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  • il y a 7 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Durant tout l'été, tout le mois d'août, on a vu fleurir dans la presse des pistes pour le
00:05budget 2027.
00:06L'Assemblée nationale, la session n'a pas encore repris.
00:09C'est très bientôt, on sait que ça va être un peu chaud.
00:11Mais parmi les pistes les dernières, vous savez, il y a eu l'histoire des retraites, de désindexé.
00:15Et puis là maintenant, c'est la taxe de l'épargne salariale.
00:18Écoutez ce qu'en dit le ministre de l'Économie, M. Lescure.
00:22J'entends les préventions des uns et des autres, par exemple, sur est-ce qu'il faut que les retraités
00:26fassent un effort.
00:27Alors, j'ai envie de retourner à la question, est-ce qu'il y a des raisons pour que tout
00:30le monde fasse des efforts,
00:32sauf les retraités, qui pour certains d'entre eux en tout cas, sont dans une situation, je dirais, de revenus
00:36relativement favorables ?
00:37La réponse est évidemment non.
00:39Derrière chaque mesure, il y a une bonne raison de ne pas la faire.
00:42Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien, on va dans le mur.
00:46Donc moi je souhaite pouvoir présenter un budget global, équilibré, je dirais aussi juste que possible.
00:51Et si on n'a pas de budget, là le mur on le frappera et on le frappera fort.
00:55Alors là, il parle surtout des retraites, mais il parle aussi des parcs salariales.
00:59Gaëtan Mélin, ça concerne 10 millions de Français.
01:01C'est quoi les parcs salariales ? C'est l'intéressement, la participation ?
01:05L'abondement aussi.
01:06Vous savez, lorsque vous avez un plan d'épargne-retraite,
01:10votre employeur peut abonder pour vous permettre d'accumuler un petit pactole au moment où vous partez à la retraite.
01:15C'est des choses qui ont été plutôt favorisées ces dernières années par Emmanuel Macron lui-même,
01:20puisque ça redonne du pouvoir d'achat aux salariés, ça récompense le travail.
01:25Donc c'est vrai que c'est une proposition assez surprenante de la part de M. Lescure.
01:28Et visiblement, ça fait réagir Matignon, qui a l'intention de ne pas suivre le chemin tracé par le ministre
01:33de l'Économie.
01:34Oui, déjà ce matin, le Premier ministre s'était exprimé sur le réseau social X en indiquant que c'était
01:40une piste de travail,
01:41mais que rien n'était arrêté.
01:43Exactement.
01:44Et là, ce soir, dans l'entourage du Premier ministre, on nous explique que la réflexion aujourd'hui privilégiée par
01:50le Premier ministre
01:50va plutôt dans le sens inverse.
01:52Dans une période de tension sur le pouvoir d'achat et de croissance faible,
01:56regarder comment permettre temporairement aux salariés de disposer plus librement de l'épargne qu'ils ont déjà constituée.
02:05Le cabinet du Premier ministre fait référence notamment à une proposition du sénateur Olivier Rittmann,
02:11qui avait proposé le déblocage exceptionnel de l'épargne salariale pouvant aller jusqu'à 5 000 euros.
02:19Ce que l'on comprend ce soir, c'est que finalement, cette piste, elle ne sera pas retenue par le
02:26Premier ministre
02:27qui, lui, veut plutôt faciliter, eh bien encore une fois, le déblocage de cette épargne salariale
02:32pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés.
02:35On rappelle juste un chiffre, Olivier, très important.
02:37Cela représente aujourd'hui 46% des salariés des entreprises de 10 personnes ou plus.
02:44Donc Sébastien Lecornu désavoue son ministre.
02:47Nous sommes avec le député Horizon du Val-de-Marne, Sylvain Berriot,
02:50c'est vice-président du groupe à l'Assemblée nationale.
02:53Vous êtes soulagé.
02:54Finalement, Lecornu abandonne la piste de la taxation de l'épargne salariale.
03:00Ah oui.
03:00Nous, on est soulagé dès lors que toute nouvelle taxe est écartée.
03:06Aujourd'hui, une taxe, en réalité, c'est une punition dans un pays aussi taxé que la France.
03:12Commencer par imaginer que pour équilibrer un budget, il faut taxer,
03:16en fait, c'est punir tout le monde.
03:18Donc là, on taxe plutôt le fruit du travail.
03:20On taxe le fruit du travail alors qu'en réalité, l'épargne des Français,
03:25que ce soit l'épargne salariale ou l'épargne tout court,
03:27si on devait inciter à en faire quelque chose,
03:30ce serait soit de guider vers la consommation, soit de guider vers les investissements.
03:33Mais certainement pas dès le taxer.
03:35Je vous rappelle quand même que l'épargne salariale, comme les épargnes, sont déjà taxées.
03:39On rappelle que la CSG, la CSF, on paye déjà dès le premier euro.
03:43En France, de toute manière, tout revenu est déjà taxé.
03:47Donc une nouvelle taxe, c'est une nouvelle punition.
03:49Nous, on souhaite commencer d'abord par des économies, avant de commencer par les taxes.
03:53– Pardon, mais pourquoi le mise de l'économie publiquement met cette piste sur la table ?
03:58C'est qu'à un moment donné, elle a quand même été évoquée au sein du gouvernement.
04:02On imagine que M. Roland Lescure n'a pas sorti du chapeau comme ça.
04:05– Il y a un rapport de l'IGAS, de l'Inspection générale des Affaires sociales,
04:11qui justement avait fait cette proposition.
04:13Donc c'est une piste qui a été retenue, mais encore une fois, là, vous avez parfaitement raison.
04:16C'est que ce milliard que cela devait rapporter,
04:20en fait, il aurait été fléché vers la sécurité sociale.
04:23C'est-à-dire, on ne réduit pas le déficit de la sécurité sociale,
04:26on ne diminue pas les dépenses, mais on rajoute une recette supplémentaire.
04:29– Je voudrais juste un chiffre et puis une réflexion.
04:34– Depuis 20 ans, à chaque fois qu'il y a 100 euros de taxes,
04:39vous avez 120 euros de dépenses.
04:43Ça veut dire qu'en fait, l'État…
04:44– Donc il vaut mieux faire des économies plutôt que de taxer.
04:47– L'État, quand elle crée une taxe, elle dépense plus que ce que la taxe lui rapporte.
04:51– Mais vous, vous êtes député.
04:52– Et moi, je suis député.
04:53– Vous êtes député de cette majorité, alors c'est pas vraiment une majorité de ce bloc central.
04:57– Oui, de la droite et du centre, oui.
04:58– Voilà, vous êtes derrière Édouard Philippe,
05:00mais est-ce que vous êtes consulté en tant que député par le gouvernement qui prépare son budget ?
05:04– Là, sur une proposition comme celle-là, certainement pas.
05:07Ailleurs, je ne pense pas sur une proposition du gouvernement.
05:09Mais je vous rappelle quand même que dans le budget précédent,
05:12il y avait déjà eu une piste visant à venir taxer l'épargne des Français.
05:16Et on s'y était opposé fermement.
05:19Donc en fait, tout le monde lorgne un peu cette cagnotte de l'épargne des Français en disant…
05:23– 6 000 milliards ?
05:24– Oui, ça dépend de quoi on parle, sur l'épargne salariale en fait…
05:30– L'épargne salariale, c'est que vous parlez de l'épargne des Français globales.
05:33– Oui, dans le dernier budget, LFI avait souhaité, avait proposé de taxer déjà les assurances-vie.
05:40Enfin, on avait été, pour financer d'ailleurs les retraites.
05:43Donc en fait, à un moment donné, il y a comme un espèce de pactole,
05:48donc tout le monde dirait, il faut taper dedans.
05:49Non, en fait, les salariés n'ont rien volé à personne.
05:53C'est le fruit de leur travail, qui est déjà taxé par la CSG et la CRDS.
05:56– Plus on menace, et là je me tourne vers Benoît Perrin, de Contribuables Associés,
06:00plus on menace ces Français de taxes, plus ils épargnent.
06:03Parce qu'ils se disent, voilà, il faut que je mette de l'argent de côté,
06:05parce que je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangé.
06:07– En fait, c'est exactement ça, et je pense que beaucoup de Français connaissent un peu l'histoire
06:11et en ont un peu marre.
06:12C'est-à-dire que dès qu'il y a un problème de déficit en France,
06:14c'est toujours à peu près le même sketch.
06:16On nous dit dans un premier temps, on ne va faire que des économies,
06:18ne vous inquiétez pas, on ne va pas toucher aux taxes.
06:20Deuxième acte, on dit, bon, finalement, on a un peu de mal à trouver des économies,
06:23donc on va être obligé de passer par un peu de taxes.
06:25Troisième acte, bon, finalement, on n'a pas trouvé d'économies,
06:28on va uniquement augmenter les impôts.
06:30Et il suffit simplement de regarder les rapports de la Cour des comptes pour s'en apercevoir,
06:33y compris simplement sur le budget récent, le budget 2025,
06:36où la Cour des comptes explique très bien que le relatif rétablissement des comptes publics,
06:40ça a été dû à quasiment 100% à des augmentations d'impôts.
06:44Et quand on ne nous parle pas d'augmentation d'impôts,
06:46et je pense que c'est encore le coup qu'on risque de nous faire cette année,
06:49on nous dit, en fait, on revient sur les niches fiscales.
06:52– On va supprimer ou raboter des niches fiscales.
06:53– Ou alors on revient sur des réductions d'impôts.
06:55– Pardon, une niche fiscale qu'on supprime,
06:57c'est une augmentation d'impôts pour la personne qui en bénéficiait.
07:00– C'est pour ça que je dis ça.
07:00Donc les responsables politiques ne parlent jamais d'augmentation d'impôts,
07:03en revanche, ils s'arrangent toujours pour revenir sur le pouvoir d'achat des Français.
07:06– Vous avez entendu ce que dit Roland Lescure ?
07:07Il a dit, tout le monde doit faire des efforts.
07:09Et d'ailleurs, il parlait des retraités aisés,
07:11et visiblement, ça, ça reste dans les tuyaux,
07:14c'est-à-dire faire contribuer.
07:15Alors un retraité aisé, en France, visuellement,
07:17c'est à partir de 2 000 euros, si j'ai bien compris,
07:19donc ça va assez vite.
07:21Donc les retraités aisés devraient quand même contribuer,
07:23c'est ce que semble dire M. Lescure,
07:24parce que tous les Français doivent participer.
07:27– Écoutez, déjà, ce qui me surprend toujours,
07:29c'est un sujet de méthode.
07:31Moi, je ne comprends pas comment on peut demander des efforts aux Français
07:33quand vous avez des responsables politiques
07:34qui sont incapables de faire des efforts pour eux-mêmes.
07:37Évidemment que le fait de, par exemple,
07:39diminuer le nombre de ministères,
07:41ça ne va rien changer sur les équilibres financiers.
07:44Rien, c'est certain.
07:45En revanche, je trouve que c'est un signe
07:47que donneraient des responsables politiques
07:48en disant, vous voyez, nous, on fait des efforts.
07:51– Si M. Lecornu, il a donné quelques signes,
07:55par exemple supprimer les offices de sécurité
07:56des anciens premiers ministres.
07:57– C'est très malin, mais je pense qu'il faut aller plus loin.
08:00Il faut aller plus loin, il faut diviser par…
08:01Là, il y a, je crois, à peu près 35 ministres.
08:03Demain, M. Lecornu dirait, on passe à 10 ministres.
08:05Je pense que les Français prendraient conscience
08:08que ça y est, effectivement, l'État…
08:10– Eux-mêmes font des efforts.
08:11– …font des efforts, donc preuve que l'heure est grave.
08:14Et à ce moment-là, vous pouvez demander des efforts aux Français.
08:16Là, ce qui m'inquiète dans les premières pistes qu'on a,
08:18c'est qu'on va encore taper sur les actifs
08:19ou sur ceux qui ont beaucoup travaillé.
08:21Et c'est ça qui m'embête beaucoup.
08:22– C'est toujours le travail.
08:23– C'est toujours la même histoire,
08:24c'est qu'on sait qu'on a un problème de compétitivité en France,
08:26on sait qu'on a un problème d'attractivité du travail en France.
08:29Et là, qu'est-ce qu'on fait ?
08:30On continue, en tout cas dans les premières pistes qu'on a,
08:33à voir ceux qui réussissent, ceux qui travaillent,
08:36ceux qui créent de la richesse
08:37comme étant les premiers responsables, en quelque sorte, des déficits.
08:40– L'argent est là.
08:40– On ne va pas taxer les pauvres.
08:42– Je vous prends un exemple tout bête.
08:43Sur cette histoire d'épargne salariale,
08:45il faut expliquer les choses simplement.
08:47L'épargne salariale, ça permet aussi de financer les entreprises
08:51et de l'économie française.
08:52Si vous revenez dessus, c'est autant d'argent
08:55dont les entreprises ont besoin qu'elles n'auront plus.
08:58Donc il faut tout faire pour au contraire stimuler la création de croissance.
09:02Et je suis assez inquiet parce que dans le budget,
09:03on ne parle que de rabot,
09:04on ne parle pas du tout de réformes structurelles
09:06et surtout, on ne donne aucune piste
09:08pour relancer l'économie française
09:10qui, me semble-t-il, est le sujet numéro un.
09:12– Je vois aussi quand même des paradoxes
09:13parce que depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
09:15il a plutôt favorisé le travail,
09:16la politique de l'offre,
09:17favorisé la participation, l'intéressement,
09:19la prime Macron pour que le travail paye davantage.
09:23Et là, on a l'impression qu'on veut faire tout l'inverse.
09:25– Non, mais cette mesure est une absurdité.
09:27Vous l'avez très bien rappelé,
09:29l'épargne des Français,
09:30ce n'est pas un pacteul mis dans un coin
09:34qui ne servirait à rien.
09:35Vous avez une partie, je ne sais pas,
09:37vous avez 20% par exemple de l'épargne des Français
09:39qui sert à financer la dette
09:42ou qui sert à financer le logement.
09:45Il faut mesurer, en fait, l'épargne des Français,
09:47ce n'est pas de l'épargne qui dort.
09:50– C'est livré à qui sert à financer le logement social.
09:52– Le logement, oui, mais pas que, la dette aussi.
09:55Donc en fait, il faut mesurer un peu ce que l'on dit,
09:59c'est une idiotie en réalité.
10:01C'est une idiotie.
10:02Alors sur les formes…
10:03– Attendez, c'est une idiotie ?
10:05– Oui, c'est une idiotie.
10:06– C'est un gouvernement qui sait où il va ou pas,
10:07avec le budget, ou pas du tout ?
10:08– Mais je ne pense pas que ce soit une mesure gouvernementale.
10:10– Alors ça vient d'où ?
10:11– J'espère que ce n'est pas une mesure gouvernementale.
10:12– Mais ça vient d'où ?
10:12– Je ne sais pas, moi je sais.
10:13– C'est un techno, c'est un techno.
10:15– C'est un fonctionnaire de Bercy qui a trouvé cette idée.
10:17– Non mais il faut demander à Roland Escu,
10:18on a aujourd'hui, toutes les pistes comme ça,
10:21qui sont lancées, on fait une taxe, on désindexe.
10:24En fait, d'abord, on ne sait pas bien à quoi ça va servir,
10:28on ne sait pas bien si ça va concerner une baisse
10:31ou venir renflouer plutôt les déficits de la sécurité sociale,
10:34ou est-ce que ça va sur le budget des ministères.
10:37Bon, tout ça est pris en dépit du bon sens.
10:40Et je suis d'accord avec vous,
10:41le signe, c'est celui des ministères et de la réorganisation de l'État.
10:46Tant qu'on aura des ministères qui se décomposent ensuite en agence,
10:50qui se décomposent ensuite en agence régionale,
10:53puis qui se décomposent ensuite en agence départementale,
10:55en fait, on n'y comprend rien,
10:57ce n'est pas où il y a des décisions,
10:58et c'est un puits sans fond.
10:59– On nous avait promis une revue des dépenses publiques
11:01pour savoir quelles étaient les politiques qui étaient efficaces
11:06et celles qui étaient efficaces.
11:07– Ça, la Cour des comptes le fait chaque année, ça ?
11:09– Et alors ?
11:10Ce n'est pas parce que la Cour des comptes le fait
11:11que derrière à Bercy, au sein du gouvernement,
11:14on s'empare de ce dossier
11:15et on regarde le travail qui a été effectué.
11:18Ce n'est pas du tout le cas.
11:19Encore une fois, aujourd'hui, on a vraiment le sentiment…
11:21– Il n'y a qu'à prendre les décisions suite au rapport de la Cour des comptes.
11:23– Oui, on n'a qu'à faire, oui.
11:25Mais on ne le fait pas, en tout cas.
11:26C'est une certitude.
11:27Et l'autre point qui est très important,
11:29je vous rejoins, c'est que dans le budget précédent,
11:32non seulement on a augmenté les recettes fiscales,
11:36mais on a augmenté les dépenses.
11:36– Mais oui, les dépenses publiques continuent à augmenter.
11:39– Exactement, les dépenses publiques,
11:39c'est vraiment ce qu'il y a raconté.
11:40– Mais bien évidemment.
11:41Donc aujourd'hui, quand on écoute tous ces responsables politiques,
11:45pardon, je vous mets dans l'eau,
11:46mais on ne voit pas où et quelles sont les dépenses
11:50qu'on pourrait diminuer.
11:52– Et vous voyez, Marine Tourdelier voudrait interdire
11:53le mensonge en politique.
11:57– Le courage.
11:58– Ça va apporter de l'argent à l'État, ça a priori.
11:59– Oui, mais s'il y a des amendes, ça va apporter de l'argent.
12:01– Pour rebondir sur ce que disait M. le député,
12:04c'est vrai qu'il y a quand même, il y a eu deux Macrons.
12:05Il y a le premier Macron où là, effectivement,
12:07il y a une baisse des impôts.
12:09Effectivement, donc il y a une vraie politique de l'offre,
12:11en tout cas politique de l'offre fiscale.
12:12Et là, il faut dire les choses,
12:14depuis trois ans, on a un choc fiscal.
12:16C'est-à-dire très concrètement, depuis trois ans,
12:18il y a des augmentations à tout va.
12:19Il y a la fameuse surtaxe de l'impôt sur la société.
12:21Il y a la création de la contribution différentielle
12:24sur le revenu.
12:25Vous avez l'augmentation des frais de notaire
12:27avec la part liée au département.
12:29– L'augmentation des mutuelles.
12:31– L'augmentation des mutuelles, exactement.
12:33Vous avez l'augmentation de la CSG
12:35sur les revenus financiers.
12:36Ce que je veux dire, c'est qu'on a vraiment changé d'air.
12:38Depuis trois ans, on est matraqué d'impôts,
12:41alors que ce n'était pas la politique initiale
12:43du président de la République lorsqu'il a été élu.
12:46Mais il faut dire les choses,
12:47les choses ont changé considérablement.
12:48– La dissolution a dissous la politique,
12:50en fait, d'Emmanuel Macron.
12:51Il n'a pas que dissous l'Assemblée nationale.
12:53On se retrouve dans une situation,
12:55aujourd'hui, où toutes les années,
12:57on creuse en creuse.
12:58– D'accord, mais qui les décide, ces hausses ?
13:00– Le Parlement, c'est les députés.
13:03À la fin, soit il y a censure,
13:05et on recommence, et le pays est à l'arrêt,
13:08soit à la fin, il y a des ordonnances,
13:10et on fait ça, on va vite.
13:11– Soit on fait un mauvais budget, soit on est censuré.
13:13– En fait, la dissolution a comme conséquence
13:15que le pays n'avance plus depuis trois ans.
13:18– Rendez-vous au prochain budget,
13:19et puis on verra ce qu'il en est,
13:20si le gouvernement tombe ou pas,
13:22et quelles sont les suites.
13:22– Merci, messieurs, dames,
13:24d'avoir été avec nous.
13:25– Merci.

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