- il y a 6 minutes
Avec Noémie Halioua et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:05On est dans La Vérité en Face, 9h, 9h30, avec un peu de retard, je m'en excuse, 9h, 9h30,
00:12deux débats avec Noémie Allioua et Eric Revelle autour de la table.
00:16Félix Mathieu nous a rejoint et va nous donner les éléments des deux débats de la matinée.
00:20Et puis vous le savez, 9h30, 10h, c'est vous, 0826 300 300, c'est vous qui faites l'actualité
00:26et vous interagissez avec nous au sujet de ces deux débats.
00:31Félix, on va peut-être commencer par Trappes et cette phrase de Sébastien Lecornu.
00:36Qui dénonce une récupération politique de cet attentat de Trappes.
00:40Il a notamment visé la France Insoumise en l'accusant notamment en bas de récupération politique
00:46quand elle met en cause le Rassemblement National.
00:48Est-ce que vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu ?
00:52Vous nous répondez oui à 79% sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
00:56Même si on a ce commentaire quand même qui nous dit
00:58la première récupération a été faite par Macron lui-même.
01:01Oui, et vous avez quelques réactions qui vont dans ce sens.
01:09Bon, certains disent que ça récupère uniquement lorsque ça arrange leurs affaires.
01:13C'est un point de vue.
01:14En tous les cas, c'était très tendu hier.
01:16Noémie Allioua et Eric Revelle à l'Assemblée Nationale.
01:20Et on l'a entendu également avec l'intervention d'Antoine Léomant tout à l'heure.
01:24qui finalement, et j'ai envie de commencer par cela, ne met pas sur le même plan les deux assassinats.
01:29Puisque c'est dans la phrase, ce n'est pas moi qui l'invente.
01:30C'est dans la phrase de Sébastien Lecornu qui oppose les ultra-droites à l'ultra-gauche
01:35et ceux qui arment avec leurs mots les uns et les autres.
01:38C'est le sens de son intervention.
01:41L'assassinat de Quentin Durang, c'est bien ça, et de Trapp vendredi dernier.
01:49Oui, vous savez, quand on parle de récupération politique, c'est toujours pour les autres.
01:52Mais par définition, un fait divers, un événement sociétal est récupéré.
01:56C'est ça aussi l'enjeu, c'est de faire en sorte que les événements qui se passent dans le
02:00pays
02:00nous permettent de penser, de penser les choses, de prendre un peu de hauteur.
02:04Les faits divers et les faits de société sont toujours récupérés.
02:08Et c'est une bonne chose, parce qu'en fait, la récupération, c'est aussi une façon de les penser.
02:11Donc, effectivement, on peut dire que Macron récupère, LF récupère.
02:15Sauf que Sébastien Lecornu dit qu'il n'y a pas eu le moment de décence.
02:21Et au moins les premiers jours, il a rappelé que du temps de Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy,
02:29lorsque ce type d'événement arrivait, il y avait une certaine retenue à l'Assemblée nationale.
02:34Retenue qui, effectivement, n'a pas été constatée dans les premières minutes,
02:38puisqu'on a senti tout de suite beaucoup de tensions,
02:40et on a senti que les uns et les autres allaient se servir de cet assassinat de trap.
02:43Ça, c'est encore autre chose.
02:44Et effectivement, c'est que la société est beaucoup plus divisée,
02:46et même au niveau politique, il y a beaucoup plus de divisions, de fractures,
02:51même, disons-le, de violences.
02:52Je vous rappelle qu'il y a une volonté de la part de la France insoumise
02:55de bordéliser l'Assemblée nationale.
02:57Et dans ce contexte-là, vous avez des débats qui sont de plus en plus violents.
03:02Et je rappelle donc que les députés socialistes et écologistes ont quitté l'hémicycle.
03:07Éric Revelle, vous avez, en tant qu'observateur politique, évidemment, suivi tout cela.
03:11Comment vous... Est-ce que vous êtes d'accord, d'abord, avec Sébastien Lecornu ?
03:15Il a raison de dire qu'il y a un minimum de décence, il y a de la récupération aujourd
03:19'hui ?
03:19Ben, ça me semble évident, vous savez, ce pays est en train de basculer dans une violence inouïe.
03:25Moi, je suis très inquiet, je suis très inquiet, parce que le spectacle qui est donné à l'Assemblée nationale,
03:30qui ne date pas d'hier, montre à quel point l'Assemblée nationale est devenue une forme de bataille rangée
03:37verbale.
03:38Mais vous savez, on peut au moins être d'accord sur un point, avec les différents intervenants politiques.
03:44C'est que, quand on prononce des paroles, ça peut alimenter des actes, n'est-ce pas ?
03:52Les paroles qu'on entend à l'Assemblée nationale, je ne parle pas de celles de Lecornu, mais plutôt de
03:56la France insoumise.
03:57Et là, on vient d'avoir l'interview d'un député et l'effiste.
04:00Ben, ne nous étonnons pas si la violence continue de monter dans ce pays.
04:05Enfin, c'est absolument hallucinant.
04:07Ceux qui dénonçaient une récupération politique quand on avait des meurtres réalisés par des OQTF.
04:13Bref, vous vous souvenez, la gauche dénonçait une récupération politique de la droite.
04:18Mais, au-delà de l'émotion suscitée par l'assassinat raciste à Trappes,
04:22que fait le maire de Trappes aujourd'hui ?
04:23Que fait-il, sinon de la récupération politique ?
04:26Est-ce qu'il n'a pas un horizon politique lui-même ?
04:29Est-ce qu'il n'est pas en train de se positionner à l'intérieur de la France insoumise ?
04:32Est-ce qu'il n'est pas en train d'essayer ?
04:35Personne le connaissait, ou très peu de gens le connaissaient.
04:38Donc, si vous voulez...
04:38Il a eu droit à une minute de silence hier, il y a des hommages appuyés.
04:41Je ne renvoie pas les gens dos à dos, mais ça m'inquiète beaucoup,
04:44parce que personne, aujourd'hui, n'est capable d'endiguer ce flot verbal de violence
04:52qui peut dégénérer en actes de tous côtés.
04:55Et pour une raison très simple, c'est comme le disait Dominique Reynier,
05:00le couple exécutif, Premier ministre, Président de la République,
05:04est tellement fragile, est tellement sans force, sans pouvoir politique,
05:10qu'aujourd'hui, on a le sentiment que, précisément, le pouvoir est à prendre.
05:15Le pouvoir est à prendre.
05:16Et je rappelle quand même que dans la grande tradition trotskiste-lambertiste,
05:21plus vous secouez l'arbre, plus le fruit du pouvoir est mûr, voire blête,
05:24plus il tombe à vos pieds, et vous n'avez qu'à vous baisser pour le ramasser.
05:28Et cette fragilité du couple exécutif, aujourd'hui,
05:30est l'une des raisons pour lesquelles le pays est en train de basculer
05:34dans une violence verbale qui dégénère en actes.
05:36C'est vrai qu'à vous entendre, on mesure aussi toutes les conséquences
05:41de cette dissolution, et on la regrette aujourd'hui,
05:44dans ce moment, effectivement, où on sent la démocratie très fragile.
05:48Finalement, Noémie Alioua, on paye encore cette dissolution,
05:53et là, on n'est plus dans les jeux politiciens,
05:56ça pouvait nous amuser, à la limite.
05:58Mais là, c'est grave, on parle de la stabilité de la République,
06:01on parle d'assassinat raciste, on parle de récupération politique
06:04des uns et des autres.
06:05J'ai envie de dire qu'on n'est qu'en octobre,
06:07et ça va durer comme ça, jusqu'à l'élection.
06:09C'est effectivement, on se dit qu'on n'est qu'en octobre,
06:12qu'il va y avoir encore six mois, et qu'on se demande
06:13comment vont se passer ces six mois.
06:15Est-ce que ce climat de violence va continuer à s'aggraver ?
06:18C'est vrai que ça devient de plus en plus irrespirable,
06:21mais disons-le, je pense qu'il faut dire les termes,
06:23quitte à être clivant, mais on est là pour se dire les choses.
06:26On parle vrai sur Sud Radio, il y a une immense radicalité,
06:29une immense violence qui émane de l'extrême-gauche aujourd'hui.
06:33Vous avez des discours, lorsque le maire de Saint-Denis,
06:37Balimagayoko, vous explique qu'il faudrait interdire d'antenne
06:40au Rassemblement National, lorsque d'autres personnalités du même parti
06:43vous expliquent qu'il va falloir, que si jamais demain,
06:47le parti de Marine Le Pen arrive au second tour,
06:49s'il gagne l'élection, il va falloir s'y opposer.
06:52Vous avez un climat, et avec un parti politique,
06:55qui vous dit très ouvertement, nous n'accepterons pas
06:57les résultats des urnes.
06:58Est-ce que vous avez l'équivalent aujourd'hui au Rassemblement National ?
07:01Moi, je suis une observatrice indépendante,
07:03j'aimerais vous savoir.
07:04Est-ce que vous avez, à la fois au centre, à la droite,
07:07ou à la droite de la droite, le même discours
07:09qui vous dit, si demain il y a des élections
07:11avec des résultats qui ne nous plaisent pas,
07:12nous allons nous y opposer.
07:13Non, il n'y a qu'un seul camp aujourd'hui,
07:15qui est un camp, vraiment, qui est un danger
07:17pour la démocratie et pour la République,
07:19je le dis les choses comme je le pense,
07:22et effectivement, qui a tout intérêt
07:24à faire en sorte que la rue aussi se lève
07:26avec lui.
07:27Rappelez-nous dans quelles circonstances
07:28ont été prononcés ces termes
07:30auxquels vous faites allusion ?
07:31Lesquels ?
07:32Sur le fait qu'on n'acceptera pas le...
07:34Alors, il l'a prononcé au cours d'un débat sur LCI
07:37face à Darius Rocheban, le journaliste,
07:40qui lui posait la question
07:40est-ce que vous accepterez peut-être
07:44de donner du temps d'antenne
07:45si jamais demain vous arriverez au pouvoir, etc.
07:47Il a dit, si des personnalités
07:51du Rassemblement National, dont certains,
07:54tiennent des propos racistes, etc.,
07:55il faut leur interdire l'antenne.
07:57Il l'a dit ouvertement.
07:59Et Eric Revelle, c'est le deuxième fait majeur
08:03quand même de la montée de la violence.
08:05Alors, je n'aime pas trop toujours parler forcément
08:07des médias et des journalistes,
08:08mais là, c'est quand même très notable.
08:11Il y a l'intervention de Jean-Luc Mélenchon
08:13à l'endroit d'une journaliste de BFM,
08:16il y a ces deux filles de BFM
08:18qui sont prises à partie dans un rassemblement,
08:20même s'il s'en défend Antoine Léaumont,
08:23mais le fait est que Raphaël Glucksmann
08:24est systématiquement conspué quand même
08:26dès lors qu'il y a des rassemblements
08:28et des membres de la France Insoumise
08:30qui sont dans les rassemblements.
08:32Le maire de Paris hué.
08:34Vous avez raison, j'avais oublié ça.
08:35Effectivement, hier soir, non ?
08:37Je crois que c'était il y a deux jours,
08:39suite à l'attentat raciste à Trappes.
08:42Il s'est fait vu par des militants et des fistes.
08:44Et puis, de plus en plus, la prise à partie
08:46et la mise en cause du travail des journalistes,
08:50alors que, faut-il le rappeler,
08:53les temps de parole auxquels fait allusion Antoine Léaumont
08:55et le fait que des invités,
08:57même si ça ne l'intéresse pas
08:59et que ça ne l'arrange pas
09:01que des membres du Rassemblement National
09:02ou de Reconquête soient représentés dans les médias,
09:05on respecte juste la règle, en fait, Éric Revelle.
09:08Oui, et puis, globalement, quand même,
09:10qui sont ces gens pour faire le tri du bon grain
09:12et de l'ivraie journalistique, pardon ?
09:16Quand Jean-Luc Mélenchon donne des conférences de presse
09:19où il n'invite que des influenceurs,
09:22des médias qui sont acquis à sa cause
09:24et il exclut les autres.
09:26On les a vues, ces conférences de presse.
09:28Ça veut dire quoi ?
09:29Ça veut dire quoi ?
09:29Ça veut dire que, demain,
09:32le président Mélenchon,
09:34dans des conférences de presse à l'Elysée,
09:37trierait les journalistes qui ont le droit d'interviewer ou pas ?
09:39Mais ça s'appelle comment ?
09:40Ça s'appelle comment ?
09:41Ça s'appelle, tiens, un régime autoritaire
09:43ou une dictature,
09:44pour reprendre ce que M. Léaumont disait sur la Chine ?
09:46Ça s'appelle comment ?
09:47Moi, je suis très inquiet, quand même.
09:50Il y a aussi, alors, vous allez me dire,
09:52sont-ils dans la provocation ?
09:53Mais quand un journaliste de frontière va devant le journal Le Monde,
09:58pour quand même, vous avez vu ce qui s'est passé ?
10:00J'ai vu.
10:00Le journal Le Monde a été obligé de rétro-pédaler,
10:03démenti par le procureur qui instruit le crime raciste de Trappes,
10:07puisque, c'est pas vrai,
10:08des Trappes du RM n'ont pas été retrouvés dans la voiture du tueur.
10:12Bon, est-ce qu'on peut avoir une explication
10:14des journalistes du journal de référence,
10:17comme on l'appelait ?
10:18Non, on n'a pas le droit,
10:19on n'a pas le droit de savoir ce qui s'est passé.
10:20Donc, si vous voulez, tout ça,
10:21qu'on soit de gauche, de droite,
10:23il faudrait que ça fasse réfléchir,
10:24parce qu'aujourd'hui,
10:25BFM est traité de raciste ou d'autres,
10:27et demain, vous faites quoi, alors ?
10:29C'est ça.
10:29Vous faites quoi ?
10:30Où est-ce qu'il y a la limite ?
10:30Vous critiquez une mesure...
10:31Et quels sont les critères ?
10:32Vous critiquez une mesure mise en place par un gouvernement,
10:34et on vous envoie où ?
10:36Dans les mines de sel ?
10:37Dans les prisons ?
10:38On casse la démocratie,
10:40parce qu'on voudrait que des journalistes
10:41soient triés sur le volet ?
10:42Mais est-ce qu'on peut comprendre
10:43le danger que ça représente ?
10:44Et vous faites bien de le rappeler,
10:46puisqu'on pourrait effectivement l'opposer
10:47à ce qui s'est passé avec le journal Le Monde,
10:50qui avait, à la mi-journée,
10:52commencé à expliquer qu'effectivement,
10:54on avait retrouvé des tracts
10:56du Rassemblement National dans la voiture du tueur,
10:59et puis avant, finalement, de s'excuser,
11:01puisque le procureur est juste passé par là,
11:03en expliquant qu'aucun, c'était sa phrase,
11:05aucun tract politique n'avait été retrouvé
11:08de près ou de loin dans tous les domiciles
11:11de l'intéressé et de sa famille.
11:14On se retrouve dans quelques secondes
11:15pour le deuxième débat,
11:16Félix Mathieu, très rapidement.
11:18Avec cette taxe émeute,
11:19accepteriez-vous de voir vos assurances augmenter
11:21pour financer les réparations des biens détruits ?
11:23Et ça, on le sait,
11:24ça vous fait réagir.
11:25A tout de suite.
11:26Le Grand Matin Sud Radio,
11:28la vérité en face,
11:30Jacques Cardoz.
11:31Pour mon plus grand bonheur,
11:32Noémie Allioua et Éric Revelle sont autour de la table,
11:34et les débats sont absolument passionnants.
11:36On va laisser de côté un petit peu la politique
11:38pour parler avec vous,
11:40Félix Mathieu.
11:41Vous êtes là également pour nous donner
11:43les éléments du débat,
11:45les réactions.
11:46C'est vous qui avez lancé le sondage ce matin
11:48sur cette nouvelle taxe
11:51dont on parle beaucoup.
11:51Un sondage sur la chaîne YouTube de Sud Radio
11:54à propos d'une taxe émeute.
11:55Est-ce que vous accepteriez
11:56de voir vos assurances augmenter
11:58pour financer les réparations des biens détruits ?
12:00Vous nous répondez très largement non.
12:03À 98%,
12:04avec par exemple Dominique qui nous répond,
12:06ça doit être aux parents des casseurs
12:08de payer l'addition,
12:09pas à nous.
12:10Si c'est moi qui casse la vitre de mon voisin,
12:12c'est moi qui paye,
12:13ce n'est pas les forces de l'ordre.
12:14Ou l'État, enfin Quentin qui rajoute notamment,
12:17cette question ne doit concerner que
12:18les assurances professionnelles des commerçants.
12:21A eux de négocier avec leurs assureurs
12:22les risques couverts.
12:23Voilà, les termes du débat sont là.
12:27Au moment où on discute de cette fameuse loi
12:30casseur-payeur,
12:31mais qui n'est pas encore en application.
12:33Éric Revelle.
12:34Qui est devant le Sénat.
12:35Oui, qui a été voté effectivement.
12:37Je ne fais pas une fixette,
12:38mais pardon,
12:39quand j'entends votre invité politique tout à l'heure
12:41nous expliquer que cette loi
12:43serait équivalente
12:44à l'empêcher de manifester en France.
12:47Mais qui peut croire un truc pareil ?
12:49Mais qui peut croire un truc pareil ?
12:52Je suis choqué quand j'entends Mme Pannot
12:54qui explique que c'est une loi liberticide.
12:57Mais vous savez, Mme Pannot,
12:58les Français en ont marre de payer.
13:00Ils en ont marre de payer des impôts.
13:02Ils en ont marre de payer des PV.
13:05Je le rappelle, je le rappelais tout à l'heure,
13:07c'est passé à l'as.
13:09Il est prévu dans le budget
13:10qu'en 5 ans, on double le nombre de radars
13:13dans ce pays.
13:13Donc les casseurs, eux, ils ne payent pas.
13:15On va demander une prime d'assurance
13:17que nous, on va payer supplémentaire.
13:19En revanche, les PV des 10 000 radars
13:21qui seront mis en place d'ici 5 ans,
13:22ça, on les paiera.
13:23Ça, on les paiera.
13:24Les Français en ont ras-le-bol, si vous voulez.
13:26Et j'essaie de mesurer,
13:29de ravaler ma colère,
13:31parce que je ne sais pas si
13:32tous ces gens qui mettent de l'huile sur le feu
13:35se rendent compte dans quel état est le pays.
13:37Dans quel état sont les contribuables français
13:39qui n'ont plus de services sociaux,
13:41qui voient que ça se dégrade.
13:43On leur colle des impôts supplémentaires
13:44et on voudrait faire payer
13:46aux Français, via leurs primes d'assurance,
13:49les méfaits de ces casseurs,
13:51qui ne sont pas des manifestants,
13:52qui sont des casseurs.
13:54Mais est-ce que ce gouvernement se rend compte
14:00du fait qu'on est sur un fil de rasoir ?
14:02On est en équilibre.
14:03La France est en équilibre.
14:04Elle va tomber.
14:05Parce que les Français en ont marre.
14:06Non seulement ça, Éric Revelle,
14:08mais en plus, j'ajouterai autre chose.
14:10C'est que lorsque j'ai entendu cette information,
14:12moi je me suis dit,
14:13finalement, ça veut dire qu'on accepte l'idée
14:15de la même façon qu'on a une prime 4NAT,
14:19vous savez, catastrophe naturelle,
14:26on a une prime,
14:27on va avoir une prime,
14:28je ne sais pas comment ils vont la libeller,
14:29mais ça va être une prime casseur.
14:30Ça va être une prime pillage.
14:32Et donc, rien que ça,
14:34si vous voulez Noémie Aloua,
14:35moi j'aimerais vous entendre là-dessus,
14:37je trouve que c'est choquant
14:39de se dire qu'il y a une acceptation,
14:42on accepte l'idée que les casseurs ne paieront pas,
14:45donc comme ils ne payent pas
14:46et qu'on n'arrive pas à mettre en place les mécanismes,
14:48on verra ce que donne cette loi très exactement.
14:50Enfin, il y aura le passage à l'Assemblée nationale,
14:52donc on va voir si elle ne va pas être dépouillée.
14:53Non, elle ne sera pas votée.
14:54Évidemment, voilà.
14:54Donc il y a quand même un grand risque qu'elle soit dépouillée.
14:57Mais enfin, au final,
14:57ce sont les assureurs qui vont nous faire payer l'addition à nous.
15:00On parle d'un milliard.
15:01Donc ma question c'est,
15:03Noémie, est-ce qu'il n'y a pas finalement une acceptation
15:05que, de fait, les casseurs ne paieront pas
15:08et que c'est aux autres,
15:11à ceux qui travaillent et qui ont les moyens de pouvoir payer ?
15:12Oui, vous avez raison,
15:13c'est très symptomatique au fond de l'impuissance de l'État,
15:15parce que c'est intéressant de comparer ça
15:17avec la catastrophe climatique,
15:19comme vous venez de le faire,
15:19parce que par définition,
15:20on ne peut rien contre les conditions météorologiques.
15:22Ce qu'on peut, c'est simplement se protéger,
15:24c'est essayer de faire en sorte de supporter les choses,
15:26mais vous n'avez pas vraiment de prise,
15:28en tout cas au quotidien,
15:30sur la nature de la couleur du soleil,
15:32sur la température du jour.
15:34Le climat, c'est par définition quelque chose
15:36sur lequel il est difficile d'agir,
15:37en tout cas à l'instant T,
15:39alors que par contre,
15:40la politique,
15:41ça, c'est censé être,
15:43c'est censé changer le cours des choses.
15:46Et effectivement, une personne qui casse,
15:48tu casses, tu répares,
15:49si on cite Gabriel Attal,
15:50ça, ça ne fonctionne pas du tout.
15:51Et donc là, ça montre vraiment l'impuissance de l'État,
15:53mais d'un État qui est complètement incapable
15:55de faire respecter la loi.
15:57Et on comprend bien la colère dans les propos d'Éric Revelle,
16:00on comprend bien l'exaspération qu'il reflète,
16:03mais qu'on va entendre chez beaucoup de Français
16:04que lorsqu'ils vont comprendre ce dont on est en train de parler
16:07avec cette histoire de taxes et meutes,
16:09si jamais elles passent, bien sûr,
16:10c'est quand même cette idée, effectivement,
16:12que c'est l'honnête citoyen qui va encore casquer,
16:14qui va encore payer.
16:15C'est toujours lui la vache à lait des malfrats dans ce pays.
16:20On a le sentiment, finalement,
16:23qu'on passe d'une colère à l'autre dans ce pays.
16:25Vous voyez, c'est que toutes les colères se succèdent.
16:28Félix Mathieu, que nous disent nos auditeurs sur ce sujet ?
16:31Eh bien, c'est par exemple Val sur le compte X de Sud Radio
16:35qui nous dit
16:35« J'ai rien cassé, rien pillé,
16:38j'ai déjà trop été taxé,
16:40j'ai aucune aide de la CAF,
16:41je refuse de payer davantage
16:43pour des dégâts qui ont été causés par des voyous
16:46à cause de la négligence du gouvernement. »
16:48Éric Revelle, malheureusement,
16:51Val, à beau dire cela,
16:53elle devra payer.
16:54Et si on se projette un peu sur les prochains mois,
16:58est-ce que vous êtes inquiet de ces colères qui se succèdent ?
17:01Parce que, d'abord, un,
17:02ce volet, je dirais,
17:04à la fois lycéen, étudiant,
17:07gilet jaune n'est pas tout à fait terminé.
17:09On a quand même deux grosses manifestations à venir,
17:11celle de samedi, celle du 5 novembre.
17:13Le gouvernement a lâché beaucoup de choses
17:15puisqu'il a sacrifié en partie parcoursup,
17:18il a donné un certain nombre d'éléments
17:20qui étaient probablement d'ailleurs justifiés directement aux lycéens.
17:24Mais derrière, il peut y avoir d'autres colères aussi
17:26et vous y faisiez allusion à ce ras-le-bol.
17:29Oui, vous avez raison.
17:30Donc, il y a les crises accumulées
17:32qui entraînent des colères dans la rue.
17:34Certaines sont justifiées,
17:35d'autres ne le sont pas.
17:37Mais il y a une colère à laquelle,
17:39à mon avis, le gouvernement ne pense pas
17:41et qui pourrait se réaliser.
17:44C'est ce qu'on appelle la colère,
17:45allez, des honnêtes gens,
17:47des gens qui travaillent,
17:48des gens qui payent leurs impôts,
17:49des gens qui payent leurs amendes.
17:52Pourquoi je dis ça ?
17:53Parce qu'on est très fiers de rappeler aux institutions
17:56qui veulent nous mettre sous tutelle,
17:58je pense à la BCE,
17:59qu'en France, il y a un truc qui marche bien,
18:01c'est le prélèvement des impôts.
18:02Ce qu'on appelle le consentement à l'impôt.
18:04Eh bien, si cette affaire de casseurs payés par le contribuable
18:08était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase
18:11des gens qui travaillent, qui payent régulièrement tous leurs impôts.
18:14si c'est cette goutte d'eau qui faisait déborder le vase
18:18et qui entraînait une espèce de flux
18:21dans la rue d'une crise
18:22auquel le gouvernement n'a pas pensé
18:23ceux qui payent leurs impôts.
18:25Vous avez raison de le dire, Éric Revelle,
18:26parce que dans l'histoire,
18:27on sait bien que ce sont souvent des gouttes d'eau
18:30et justement qui font basculer les choses.
18:32Des gouttes d'essence.
18:34Je faisais référence à l'essence,
18:37mais peut-être même à d'autres mouvements par le passé.
18:41C'est souvent la question du consentement
18:44qui peut faire basculer les choses.
18:45Oui, la question du consentement.
18:47On peut parler de goutte d'eau,
18:48on peut parler de goutte d'essence,
18:49mais ce qui est certain,
18:49c'est que le prix de l'essence n'est pas près de baisser.
18:53Vous avez vu que la situation à Hormuz
18:55est loin d'être calmée.
18:58Ça pèse très largement sur l'économie globalement.
19:01On a à peu près la certitude maintenant
19:03que l'essence ne redescendra plus jamais en dessous de 2 euros.
19:07Oui, en tout cas, ça ne se certaine pas dans un avenir proche.
19:11Donc, si vous voulez, la situation économique aussi
19:14est très largement impactée et impactante
19:16aux avis de la population.
19:18Souvenez-vous que la façon dont les gilets jaunes,
19:21c'était un mouvement d'ailleurs qui n'avait pas été anticipé.
19:23Je crois que la plupart des révolutions ne sont pas anticipées.
19:27Quand on s'attend à quelque chose, il ne se passe rien.
19:29Et lorsqu'on ne s'attend à rien, il se passe quelque chose.
19:31Et c'est aussi la beauté de l'histoire.
19:33C'est qu'elle nous surprend toujours.
19:34Donc, il y a des colères.
19:36Il pourrait y en avoir d'autres.
19:37La question économique est toujours au centre,
19:40malgré tout, des revendications les plus importantes.
19:44Parce que lorsque vous ne pouvez plus remplir votre frigidaire,
19:47c'est là, en fait, que la colère vous empêche véritablement
19:50de pouvoir continuer votre vie
19:52et qu'elle devient invalidante
19:53et qu'elle peut vous pousser dans la rue à vous faire entendre.
19:57Donc, on est dans une situation, effectivement,
19:59on est sur un fil avec un pouvoir dont on parlait
20:01qui est extrêmement fragile,
20:03avec une assemblée aussi qui est très divisée,
20:06où la violence se fait entendre de plus en plus.
20:09On a une rue qui est aussi très en colère,
20:11une contestation sociale qui est de plus en plus dure.
20:14Et donc, c'est vrai qu'on va attendre de voir
20:17ce qui va se passer dans les mois qui viennent.
20:18Mais les six mois qui nous séparent de l'élection présidentielle
20:21vont être des mois très...
20:23Très longs.
20:24Très longs.
20:25Très longs, Éric Revelle.
20:26Parce que, vous le disiez effectivement très justement tout à l'heure,
20:32on mesure toute la fragilité de cet exécutif.
20:36Moi, je n'écarte pas totalement l'idée de la démission.
20:40Je ne sais pas si on a quand même reçu à cette même place,
20:44il était assis à votre fauteuil, un ancien député à l'REM
20:48qui reste un ami d'Emmanuel Macron,
20:51qui l'a appelé le dimanche en question.
20:54Le 15 octobre.
20:55Voilà.
20:55Et il l'a conseillé, pardon, je vais y arriver,
20:59de démissionner.
21:00Bon, il nous a expliqué qu'il ne l'avait pas entendu de cette oreille
21:03et qu'il n'en était absolument pas question,
21:05ne serait-ce que pour justement ne pas fragiliser plus encore
21:08les institutions.
21:09Ça peut s'entendre.
21:10Mais c'est vrai qu'on a le sentiment que le climat est absolument insupportable
21:13parce que, dans le même temps,
21:15le budget ne sera peut-être pas voté.
21:17Enfin, il passera par ordonnance, mais ça rajoutera...
21:19Ah, ce serait à moindre mal.
21:20Ça rajouterait du malaise.
21:24On en parlait hier.
21:29Le patron de Super U annonce une baisse de la consommation de carburant
21:34de 40% sur son enseigne.
21:3740% ?
21:37Oui.
21:39Ben oui.
21:39Parce que les Français ne peuvent plus remplir leur réservoir d'essence.
21:42Mais si vous prolongez cela...
21:44Alors, je l'ai fait le calcul hier dans l'émission de Stéphanie de Muru,
21:48mais je vais vous le redonner.
21:49Si on prolonge ces 40% à l'ensemble,
21:51ce qui n'est pas juste tout à fait,
21:53puisque Total permet d'acheter son carburant moins cher,
21:56mais si on le prolonge,
21:57ça fait un manque à gagner sur deux mois d'un milliard d'euros.
22:03Pour l'État, vous parlez ?
22:04Pour l'État.
22:04Donc, ça veut dire qu'après les 400-500 millions d'euros de taxes non engrangées par l'État,
22:10du fait déjà en septembre d'une baisse de la consommation du carburant,
22:13vous avez un État qui voit ses recettes fiscales s'effondrer.
22:17Donc, la purge budgétaire annoncée par le cornu de 54 milliards d'euros,
22:21elle est déjà dépassée, Jacques.
22:22Elle est déjà dépassée.
22:23On n'en est plus là.
22:24Il faut trouver d'autres ressources.
22:26Puis, on annonce la création de postes dans l'éducation nationale,
22:30la réflexion des lycées.
22:33On annonce des classes à 28 élèves.
22:36Mais le sujet, oui, le sujet,
22:41moi je le redis comme je le pense,
22:43on est sur le fil du rasoir.
22:45Et puis, démission de Macron,
22:46oui, je comprends l'idée que ça rajouterait du chaos au chaos, peut-être.
22:50Mais surtout, le fond du problème,
22:52disent les gens qui sont proches du président de la République,
22:54c'est que Jupiter sur le mont Olympe
22:56ne peut pas descendre,
22:58voire le commun des mortels.
23:00Donc, il ne peut pas admettre de terminer son mandat
23:02en ayant démissionné.
23:03Et pourtant, Dieu sait que les six prochains mois
23:06qui restent vont être longs et compliqués
23:08quand il annonce qu'il n'y aura plus jamais de 14 octobre en France
23:12puisque là, l'État, avec 70 000 policiers sur le terrain,
23:16aurait repris la main
23:17et que l'État ne serait plus effaçable.
23:20Il se met en danger.
23:22Il se met en danger.
23:23Et que se passera-t-il les prochains week-ends ?
23:25Il lance même presque...
23:26C'est une maladresse, à mon avis,
23:28parce qu'il lance presque, d'une certaine façon, un défi
23:31à partir du moment où vous annoncez
23:32que ça ne l'arrivera plus jamais,
23:34comme c'est ce que vous disiez tout à l'heure.
23:36En général, c'est le contraire qui se produit.
23:380826 300 300,
23:39c'est vous qui faites l'actualité.
23:41Vous nous appelez, vous intervenez
23:42sur ces deux thèmes ce matin.
23:44À la fois, l'intervention de Sébastien Lecornu
23:47qui dénonce une récupération politique
23:49à l'Assemblée nationale hier
23:51après l'attentat raciste de Trappes.
23:53Et puis, bien sûr, vous intervenez
23:55sur cette taxe émeute
23:56qui vous fait réagir.
23:57À tout de suite.
24:01Et vous nous appelez au 0826 300 300
24:04pour commenter avec nous.
24:07Noémie Allioua, pour mon plus grand plaisir,
24:09est resté autour de la table.
24:11Et j'accueille Sophie.
24:12Bonjour Sophie.
24:14Oui, bonjour.
24:15Soyez la bienvenue sur Sud Radio.
24:17Vous nous appelez de Béziers.
24:18Pour vous, c'est clair,
24:19pas question de payer pour les autres.
24:22Ce n'est pas une question
24:23de ne pas payer pour les autres.
24:25Parce qu'à la limite,
24:26si ça doit être un geste citoyen,
24:28on pourrait.
24:29Mais je pense que les fonds d'assurance
24:32sont copieusement garnis
24:35pour aider ces commerçants
24:37à se remettre de ça.
24:39Donc, on fait déjà une nouvelle taxe
24:41sur les attentes
24:43qui sont dans nos contrats d'assurance.
24:45Et puis, de toute façon,
24:46on n'a pas le choix.
24:46C'est comme ça, c'est imposé.
24:48Donc là, maintenant,
24:49on va avoir une nouvelle taxe.
24:50Bon, après, il vaut mieux prévenir
24:52que guérir.
24:53Parce que là, guérir
24:53va nous coûter cher à tous.
24:56Si on avait traité le problème
24:58à la racine,
24:59si on avait écouté les étudiants,
25:00si on avait écouté les travailleurs,
25:02peut-être que tous ces débordements
25:03n'auraient pas existé.
25:04Alors, on se demande des fois
25:05si tout ça,
25:07il n'y a pas une sorte de mafia
25:10là-dedans qui nous amène
25:12dans un mur.
25:12Et d'autant plus que les fonds d'assurance,
25:14quand on parle de l'argent
25:16de ces assurances,
25:18eux, ils ont de l'argent
25:19pour faire des projets
25:20éoliennes, par exemple,
25:21puisqu'ils financent.
25:23Et par contre,
25:23ils vont venir nous demander
25:24encore de l'argent à nous.
25:25Non, mais c'est scandaleux.
25:27Il y en a assez.
25:28Ce que vous retenez, vous, Sophie,
25:30c'est aussi l'idée que,
25:32finalement,
25:32les fonds d'assurance
25:33auraient les moyens
25:34probablement de supporter
25:35ce milliard d'euros.
25:37c'est vrai qu'on imagine mal
25:40les assurances exsangues
25:41en ce moment.
25:43Exactement.
25:44D'ailleurs, tout à l'heure,
25:44une de vos intervenantes
25:45faisait une comparaison
25:47avec le climat.
25:48C'est Noémie Allioua
25:49qui vous écoute.
25:50Elle est toujours là.
25:50Oui, bonjour, madame.
25:52On ne peut pas dire
25:55qu'on n'est pas responsable
26:00du climat.
26:01Je vais vous dire,
26:02il n'y a pas très longtemps,
26:03donc en février 2026,
26:06nous avons eu une grave tempête
26:07chez nous.
26:08Vous savez quoi ?
26:09Dans nos rivières,
26:10les arbres qui sont tombés,
26:11ils y restent encore.
26:12Ils y sont encore.
26:13Donc, ça veut dire que,
26:14quand il y aura un épisode
26:15de Cévenol,
26:15tout va être emporté
26:17et on n'aura pas soigné
26:19le mal.
26:20Non, on vous dira,
26:21il y a un épisode de Cévenol,
26:23tout a été emporté.
26:24Mais non,
26:25il faut soigner
26:26les problèmes à la base.
26:28Comment c'est possible, ça ?
26:29Donc, on laisse faire des choses
26:31et puis après,
26:32on vous met devant
26:32le fait accompli.
26:33Mais les décideurs
26:34ne sont pas les payeurs, là.
26:36Oui.
26:36Ah mais ça,
26:37c'est clair qu'aujourd'hui,
26:39les décideurs
26:40ne sont pas les payeurs
26:41et en tous les cas,
26:42les auteurs
26:43ne seront pas probablement
26:44les payeurs.
26:45Sophie, vous restez avec nous.
26:46On accueille Frédéric
26:47qui nous appelle de Paris
26:49qui lui aussi
26:49voulait intervenir
26:50sur ce sujet.
26:51Bonjour Frédéric.
26:52Bonjour Jacques.
26:53Comment vous avez
26:56accueilli
26:56cette nouvelle
26:57de ce pourcent
27:00qui pourrait s'ajouter
27:01dans nos assurances ?
27:03A tous.
27:04C'est une décision,
27:05c'est la décision
27:06de la facilité.
27:08Le principe du droit français
27:09qui s'applique quand même
27:10à tout le monde,
27:11on est tous d'accord.
27:12Sinon,
27:13il ne faut pas rester en France
27:14si on n'est pas d'accord
27:14avec notre loi.
27:15Le principe du droit français,
27:17c'est que celui qui cause
27:18un préjudice
27:19doit payer,
27:21le préjudice doit réparer
27:23ou payer.
27:24Ça,
27:25c'est un principe de base.
27:26Mais politiquement parlant,
27:28c'est beaucoup plus compliqué.
27:30Et donc,
27:30il est plus facile
27:31pour les politiques
27:32de dire
27:33on va faire payer
27:34tout le monde
27:35pour ne pas faire payer
27:36ceux qui doivent payer.
27:37Et pourquoi
27:38ils ne font pas le choix ?
27:39Ce choix-là,
27:41tout simplement
27:41parce que
27:43la puissance régalienne,
27:45la puissance légitime
27:47de l'État,
27:48elle s'est affaiblie,
27:49elle s'est effondrée
27:49au fil du temps.
27:50Parce qu'aller
27:52chercher l'argent
27:53chez les casseurs,
27:54c'est un exercice
27:55extrêmement difficile.
27:56Il faut déjà
27:56les identifier.
27:57Et ça,
27:58la police sait très bien
27:59le faire.
27:59Elle arrive.
28:00La preuve,
28:01c'est que beaucoup d'entre eux
28:01sont passés devant le tribunal.
28:03Ensuite,
28:04il faut que la justice
28:04les condamne.
28:05Et ça,
28:06la justice,
28:06c'est le faire aussi,
28:07qu'on soit d'accord
28:08ou pas avec les condamnations.
28:09Mais au moins,
28:10ils ont été condamnés
28:11même si c'est un minimum,
28:13mais ils ont été condamnés.
28:14Et il faut après
28:15que l'État,
28:16c'est-à-dire le ministère
28:17des Finances,
28:17des Impôts,
28:19recouvre les amendes
28:20et les dommages
28:22et intérêts.
28:23Et là,
28:23c'est là que l'opération
28:24devient ardue.
28:25Parce que quand on voit
28:27le profil
28:28au tribunal,
28:29essentiellement au tribunal
28:30de Paris,
28:31je prends cet exemple,
28:32c'est celui que je connais,
28:33quand on voit le profil,
28:34ce sont essentiellement
28:35des gens qui viennent
28:36des banlieues.
28:36Or, le Président de la République
28:38ne veut pas entendre parler
28:40des banlieues.
28:41Il ne veut surtout pas
28:42qu'il y ait
28:42une quelconque contrainte
28:44contre les banlieues
28:45qui entraînerait
28:48une révolte
28:49dans les banlieues.
28:49Or,
28:50si les impôts
28:51se mettent
28:51à aller chercher
28:52massivement
28:52l'argent
28:53chez ceux
28:54qui ont été condamnés,
28:55c'est leur arme
28:56ultime
28:57dans les banlieues,
28:58ils le savent,
28:58c'est commencer à brûler,
29:00commencer à tout casser
29:01et ils savent
29:01que l'État
29:02cède immédiatement.
29:03Et donc,
29:04les impôts
29:05le savent très bien,
29:05que c'est ce qui va se passer
29:07s'ils vont chercher
29:08les dommages
29:09et intérêts
29:11que la justice
29:13les a condamnés
29:14à payer
29:15tout de même.
29:16La justice
29:16n'a pas eu
29:17la main légère
29:18là-dessus.
29:20Frédéric,
29:21bon,
29:21précisons quand même
29:22qu'en banlieue
29:23vous avez aussi
29:24des gens
29:24qui travaillent,
29:26qui ont l'argent
29:27pour payer
29:28et qui contribuent
29:29comme d'autres
29:30aux efforts
29:31et aux efforts nationaux.
29:32Mais j'entends
29:33derrière ce que vous dites.
29:34c'est pour ça
29:36que j'allais y venir
29:38évidemment,
29:39parce que vous disiez
29:39en banlieue
29:40les gens de la banlieue
29:41mais vous voulez parler
29:44des casseurs de banlieue.
29:45Oui,
29:45on est bien d'accord.
29:46Je parle des casseurs
29:47qui viennent de la banlieue.
29:49En banlieue,
29:50il y a
29:5299%,
29:5398%
29:54des gens en banlieue
29:55qui vivent
29:56comme tout le monde.
29:57Ils partent le matin
29:58au travail,
29:59ils rentrent le soir.
30:00Ils subissent ces gens-là.
30:02Ils les subissent
30:02plus que nous d'ailleurs.
30:04Parce qu'ils les subissent
30:04tous les jours.
30:05Alors selon les renseignements,
30:07il y a eu justement
30:07une jonction
30:08entre ce que vous appelez
30:09les personnes
30:10de banlieue,
30:11disons les racailles,
30:12et de l'autre côté
30:13l'ultra-gauche
30:14qui elle est plutôt bourgeoise
30:15et se retrouve à faire
30:17des leçons de morale
30:17et qui a une sorte de passion
30:18pour la révolution.
30:20Et c'est vrai qu'on a vu
30:21l'ultra-gauche
30:22qui est souvent
30:23dans les manifestations,
30:24c'est les fameux
30:25Black Blocs
30:25qui sont habillés
30:26tout en noir
30:26et qui détruisent
30:27les abribus
30:28le 1er mai
30:29pour le plaisir
30:30de pouvoir exercer
30:31Et qui sont souvent chargés
30:32de faire basculer
30:34la manifestation.
30:35Les Black Blocs
30:35ont un rôle très particulier.
30:37Exactement.
30:37Ils s'infiltent
30:37dans les manifestations
30:38pour exercer
30:40leur pouvoir de nuisance
30:41qui manifestement
30:42leur fait plaisir.
30:43Et là ce qui s'est passé
30:44c'est qu'il y a eu
30:45effectivement comme vous le dites
30:46cette jonction
30:47entre cette ultra-gauche
30:48et cette racaille
30:51venue de banlieue.
30:51Et le problème
30:52c'est vrai Frédéric
30:53et on va terminer
30:56avec Sophie
30:57peut-être
30:58Sophie Abézier
30:59c'est vrai que
30:59le problème fondamental
31:00c'est que
31:01ceux qui cassent
31:03bien souvent
31:04alors il ne s'agit pas
31:05de faire
31:07de généralité
31:08mais bien souvent
31:09n'ont pas
31:10les moyens
31:10de payer.
31:11Je voudrais quand même
31:12relever quelque chose
31:13sur l'ultra-gauche
31:14qui casse
31:15les abribus
31:16et les brassards blancs
31:18qui cassent des gens.
31:20Puisqu'on a quand même
31:21vu des vidéos
31:22qui ont tourné
31:22donc il faut peut-être
31:24arrêter de stigmatiser
31:26des gens
31:26il faut vraiment
31:27aller chercher
31:28le fruit
31:29dans la pomme.
31:30Les brassards blancs
31:30c'est qui Sophie ?
31:32Bah écoutez
31:32il a été quand même
31:34dit hier
31:35sur France Info
31:36avec des vidéos
31:38documentées
31:39que des brassards blancs
31:42sont
31:42qui sait
31:43moi personnellement
31:45j'en sais rien
31:45il y en a qui doivent le savoir
31:46donc aujourd'hui
31:48on est toujours en train
31:49de jeter
31:50l'eau du bain
31:53sur l'ultra-gauche
31:55mais il y a un vrai problème
31:56dans cette société
31:57on est en train
31:58de nous diviser
31:59et de créer
32:00une haine
32:03sur l'autre
32:05on ne va pas s'en sortir
32:07donc je crois
32:09que là
32:09il faut revenir
32:09à la raison
32:11et demander
32:12des comptes
32:13effectivement
32:14aux casseurs
32:15mais que
32:15ces pauvres commerçants
32:17qu'on trouve une solution
32:18pour que ces gens
32:19soient indemnisés
32:19rapidement
32:20quand même
32:22et quand l'État
32:24il en veut
32:24quand l'État
32:25veut sortir de l'argent
32:26il sait où le trouver
32:27Il y a un point
32:28sur lequel
32:29je vous rejoins
32:29à 200%
32:30nous sommes en train
32:31de nous diviser
32:32c'est une certitude
32:33et c'est vrai
32:34que c'est extrêmement dangereux
32:36et c'est vrai
32:37que c'est stigmatisant
32:38pour certaines parties
32:39mais en même temps
32:40on ne peut pas
32:41ne pas considérer
32:42que celui qui casse
32:43soit celui
32:43qui doit payer
32:44c'est un principe fondamental
32:47comme nous le disait Frédéric
32:48on fait une erreur
32:49dans sa vie
32:50et bien
32:50il est logique
32:51que la justice
32:52vous demande des comptes
32:53alors les brassards blancs
32:54et les casques blancs
32:56c'est peut-être
32:57ceux
32:59dont parlait
33:00Jean-Luc Mélenchon
33:01lorsqu'il disait
33:02qu'il voulait
33:03au contraire
33:04qu'il y ait des personnes
33:05qui encadrent
33:06les manifestations
33:07avec des brassards
33:08et des casques blancs
33:10peut-être que c'est ça
33:12ce à quoi vous faisiez allusion
33:14à l'instant
33:14merci à tous les deux
33:15en tous les cas
33:15Sophie et Frédéric
33:17et très belle journée
33:17à vous
33:18dans quelques secondes
33:19on se retrouve
33:19avec notre deuxième question
33:21autour de
33:22la position
33:24de Sébastien Lecornu
33:24hier à l'Assemblée Nationale
33:25qui a dénoncé
33:26la récupération politique
33:28de l'attentat raciste
33:29de trappe
33:30puisque chacun
33:31s'est invectivé
33:32et que chaque camp
33:33s'est renvoyé la balle
33:34sur la responsabilité
33:35de cet attentat raciste
33:37à tout de suite
33:37la vérité en face
33:39Jacques Cardoze
33:41et l'on vous retrouve
33:42parce que c'est vous
33:43qui faites l'actualité
33:450826 300 300
33:46dans la vérité en face
33:47on évoquait
33:49cette récupération possible
33:51en tous les cas
33:52dénoncée
33:52par Sébastien Lecornu
33:54à la suite
33:54de cette journée
33:55à l'Assemblée Nationale
33:56hier
33:56qui a été
33:57extrêmement mouvementée
33:58Laurent vous nous appelez
33:59de Bordeaux
33:59bonjour Laurent
34:01oui bonjour
34:02soyez le bienvenu
34:03à l'antenne
34:04de Sud Radio
34:05vous avez suivi
34:06les débats
34:07à l'Assemblée Nationale
34:08hier ou pas ?
34:09si on pouvait les suivre
34:10c'était
34:11c'était un peu houleux
34:12quand même
34:13oui
34:13c'était très houleux
34:16donc c'est un peu
34:17une audible
34:17ça donne pas
34:18une très bonne image
34:19de ces gens
34:20qui sont censés
34:21nous représenter
34:22qu'est-ce que vous avez
34:24pensé
34:24du fond des débats
34:26finalement
34:26puisque Sébastien Lecornu
34:28considère
34:28qu'il y a une récupération
34:29politique
34:30et que la gauche
34:32se sert
34:33utilise
34:34cet attentat
34:35raciste
34:36pour tenter
34:38de
34:39jeter
34:40l'opprobre
34:41sur
34:41soit des partis
34:43politiques
34:43soit même
34:44des médias
34:44oui alors
34:46effectivement
34:46on est habitué
34:47maintenant
34:48et les filles
34:48qui peuvent encore
34:49croire
34:50à ce parti
34:52qui conflictualise
34:53tout
34:53et qui utilisent
34:55tout
34:55et n'importe quoi
34:56et même
34:57dans des situations
34:59hyper dramatiques
35:00comme on vient de vivre
35:01c'est juste honteux
35:02et scandaleux
35:03et j'espère qu'ils vont
35:04le payer dans les urnes
35:05après
35:06la réaction
35:07de
35:09monsieur Lecornu
35:10alors
35:11je dirais
35:12lui aussi
35:12il participe
35:13à la manipulation
35:14politique
35:15parce que
35:15en dénonçant ça
35:17il essaye
35:19de
35:20sortir du jeu
35:21les deux extrêmes
35:23pour faire le jeu
35:24de
35:24de ceux qu'on va appeler
35:26présents dans l'arc républicain
35:28alors que
35:30ils sont plutôt
35:31ils sont plutôt inaudibles
35:32en fait
35:32moi je
35:33j'attends toujours
35:34que monsieur Guzman
35:36dise quelque chose
35:37sur quoi que soit
35:38parce que pour le moment
35:39depuis qu'il a été nommé
35:41sur les primaires
35:42on l'entend pas
35:42quoi
35:43donc
35:43c'est vrai qu'il est très absent
35:45sur les manifestations
35:46ça vous a étonné ça
35:48bah
35:48il est inaudible
35:49on l'entend pas
35:50donc ils ont un candidat
35:51qu'on n'entend pas
35:52et pourtant
35:53qui a un coup à jouer
35:53face aux deux extrêmes
35:54quoi
35:55donc
35:56c'est une stratégie
35:57que je comprends absolument pas
35:59c'est
35:59c'est
36:01c'est un
36:01c'est bizarre
36:02mais bon
36:03pour revenir à
36:04effectivement
36:04les filles qui conflictualisent tout
36:06bon
36:06il y en a marre quoi
36:08il y en a marre
36:09c'est
36:10c'est
36:10c'est pas possible
36:11moi je parle d'une France comme ça
36:12et
36:13et la raison
36:13monsieur Lecornu
36:14quand il dit que
36:15la
36:16campagne présidentielle
36:17ça va être un carnage
36:18enfin il n'a pas utilisé ces mots là
36:19mais c'est ce qui
36:20c'est ce qui va se passer
36:21ça va être hyper violent
36:22dans les mots
36:22dans les attitudes
36:23et puis
36:24sur la forme quoi
36:27donc
36:27enfin
36:28moi je
36:29je suis assez inquiet
36:30sur la tenue de la campagne
36:32et on va vous dire
36:32vous êtes électeur plutôt
36:34social-démocrate vous
36:35puisque vous parliez
36:36à l'instant
36:37de Raphaël Glucksmann
36:38bah
36:39alors
36:39aujourd'hui je me cherche encore
36:41d'accord
36:41parce que moi
36:42j'étais plutôt
36:43du camp macroniste
36:45dans ses premières heures
36:46quand même
36:47donc vous êtes un enfant perdu
36:48du macronisme
36:49si je puis dire
36:50alors
36:50perdu peut-être pas
36:51mais
36:52mais oui
36:52c'est un enfant du macronisme
36:54parce que
36:54le libéralisme
36:57moi c'est quelque chose
36:58qui me convainc bien
36:59et je pense que ça peut aller en avant
37:01maintenant bon
37:01comme tous les hommes
37:02il a fait des erreurs
37:03bon lui
37:03il en a fait quand même
37:05une belle erreur
37:06sur la dissolution
37:08entre autres
37:08mais
37:10je crois quand même
37:10au projet
37:11d'avoir
37:13une société
37:13un petit peu plus libérale
37:15qui va nous laisser
37:16agir
37:17pour le bien
37:17de la société
37:18et non pas
37:19une société
37:20qui va tout encadrer
37:21où on ne peut plus bouger
37:22et ne plus rien faire
37:22on en est loin
37:23pour le moment
37:24en France
37:25on est plutôt
37:25on est plutôt dans la norme
37:27que dans la liberté de mouvement
37:30ah oui
37:31je vous confirme
37:33moi je le vis
37:34à titre professionnel
37:35personnel
37:35c'est ça
37:36ce qui est intéressant
37:37c'est que
37:37si vous êtes un enfant
37:38perdu
37:39plus ou moins orphelin
37:40du macronisme
37:41il y a au moins
37:41deux héritiers du macronisme
37:43qui se présentent
37:44que sont
37:44Edouard Philippe
37:45et Gabriel Attal
37:46est-ce que vous ne vous retrouvez pas
37:47chez l'un de ces deux
37:48et vous dites que vous êtes
37:50attaché à l'idée
37:51de libéralisme
37:52qu'est-ce que vous pensez
37:53par exemple de la figure
37:53de David Lissnard
37:54qui est en train de monter
37:55et qui justement
37:56et comme on dit
37:58il se passe quelque chose
37:58c'est une figure
37:59qui veut justement
38:00prospérer
38:01sur cette
38:02sur cette possible
38:03progression du libéralisme
38:05alors
38:06il n'y a plus
38:06plein de choses
38:07dans ce que vous venez
38:07de dire
38:07donc
38:08Edouard Philippe
38:09ça sera non
38:09pour moi
38:10parce que
38:10j'ai pu le rencontrer
38:12et le voir
38:13dans l'inaction
38:14donc
38:15moi
38:15la politique
38:16qui parle
38:16et qui n'agit pas
38:17je ne veux pas
38:18donc ça sera non
38:19moi
38:20je l'ai rencontré
38:21à l'occasion
38:21des gilets jaunes
38:22j'étais représentant
38:23des commerçants
38:26et
38:26votre choix
38:28reste à faire
38:28alors Laurent
38:29voilà
38:30et Gabriel Attal
38:31ce n'est pas son heure
38:32encore
38:32après
38:33j'aime bien Guzman
38:34je vais vous dire pourquoi
38:35c'est parce qu'il a eu le courage
38:37de se prononcer
38:38complètement entier
38:38les filles
38:40et ça
38:41franchement
38:42c'est
38:43c'est quelque chose
38:44qui me
38:44qui me touche beaucoup
38:45parce que
38:46je ne veux absolument pas
38:47les retrouver au deuxième tour
38:48je ne veux pas
38:49un pays
38:50mon pays
38:50où ça va être un bordel permanent
38:53écoutez Laurent
38:54vous savez quoi
38:54vous nous rappellerez
38:55pour effectivement
38:56qu'on puisse
38:58poursuivre
38:58ce débat
38:59fort intéressant
39:00en tous les cas
39:01qui révèle une chose
39:02c'est qu'il y a aujourd'hui
39:03beaucoup d'électeurs
39:04qui sont indécis
39:06attirés par certains votes
39:07et en tous les cas
39:08orphelins effectivement
39:10du macronisme
39:11Stéphanie Demuru
39:12dans le studio de Sud Radio
39:13bonjour Stéphanie
39:13bonjour Jacques
39:14ça va bien
39:15très très bien
39:16écoutez
39:16on va faire tourner
39:17les serviettes aujourd'hui
39:19sur Sud Radio
39:19très bien
39:20donc l'invité s'appelle
39:22Patrick Sébastien
39:23très populaire
39:24alors il n'y a pas qu'en France
39:25qu'il est populaire
39:26oui
39:27jusqu'en Thaïlande
39:28en Corée
39:29il paraît que c'est la folie
39:31il nous fait la joie
39:32de venir nous accompagner
39:33pendant une heure
39:34on va même le garder
39:35un petit peu
39:35avec d'ailleurs Noémie Alua
39:37qui sera l'une de mes trois
39:39débatteuses du jour
39:40on va le garder
39:40pour une partie des débats
39:41il a toujours des choses
39:42intéressantes à dire
39:43notamment sur la société
39:45il est au contact
39:46des français régulièrement
39:48donc on va lui demander
39:49si cette hystérie
39:51qu'on voit notamment
39:52à l'Assemblée nationale
39:53les français sont sur
39:55la même ligne
39:56ou s'il y a encore
39:57un peu d'espoir
39:58dans ce pays
39:58ça serait bien quand même
39:59ça serait bien
40:00mais c'était le thème
40:01de la chronique de Noémie
40:02ce matin
40:02un peu d'espoir
40:04il reste de l'espoir
40:05il reste de l'espoir
40:06toujours
40:06à vous de le dire
40:07donc 10h midi
40:09avec Stéphanie Demurus
40:11c'est à suivre
40:12moi je remercie
40:13Juliette Rivouffole
40:14et Joseph Ruiz
40:15pour la préparation
40:16du grand matin
40:16John Rakotozafi
40:18à la réalisation
40:19toujours extrêmement précise
40:21et Emmanuel Galasso
40:23qui était au standard
40:25ce matin
40:25je vous souhaite
40:26une excellente journée
40:27je vous dis à demain