- il y a 7 semaines
Vendredi 4 septembre 2026, retrouvez Frédéric Souillot (Secrétaire général, Force Ouvrière), Valérie Tallepied (coach carrière, cofondatrice, Rebond) et Catherine Nave-Bekhti (secrétaire nationale, CFDT) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise, évidemment, et vos rubriques habituelles.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse à ceux qui entreprennent, mais qui entreprennent après 60 ans.
00:21On va en parler avec Valérie Taipier, elle est coach carrière et cofondatrice de Remond,
00:25justement, elle accompagne ses cadres, ses femmes, ses hommes, ses salariés pour entreprendre, elle est notre invitée.
00:32Le cercle RH, il y a eu la REF, évidemment, avec le grand oral des candidats.
00:37On s'intéresse à la rentrée sociale 2026, rentrée sociale morose avec des chiffres qui ne sont pas bons,
00:43la dette, le chômage, évidemment les enjeux de pouvoir d'achat, et on va en parler avec notre invitée Catherine
00:48Navbechti,
00:49secrétaire nationale à la CFDT, elle est justement en charge des questions économiques,
00:53du projet de loi de finances et du budget.
00:55Elle sera notre invitée pour un grand entretien, et je serai accompagné, évidemment, avec Caroline de Seineville.
01:01Tout de suite, bien dans son job.
01:15Bien dans son job, on parle d'entreprendre, évidemment, c'est toute la vocation de cette émission,
01:20les chefs d'entreprise, femmes et hommes qui entreprennent, mais qui entreprennent après 60 ans.
01:25Et ça, c'est un sujet passionnant. Valérie Taipier, ravie de vous accueillir.
01:29Vous êtes coach carrière cofondatrice de Rebond, alors vous avez eu une carrière dans l'emploi,
01:34la formation, et puis, il y a deux ans, vous commencez à vous dire,
01:38moi j'ai beaucoup accompagné et travaillé avec des entreprises,
01:40je vais m'intéresser à ceux qui veulent entreprendre.
01:43C'était ça la démarche ?
01:44Oui, oui, c'est ça, tout à fait. L'idée, c'était d'aider et de contribuer à aider les
01:51personnes
01:51qui sont en recherche d'emploi à trouver plus rapidement un travail.
01:55Alors, vous dites dans votre punchline, je précise que l'entreprise a été créée par vous et votre époux.
02:01L'un gère la tech, la plateforme, tout l'enjeu de matching,
02:05et puis vous travaillez évidemment sur l'accompagnement et le suivi de ces cadres, et pas seulement.
02:10Vous dites, chercher un emploi, c'est un métier, j'adore ce slogan.
02:15Oui.
02:15C'est devenu un parcours du combattant ?
02:18Oui, ça a beaucoup changé, et du coup, chercher un travail, ça s'apprend.
02:25Ça se travaille, évidemment, mais ça s'apprend, et c'est presque un métier, on pourrait dire,
02:30puisque ça prend du temps. En moyenne, les personnes mettent en France 11 mois pour trouver un emploi,
02:36c'est très long, c'est épuisant, c'est perturbant. Il se passe aussi quelque chose à partir de 6
02:44mois.
02:44Au bout de 6 mois, il y a une fuite en avant qui fait que les personnes sont encore plus
02:52en difficulté.
02:53Donc, moi, après 15 ans de recrutement et de formation auprès des entreprises,
02:59je me suis rendue compte de toutes ces difficultés que les candidats avaient à bien se vendre,
03:08et je les voyais en souffrance. Donc, je les ai accompagnées.
03:13Valérie, à bien se vendre, et parlons un peu des femmes,
03:16parce qu'il y a ceux qui vont chercher un emploi après 60 ans, avec tous les freins,
03:23tous les biais d'un salarié versus entreprise, et puis il y a aussi ceux et celles qui vous disent
03:28« Moi, j'ai tout donné dans le salariat, je veux entreprendre ».
03:32Comment vous les accompagnez, ceux-là en particulier, et notamment ces femmes qui vous disent
03:36« J'ai été 35 ans salariée, et maintenant je veux créer ma boîte ».
03:40Vous les encouragez, vous les portez à créer leur boîte ?
03:43Bien sûr. Aujourd'hui, après 60 ans, qu'on soit un homme ou une femme,
03:49je trouve que c'est plus facile d'entreprendre.
03:52En 2026, c'est plus facile d'entreprendre.
03:55C'est plus facile parce qu'en 2026, on a l'IA, donc on va plus rapidement,
04:02il y a moins de coûts, il y a moins d'investissements,
04:05et puis à 60 ans, on est plus libre, entre guillemets, financièrement.
04:10On n'a normalement pas d'enfants qui font des études supérieures.
04:16Normalement, on a peut-être financé son appartement.
04:19Et puis, quoi qu'il en soit, on est en France, et quand on veut entreprendre, on est aidé.
04:25On est aidé parce que pendant presque deux ans, on peut toucher le chômage,
04:31et donc mettre tous les revenus de l'entreprise que l'on crée sur un compte,
04:36et ça va permettre de financer son salaire après.
04:39Donc, ce qui est intéressant sur ce plateau, vous nous dites,
04:42il n'y a aucune raison de dire à quelqu'un qui a plus de 60 ans ou qui a
04:4660 ans,
04:47arrête d'entreprendre, tu n'as aucune chance.
04:48Vous vous dites exactement l'inverse.
04:50Fonce.
04:50Ah oui.
04:51Alors, je dis fonce à toute personne qui veut entreprendre.
04:56Je dis parce qu'on est en France et qu'on est accompagnés,
04:59mais je dis fonce parce qu'en 2026 et en 2025 aussi, on avait l'IA,
05:04et que les coûts sont moins importants,
05:07et puis que si on met de l'IA dans ses projets, a priori, les financements seront plus faciles.
05:12Mais je dis aussi fonce parce qu'à 60 ans, on a de la crédibilité.
05:17Et d'ailleurs, cette jeune entreprise Rebon dont vous êtes venue nous parler en creux,
05:21vous la créez avec votre mari, quelque part.
05:24Vous aussi, vous construisez une carrière d'entrepreneuse, là.
05:27Oui.
05:28Alors, j'étais déjà entrepreneuse.
05:29Non, mais c'était intéressant.
05:30Donc, quand on est entrepreneur, on ne revient pas au salariat, a priori.
05:35D'accord ?
05:36Donc, je crée avec mon mari.
05:38Lui, il a la partie tech.
05:39Ça ne veut pas dire que moi, je ne touche pas à la tech,
05:41parce que le produit, je le développe aussi.
05:44Je sais ce qu'on peut faire avec,
05:46mais on travaille main dans la main et c'est effectivement une chance.
05:49Alors, normalement, après 60 ans, on sait bien s'entourer,
05:52mais quand on est avec un mari avec qui on est depuis plus de 40 ans...
05:55Vous savez comment il fonctionne ?
05:57Eh bien, écoutez, oui, mais j'ai découvert plein de choses en travaillant avec lui, quand même.
06:02Ça, c'est très intéressant.
06:03Ah oui.
06:03C'est une autre facette du personnage que vous connaissez tant.
06:06Oui, des belles surprises et des moins bonnes.
06:07Et des moins bonnes.
06:09Il est devant la télé, j'en suis sûre.
06:10Merci Valérie Taipier.
06:12Rebon, c'est une jeune entreprise.
06:13Si vous cherchez un emploi et vous cherchez à être accompagnée,
06:17eh bien, c'est rebond.
06:18Merci de nous avoir rendu visite.
06:21On tourne une page.
06:22C'est le cerclérage.
06:23Vous connaissez notre rendez-vous.
06:24Et évidemment, c'est la rentrée.
06:27C'était la rentrée d'ailleurs du MEDEF à Roland-Garros,
06:30avec le grand oral des candidats.
06:32Rentrée sociale, évidemment, morose.
06:34Une croissance en berne, un chômage qui progresse.
06:36Beaucoup d'inquiétudes sur le front économique.
06:38On en parle avec notre invitée.
06:41Elle est membre de la CFDT
06:42et elle va nous faire partager son regard versus CFDT.
06:45C'est tout de suite, c'est le cerclérage.
07:00Le cerclérage pour parler dans notre débat,
07:02le débat de Smart Job, de cette rentrée sociale 2026.
07:05Alors, c'est vrai qu'elle a démarré déjà par l'AREF,
07:08avec le MEDEF et les candidats à la présidentielle.
07:11C'est un grand oral.
07:12Et on a déjà pu entendre un certain nombre de propositions
07:15et de mesures concrètes qui donnaient peut-être la couleur de l'année 2026-2027
07:19sur des annonces économiques qui vont faire réagir mon invité.
07:23On va en parler avec vous, chère Catherine Nave-Becti.
07:25Ravie de vous accueillir.
07:26Bonjour, merci de votre invitation.
07:28Vous êtes secrétaire nationale à la CFDT,
07:31en charge de tous les sujets économiques
07:32et en particulier du projet de loi de finances
07:35dont vous me disiez en préparant l'émission
07:36que pour l'instant, vous n'aviez pas de son, pas d'image.
07:38Donc, on ne sait pas grand-chose de ce qui se prépare.
07:40C'est travaillé par Sébastien Lecornu.
07:42Et puis, évidemment, on va parler du budget
07:45et de toutes les annonces qui ont été faites
07:46ou des propositions de candidats
07:48qui, pour certaines, vont vous faire réagir.
07:51On y reviendra dans quelques instants.
07:52Puis avec moi, Caroline de Seineville.
07:53Bonjour, Caroline.
07:54Bonjour, Arnaud.
07:54Comment allez-vous ?
07:55Très bien.
07:56Je suis très heureux de vous revoir.
07:57C'est toujours un plaisir de partager cette émission avec vous,
07:59journaliste, décideur, RH.
08:02Comme le veut la tradition dans notre émission.
08:04Quelques mots comme ça, peut-être,
08:05pour resituer les grands sujets économiques.
08:08Le chômage, la croissance, la dette.
08:11Tous ces sujets qui sont, évidemment,
08:12sur la table du gouvernement
08:13et qui sont aussi sur la table des syndicats.
08:16J'ai pris quelques chiffres.
08:17Le chômage, toujours au-dessus de 8%.
08:19Et un autre chiffre intéressant,
08:20l'INSEE vient de réviser les chiffres de la croissance
08:23suite aux épisodes de canicule et de sécheresse.
08:25Le PIB s'est replié de 0,2% au premier trimestre
08:28et il a stagné au deuxième trimestre
08:31alors qu'il y avait une première estimation
08:32qui prévoyait une croissance de 0,2%.
08:35Autre chiffre intéressant,
08:37le cabinet Trendéo a publié un rapport fin août,
08:40le 27 août,
08:40qui fait état de la fermeture de 91 usines
08:43au premier trimestre pour 51 ouvertures.
08:46C'est ça.
08:47Un mot sur la croissance.
08:49Il faudrait que pour qu'on atteigne les 5%,
08:51puisque c'est quand même cet enjeu,
08:52Sébastien Lecornu l'a dit,
08:53et évidemment, vous venez de nous doucher, Caroline,
08:55il faut que la croissance atteigne 0,5%.
08:58Et on n'y est pas, évidemment.
09:00D'abord, un petit mot à la syndicaliste que vous êtes,
09:02à la citoyenne aussi.
09:03Vous avez forcément écouté le discours de Patrick Martin,
09:08le grand oral des candidats.
09:10Dans quel état d'esprit les partenaires sociaux,
09:12la CFDT,
09:14abordent cette rentrée sociale ?
09:16Est-ce que vous êtes optimiste
09:18ou est-ce que vous êtes morose ?
09:20Alors, à la CFDT,
09:21notre enjeu, c'est de porter la parole des travailleuses
09:23et des travailleurs et leurs enjeux.
09:26Donc, on n'est pas morose.
09:28On est résolument engagé
09:30pour essayer d'obtenir des progrès
09:32pour les travailleurs et les travailleuses
09:33et surtout pour que le débat public
09:35prenne en compte les réalités
09:37vécues par toutes et tous.
09:38Et l'été a été marqué par les canicules,
09:40par les conséquences des méga-feux
09:42et des incendies.
09:43Et on a œuvré tout l'été, déjà,
09:45pour que la parole des travailleurs
09:46soit entendue
09:47et qu'on aménage
09:49pour améliorer les conditions de travail,
09:51les conditions d'emploi de toutes et tous.
09:53D'ailleurs, Caroline Sébastien Lecornu
09:54a fait des annonces très récentes
09:55sur justement l'adaptation des entreprises
09:58au dérèglement climatique.
09:59Oui, il voudrait que ce soit inscrit
10:01dans le droit du travail,
10:03ces périodes de forte chaleur.
10:05Est-ce que c'est quelque chose
10:07que vous poussez ?
10:08Quelles mesures principales
10:10devraient être prises
10:10pour les salariés, pour les protégés ?
10:12À la CFDT, oui,
10:13on considère qu'il y a
10:14de la réglementation à construire
10:15pour protéger les travailleurs
10:17et les travailleuses
10:18des incidences,
10:19par exemple, des vagues de chaleur.
10:20Mais on peut penser aussi
10:21aux conditions dans lesquelles
10:22on se rend au travail ou pas.
10:24Et comment on est protégé
10:25quand on ne peut pas
10:25se rendre au travail
10:26en cas d'inondation ?
10:27On sait qu'il y a des moments
10:28où il y a des routes
10:29qui deviennent impraticables
10:30de manière brutale
10:31dans certains territoires.
10:32Donc ça, ce sont des questions
10:33qu'on souhaite traiter.
10:34Nous, on considère aussi
10:35qu'il faut que les employeurs,
10:37publics et privés d'ailleurs,
10:38dans les deux secteurs,
10:40exercent vraiment
10:41leurs responsabilités
10:42pour protéger la santé
10:43et la sécurité au travail
10:44et que le risque
10:46lié au changement climatique
10:47s'invite autour de la table.
10:49C'est des risques nouveaux
10:50qu'il faut pouvoir intégrer,
10:51réguler,
10:52parce qu'on voit bien
10:53qu'il y a des travailleurs
10:54et des travailleuses
10:54dont la santé a été mise en danger
10:57pendant les épisodes de canicule.
10:58Clairement.
10:59Venons sur le sujet,
11:00je dirais presque matriciel
11:02de cette campagne présidentielle,
11:04puisque ça a suscité
11:04d'ailleurs une polémique
11:06avec Jean-Luc Mélenchon
11:07qui évoquait l'idée
11:08d'augmenter le SMIC
11:08et d'augmenter les salaires
11:09de manière générale
11:10avec, et on l'a vu à l'image,
11:12des ricanements,
11:13des sourires
11:13et des ricanements
11:14de certains patrons.
11:17Est-ce que, d'abord,
11:18sur le pouvoir d'achat,
11:19est-ce qu'il faut
11:19augmenter les salaires ?
11:20Alors, pour la CFDT,
11:22le pouvoir d'achat,
11:23il est entre la main
11:23effectivement des employeurs aussi,
11:25c'est-à-dire que la dynamique
11:26des négociations salariales
11:28ne nous satisfait pas
11:29et est insatisfaisante
11:30dans beaucoup de secteurs.
11:32Or, sur les questions
11:33de pouvoir d'achat,
11:34tous les acteurs
11:34ne peuvent pas en permanence
11:35se retourner vers l'État
11:37et demander
11:37qui des subventions,
11:39qui des aides publiques.
11:40Il faut aussi que ce soit
11:40la rémunération du travail
11:42qui permette
11:43d'augmenter le pouvoir d'achat.
11:45Donc, nous, à la CFDT,
11:45on veut des NAO
11:46beaucoup plus dynamiques.
11:47On souhaite qu'il y ait
11:48beaucoup moins de grilles
11:50de classification
11:50qui soient sous le niveau du SMIC.
11:52Ça vaut aussi
11:53pour la fonction publique
11:54et que le travail,
11:55le gain en expertise
11:56et en compétence des salariés
11:58soient vraiment reconnus
11:59tout au long de leur carrière.
12:01L'éric Allement
12:02était une anecdote
12:02mais disait quelque chose.
12:04c'est renvoyé au débat
12:05qui a été posé
12:05sur la scène du MEDEF
12:07qui est de dire finalement
12:08si nous ne pouvons pas
12:09augmenter les salaires,
12:10c'est parce que,
12:11et on l'entend du côté
12:11du patronat du MEDEF
12:13et de certains candidats,
12:14c'est que les charges
12:15sont trop élevées
12:15d'où le débat
12:16qui vous est posé d'ailleurs
12:18d'aligner,
12:18d'essayer de réconcilier
12:19le brut et le net.
12:21Est-ce que vous dites
12:21après tout syndicats,
12:22partenaires sociaux,
12:23Caroline,
12:23vous voulez rajouter quelque chose ?
12:24Oui, d'ailleurs Patrick Martin
12:24propose de réduire
12:25de 60 milliards d'euros
12:26les cotisations patronales
12:28allouées à l'assurance maladie
12:29et à la branche famille
12:30et ce manque à gagner
12:32serait compensé
12:33par d'autres ressources
12:34dont la fameuse TVA sociale.
12:36Alors pour nous,
12:37à la CFDT,
12:38ce cheveu de bonnes taux
12:39proposé par Patrick Martin,
12:40ça ne peut pas nous satisfaire.
12:42Parce que,
12:43d'une part,
12:43la protection sociale
12:44dans son ensemble,
12:45si le patronat
12:46continue à ne la lire
12:47que comme une charge
12:48qui n'aurait aucun intérêt
12:50ni social ni économique,
12:51ça ne peut pas nous convenir.
12:52L'ensemble des entreprises
12:53ont besoin aussi
12:54d'avoir des travailleurs
12:55et des travailleuses
12:56qui ont de la sécurité
12:57dans leur vie
12:58et du coup
12:58de la disponibilité aussi
13:00au travail.
13:00Ça va de pair.
13:01Donc, il faut aussi
13:02que le patronat accepte
13:03de considérer
13:04que la protection sociale,
13:05que l'ensemble
13:05des services collectifs
13:06dans notre pays,
13:07ça constitue une externalité
13:09positive pour leur fonctionnement.
13:11Et puis, par ailleurs,
13:12là, ça procède de fait
13:14à un transfert de charges
13:15entre les cotisations sociales,
13:17y compris les cotisations
13:18sociales patronales,
13:20vers les consommateurs,
13:21les ménages,
13:22donc on redonne
13:23d'un côté
13:23du pouvoir d'achat
13:24en disant
13:24vous paierez moins
13:25de cotisations sociales
13:26mais surtout
13:26on perd à moins
13:27de cotisations patronales
13:28mais ce sera repris
13:29d'une autre main
13:30par la TVA.
13:31Et pour nous,
13:32la CFDT,
13:33elle n'a de social
13:33que le nom.
13:34On sait qu'il y a
13:35des ménages
13:35qui dépensent
13:36la totalité
13:37de leurs revenus,
13:38qui n'épargnent pas.
13:38Donc, eux,
13:39ça va peser
13:39sur la totalité
13:40de leurs revenus.
13:41On a vu cet été aussi
13:42et vous citiez
13:43les derniers chiffres
13:44de l'INSEE
13:44qu'il y a eu
13:44une légère baisse
13:45du taux d'épargne
13:46des ménages.
13:48On reste à un taux
13:49très élevé.
13:51Mais c'est peut-être
13:52le signe
13:52que dans ce contexte
13:53économique difficile
13:54que connaît notre pays
13:55et que connaissent
13:56beaucoup de ménages,
13:56certains ont dû
13:58ponctionner
13:58sur leur épargne.
14:00La question
14:00du pouvoir d'achat
14:01a été posée.
14:02La question
14:02de l'indemnisation
14:04chômage
14:05a été portée
14:05par Édouard Philippe
14:06qui fait partie
14:07de ces candidats
14:08qui essaient
14:08de se démarquer.
14:09Alors,
14:09c'est une histoire
14:10de concours
14:10lépine des propositions
14:11mais néanmoins
14:12cette proposition
14:13est sur la table.
14:1312 mois d'indemnisation
14:15pour les salariés
14:16de moins 50 ans
14:17mettons à part
14:18les seniors
14:18et on reparlera
14:19des jeunes
14:20qui connaissent
14:20aussi des difficultés
14:21pour accéder à l'emploi.
14:24Vous y souscrivez.
14:25Après tout,
14:25l'idée,
14:26ça part d'une idée
14:27que vous connaissez,
14:28fluidifier le marché
14:29du travail,
14:30faciliter les sorties
14:31pour accélérer
14:32les entrées.
14:33Ça recèle
14:34de cette logique-là.
14:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:36Ça fait plusieurs années
14:37qu'on réduit
14:39les droits
14:40des chômeurs
14:41et des chômeuses
14:42comme si certains
14:43se complaisaient
14:44dans le fait
14:44de rester dans le statut
14:45de demandeur d'emploi.
14:46Ce n'est pas le cas.
14:47Ce n'est pas ce que nous constatons
14:48nous en discutant
14:49avec des travailleurs
14:50et des travailleuses,
14:51des demandeurs
14:52et des demandeuses d'emploi.
14:53Nous, cette logique-là
14:54punitive sur les chômeurs
14:55et les chômeuses,
14:56on n'en veut pas.
14:57Par ailleurs,
14:58on constate,
14:59y compris avec notre fédération
15:00de la protection sociale
15:02et de l'emploi,
15:03que l'accompagnement
15:04vers l'emploi
15:05de personnes
15:06qui sont éloignées
15:06de l'emploi
15:07depuis longtemps
15:08est de plus en plus difficile
15:09et de moins en moins financée.
15:11On le voit dans les comptes
15:12de la protection sociale,
15:13il y a une diminution
15:14des dépenses sur l'insertion.
15:15Peut-être qu'il faut
15:16s'attaquer à cette question-là.
15:17Comment on permet
15:19à des personnes
15:19qui sont éloignées
15:20de l'emploi
15:20d'en retrouver le chemin ?
15:21Ça suppose
15:22un accompagnement social,
15:23évidemment,
15:24mais peut-être aussi
15:25qu'il faut faire de la place
15:27et rendre le travail
15:28plus inclusif
15:29pour permettre à des gens
15:30de reprendre pied
15:31dans la production.
15:33Ça, c'est une proposition
15:34qui venait d'Edouard Philippe.
15:35Caroline, peut-être,
15:36pour compléter
15:37quelques éléments économiques ?
15:39Pour le financement,
15:40le gouvernement est prêt
15:40à reconduire
15:41une deuxième fois
15:42la taxe exceptionnelle
15:43sur les grandes entreprises
15:45pendant qu'à l'AREF,
15:46au MEDEF,
15:47tous les grands patrons
15:48se plaignaient
15:49et moins grands patrons
15:50de ces taxations.
15:52Faut-il demander davantage
15:54aux grandes entreprises
15:55plutôt que de faire porter
15:56l'effort sur les salariés ?
15:57C'est un petit peu
15:57ce qu'on a évoqué jusque-là.
15:59En tout cas,
15:59pour nous,
16:00à la CFDT,
16:01on voit bien
16:01qu'il y a un enjeu
16:02de redresser progressivement
16:04les finances publiques
16:05pour éviter
16:06une progression
16:07trop importante
16:08de l'endettement public
16:09et pour nous,
16:10c'est un enjeu,
16:11c'est un vrai sujet,
16:11on ne le balaye pas
16:12d'un revers de la main.
16:13Donc pour vous,
16:13la dette,
16:14on ne la fait pas rouler ?
16:14Juste parce que ça revient
16:16à ce débat,
16:16on la fait rouler,
16:17après tout,
16:18elle est là,
16:18elle existe ?
16:18La dette publique,
16:19on la fait toujours rouler.
16:20Après,
16:21faire rouler la dette
16:21n'interdit pas
16:22de s'interroger
16:23sur le niveau
16:24de l'endettement global.
16:25Trop élevé selon vous ?
16:26En tout cas,
16:27il faut s'assurer
16:28qu'on sera capable
16:30de rembourser
16:31sans obéir
16:31la capacité
16:32à investir
16:33dans l'avenir.
16:33Donc c'est tous
16:34ces équilibres-là
16:35qu'il faut regarder.
16:36Mais on ne peut pas dire
16:37qu'on ne la fait jamais rouler,
16:38la dette de l'État,
16:39on la fait toujours rouler,
16:40mais c'est des grands équilibres.
16:41Nous,
16:41ça fait des années
16:42qu'on demande
16:42une vraie conférence sociale
16:43des finances publiques
16:44pour poser les choses
16:45sur la table globalement
16:46parce que par le petit bout
16:47de la lorniette,
16:48on va avoir des effets de bord.
16:50Et là, précisément,
16:51nous,
16:51oui,
16:51on considère
16:52que les entreprises
16:53qui réalisent
16:54des excédents importants
16:55doivent contribuer
16:55un peu plus,
16:56mais parce que globalement,
16:57notre vision
16:58de la fiscalité
16:59et de la contribution
17:00au redressement
17:01des finances publiques
17:02collectives,
17:03notre bien commun,
17:04ça doit passer
17:05par des efforts
17:06partagés et justes,
17:07c'est-à-dire que
17:07celles et ceux
17:08qui ont plus
17:09contribuent davantage.
17:10Et puis par ailleurs,
17:12les entreprises
17:12ont bénéficié
17:13de soutiens importants
17:14de l'État
17:14pendant la crise Covid,
17:17précédemment pendant
17:18la crise financière
17:19et on sait bien
17:20que pour le coup,
17:21l'endettement
17:22de la France
17:22a beaucoup progressé
17:24en 2007-2008
17:25et en 2020.
17:26Donc il faut aussi
17:27se souvenir
17:28des sources premières
17:30de cette élévation
17:31du niveau
17:32d'endettement du pays.
17:33Mais je m'adresse
17:34évidemment à la syndicaliste
17:35que vous êtes,
17:36éminente syndicaliste,
17:37mais je crois aussi
17:38professeur d'économie.
17:39Donc l'économie,
17:40évidemment,
17:41c'est un sujet
17:42sur lequel vous avez travaillé,
17:44sur lequel vous vous penchez.
17:45On a le sentiment
17:45aujourd'hui,
17:46au moment où on se parle,
17:47qu'on est dans la quadrature
17:48du cercle.
17:48C'est-à-dire qu'on ne sait pas
17:49par quel bout
17:51attraper le sujet
17:52pour essayer de sortir
17:53de la situation
17:54dans laquelle on est.
17:55En tout cas,
17:55c'est le sentiment
17:56que j'ai.
17:56Est-ce que vous avez,
17:57vous, en tant que syndicaliste,
17:58aussi ce sentiment
18:00de ne pas savoir
18:01comment attraper le sujet ?
18:02Mais ce qui est compliqué
18:03à notre sens,
18:04à la CFDT,
18:05c'est qu'il y a des volontés
18:07d'entrer dans des sujets
18:08qui sont, on le voit,
18:09très complexes,
18:10en essayant d'aller vite,
18:12mais aussi parce que
18:13l'horizon politique,
18:14il est court,
18:15et c'est peut-être ça
18:16qui rend les choses difficiles,
18:17parce que,
18:18y compris des économistes
18:19qui ont remis des rapports
18:20récemment au gouvernement,
18:22je pense aux quatre experts
18:22qui ont remis un rapport
18:23précisément sur les questions
18:25de dette
18:25et de résorption de la dette
18:26au ministre de l'Économie
18:27et des Finances,
18:28montrent bien qu'on ne peut pas
18:31aller trop vite non plus
18:33dans la réduction du déficit
18:35ni de la dette
18:36au risque de déclencher
18:38une crise économique
18:39et sociale derrière
18:40qui serait pire
18:41que la tentative de remédier.
18:43Donc vous dites à la CFDT,
18:45sans paraphraser,
18:46qu'il faut trouver le juste milieu
18:47entre la réforme
18:47et la douleur
18:49qui infligerait cette réforme.
18:50Oui, et puis surtout,
18:51il faut préparer l'avenir,
18:53c'est-à-dire que pour nous,
18:53à la CFDT,
18:54être sérieux sur les finances,
18:55ce n'est pas seulement
18:56décider où on coupe,
18:58c'est aussi éviter de couper
19:00à un endroit
19:01qui nous mettrait
19:01plus en difficulté.
19:02Demain encore,
19:03on a besoin de former
19:04notre jeunesse,
19:05on a besoin de s'adapter,
19:06vous le disiez tout à l'heure,
19:07au changement climatique
19:08et de continuer
19:09à renforcer
19:09l'atténuation
19:10de la contribution
19:11de l'activité humaine
19:12au réchauffement climatique.
19:13Ça, ça suppose
19:13des investissements.
19:14Caroline, il y a aussi l'IA,
19:16on a évoqué tout à l'heure
19:17l'adaptation au réchauffement climatique
19:18au dérèglement climatique,
19:19ça s'est évoqué,
19:20et le deuxième sujet,
19:21c'est l'IA.
19:21Et les arrêts maladies,
19:22Sébastien Lecornu
19:23a déclaré vouloir saisir
19:24dans les semaines qui viennent
19:26les partenaires sociaux
19:27sur ces deux sujets
19:28dans une logique,
19:28je cite,
19:29de réflexion globale
19:30et de confiance
19:31accordée au dialogue social.
19:33Il avait affirmé en juin
19:34vouloir mettre au débat
19:35du Parlement
19:36le remboursement
19:37de médicaments,
19:38je cite à nouveau,
19:38qui ne servent plus
19:39à grand-chose
19:40ou le coût des arrêts maladies
19:41merde toutes les batailles.
19:43Que lui répondez-vous ?
19:45Qui est cher,
19:45les arrêts maladies,
19:46qui a un coût,
19:47évidemment, lourd.
19:48Oui, ça,
19:49on le sait,
19:50on le voit bien
19:50dans les comptes
19:51de la sécurité sociale.
19:53Nous, on pense
19:54qu'il y a quand même eu
19:55aussi un exercice important
19:56pendant l'année
19:57qui est la conférence
19:57Travail-Emploi-Retraite
19:59qui a abordé
20:00ces questions-là
20:01de manière,
20:01je dirais,
20:02assez...
20:02Qui n'a pas totalement
20:03abouti, vous ?
20:04Non, on attend encore
20:05le rapport des garants.
20:06On attend l'atterrissage, là.
20:07Mais il y a eu
20:08des échanges intéressants
20:09pendant cette conférence
20:11Travail-Emploi-Retraite
20:12et, par exemple,
20:13sur les arrêts maladies,
20:15moi, j'ai participé
20:15aux ateliers
20:16Travail-Fonction Publique
20:18pendant la conférence,
20:19mais on avait aussi
20:19des échanges privés publics.
20:22On voit bien
20:22qu'il y a aussi
20:23une question
20:23sur le modèle managérial
20:25à la française
20:27qui génère aussi
20:27du mal-être au travail.
20:29Et donc,
20:30derrière l'augmentation
20:31des arrêts maladies,
20:31la question de la santé
20:33au travail,
20:33du bien-être au travail,
20:34des conditions de travail,
20:35de la reconnaissance
20:36des travailleurs,
20:37elle est clairement posée
20:38et d'ailleurs pas que
20:39par les syndicalistes
20:39puisqu'il y a un rapport
20:40de l'IGAS
20:40qui le souligne.
20:41On est très mauvais élèves
20:42en Europe.
20:43Voilà.
20:43Et donc, nous...
20:44Vous touchez à l'organisation.
20:45Oui.
20:45C'est ça, le sujet.
20:46Mais il faut améliorer
20:47l'organisation du travail.
20:48Ce sera utile, en fait,
20:49pour la productivité française
20:51et sa compétitivité,
20:52vraisemblablement.
20:53Et ce sera avant tout utile
20:54pour que les salariés,
20:56les agents publics
20:57se sentent davantage
20:58reconnus au travail
20:59et se sentent mieux au travail.
21:01Et peut-être qu'on aura
21:02aussi une baisse
21:03des arrêts maladies
21:04de ce fait-là.
21:05Quand les employeurs publics,
21:06je le disais tout à l'heure,
21:07les employeurs publics
21:07et privés
21:08ne font pas suffisamment,
21:11n'assument pas suffisamment
21:12leur responsabilité
21:13en termes de protection
21:14de la santé au travail,
21:15on sait aussi
21:15qu'il y a une progression
21:16des risques psychosociaux.
21:17C'est très souvent connecté
21:19à l'organisation du travail.
21:20Ça génère des arrêts maladies
21:21derrière.
21:22Les médecins ne prescrivent pas
21:25par plaisir
21:25des arrêts maladies
21:26et les salariés
21:27et les agents publics
21:28ne se mettent pas
21:29en arrêt maladie
21:29pour fuir le travail.
21:31Ou s'ils le fuient,
21:32c'est parce qu'ils le vivent
21:33trop mal
21:33et qu'il y a un problème
21:34de sens et de condition
21:35de travail.
21:36Vous avez évoqué
21:37cette conférence
21:38dont effectivement
21:39on aimerait faire une émission
21:40pour en connaître
21:41les conclusions,
21:43en tout cas le fruit
21:43de vos travaux,
21:44la retraite.
21:45C'était un sujet
21:46qui a été posé
21:47évidemment par les candidats
21:47à la présidentielle
21:48face au patron.
21:50Là aussi,
21:51pas de concours lépine,
21:52mais il y avait quand même
21:52deux grandes familles,
21:54certains qui assumaient
21:54littéralement,
21:55je pense à Gabriel Attal,
21:56qui disaient
21:57qu'il faut passer maintenant
21:58par la capitalisation.
22:00D'autres,
22:01je pense à François Hollande
22:02qui n'était pas sur scène,
22:03évoquent une retraite
22:04à 63 ans.
22:06Édouard Philippe
22:07parle de capitalisation.
22:09Qu'est-ce que dit
22:10la CFDT ?
22:11Et d'un côté,
22:12le RN qui maintient
22:13une retraite à 60,
22:1462 ans tout en hésitant.
22:16Qu'est-ce qu'on fait ?
22:17Parce que le sujet,
22:17il est devant nous.
22:18C'est-à-dire qu'il y ait
22:19une élection présidentielle
22:20ou pas,
22:21il faut traiter ce sujet.
22:22Quelle est la position
22:23de la CFDT ?
22:24Alors la position
22:24de la CFDT,
22:25c'est qu'il faut à tout prix
22:26préserver un système
22:27de retraite par répartition
22:29qu'en étant la base...
22:30Qui est malade.
22:31Oui, mais nous,
22:32on pense que c'est important
22:33de maintenir ce système
22:34par répartition
22:35et qu'on a aussi toujours
22:38cette clé de lecture
22:38sur la justice sociale.
22:40Donc s'assurer que
22:41notre système collectif
22:42de retraite permet à chacun
22:43et chacune d'avoir
22:45un revenu pendant sa retraite.
22:48Il y a de la capitalisation
22:49qui s'ajoute de fait déjà,
22:51qui peut être régulée,
22:51qui peut être améliorée.
22:52Oui, elle existe déjà,
22:53on est d'accord.
22:54Mais le socle doit bien
22:55être celui de la répartition
22:56et avec aussi des éléments
23:00pour corriger des inégalités.
23:01On voit qu'il y a des mesures
23:02qui entrent en vigueur
23:03là, ces jours-ci,
23:04qui étaient des revendications
23:05fortes de la CFDT
23:06sur une meilleure prise en compte
23:08des enfants pour les femmes
23:09dans le secteur privé
23:10comme dans le secteur public.
23:12On sait aussi que, par exemple,
23:13la retraite progressive,
23:14qu'on a beaucoup défendue,
23:15rencontre un franc succès
23:16auprès des travailleurs
23:17et des travailleuses.
23:18Et nous, on pense que
23:20si on rentre dans le sujet
23:21uniquement sur le prisme
23:23de l'âge légal de départ,
23:25ça ne dit pas tout
23:26parce qu'on voit
23:27qu'il y a des travailleurs
23:28et des travailleuses
23:28qui ont des conditions
23:30de travail tellement difficiles
23:32dans leur métier.
23:33La pénibilité est ce qu'elle est
23:35et du coup,
23:36pour un certain nombre
23:37de travailleurs et de travailleuses,
23:38ce discours sur travailler
23:39plus longtemps,
23:39il ne tient pas.
23:40Parce qu'en fait,
23:41ce n'est pas réaliste.
23:42Donc, pour nous,
23:44c'est aussi pour ça
23:44qu'on a plaidé pour...
23:45Donc pénibilité,
23:46vous soulevez ce débat-là.
23:47Pénibilité,
23:47usure au travail
23:49et vraiment,
23:50c'est pour ça
23:50que dans la conférence
23:51travail-emploi-retraite,
23:51on voulait que les trois sujets
23:53soient liés.
23:54Parce que,
23:56pour les travailleurs et les travailleuses
23:57de travailler plus tard
23:58dans leur vie
23:59et que les entreprises acceptent
24:01de recruter des seniors aussi,
24:03il y a des enjeux
24:04sur comment on travaille,
24:05comment on organise le travail.
24:07On revient quand même
24:07sur le débat que vous souleviez
24:08sur l'organisation du travail
24:09et la manière
24:10dont on est au travail
24:11en tant qu'être humain
24:12et en tant qu'individu.
24:14Avant de nous quitter,
24:15j'ai lu que les syndicats
24:17préparaient eux aussi
24:18quelque part
24:18leur contre-offensive,
24:20que vous alliez probablement
24:21la CFDT,
24:22je ne sais pas si c'est validé,
24:23recevoir les candidats,
24:24hormis Marine Le Pen,
24:26si j'ai bien lu.
24:27Les candidats d'extrême droite.
24:28D'extrême droite.
24:29Vous allez le faire ?
24:30Vous allez les recevoir,
24:31les candidats ?
24:31C'est l'habitude de la CFDT
24:33de recevoir les candidats
24:35ou une partie des candidats
24:36à l'élection présidentielle,
24:38hormis les candidats
24:39et candidats d'extrême droite,
24:40parce que pour nous,
24:41cette frange-là
24:42de l'échiquier politique
24:43est orthogonale
24:44à nos valeurs,
24:45nos principes,
24:46et puis ont clairement
24:47des positions
24:48contre le monde du travail
24:49et contre le syndicalisme.
24:50Oui, j'ai lu un papier
24:51dans Le Monde
24:52qui expliquait
24:53que vous gréniez,
24:53vous et d'autres syndicats,
24:55d'ailleurs,
24:55une baisse du droit syndical
24:58si le RN arrivait au pouvoir.
25:00D'une part,
25:01ça fait partie
25:01de leur programme,
25:02d'autre part,
25:02on observe que
25:03dans des pays
25:04dans lesquels
25:04des responsables
25:05d'extrême droite
25:06sont arrivés au pouvoir,
25:07ça fait partie assez vite
25:08des mesures qui sont prises
25:09contre le monde du travail.
25:10On est à 8 mois,
25:129 mois
25:12de l'élection présidentielle.
25:14Quelle place vont prendre
25:15et va prendre la CFDT ?
25:17Des manifestations ?
25:17J'ai vu qu'il y avait
25:18une manif le 29 septembre prochain,
25:19côté fonctions publiques.
25:21J'ai vu que vous commenciez
25:22à vous concerter.
25:23Comment ça se passe,
25:24dans les semaines à venir ?
25:26Dans les semaines à venir
25:27à la CFDT,
25:27notre objectif,
25:28c'est vraiment de mettre
25:29les intérêts
25:30et les conditions de vie
25:32des travailleurs,
25:33des travailleuses
25:33au centre du débat
25:34et de rappeler que
25:35derrière des débats macroéconomiques,
25:37et je suis en charge
25:38des politiques économiques
25:39à la CFDT,
25:40il y a la vie
25:40de nos concitoyens,
25:42de nos concitoyennes,
25:43il y a la vie
25:43des travailleurs,
25:44des travailleuses,
25:44de tout le monde
25:45et que ces questions-là
25:46de conditions de vie,
25:47de conditions de vie au travail,
25:48elles doivent être centrales
25:49y compris en termes démocratiques.
25:51Parce qu'il y a beaucoup d'études
25:52et c'était notamment
25:52les travaux de Bruno Pallier
25:54et de Dominique Méda
25:54qui montrent que des gens
25:55qui sont mal au travail
25:58votent souvent,
25:59votent davantage
26:00à l'extrême droite
26:01ou s'abstiennent.
26:01Donc c'est une vraie question
26:02démocratique
26:03de prendre en charge
26:04dans les réflexions
26:05sur les évolutions économiques
26:06l'impact sur les conditions
26:07de vie de chacun et de chacune.
26:08Le prendre soin
26:09pour intégrer les collaborateurs
26:12dans leur bien-être.
26:14Un mot quand même
26:15sur certains des élus syndicaux
26:17ou d'adhérents
26:17sont quand même
26:19vote pour le RN.
26:20On le sait dans tous les syndicats.
26:21Il y a cette question
26:22qui vous est posée.
26:23Oui et nous
26:24c'est des questions
26:25qu'on se pose beaucoup
26:25au sein de la CFDT.
26:26Donc pour nous
26:27la clé c'est de débattre.
26:29C'est-à-dire que si
26:29on a des militants
26:31ou des militantes
26:31dont on constate
26:32qu'ils sont candidats
26:33sur les listes RN,
26:34ils ont vocation
26:35à quitter l'organisation.
26:38Mais on sait bien
26:39qu'on a des habitants
26:40de notre pays
26:41qui sont tentés
26:41par le vote
26:42rassemblement national.
26:43Pour nous ces personnes
26:44il faut dialoguer avec elles
26:46essayer de comprendre
26:48ce qui les a amenés
26:49à considérer
26:50que ça pourrait être
26:51une solution
26:51et d'essayer
26:52de donner
26:53d'autres perspectives
26:54de donner un horizon
26:56à chacun et chacune
26:57pour pouvoir se projeter
26:58de manière plus positive
26:59dans l'avenir.
27:00Il nous reste quelques secondes
27:01ce modèle social
27:02dont on vante
27:04ce modèle à l'étranger
27:06vous avez le sentiment
27:06qu'il peut encore perdurer
27:08tel qu'il est aujourd'hui.
27:09J'ai le sentiment
27:09que la situation économique
27:11va faire qu'on va l'échancrer.
27:12Est-ce que vous avez
27:13cette crainte ?
27:14Alors si on considère
27:16que c'est juste une charge
27:17et si trop de responsables
27:18politiques nous entraînent
27:19sur cette voie-là
27:20c'est le risque.
27:22Nous on considère
27:22que oui il faut
27:24à la fois refonder
27:26notre système social
27:27notre modèle social
27:28mais pas l'abandonner
27:29parce que
27:31tout le monde
27:31était bien content
27:32alors publiquement
27:33en économie
27:33on parle d'amortisseurs
27:34mais en fait
27:35les amortisseurs
27:36pendant les crises
27:36c'est quoi ?
27:37C'est notre système
27:37de protection sociale
27:38c'est le fait
27:39qu'on a un haut niveau
27:39de services publics
27:40donc il y a un enjeu
27:41de rétablir le consentement
27:43à l'impôt
27:44à la contribution collective
27:46et de donner à voir
27:47aussi à chacun
27:48et chacune
27:48que même si
27:50telle année
27:50on reçoit peu
27:51parce qu'on est en bonne santé
27:52parce qu'on est jeune
27:53parce qu'on n'a pas encore
27:54d'enfants etc.
27:55En fait
27:56collectivement
27:56cette structure collective
27:58elle nous permettra
27:59de faire face
28:00à des risques
28:01qu'on ne prévoit pas
28:01tout de suite
28:02mais un jour ou l'autre
28:02ça nous sera utile
28:03et puis c'est ce qui nous a permis
28:05d'être éduqué
28:06d'être formé
28:07c'est ce qui nous permet aussi
28:08d'avoir des infrastructures
28:09d'avoir des infrastructures
28:11de bonne qualité
28:12dans notre pays
28:13Merci Catherine Nave Bechti
28:15d'être venue nous rendre visite
28:16pour un grand entretien
28:17Merci
28:18Secrétaire nationale
28:19de la CFDT
28:20en charge des dossiers
28:20budget projet de loi de finances
28:22et de manière générale
28:23sur les sujets économiques
28:24vous reviendrez nous voir
28:25évidemment
28:26lorsque vous recevrez
28:26des candidats
28:27hormis Marine Le Pen
28:29Merci Caroline de Sainte-Ville
28:30c'est un vrai plaisir
28:30Merci à toute l'équipe
28:32évidemment Nicolas Juchat
28:33à la programmation
28:34Charles à la réalisation
28:35et Paul Hausson
28:36Merci à vous
28:37je vous dis à très très bientôt
28:38Bye bye