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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Sur le climat de cette campagne présidentielle, Thierry Arnaud, je voudrais quand même qu'on s'intéresse à une réaction
00:05qui est intéressante aussi, importante je pense aussi, celle de Jean-Luc Mélenchon qui justement pour parler de la foule
00:13à Orléans a écrit ces mots.
00:15Il dit, parce qu'il se passe quand même quelque chose, je veux dire, ce climat politique, je ne sais
00:19pas, vous avez déjà vu ça vous une campagne présidentielle comme celle-là, vous avez plus d'expérience que moi
00:23?
00:23Comme celle-là, non. Comme celle-là, non, je pense qu'elle est très particulière et évidemment, j'en ai
00:28effectivement couvert un certain nombre, on sent qu'elle est évidemment beaucoup plus tendue, on a la perspective effectivement de
00:35voir un scénario inédit se présenter à nous puisque au moment où on se parle, les sondages nous disent que
00:42le deuxième tour de l'élection présidentielle, c'est Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon, donc c'est une
00:46situation parfaitement inédite pour la Ve République, oui absolument.
00:49Sur les mots de Jean-Luc Mélenchon, les voici Thierry, il dit à Orléans, une foule ahurie et abrutie de
00:56haine applaudie au progrès du RN, n'importe quelle banalité au même plan que les stupides mots d'ordre de
01:01bagarre de rue.
01:02Je les remercie d'avoir eu mon nom et insulté la Nouvelle-France, le futur du pays se fera malgré
01:06vous, il se fera parce que c'est le choix de la vie contre la mort, de l'esprit et
01:11de la fraternité.
01:12C'est une foule ahurie et abrutie. Il s'adresse quand même à des électeurs, à des Français, certes, des
01:19adversaires.
01:21Alors effectivement, dans le choix des mots, je ne suis pas sûr que ce soit le message le plus adroit
01:24qu'il ait pu exprimer aujourd'hui.
01:25Est-ce que de part et d'autre, on ne franchit pas des caps chaque jour ?
01:28Mais je pense qu'en fait, il a théorisé le fait qu'il fallait faire de cette campagne un duel
01:35entre lui et Marine Le Pen, un duel entre LFI et le Rassemblement National.
01:40Et donc, il est dans cette logique, dans la conduite de sa campagne, parce qu'il veut être présent au
01:47second tour de l'élection présidentielle,
01:49et qu'il considère que ce qui se passe en ce moment dans les rues d'une part, cette façon
01:54de communiquer de l'autre, pour lui, c'est la bonne stratégie à suivre pour atteindre cet objectif.
01:59Mais c'est comme ça qu'il faut le voir. Il considère qu'il était proche du second tour de
02:05l'élection présidentielle la fois précédente.
02:06Il fait campagne avec la certitude qu'il peut y arriver cette fois-ci, mais à certaines conditions.
02:11Et l'une des conditions, c'est d'arriver à instaurer, à installer ce duel entre LFI et le Rassemblement
02:18National, entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
02:20Combien de temps ça peut tenir, Prisca Thévenot, il y a encore six mois avant la présidentielle ?
02:25En fait, le sujet, c'est que ça dépend aussi beaucoup de nous tous.
02:28Parce que là, vous avez vu, on a assisté pendant dix minutes, et c'est passionnant, mais on ne s
02:31'entendait plus,
02:32à un débat où on veut absolument empêcher l'autre de s'exprimer, à faire en sorte que sa voix
02:37soit plus importante que l'autre.
02:39On le voit depuis quelques jours et quelques semaines, et j'en ai même fait les frais.
02:43On est invité sur des plateaux télé, on est le seul invité politique, et on se fait censurer en direct.
02:47Je veux dire, c'est quand même assez étonnant.
02:49Et donc, oui, il va falloir qu'on puisse rentrer dans cette campagne des présidentielles,
02:53sur un débat de fond, un débat âpre, où on va s'entendre les uns les autres, et argumenter, contre
02:58-argumenter.
02:59Et ça, je le dis assez simplement, c'est qu'aujourd'hui, nous avons deux familles politiques qui refusent de
03:05le faire.
03:06LFI et le Rassemblement National.
03:08Et je ne le dis pas simplement comme un slogan, je le dis parce que je l'ai vécu il
03:12y a à peine une heure sur un autre plateau,
03:13où nous avons la représentante du groupe sénatorial au Sénat, qui n'est pas n'importe qui quand même,
03:19c'est la présidente du groupe au Sénat, qui nous explique que, circuler, il n'y a rien à voir,
03:24je fais 36% dans les sondages.
03:25Non, non, pas oui, mais...
03:26Non mais vous le faites régulièrement avec Julien Audoul, je vais vous le dire franchement, je vais vous le dire
03:31franchement, non.
03:32Je vais vous le dire franchement, non.
03:33Mais vous débattez avec Julien Audoul, on débat, vous avez entendu ce que je viens de vous dire, je ne
03:38vous ai pas du tout dit ça.
03:39Je vous ai dit justement que, depuis tout à l'heure, on demande à Julien Audoul de nous expliquer ce
03:43qu'il veut faire sur l'éducation,
03:44ce qu'il veut faire pour les professeurs, ce qu'il veut faire...
03:47Et vous avez eu loisir de le faire, et je vous ai écouté vous prendre la tête avec M. Calçon,
03:50on n'a aucune idée de ce que vous voulez faire.
03:53Et donc, c'est ça aussi qu'il va falloir qu'on accepte aujourd'hui, c'est qu'entre la
03:56tyrannie de Jean-Luc Mélenchon et le silence amusé et un peu jovial du Rassemblement National,
04:02pour ne pas rentrer dans le détail, il va falloir qu'on puisse mener une campagne de fond.
04:05Parce que, je le redis, je l'ai dit tout à l'heure, en 2022, nous n'avons pas eu
04:08de campagne de fond du fait de l'agression russe en Ukraine.
04:12Cette année, on va pouvoir en avoir une, à condition que toutes les forces politiques acceptent de le faire.
04:16Pas simplement pour eux, mais pour les Françaises et les Français, sans les insulter et en se respectant les uns
04:21les autres.
04:23Je pense qu'on respecte tout le monde sur ce plateau.
04:27On parle du fond, et effectivement, c'est un vrai sujet, et on peut se rejoindre.
04:31Marine Le Pen souhaite que cette campagne présidentielle revienne à une opposition de propositions, de projets et de visions pour
04:38le pays.
04:39J'observe qu'elle a lancé sa campagne présidentielle devant le MEDEF avec la règle d'or.
04:44Est-ce qu'on a pu débattre de la règle d'or ? Non.
04:46Ensuite, dans son discours d'Énim Beaumont, elle a parlé de ses propositions pour le logement.
04:50Est-ce qu'il y a eu un débat sur le logement ? Non.
04:52Ensuite, sur le pouvoir d'achat, sur l'inflation, sur le carburant.
04:58Elle a fait des propositions.
04:59On ne peut pas reprocher à Marine Le Pen de ne pas mettre au débat des propositions concrètes.
05:05Alors, sur la règle d'or ?
05:06Oui, oui, oui.
05:07Non, mais parlons-en sur le fond, c'est pas sur la règle d'or.
05:09Mais justement, on n'a pas eu ce débat.
05:11Alors, la règle d'or ?
05:12On peut l'avoir maintenant, alors ?
05:14Si vous voulez, on peut l'avoir maintenant ?
05:15Une règle d'or budgétaire.
05:17Si je peux aller au bout de mon propos...
05:19Ah, c'est dommage.
05:19On a failli avoir un débat-fond.
05:21Non, mais très bien.
05:23Tout à l'heure, vous me dites, on ne peut pas, on vous a posé des questions, etc.
05:27Encore, faut-il laisser parler les gens ?
05:29On peut aller vous parler, là, non ?
05:31Non, mais ça, c'est quand même incroyable.
05:32Mais on ne coupe pas la parole, on attend que vous disiez des choses de fond.
05:35C'est le dire, je vais en dire.
05:37La bande-annonce est longue, mais on n'a pas un résultat dans ça.
05:39Ce que vous dites, c'est que...
05:40Et moi, j'aimerais bien participer.
05:42Julien Oudoul, ce que vous dites, c'est que pour le coup, votre candidate Marine Le Pen
05:47essaie d'avoir des débats de fond, en faisant des propositions, en présentant son programme.
05:53Et qu'est-ce qu'on a dans le paysage politique et dans le débat politique ?
05:57De la violence.
05:58On a de la violence, on a des anathèmes, on a des insultes régulièrement...
06:03Ce que vous venez de faire sur les dirigeants de l'EGF.
06:05Qui visent... Je ne l'ai pas insulté, je dis juste qu'elle dit n'importe quoi.
06:08Ce qui est factuel, ce qui est factuel.
06:09Ce n'est pas une insulte.
06:10Si, à un moment donné, on ne peut pas dire que quelqu'un dit des bêtises,
06:13il n'y a plus de débat démocratique.
06:14Moi, je veux revenir quand même sur un élément qui participe au pourrissement de cette campagne.
06:20Ce matin, entre 4h et 5h du matin, un bus du Rassemblement National, en partance de Grenoble...
06:25Vous en moquez ?
06:26Mais je condamne, je condamne ça.
06:27...a été attaqué par une vingtaine d'individus cagoulés à coups de marteaux.
06:35Voilà le débat politique, voilà cette campagne.
06:38Et vous avez des gens qui perturbent les meetings politiques.
06:41Est-ce que vous avez déjà vu des militants du Rassemblement National ?
06:43Précisément, aller dans les meetings de M. Lutschmann, aller dans les meetings de M. Attal,
06:47ça n'existe pas, ça n'existe pas.
06:49Alors peut-être on peut répondre sur les deux aspects.
06:50On a juste, on a une image de Grenoble.
06:52Voilà.
06:53D'abord sur la manière dont le congrès du Rennes s'est déroulé.
06:56Est-ce qu'il est normal que le premier, celui qui est considéré aujourd'hui comme le premier parti de
07:01France,
07:02ne puisse pas tenir son congrès dans des conditions à peu près classiques,
07:07sans qu'on soit obligé de mobiliser 3 000 forces de l'ordre, avec des barrages ?
07:11Non.
07:12Oui ou non ?
07:12Enfin, je peux peut-être faire une phrase quand même.
07:14Ou alors vous faites les questions et les réponses.
07:16Vous le faites avec talent, non ?
07:17Oui, non, je préfère parce que la liste d'arfeuille.
07:19Je comprends parce qu'elle n'est pas là pour, quelque part, répondre.
07:23Donc je vais répondre de manière très claire.
07:25Je vais répondre de manière très claire.
07:26Je vais peut-être aussi faire ce que vous dites.
07:27Non, ce que je veux dire, c'est que quel que soit le parti,
07:32cette campagne présidentielle se déroule-t-elle normalement ?
07:34Je suis un peu lent, mais j'ai compris votre question.
07:35Donc je vais répondre très précisément sur les questions et même les images que vous avez montrées.
07:41Est-ce qu'on doit détruire un bus de militants ?
07:43Ben non, clairement non, c'est de la violence.
07:46Elle est totalement illégitime.
07:47Est-ce qu'on a le droit de manifester dans le calme comme ça a été fait par la gauche
07:50?
07:50Oui.
07:50Est-ce qu'on a le droit d'utiliser des méthodes violentes ?
07:53Non, parce que tout ça abaisse le débat.
07:55Est-ce qu'on a le droit à une certaine rugosité quand on dénonce ?
07:57Oui, les origines antisémites et les propos antisémites de M. Bardella,
08:01on a tout à fait le droit de le faire.
08:02Vous dites d'aller dénoncer.
08:03Et aucune menace qui m'empêchera.
08:05C'est de la diffamation, c'est de la diffamation.
08:06Très bien, vous me poursuivrez dans les tribunaux, vous perdrez.
08:08Et il n'y a aucune menace qui va me faire plier.
08:11Parce que ça, il faut que vous puissiez le comprendre.
08:13Enfin, je note encore une fois que M. Odoul ne s'intéresse qu'à la violence,
08:18tout en la dénonçant, parce qu'il nous parle.
08:20C'est pas important pour vous ?
08:21On était prêts, mais je viens de répondre avec une grande clarté.
08:24Je pense que tout le monde en est témoin sur ce plateau.
08:26Je ne suis pas complice de la destruction d'un meeting
08:28et je souhaite que le débat démocratique se fasse correctement.
08:31Ce qui ne veut pas dire qu'on n'a pas des oppositions frontales.
08:33Ce que j'observe dans votre propos,
08:35c'est que vous avez lancé un débat finalement intéressant.
08:38Est-ce que le Front National, pardon, le Rassemblement National,
08:41est quelque part le mur de l'argent avec la règle d'or ?
08:46Et comment on articule ça entre la pensée parfois qu'on essaie de comprendre de M. Bardella
08:52et Mme Le Pen qui dit « retour à la retraite à 60 ans »
08:55et que oui, légitimement, au-delà de ces questions-là…
08:57On ne comprend pas là.
08:58Où vous voulez en venir ?
08:59Le délire, il est parti.
09:00Ce n'est pas du tout un délire.
09:01Non, non, mais M. Calfon, où voulez-vous en venir ?
09:04Je veux en venir qu'entre les deux lignes,
09:08une ligne qui est plutôt libérale, 140 milliards d'économies,
09:12on ne touche pas aux 211 milliards d'aides aux entreprises,
09:15et une ligne qui est « retour à la retraite à la 60 ans » à 36%.
09:19Les Français ont le droit de savoir quelle est la ligne économique du Rassemblement National.
09:22Et nous ne le savons pas, puisque à chaque fois, M. Odoul revient sur les voies de l'âge.
09:27J'aimerais répondre, on me pose des questions.
09:28Oui, mais on vous a pris ce qu'à Thévenot là-dessus.
09:30J'aurais d'autres questions.
09:31Oui, je peux rajouter juste une question.
09:36C'est vraiment très passionnant, vos débats avec M. Calfon.
09:38Moi, j'ai une question de fond.
09:39J'ai écouté Marine Le Pen.
09:40C'est deux heures à écouter votre meeting en Réan.
09:44Donc, j'ai des questions de fond.
09:46Un exemple.
09:47Elle a dit tout à l'heure qu'elle enlevait l'impôt sur le revenu pour les jeunes,
09:51les jeunes actifs.
09:52Les moins de 30 ans.
09:53Voilà, les moins de 30 ans, exactement.
09:55Et donc, moi, ma question est la suivante.
09:57Et vraiment, j'attends une réponse très concrète.
09:58Comment on finance ?
09:59Non, non, même pas.
10:00C'est pourquoi on expliquera que, par exemple,
10:02un jeune trader de 29 ans, qui gagne donc bien sa vie,
10:06ne paye pas d'impôt sur le revenu par rapport à une aide soignante de 49 ans ?
10:10Il y a un seuil.
10:11En fait, ce n'est pas pour tout.
10:13Ah, donc c'est à partir de combien ?
10:14Il y aura, il y aura effectivement un seuil.
10:16Combien ?
10:16Combien ?
10:17Vous le verrez quand elle va présenter.
10:20Ah !
10:21Le teasing éternel.
10:22D'ailleurs, ce n'est pas le teasing éternel.
10:24Quand elle va présenter.
10:25Ce n'est pas le programme, il faudrait qu'il y ait un jour à l'aise.
10:27Priska Thévenot, il y a des temps dans une campagne.
10:30Oui, mais c'est à un moment qu'on attend.
10:32Non, notre programme est chiffré.
10:33Non, mais il y avait le temps du meeting, et ensuite, il y a le temps du maniement.
10:36Ça, c'est faux.
10:37Attendez, c'est faux.
10:38Il y a tout ça dans cette campagne.
10:39Sur le sujet, non.
10:39Là, vous avez...
10:40Si vous permettez, on revient sur le fond.
10:43Non, mais attendez.
10:43Vous parlez.
10:44Moi, je vous parle de chiffre.
10:45En même temps, il faut qu'il puisse répondre, et ensuite, vous le relancez.
10:49Non, mais ce que vous allez nous répondre, c'est qu'elle le dira en temps voulu.
10:52Mais c'est quand le temps voulu ?
10:54On a six mois.
10:55On a six mois.
10:55Il va y avoir...
10:56Donc, elle annonce des trucs pas financés, elle ne sait pas comment les faire.
10:58Mais pas du tout.
10:59Tout est financé, vous inquiétez pas.
11:01Dans le contrôle vulgé, non.
11:02Il y a des temps sur les propositions, sur les économies, sur la trajectoire.
11:06Gros sang de bois, là.
11:07Sur la...
11:07Mais pas du...
11:08Bah si.
11:09En fait, quand on ne va pas dans votre sens, c'est de l'ombre de bois.
11:11La retraite, c'est à 60 ?
11:1364.
11:13Alors là, je vais répondre.
11:15Les exonérations d'impôts pour les jeunes, c'est tout.
11:18Non, mais...
11:18Et comment financent ?
11:19C'est des questions de base.
11:20Je sais ce que vous allez nous dire.
11:22Vous allez dire que, pour le coup, ils sont parfaitement alignés sur ce sujet.
11:25Non, mais ce n'est pas la retraite à 60 ans, déjà.
11:26C'est la retraite à 40 annuités.
11:28Ça vient de changer, là.
11:29Non ?
11:29Alors, vous avez eu des années de retard, François Calfont.
11:32En fait, j'ai du mal.
11:33C'est vous, les corrigues.
11:33La réinitialisation du logiciel de RL, j'ai du mal.
11:37Je vous l'avoue, tout à fait.
11:38François Calfont est en noir et blanc.
11:40François Calfont est en noir et blanc.
11:42Il n'est pas au Parti Socialiste.
11:43Il a laissé FIO.
11:45Il a laissé FIO.
11:46En fait, il a laissé FIO.
11:47Je préfère laissé FIO qu'au Front National de Jean-Marie Le Pen, vous voyez.
11:50C'est notre différence.
11:51Bon, laissé FIO avec François Mitterrand.
11:53Tiquetac, là.
11:54Il n'y était pas.
11:55Tiquetac.
11:55Vous ne connaissez pas votre gouvernement.
11:56Thierry Arnaud, sur le plan, et soyons sérieux, sur le programme économique du Rassemblement
12:00National et les divergences que ne cesse de soulever François Calfont, est-ce qu'elles
12:06étaient aujourd'hui évidentes ou est-ce que ce sujet, pour le coup, est rigé ?
12:10Oui, les divergences entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
12:13Oui, dont on a tant parlé.
12:14En l'occurrence, Marine Le Pen n'a pas parlé d'économie aujourd'hui.
12:17Non, mis à part, effectivement, cette proposition sur le revenu, quelques notions sur l'héritage,
12:23mais ce n'était pas un discours programmatique, donc elle n'est pas rentrée dans le détail
12:27des mesures.
12:29Moi, en vous écoutant, j'ai simplement envie de rappeler, vous m'interrogiez il y a quelques
12:33instants sur cette campagne par rapport aux précédentes.
12:36Ce qui l'a différencié aussi, c'est la gravité de la situation financière dans laquelle
12:40on se trouve aujourd'hui.
12:41avec 3 000 milliards de dettes plus, avec des taux d'intérêt en France qui sont à
12:46leur niveau le plus élevé depuis 2002.
12:48Avec un budget, vous savez, on parle des 5% de déficit, je trouve que c'est la mauvaise
12:52référence.
12:53Ce déficit budgétaire, c'est 150 milliards par rapport à à peu près 450 milliards de
12:59dépenses.
13:00Ça veut dire qu'à chaque fois que l'État français dépense 3 euros, il en rentre 2.
13:07Donc, vous imaginez ce que ça veut dire pour la gestion d'un budget comme celui-là.
13:11Imaginez ce que ça serait dans votre budget et dans le budget de tous ceux qui nous
13:15entourent.
13:16Donc, on aura besoin dans cette campagne d'un débat extrêmement sérieux sur les finances
13:22publiques en France, sur l'état du budget, sur l'état de la dette, parce que pendant
13:27ce temps-là, on continue à être sanctionné par les marchés financiers.
13:30Et à chaque fois qu'ils nous sanctionnent, à chaque fois que les taux d'intérêt...
13:33Je suis désolé, je me rends compte, je suis en train de casser l'ambiance un peu là.
13:36Non, non, mais c'est à chaque fois que les taux d'intérêt augmentent.
13:39C'est des milliards d'euros à aller trouver en plus.
13:44Et donc, on a vraiment fondamentalement besoin d'un débat très sérieux sur ce sujet.
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