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  • il y a 25 minutes
Vendredi 25 septembre 2026, retrouvez Patrick-Vincent Genod (associé, EY), Antoine Auzimour (Cofondateur, Glaaster), Marion Ranvier (Directrice, Contentsquare Foundation) et Sébastien Sibaï (responsable pôle études, IDET) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles, évidemment, bien dans son job.
00:16Aujourd'hui, on s'intéresse à un métier que vous connaissez peut-être, les directeurs d'environnement de travail.
00:21Qu'est-ce que c'est ? On va tout savoir avec Sébastien Sibel, il est responsable pour l'étude,
00:25justement sur une étude passionnante sur le profil de ces directeurs environnement de travail.
00:32On saura tout dans quelques instants.
00:33Le cercle RH favorisait la neurodiversité, les neurodivergents.
00:38On va en parler à travers un partenariat extrêmement efficace entre Content Square Foundation et Gloucester.
00:45Nous aurons Marion Ranvier qui représentera Content Square et Antoine Osimour justement qui représentera Gloucester
00:52qui nous parlera de la place de l'IA et de l'importance d'adapter les programmes universitaires,
00:58notamment pour ces profils atypiques.
01:00On fera le point, c'est le cercle RH et c'est le débat.
01:02Puis on terminera notre émission Fenêtre sur l'emploi avec un sujet essentiel,
01:07la transmission des entreprises familiales.
01:09Un point et un éclairage avec Patrick Vincent Genoux, il est associé chez EY.
01:13Voilà le programme tout de suite, c'est bien dans Smart Job.
01:28Les directeurs d'environnement de travail, alors ils existent dans des grandes entreprises,
01:32vous en avez peut-être entendu parler, peut-être moins dans les PME, les ETI.
01:36C'est un métier important, transversal et une étude passionnante justement sortie par l'IDET,
01:42l'Institut justement des directeurs du travail, étude portée par Sébastien Sibail.
01:46Et notamment, vous êtes, bonjour Sébastien, responsable du pôle études à l'IDET.
01:52L'IDET, c'est le regroupement de tous ces directeurs de l'environnement de travail.
01:57L'étude est sortie il y a quelques jours, elle est toute chaude ou toute fraîche, comme on veut.
02:01D'abord, c'est quoi ? C'est dresser le portrait robot de ces directeurs du travail ?
02:05C'est ça.
02:05Plus de femmes ? C'est la première indication ?
02:08De plus en plus de femmes, en effet.
02:10On a voulu, comme vous le disiez, dresser le profil socio-démographique des directeurs des environnements de travail,
02:16comprendre un peu comment évoluer leurs responsabilités, notamment face à toutes les mutations du travail ces dernières années,
02:22notamment avec l'irruption du travail hybride, et savoir comment ils se projettent dans l'avenir face à ces transformations.
02:28Comme vous le disiez, il y a de plus en plus de femmes.
02:31C'est l'un des principaux enseignements.
02:32On atteint presque la parité.
02:34Il y a 47% de femmes aujourd'hui parmi les directeurs des environnements de travail.
02:40C'est presque 20 points de plus qu'il y a un peu moins de 20 ans.
02:46Ça s'explique, je vous en prie.
02:47Juste un mot, il n'y a pas de filière, il n'y a pas d'école, il n'y
02:49a pas de BTS, de manager, de master ?
02:52Il y a des formations universitaires qui se développent.
02:57Je pense notamment à un master à l'université de Marne-la-Vallée qui forme à ces métiers,
03:02mais c'est assez récent, ça se développe.
03:06Mais en réalité, quand on regarde les choses de manière fondamentale,
03:129 directeurs de l'environnement de travail sur 10 arrivent à ce métier après en avoir exercé un autre avant.
03:18Deuxième partie de carrière.
03:19C'est ça, exactement. Deuxième partie de carrière.
03:21Ils viennent des achats, de l'immobilier, des RH, toute une diversité de métiers.
03:25Et c'est aussi ce qui rend ce métier intéressant parce qu'il y a une vraie diversité.
03:29Pour ceux qui nous regardent et qui voudraient peut-être même se lancer dans cette deuxième partie de carrière,
03:33c'est un métier qui est passionnant parce qu'il est au carrefour de mille choses.
03:36Alors, basiquement, c'est le bien-être au travail, l'environnement du poste.
03:40Mais en fait, ça va bien au-delà.
03:42Absolument. Alors, en effet, comme vous l'avez dit, le cœur de métier, c'est le bien-être des collaborateurs.
03:47Mais pour contribuer au bien-être des collaborateurs, il y a mille manières.
03:51Il y a l'aménagement des espaces.
03:54Alors, on s'occupe du mobilier, de la manière dont les espaces agences entre eux,
04:00entre l'espace collaboratif, l'ex-office, etc.
04:04La climatisation, l'acoustique, c'est très important.
04:07L'acoustique, les dérangements sonores, c'est l'une des nuisances les plus embêtantes sur le travail.
04:17Et voilà, il y a tous les aspects d'hygiène, de propreté, de sécurité, sûreté.
04:21Et les services aux résidents, la restauration, par exemple.
04:24Qui est très importante aussi et qui est souvent sujet de critique.
04:27Par ailleurs, des collaborateurs, la cantine n'est pas bonne, c'est froid, ça ne va pas assez vite.
04:31Dans les trois priorités qui se détachent de l'étude, c'est la performance énergétique.
04:35Parce que là, il y a des enjeux très forts.
04:36Il y a d'énormes enjeux.
04:37Je mets le carburant de côté, mais le coût de l'énergie, la qualité de vie, on vient d'évoquer,
04:43et les conditions de travail.
04:44Et dernier point, il y a aussi l'optimisation des coûts, parce que c'est une de ses missions.
04:48Absolument, l'optimisation des coûts est essentielle.
04:52Il y a une pression budgétaire quotidienne dans le métier des environnements de travail.
04:56Alors, il faut savoir qu'il y a une évolution du métier des environnements de travail
05:01qui se tourne de plus en plus vers l'externalisation.
05:05Les directeurs de l'environnement de travail, ce sont de plus en plus des super pilotes.
05:09Des maîtres d'oeuvre.
05:10C'est ça, exactement, des maîtres d'oeuvre, des pilotes un peu stratèges.
05:12Avec des partenaires.
05:13Exactement, qui coordonnent de plus en plus de prestataires avec lesquels ils essayent
05:17de développer une relation partenariale, justement, pour les faire adhérer aux valeurs
05:21de leur entreprise en interne.
05:24Et donc, cette dimension-là les pousse à optimiser leurs coûts.
05:34Et puis, c'est une demande aussi du COMEX.
05:35Et c'est une demande du COMEX, bien sûr.
05:38Il y a eu, avec le travail hybride aussi, un renforcement de cette demande de maîtrise des coûts,
05:44qui passait notamment par les questions de densification immobilière.
05:47On a réduit le nombre de mètres carrés par collaborateur.
05:50Et oui, parce que moins de monde au même moment dans l'entreprise.
05:52Exactement, et ça, ça a entraîné un réaménagement des espaces.
05:56On a mis en place ce qu'on appelle la segmentation fonctionnelle des espaces.
05:58On a réparti les espaces par usage, avec le développement des espaces collaboratifs,
06:03des espaces de réunion, des espaces de travail, de concentration.
06:06Et les DET ont joué un rôle éminent dans cette nouvelle segmentation.
06:10Avant de vous parler, pour terminer notre séquence de l'IA, parce qu'ils l'utilisent,
06:13l'IA, elle est entrée aussi de plein pied, ils sont tous membres du COMEX ou pas ?
06:18Parce qu'ils ont des rôles stratégiques, il faut que leur parole soit entendue.
06:21Absolument, ils occupent de plus en plus des rôles stratégiques,
06:24ils sont de plus en plus présents dans les COMEX et dans les Codires.
06:28Leur présence dans les Codires a doublé en près de 20 ans, ils sont 38%.
06:32D'où l'importance de ce poste, ça montre l'importance des postes.
06:34Exactement, l'évolution est significative sur ces dernières années.
06:38Alors, leur présence n'est pas encore systématique, ils sont de plus en plus visibles,
06:41qui sont de plus en plus reconnus institutionnellement, de plus en plus considérés comme légitimes.
06:45Mais il y a quand même un travail de visibilisation de ces métiers à œuvrer.
06:49C'est vrai qu'ils sont présents quand même dans les grandes entreprises, ça vous le confirmez ?
06:51Ils sont largement présents dans les grandes entreprises, dans les entreprises de taille intermédiaire aussi.
06:55On a une représentativité à peu près équilibrée entre grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire.
07:00On en a nettement moins dans les PME, il y en a quelques-uns quand même.
07:03Mais oui, c'est des métiers, en effet, qui gèrent une diversité de sites, une grande superficie de filiales.
07:12Il y en a même qui sont en France et à l'international.
07:17Merci Sébastien Sibail d'être venu nous rendre visite en portant cette étude à découvrir, évidemment, sur le site de
07:23l'IDET.
07:23Absolument.
07:24L'Institut inspiré à développer les environnements de travail qui est l'association des directeurs des environnements.
07:31Je voulais l'entendre parce que j'avais raté l'acronyme.
07:33Merci de m'avoir rectifié.
07:34Vous êtes le responsable du pôle études de l'IDET avec cette étude qui vous donne ce portrait robot et
07:40l'évolution aussi de ce métier qui est passionnant.
07:42Merci de nous avoir rendu visite.
07:43On tourne une page.
07:45D'ailleurs, peut-être un sujet dont on va parler qui intéresse les directeurs de l'environnement de travail,
07:49ce sont les neuroatypiques, les dys notamment, et plein d'autres personnes touchées par ces dysfonctionnements.
07:57On va en parler parce qu'un partenariat passionnant accompagne les étudiants, justement, neuroatypiques,
08:03à pouvoir apprendre dans les meilleures conditions.
08:05On en parle.
08:06On fait le point, évidemment, avec nos experts.
08:08C'est le Cercle RH.
08:09C'est tout de suite.
08:22Le Cercle RH, notre débat pour parler d'un sujet important, la neurodiversité ou les neurodivergents,
08:29avec des acronymes dont on va tout vous expliquer, les dyslétriques, les TDHA,
08:33toutes ces personnes ou personnalités d'ailleurs un peu différentes et qui, parfois, ont du mal à trouver leur place.
08:39Alors, dans le monde de l'entreprise, mais aussi dans leur parcours scolaire et universitaire.
08:44Et justement, on en parle avec deux acteurs qui ont décidé de prendre le sujet à bras-le-corps.
08:49Marion Ranvier.
08:49Bonjour, Marion.
08:50Bonjour.
08:51Vous êtes directrice de Content Square Foundation.
08:54Vous nous expliquerez, évidemment, ce que vous faites et la volonté que vous avez eue à travailler la main dans
08:59la main avec Antoine Osimour.
09:00Je ne sais pas, d'ailleurs, dans quel sens les choses se sont faites.
09:03Co-fondateur de Glaster, vous êtes le représentant de l'IA sur ce plateau,
09:06celui qui a la technologie et qui va nous expliquer comment, en mariant les compétences de celles de Marion et
09:13des vôtres,
09:14vous améliorer le sujet.
09:15Un petit mot sur vous, quand même, parce qu'on ne se penche pas sur ces sujets totalement par hasard.
09:21Et vous aussi, vous êtes considérée appartenir à la grande famille des neurodivergences, d'un mot un peu barbare.
09:27Vous êtes dyslexique.
09:28Oui.
09:28Vous étiez.
09:29Je le suis toujours.
09:30Tout à fait.
09:31Je suis dyslexique.
09:32Donc, c'est une difficulté de lecture.
09:34Par exemple, du mal avec des lettres comme le B, le D, le P, le Q, qu'on appelle des
09:39lettres miroirs.
09:41Donc, c'est parfois un problème de compréhension et de vitesse de lecture.
09:46À la lecture ?
09:47À la lecture.
09:49Antoine, pareil ?
09:50Pareil, complètement.
09:50Moi, je l'ai été très fortement dans les années qui sont les plus difficiles, on va dire fin primaire,
09:54début collège.
09:55J'ai eu la chance d'être suivi, accompagné par des professionnels de santé.
09:58Je me suis spécialisé en ingénierie et plus spécialement en intelligence artificielle.
10:02Aujourd'hui, l'objectif de Glaster, c'est de remettre ces compétences au service justement de ces jeunes.
10:06Alors, j'ai lu, je ne sais pas si c'est vous qui le portez, cette phrase, mais on considère
10:11que c'est une maladie.
10:12Et vous, certains disent que c'est d'abord une personnalité.
10:15Ce n'est pas une maladie au sens propre du mot.
10:16Juste parce qu'il y a beaucoup de profs, il y a beaucoup de recruteurs qui disent, mais attendez, c
10:20'est des gens qui ont un problème de santé.
10:22Qu'est-ce que vous en pensez, Antoine ?
10:24Non, pour le coup, aujourd'hui, ça permet, on développe des méthodes de compensation, de contournement.
10:30Ce n'est pas pour autant qu'on a des difficultés sur certains sujets qu'on ne peut pas mieux
10:34s'en sortir sur d'autres.
10:35Par exemple, moi, j'avais beaucoup de difficultés sur le parker.
10:37Par contre, j'ai développé une forte logique.
10:40Et donc, il faut savoir s'appuyer sur ces compétences.
10:42On va y venir, parce que c'est tout l'intérêt de ce débat qui discrimine une partie de notre
10:48jeunesse,
10:48parce que les profs, les instits ne savent pas comment accueillir ces enfants.
10:51Aujourd'hui, il y a un vrai problème de sensibilisation, d'évangélisation sur les troubles dys, neuroatypiques.
10:58Effectivement, c'est dans la famille, c'est un handicap.
11:01Mais par contre, moi, ce que je pense fortement, c'est que c'est un super pouvoir.
11:05Il faut juste pouvoir aiguiller, outiller, pour finalement libérer aussi ces étudiants.
11:11Rassurer la personne, elle-même.
11:12Et les rassurer, tout à fait, oui, bien sûr.
11:14La phrase, c'est la neurodiversité est une identité, pas un trouble.
11:18Peut-être pour rassurer tous ceux qui nous regardent.
11:21Pourquoi vous avez choisi d'associer vos compétences ?
11:24Expliquez-nous le procédé.
11:25Parce que ceux dont on va parler, ce sont des outils qui s'adaptent à ceux qui vont étudier à
11:29la fac,
11:30ou dans les écoles de commerce, ou dans toutes les écoles.
11:31On parle bien à un public universitaire, là.
11:33Complètement. Surtout études supérieures.
11:36Donc, à un moment où on peut avoir besoin d'un document plus adapté.
11:40Vous le disiez tout à l'heure, aujourd'hui, ce n'est pas évident pour un enseignant
11:43de savoir de quoi a besoin la personne en face.
11:46C'est effectivement un super pouvoir qui est très individuel.
11:48Chacun a des troubles qui lui sont propres, et donc une adaptation qui lui est propre.
11:52Et aujourd'hui, nous, on s'associe avec Marion et plus largement la Content Square Foundation
11:56pour avoir un socle technique qui permet de transformer n'importe quel document aux besoins individuels.
12:01J'ai un document, je vais le téléverser, je crois que c'est le mot que vous utilisez.
12:05Exactement.
12:07Et je le téléverse, et l'IA, parce que là, l'IA va venir nous rendre service, va adapter au
12:12profil.
12:12Ça veut dire que la personne a renseigné son profil avant ?
12:14Exactement.
12:15On est d'accord ?
12:15Donc, comment est-ce que ça fonctionne ? On vient prendre en photo, on vient déposer la version numérique du
12:19document,
12:19qui est la version de l'enseignant ou la version sur laquelle vous travaillez.
12:23Et l'objectif va être de transformer, ce que vous avez l'étude de voir, en Arial 11, plutôt petit,
12:28dans une version qui est plus adaptée.
12:30Nouvelle police, nouvel espacement entre les lignes, les mots, les lettres, couleurs sur les phonèmes ou les graphèmes,
12:34que disait Marion, les P, les B.
12:35Tout ça, c'est une technologie qui est dans Redapt, que nous, on utilise,
12:39et on est venu rajouter, en s'associant avec un centre de recherche, le CRNL,
12:43Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, une brique technologique IA,
12:46qui permet de détecter les besoins de la personne qui arrive.
12:48Donc, en arrivant, on remplit une première phase de profil, et on passe des tests.
12:52Ces tests qui sont normés, qui sont normalement passés en papier et crayon,
12:55qui ont été digitalisés pour venir détecter les besoins.
12:57Et après, il n'y a plus qu'à téléverser les documents,
12:59parce qu'évidemment, l'IA va adapter, par rapport au test qui est sorti, le document.
13:04Pourquoi cette volonté d'accélérer sur ce sujet ?
13:07Est-ce que vous avez le sentiment que c'est un petit peu l'enfant pauvre
13:10des sujets liés au handicap ?
13:11On ne sait pas comment les traiter, on ne sait pas comment les attraper.
13:14Oui, c'est une certitude, et aujourd'hui, il faut aussi rappeler
13:16que 80% du web n'est pas accessible aux personnes en situation de handicap,
13:20donc handicap visuel, auditif, cognitif ou moteur.
13:24Et un an après l'European Accessibility Act,
13:27qui est une directive qui a été passée en juin dernier,
13:31il reste encore un web qui est inaccessible.
13:34Et donc aujourd'hui, sensibiliser, donner des outils aux étudiants,
13:38c'est les professionnels de demain.
13:39Et donc si on a cette notion d'inclusion,
13:42c'est aussi comme ça qu'on pourra être inclusif dans nos recrutements.
13:46Et donc pour nous, au sein de la Fondation,
13:48c'est un sujet que l'on porte depuis des années,
13:51et on est très content de pouvoir s'associer avec Glaster,
13:55parce que notamment cette brique open source,
13:56on veut vraiment créer tout un écosystème d'acteurs qui utilisent notre technologie
14:02pour finalement le bien de tous et l'accessibilité pour tous.
14:05Open source, pour le dire en langage simple,
14:07c'est qu'il n'y a pas d'achat de logiciels et d'abonnements.
14:10C'est une technologie ouverte, tout le monde peut l'utiliser.
14:13Vous, dans vos vies personnelles, vous êtes devenu chef d'entreprise,
14:16tous les deux, vous avez créé des entreprises.
14:18La question qui est posée à ceux qui nous regardent,
14:20et d'ailleurs des adultes, je parle des gens qui sont en entreprise,
14:22c'est, le savent-ils eux-mêmes qu'ils sont atypiques ou neurodivergents ?
14:27La question, c'est, à quel moment on découvre que l'on est,
14:30à quel moment on va l'assumer pour aller voir son manager
14:32et lui dire, écoute, tu vois, si je n'ai pas été capable de faire des slides
14:35dans les délais que tu m'as indiqués, parce que tous ces sujets-là sont pratiques.
14:38Comment on fait là, concrètement ?
14:40Alors, ça évolue, ça évolue vite, je trouve,
14:43mais il reste encore quand même beaucoup de gens,
14:45ça a été mon cas, qui se passent et qui se sont passés sous les radars,
14:48c'est-à-dire qui n'ont pas osé signaler.
14:50On est gêné, on n'ose pas ?
14:51Il y a un peu de crainte, je pense, un peu de honte aussi, il faut le dire,
14:54et pas envie de déranger.
14:56Je veux dire, ok, moi, j'ai appris à compenser,
14:58j'ai l'impression qu'il y a peut-être un handicap plus fort qu'il y aurait besoin.
15:01Aujourd'hui encore, vous compensez ?
15:03Aujourd'hui encore.
15:04Donc, dans des réunions avec des clients, des réunions,
15:07vous trouvez à chaque fois le moyen ?
15:09C'est l'exemple que je donne, je pense qu'entre vous et moi,
15:11je prends peut-être 25% de plus de temps à lire le même mail.
15:14Ce qui fait que sur quelques heures, ça ne se voit pas,
15:16à la fin de la journée, fatigué, exténué, ça commence à se sentir.
15:19C'est ça l'enjeu, c'est le délai de lecture et la compréhension.
15:24Tout à fait, tout à fait.
15:25Et je pense également qu'aujourd'hui, le handicap,
15:27il est encore très stigmatisé dans notre société
15:29et effectivement, dans un entretien, avec nos futurs boss,
15:33on n'a pas du tout envie de partager.
15:35Vos étudiants qui vont aller au travail, ils assument ou ils n'assument pas ?
15:39Mais aujourd'hui, non, ce n'est pas assumé,
15:40mais parce qu'on n'est pas conditionné aussi à parler de son besoin,
15:43parce qu'on se renferme sur nous-mêmes
15:45et ça crée finalement aussi beaucoup d'isolement pour ces jeunes.
15:50Et de perte de confiance.
15:50Et de perte de confiance, tout à fait, et d'autonomie.
15:53Là, aujourd'hui, vous parlez, alors, vous l'avez dit,
15:55la première brique, c'est l'enseignement supérieur.
15:57Parce qu'il faut toucher les étudiants,
15:58il faut commencer par finalement les plus jeunes.
16:00Mais j'imagine que votre ambition, c'est aussi de toucher des salariés
16:02parce qu'il y a beaucoup de salariés qui communiquent sur ce sujet.
16:04Ils se sont dits, ils n'osent pas en parler dans l'entreprise.
16:08C'est la deuxième étape, c'est la suite du projet ?
16:10Complètement. Aujourd'hui, pour pallier à cette difficulté
16:13de venir se signaler, côté Glaster, on a créé une licence inclusive.
16:16Qu'est-ce que c'est une licence inclusive ?
16:18On équipe l'entièreté d'un établissement ou d'une entreprise
16:20pour justement pouvoir le déployer de manière générale.
16:23On évite la stigmatisation.
16:25Ça permet à n'importe qui de pouvoir se lancer, seul,
16:27en toute autonomie sur la plateforme.
16:29Et derrière que, à travers le discours de la mission handicap,
16:32on aille justement leur dire, il existe quelqu'un,
16:34vous pouvez passer le pas de la porte, on est là pour vous aider,
16:36pour aller plus loin.
16:37Et tous ces jeunes là aujourd'hui, qui justement sont en études,
16:40sont en train de rentrer dans le monde professionnel.
16:42Et évidemment, l'objectif, c'est de les accompagner,
16:44de les accompagner pour ne pas qu'il y ait justement
16:46cette scission entre la partie formation et la partie entreprise.
16:49Aujourd'hui, on a déjà commencé, avec des grands groupes,
16:52à pouvoir intégrer cette solution aussi en entreprise.
16:54Donc, il faut toucher les directions d'école
16:56et les directions pédagogiques pour que ces outils soient mis à disposition
16:59et que les étudiants soient informés, si je peux me permettre.
17:02Et déployés.
17:03Oui, bien sûr.
17:03Parce que je comprends qu'on peut le faire individuellement,
17:05qu'on n'est pas obligé de le faire en public,
17:07et que tout ça peut se faire d'une manière un peu intime,
17:09parce qu'on n'est pas obligé de dire à tous ses copains et copines
17:11qu'on est 10.
17:13Et même plus loin, aujourd'hui, l'intérêt,
17:14c'est que cet outil est accessible pour l'établissement.
17:16C'est un outil d'accessibilité.
17:18On n'a pas besoin d'être 10 pour avoir accès à l'outil.
17:20C'est-à-dire que le collègue à côté de nous,
17:22qui n'a peut-être pas de difficultés,
17:24lui aussi a accès.
17:26Et d'ailleurs, aujourd'hui, à travers le recul qu'on a,
17:28on a plus de 100 000 élèves équipés aujourd'hui,
17:31ça nous permet de savoir qu'il n'y a pas que des personnes
17:34avec des troubles, ou en tout cas des troubles signalés qu'ils utilisent.
17:36Ça peut être des allophones, français, langue étrangère,
17:39qui du coup sont en échange, sont contents d'en avoir.
17:41Les lettres sont plus grosses et plus lents.
17:43Exactement.
17:43Et ça, ça n'aide pas que les dyslexiques.
17:46Votre objectif, là, dans ce mariage d'intérêt,
17:50c'est quoi ?
17:51C'est d'aller toucher les écoles ?
17:52C'est d'apporter aussi votre réseau via les écoles ?
17:55Comment vous allez...
17:56Oui, bien sûr, c'est ce partenariat
17:58avec les établissements d'enseignement supérieur,
18:00parce qu'au sein de la Content Square Foundation,
18:01on a aussi développé une sensibilisation e-learning gratuite
18:06pour les étudiants et les établissements d'enseignement supérieur,
18:09leur faire connaître qu'est-ce que c'est l'accessibilité numérique,
18:12qu'est-ce que c'est le handicap.
18:13C'est comme ça qu'on commence aussi sur de l'inclusion,
18:15et parfois, ça permet d'avoir des discussions
18:17avec des étudiants qui nous disent
18:19« Mais nous, on a des besoins spécifiques,
18:20qu'est-ce qu'on fait ? »
18:21Et donc, c'est là où on ouvre aussi le débat.
18:24Et bien sûr, nous, l'idée, c'est de pouvoir accompagner
18:26des belles start-up comme Glasker à utiliser notre technologie
18:30et à utiliser aussi notre écosystème.
18:32Les trois piliers, c'est former tous les futurs leaders de demain.
18:36Ça, c'est votre ambition.
18:37Ça, c'est notre ambition.
18:37L'open source comme accélérateur d'impact, on vient de le traiter.
18:40Et puis, il y a passé de l'intention à l'action concrète.
18:42Ça veut dire que vous venez aussi à la télévision pour dire
18:44« Ok, on est tous d'accord, c'est un vrai sujet,
18:46mais maintenant, devenons concrets. »
18:47Et surtout, on a de quoi avoir des choses concrètes à vous proposer.
18:50Et c'est vraiment le message qu'on a envie de passer aujourd'hui.
18:53Il y a des réticences encore sur ce sujet
18:55où les interlocuteurs que vous rencontrez du côté Content Square
18:58au côté Glasker vous disent « Nous, on est ouvert,
19:00il faut avancer sur ce sujet parce que,
19:02dans l'esprit des RH et des autres, on perd des talents. »
19:05Complètement.
19:06Et même aujourd'hui, l'objectif, c'est aussi que ce soit
19:08le plus indolore possible à mettre en place.
19:10C'est pour ça qu'on traite les documents tels qu'ils sont.
19:12On ne demande pas un format particulier.
19:14C'est la chance de pouvoir s'appliquer sur cette brique Redapt
19:17qui est là pour traiter les documents en entrée.
19:19Et donc, on ne demande pas un format particulier,
19:21on ne demande pas du temps supplémentaire au manager.
19:23ou à l'enseignant.
19:24C'est nous qui allons nous adapter aux méthodes de travail.
19:27Donc, je le redis, là, pour l'instant,
19:29il y a combien d'établissements qui ont plugé l'open source,
19:32qui sont déjà embarqués ?
19:34Et les objectifs, parce que là, vous démarrez,
19:36vous êtes en train de promouvoir aussi cet outil.
19:39On en est où, là ?
19:40Alors, nous, on a une quinzaine d'établissements
19:42d'enseignement supérieur partenaires avec la fondation.
19:46Et donc, notre but, c'est d'embarquer Glaster
19:48avec nous aussi dans ces partenariats.
19:50Donc, ça veut dire que là, on est dans la deuxième étape.
19:52Il faut amener la tech.
19:54Non, mais je veux être concret.
19:55Dans l'enseignement supérieur.
19:56Antoine sourit.
19:57Mais ça veut dire que pour vous,
19:59il y a un petit enjeu aussi d'explication,
20:00de rassurez-vous,
20:02on ne va pas rentrer dans le disque dur de l'école.
20:04Non, mais c'est important.
20:05C'est une vraie question de sécurité.
20:07De DSI, vous avez ce sujet-là.
20:09Tout le monde doit être d'accord.
20:10Ensuite, il faut rentrer dans le concret.
20:11Complètement.
20:12On a la chance aujourd'hui d'être des plugins officiels de Moodle,
20:15qui est la plateforme sur laquelle sont déposés les cours,
20:17qui sont gérés toujours par l'établissement.
20:19On a énormément de douter de travailler sur des sujets de sécurité
20:22pour qu'on puisse être en France,
20:25trop cash français.
20:25On a parlé de dyslexie,
20:27parce que vous êtes concerné directement,
20:29et ça concerne beaucoup, beaucoup de monde.
20:30C'est quoi les autres possibilités de documents qu'on met ?
20:34Vous répondez à quel type de neurodivergence ?
20:36À tous les types de neurodivergence ?
20:37Oui, et en fait, on ne pense pas parfois,
20:39mais on peut avoir une fatigue passagère.
20:41On a besoin d'adaptabilité,
20:42on a besoin d'accessibilité.
20:44Moi, je travaille aussi beaucoup avec des personnes âgées
20:47qui me disent, mais en fait, c'est génial
20:48de pouvoir juste modifier la police,
20:51avoir le découpage diabrique ou une synthèse vocale.
20:54Et donc, finalement, quand on parle vraiment de ces sujets,
20:56notre but, c'est l'inclusion
20:59et l'accessibilité universelle.
21:00Au plus large public possible.
21:02Et dès le début.
21:03Vous êtes d'accord avec cette...
21:04Nous, on a élargi,
21:05on a commencé à parler beaucoup de la dyslexie,
21:07qui est le plus médiatisé,
21:08le plus connu,
21:098% de la population française en est atteint.
21:11Mais évidemment, les troubles, aujourd'hui,
21:12ils sont plus larges.
21:14TDA, TDA, je vous le disais au début, justement.
21:16Et même de manière plus générale,
21:17c'est pour ça qu'on ne fait pas uniquement
21:19de l'adaptation graphique,
21:19on a rajouté aussi des briques,
21:21lecture vocale,
21:22outil d'assistant de reformulation
21:23en fonction du type de trouble
21:25et une pédagogie augmentée.
21:27Donc, au lieu de lire le mail,
21:28qu'on se le dise simplement,
21:29on peut avoir une version vocale
21:30et on écoute plutôt que de lire
21:32ce qui est plus rassurant, probablement,
21:34pour les personnes neurodivergentes.
21:35Complètement.
21:36Tout à fait.
21:37Bon vent à ce projet essentiel
21:39en open source,
21:40c'est important de le préciser,
21:41avec déjà des établissements
21:42qui commencent véritablement
21:43à s'y pencher concrètement.
21:45Tout à fait.
21:46Parce que c'est le concret qui nous intéresse.
21:47C'est le concret qui nous intéresse, oui.
21:48Merci Antoine.
21:49Merci Marion de m'avoir rendu visite.
21:50Antoine Azimour,
21:51cofondateur de Glaster
21:52et Marion Ranvier,
21:53directrice Content Square Foundation.
21:56Merci.
21:56On peut aller voir vos informations.
21:58Si je veux moi-même remplir l'affiche,
22:00je vais où ?
22:00Je vais sur quel site ?
22:01Glaster.com.
22:02C'est Glaster.com.
22:03Mais c'est rien de plus simple.
22:04Rien de plus simple.
22:05Glaster.com.
22:05Merci de m'avoir rendu visite.
22:07C'est un vrai plaisir.
22:08On tourne une page,
22:08on s'intéresse à un autre sujet
22:10qui d'ailleurs peut intéresser.
22:12La transmission des entreprises familiales.
22:14Ça, c'est un sujet essentiel.
22:16Et on va en parler avec un expert de chez EY.
22:18Il est notre invité.
22:19C'est Fenêtres sur l'emploi.
22:33Et on termine notre émission
22:34avec Fenêtres sur l'emploi
22:35pour parler d'un sujet,
22:37j'ai envie de dire,
22:37un sujet d'actualité,
22:38c'est la transmission
22:39des entreprises familiales.
22:41Parce qu'il y aura beaucoup,
22:42il va y avoir beaucoup d'entreprises
22:43qui vont être transmises
22:44dans les années à venir.
22:45Et on en parle avec Patrick-Vincent Genoux.
22:47Bonjour Patrick-Vincent.
22:49Associé chez EY.
22:50Et vous portez une étude
22:53et un baromètre passionnant
22:54justement sur la transmission
22:55des entreprises familiales
22:57qui est sortie il y a quelques jours.
22:58D'abord, on a un chiffre
23:00qui est intéressant.
23:01C'est que les trois quarts,
23:02presque les trois quarts,
23:04des dirigeants vont privilégier
23:05la transmission intrafamiliale.
23:07Tout à fait.
23:08Et on observe que les dirigeants,
23:10plus des trois quarts
23:11vont privilégier la transmission intrafamiliale,
23:13mais les trois quarts
23:14vont privilégier
23:14à un repreneur familial.
23:15Ensuite, on observe
23:17que quand ils ont eux-mêmes
23:18reçu une entreprise,
23:19eh bien, c'est à ce moment-là
23:2290% des dirigeants
23:23qui veulent transmettre.
23:24Et c'est un enjeu majeur.
23:26Pourquoi ?
23:26Si on reprend les chiffres
23:27pour notre économie,
23:28une entreprise familiale,
23:28les entreprises familiales,
23:29c'est 7 entreprises sur 10,
23:317 emplois sur 10,
23:3265% du PIB.
23:33Et comme vous l'évoquiez,
23:35une sur deux va être transmise
23:36dans les 10 prochaines années.
23:38Ce qui veut dire
23:38qu'on a un enjeu
23:39d'autonomie stratégique
23:41car elles sont ancrées
23:42dans les territoires
23:42et c'est un des poumons
23:44de notre économie.
23:45Alors, c'est intéressant
23:46dans votre mission
23:47et votre présence
23:48sur le plateau,
23:49Patrick Vincent,
23:49parce qu'on a souvent
23:50une tendance à croire
23:51que tout ça est un débat
23:52Patrick Vincent,
23:53un débat juré.
23:54Patrick ?
23:55Alors, pourquoi m'a-t-on mis
23:55Patrick Vincent Genot ?
23:57Vincent Genot,
23:58c'est votre nom ?
23:58C'est mon nom de famille.
23:59Eh oui, quand on met un tiré
24:00entre Patrick et Vincent,
24:01il en est perdu.
24:01Il s'est déplacé.
24:02Veuillez m'excuser,
24:03cher Patrick.
24:04On a le sentiment
24:05que c'est un sujet
24:06éminemment technique,
24:07juridique.
24:08Et vous, vous dites
24:09dans l'étude
24:09que c'est d'abord
24:10et avant tout
24:11un sujet de lâcher prise
24:12et un sujet humain.
24:14Vous êtes un psychologue,
24:16Patrick.
24:17Il faut l'être.
24:18Je mets force de l'être
24:18comme chacun.
24:20Mais là,
24:21le patrimonial,
24:22le juridique,
24:23le fiscal,
24:24on sait le gérer.
24:25Et on observe
24:26que les entrepreneurs
24:27se font accompagner
24:28sur ces trois aspects
24:29régulièrement.
24:30En revanche,
24:31lorsqu'il s'agit
24:32d'aspects émotionnels,
24:33ils se font moins accompagner
24:33alors que des solutions
24:35formidables existent.
24:3763% des dirigeants
24:38de transmetteurs
24:39n'ont pas de projet
24:40pour l'après-transmission.
24:42C'est-à-dire qu'en fait,
24:43ils ont la tête
24:43dans le guidon
24:44et jusqu'à la dernière minute,
24:46ils sont dans leur entreprise.
24:47C'est leur bébé,
24:48c'est leur histoire,
24:48c'est leur vie en fait.
24:49Il faut imaginer
24:50l'investissement
24:51que demande
24:51le fait de diriger
24:53une entreprise
24:53et une entreprise familiale
24:54qui plus est
24:55parce que vous êtes
24:55porteur quelque part
24:56d'un héritage
24:57que vous êtes censé transmettre
25:00en meilleur état
25:01que vous ne l'avez trouvé.
25:01Donc, il y a
25:02énormément de responsabilités.
25:04D'ailleurs,
25:0442% craignent
25:05de transmettre un fardeau.
25:06Ils ont consacré leur vie
25:08à cette entreprise
25:08et il y a un enjeu
25:10quelque part identitaire
25:11pour eux
25:11de construire l'après.
25:13D'ailleurs, identitaire,
25:14dans cette partie
25:15sur le lâcher prise,
25:16il y en a 68%
25:17qui souhaitent conserver
25:18un rôle officiel.
25:19Alors, on voit bien
25:19parfois les difficultés
25:20de transmission,
25:21les tensions
25:22entre la fille et le papa
25:23ou le fils et le papa.
25:24Ça, c'est un sujet
25:25que vous avez constaté
25:27dans le baromètre.
25:28Comment on le gère ça
25:29quand on est
25:30un observateur,
25:31un consultant ?
25:31Comment on accompagne
25:32un dirigeant
25:33pour lui dire
25:33il faut que tu lâches prise,
25:34il faut que tu laisses
25:36ton fils développer la boîte ?
25:37Comment on fait, là ?
25:38Comment on fait ?
25:39D'abord,
25:39on n'est jamais tout seul.
25:40Mais la première chose,
25:41c'est quand on est
25:42un conseil,
25:43il faut savoir dire les choses.
25:44Il faut savoir parler
25:45en vérité aux dirigeants.
25:46Je pense que les dirigeants
25:47ne sont pas dupes,
25:48ils connaissent
25:48les problèmes de cours.
25:49Cache, droit dans les yeux.
25:50En tout cas, avec tact,
25:52mais honnêteté.
25:53Et puis, il faut utiliser
25:54les outils
25:55qu'on peut avoir
25:55à notre disposition.
25:56Et vous avez typiquement
25:57le Family Business Network
25:59qui est un de nos partenaires
26:00qui organise des week-ends
26:01pour permettre aux dirigeants
26:02de réfléchir
26:05Fortalens,
26:05qui est l'autre partenaire
26:06de ce baromètre,
26:06qui a créé la fresque
26:07de la transmission
26:08et qui insiste notamment
26:09sur le passage de flambeaux.
26:10C'est-à-dire le moment où,
26:12en tant que transmetteur,
26:14vous allez admettre
26:15que ce n'est plus vous
26:15qui dirigez.
26:16Il y a un petit deuil.
26:17Il faut faire son deuil.
26:17Il faut faire son deuil
26:18et c'est extrêmement important.
26:21Excusez-moi,
26:21mais 65% cette fois-ci
26:23des receveurs.
26:24C'est-à-dire que
26:24quand votre père
26:25ou votre mère
26:25vient vous dire
26:26je vais transmettre
26:27et c'est à toi
26:28que je vais le donner,
26:2965% de ces receveurs,
26:30c'est très intéressant,
26:31craignent de ne pas être
26:33à la hauteur.
26:34Tout d'un coup,
26:34le fardeau
26:36leur tombe sur les épaules.
26:37Et j'aime beaucoup
26:38ce que vous dites
26:38car c'est un enjeu
26:39de responsabilité avant tout.
26:40Ce n'est pas un enjeu patrimonial.
26:42C'est d'abord l'enjeu
26:43de la responsabilité
26:43de la pérennité de l'entreprise,
26:44de ses emplois,
26:45de sa croissance.
26:47Donc,
26:48on avait reçu
26:48le président de la CCI,
26:50Dominique Restineau,
26:50Île-de-France,
26:51qui tirait la sonnette d'alarme
26:53sur les enjeux
26:53de transmission
26:54et de reprise.
26:55Il y a aussi un risque,
26:56qu'au-delà de la volonté
26:57du transmetteur,
26:59il n'y ait personne en face.
27:01Il y a un risque.
27:01D'ailleurs,
27:02vous avez
27:04les dirigeants
27:04qui n'ont pas de projet.
27:0630% évoquent,
27:07et c'est intéressant,
27:08le fait qu'il n'y a pas
27:08de successeurs identifiés.
27:10Ça ne veut pas dire
27:10qu'il n'y en a pas.
27:11C'est-à-dire qu'eux disent
27:11qu'ils ne l'ont pas identifié.
27:12Conciliaire qu'il n'y en a pas.
27:13Peut-être qu'ils en ont parlé
27:1415 ans avant
27:15entre la poire et le fromage
27:17et que les enfants,
27:18à cette époque-là,
27:18n'étaient pas disposés
27:19mais qu'aujourd'hui,
27:20ils le seraient.
27:21Et le deuxième élément,
27:22c'est que dans ces entreprises,
27:2280% des dirigeants
27:24qui n'ont pas de projet
27:27de transmission
27:28n'ont pas de gouvernance structurée.
27:30Il est essentiel
27:31de structurer la gouvernance.
27:32Là, dans le baromètre,
27:33on parle d'entreprises
27:34de quelle taille ?
27:35Parce qu'on parle de PME,
27:37on parle beaucoup
27:37d'ETI familial.
27:38On a essentiellement
27:39interrogé des ETI
27:40puisqu'on sait
27:42qu'on a un enjeu d'ETI en France.
27:43On a 6 000 ETI.
27:45Essentiel.
27:453 000 sont des ETI familiales.
27:47Quand vous regardez
27:48l'Italie, l'Allemagne
27:49ou le Royaume-Uni,
27:49il y a beaucoup plus d'ETI
27:50qu'en France.
27:51Donc, en fait,
27:52votre enjeu
27:52et cette présence
27:53sur le plateau,
27:53cher Patrick,
27:54c'est aussi de dire
27:54qu'il faut sauver nos ETI.
27:55Il ne faut pas rater ce virage.
27:58Absolument stratégique
27:58pour notre autonomie
27:59en France.
28:00Étude EY
28:01avec les partenaires
28:02que vous avez cités
28:03qui est une étude passionnante
28:04qui, effectivement,
28:05montre la complexité psychologique
28:07et tous les enjeux humains
28:09qui sous-tendent
28:10une transmission.
28:11Cher Patrick,
28:11merci de nous avoir rendu visite.
28:13Patrick, Vincent Genot,
28:14cette fois-ci,
28:15je l'ai parfaitement dit.
28:16vous êtes associé
28:16chez EY
28:17baromètre à découvrir
28:18sur le site d'EY
28:20sur la transmission
28:20des entreprises familiales.
28:22Merci de nous avoir rendu visite.
28:24Merci à toute l'équipe.
28:24Avec plaisir, Arnaud.
28:25Merci de m'avoir accompagné
28:26derrière Nicolas Juchat,
28:28évidemment,
28:28que je remercie.
28:29Merci à Charles
28:29à la réalisation.
28:30Merci à Paul Hausson.
28:31Merci à vous
28:32pour votre fidélité.
28:33Je vous dis à très bientôt.
28:34Bye bye.

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