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Jeudi 4 juin 2026, retrouvez Guillaume Pernoud (directeur de la formation continue, Excelia), Laurine Bultel (ingénieure robotique et automaticienne, DV GROUP), Christiane Cremer (directrice commerciale internationale, DV Group) et Johana Nahum (Talent Manager, Robert Half) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:13débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:17Bien dans son job, être manager en 2026, le portrait robot de ce manager,
00:22qui est-il, de quoi a-t-il besoin ? On en parle avec Guillaume Perdoux,
00:25sous-directeur de la formation continue chez Exelia. On reviendra sur cette étude extrêmement détaillée sur le profil de ce
00:33manager.
00:34Le cercle RH, on va parler de l'industrie et de sa féminisation.
00:37Alors c'est un sujet, je dirais, un peu marronnier, mais le sujet fait son chemin.
00:42De plus en plus de femmes poussent la porte des industries, les industries 4.0.
00:47On accueillera deux femmes, ingénieurs, Laurine Bullten et Christiane Kramer.
00:51Elles travaillent pour DV Group, elles nous parleront de leur engagement et du plaisir qu'elles ont aussi à travailler
00:57dans le secteur de l'industrie.
00:58Elles joueront le rôle d'ambassadrice et on terminera avec Fenêtres sur l'emploi.
01:03Fortes demandes des juristes augmentées, pas augmentées sur le plan de leur salaire, augmentées, vous l'aurez compris, grâce à
01:08l'IA.
01:08On en parlera avec Johanna Amahum, elle est talent manager chez Robert Half.
01:12Voilà le programme, tout de suite c'est bien dans son job.
01:27Bien dans son job pour parler des managers.
01:30On en parle beaucoup sur ce plateau des managers, parfois en difficulté, parfois en souffrance, souvent entre les deux cymbales.
01:36On va en parler avec vous, Guillaume Pernoud, ravi de vous accueillir, directeur de la formation continue chez Exelia,
01:43avec une étude extrêmement détaillée, très bien construite, la main dans la main avec l'IFCAM et le Crédit Agricole,
01:50si je ne m'abuse.
01:51Alors avec l'IFCAM qui est effectivement l'université d'entreprise du groupe Crédit Agricole,
01:56avec un industriel de premier plan, le groupe Safran,
01:59et avec une entreprise aussi de premier plan qui est OnePoint.
02:03Donc trois acteurs économiques avec lesquels on a co-construit et co-développé cette étude sur le vécu des managers
02:11en 2026.
02:12C'est intéressant.
02:13Quel était l'objectif en vous rassemblant entre l'industrie, le monde bancaire, la fondation Exelia Lab ?
02:20C'était quoi l'idée ?
02:22C'était de réussir à donner à ceux qui vont regarder l'étude un profil, un portrait de ce manager
02:27en 2026 ?
02:28Exactement. Alors d'abord, c'est un projet éducatif d'intérêt général, puisqu'il est développé dans le cadre de
02:33la fondation Exelia.
02:35C'est un projet où on rassemble aussi, c'est important, d'avoir des établissements d'enseignement supérieur qui travaillent
02:41avec des entreprises
02:43pour finalement mieux connaître un objet commun qui est le manager.
02:47Les business schools forment les managers de demain et puis les entreprises, elles...
02:53Ça se répond.
02:53Voilà, exactement. En tout cas, on a cette même préoccupation.
02:57Le point de départ, il est assez simple. C'est la volonté, en tout cas d'Exelia, d'être une
03:02vigie, d'être un éclaireur aussi pour les entreprises.
03:05Pas seulement être là pour former les talents.
03:07Et puis, on a vu, comme les entreprises avec lesquelles on travaille, des signaux faibles.
03:11On a entendu dire que les managers étaient malheureux, que la fonction ne faisait plus rêver,
03:15que les managers avaient plutôt envie de devenir des experts plutôt que des managers.
03:19Alors ça, évidemment, ça nous préoccupe, puisqu'on forme les managers de demain.
03:25Et vous qui êtes aussi enseignant-chercheur, vous réfléchissez aussi à adapter des programmes les plus appropriés à leurs besoins.
03:31Absolument.
03:32De fait ?
03:32Absolument. Et les entreprises ont probablement aussi besoin de mieux les comprendre pour mieux répondre à leurs attentes.
03:38Donc c'est ça un peu le point de départ.
03:40Les points saillants de cette étude, c'est quoi ?
03:42Aujourd'hui, les managers, c'est qui ?
03:44Des femmes, des hommes, plus de 40 ans, moins de 40 ans.
03:47On nous dit que les jeunes ne veulent plus être managers, ne veulent plus prendre de responsabilités.
03:51Et de quoi ils ont besoin ?
03:52Oui. Alors, les managers, nous, c'est tout manager.
03:55Donc à partir du moment où on encadre au moins une personne, on est considéré comme manager dans cette étude.
04:01On a interrogé avec Ipsos 1 200 managers, 89 questions.
04:06Donc quelque chose d'extrêmement dense, puisque l'on cherche à adresser une typologie,
04:10c'est-à-dire identifier des familles de managers, les points marquants effectivement de cette étude,
04:15et je crois que c'est ça qui est peut-être le plus intéressant, c'est ne pas confondre la
04:20fonction et le vécu.
04:23La fonction des managers continue d'être très attractive.
04:28D'ailleurs, 80% des managers interrogés disent « mais moi j'aime cette fonction ».
04:34C'est une fonction qui est une fonction valorisante et ils font la promotion de cette fonction.
04:39Donc ils sont promoteurs.
04:40En revanche, quand on leur demande comment ils vivent la fonction au quotidien,
04:45alors là, ça se gâte un peu.
04:47Voilà, c'est-à-dire que la fonction est désirable, le vécu, il est difficile, il est tendu.
04:5351% d'entre eux déclarent être dans une situation de fatigue.
04:58Voilà, alors on pourrait évidemment essayer de graduer cette fatigue,
05:02mais effectivement jusqu'à épuisement pour une partie d'entre eux.
05:06Donc la première chose, c'est effectivement ne pas confondre la fonction et le vécu.
05:11Alors ce vécu, on a essayé de comprendre pourquoi est-ce qu'il était fatiguant.
05:15Alors il y a beaucoup de choses.
05:16La première chose, c'est qu'on a tous en tête l'idée du manager chef d'orchestre
05:20qui va animer les ressources autour de lui,
05:25qui va faire faire un certain nombre de choses à une équipe.
05:28Le manager coach, je crois.
05:29Voilà, alors oui, alors manager chef d'orchestre, manager coach.
05:32Et alors, ce qui apparaît de plus en plus,
05:34c'est quand on demande aux managers de s'auto-définir,
05:37ils se définissent davantage comme des care managers,
05:40c'est-à-dire des managers qui ont pour responsabilité
05:44de porter l'équipe, de la soutenir, de la supporter.
05:47Certains vivent mal en expliquant,
05:48mais je fais un peu la nounou plus que le manager.
05:51C'est exactement ça.
05:51Il y a de ça quand même.
05:52C'est tout à fait ça.
05:53Dans le versant négatif.
05:54Complètement.
05:55Et le mot qui ressort, le mot clé, c'est accompagner.
05:57Donc, le manager aujourd'hui, quand on lui demande de se définir,
06:01c'est accompagner mon équipe.
06:02Donc, il y a cette approche assez maternante.
06:05Et comme vous le dites, ce mot effectivement, nounou,
06:08il est marquant.
06:09C'est probablement ça qui fait que les managers ont un vécu
06:13qui est un vécu difficile,
06:14parce que c'est quand même une tâche
06:16qui est extrêmement difficile à endosser.
06:19Et il souligne aussi quand même autre chose.
06:21C'est globalement quand même, la fonction est désirable,
06:24le vécu est difficile.
06:25Et il y a quand même, globalement, un manque de valorisation.
06:29De reconnaissance.
06:30Exactement.
06:31Un manque de reconnaissance,
06:33y compris un manque de reconnaissance financier.
06:36Alors, ça, c'est intéressant.
06:38L'enjeu financier.
06:39Oui.
06:39Le bien-être, c'est sympa.
06:40Voilà.
06:41Mais la rémunération, c'est bien aussi.
06:43Exactement.
06:43On a beaucoup parlé du manager.
06:45On a beaucoup parlé dans l'entreprise.
06:46Vous savez, c'est cette quête de sens
06:47qui, à mon avis, est toujours absolument nécessaire.
06:49Mais ce n'est pas à la place d'eux.
06:51Et le manager, il exprime, pour la moitié d'entre eux,
06:55le fait que c'est une fonction qui devrait être mieux valorisée.
06:59Et donc, mieux rémunérée.
07:00Et mieux rémunérée.
07:01Et ils attendent, d'ailleurs, pour la plupart d'entre eux,
07:03un signe en termes de rémunération à court terme.
07:08Donc, ça veut dire que cette photographie doit éclairer les entreprises
07:12sur, au-delà des outils de bien-être ou de care qu'on peut mettre en place,
07:17il y a quand même un pilier fort qui ne s'efface pas avec les outils care.
07:21La rémunération.
07:22Absolument.
07:23La rémunération reste un élément clé.
07:25En tout cas, ça ressort effectivement très nettement de cette étude.
07:29Il y a aussi d'autres choses.
07:31Probablement allouer plus de temps au management.
07:34Parce qu'on sait que le manager, il manage une équipe,
07:37mais il a aussi généralement un métier à part entière.
07:41Il est aussi un opérationnel.
07:43Et donc, puisqu'il se voit comme quelqu'un qui materne,
07:47qui accompagne, qui supporte,
07:49il a effectivement besoin de plus de temps.
07:52Ce qui peut être intéressant de dire, c'est qu'il y a...
07:54Donc, nous, on a fait une typologie ensuite,
07:56pour essayer de mieux les comprendre.
07:58On a sur la Gen Y peut-être des comportements un petit peu différents.
08:04Un peu plus peut-être de désillusion,
08:06parce que peut-être un peu plus d'attente sur la fonction de manager.
08:11D'attente et d'exigence, oui.
08:13Et d'exigence, exactement.
08:14Ils sont plus compétiteurs que les autres, quand même, en moyenne.
08:17Alors, c'est peut-être lié, effectivement, à leur plus jeune âge.
08:21Mais ils se désillusionnent aussi, peut-être, un petit peu plus rapidement.
08:24Donc, c'est-à-dire qu'il y a une attention particulière,
08:26aussi, à porter à cette génération.
08:28Et ils peuvent se fatiguer,
08:29puis même claquer la porte pour partir deux ans, faire un tour du monde.
08:32Oui, j'ai vu qu'on appelait ça les bifurcœurs.
08:35Donc, des gens qui, effectivement, ont tout ce qu'il faut
08:37pour être de très bons managers en entreprise,
08:39et puis qui décident, à un moment donné, d'emprunter un autre chemin.
08:42Bon, voilà, c'est une évolution de société, aussi.
08:44Étude très intéressante.
08:45Allez la lire.
08:46Alors, il y a tous ces acteurs dont on a parlé,
08:48évidemment, au cœur.
08:49La fondation Excelia Lab, Excelia,
08:51dont vous êtes le directeur de formation continue chez Excelia,
08:55Safran, on n'oublie pas non plus One Point.
08:58Absolument, qui a été décisif, aussi, dans la construction de cette enquête.
09:02Et l'IFCAM, qui est l'organisme de formation du crédit agricole.
09:06Merci de nous avoir rendu visite, cher Guillaume Pernoud.
09:08Merci à vous de votre invitation.
09:09Allez découvrir cette étude, vous qui êtes des dirigeants des CEOs,
09:12pour essayer d'avoir une vision très fine du manager.
09:16Merci de nous avoir rendu visite.
09:17On tourne une page, tiens, elles sont manageuses,
09:20elles sont surtout ingénieurs, femmes dans l'industrie.
09:22C'est un sujet essentiel, le renouvellement,
09:25le recrutement de femmes ingénieures au sein de l'industrie.
09:29Est-ce si simple ? Est-ce compliqué ?
09:31Est-ce qu'on trouve sa place facilement dans l'industrie,
09:33lorsqu'on est une femme ?
09:34On va en parler avec nos invités.
09:35C'est le thème du débat, c'est le cercle RH.
09:37Et j'accueille tout de suite mes deux invités.
09:51Le cercle RH pour parler de l'industrie.
09:54C'est un sujet dont on parle beaucoup dans notre émission,
09:57à la fois la perte ou la fermeture d'entreprises industrielles.
10:00Mais là, on va s'intéresser plus particulièrement à la féminisation de l'industrie
10:04qui accueille de plus en plus de femmes.
10:06Alors, la route est encore longue,
10:08mais de plus en plus de jeunes ingénieurs, femmes,
10:11décident de pousser la porte de notre industrie.
10:13Et j'accueille deux femmes sur ce plateau,
10:15justement pour nous parler de leurs ressentis,
10:17de la manière dont elles ont été accueillies, accompagnées, encadrées,
10:20et si elles se sentent tout simplement bien au sein de leur entreprise.
10:24Deux femmes.
10:25Laurine Bultel, je commence par vous.
10:27Ingénieure robotique automaticienne d'Evigroup.
10:30On parlera d'autres entreprises.
10:31Vous avez quitté l'école d'ingénieurs en 2024.
10:34Exactement.
10:35Donc, ça fait un an et demi que vous êtes chez d'Evigroup.
10:37On en parlera avec vous.
10:38Puis, vous avez fait des choix très précis
10:40parce que vous auriez pu aller ailleurs avec votre diplôme
10:43et vous avez choisi cette entreprise.
10:45Merci, en tout cas, d'avoir répondu à notre invitation.
10:47Merci à vous.
10:47Christiane Kramer, ravi de vous accueillir.
10:50Directrice commerciale internationale d'Evigroup.
10:52Alors, vous n'êtes pas ingénieur de formation,
10:55mais vous avez choisi cette entreprise.
10:57Vous êtes une femme aussi.
10:59Je commence par vous parce qu'il y a un petit écart générationnel
11:04et par ailleurs de fonction.
11:06Il y a eu beaucoup d'écoles,
11:07beaucoup de femmes qui sont venues sur ce plateau,
11:09qui représentaient des groupements d'écoles d'ingénieurs
11:12et qui venaient faire la promotion.
11:14Ce sujet-là vous est arrivé aux oreilles
11:16pour vous faire choisir l'industrie
11:17ou vous l'avez choisi parce que vous en avez parlé avec vos parents,
11:21parce que vous vous êtes dit
11:22cet environnement me convient.
11:24Comment est né tout cela ?
11:26J'ai choisi cet environnement
11:28parce que j'ai découvert qu'il me plaisait.
11:31Alors, j'ai découvert ça un peu par hasard.
11:34Tout ce qui est aspects scientifiques, technologiques,
11:37tout ça, ça m'est venu très tôt dans mon cursus scolaire.
11:40Donc, c'est assez naturellement
11:41que je me suis retrouvée en école d'ingénieur.
11:43Après, pour la spécialisation, vraiment,
11:46c'est au travers d'options et de stages
11:48que j'ai découvert l'industrie.
11:50Et en fait, j'ai découvert que c'était, pour moi,
11:52le secteur un peu qui réunissait tout ce qui m'intéressait,
11:57tout ce qui me plaisait.
11:58Donc, l'aspect technique,
12:00mais qui rencontre la réalité du terrain,
12:03l'aspect vraiment concret.
12:04On va revenir sur ce que vous faites,
12:06parce qu'il y a...
12:06Vous fabriquez des objets au sens propre du mot,
12:09la conception, la réflexion,
12:11et ensuite, la réalisation.
12:12Juste un mot, dans l'école d'ingénieur,
12:14il y avait combien de femmes dans la promo ?
12:16Dans ma promo, donc dans cette spécialité-là,
12:19on était cinq femmes pour environ 120...
12:22une promo de 120 personnes.
12:23J'avais donc raison pour dire que la route était encore longue.
12:26Tout à fait.
12:27Donc, cinq femmes intégrées dans un groupe de garçons,
12:30ce qui est aujourd'hui encore un peu le cas en industrie.
12:32Oui, de toute façon, ce qu'on voit dans les écoles,
12:35c'est exactement ce qu'on ressent par la suite...
12:37Forcément.
12:37...dans le monde du travail, tout à fait.
12:40Christiane Kramer, vous aussi,
12:41dans votre secteur commercial,
12:43chez DV Group,
12:44vous avez fait un choix,
12:45parce que quand on est directrice commerciale,
12:48on fait des choix, on choisit des entreprises,
12:49on avait pu partir dans, je ne sais pas,
12:52la mode, le textile,
12:53enfin, des sujets un peu clichés,
12:55mais vous avez choisi l'industrie, vous aussi.
12:57Qu'est-ce qui vous a poussé à rentrer dans l'industrie ?
12:59Moi, c'était tout à fait le hasard,
13:01parce que moi, je suis arrivée en France,
13:03donc il y a quelques...
13:03Franco-Allemande, je précise.
13:05Franco-Allemande, oui.
13:05Donc, du coup, j'ai...
13:06Oui, désolée pour mon accent.
13:08Donc, du coup, j'ai fait toute ma scolarité,
13:11mes études en Allemagne,
13:12et donc, du coup, par choix,
13:13je choisis le beau pays qui est la France,
13:15et donc, du coup, je cherchais un projet commercial,
13:19développement commercial,
13:20parce que moi, je suis commerciale d'origine,
13:22donc, du coup, c'était ça,
13:23et je voulais internationaliser des services.
13:25Et donc, du coup, c'est tout à fait par hasard
13:27que j'ai croisé le chemin des DV Group.
13:30Je fais juste une petite parenthèse
13:31avec votre pays d'origine et de cœur, je pense.
13:34On parle de l'industrie allemande,
13:36et souvent, on en parle sur les plateaux français de télévision,
13:39les machines-outils,
13:41cette industrie très puissante.
13:42Est-ce qu'elle a réussi, peut-être,
13:43à l'instar de la France,
13:45qu'il n'y a encore que cinq étudiantes dans une promo,
13:47est-ce qu'elle a réussi à intégrer les femmes dans son industrie ?
13:49Je pense que là,
13:51le chemin est aussi long qu'en France.
13:53Donc, c'est vraiment là, à peu près,
13:55je fais un peu le parallèle,
13:56c'est en Europe, je pense,
13:58où l'Allemagne, c'est peut-être légèrement en avance,
14:01mais vraiment très, très peu.
14:02Laurine Bultel,
14:03quand vous avez poussé la porte de DV Group,
14:05comment on vous accueille,
14:07comment on vous intégrer,
14:08et je poserai évidemment la même question à Christiane,
14:10mais comment vous vous êtes sentie ?
14:12Parce qu'on dit souvent que les trois premières semaines,
14:14voire même les deux premières semaines,
14:16sont décisives dans un premier emploi,
14:17ce qui était votre premier emploi,
14:19indépendamment des stages.
14:20Ça a été décisif,
14:21et vous y êtes toujours.
14:22J'y suis toujours,
14:24c'est plutôt bon signe.
14:25Exactement.
14:26Non, c'est vrai que
14:28la première fois que
14:30j'ai poussé la porte
14:31de chez DV Group,
14:33j'ai tout de suite,
14:34je le savais d'avance,
14:36mais j'ai tout de suite réalisé qu'en effet,
14:38il n'y avait pas beaucoup de femmes,
14:40alors pour le coup,
14:41dans mon agence,
14:43au sein du bureau d'ingénierie,
14:44je suis la seule femme.
14:47Donc,
14:48j'ai pu avoir une petite appréhension,
14:50je ne vais pas mentir,
14:51quand je suis arrivée,
14:52parce que forcément,
14:53je me suis sentie en minorité.
14:54C'est clair.
14:55Donc, je me suis dit,
14:56j'espère que je vais réussir à trouver ma place.
14:58Laïra,
14:59vous vous accompagnez sur ce sujet,
15:00en vous disant,
15:00attention,
15:01Laurine,
15:02tu vas être la seule,
15:03comment on vous accompagne ?
15:05Parce que voilà,
15:05il faut accompagner ça.
15:07Oui,
15:07on m'a dit que
15:09ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de femmes
15:10dans mon agence,
15:12dans mon vâtiment,
15:12qu'il n'y en avait pas du tout
15:14chez DV Group,
15:14au contraire,
15:15et on m'a dit que
15:16si jamais je ne me sentais
15:19pas bien intégrée
15:20ou que j'avais besoin
15:22d'une présence féminine,
15:23il n'y avait pas de problème,
15:25je pouvais appeler
15:26n'importe quel autre
15:27de mes collègues,
15:29mais honnêtement,
15:30je n'en ai même pas ressenti forcément
15:31le besoin.
15:32Ça s'est passé très naturellement.
15:33J'ai été accueillie très bien.
15:36Quand vous dînez
15:37avec vos amis,
15:37ce qui doit vous arriver,
15:38vous déjeunez le week-end,
15:40vous leur dites
15:40que je travaille dans l'industrie,
15:41comment vous définissez
15:42le secteur dans lequel vous êtes ?
15:44Parce que DV Group,
15:45c'est un peu hybride,
15:46il y a de la data,
15:47il y a de la tech,
15:48il y a de l'industrie.
15:49Industrie ou pas industrie ?
15:50Vous l'assumez ?
15:50Ah oui, oui, totalement.
15:51L'industrie ?
15:52Ah oui, moi,
15:53c'est 100% de l'industrie.
15:55Christiane, pareil ?
15:55Absolument,
15:56on est prestataires de services
15:57dans l'industrie.
15:58Les industriels,
15:59ce sont nos partenaires
16:00et on développe avec eux
16:01des solutions.
16:02Et vous,
16:05directrice commerciale,
16:06c'est un poste à responsabilité,
16:07de manager,
16:07vous gérez des équipes.
16:09Tout à fait.
16:09Vous aussi,
16:09vous avez vécu,
16:11peut-être un petit peu décalé
16:12dans le temps,
16:12la même sensation,
16:13le même sentiment
16:15de vous dire
16:15je suis un peu minoritaire quand même.
16:17Non, pour tout vous dire,
16:18parce que moi,
16:18ça fait 16 ans
16:19que je travaille chez DV Group
16:20et ce n'était pas mon premier job.
16:22Donc, du coup,
16:23moi, j'ai toujours travaillé,
16:24même avant,
16:25dans un domaine assez masculin.
16:27j'ai commencé dans le transport.
16:28Et donc, du coup,
16:29on ne peut pas être plus masculin.
16:30Et je me suis toujours sentie
16:32vraiment intégrée
16:33et je n'avais pas cette problématique-là.
16:35Je suis minoritaire.
16:36C'était presque normal
16:37que j'étais souvent la seule femme.
16:39Moi, j'ai commencé chez DV Group,
16:40à l'agence
16:40où je travaillais à l'époque,
16:42il n'y avait aucune femme.
16:43Donc, du coup,
16:43j'étais la première.
16:44Et aujourd'hui,
16:45j'ai une équipe,
16:45on est une vingtaine,
16:47donc différents pays.
16:48Et dans mon équipe,
16:49j'ai actuellement sept femmes.
16:51Donc, sept femmes...
16:51Donc, ça progresse.
16:52Oui, c'est des commerciales sédentaires.
16:55Et j'ai même recruté récemment
16:56une commerciale itinérant
16:57sur le terrain en Allemagne.
16:59Donc, ça, c'est plutôt une première.
17:01Sur vos terres,
17:01dans votre pays.
17:02Oui, exactement.
17:04Quel conseil vous donneriez ?
17:05Parce que sur ce plateau,
17:06vous avez accepté de venir sur le plateau
17:08dans une émission de télé.
17:09Vous n'en faites pas tous les jours.
17:11Vous jouez le rôle d'ambassadrice aussi,
17:13en quelque sorte,
17:13parce qu'il y a des parents
17:14qui nous regardent.
17:15Il y a parfois de jeunes filles
17:17qui sont encore au lycée,
17:18qui sont excellentes en maths
17:19et qu'on va plutôt orienter
17:20vers les sciences sociales.
17:21Quel conseil vous avez envie de donner
17:23aux parents
17:23et peut-être aux jeunes filles
17:24qui vous regardent
17:26et qui, elles-mêmes,
17:27hésitent sur leur avenir professionnel ?
17:28Si vous pouvez m'adresser directement
17:30à ces jeunes filles,
17:32du coup, je leur dirais,
17:33franchement, de foncer.
17:36D'oser.
17:37Parce que c'est vrai
17:37que ça peut faire un petit peu peur.
17:40On peut se mettre un peu des barrières,
17:42mais qui n'existent pas en réalité.
17:45Il faut vraiment découvrir
17:47ce monde de l'intérieur,
17:48j'ai envie de dire,
17:49se faire vos propres idées.
17:51Il n'y a aucun frein, aujourd'hui,
17:52au fait qu'une femme travaille
17:54dans l'industrie.
17:55C'est un secteur, en plus,
17:56ça dépend les goûts
17:59et les coureurs de chacun,
18:00mais personnellement,
18:01je trouve que c'est un secteur
18:02tellement intéressant.
18:03Intellectuellement,
18:03vous vous y retrouvez ?
18:04Oui, totalement.
18:06Ça demande de la réflexion,
18:07de la logique.
18:09C'est un métier,
18:12je parle pour moi,
18:13qui est passionnant.
18:14Après, il y en existe
18:15vraiment énormément
18:16des métiers dans l'industrie.
18:18Il y en a pour tous les goûts,
18:19honnêtement, je pense.
18:21J'ai fait un titre,
18:22je ne sais pas si Nicolas,
18:23la Juchal, a passé,
18:24mais l'industrie,
18:25le meilleur ami de la femme,
18:26j'ai mis un point d'interrogation.
18:29Vrai ou pas vrai ?
18:30Parce qu'on est quand même encore,
18:31vous le dites,
18:32il y a encore des clichés
18:33sur l'industrie,
18:34il y a encore une image
18:34un peu sombre,
18:35il y a des parents
18:36qui hésitent à pousser
18:37leurs enfants.
18:38Vous aussi,
18:38en tant qu'ambassadrice,
18:39qu'est-ce que vous avez envie
18:40de dire aux parents
18:41qui hésitent ?
18:43Que les femmes,
18:44elles ont toute leur place
18:45dans l'industrie,
18:46parce qu'il y a quand même
18:47beaucoup d'innovation,
18:48donc on a besoin
18:50des femmes
18:50d'avoir une perception
18:52différente,
18:53donc de l'innovation
18:55et toute cette partie-là,
18:56donc c'est important
18:58que tout le monde
19:00participe à cette...
19:01J'allais vous poser
19:01justement la question
19:03sur qu'est-ce que vous apportez
19:05de plus,
19:05parce que parfois,
19:06il y a aussi un cliché
19:07cette question de dire
19:08à une femme,
19:08mais qu'est-ce que vous apportez
19:09de plus ?
19:10Vous avez le sentiment
19:11d'apporter quelque chose
19:12de différent ?
19:12Est-ce que le groupe
19:13qui vous observe vous dit
19:14« ta présence nous est inutile
19:16parce que tu nous décales
19:17un peu ou pas ? »
19:19Alors, personnellement,
19:20on me l'a déjà dit,
19:22oui,
19:22que je pouvais apporter,
19:23bon, c'est un peu flou,
19:24mais à un point de vue différent.
19:26Après,
19:27c'est difficile
19:28de faire une généralité,
19:30de dire
19:30« les hommes apportent
19:31telle compétence,
19:32les femmes apportent telle... »
19:34Moi,
19:35ce que je ressens,
19:36pour moi,
19:36d'avoir de la mixité,
19:37en tout cas dans un groupe,
19:38c'est que ça apporte
19:39un équilibre,
19:39que ce soit en termes
19:40vraiment professionnels,
19:42mais même en termes
19:43de relationnels
19:45avec les collaborateurs.
19:47Donc,
19:49ça ne peut que être bénéfique.
19:50La mixité dans la minorité,
19:51je précise quand même.
19:52Oui.
19:52On est d'accord.
19:53On n'est pas encore
19:54aux 50-50.
19:55Non.
19:55Mais je pense
19:57que vous y aspirez aussi.
19:59Mais ce qui est intéressant,
19:59comme vous le dites,
20:00quand vous êtes dans des petits groupes,
20:01il y a quand même un apport,
20:02une mixité,
20:02un échange.
20:03Et je pense que pour les hommes
20:05dans l'équipe,
20:05c'est intéressant aussi
20:06d'ouvrir et d'avoir
20:07des femmes dans le groupe.
20:08Le même ressenti,
20:08est-ce que vous avez le sentiment
20:09aussi que vous apportez
20:10une touch,
20:12une posture,
20:13une attitude différente ?
20:14Oui.
20:15Donc,
20:15moi,
20:16je fais partie
20:16du comité de direction.
20:17Donc,
20:17du coup,
20:18c'est assez masculin,
20:19le comité de collergue.
20:20Donc,
20:21du coup,
20:21c'est le regard
20:22qui est différent.
20:23Et donc,
20:24du coup,
20:24de voir une autre perception
20:26de la question
20:27et de le sujet,
20:29ça apporte un peu d'ouverture,
20:31j'ai envie de dire.
20:32Mais est-ce qu'on vous laisse,
20:33excusez-moi de rentrer
20:33un peu dans le détail,
20:34parce que j'ai assisté
20:35à quelques comex,
20:36moi aussi,
20:37souvent masculins
20:38et avec des femmes
20:39à l'intérieur.
20:39Est-ce qu'on vous laisse
20:40la place ?
20:41Parce qu'on peut être présent
20:42sans qu'on vous donne
20:43la place.
20:44Est-ce que vous sentez
20:44que ce que vous dites
20:46compte,
20:46pèse,
20:47a du poids ?
20:48Il faut la prendre,
20:49la place.
20:50Elle n'est pas offerte.
20:52Il faut la prendre,
20:53il faut s'imposer.
20:55Donc,
20:55c'est à vous
20:56et aux femmes
20:58de s'imposer.
20:59Et c'est ce que vous faites.
21:00Alors,
21:00vous êtes jeune,
21:00vous démarrez votre carrière,
21:01vous n'êtes pas
21:02dans le même cheminement,
21:03mais est-ce que vous aussi,
21:04parfois,
21:04face à des hommes
21:05qui ont plus de bouteilles
21:06dans le groupe,
21:06avec des gens
21:07qui ont de l'expérience
21:08d'ingénieur plus capé ?
21:10Est-ce que ce n'est pas compliqué,
21:11parfois,
21:11que l'on soit d'ailleurs
21:12une femme ou un homme,
21:13d'ailleurs,
21:13de prendre sa place ?
21:14Comment vous faites ?
21:16Ça peut être compliqué,
21:17oui.
21:18Après,
21:19pour prendre sa place,
21:20en effet,
21:21homme ou femme,
21:22il faut faire ses preuves.
21:25Il faut faire son travail
21:26du mieux qu'on peut.
21:27Moi,
21:28je sais que c'est comme ça
21:29que j'ai l'impression
21:30d'avoir trouvé ma place
21:31chez DV Group.
21:33Je suis restée moi-même
21:35en faisant mon travail au mieux
21:37et on me traite
21:39normalement,
21:39j'ai envie de dire,
21:39comme n'importe quel collaborateur.
21:41DV Group,
21:42vous fabriquez dans votre service
21:43des robots,
21:44on est d'accord ?
21:44On les met en service,
21:46on fabrique des îlots robotisés,
21:48oui.
21:48Donc,
21:48des robots qui vont se déplacer
21:50sur des containers,
21:51des hangars ?
21:52Oui,
21:52c'est ça,
21:53pour faire de la manutention,
21:56pardon,
21:57du pick and place,
21:59comme on dit,
22:00pour tout ce qui est
22:01tâches répétitives
22:02et un peu pénibles.
22:04Robots qui ont le vent en poupe,
22:05en ce moment,
22:06ces robots,
22:07c'est très très demandé,
22:09vous travaillez beaucoup.
22:10Merci d'être venue
22:11nous rendre visite,
22:12pour rien au monde,
22:14vous ne changeriez de vie,
22:15vous êtes tout à fait
22:16à votre place.
22:17Oui.
22:17On est d'accord ?
22:18Absolument.
22:18Vous m'avez l'air très heureuse
22:20l'une et l'autre
22:21dans vos secteurs
22:21d'activité différents.
22:23Merci,
22:24chère Laurine Bultel,
22:25d'être venue nous rendre visite,
22:26merci Christiane Kramer,
22:28membre du Codir,
22:29au sein de toutes les deux,
22:30de cette belle entreprise,
22:31DV Group.
22:32Merci à vous deux,
22:33la suite de notre programme,
22:34c'est Fenêtres sur l'emploi
22:35et on parle des juristes augmentés.
22:37J'accueille mon invité.
22:50Et on termine notre émission
22:51avec Fenêtres sur l'emploi
22:53pour parler d'un sujet
22:55dont on n'a pas encore parlé
22:56sur le plateau de SmartJob,
22:57les juristes augmentés.
22:59Qu'est-ce que c'est ?
22:59On en parle avec vous,
23:01Johanna Naoum,
23:02vous êtes Senior Talent Manager
23:04chez Robert Half.
23:05Merci d'être avec nous.
23:06D'abord, la définition de juriste augmenté.
23:09Je vais faire un jeu de mots,
23:10on s'est dit,
23:11tiens, juriste augmenté,
23:11c'est ceux qui sont bien rémunérés.
23:13Et en fait, j'ai tout faux.
23:14Alors, vous n'avez pas tout faux,
23:15mais ce n'est pas le cœur du sujet.
23:18Le juriste augmenté,
23:19c'est le juriste qui va bien sûr
23:21disposer de son socle d'expertise
23:23très précis,
23:25en fonction des différents besoins
23:26et de sa spécialité,
23:27mais qui va aussi savoir s'adapter,
23:29être agile
23:30et travailler notamment
23:31avec les outils d'IA,
23:34tout en ayant bien sûr
23:35un grand pouvoir de vigilance
23:36et de pertinence
23:37sur les informations récoltées.
23:40Outils d'IA,
23:40parce qu'on dit qu'aujourd'hui,
23:41le métier de l'assurance,
23:43le métier du droit,
23:44les métiers du droit
23:44sont impactés par l'IA.
23:46Donc, celui qui est augmenté,
23:48c'est celui qui sait s'en servir.
23:50Celui qui est augmenté,
23:51c'est celui qui sait s'en servir,
23:52qui ne va pas juste se contenter
23:54de prendre la donnée
23:55telle qu'elle ressort de l'IA,
23:56mais qui va savoir
23:57la remettre en perspective,
23:59l'interpréter,
24:00l'adapter,
24:00avoir surtout un énorme pouvoir
24:03de vigilance et de pertinence
24:04par rapport, encore une fois,
24:05à cette donnée.
24:06La bonne distance.
24:07La bonne distance
24:08et le pouvoir d'analyse
24:10et l'intelligence situationnelle.
24:12Alors, vous avez une vue panoramique
24:13sur les recrutements
24:15chez Robert Ralph
24:16par rapport à ces juristes
24:17très demandés,
24:18ces juristes augmentés.
24:19Les domaines juridiques
24:20qui recrutent en 2026
24:21pour nous faire comme ça
24:22peut-être une photographie,
24:23un petit panorama ?
24:24Tous les domaines en 2026
24:27vont recruter des juristes.
24:30Les prévisions d'embauche
24:32telles qu'elles sont issues
24:33de l'étude finalisée par Robert Ralph
24:35indiquent bien qu'on est sur 30%
24:37d'entreprises qui vont créer
24:39des postes juridiques
24:40sous forme de CDI.
24:42Donc, ce sont des très beaux chiffres
24:43et cette perspective
24:46peut notamment s'expliquer
24:48par le fort pouvoir réglementaire
24:51qui existe aujourd'hui.
24:52Les entreprises font face
24:53à une vraie contrainte
24:54et pour ça,
24:55elles recrutent des juristes
24:56en interne pour y faire face.
24:5830% dans le droit du travail,
25:00vous dites que c'est un très beau chiffre
25:01en effet,
25:02c'est-à-dire qu'il y a un vrai besoin
25:02à condition que ce juriste,
25:03on le répète,
25:04soit augmenté,
25:05qu'il sache s'appuyer
25:06sur les bons outils.
25:07Gestion de risque,
25:08protection de la vie privée
25:09des données,
25:09ça aussi c'est une donnée
25:11très importante,
25:11le RGPD,
25:13la CSRD,
25:13tous ces sujets qui arrivent,
25:15la CSRD était ralentie.
25:17Il faut anticiper tout ça en fait.
25:19Exactement,
25:19le juriste a une place
25:20vraiment prépondérante
25:21et très stratégique
25:22puisqu'il est là non seulement
25:23pour sécuriser les accords
25:24mais aussi pour anticiper les risques,
25:26appréhender les décisions
25:27et il s'intègre vraiment
25:28comme un pilier du choix
25:30au sein des entreprises
25:31et comme on le constate
25:34chez Robert-Alf quotidiennement
25:35lorsqu'on accompagne
25:36nos dirigeants
25:37et aussi les professionnels
25:38dans leur perspective
25:39d'évolution de carrière,
25:41c'est un rôle qui a une énorme place
25:43au sein de l'entreprise
25:44et le fait que le juriste
25:46aujourd'hui soit augmenté
25:47vient répondre à une transformation
25:48aussi de ce rôle de juriste
25:51et c'est essentiel
25:53de garder en tête cette information.
25:55Recherche quand même
25:56de juristes augmentés
25:57en droit fiscal
25:58mais aussi en droit des sociétés,
25:59le MNA,
26:00là aussi fusion,
26:02acquisition,
26:02MNA,
26:04où l'IA joue un rôle important ?
26:06Oui,
26:06ce sont vraiment
26:07les cinq domaines
26:07qui ressortent le plus
26:09en termes de recrutement
26:10sur ces juristes augmentés.
26:11Comme on l'a vu,
26:12c'est vraiment
26:13la gestion des risques,
26:14les données personnelles,
26:15le droit des sociétés,
26:16le droit fiscal,
26:17le droit du travail
26:18et ça vient vraiment
26:20répondre à une nécessité
26:21d'avoir des services juridiques
26:22étoffés
26:23pour faire face,
26:24encore une fois,
26:25à toutes ces contraintes législatives.
26:27Ça c'est intéressant
26:27parce que ça c'est
26:28les entreprises
26:29qui sont vos clients
26:30qui vous disent
26:30je recherche
26:31le juriste augmenté.
26:32Vous nous dites
26:32qu'il y a une très très forte demande
26:34sur les cinq secteurs
26:36juridiques
26:36dont on vient de parler.
26:38De l'autre côté,
26:39est-ce que vous avez bien
26:40les juristes augmentés ?
26:41Parce qu'il faut aussi se former,
26:42il faut que ces juristes
26:43s'adapter.
26:44Est-ce qu'on y est ?
26:45C'est une société
26:45qui est en mutation,
26:47clairement.
26:47Donc nous,
26:49ce qu'on observe
26:50c'est que les professionnels
26:52du droit
26:53ont conscience
26:53de ce mouvement
26:54qu'il faut prendre,
26:55ils se forment,
26:57ils sont très attentifs
26:58à ce besoin
26:59d'adapter aussi
26:59leur expertise
27:00à l'aune
27:01de ces nouveaux outils.
27:03Et au-delà de ça,
27:04si vous voulez,
27:05le juriste un petit peu
27:06à l'ancienne
27:06tel qu'on l'imagine
27:07caché derrière
27:08sa pile de code civil,
27:09c'est plus du tout
27:10le juriste actuel.
27:11Le juriste actuel,
27:12c'est un juriste augmenté
27:13qui sait travailler
27:14avec l'IA comme on l'a dit
27:14mais qui surtout,
27:15et ça c'est un point important
27:17qui est vraiment récurrent
27:18parmi les dirigeants
27:20qu'on accompagne
27:20dans leur discours,
27:22c'est un juriste
27:22qui est business partner,
27:23qui travaille avec
27:24les opérationnels,
27:25qui comprend les besoins,
27:26qui comprend les projets,
27:27qui sécurise les deals
27:29mais qui vient anticiper
27:30les risques.
27:30Pas de contrat,
27:31pas de business.
27:32Donc à partir de là,
27:33le juriste augmenté
27:34est un juriste
27:35qui a toute sa place
27:35et les candidats,
27:36pour répondre à votre question Arnaud,
27:37prennent tout à fait
27:38le pli et l'importance
27:40de cette mutation.
27:40Vous soulevez un sujet essentiel,
27:42partner et raccroché au business
27:45qui connaît les business
27:46et vous le dites
27:47qui n'est pas enfermé
27:48dans son bureau,
27:48qui doit anticiper aussi
27:50et pouvoir nourrir aussi
27:51et accompagner les deals
27:53puisqu'on parlait tout à l'heure
27:54des droits des sociétés M&A.
27:55C'est essentiel.
27:56Merci Johanna Nahoum
27:57d'être venue nous rendre visite,
27:59senior talent manager
28:00et vous nous avez rendu service
28:01par ailleurs.
28:02Bah écoutez,
28:02j'en suis ravie.
28:03Senior talent manager
28:04chez Robert Half.
28:05Merci de nous avoir rendu visite,
28:06c'est un vrai plaisir.
28:07L'émission est terminée.
28:08Merci de l'avoir suivie.
28:10Merci à toute l'équipe
28:11qui m'a accompagné,
28:12Paul au son.
28:14Fabien à la réalisation,
28:15évidemment l'incontournable
28:16Nicolas Juchat
28:17accompagné de Léa
28:18qui nous accompagne
28:19dans cette belle aventure
28:20pendant encore quelques semaines.
28:22Merci à vous,
28:22merci de votre fidélité
28:23et je vous dis
28:24à très très bientôt.
28:25Bye bye.
28:26Bye bye.
28:26Bye bye.
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