- il y a 12 heures
Ce jeudi 29 octobre, Benoit Begoc, stratégiste quantitatif chez ABN AMRO IS, Ahmed Ben Salem, analyste pétrole et gaz chez ODDO BHF, et Jacques-Aurélien Marcireau, président et fondateur de Stilgar Asset Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:10C'est une émission dense aujourd'hui, beaucoup d'actualités ces dernières heures,
00:14que ce soit avec la Fed hier qui a laissé ses taux inchangés, mais qui a précisé une chose,
00:17elle va moins communiquer l'année prochaine et en 2028,
00:20élément de réponse dans un instant avec Benoît Bejoch,
00:23il sera bien sûr question des GAFAM, alors que hier soir,
00:25Alphabet et Microsoft ont publié leurs résultats,
00:27c'était quand même le grand écart entre ces deux publications,
00:29Alphabet est à moins 10 en après-bourse quand Microsoft gagnait près de 3%.
00:32Et puis ce matin en Europe, la publication, la star du jour, c'est Total Energy.
00:38Résultat record, tous les détails dans un instant dans le journal de Léo Dumas.
00:41Et puis surtout, nous serons avec Ahmed Ben Salem,
00:44analyste pétrole et gâche et Odo BHF, pour revenir en détail sur cette publication
00:49et surtout sur les perspectives de Total Energy,
00:51qui a annoncé un programme de rachat d'action pour le dernier trimestre
00:55et pour le premier trimestre 2027.
00:58À partir de 9h30, j'aurai le plaisir de vous accompagner également pour les experts.
01:02Ce matin, avec Florian Yelpo, de Lombard-Rodier, avec Maxime Menuet,
01:06qui est le meilleur économiste 2026 d'après le cercle des économistes.
01:11Et puis également avec Adina Grégoryou, de l'ALAIC,
01:15afin de revenir sur les grands thèmes de ces derniers jours.
01:18Et puis surtout sur la France, qui est daïe, ça y est, champion de l'impôt pour les sociétés en
01:252025.
01:26Et puis nous reviendrons bien sûr sur la BCE qui tiendra sa réunion cet après-midi.
01:30Que peut faire la BCE face aux tensions françaises ?
01:33Ça sera l'une des questions que je poserai à nos invités dans les experts à partir de 9h30.
01:37En attendant, il est pile 9h.
01:38Toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:41– BFM Business, l'info éco. Léo Dumas.
01:45– Et c'est donc la publication du jour.
01:47Total Énergie qui, évidemment, signe un trimestre record bénéfice net à 8,3 milliards de dollars.
01:5319,5 sur 9 mois, quasiment deux fois plus qu'il y a un an,
01:57porté par les prix élevés des hydrocarbures et des marges de raffinage
02:00qui atteignent des niveaux historiques.
02:02Total Énergie qui tire pleinement partie de son modèle intégré
02:06et de sa diversification géographique se félicite ce matin son patron, Patrick Pouyanné.
02:12Dans ce bal, des publications Air Liquide aussi qui dépassent les attentes au troisième trimestre
02:16grâce à des ventes en hausse de 3% comparables, 7,2 milliards d'euros sur la période,
02:21portées par l'électronique notamment qui profite de la dynamique des semi-conducteurs
02:26et de l'intelligence artificielle.
02:28Dans le secteur auto, c'est Renault qui surprend positivement et qui maintient ses prévisions.
02:32Le chiffre d'affaires du groupe progresse plus 1,5% grâce en fait aux ventes à ses partenaires,
02:37le japonais Nissan ou le chinois Geely,
02:40alors que ses propres volumes sont en train de baisser,
02:42notamment Dacia qui a perdu 13% au troisième trimestre.
02:46Et puis Airbus aussi a publié, c'était hier soir,
02:49et malgré un trimestre en demi-teinte,
02:51l'avionneur maintient son objectif crucial,
02:55870 livraisons à la fin de l'année, Jean-Baptiste Huette.
02:58Un véritable sprint attend Airbus pour terminer l'année.
03:01Avec 547 avions livrés depuis janvier,
03:04l'avionneur doit encore en remettre 323 aux compagnies aériennes d'ici fin décembre,
03:08près de 108 appareils par mois,
03:10contre seulement 65 en moyenne au troisième trimestre.
03:13Un sacré défi,
03:13alors que les difficultés industrielles continuent de peser sur la production.
03:17Les livraisons de gros porteurs à 330 ont notamment été freinées cet été
03:20par un incident de fabrication,
03:22sans compter les tensions persistantes chez les fournisseurs.
03:25Tout cela pèse sur la trésorerie qui est passée de 12,2 milliards d'euros fin 2025
03:29à 7 milliards fin septembre.
03:31Airbus accumule des stocks importants d'avions en attente de livraison
03:34et tant que ses appareils ne sont pas livrés,
03:36le constructeur ne peut pas encaisser le solde payé par les compagnies aériennes.
03:39La reprise d'activité de l'américain Spirit Aérosystem
03:42vient également alourdir les comptes.
03:44Même les hélicoptères affichent une rentabilité en recul de 17%.
03:47En revanche, les bonnes nouvelles viennent de la Défense et du Spatial
03:51qui tirent leur épingle du jeu avec un résultat opérationnel en hausse de 60% depuis janvier.
03:56Airbus qui est la plus forte hausse du CAC 40 ce matin avec un titre en hausse de 3,8%.
04:00On y revient juste après ce journal dans Good Morning Market.
04:03Mais dans le reste de l'actualité,
04:05le coup d'envoi de la négociation sur les arrêts maladie.
04:08Une première réunion qui se tient ce matin entre patronat et syndicat,
04:12le gouvernement leur a en fait donné la mission
04:13de trouver 1 milliard d'euros d'économies par an avant la mi-décembre.
04:18Et alors pour Frédéric Souillot, le secrétaire général de Force Ouvrière,
04:21ça doit passer par la prévention.
04:22Il était ce matin sur BFM Business.
04:25On a créé, il y a trois ans, un fonds universel de prévention.
04:31Peut-être qu'on l'a mal construit,
04:33parce qu'aujourd'hui, il est excédentaire.
04:35Chaque année, les entreprises ne le prennent pas
04:38pour arriver à faire de la prévention, améliorer les conditions de travail.
04:41Mais si c'est pour revenir sur jour de carence,
04:44dans la fonction publique, il a été mis d'ordre public.
04:47Et pour autant, les arrêts maladie n'ont pas baissé.
04:50Et puis sur la question des salaires, coup de pression hier soir,
04:53d'Emmanuel Macron, le chef de l'État qui exhorte les branches professionnelles
04:56qui ont encore des revenus sous le SMIC,
04:58a relancé les négociations salariales.
05:00Ça fait partie des axes d'efforts à court terme, selon lui.
05:03Alors que la CGT a pointé hier dans une étude 122 branches
05:08qui ont encore un niveau de salaire inférieur au SMIC.
05:10Merci beaucoup Léo Dumas.
05:129h04, le CAC 40 progresse grâce aux résultats d'entreprises
05:16publiées ces dernières heures.
05:17Des publications qui rassurent.
05:19Airbus est donc ce matin la plus forte hausse du CAC 40
05:21après ses trimestriels, avec des perspectives qui sont maintenues,
05:25notamment en termes de cadence, malgré un retard important
05:28en début d'année sur les livraisons.
05:30198 euros pour ce titre Airbus, suivi de Air Liquide,
05:33plus 2,5% ce matin à l'ouverture, 178 euros,
05:38chiffre d'affaires au-delà des attentes au troisième trimestre.
05:40Un programme de rachat d'action de 1 milliard d'euros
05:42a également été annoncé ce matin.
05:44Dans le secteur automobile, Renault également,
05:46qui a publié ses ventes ce matin.
05:48Là aussi, c'est une bonne nouvelle pour le marché,
05:50plus 1,6% dans les premières minutes de cotation à 26,77 euros.
05:54Et puis Stellantis, qui avait publié hier,
05:56qui s'était envolé de plus de 15%, souffle un petit peu ce matin,
05:59moins 2,3% à 4,18 euros.
06:02Or, qu'acquérant dans le SBF 120, à suivre ce matin,
06:04Plexi, qui perd plus de 9% après sa publication.
06:082026, une année de transition pour Plexi,
06:11un titre qui est toujours en difficulté depuis son introduction en bourse,
06:1412,84 euros.
06:15Et puis donc, Total Energy, qui a publié ce matin des résultats records.
06:19Nous en reparlerons en fin d'émission tout à l'heure
06:21avec les équipes d'Odo BHF.
06:23Le titre progresse modestement de 0,5%.
06:26C'est quand même l'un des rares titres,
06:28traite sur des plus hauts historiques dans le CAC 40,
06:3084,15 euros ce matin pour Total Energy.
06:32Le titre gagne 50% depuis le début de l'année.
06:34C'est la deuxième plus forte hausse après ST Microelectronics.
06:38Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
06:40Benoît Bejoque va nous rejoindre en plateau,
06:41d'ABN Ambro IS,
06:42afin de revenir notamment sur les banques centrales,
06:45la BCE qui va prendre la parole cet après-midi,
06:47et puis surtout la Fed hier,
06:48qui a indiqué qu'elle communiquerait moins dans les semaines à venir.
07:07Avec Benoît Bejoque en plateau ce matin,
07:09stratégiste quantitatif chez ABN Ambro IS.
07:11Bonjour Benoît.
07:12Merci de nous accompagner ce matin.
07:13Dans un instant, on fera un point très complet sur les GAFAM,
07:16qui ont publié hier, en l'occurrence Alphabet et Microsoft.
07:19Ce soir, ce sera au tour d'Amazon.
07:20Et puis en dernière partie d'émission,
07:22nous serons avec Ahmed Ben Salem,
07:24analyste pétrole et gâche et Odo BHF,
07:25pour revenir sur le cas de Total Energy.
07:28Juste avant, quand même, l'actualité de ces dernières heures,
07:30Benoît Bejoque, c'est la Fed, la Banque Centrale Américaine,
07:32qui a tenu sa conférence de presse.
07:35Alors, comme en septembre,
07:37conférence de presse assez courte,
07:38un peu plus d'une demi-heure à peine,
07:40où Kevin Walsh n'a pas donné beaucoup d'éléments,
07:44toujours pas de détails sur une possible hausse d'autos en décembre.
07:47Par contre, un élément est sûr,
07:48qu'il y aura moins de communication en 2027 et en 2028.
07:52Oui, c'est ça, c'est-à-dire que Kevin Walsh et la Fed
07:55sont toujours dans cette idée de revenir
07:58et de complètement réformer la Fed
07:59vers toujours moins de communication.
08:02On a vu au début, moins de guidage prospectif,
08:05les communiqués de presse post-réunion beaucoup plus courts,
08:08les conférences de presse beaucoup plus courtes,
08:10et maintenant, cette volonté-là d'enlever deux réunions en 2028,
08:14une en 2027.
08:15Alors, il a précisé que ce n'est pas réellement
08:18une suppression de réunions,
08:19c'est plus pour parler de stratégie,
08:21mais comme ça n'aboutira pas sur une décision politique monétaire,
08:24c'est à peu près l'équivalent.
08:26En soi, ce n'est pas une mauvaise chose,
08:27parce que c'est vrai que la Fed a une tendance
08:30à avoir une fonction de réaction plutôt court terme,
08:31donc le fait de rajouter des réunions
08:34pour avoir cette vision plus long terme,
08:36c'est assez intéressant.
08:37Néanmoins, il aurait pu rajouter des réunions plutôt qu'en supprimer.
08:40Donc ça, c'est une première chose,
08:41il y a cette volonté de revenir en fait dans cette Fed,
08:44disons, pré-début Greenspan,
08:46avec de moins en moins de communication,
08:48et peut-être le point là-dessus qui est assez intéressant,
08:51c'est que c'est vrai qu'il y avait ces dernières années,
08:53il y avait cette idée-là que la Fed était dans un guidage prospectif systématique,
08:56elle communiquait toujours sur ces décisions qui allaient venir,
08:59et donc c'est peut-être plutôt une bonne chose
09:01que la Fed la revienne là-dessus.
09:03Nous, ce qu'il nous interroge, c'est pourquoi ne pas se laisser la flexibilité,
09:06ça reste un outil de monétaire comme un autre,
09:09et Kevin Warch, à la place de le rejeter complètement,
09:12pourrait très bien dire,
09:13là on en a moins besoin compte tenu de la situation
09:15et compte tenu de l'incertitude,
09:16mais pourquoi pas utiliser la forward guidance plus tard ?
09:18Ça tombe bien, puisque aujourd'hui nous aurons
09:20des indicateurs importants aux Etats-Unis,
09:23la croissance, elle devrait être explosive,
09:26le consensus attend plus de 3% de croissance
09:28au troisième trimestre aux Etats-Unis,
09:30l'inflation également sera publiée en début d'après-midi,
09:32une inflation au-delà des 3%, 3,6%.
09:36Pourquoi ne pas remonter les taux
09:38alors qu'on a une inflation au-delà de 3%,
09:39c'est-à-dire largement au-delà de la cible ?
09:41C'était ce qui était vraiment étonnant
09:43dans le communiqué post-réunion,
09:45c'est-à-dire qu'on augmente le qualificatif
09:48qui parle de la croissance,
09:49le passant de solide à strong,
09:51indiquant ainsi qu'il y a une croissance
09:51qui est plus importante,
09:53on indique que la consommation tient bien,
09:55que le marché de l'emploi n'est pas un problème
09:57et que la productivité est là.
09:58Mais en parallèle, il y a trop d'inflation
10:00et on ne réagit pas à court terme.
10:02C'était les interrogations.
10:03Comme on vient de le dire,
10:04Kevin Warch a répondu presque à côté
10:05de toutes les questions
10:06et donc tu n'as pas réellement fourni d'explications.
10:09Néanmoins, le petit indicateur
10:10qu'on peut avoir entre les deux réunions,
10:13donc celles de septembre et octobre,
10:14c'est que les marchés ont fait un peu
10:15le travail d'eux-mêmes,
10:16c'est-à-dire que les conditions financières
10:18se sont légèrement durcies.
10:20Alors après, c'est toute proportion gardée
10:21parce qu'elles restent quand même
10:22très accommodantes,
10:23mais c'est vrai que si on regarde
10:24les spreads sur le high yield,
10:26sur l'investment grade,
10:27ça s'est légèrement écarté.
10:28Globalement, elle reste accommodante.
10:30Ce qu'on pense, c'est que la Fed
10:31s'est donné un peu de temps.
10:32Elle n'a pas voulu de rajouter
10:32de stress au stress.
10:33On a vu un peu de volatilité,
10:35notamment autour de l'IA
10:36et sur les taux longs.
10:37La Fed a décidé de rester en pause.
10:39On a une belle détente ce matin
10:40sur l'ensemble des taux,
10:42que ce soit en Europe
10:42mais aussi aux États-Unis.
10:43Le 10 ans américain perd 4 points de base,
10:454,99 sur le 2 ans,
10:47nous sommes à 4,67.
10:49Donc, avant même ces hausses de taux,
10:51in fine, ça a déjà été pricé,
10:53anticipé par le marché.
10:54C'est ça le message.
10:54Ah oui, dans tous les cas,
10:56la posture de la Banque centrale
10:59était complètement anticipée
11:00par les marchés.
11:02Le point qui est quand même intéressant,
11:04c'est qu'on sait que la Fed
11:05va devoir, lors des prochaines réunions,
11:08monter les taux, au moins en décembre.
11:09Parce que, comme vous l'avez dit,
11:12il y a une croissance qui est très forte
11:13et une inflation qui est toujours
11:14au-dessus de la cible
11:15et qui ne va pas refluer d'ici là.
11:16C'est-à-dire que les drivers énergétiques
11:17de la demande de l'intelligence artificielle,
11:20des droits de douane,
11:20du prix de l'immobilier,
11:21tous ceux-ci sont encore là.
11:23On a une inflation qui est largement
11:24au-dessus de la cible
11:25et la Fed va devoir monter les taux
11:26en décembre.
11:27Prochaine réunion,
11:28donc le 9 décembre,
11:29en ce qui concerne
11:30la Fédérale Banque centrale américaine.
11:33Le marché anticipe à ce stade
11:34une hausse de taux
11:35à hauteur de 80%.
11:37Banque centrale également aujourd'hui,
11:39du côté de Francfort,
11:41en Allemagne,
11:42la BCE.
11:43Alors là aussi,
11:43statu quo attendu
11:45par les économistes.
11:46Ça sera intéressant de voir la réponse
11:48de Christine Lagarde
11:49sur les tensions obligataires en Europe
11:51depuis la rentrée,
11:53le 10 ans français au-delà de 5%,
11:54le stress qu'il y a pu y avoir,
11:56l'écart de taux entre la France
11:57et l'Allemagne,
11:58et puis aussi et surtout
11:59des pressions inflationnistes
12:01qui vont encore s'accroître
12:03dans les prochaines semaines
12:04avec les prix du gaz hier.
12:05100 euros le mégawatt-heure,
12:07c'est une première depuis 2022.
12:09Ça pénalise
12:10tout le continent européen
12:11assez fortement,
12:12d'ailleurs,
12:12cette hausse du prix du gaz.
12:13Mais pour revenir sur la BCE,
12:17là, elle est dans une position
12:18plutôt confortable.
12:19Il y a eu énormément de stress
12:20sur la dette française
12:22et les taux longs.
12:23Donc c'est assez naturel
12:24pour elle de ne pas monter les taux,
12:25sachant qu'elle n'est pas tout à fait
12:26dans la même situation
12:27que la Fed
12:27et qu'aux États-Unis.
12:29La croissance est beaucoup
12:30moins importante,
12:31il n'y a quand même pas du tout
12:32signe d'effet de second tour
12:33et le driver principal
12:35reste les prix à l'énergie.
12:37Pour autant,
12:38on ne pense pas du tout
12:38qu'il faut s'attendre
12:39cet après-midi
12:40à avoir ne serait-ce
12:42que des indices
12:43d'une BCE
12:43qui viendrait à intervenir
12:44sur les marchés
12:46pour sauver la France.
12:47On n'est pas du tout
12:47dans le cas d'utilisation
12:49de l'outil antifragmentation.
12:52On ne pense pas non plus
12:53que la fin du quantitative tightening
12:56soit appropriée dans ce cas-là.
12:57On pense plus qu'évidemment,
12:59il est impossible
12:59d'éviter le sujet,
13:01mais ça va plutôt être
13:02la BCE dispose des outils nécessaires.
13:04Pour le moment,
13:04il n'y a pas de raison
13:05de les utiliser.
13:05On s'attend beaucoup plus
13:06à ce genre de messages.
13:07Dans un instant,
13:08nous reviendrons
13:08sur le cas précis
13:09de la tech américaine
13:11avec le cas d'Alphabet
13:12et de Microsoft
13:13d'un point de vue général.
13:15Comment vous trouvez
13:16cette saison des résultats
13:17du troisième trimestre ?
13:19Il ne faut pas oublier
13:19qu'aux États-Unis,
13:20le consensus s'attend
13:21à une hausse
13:22des bénéfices par action
13:23de 30 %,
13:24au stock 600,
13:25plus 20 % quand même.
13:26L'Europe n'est pas morte.
13:27On le verra d'ailleurs
13:28dans cinq minutes
13:29avec les équipes d'Odo
13:29quand vous voyez
13:30les profits de Total
13:31qui ont été multipliés par deux.
13:32forcément ça dope
13:33la croissance moyenne
13:36des profils en Europe.
13:38Mais vous avez quand même
13:38une saison de résultats
13:39qui est plutôt favorable.
13:40Pour le moment,
13:42elle est même très bonne
13:43en agrégé.
13:43C'est-à-dire qu'on constate
13:44une croissance des résultats
13:46que de l'ordre de 26 %
13:46pour celles
13:47qu'on publie aux US.
13:49On n'est pas si loin
13:50en Europe.
13:51Néanmoins,
13:52quand on enlève
13:53l'énergie
13:53et l'intelligence artificielle,
13:55enfin les résultats
13:56de la tech,
13:56on reste sur une saison
13:57des résultats
13:58qui est quand même
13:59moins reluisante,
14:00disons,
14:00surtout en Europe.
14:01En fait,
14:01les résultats sont surtout
14:02portés par le secteur
14:03de l'énergie.
14:04C'est-à-dire que si on enlève
14:05le secteur de l'énergie,
14:06avant la saison,
14:07on s'attendait à une croissance
14:07des résultats
14:08de l'ordre plutôt des 8 %.
14:09Donc c'est un petit peu
14:10le message principal.
14:11Effectivement,
14:12en agrégé,
14:12la saison des résultats
14:13est toujours très bonne
14:13mais principalement aux Etats-Unis
14:15et principalement liée
14:16à l'énergie
14:16et à la tech.
14:17Donc sur la partie action,
14:19vous continuez de surpondérer
14:20la partie américaine
14:22là où il y a des profits
14:22aujourd'hui ?
14:23Oui,
14:23on est toujours positif
14:24sur la partie américaine
14:25vis-à-vis de l'Europe.
14:27D'abord,
14:28parce qu'on vient de parler
14:29de croissance des résultats,
14:31ils sont meilleurs en Europe,
14:32même si les valorisations
14:33sont un tout petit peu
14:38plus attractives
14:39en Europe vis-à-vis des US,
14:40on reste pour le coup
14:41pour nous sur un niveau
14:42qui n'est pas encore
14:43suffisamment attractif justement.
14:45Et un point plus macroéconomique
14:46puisqu'on parlait
14:48des prix du gaz justement,
14:50depuis le début,
14:51le problème de l'Europe
14:51sur les deux dernières années,
14:53c'est qu'elle a souffert fortement
14:54du choc énergétique
14:55et qu'elle n'est pas
14:56du tout bien positionnée
14:57pour profiter du choc
14:59de demandes
15:00d'intelligence artificielle.
15:01Et ce qui change maintenant,
15:02c'est que les marges de manœuvre
15:03se font de plus en plus fines
15:05et que les prix de l'énergie
15:06ne baissent pas.
15:07On n'a pas de marge
15:08de manœuvre fiscale
15:08et les prix de l'énergie
15:09ne baissent pas
15:10dans une situation
15:11qui en plus au niveau européen
15:12est assez compliquée
15:13avec des élections
15:13qui on le sait
15:14vont être principalement
15:15assez importantes.
15:1697 euros
15:16pour le mégawatt-heure de gaz
15:17ce matin
15:18quand le baril de Brent
15:18est à 114 dollars.
15:20Merci beaucoup Benoît Bejoque
15:21de nous avoir accompagné
15:21ce matin,
15:22stratégiste quantitatif
15:23chez ABN Amro IS.
15:25Tout de suite,
15:25on va donc revenir
15:26sur les valeurs américaines
15:27avec des grands écarts
15:28hier soir en après-bourse.
15:31Good Morning Market
15:32sur BFM Business.
15:34En plateau,
15:35Jacques-Aurélien Marciro,
15:36président et fondateur
15:37de Stilgar Asset Management.
15:38Bonjour Jacques-Aurélien.
15:39Bonjour.
15:40Merci de nous accompagner
15:41ce matin
15:41afin de revenir
15:42sur les publications
15:43d'Alphabet
15:44mais également de Microsoft.
15:46Je disais en préambule
15:47que c'était le grand écart
15:47dans le sens où
15:48Alphabet était à moins 10
15:49en après-bourse
15:49quand Microsoft était à plus 3.
15:51Alors c'est un petit plus 3
15:52on reviendra dans un instant
15:53sur la croissance insolente
15:55de Azure au troisième trimestre.
15:57Qu'est-ce qu'il déçoit
15:58dans la publication d'Alphabet ?
15:59Les revenus publicitaires
16:00ça décélère un petit peu
16:01au troisième trimestre
16:02c'est ça ?
16:02Alors tout d'abord
16:03je pense qu'il faut
16:04prendre les mesures
16:05de précaution nécessaires.
16:06Les variations après-marché
16:07c'est un peu comme
16:08les sondages avant
16:08les présidentielles
16:09donc ça pourra bouger
16:10en séance
16:11mais en effet en pré-marché
16:12on est à moins 10
16:12et plus 3 respectivement
16:14pour Google et Microsoft.
16:15Dans les deux cas
16:16les publications sont excellentes.
16:17On parle de croissance
16:18de 25% du chiffre d'affaires
16:19pour Google
16:20près de 20% pour Microsoft
16:22des marges très solides.
16:24Je pense que
16:25comme toujours le marché
16:26c'est le décalage
16:26entre ce qui est publié
16:28et ce qui était attendu.
16:29Et en effet sur Google
16:29on aime souvent se faire peur.
16:32Vous savez il y a 10 ans
16:32on s'inquiétait
16:33des applications
16:34qu'allait remettre en cause
16:35la recherche
16:36et récemment l'inquiétude
16:38c'était
16:39ChatGPT
16:39qu'allait remplacer
16:40la recherche Google.
16:41Aujourd'hui la nouvelle
16:41inquiétude du marché
16:42c'est est-ce que les agents
16:43ne vont pas faire
16:44les courses à notre place
16:45et auquel cas
16:46il n'y a plus
16:46de revenus publicitaires
16:47à terme
16:47donc même si c'est une menace
16:48qui est encore une menace fantôme
16:49pardonnez-moi l'expression
16:50elle a occupé
16:51beaucoup les discussions
16:52autour de l'entreprise
16:53mais si vous vous cantonnez
16:55à ce qui s'est passé hier soir
16:56c'était extrêmement solide.
16:58Il y avait les mêmes interrogations
16:59au printemps 2025
17:00il y avait une grande question
17:02est-ce que c'est pas la mort
17:03de Google Church
17:03avec les chatbots
17:05avec les agents
17:06d'intelligence artificielle
17:08entre temps
17:09Google a rassuré
17:10et là il y a à nouveau
17:11cette inquiétude
17:12bon
17:13tout l'enjeu pour le groupe
17:14ce sera de trouver
17:14un juste milieu
17:15entre la croissance
17:16de Gemini
17:17et son activité historique
17:19Tout à fait
17:19et si on prend un peu de recul
17:20aujourd'hui
17:21les marchés financiers
17:21sont extrêmement fébriles
17:23dans leur anticipation
17:24de ce que l'IA
17:25va faire à l'économie réelle
17:26vous avez évoqué Google
17:27à l'instant
17:28considéré comme une victime
17:30rallye boursier
17:30de 60% plus tard
17:31considéré comme
17:32le grand gagnant de l'IA
17:33avec une approche intégrée
17:34on repart
17:34sur une inquiétude
17:35mais prenons l'exemple
17:37de la cybersécurité
17:38la cybersécurité
17:39a perdu 30%
17:40entre le début de l'année
17:412026
17:42et on va dire
17:43le point bas d'avril
17:44avant de regagner 60%
17:45donc à un temps
17:46les investisseurs se sont dit
17:47plus besoin de cybersécurité
17:48à cause de l'IA
17:49qui trouve
17:49et patch les bugs
17:50toutes seules
17:51désormais
17:52c'est devenu
17:53incontournable
17:54donc attention
17:55aux effets de perception
17:55il faut garder son sang froid
17:57puisqu'en effet
17:57on va dire
17:59l'impact de la technologie
18:00est loin d'être
18:01connu à l'avance
18:0240,6 milliards
18:03de résultats opérationnels
18:05pour Alphabet
18:05au troisième trimestre
18:06c'est une croissance
18:07de 30%
18:07par rapport à l'an dernier
18:09avec Google Cloud
18:10qui est toujours
18:11en pleine forme
18:12puisque le chiffre d'affaires
18:13a été multiplié
18:13par deux
18:14en l'espace d'un an
18:15très forte croissance
18:16également pour le cloud
18:17de chez Microsoft
18:18puisque la division Azure
18:20a vu ses ventes
18:21croître de 48%
18:23au troisième trimestre
18:24après déjà
18:25un 42% au deuxième
18:26on n'est pas sur
18:27des startups là
18:28on est sur des groupes
18:29qui font plusieurs dizaines
18:30de milliards de chiffres
18:31d'affaires par mois
18:32j'irais même plus loin
18:33si on annualise
18:34le chiffre d'affaires
18:34de Google actuel
18:35on est sur à peu près
18:37500 milliards
18:38de chiffres d'affaires
18:38annualisés
18:39à 12 mois
18:39ce qui veut dire
18:40que c'est le PIB
18:41de l'Autriche
18:42c'est le PIB
18:43de l'Autriche
18:43donc on est sur
18:45des puissances de frappe
18:46qui sont quasiment
18:47celles d'État
18:47et pas d'État
18:48peu développé
18:50et aujourd'hui
18:51quand vous regardez
18:52ce qui se passe
18:53sur Microsoft
18:54est-ce qu'il ne faut pas
18:55un petit peu
18:55se méfier du groupe
18:57dans le sens
18:57où il y a un tiers
18:59de participation
19:00chez Chagipiti
19:01parce qu'on a beaucoup
19:01parlé d'Entropique
19:02du dossier d'introduction
19:03en bourse
19:04dans le même temps
19:05Chagipiti accumule
19:06du retard
19:07l'introduction en bourse
19:08est reportée
19:09à l'an prochain
19:09est-ce que ce n'est pas
19:10un peu une épée
19:11d'amoclès qui pèse
19:11sur Microsoft
19:12là-dessus ?
19:13Alors disons que
19:14sur Microsoft
19:15il y a plusieurs choses
19:16si on veut s'inquiéter
19:17on peut également
19:18se dire que
19:18les modèles propriétaires
19:19Microsoft
19:20sont rarement considérés
19:21dans la course
19:22par exemple
19:23et que
19:24toute leur stack logiciel
19:25donc toute leur offre
19:26de logiciel
19:26peut un jour être
19:27remise en cause
19:28par l'IA justement
19:29vous savez que
19:30les acteurs du logiciel
19:31qui sont ce qu'on appelle
19:32des purplay
19:32donc qui ne font que
19:33du logiciel
19:34ont beaucoup souffert
19:35en bourse
19:35Microsoft a échappé
19:36à ce risque-là
19:38puisqu'en fait
19:38c'est considéré
19:39comme un acteur
19:39un peu plus holistique
19:40donc en effet
19:41sur Microsoft
19:41il y a plein de raisons
19:42de pouvoir se faire peur
19:43après la société
19:44dispose d'une telle
19:45puissance de frappe
19:45qu'elle pourra toujours
19:46on va dire
19:47acheter d'éventuels concurrents
19:49pour se relancer
19:49dans la course
19:50mais c'est vrai qu'aujourd'hui
19:52miser sur OpenAI
19:53ne paraît plus
19:54être la meilleure
19:55conviction possible
19:56Le groupe avait déjà rassuré
19:58fin juillet
19:58lors des résultats
19:59du deuxième trimestre
20:00d'ailleurs
20:00depuis fin juillet
20:01le titre Microsoft
20:02a repris quasiment
20:0350% en ligne droite
20:04aujourd'hui
20:05chez Steelgar Asset Management
20:07quelles sont les valeurs
20:07que vous préférez
20:08dans cet univers
20:09des GAFAM
20:10des Megatech
20:11des Hyperscalers
20:12Alors aujourd'hui
20:13nous ne sommes pas
20:14habilitaires
20:14à des recommandations
20:15d'investissement
20:15mais je peux vous dire
20:16dans quoi nous sommes
20:16d'ores et déjà investis
20:17Clairement nous avons eu
20:18depuis des années
20:19une position sur Google
20:20que nous continuons
20:21de détenir
20:22on considère que
20:23son approche intégrée
20:25fera la différence
20:25à la fin
20:26et je vais peut-être
20:27faire un petit détour
20:27sur votre question
20:28pourquoi est-ce que
20:29Anthropik et OpenAI
20:30se précipitent
20:31pour lever de l'argent
20:32en bourse
20:32pourquoi est-ce que
20:33SpaceX s'est précipité
20:34pour lever de l'argent
20:35en bourse
20:35parce qu'en fait
20:36si vous prenez
20:37toutes les sommes levées
20:38par ces trois acteurs
20:39depuis leur création
20:40c'est même pas
20:41trois ans
20:41de dépenses d'investissement
20:42de Google
20:44donc en fait
20:45l'éléphant dans la pièce
20:46dans l'IA
20:46c'est quand même Google
20:47qui dispose de la data
20:48en très grande quantité
20:49de la puissance de calcul
20:50du savoir-faire
20:51en termes de processeur
20:53et donc pour nous
20:53c'est vraiment un acteur
20:54qui reste incontournable
20:55même si aujourd'hui
20:56il sera balotté en bourse
20:57c'est on va dire
20:58le lot commun
20:59on va dire
20:59des marchés financiers
21:00et quelles sont
21:01les autres valeurs
21:02que vous aimez bien
21:02en ce moment
21:03un petit peu
21:03votre position
21:04dans vos fonds
21:05là aujourd'hui
21:06on va dire
21:07il y a beaucoup de valeurs
21:08qu'on aime bien
21:08ce que je dirais
21:09c'est qu'aujourd'hui
21:10les investisseurs
21:10sont beaucoup trop concentrés
21:11sur l'infrastructure
21:12de l'IA
21:13et c'est là
21:13où il y a peut-être
21:14un risque de surcapacité
21:15à moyen terme
21:15si on revient un peu
21:16dans les années 2000
21:18on a construit de la fibre
21:19qui n'a pas été utilisée
21:20puisqu'on avait inventé
21:21des technologies
21:21de multiplexing
21:22qui ont permis
21:23de diviser par 10
21:24on va dire
21:24la quantité de fibre requise
21:26pour transmettre
21:27la data
21:28aujourd'hui
21:28on n'est pas à l'abri
21:29d'avoir de la surcapacité
21:31quel est l'actif rare
21:31désormais
21:32c'est la donnée
21:33si vous avez
21:34de la donnée propriétaire
21:35à l'échelle
21:36que vous êtes les seuls
21:36à l'avoir
21:38dans ce cas là
21:38vous pourrez entraîner
21:39des algorithmes d'IA
21:40et en tirer les fruits
21:41directement
21:42donc pour nous
21:42on aime bien chercher
21:43en dehors de ces
21:44grands géants de la tech
21:45et à chercher des acteurs
21:46qui disposent de la donnée
21:47à l'échelle
21:48et qui vont en bénéficier
21:49et aujourd'hui
21:50ce ne sont pas des poches
21:51survalorisées dans le marché
21:52donc moins de semi-conducteurs
21:53et plus des valeurs
21:54sur la donnée
21:54exactement
21:55merci beaucoup
21:56Jacques Aurélien
21:57Marciro nous a raccompagné
21:58ce matin
21:59président et fondateur
21:59de Stilgar Asset Management
22:01pour revenir en détail
22:02sur donc Microsoft
22:04mais également Alphabet
22:05qui ont publié hier soir
22:06et puis ce soir
22:07après la clôture
22:07il faut rassurer
22:08avec beaucoup d'attention
22:09qui est bien sûr
22:09très présent dans le cloud
22:10avec AWS
22:12alors si on a des croissances
22:13à trois chiffres
22:14aux Etats-Unis
22:14on en a également en Europe
22:16c'est le cas de Total Energy
22:17ça tombe bien
22:17on va revenir en détail
22:18sur cette publication
22:24à trois chiffres
22:25oui pour Total Energy
22:26dans le sens où
22:27le résultat net
22:28a été multiplié
22:29par deux au troisième trimestre
22:30par rapport à l'an dernier
22:32et pour décrypter
22:33cette publication
22:34toute fraîche
22:34puisque Total a publié
22:35ses résultats à 8h
22:36c'est Ahmed Ben Salem
22:37qui nous accompagne
22:38depuis Odo BHF
22:39analyste pétrole et gaz
22:41bonjour Ahmed Ben Salem
22:42merci de nous accompagner
22:43ce matin
22:43oui un profit net
22:45qui a plus que doublé
22:45chez Total
22:46au troisième trimestre
22:478,3 milliards de dollars
22:48puisque Total communique
22:50en dollars
22:50c'était anticipé
22:52par le marché
22:52ça reste néanmoins
22:53spectaculaire
22:54notamment en ce qui concerne
22:55les marges du raffinage
22:57oui bonjour Etienne
22:58tout à fait
22:59le marché attendait
23:008,1 à 8,9 milliards de dollars
23:02Total a publié 9,1
23:04on est 2,2%
23:05au-dessus du consensus
23:07la bonne surprise
23:10vient bien sûr
23:11du raffinage et chimie
23:12avec des marges exceptionnelles
23:14qui sont à peu près
23:15à 33 dollars
23:16par baril
23:17ils ont plus
23:20augmenté de 150%
23:22sur le trimestre
23:24et le groupe
23:26voilà
23:27en plus de ça
23:28ils profitent
23:28de gains de trading
23:30les chiffres ne sont pas publiés
23:31sur cette division trading
23:32mais le trading
23:34performe très très bien
23:36depuis le début de la crise
23:38mais la deuxième surprise
23:40qui vient du résultat
23:42c'est aussi la partie Gênes
23:43le Total a affiché
23:45une performance 5%
23:46supérieure aux attentes
23:47le résultat a également
23:49augmenté de 130%
23:50le prix du G&A
23:52continue d'augmenter
23:53et Total
23:54on est à 12 dollars
23:55par MBTU
23:56sur le trimestre
23:57et sur le T4
23:58Total anticipe déjà
24:00un prix à 14 dollars
24:01par MBTU
24:02donc la bonne performance
24:03du gaz
24:04devrait se poursuivre
24:05La performance du titre
24:07est exceptionnelle
24:07depuis le début de l'année
24:08plus 50%
24:10encore hier
24:11on était proche
24:11d'un record historique
24:13le titre est à 84 euros
24:15ce matin
24:16est-ce que toutes ces nouvelles
24:17sont déjà dans les cours
24:18ou est-ce que vous voyez
24:19encore du potentiel
24:21sur Total Energy
24:22le groupe a annoncé
24:23ce matin
24:24un programme de rachat d'action
24:25de 2,5 milliards de dollars
24:26pour le quatrième trimestre
24:28et pour le premier trimestre
24:292027
24:32nous on a un objectif
24:33de cours
24:33à 88 euros
24:34sur la base
24:36sur la base
24:36d'un prix de pétrole
24:37long terme
24:37à 75 dollars
24:38vu la situation actuelle
24:40au Moyen-Orient
24:40on pense que l'année prochaine
24:42le prix du gaz
24:43risque de surprendre
24:44à la hausse
24:44tout dépendra
24:45de la situation
24:47comment elle va évoluer
24:48en Iran
24:48après les mi-termes
24:49si Trump a décidé
24:50ou pas de frapper
24:51à nouveau en Iran
24:53mais aujourd'hui
24:53on pense que les astres
24:55sont plutôt alignés
24:56les marges de raffinage
24:57sont au plus haut
24:58en plus l'outil de raffinage
24:59de Total
25:00il est très bien opérationnel
25:02on est à 88%
25:03de taux d'utilisation
25:05la partie pétrole
25:06Total
25:07était l'un des groupes
25:07les plus exposés
25:08au Moyen-Orient
25:0910% de la production
25:10mais heureusement
25:10actuellement
25:11avec des navires
25:12qui arrivent à passer
25:13l'impact
25:13est limité à 5%
25:15et Total
25:16continue d'augmenter
25:17sa production
25:17c'est ça
25:18l'élément transformant
25:19je dirais
25:19de chez Total
25:21depuis 5 ans
25:23alors que les concurrents
25:24ont tous essayé
25:25de faire baisser
25:25leur production
25:26Total
25:26s'est inscrit
25:27dans une logique
25:28d'augmenter sa production
25:29de 3% par an
25:30et ils sont en train
25:31de délivrer
25:32et le groupe
25:33changera de taille
25:34on passera d'un groupe
25:34qui produit 2,4
25:36millions de barils jour
25:37à un groupe
25:37qui produit 3 millions
25:38de barils jour
25:39en 2030
25:40avec le potentiel
25:42de continuer
25:42de croître
25:43et cette croissance
25:44se fait sur deux piliers
25:45donc là
25:46le pétrole
25:46et le gaz
25:47et aussi
25:48sur la partie renouvelable
25:49où Total
25:50est en train
25:50de doubler
25:51ses capacités
25:52de production
25:53d'électricité
25:54donc ces deux leviers
25:55permettent aujourd'hui
25:56à Total
25:57de continuer
25:58à afficher
25:58une bonne performance
25:59avec des résultats
26:01qui continuent
26:02d'augmenter
26:03et on va assister
26:05probablement
26:05à une hausse
26:06du free cash
26:07de plus de 10 milliards
26:08d'ici 2-3 ans
26:12ce qui va permettre
26:13au groupe
26:14de devenir
26:14encore plus résilient
26:16dans un scénario
26:17où il y a une baisse
26:19de la production
26:19d'un conflit
26:20ou en cas de repli
26:21du prix de pétrole
26:22Total
26:22va avoir
26:23un cash break even
26:24qui va baisser
26:25après dividendes
26:26après paiement de dividendes
26:27qui passera
26:27de 50 à 35 dollars
26:29par baril
26:30donc avec un baril
26:31à 35 dollars
26:32Total
26:32continuera à investir
26:33et continuera
26:34à payer
26:34les dividendes
26:36et au-delà
26:37de ce seuil
26:37tout ça
26:38c'est du potentiel
26:39de share buyback
26:40et de réduction
26:41d'endettement
26:42et on l'a vu ce matin
26:43Total a encore baissé
26:44son endettement
26:45on est à 9%
26:46de gearing
26:47Total n'est pas le seul groupe
26:48à annoncer des résultats
26:49spectaculaires dans le secteur
26:50Shell a également publié
26:52ses résultats
26:52ce matin
26:5310,8 milliards de dollars
26:55de profit
26:55au troisième trimestre
26:57le titre gagne plus de 3%
26:58ce matin
26:59à Londres
27:00merci beaucoup
27:00Amen Ben Salem
27:01de vous accompagner ce matin
27:02analyste pétrole et gaz
27:04chez Odo BHF
27:05pour revenir à chaud
27:06sur ce titre
27:07Total Energy
27:08et sur cette publication
27:10le titre Total Energy
27:11qui progresse ce matin
27:12de 1%
27:13à 84,40 euros
27:14le tout alors que le CAC 40
27:16progresse de 0,8%
27:17l'Eurostock 50
27:18de son côté
27:19est stable ce matin
27:20pénalisé par BBVA
27:22qui perd 5%
27:23après la publication
27:24de ses résultats
27:25ou encore
27:25Bank Constant Under
27:26qui a publié des résultats
27:27hier
27:28le titre continue de reculer
27:29d'un peu plus de 1%
27:30ABNBF de son côté
27:31perd 1%
27:32après là aussi
27:33sa publication trimestrielle
27:34ce matin
27:34très courte pause
27:35on se retrouve dans un instant
27:36pour les experts
27:37une heure d'émission
27:38ensemble
27:39pour revenir sur
27:39les grands sujets du jour
27:40avec notamment la France
27:41qui reprend son titre
27:42de championne d'Europe des impôts
27:43à tout de suite
27:44Good Morning Market
27:47sur BFM Business
27:48BFM Business
27:48BFM Business
27:49BFM Business
27:49BFM Business