cet arbitrage.
05:03Néanmoins, les grandes métropoles multinationales comme Paris, Lyon, Nice ou Marseille
05:08continuent à avoir une certaine croissance,
05:10parce que ça reste des métropoles là où la tension locative est toujours excellente.
05:14Et c'est sécurisé, c'est-à-dire que là, on se dit à priori,
05:18bon, je ne prends pas trop de risques à investir dans ces villes-là.
05:20Certes, ce n'est pas forcément hyper rentable compte tenu des prix.
05:24En revanche, effectivement, on se dit, bon, là, au moins,
05:27je sais que j'aurai toujours preneur pour mon bien que je mets à l'allocation.
05:31Ça, et aussi une liquidité à la revente qui sera, bien entendu, plus importante.
05:34Juste quand même, vous citiez donc les villes, ces villes moyennes qui ont la cote,
05:39enfin, grandes villes même pour Dijon, mais Dijon, Le Mans, Mulhouse,
05:42moi, c'est souvent des villes que je cite en disant,
05:45warning, parce que certes, il y a peut-être une rentabilité affichée stratosphérique,
05:49mais enfin, le risque de vacances locatives est quand même important,
05:53d'autant qu'en plus, les prix là-bas sont beaucoup plus faibles.
05:55Donc, il y a beaucoup de locataires qui peuvent plus facilement devenir propriétaires.
06:00Ce n'est pas risqué, ces villes-là, quand même ?
06:02Alors, tout est relatif.
06:04Alors, quand il y a plus de rendements, il y a toujours un risque qui est associé.
06:06Alors, l'arbitrage des expatriés de la communauté,
06:10c'est de voir aussi que la tension locative augmente en France de manière généralisée.
06:13C'est-à-dire que, certes, on pense qu'il peut y avoir plus de propriétaires,
06:17en fait, qu'on peut acquérir plus facilement un billard dans ces villes-là.
06:20Mais la réalité, c'est que ce n'est pas le cas.
06:25Mulhouse et ces villes-là restent toujours des villes
06:27où il y a beaucoup, beaucoup de locataires.
06:28Et la tension locative depuis 5-6 ans augmente dans ces villes.
06:32Donc, les expatriés doivent faire des choix
06:35et s'orientent vers ces villes parce qu'au final,
06:38le risque-rendement devient équilibré pour eux,
06:41pour constituer notamment leur retraite.
06:43En un mot très, très rapidement, William,
06:45comment vous justifiez finalement ce changement de stratégie
06:48d'investissement des expatriés ?
06:50C'est uniquement la patte du gain ?
06:51C'est quoi leur état d'esprit, en fait ?
06:54Non, non, ce n'est pas la patte du gain absolument,
06:57dans le sens où, toujours, il y a un risque-rendement
06:59qui doit être maîtrisé.
07:01C'est avec l'augmentation des taux qu'on a eue depuis 2022,
07:05ils doivent garder un investissement qui reste rentable
07:09parce qu'eux, ils voient le marché de l'investissement
07:12de manière globale, mondialisée,
07:13que ce soit sur la bourse, sur l'immobilier
07:16et d'autres actifs.
07:18Donc, ils doivent faire ces arbitrages
07:19entre des actifs mondiaux.
07:21Et pour que l'immobilier reste intéressant
07:23avec l'effet de levier,
07:24il faut aller chercher plus de rentabilité.
07:27Donc, ce n'est pas la patte du gain à tout prix,
07:28mais c'est plus rationaliser l'investissement.
07:31Quand on avait des taux à 1%,
07:32ce n'était pas un problème d'aller investir à Paris
07:34à 3-4%.
07:36Et encore une fois, à Paris,
07:37il n'est pas du tout délaissé par les expatriés,
07:38ça reste une valeur sûre,
07:40ça restera toujours Paris.
07:41Il y a des grandes multinationales que j'ai citées,
07:43villes multinationales que j'ai citées,
07:44le resteront.
07:46Mais entre des villes moyennes
07:47qui ont des compétitions
07:48entre 5% de rentabilité
07:49et 7% de rentabilité,
07:51l'arbitrage se fait ici.
07:52Merci pour votre témoignage, William.
07:54William Desmoustiers, gérant d'Imonéo,
07:56si comme William,
07:57vous avez justement ces témoignages,
07:59ces coups de cœur, ces coups de gueule,
08:00des baromètres à partager avec nous,
08:01n'hésitez pas à nous écrire.
08:03On a une adresse mail,
08:06lesexpertsdelimo.fr.
08:07Allez, c'est l'heure du débat.
08:09Les experts de l'Imo, le débat.
08:13Et oui, William a spoilé,
08:15mais évidemment,
08:15on sait très bien que les taux vont augmenter.
08:17Ils sont déjà en train d'augmenter.
08:19À mes côtés, Sandrine Allonnier,
08:20la porte-parole de vous financer.
08:21Bonjour Sandrine.
08:22Bonjour Marie.
08:23Et également avec nous,
08:24Julien Langlade,
08:24le président de CAFPI.
08:26Bonjour Julien.
08:27Bonjour Marie.
08:28Bon, je le disais en préambule,
08:30on a là 24-48 heures un peu tendues
08:33et encore, j'ai envie de dire,
08:36ça fait guerre de doute.
08:37La Banque Centrale Européenne,
08:39réunion qui a démarré aujourd'hui,
08:41qui se terminera demain par une décision
08:43sur les taux directeurs.
08:45Bon, a priori, je vous regarde tous les deux,
08:48il fait guerre de doute qu'on va avoir
08:50une nouvelle hausse,
08:51la deuxième depuis le mois de juin,
08:52si je ne dis pas trop de bêtises.
08:55Vous l'anticipez en se disant,
08:58bon, ça y est,
08:59l'accélération va arriver
09:01sur les taux de nos crédits IMO,
09:02ou vous êtes plutôt serein ?
09:05Julien ?
09:05Donc, cette accélération a commencé
09:07dès le mois d'août,
09:08puisque, en fait,
09:09après une période de stabilité
09:11ou de hausse mesurée
09:12sur les sept premiers mois de l'année,
09:13on a constaté sur nos barèmes,
09:15en moyenne,
09:15une moitié de 10 points de base,
09:17donc à 20 ans,
09:1910 points de base,
09:20à 25 ans,
09:2110 points de base également.
09:22Donc, cette hausse est anticipée
09:24et au-delà de la BCE,
09:26sur laquelle on reviendra,
09:27je pense que l'explosion de l'OAT
09:29aussi durant l'été concourt.
09:30La dette de l'État français a 10 ans
09:31que vous regardez tout autant
09:32que la Banque Centrale Européenne,
09:34puisque c'est quand même
09:35un élément important
09:36pour les banques,
09:37aujourd'hui.
09:37Alors, plus que la BCE,
09:38effectivement,
09:39si on regarde sur les périodes longues,
09:40les taux de crédit sont corrélés
09:42à l'OAT 10 ans,
09:44donc, voilà,
09:44tout ça concourt, effectivement,
09:46à une augmentation des taux,
09:46donc déjà constaté,
09:48qu'on peut considérer déjà anticipé
09:50dans les taux,
09:50à la fois, pardon,
09:52au mois d'août,
09:53mais également sur les barèmes
09:54qu'on a pu obtenir début septembre,
09:56donc il fait guère de doute
09:57que l'augmentation des taux directeurs
09:58de la BCE
09:59serait une réalité demain.
10:00Vous êtes autour de combien, là,
10:01tous ?
10:01Autour de 3,5%, c'est ça ?
10:03Oui, alors, sur 25 ans,
10:04on est à 3,53 au mois d'août,
10:05sur 20 ans, 3,43,
10:07et les barèmes qu'on a pu obtenir
10:08depuis début septembre,
10:11c'est 10 points de base en plus.
10:12Oui, donc c'est autour
10:133,5 sur 20 ans, ouais.
10:14Et ce qu'on anticipe
10:16par rapport à l'environnement macroéconomique
10:18qu'on présente,
10:20c'est une augmentation tendancielle
10:21d'ici la fin de l'année.
10:23Sandrine, on en a discuté
10:24il n'y a pas longtemps,
10:24toutes les deux,
10:25et vous me disiez, effectivement,
10:27qu'il y avait aussi un risque,
10:28après la Banque Centrale Européenne,
10:30de se retrouver,
10:30vous vous souvenez,
10:31dans cette petite phase
10:32où on n'avait pas les grilles
10:33début du mois
10:33et puis on attendait le mois d'après,
10:35mais en cours de mois,
10:37possiblement,
10:37des stratégies bancaires
10:38sur le crédit immobilier
10:39qui pourraient changer.
10:40Est-ce que c'est quelque chose
10:42qu'on pourrait avoir, là,
10:44dans les dix jours qui viennent,
10:45avant la fin,
10:46la vraie fin du mois de septembre,
10:47de nouvelles grilles bancaires
10:48avec des hausses
10:50liées à cette probable augmentation
10:51des taux de la Banque Centrale Européenne ?
10:53Oui, tout à fait,
10:54puisque la mauvaise nouvelle,
10:55c'est que les taux de crédit
10:56vont augmenter
10:57dans le sillage des taux de la BCE.
10:59La bonne nouvelle,
11:00c'est que les banques
11:00ne veulent pas casser
11:02et décourager
11:04les emprunteurs potentiels
11:05puisqu'elles ont besoin
11:06de clôturer leurs objectifs
11:08de production de crédit de l'année.
11:09Donc, il n'est pas question
11:10pour les banques
11:11de remonter leurs taux
11:12dans les mêmes proportions
11:12que l'OAT ou que la BCE.
11:15Sinon, on aurait des hausses
11:15à plus 0,20, plus 0,30.
11:17On rappelle,
11:18l'OAT, 10 ans,
11:19alors, je n'ai pas le chiffre
11:20de 4,25.
11:21Aujourd'hui,
11:22il était encore,
11:23avant l'été,
11:24à 3,60.
11:25Donc, c'est une forte,
11:26vraiment très forte hausse.
11:28Pour autant,
11:28les banques,
11:29elles veulent faire
11:30des hausses progressives
11:31pour justement
11:32ne pas décourager
11:33les acteurs.
11:34être d'un coup brutal,
11:35en fait.
11:36Exactement,
11:36parce que finalement,
11:370,10 de taux,
11:3810 points de base,
11:39c'est seulement 10 euros
11:40de plus par mois
11:41pour 200 000 euros
11:42empruntés sur 20 ans.
11:43Donc, ce n'est pas de nature
11:44à décourager un projet immobilier.
11:46Mais dans ces cas,
11:46leur stratégie,
11:47c'est d'augmenter progressivement,
11:49mais plus souvent.
11:51Donc, on pourrait,
11:51en effet,
11:52avoir, déjà,
11:53début septembre,
11:53on a seulement quelques banques
11:55qui ont augmenté leurs taux.
11:56Une semaine après,
11:57les autres ont un peu rattrapé.
11:59Personne ne veut être
12:00la première banque
12:00qui augmentera
12:01le plus ses taux.
12:02mais on a déjà
12:03une banque nationale
12:04qui est augmentée
12:05de 0,10
12:05qui nous a dit
12:06qu'elle ne tiendrait pas longtemps
12:08avec cette hausse limitée
12:09à 0,10
12:09et qu'elle devrait réaugmenter
12:11à la fin du mois de septembre.
12:12Donc, oui, voilà,
12:13il faut s'attendre
12:13à ces hausses progressives
12:15et de nouveau,
12:16plusieurs barèmes.
12:17Donc, l'autre spectre
12:18qui va arriver face à nous.
12:20On va en parler le taux d'usure.
12:21Voilà, c'est...
12:22On va en parler
12:23chaque chose en son temps,
12:24Sandrine.
12:24Mais d'abord,
12:25vous dites,
12:25alors, 0,10,
12:26ce n'est pas tant que ça
12:27puisqu'après tout,
12:28sur un crédit de 100 000
12:28sur 20 ans,
12:29c'est seulement 10 euros.
12:30OK.
12:31Après, il y a...
12:32Voilà, on est à 3,5,
12:333,6, 3,7...
12:34Ouh là là !
12:34Arrivent les 4%.
12:36Julien, est-ce que
12:37ce chiffre
12:39de 4% de taux d'intérêt moyen
12:41sur 20 ans,
12:42c'est quelque chose
12:42qui est de nature
12:43à bloquer le marché ?
12:44Est-ce que ça serait
12:45purement psychologique ?
12:46Est-ce que ce serait
12:47vraiment mathématique ?
12:48Voilà, on sait
12:49que ça peut arriver
12:50dans les mois qui viennent, là.
12:52Tout à fait.
12:53Donc, c'est un seuil psychologique
12:54qu'on a pu atteindre
12:55en 2022-2023.
12:57Je le rappelle souvent ici,
12:58mais on n'est pas quand même
12:59dans cette tendance
13:00où on avait passé
13:01de 1 à 4% en quelques mois.
13:02Oui, c'est ce que disait Sandra,
13:03on est plutôt sur quelque chose
13:04d'assez...
13:05Voilà, ce qui avait bloqué
13:06le marché en 2022-2023,
13:07c'est également le taux d'usure.
13:08Donc, le 4%, effectivement,
13:10c'est un seuil psychologique.
13:11Pour les plus anciens
13:12qui ont pu contracter un emprunt,
13:13ce 4%, il a déjà existé.
13:15On ne considérait pas alors
13:16le marché en crise.
13:17Aujourd'hui, le marché immobilier,
13:18il est autour de 900-950 000 transactions,
13:21des taux qui sont autour
13:22de 3,60%.
13:25Donc, oui, c'est un seuil psychologique.
13:26Néanmoins, si le taux d'usure
13:28permet de continuer à prêter,
13:29et comme l'a dit Sandrine,
13:30les banques aujourd'hui
13:31ont envie de prêter,
13:32ont envie de conquérir
13:33de nouveaux clients,
13:35ce n'est pas, comment dire,
13:37plus bloquant que ça
13:38dès lors que toute la mécanique
13:39de marché, les prix immobiliers
13:40s'ajustent, le taux d'usure
13:41s'ajustent.
13:42De telle façon, à pouvoir...
13:43En tout cas, pour les banques,
13:44pardon si je puis me permettre,
13:45il n'y a pas de frein psychologique
13:46puisqu'on a déjà des barèmes
13:48qui affichent des taux
13:49à plus de 4%.
13:51Le pire, si je puis dire,
13:52c'est 4,20% sur 20 ans
13:55pour les profils
13:56les moins avantagés,
13:57si je puis dire,
13:58c'est avec des revenus
13:59de 2 000 euros par mois
14:01ou moins.
14:02Mais quand vous me dites ça,
14:04en fait, les banques,
14:04elles n'ont pas de problème.
14:05Enfin, quand même,
14:05quand je suis une banque
14:06et que j'affiche 4,20%
14:07pour certains profils,
14:08je sais très bien
14:09que les profils,
14:09ils ne vont pas venir.
14:10Donc, c'est plutôt ma manière
14:10de dire, ne venez pas.
14:12Oui, oui,
14:13donc c'est ce qui va se passer.
14:14Là, en effet,
14:14les hausses de taux
14:15qu'on annonce
14:16et que les banques affichent
14:17ne vont pas concerner
14:19tous les profils, déjà,
14:20puisqu'il est encore possible
14:21de faire des décotes.
14:23On pourra parler aussi
14:24des taux les plus bas
14:25que l'Etat arrive à obtenir.
14:27Mais on arrive à avoir
14:28encore des taux
14:28à 3,10%, 3,20%
14:30sur 20 ou 25 ans
14:31pour les très bons profils.
14:33Donc, il y a en effet
14:33une différence entre
14:34les taux affichés
14:35et les taux
14:36effectivement pratiqués
14:37qui ne seront évidemment
14:39pas les mêmes
14:39en fonction des profils
14:40d'emprunteurs
14:41et qui vont permettre
14:42aux banques
14:43de financer
14:43dans ces conditions de taux
14:45qui sont pour elles
14:45quand même dégradées
14:46avec des marges limitées,
14:47plutôt les meilleurs profils
14:49ceux qu'elles vont pouvoir
14:50rentabiliser dans le temps.
14:51Je n'ai pas le droit
14:52de redire
14:52on ne prête qu'aux riches.
14:54Pour l'instant,
14:55ce n'est pas le cas
14:55puisqu'elles veulent prêter
14:56aussi aux primo-accédants
14:57et aux gens à potentiel.
15:00Donc, pour l'instant,
15:00il n'y a pas de fermeture
15:01du robinet du crédit.
15:02Je pense qu'on peut le redire.
15:05On n'en est pas encore là
15:07puisqu'il est encore rentable
15:09pour elles de prêter
15:09à condition qu'il y ait
15:10une relation bancaire
15:11qui soit durable dans le temps.
15:12Et justement, Julien,
15:13les primo,
15:14ils sont où chez Caspi ?
15:15Ils sont toujours là ?
15:16Parce qu'à un moment donné,
15:17on nous a dit
15:17ça y est,
15:18c'est le retour des primo.
15:20Ils sont toujours là.
15:21Quand bien même,
15:22ils entendent,
15:23parce qu'ils sont hyper informés
15:24grâce aux experts de l'IMO
15:25sur BFM Business,
15:26que les taux remontent ?
15:28Alors, les chiffres,
15:29c'est à peu près 56%
15:31des financements
15:32ont été alloués
15:33aux primo-accédants
15:34au niveau Banque de France.
15:35Chez un courtier,
15:36c'est souvent surpondéré.
15:37Donc, nous,
15:37c'est plutôt 70%
15:38de nos clients
15:39qui sont des primo-accédants.
15:40Ah ouais, quand même !
15:40Donc, ces primo-accédants,
15:42bien sûr qu'ils sont là.
15:42Ils sont plus que jamais là.
15:43Donc, vous avez raison de dire
15:44que ce n'est pas forcément
15:45les plus aisés.
15:46Ce n'est pas forcément
15:47ceux qui ont le plus de codes,
15:48les codes bancaires
15:49qui peuvent exister.
15:50Donc, ils sont là.
15:52On les accompagne
15:53plus que jamais.
15:54Les banques,
15:55comme l'a dit Sandrine,
15:57sont toujours très appétantes
15:58à pouvoir accueillir
15:59ces primo-accédants.
16:00Elles mettent en place,
16:01au-delà des dispositifs étatiques,
16:02des prêts boostés,
16:03des prêts bonifiés
16:04qui, une fois mis bout à bout,
16:06on l'a déjà évoqué ensemble,
16:07Marie,
16:08permettent de réduire
16:08la facture finale.
16:09Sachant que,
16:10je me permets juste
16:10de revenir sur
16:11ce seuil psychologique
16:12des 4 %,
16:13on n'y est pas encore.
16:14On est à 3,60.
16:16Voilà.
16:16Évitons de faire
16:17trop de prospectives négatives
16:19à mon sens là-dessus.
16:20Donc, après,
16:20s'il est tout ce matin...
16:21Oui, mais c'est intéressant
16:21de dire, Julien,
16:22aussi que,
16:22quand bien même
16:23on va y être sans doute,
16:25il y aura peut-être encore aussi
16:26tout un tas de contextes
16:29particuliers
16:29à votre situation personnelle,
16:31professionnelle,
16:31aux projets immobiliers
16:32dans lesquels vous vous lancez
16:33qui vous permettront
16:34d'abaisser finalement ce taux.
16:36Je me souviens,
16:36on avait bossé là-dessus
16:37sur toutes les petites lignes
16:39de prêts à taux bonifiés
16:40des banques
16:40qui commencent à s'éteindre
16:41progressivement,
16:42on ne va pas se mentir
16:42et pas sûr qu'elles restent
16:43très longtemps.
16:44Mais le fait est
16:45que vous avez des moyennes
16:46au final qui descendent
16:47autour de 2,5% je crois,
16:48c'est ce qu'on a dit.
16:48Oui, alors ça c'est avec
16:49le prêt à taux zéro,
16:50donc ça c'est sous condition
16:51soit d'acheter dans le neuf
16:53ou bien d'acheter dans l'ancien
16:54avec 25% de travaux.
16:57Mais c'est vrai que
16:57le prêt à taux zéro
16:58est maintenant sur toute la France
17:00et en effet très avantageux.
17:02Mais même sans ce prêt à taux zéro,
17:04il y a par exemple
17:05un grand groupe bancaire
17:06qui fait un taux à 1,99%
17:09et ça c'est limité à 30 000 euros
17:12donc c'est quand même pas mal,
17:1310% du montant du prêt
17:15et plus on peut avoir
17:16si on achète avec un bon DPE
17:17en Ile-de-France
17:1825 000 euros à 0%.
17:20Oui, et sans parler
17:21de 30 000 euros à 1%
17:23d'actions logements
17:23parce qu'il faut en reparler
17:25quand on additionne tout ça.
17:26C'est vrai qu'au final
17:27au lieu d'avoir un taux à 3,50
17:29on peut avoir l'équivalent
17:31d'un taux à 3,10
17:32avec une bonne économie
17:33sur le coût total du crédit
17:35et si on a en plus
17:36actions logement
17:36le PTZ
17:37on peut descendre à 2,50
17:38donc il y a encore des leviers
17:40et comme le dit Julien
17:41on a déjà par le passé
17:43prêté à 4%,
17:44alors les volumes
17:45avaient un petit peu
17:46diminué évidemment
17:47les vendeurs avaient dû s'ajuster
17:49donc ça il faudra aussi
17:50que les vendeurs
17:50et que les prix s'ajustent
17:52mais après il y avait
17:53des possibilités
17:54de renégociation
17:55de renégociation de crédit
17:56et on rappelle le chiffre
17:57l'indice Notaire INSEE
17:58qui a été publié hier
18:00et qui montre que ça y est
18:01quand même
18:01même si elle reste timide
18:03n'est pas généralisée
18:04à toutes les villes de France
18:05mais enfin
18:05on est sur une baisse de prix
18:07là ça y est
18:07moins 0,8%
18:08en particulier sur les maisons
18:09plus que sur les appartements
18:11qui se stabilisent
18:12mais il y a quand même
18:12quelque chose
18:13qui est en train de se jouer
18:14sur les prix là
18:14sur les prix immobiliers
18:16donc il y a le marché
18:16on va dire
18:17Île-de-France
18:17et le marché hors Île-de-France
18:19donc effectivement
18:19en dehors de l'Île-de-France
18:20on est sur une baisse tendancielle
18:21effectivement
18:22de l'ordre de moins 1%
18:22c'est un peu encore moins vrai
18:24en Île-de-France
18:25c'est vrai
18:33on l'évoque aussi régulièrement ici
18:35la partie assurance
18:37la capacité à mettre en concurrence
18:38les banques
18:39à travers un courtier
18:41tout ça permet
18:42in fine
18:43pour les prix moins accédants
18:44ou de façon plus générale
18:45pour les candidats à la propriété
18:46de pouvoir optimiser leur emprunt
18:48il y a un élément
18:49dont je voulais parler
18:50bon le temps passe vite
18:52mais quand même
18:52on se parle des petits
18:54trop bonifiés
18:55de machins de trucs
18:55qui sont sous conditions
18:56quand même
18:57conditions souvent
18:58d'être jeune
18:58à condition souvent
19:00d'acheter un bon diagnostic
19:01de performance énergétique
19:02ou de s'engager
19:03à faire les travaux
19:04ou à condition
19:05d'acheter dans le neuf
19:06on a une conférence de presse
19:08qui se tient en ce moment
19:09ma collègue Emma Rodot
19:10est sur place
19:10de la Fédération des promoteurs immobiliers
19:12on ne va pas se mentir
19:13ça ne va pas
19:14ça ne va pas
19:15et pourtant
19:15on a un État
19:16qui enfin
19:17s'est peut-être
19:17un tout petit peu réveillé
19:18notamment avec ce dispositif
19:19jambrin d'aide
19:20à l'investissement locatif
19:21les derniers chiffres
19:22qui sont dévoilés
19:23en ce moment même
19:23voilà
19:24ce n'est pas une surprise
19:25ils ne sont pas bons
19:26et notamment
19:26sur l'investissement locatif
19:28vous-même
19:29dans vos bureaux de courtage
19:31est-ce que vous les voyez
19:32ces acheteurs
19:32que ce soit
19:33en primo-accédant
19:34sur du logement neuf
19:36ou en investissement locatif
19:38sur du logement neuf
19:38est-ce que vous voyez
19:39que ça s'améliore
19:40ou toujours pas
19:41parce que vous êtes en amont
19:43c'est-à-dire qu'il y a
19:44ceux qui proposent
19:44des biens neufs à la vente
19:45et puis il y a vous
19:46derrière
19:47pour essayer de trouver
19:47un financement
19:48comment vous voyez
19:50la situation
19:50sur le logement neuf
19:51aujourd'hui ?
19:52Vas-y
19:53j'ai eu l'occasion
19:55d'échanger avec
19:55Pascal Boulanger
19:56de la FPI
19:57avant sa conférence de presse
19:58effectivement les chiffres
19:59du neuf
19:59continuent leur
20:01leur dégringolade
20:02pour rester poli
20:04donc nous
20:04ça correspond
20:06à une petite partie
20:06du marché
20:07sur l'achat
20:08en résidence principale
20:09on l'a déjà évoqué ici
20:10je pense que l'achat
20:11en résidence locative
20:11aujourd'hui
20:12c'est moins de 10%
20:14de nos clients
20:14donc c'est vraiment
20:15une portion
20:16beaucoup moins importante
20:17que ça n'a pu l'être
20:18on a pu monter
20:19il y a quelques années
20:20autour de 20%
20:21depuis la fin du Pinel
20:22c'est morne pleine
20:23donc on attend
20:24des dispositifs
20:25qui doivent permettre
20:26de relancer le neuf
20:27le Jean Brun
20:27part d'une bonne idée
20:30néanmoins
20:30aujourd'hui
20:31son périmètre
20:32est trop étroit
20:32on attend de voir
20:33comment ça va passer
20:34à l'assemblée
20:35et son élargissement
20:35néanmoins
20:36on ne peut pas dire
20:37qu'aujourd'hui
20:37c'est un redémarrage flagrant
20:38grâce au Jean Brun
20:39pour l'instant
20:40pour l'instant
20:40c'est Pinot
20:40pas grand chose
20:41Sandrine
20:42c'est vraiment dommage
20:43parce que justement
20:45en cette période
20:45de remontée des taux
20:47on voit que le neuf
20:48peut être un vrai levier
20:49et c'est déjà
20:50ce qu'on a connu
20:51depuis 18 mois
20:53où parfois
20:54dans nos agences
20:55de courtage
20:55on a des gens
20:56qui viennent nous voir
20:57avec un projet immobilier
20:58dans l'ancien
20:59mais qui ne passent pas
21:01en termes d'endettement
21:02on est sur plus de
21:0333-35% d'endettement
21:04il n'y a pas assez
21:06d'apport personnel
21:06on va pouvoir expliquer
21:08au couple
21:09qu'en rebasculant
21:11dans un projet
21:12dans le neuf
21:13il aura moins besoin
21:13d'apport personnel
21:14puisque les frais de notaire
21:15c'est seulement 3%
21:18avec parfois
21:18en plus des frais offerts
21:21et aussi la possibilité
21:22d'avoir ce fameux
21:23prêt à taux zéro
21:24jusqu'à 40%
21:25du montant du bien
21:26financé à 0%
21:27et du coup
21:28un endettement
21:28qui va diminuer
21:29donc on a des projets
21:30qui ne sont pas finançables
21:31dans l'ancien
21:32qui le sont dans le neuf
21:33alors oui il faut pouvoir
21:34attendre deux ans
21:35donc ça marche
21:36quand on est hébergé
21:37à titre gratuit
21:37il y a des solutions
21:39et des situations
21:40dans lesquelles ça marche
21:41donc il y a vraiment
21:42du potentiel
21:43pour le neuf
21:44dans la résidence principale
21:45et voilà
21:46encore faut-il pouvoir
21:47trouver une offre
21:48mais en plus
21:49avec toutes les économies
21:50à terme sur la performance
21:51énergétique
21:52donc voilà
21:52moi je crois
21:53dans le potentiel du neuf
21:54et notamment
21:54la maison individuelle
21:56voilà
21:57parce que vraiment
21:57là on peut avoir
21:58des offres adaptées
21:59avec des petites surfaces
22:00qui vont correspondre aussi
22:01aux besoins
22:02des primo-accédants
22:03il faut que l'offre
22:04de logement
22:04et la demande
22:05se retrouvent
22:06mais aujourd'hui
22:06c'est vrai que
22:07chez vous financer
22:07par exemple
22:0885% du marché
22:09même 90%
22:10on est encore
22:11dans l'ancien
22:11et l'investissement
22:13vous n'en avez pas parlé
22:13mais l'investissement
22:14locatif
22:15pour le coup
22:15c'est comme
22:16Julien
22:16mornepleine
22:17c'est-à-dire
22:17là vous me parlez
22:18des primo-accédants
22:18ou des accédants
22:19tout court
22:19oui c'était évidemment
22:21pour ne pas répéter
22:21mais c'est pareil
22:22on est à moins
22:22de 10%
22:23d'investisseurs locatifs
22:25voilà
22:26là-dessus
22:26c'est vrai qu'en plus
22:27avec les niveaux de prix
22:28dans le neuf collectif
22:30il y a souvent
22:30des niveaux de rentabilité
22:32qui sont faibles
22:33donc oui
22:33en effet
22:34là-dessus
22:34pour l'instant
22:35la relance
22:36qu'on attendait
22:37avec le dispositif
22:38Jean Brun
22:38n'a pas encore
22:39été constatée
22:40bon il nous reste
22:40que 2 minutes 30
22:41et comme j'ai pas envie
22:42dit que notre réalisateur
22:43que j'adore
22:43Alban me fâche
22:44on va essayer
22:45de faire rapide
22:45effectivement
22:46on a abordé rapidement
22:47cette question
22:48du taux d'usure
22:49fin du mois
22:49on va avoir
22:50un nouveau taux d'usure
22:51pour le dernier trimestre
22:52de cette année
22:53et le risque
22:53c'est que ça frotte un peu
22:54on rappelle très vite
22:55le taux d'usure
22:56c'est quoi Julien ?
22:57c'est le taux
22:58auquel les banques
23:01ne peuvent pas prêter
23:02au-dessus duquel
23:03on ne peut pas prêter
23:03d'accord
23:04et donc au départ
23:05c'est fait pour protéger
23:06les emprunteurs
23:06le fait est qu'on peut
23:08se reconfronter
23:08à cet effet ciseau
23:09qu'on avait eu
23:12si le taux d'usure
23:13est trop faible
23:14et bien les banques
23:15elles ne peuvent pas
23:15augmenter les taux
23:16comme elles le souhaiteraient
23:17pour rendre
23:17leur crédit plus rentable
23:19et donc du coup
23:19ça bloque le marché
23:21est-ce que c'est ça
23:21qu'on va avoir
23:22en fin d'année ?
23:22et au-delà du taux nominal
23:23je le rappelle
23:24on rajoute
23:25l'assurance
23:27les frais de courtage
23:27les frais de dossier
23:28c'est vraiment
23:28le coût complet
23:29pour l'accès
23:30dans la propriété
23:31donc aujourd'hui
23:32on a un taux d'usure
23:32à 5,29 sur 25 ans
23:34aujourd'hui
23:35par rapport au taux
23:36à 3,6
23:36on a quelques situations
23:37usuraires
23:38mais ça reste
23:38relativement marginal
23:39les situations usuraires
23:40c'est là où ça bloque
23:41et c'est souvent
23:41des personnes âgées
23:43avec des assurances
23:43de prêt très coûteuses
23:44exactement
23:45donc on attend
23:46avec impatience
23:48le nouveau taux d'usure
23:48au 1er octobre
23:49qui devrait continuer
23:50à croître
23:51donc tout l'enjeu
23:52c'est avec cette mise à jour
23:54trimestrielle
23:54puisqu'on observe
23:55les 3 mois précédents
23:57qu'on puisse avoir
23:58de l'air
23:58par rapport à l'augmentation
24:00des taux
24:00qu'on constate
24:01sur ce 3e trimestre
24:02Julien me paraît
24:03très optimiste
24:03vous un peu moins
24:04un peu moins
24:05parce qu'il y a
24:05un décalage vraiment
24:06et là le problème
24:07c'est que les taux de crédit
24:08qui vont être pris en compte
24:09pour calculer ce taux d'usure
24:10risquent d'être ceux
24:11plutôt de l'été
24:12avant l'été
24:13quand on avait
24:14des offres spéciales
24:15et des taux
24:16des banques
24:17à 3%
24:17donc voilà
24:18je crains que la hausse
24:19ne soit pas alignée
24:20sur les futures hausses de taux
24:22donc là pour clôturer
24:24là sur le mois de septembre
24:25on a encore
24:26des banques
24:26qui veulent prêter
24:27il ne faut pas oublier
24:28que 8 transactions sur 10
24:29passent par un crédit
24:30donc ce sont vraiment
24:31les banques
24:31qui font le marché
24:32donc des banques
24:33qui veulent prêter
24:34une offre de biens
24:35abondante
24:36ça c'est le cas
24:37tous les réseaux immobiliers
24:39le disent
24:39avec en plus
24:40des possibilités
24:41de baisse de prix
24:41donc je dirais que là
24:42on a une fenêtre de tir
24:43où les banques
24:44n'ont pas encore
24:44trop augmenté leur taux
24:45elles ont encore
24:46le robinet ouvert
24:47donc pour ceux
24:48qui ont un projet
24:50mieux vaut
24:50ne pas attendre
24:51la fin de l'année
24:52et puis pour les autres
24:53advienne que moi
24:54et pour les autres
24:55dommage
24:58non mais c'est ça
24:59le message
24:59c'est un peu
24:59le message
25:00de l'agent immobilier
25:01de base
25:01c'est le moment d'acheter
25:03même chose
25:04dernier mot
25:04j'essaie à chaque fois
25:05de trouver une nouvelle formule
25:06donc oui
25:07c'est le moment d'acheter
25:08dès lors que vous avez un projet
25:10un bien
25:10c'est tout de suite
25:11un taux
25:12ça se renégocie
25:12oui mais c'est toujours
25:13important de le rappeler
25:14merci à tous les deux
25:15merci à tous les deux
25:17Julien Langlade
25:17le président de CAFPI
25:18et Sandrine Allonnier
25:19la porte-parole de vous
25:21financée d'avoir été avec nous
25:22pour décrypter
25:23tous ces enjeux crédits
25:24qui nous concernent tous
25:26évidemment vous reviendrez
25:27assez régulièrement
25:28parce qu'à mon avis
25:28c'est quelque chose
25:29qu'on va suivre
25:29comme le lait sur le feu
25:30comme l'ont été
25:31et la banque centrale européenne
25:32évidemment
25:33toujours sur BFM Business
25:34et ce sera demain
25:36merci à vous
25:37je vous retrouve justement
25:38demain pour un nouvel épisode
25:39des experts de l'IMO
25:41les experts de l'IMO
25:43sur BFM Business