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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2 avec Hélène Rouet.
00:06Chère Hélène, bonsoir.
00:07Bonsoir Eliott.
00:08JDD qu'on peut également écouter tous les week-ends sur Europe 1.
00:11On en sort.
00:12De 18h à 20h.
00:14Jules Thorez qui a mis les habits du Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:19Je compte à des jeux en place.
00:20Est-il le journaliste le plus faible de la Ve République ?
00:23Je ne sais pas.
00:24Jules Thorez, bonsoir.
00:25Eric Nolo est avec nous.
00:27Amine Elkatmi, bonsoir à tous les deux.
00:29Et Frédéric Lose est également présent.
00:32Vous êtes secrétaire général CSS, CPN, Police.
00:37Et vous êtes tous les trois, c'est Fayard qui doit être content parce que là c'est trois livres
00:41de Fayard.
00:43Trois auteurs Fayard.
00:44Insécurité, stop à la descente aux enfers.
00:47Eric Nolo a publié Le jour où je suis devenu au QTF.
00:52Et Amine Elkatmi, avons-nous encore envie de vivre en France ?
00:56On va commencer avec l'actualité politique puisque c'était le premier week-end de campagne pour le Rassemblement national
01:03dans un contexte qu'on a longuement commenté tout au long de la semaine, notamment ce week-end.
01:08C'est-à-dire qu'à Orléans, la ville était bunkerisée.
01:12Trois mille forces de l'ordre, mise en place de couvre-feu parce que l'extrême gauche voulait venir perturber
01:17ce meeting.
01:19On a assisté à une démonstration de force du Rassemblement national avec trois personnalités qui sont montées sur les strades
01:28pour prendre la parole.
01:29Trois tons différents.
01:31D'abord, Éric Ciotti qui a appelé à l'union face à l'extrême gauche.
01:36Ensuite, Jordan Bardella qui est pressenti comme le Premier ministre en cas de victoire qui allait sur le terrain de
01:42l'actualité.
01:44Et puis, un point et un cap mené par Marine Le Pen en cas de victoire en mai 2027.
01:51Je vous propose de voir le résumé.
01:53Il est signé Johan Usai.
01:57Dans son premier discours de campagne, Marine Le Pen a donc voulu donner sa vision de la France et parler
02:02du temps long.
02:03Aucune défaite n'est définitive tant qu'un peuple refuse de s'y résigner.
02:07Il n'y a pas de fatalité, il n'y a pas d'impossibilité.
02:10Marine Le Pen a voulu donner de l'espoir aux Français.
02:13Rien n'est inéluctable.
02:15La France a de beaux jours devant elle, promet la candidate du Rassemblement national.
02:19Son redressement commence ici, à Orléans, ville symbole de la lutte contre le défaitisme, contre l'abandon et contre la
02:26résignation.
02:27Marine Le Pen qui souhaite être la candidate de la Renaissance, elle en a d'ailleurs fait son slogan de
02:33campagne.
02:33Marine Le Pen qui a voulu prendre de la hauteur, charge donc à Jordan Bardella de commenter l'actualité et
02:40d'y apporter quelques réponses.
02:41Car oui, Marine Le Pen a promis un gouvernement d'union nationale, pluraliste et qui serait bien dirigé par Jordan
02:49Bardella.
02:49Jordan Bardella qui s'en est pris à la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, l'alliance des casseurs d
02:54'ultra-gauche qui haïssent l'État et des prédateurs de banlieue qui haïssent la France.
02:59Pour remettre cette France en ordre, Jordan Bardella a enfin promis qu'en tant que Premier ministre, il utiliserait tous
03:05les moyens légaux à sa disposition.
03:07Et souvent, ce qu'on entend de la part des oppositions au Rassemblement national, c'est le crypto-fascisme, ça
03:14c'est entendu, mais il y a aussi l'idée de l'État de droit.
03:17Vous savez, Marine Le Pen pourrait malmener l'État de droit. Dans son discours, justement, Marine Le Pen a parlé
03:24de l'État de droit et pour moi, c'était l'un des éléments les plus intéressants de ce discours.
03:28Écoutez.
03:30Nous allons rétablir l'État de droit. Je dis bien rétablir l'État de droit.
03:37Qui peut dire qu'il existe un État de droit quand les délinquants ne sont pas punis, quand les mafias
03:42imposent leurs lois dans les quartiers ?
03:45Qui peut dire qu'il existe un État de droit quand des hordes viennent saccager, brûler nos bâtiments ou organiser
03:51de véritables razias devant des forces de l'ordre volontairement désarmées matériellement et moralement ?
04:00Et c'est très important cet État de droit. On l'a vécu d'ailleurs ce week-end. Le droit
04:03de manifester est un droit fondamental, bien sûr, mais au détriment, puisqu'il y a des casseurs, des nervis et
04:10qu'on a vu la semaine dernière ce chaos,
04:13le droit de circulation a été malmené. Puisqu'il y avait des couvre-feux, il y a eu des mises
04:18en place d'interdiction de rassemblement.
04:20Et puis, le droit d'entreprendre, c'est important. Vous avez des milliers de commerçants qui se sont retrouvés sur
04:27la paille et qui peut-être demain vont mettre la clé sous la porte.
04:30Jules Torres, analyse de ce premier meeting de campagne de Marine Le Pen.
04:35J'ai trouvé ça très intéressant parce qu'en fait, au milieu de cette violence, de ce brouhaha, des casseroles
04:40que vous pouvez entendre, des insultes que vous pouvez entendre dans le débat public,
04:43Marine Le Pen, elle fait un début de campagne avec un discours extrêmement responsable pour rétablir l'ordre et en
04:50effet pour garantir l'État de droit.
04:51C'est-à-dire qu'elle utilise tous les arguments qu'elle avait contre elle depuis une dizaine d'années
04:55pour dire, finalement, celle qui va rétablir l'ordre, c'est moi.
04:58Celle qui va restaurer les fondements de la République, c'est moi. Celle qui va garantir cet État de droit,
05:03ça va être moi parce que cet État de droit,
05:05eh bien, j'ai envie de vous dire, ça fait 20 ans que les gens s'en lavent les mains.
05:08C'est-à-dire que quand on a 90% d'OQTF qui ne sont pas respectés, l'État de
05:12droit, il n'est pas respecté.
05:13Quand on a 176% de surpopulation carcérale, l'État de droit, il n'est pas respecté.
05:18Donc, je trouve ça intéressant la manière dont elle fait campagne et en réalité, c'est parce qu'elle fait
05:22déjà une campagne de second tour.
05:23Elle n'est pas du tout dans une campagne de premier tour. Elle est dans une campagne de rassemblement parce
05:27qu'elle a bien compris que,
05:28et c'est sans doute la première fois qu'elle est dans cette situation-là de grandissime favorite, en 2017
05:32et en 2022, elle savait qu'elle ne pouvait pas gagner Marine Le Pen.
05:35Là, elle sait qu'elle peut gagner et elle sait qu'elle a beaucoup de chances de gagner.
05:37Et on aurait pu imaginer une certaine fébrilité, pour ne pas dire une fébrilité certaine, dans les rangs du Rassemblement
05:44national,
05:44alors que depuis trois semaines, on ne parle que de la polémique Mediapart contestée par Jordan Bardella.
05:49Vous êtes dans un meeting où vous vous dites potentiellement que vous avez des groupuscules d'extrême-gauche qui vont
05:54arriver.
05:55Si ce n'est pas les groupuscules d'extrême-gauche, c'est les FIMEN.
05:57Et si ce n'est pas les FIMEN, le discours de Jordan Bardella a été perturbé par des étudiants de
06:03l'UEJF.
06:05Et regardez, parce que c'est très intéressant, on a collé la séquence du moment où les étudiants vont perturber
06:10le meeting
06:11et la réaction de Jordan Bardella.
06:14Vous auriez pu avoir un Jordan Bardella qui tangue, vous auriez pu aussi voir quelqu'un qui persénaire.
06:20Et bien, finalement, il a fait le schéma inverse.
06:23Regardez cette séquence.
06:26« Du calme, chers amis ! Les amis, s'il vous plaît, du calme ! Je vous demande de vous
06:42arrêter.
06:47Ne faites pas de publicité à l'ultra-gauche qui déteste la démocratie.
06:55Et en attendant, les amis, s'il vous plaît, en attendant que les services de sécurité fassent leur travail,
07:03je vous propose de chanter la Marseillaise.
07:10Allons, enfants !
07:27Et d'un événement, rappelez-vous, par exemple, le premier meeting d'Éric Zemmour,
07:31tous les médias n'avaient parlé que d'une chose au premier meeting d'Éric Zemmour,
07:34c'était les tensions lorsque des militants étaient venus, justement, tenter de perturber.
07:40Là, ça glisse.
07:42Ça passe.
07:43C'est-à-dire que...
07:43C'est moins vissé.
07:44C'est-à-dire que...
07:44D'essayer ce racisme ?
07:45Non, c'est pas qu'une habitude.
07:47Je pense que c'est aussi, vous avez dit, le calme des vieilles troupes.
07:51C'est un secret.
07:53Aujourd'hui, autour du Rassemblement National, une force qui n'existait pas, peut-être,
07:58lors des précédentes élections présidentielles.
08:01Alors, d'abord, un mot sur l'État de droit.
08:03Ceux qui craignent que le Rassemblement National ne malmène l'État de droit sont les mêmes,
08:07qui laissent entendre de plus en plus ouvertement que si le verdict des urnes n'est pas en leur faveur,
08:12ça se réglera dans la rue.
08:13Ce qui n'est pas tout à fait conforme à l'État de droit.
08:15Il y a une légère contradiction.
08:17Ensuite, vous savez, cette fébrilité, je comprends leur assurance,
08:20parce que même au lendemain de l'affaire Bardella, les sondages ne bougeaient pas.
08:23Ils ont un baromètre qui est au beau fixe.
08:25Ils voient qu'il y a un socle très important, qui est plus d'un tiers des votants,
08:29qui, de toute façon, va voter pour Marine Le Pen.
08:32Je trouve qu'il y a vraiment une certitude qui s'installe jour après jour.
08:36Je ne vois pas pourquoi ils seraient fébriles.
08:37Hélène Rouet.
08:38Ce qui est intéressant aussi de voir, c'est que, bien sûr, là, ils sont Marine Le Pen, Jordan Bardella,
08:42ils sont en train de se rendre compte à quel point ils sont solides dans les sondages, vous l'avez
08:45dit.
08:46Et en fait, ça, le RN ne vous le dira jamais, mais ça paraît quand même assez évident.
08:50Malheureusement, le chaos, les violences qu'on est en train de vivre depuis le 17 octobre,
08:53ça profite au RN dans les urnes.
08:56Ils ne peuvent pas le dire, bien sûr, mais à un moment donné, c'est quand même un réflexe, en
08:59fait,
08:59de regarder le RN comme le parti de l'ordre.
09:02Vous regardez le sondage IFOP.
09:03On commence à, justement, demander aux électeurs ce qu'ils veulent voter, le samedi 17 octobre, à 20h.
09:09Et les réponses du sondage s'étalent jusqu'à lundi 19h.
09:12Donc, en fait, vous avez la soirée des meutes, le dimanche, où ça a continué.
09:16Et évidemment, vous allez forcément avoir un résultat de sondage qui est...
09:18Jean-Luc Mélenchon n'a pas bougé.
09:20Édouard Philippe s'effondre.
09:22Et Marine Le Pen, pour le coup, augmente.
09:24Alors, vous parlez de Jordan Bardella et vous parlez de Marine Le Pen.
09:27Il y a, et c'est là aussi tout un symbole, une sorte de game changer pour le Rassemblement National
09:33lors de cette élection présidentielle.
09:35C'est la présence d'Éric Ciotti.
09:37C'est-à-dire qu'en plus de la force de frappe de Marine Le Pen et Jordan Bardella,
09:42s'ajoute l'homme qui était président des Républicains et qui, au moment des élections législatives anticipées
09:49et puis sa victoire au municipal, a pris évidemment une ampleur très importante dans le parti.
09:59Je vous propose de l'écouter parce que lui aussi a pris la parole,
10:02où il dit que quand le danger insoumis est aux portes de l'Élysée, il faut s'unir.
10:09Et donc, il appelle peut-être ceux qui hésitent encore,
10:13qui espèrent voir les Républicains renaître de leur cendre.
10:18Eh bien, peut-être que c'est eux qui l'appellent.
10:22J'appelle solennellement aujourd'hui, dans ce moment si grave pour notre nation,
10:29mes anciens amis et collègues des Républicains,
10:33qui aujourd'hui se querellent pour être les figurants d'une défaite annoncée,
10:39à nous rejoindre.
10:49Je les appelle à faire le choix de l'Union pour la France.
10:54Je les appelle avec tous les parlementaires à quitter le Titanic macroniste.
11:02Je leur dis, revenez, revenez à la maison,
11:08Quand le en même temps macroniste conduit au chaos,
11:12alors le choix de l'Alliance s'impose comme jamais.
11:18Quand le danger insoumis est aux portes du pouvoir,
11:22alors on choisit l'unité.
11:26On choisit l'unité, dit-il.
11:28C'est-à-dire qu'il appelle les hésitants,
11:30ceux qui tentent aujourd'hui de se mobiliser autour de Bruno Retailleau,
11:35qui factuellement dans les sondages n'est pas en train de percer, loin de là.
11:40Certains se demandent même si la campagne de Bruno Retailleau n'est pas plus compliquée
11:43que celle à l'époque de Valérie Pécresse.
11:47Et puis vous avez octet une figure, par exemple, David Lysnard,
11:50qui est en train d'émerger.
11:52Et d'ailleurs c'est très intéressant de voir l'émergence de David Lysnard,
11:55c'est de dire à quel point la campagne de Bruno Retailleau est complexe.
12:01Il voit en David Lysnard une alternative à cette campagne plus que difficile de Bruno Retailleau.
12:07Oui, c'est sans doute le rôle qu'Éric Ciotti jouera dans cette campagne,
12:10c'est de s'adresser aux électeurs de la famille politique dont il a été membre longtemps,
12:15disons des électeurs de droite, gaullistes,
12:16qui n'aiment ni le chaos ni la chiant-lit
12:18et qui s'inquiètent du contexte dans lequel débute cette campagne.
12:22J'ai été très sensible aux propos de Julien Dré dans votre précédente émission
12:25qui disait, nonobstant les convictions des uns et des autres,
12:28comme démocrate, on doit s'inquiéter, quel que soit notre vote futur,
12:32du contexte dans lequel se déroule, commence cette campagne,
12:35un contexte de violence immense, appelé à contester des réunions publiques,
12:40appelé, comme l'a dit très justement Éric, l'a rappelé,
12:42des gens, des élus, pas le troll dans son coin sur Internet,
12:45des parlementaires, élus de la nation, des maires,
12:48qui expliquent d'ores et déjà que si le résultat des urnes ne leur convient pas,
12:52ils le contesteront dans la rue.
12:53Je n'ai pas souvenir dans l'histoire récente de notre pays
12:55qu'une campagne ait commencé dans un tel contexte.
12:58Et rien ne leur sera épargné.
13:00Cet après-midi, par exemple, vous avez un bus de militants du RN
13:04qui partait de Grenoble qui a été, regardez, vandalisé,
13:08avec des gens qui ont dû fuir parce qu'ils se retrouvaient
13:12face à des groupuscules d'extrême-gauche.
13:14Mais une telle séquence, elle est relayée dans tous les médias.
13:18Sauf que là, on parle du rassemblement national.
13:21Donc, pour une partie de la caste médiatique, de la peste brune, Éric Nolot.
13:26Et ça ne sera pas le même traitement.
13:28On est à six mois de la présidentielle et on va vivre à ce rythme-là pendant six mois.
13:34Mais c'est même pire que ça.
13:35D'abord, en effet, les mots se traduisent en actes.
13:38Ensuite, en effet, on n'en parle pas parce que c'est le rassemblement national.
13:41Mais le fond du raisonnement, c'est le rassemblement national,
13:45ce sont des fascistes, on a le droit de les caillasser.
13:46On a le droit de caillasser leur bus.
13:48C'est ça.
13:49Le caillasser leur bus, ça veut dire qu'on peut leur casser la gueule directement,
13:52voire les égorger.
13:53Un fasciste, ça se tue.
13:54On ne discute pas avec.
13:55Donc, en fait, cette image, malheureusement,
13:58c'est une métonymie de ce qui nous attend pendant six mois.
14:01Et ce qui est intéressant, je voudrais qu'on écoute Serge Groir,
14:04le maire d'Orléans.
14:05Parce que je le disais, c'était confinement sécuritaire à Orléans.
14:08Couvre-feu, des policiers dans toute la ville.
14:11Avec des ponts bloqués.
14:13Vous aviez les blindés à l'entrée du congrès du rassemblement national.
14:18Serge Groir, il n'est pas membre du rassemblement national.
14:22Il a même peut-être dans sa carrière politique
14:24combattu les idées du rassemblement national.
14:26Un gauchiste.
14:27Et pourtant, écoutez ce que dit M. Groir ce matin.
14:31Nous avions au maximum bordé les choses.
14:34D'une part, un dispositif de sécurité exceptionnel.
14:38Et notamment pour faire en sorte qu'à la fois les congressistes du rassemblement national
14:43et la contre-manifestation ne se rencontrent pas.
14:48Ça s'est très bien passé.
14:49Et ça s'est bien passé également avec les mesures préventives que nous avions prises.
14:55Imaginez que ça se soit mal passé.
14:58Que serait-il devenu de la campagne présidentielle dans les prochaines semaines, prochains mois ?
15:03Il n'y en avait plus.
15:04Et on aurait donné le pouvoir à la rue, à la rue violente.
15:09Et ça, il n'en était pas question une seconde.
15:11Mais on ne peut pas continuer comme ça.
15:13Mais on est dans quel pays là ?
15:15Ça devient insupportable.
15:17Donc la solution, c'est de rétablir l'autorité.
15:21Nous sommes tous français.
15:23Bon sang.
15:24Donc on ne peut pas être dans la confrontation violente comme on l'a vu ces derniers temps.
15:30Et c'est une association parce qu'il y a Serge Groir, mais il y a aussi Hugues Moutou, le
15:35préfet Moutou.
15:36Je peux vous dire que ça ne plaisante pas quand vous avez un préfet comme ça, ça ne plaisante pas
15:40sur le terrain.
15:41Dernière déclaration, je vous présente mes excuses.
15:43J'ai l'esprit d'escalier qui est l'une des déclarations les plus fortes dans le discours de Marine
15:48Le Pen.
15:49C'est sur les conflits internationaux.
15:51Et c'est très intéressant parce qu'elle va sur le fond et sur la forme.
15:54La forme, elle dit qu'il y a quelque chose de pathétique dans nos dirigeants,
15:58que ce soit en France ou à l'étranger, ceux qui tentent de montrer les muscles.
16:03Vous savez, c'est le nouveau masculinisme.
16:05C'est-à-dire ce côté un peu bras de fer qui est engagé par médias interposés, etc.
16:10Elle n'est pas du tout sur cette ligne.
16:11Et elle, son objectif, c'est de protéger les Français, c'est de défendre la paix
16:16et c'est de ne pas voir les enfants de Français mourir pour des guerres qui ne leur appartiennent pas.
16:24Écoutez.
16:27Nous ferons de la France une nation de paix.
16:29Aller vers la paix n'est pas comme le prétendent les vatanguères de l'arrière
16:33qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision un acte de faiblesse, mais un acte de courage.
16:40Elle est pour nous, comme elle le fut pour les hommes de la Renaissance, une exigence de la raison.
16:45Avec moi, il n'y aura pas de virilisme guerrier.
16:48Vous savez, ces démonstrations à la fois ridicules et vaines, ces postures de matamor pathétiques qui nous déconsidèrent et nous
16:56font honte.
16:57C'est pourquoi la paix, pour moi, est la plus haute des ambitions de la politique.
17:02Parce que le sang français a trop coulé au cours de notre histoire.
17:07Et parce que le pays a besoin de tous ses enfants.
17:10Je vous le dis, mes amis, nous n'en verrons pas nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou
17:17irresponsables.
17:21Et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres.
17:27Les matamor pathétiques, il y a la plume aussi.
17:31Oui, à mon avis, il y a eu un changement de plume.
17:34Je ne sais pas s'il y a un changement de plume, mais en tous les cas, la plume est
17:39intéressante.
17:39Les matamor pathétiques, elle parle de qui, selon vous ?
17:41Je ne sais pas, je ne vois pas. J'ai beau chercher...
17:44Et quand elle parle de virilisme, elle parle de qui, Éric Nolot ?
17:48C'est très difficile.
17:49Mais là, par exemple, vous croyez qu'elle peut être attaquée en disant, mais c'est muni quoi de dire
17:55une chose pareille ?
17:56Serait-elle, en quelque sorte, en train de tendre les mains à la Russie ?
18:04Non, elle présente le conflit possible avec la Russie sous un angle différent de celui qu'on entend généralement.
18:10Après, moi, j'aurais aimé l'entendre sur « et si ? »
18:13Enfin, où est la limite pour elle ?
18:14Ce n'est pas l'objet du discours.
18:16Mais dans un débat avec elle, j'aurais aimé lui poser l'action.
18:20Quelle est la limite ?
18:20Oui, voilà.
18:21C'est ce qu'elle répond.
18:24D'autres ne sont même pas d'accord avec ça.
18:25Vous avez déjà la réponse à cette question.
18:27Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce premier meeting du Rassemblement national, premier meeting de campagne.
18:32On est à six mois du premier tour de la présidentielle et vous l'avez rappelé, c'était à la
18:35une du JDD.
18:36Ce qui est intéressant aussi et frappant, c'est de voir que le second tour se dessine avec...
18:42Mais on est encore loin, c'est une photographie de l'instant.
18:45Quels que soient les instituts de sondage, vous avez Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
18:49avec une Marine Le Pen qui est largement en tête dès le premier tour.
18:52Et c'est ce second tour qui se dessine.
18:54Mais il ne faut pas insulter l'avenir.
18:57On est six mois, c'est encore si loin.
18:59Et on voit des dynamiques aujourd'hui changer.
19:02Peut-être que le deuxième homme ne sera pas Jean-Luc Mélenchon.
19:06Ça peut être M. Glucksmann, peut-être M. Philippe, peut-être M. Lissnard.
19:09On perd une élection quand on est à 40% au premier tour, quasiment 40% au premier tour.
19:14Allons sur l'actualité à présent des manifestations ce week-end.
19:18Et Frédéric Lowe, c'était important de vous avoir.
19:22Vous avez écrit stop à la descente aux enfers.
19:25On n'a pas vécu le chaos qu'on avait vécu la semaine dernière.
19:28Mais il faut constater que cette semaine, et du moins ce samedi, on a dû bunkeriser le pays.
19:33C'est-à-dire qu'on a vécu dans un confinement sécuritaire.
19:37Est-ce que cette formule, elle épouse ce que vous avez vu sur le terrain, le confinement sécuritaire ?
19:42Le dispositif était à la hauteur des risques et du choc historique.
19:47Je dis le mot historique du 17 octobre.
19:50Pour la première fois, on s'aperçoit qu'on a pas 1300 magasins qui sont pillés,
19:56nos centres-villes qui sont pillés, des réseaux sociaux qui réagissent bizarrement,
20:01avec peut-être, on va le documenter de plus en plus, des ingérences étrangères,
20:06des mouvements extrémistes, l'ultra-gauche alliés de circonstances avec des pilleurs
20:11et qui viennent semer le chaos.
20:14Mais quelle image terrible de la France.
20:17Des policiers qui sont accusés de brider le droit de manifester,
20:22alors qu'au contraire, 99% des manifestations dans ce pays se passent bien grâce à la police,
20:28mais parce que c'est organisé, c'est prévu à l'avance, c'est-à-dire il y a un
20:33cadre civique.
20:34Là, aujourd'hui, toutes ces manifestations sont contaminées par des casseurs qui viennent.
20:40Aujourd'hui, ce qui s'est passé, on ne pourra pas tenir dans le temps comme ça.
20:43On ne pourra pas avoir 1200 policiers, tous les week-ends avoir nos centres-villes saccagés.
20:49Vous avez dit le mot « banquériser », c'est quand même pathologique, il y a quelque chose qui ne
20:53va pas.
20:53Le fait qu'on ne puisse plus s'exprimer normalement, manifester normalement, débattre normalement est quelque chose de grave.
21:02Et sur le terrain, les policiers, les gendarmes qui font face à ces émeutes,
21:07ils ne défendent pas la sécurité, l'ordre pour l'ordre, ils défendent nos libertés.
21:11Et quand on dit 1200 blessés, ce n'est pas une abstraction.
21:15Les seuls qui sont les arbitres qui peuvent dire maintenant « ça suffit »,
21:19la manifestation est finie, il y a un cadre, c'est la police.
21:23Comme il y a un arbitre dans un terrain de foot, après 90 minutes, on ne joue pas pendant 3
21:28heures, 4 heures.
21:29On ne casse pas les jambes de l'adversaire impunément pour gagner.
21:32On ne va pas mettre 20 joueurs contre 11 parce qu'on veut gagner.
21:36C'est ce qui est en train de se passer.
21:37À un moment donné, il y a un arbitre, c'est l'ordre de manifestation.
21:42Jusqu'à présent, ça n'a pas été respecté.
21:44Il y a une orgie de violence folle et ce qui est grave, c'est la banalisation de cette violence.
21:51Et le fait qu'on puisse penser que tous les week-ends, c'est normal.
21:54Et je finirai juste avec une chose, il ne faut pas oublier, tous les 31 décembre,
21:59on est obligé de protéger nos villes, nos cités, également nos centres-villes,
22:04pour éviter des pillages dès que des voitures brûlent.
22:06Tous les 14 juillet, jour de la fête nationale,
22:09on est obligé également d'éviter que les voitures brûlent,
22:13les bâtiments publics brûlent.
22:14Mais il y a quelque chose qui ne va pas dans ce pays.
22:16Mais rajouter une finale de Ligue des champions,
22:18rajouter un événement dramatique,
22:20rajouter Halloween la semaine prochaine.
22:22Tout événement désormais est susceptible d'avoir ces pillages et ces casses.
22:26La fête de la musique également.
22:27Je vous propose de voir un sujet parce que moi, ce qui m'intéresse,
22:29c'est les commerçants qui sont pris désormais en otage par les casseurs,
22:33par l'extrême gauche et qui sont en train de crever à petit feu.
22:37C'est ce qu'ils nous disent, d'accord ?
22:39Ils ont été saccagés la semaine dernière,
22:41ils ont été contraints de fermer aujourd'hui,
22:44ils ont une perte d'activité qui est très importante
22:47et on a notre commerce français qui est en grand danger.
22:50Je vous propose qu'on voit un sujet absolument passionnant.
22:52À Bordeaux, vous avez les commerçants qui se sont mobilisés
22:55pour essayer de défendre leur commerce.
22:59Une manifestation et des violences qui touchent directement les commerçants.
23:03Kamel tient une boutique dans une rue passante de Bordeaux.
23:07Avec un groupe d'amis, il s'est positionné devant son magasin fermé pour la journée
23:11au cas où des casseurs cibleraient l'endroit où ils travaillent.
23:14On reste devant.
23:15À tout moment, ils peuvent casser la boutique,
23:17même si on met des barrières, tout ça,
23:20mais eux, ils s'en foutent, ils vont casser directement.
23:23Donc on est là pour protéger.
23:24Pour cette boutique de téléphonie, le mal est déjà fait.
23:28Cet employé pensait avoir suffisamment sécurisé le magasin.
23:32Il découvre le commerce saccagé et pillé.
23:34Au courant d'après-midi, des groupes d'individus sont passés.
23:40Ils ont armé de haches, clairement.
23:43On avait tout bien sécurisé en amont, avec des doubles contreforts d'OSB.
23:47On avait vraiment tout sécurisé.
23:49Et visiblement, ça n'a pas suffi.
23:51Ils ont quand même pu casser les vitrines.
23:52Côté chiffre d'affaires, la perte pour l'entreprise est considérable.
23:56Plusieurs milliers d'euros de dégâts.
23:59Même plusieurs dizaines de milliers d'euros.
24:00Tout le mobilier est neuf, les stores sont neufs, tout est neuf.
24:04Plus de matériel.
24:05Je n'ai pas vu encore précisément ce qui avait été volé piqué.
24:10Ce commerçant a du mal à envisager sereinement l'avenir.
24:13Il espère une accalmie pour continuer son activité.
24:17On a reçu Nathan ce matin.
24:19Nathan, c'est un commerçant.
24:20Ça fait 15 ans qu'il bosse.
24:2260 heures par semaine.
24:23La semaine dernière, dans son commerce, ça a été ravagé.
24:28C'est évidemment la croix et la bannière pour avoir les aides des assurances.
24:32Et on est passé aussi dans la France des cagnottes.
24:35C'est-à-dire que maintenant, il compte sur les cagnottes.
24:37Et c'est terrible parce que c'est une nouvelle fois la faillite et l'impuissance de l'État,
24:43l'abandon de l'État qui fait qu'aujourd'hui, il compte pour se relever sur la solidarité des citoyens
24:48français.
24:48Les cagnottes et les gardiens privés.
24:49Voilà, c'est sécurité, la France sous confinement sécuritaire et la France des cagnottes.
24:54Regardez et écoutez Nathan.
24:56C'est très dur parce que c'est des années et des années de travail,
25:00partis en fumée en quelques heures.
25:02Moi, ce que je veux, ainsi que mes collègues commerçants,
25:05c'est de pouvoir aller retravailler demain sans avoir la boule au ventre.
25:09Parce qu'aujourd'hui, c'est les magasins, demain, ça peut être les appartements.
25:12C'est un stress qui remonte chaque jour.
25:14J'ai des voisins et une association qui est venue m'aider à tout débarrasser et à tout ranger.
25:21J'ai décidé pour l'instant de ne pas réouvrir parce que comme il y a des manifs tous les
25:26deux, trois, quatre jours
25:27et que le boulevard est vraiment à feu et à sang,
25:31j'ai décidé d'attendre que les manifs passent et de récupérer une certaine somme
25:35avant de pouvoir réouvrir comme c'était le cas avant.
25:38Ce qui est énervant, c'est que les gens ont des revendications qui sont parfois bonnes et justes.
25:43Mais le problème, c'est qu'à chaque fois qu'il y a une manifestation,
25:46les magasins sont cassés et pillés alors que nous, on n'a rien à voir dans tout ça.
25:50Je suis dans un groupe collectif de tous les magasins qui ont été pillés au boulevard Voltaire
25:55et à ce jour, c'est notre plus grande inquiétude,
25:57le fait que ça persilise, que ça continue, que ça ne s'arrête pas.
26:01C'est le plus dur pour nous.
26:02L'attaque a été très forte la semaine dernière,
26:04mais c'est le fait de ne pas savoir quand est-ce que ça va arrêter.
26:08Courte pause, on revient dans un instant.
26:09Je vais vous proposer maintenant qu'on aille sur le terrain.
26:11Qu'est-ce qu'on fait ? Et qui va payer la note ?
26:13Il y a un député, député Horizon, M. Marc Angeli.
26:15Marc Angeli.
26:16Marc Angeli, attention.
26:19C'est Corse.
26:20C'est moi, j'ai Corse.
26:22Et voilà, moi qui rêvais d'aller en Corse cet été.
26:25Et voilà, c'est foutu.
26:28Alors, je présente mes excuses à toute la Corse.
26:31Donc, M. Marc Angeli, qui est député et président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale,
26:38qui dit qu'il y en aura de bol.
26:39Donc, qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
26:40Pourquoi pas prendre les deniers publics de la France insoumise pour payer une partie de la facture ?
26:47C'est pas réalisable, mais c'est une bonne idée.
26:49Bah, écoutez, pourquoi rien n'est irréalisable dans la vie ?
26:52La publicité, on revient dans un instant.
26:57Le député Laurent Marc Angeli suggère de faire payer la France insoumise pour les dégradations.
27:03Parce qu'on est dans le commentaire d'image, mais la question, c'est qu'est-ce qu'on fait
27:07maintenant ?
27:07Qui doit régler la facture ?
27:09Est-ce que c'est aux commerçants qui ont été lésés de payer la facture ?
27:12Est-ce que c'est ceux qui ont organisé les manifestations,
27:15qui, en conscience, savaient très bien que dans ces manifestations,
27:18il pouvait y avoir des éléments radicaux ?
27:20Ils auraient pu me dire, bah non, ce week-end, après le week-end de chaos,
27:24on ne va pas organiser des manifestations pour soutenir nos commerces français.
27:29Écoutez Laurent Marc Angeli, il était l'invité de M. Aziza sur Radio-J,
27:36et donc il fait cette proposition, c'est pourquoi pas aux membres de l'EFI de payer la facture,
27:41du moins une partie, parce que ça se compte en milliards,
27:43et c'est un parti qui n'a pas tous ces milliards.
27:46Jean-Luc Mélenchon est millionnaire.
27:47Oui, il n'a pas des milliards, il en a quelques millions peut-être.
27:50En patrimoine, M. Pigasse peut-être.
27:53Je dirais qu'en tout cas, si demain, dans des manifestations qui tournent mal,
27:57vous avez dans les cortèges des élus, des députés de LFI,
28:00qui disent qu'il faut y aller, il faut continuer à manifester,
28:03et donc que ça tourne mal, il va falloir peut-être se poser la question,
28:07est-ce qu'à un moment, pour rembourser, pour réparer,
28:10la dotation publique de LFI ne doit pas contribuer au remboursement ?
28:14Si vous êtes solidaire des casseurs, puisque visiblement c'est le cas,
28:17vous n'avez qu'à participer aux réparations avec votre dotation publique.
28:20Bon, alors, Éric Nolot ?
28:22Moi, je trouve que c'est une très bonne idée à creuser.
28:25Non, mais moi, ce qui me choque, au-delà de l'aspect financier,
28:28c'est le discours.
28:29Parce que quand vous abordez ça avec la France insoumise,
28:32on vous répond, mais tout ça, c'est un peu vulgaire,
28:34ces histoires de boutique par rapport à la Révolution.
28:37On a même entendu une prof dire à une femme qui avait été menacée de viol,
28:40mais vous êtes un dégât collatéral.
28:41En fait, les atteintes aux personnes et aux biens par rapport à l'idée de la Révolution,
28:46pour eux, ça ne représente rien.
28:47Eh bien, si.
28:48Alors, si on ne peut pas les en convaincre par les arguments,
28:50on peut peut-être les convaincre en les tapant au portefeuille.
28:52Moi, je soutiens cette idée.
28:55Je voudrais bien qu'on m'explique si c'est possible ou pas.
28:58Vous dites, c'est infaisable, tout à l'heure, avant la pub Amine El Khatmi,
29:01mais si vous organisez une manifestation,
29:04vous avez la responsabilité, du moins votre responsabilité peut être engagée
29:07si des violences sont commises.
29:09Bien sûr, et ce n'est pas tout à fait nouveau.
29:11Je rappelle qu'il y a quelques jours, Valérie Pécresse, la présidente de région,
29:13a envoyé une facture de 100 000 euros au maire de Saint-Denis,
29:16puisqu'il est allé manifester devant le lycée Paul-Éluard.
29:19Le portail a brûlé, et la présidente de région,
29:21qui s'occupe des bâtiments et des lycées,
29:23lui a envoyé une facture de 100 000 euros.
29:24Et il a répondu quoi ?
29:25Il n'a pas répondu à ma connaissance, mais je lui demanderai ce qu'il en a.
29:28Il faut suivre le dossier.
29:30C'est quand même intéressant de savoir si, effectivement,
29:32c'est important la responsabilité quand vous participez à organiser des manifestations.
29:37La réalité, c'est que vous avez une caste politique
29:41qui refuse toute responsabilité et refuse surtout de condamner toutes ces violences,
29:47en rajoutant des mets, en expliquant que c'est la police.
29:50Le tweet, et on en parlera avec vous, Frédéric Lose, dans un instant,
29:53le message de Jean-Luc Mélenchon hier soir pendant la manifestation,
29:57il tombe sous le coup de la loi.
29:59C'est une évidence.
29:59Il explique que les policiers ont volontairement tiré dans le tas
30:06pour montrer des images de chaos avec des chaînes domestiques.
30:10Et c'est ce qui aurait armé, pour vous dire le niveau de dangerosité dans son message,
30:16armé en quelque sorte, idéologiquement, le tueur de trappe.
30:20Regardez.
30:20À Paris, pour gâcher la journée et se détendre,
30:23les soi-disant forces de l'ordre gaz et tirent dans le tas,
30:25en fin de cortège, dans le but d'obtenir des images pour les chaînes domestiques
30:28qui ont diffusé toute la semaine les images qui ont motivé le tueur de trappe, la honte.
30:33Frédéric Lose, vous avez en quelque sorte une responsabilité
30:37avec les chaînes d'information, bien sûr, dans le drame de trappe.
30:41C'est ça qu'il faut peut-être comprendre.
30:42Ce n'est pas la première fois qu'on entend, malheureusement,
30:45de la part de Jean-Luc Mélenchon, des propos qui sont de la haine permanente
30:50vis-à-vis de la police, de la gendarmerie
30:53ou tout ce qui représente l'autorité.
30:55Bien évidemment, c'est irresponsable.
30:57C'est aussi antidémocrate.
31:00C'est une insulte et un crachat à la tête des plus de 1 200 policiers
31:05qui ont été blessés, mais également des 150 personnels
31:09de l'éducation nationale et, pour la première fois,
31:12les 50 proviseurs, les chefs de la communauté éducative
31:15qui, en France, ont été blessés.
31:18Je veux dire, il faut quand même être, aujourd'hui, responsable.
31:21Ce que je voulais dire, c'est que personne...
31:23Il faut être clair dans le débat, qui n'est pas un débat technique, juridique,
31:27qui est un débat aussi politique,
31:29mais la police n'est pas là pour brider les manifestations,
31:33criminaliser le mouvement social
31:35et ses autres sorties un peu angéliques, déconnectées.
31:40La police, elle est là pour favoriser l'exercice des libertés.
31:43C'est ce qu'elle fait.
31:44Manifester, c'est un droit, il faut des règles.
31:46Ce n'est pas une autorisation préalable,
31:48c'est une déclaration préalable.
31:51Mais il faut un service d'ordre, il faut un parcours.
31:54La France est un pays, d'ailleurs, je le rappelle,
31:56dont, je crois, 8% du PIB, c'est le tourisme.
31:59C'est des centaines de milliers d'emplois.
32:02On est le premier pays touristique au monde.
32:04Donc, aujourd'hui, aller manifester,
32:07saccager dans les centres-villes régulièrement,
32:11c'est assez irresponsable.
32:12Le droit de manifester, bien sûr,
32:14mais en même temps, ça doit se faire pacifiquement.
32:16Et les attaques contre la police sont absolument inqualifiables.
32:20Le syndicat des commissaires de la police nationale
32:22que je représente, bien évidemment,
32:24ne laissera pas passer ça,
32:26ni instiller ce climat de haine anti-policier.
32:29Jules Torres, il a la rage, Jean-Luc Mélenchon,
32:31parce qu'il ne s'est pas passé ce week-end
32:33ce qu'il voulait qu'il se passe.
32:34C'est-à-dire qu'il disait,
32:35ils mettent beaucoup de policiers,
32:37ils mobilisent des centaines, des dizaines de milliers de policiers.
32:40Eh bien, plus il y a de policiers,
32:41plus il y a de pillages, plus il y a de casses,
32:43plus il y a de violences.
32:43Bon, c'est QFD, l'inverse a été démontré ce week-end.
32:47Quand vous mettez du bleu, quand vous mettez du gendarme,
32:50eh bien, il y a beaucoup moins de pillages
32:51et il y a beaucoup moins de violences.
32:52Mais pour revenir sur la proposition juste de Laurent Marc-Angeli,
32:55elle est évidemment bonne.
32:56Je pense d'ailleurs qu'elle est déjà prévue dans le code pénal.
32:59Mais oui, elle l'est,
33:00puisque la responsabilité civile, non pas la responsabilité pénale,
33:03peut être engagée pour les organisateurs de manifestations.
33:05Souvent, la loi de 1881, l'article 24,
33:08qui dit que vous pouvez être poursuivi,
33:10même si ce n'est pas suivi des faits,
33:12quand vous appelez à des violences,
33:13quand vous appelez à des vols,
33:14quand vous appelez à des exactions.
33:16Donc la loi, elle existe,
33:17mais en l'occurrence, j'ai juste envie
33:19de traduire politiquement la demande de Laurent Marc-Angeli.
33:21Que fera-t-il le 18 avril prochain ?
33:25Il y aura un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
33:28On lui posera la question parce qu'il faudrait l'inviter.
33:31Écoutez, parce que vous avez dit
33:32la dégradation des biens et des personnes.
33:34On a parlé des commerçants qui ont vu leur commerce dégradé.
33:36Il faut parler aussi des journalistes
33:37et je parle de toutes les rédactions
33:39qui aujourd'hui sur le terrain sont malmenées,
33:41attaquées.
33:41Il y a un climat complètement dingue aujourd'hui.
33:44Et il n'y a pas de condamnation à géométrie variable
33:47et de soutien à géométrie variable.
33:49Donc tout journaliste aujourd'hui malmené sur le terrain,
33:53plein et entier soutien.
33:54Éric Coquerel, on lui a posé la question
33:56sur les violences contre les journalistes.
33:57Écoutez sa réponse ce matin.
34:00Nos journalistes se font agresser
34:01quand on va interroger.
34:02Oui, oui, bah oui, mais oui, oui.
34:04Donc vous dites quoi ?
34:06Bah écoutez, quelque part,
34:07vu le travail que vous faites à certains moments...
34:10Ils l'ont bien cherché ?
34:11Quel travail ?
34:12Le travail que vous faites,
34:12je viens de vous l'expliquer.
34:14Le travail que vous faites,
34:15c'est que vous donnez une image...
34:16Ils l'ont bien cherché ?
34:17Non, alors arrêtez.
34:18On va laisser Éric Coquerel répondre.
34:21D'accord, oui, oui, oui.
34:22Je dis simplement, d'abord,
34:23vos journalistes ne sont pas agressés,
34:24mais souvent, effectivement,
34:25les gens ne veulent pas leur répondre,
34:27pas qu'à vous maintenant.
34:27Vous dites qu'il faut aller chercher
34:29les réponses des gens.
34:30Mais parce que vous entretenez
34:31parce que vous couvrez,
34:33vous entretenez parce que vous couvrez,
34:34vous, c'est news,
34:35mais pas vous, que c'est news.
34:36Pour une fois,
34:37vous êtes malheureusement rejoints
34:38par d'autres chaînes de télé
34:39qui font la même chose.
34:40ils sont pas tapés sur la tête.
34:42Mais d'accord,
34:42mais quand vous renvoyez sans arrêt
34:43une couverture de mouvement
34:46qui, quelque part,
34:47donne une image totalement faussée
34:48de ceux-ci...
34:49Donc on ne peut pas poser des questions.
34:50Vous ne posez pas des questions,
34:52vous aviez un biais idéologique
34:53de la manière très faite.
34:55Mieux vaut en rire,
34:56je ne vous entendais rien,
34:57Éric Nolot.
34:57C'est pathétique.
34:58Non, mais c'est pathétique
34:59parce que la réalité,
35:00tout le monde l'a vue.
35:01Ben, bien sûr.
35:01On peut recueillir des dizaines
35:02de milliers de témoignages
35:03qui prouveront à M. Coquerel
35:05que ce n'est pas une vue de l'esprit,
35:06mais que les gens ont éprouvé
35:07le saccage dans leur bien,
35:09dans leur chair.
35:11Et puis écoutez,
35:11c'est à nouveau une manière
35:13de mettre des cibles
35:14en disant
35:14vous déformez la réalité.
35:16Mais là aussi,
35:16il y a une question de responsabilité.
35:18Vous êtes fait l'écho de listes.
35:19Il y a une liste
35:20qui a été établie par un avocat
35:22qui dit
35:22« Allez les chercher ».
35:23Il y a toute une liste de noms.
35:24J'ai l'honneur d'ailleurs
35:25d'y figurer.
35:26Mais où commence la responsabilité ?
35:27Dans les exactions.
35:28Je pense que l'ordre des avocats
35:30va réagir.
35:31Bien sûr.
35:32Il vient connaître l'ordre.
35:32Oui, à mon avis,
35:33ils ont déjà,
35:34mais en toute discrétion,
35:35ce sont des gens pudiques
35:36qui n'ont pas voulu en faire
35:36la publicité.
35:38Non, mais écoutez,
35:38franchement,
35:39en fait...
35:39Allez voir le bâtonnier.
35:40Mais c'est vrai,
35:41c'est affolant.
35:41Comme dirait notre ami Golnadet,
35:50pariment.
35:50En fait, il y a un mot,
35:51c'est l'engrenage.
35:52C'est-à-dire qu'il y a
35:53un engrenage dans la violence
35:54sur le terrain.
35:55C'est ce qu'on a vu
35:56notamment le week-end dernier
35:57et qui s'est poursuivi
35:58ce week-end malgré
35:59une forte mobilisation
36:01des forces de l'ordre.
36:02Et puis, il y a l'engrenage
36:04également dans la violence
36:06inouïe sur les cibles
36:07qui sont mises
36:08dans le dos
36:08de journalistes,
36:09d'intellectuels,
36:10notamment sur les réseaux sociaux.
36:12Ça s'est passé pendant
36:12ces manifestations
36:13le week-end dernier.
36:14Et puis, il y a un cran,
36:16monté d'un cran encore,
36:18avec bien évidemment
36:19l'attentat raciste de Trappes.
36:22Et c'est affolant
36:24de voir les messages
36:25qui tombent sous le coup
36:27de la loi.
36:27Un homme comme Thomas Porte
36:29qui fait sur les réseaux sociaux,
36:30c'est un scandale absolu.
36:32Et ça devrait éveiller
36:35toutes les consciences
36:36en se disant
36:37mais ces gens sont à l'Assemblée,
36:39portent une écharpe tricolore.
36:40Il y a un charme de Bénéres
36:41qui a dit que Maud Brejon
36:42était responsable
36:42de ce qui s'était passé à Trappes.
36:43Écoutez, il faut qu'il cherche
36:46sa dignité avant de s'attaquer
36:48à Maud Brejon.
36:51Autre naufrage,
36:52et cette fois-ci,
36:53c'est sur France Inter
36:54et c'est Mathilde Panot.
36:56Alors la séquence est très longue,
36:57je ne peux pas passer
36:58les trois minutes,
36:58mais c'est Benjamin de l'UML
37:00qui l'interpelle,
37:00vous savez, sur la justice.
37:02Non mais c'est extraordinaire.
37:04Non mais franchement,
37:07les amis,
37:07sur la justice,
37:09vous savez,
37:09certains médias
37:10ont voulu présenter
37:11une justice
37:12d'une fermeté absolue
37:14sur les émeutes
37:14avec un homme qui,
37:16pour simplement avoir volé
37:17du lait infantile,
37:18a été condamné.
37:19Ah, c'est sans l'argent !
37:20Il a été condamné
37:21à de la prison,
37:22mais quel monde !
37:22On a appris qu'en fait,
37:23il avait un CV judiciaire
37:25long comme le bras,
37:26que le lait infantile,
37:27il ne savait même pas
37:28ce qu'il avait volé,
37:29il l'a acheté.
37:30Enfin bref,
37:31mieux vaut en rire
37:32encore une fois.
37:33Et cette séquence,
37:34voilà ce que ça donne
37:35sur France Inter
37:35entre Benjamin Duhamel
37:37et donc le naufrage
37:38de Mathilde Panot.
37:40Est-ce que le cas
37:41de cet homme
37:43qui aurait donc,
37:44si j'en lis
37:45les déclarations
37:46de la France Insoumise,
37:46volé des boîtes
37:47de lait infantile,
37:48est-ce que c'est
37:48de la justice de classe ?
37:50Oui, je pense
37:50qu'on se retrouve
37:51dans le même cas
37:51que ce qui s'est passé
37:52après les révoltes populaires,
37:54après la mort de Naël.
37:55Où vous aviez,
37:56par exemple,
37:56quelqu'un qui a pris
37:57de la prison,
37:58une condamnation
37:59pour de la prison
38:00pour avoir volé
38:01une canette de Red Bull.
38:02Cet individu a été
38:03sept fois condamné,
38:04notamment pour des faits
38:05de trafics de stupéfiants.
38:06Il s'est débarrassé
38:08de ce lait infantile
38:09et il a finalement
38:09été condamné
38:10à six mois de prison ferme
38:11pour recel.
38:12Est-ce que vous faites
38:13une forme de méa culpa
38:13sur la critique de la justice
38:15que vous avez faite
38:15à travers ce cas-là ?
38:16Pas du tout.
38:16D'abord, je ne fais pas
38:17une critique de la justice,
38:18je fais une critique
38:18de l'instrumentalisation
38:19de la justice
38:20comme de l'instrumentalisation
38:21de la police.
38:22C'est ça que nous sommes
38:23en train de critiquer.
38:23Est-ce qu'à un moment donné,
38:24quand on est responsable politique,
38:26la responsabilité,
38:26ce n'est pas de dire
38:27là-dessus, on s'est trompé ?
38:28Non, écoutez,
38:29on ne s'est pas trompé.
38:31Quand c'est un multirécidiviste
38:33condamné pour trafic
38:34de stupéfiants,
38:34on continue de dire
38:35qu'il a été condamné
38:36parce qu'il a volé
38:36du lait infantile ?
38:37Est-ce qu'il a pris
38:38six mois fermes
38:39pour le lait infantile ?
38:40Oui ou non ?
38:40Il ne savait pas
38:41qu'il y avait du lait infantile
38:41dans ses cartons.
38:42Est-ce qu'il a pris
38:43six mois fermes
38:44pour un carton ?
38:45Oui ou non ?
38:46Oui ou non ?
38:47Est-ce que c'est trop ?
38:47Oui, moi je pense
38:48que c'est trop.
38:49Non mais cette séquence
38:50est extraordinaire.
38:51En fait, c'était...
38:52Alors habituellement,
38:53quand elle sent
38:54qu'elle coule,
39:00c'était la salle de conférence
39:01à l'Assemblée nationale.
39:03Là, elle ne pouvait pas partir
39:06sur France Inter.
39:07Bon, elle ne va pas partir maintenant.
39:09Mais elle continue,
39:10c'est-à-dire qu'elle a touché le fond
39:12et elle continue de creuser.
39:13Mais il ne savait pas
39:13que c'était du...
39:14Pourquoi c'est gravissime ?
39:16Parce que ces messages-là
39:17sont entendus.
39:17Mais non, au contraire.
39:18C'est-à-dire qu'elle envoie
39:20le message aux délinquants
39:21qui ne sont pas des délinquants
39:22en aucun cas.
39:23Vous voler quelque chose,
39:25ce n'est pas vrai.
39:26Vous n'avez pas volé.
39:27En fait, vous êtes une victime
39:28de la société,
39:29vous êtes le nouveau
39:29Jean Valjean.
39:30Éric, si je vous dis
39:31que la Terre est plate,
39:32je peux le répéter 100 fois,
39:33il y a peut-être
39:34un million de personnes
39:35qui regardent,
39:35il y en aura peut-être
39:36une qui va se dire
39:37mais attendez,
39:38il l'a dit 100 fois.
39:40Et ensuite, vous savez,
39:42Madame Pannot,
39:43elle n'essaie pas
39:43de convaincre 80% des Français,
39:45elle essaie de convaincre
39:4616% des Français
39:47pour qu'ils votent
39:48pour elle et ses amis.
39:49C'est grave.
39:51Dans l'actualité également.
39:53Alors ça,
39:53c'est une séquence
39:54absolument incroyable.
39:56Incroyable.
39:56Et vous y étiez,
39:57vous étiez témoin.
39:58On passe à un autre sujet,
39:58on va parler de football américain
40:01et de la Marseillaise
40:02qui a été chantée
40:03au Stade de France
40:04et les paroles
40:05de l'hymne national
40:06ont été remplacées.
40:08On n'a pas chanté
40:10100 impurs
40:11et on a remplacé
40:12100 impurs
40:12par 100 unis.
40:14C'est la chanteuse
40:15Nina Tongi
40:16qui a modifié
40:17les paroles de la Marseillaise.
40:18Alors on ne sait pas encore
40:18si c'est elle
40:19qui l'a fait volontairement.
40:20C'était un événement
40:21qui était organisé
40:22par la Ligue américaine
40:24de football.
40:24Est-ce que c'était
40:25la Ligue de football
40:26qui l'a demandé ?
40:27Force est de constater
40:29que France TV Info
40:31qui avait relayé
40:32vous souvenez-vous
40:33France TV
40:34qui avait relayé
40:36la scène
40:37au JO de 2024
40:38a relayé
40:40les 16 secondes
40:41où
40:42la Marseillaise
40:44a été remplacée.
40:45C'est peut-être
40:46un hasard.
40:46C'est peut-être
40:47une coïncidence
40:48mais je vous propose
40:48de voir cette séquence
40:49qui dure 16 secondes.
40:51Je pense qu'on l'a sous-titrée.
40:52Donc visiblement
40:53la Marseillaise
40:54et le sang impur
40:55visiblement dérange.
40:57Il faut le changer.
41:18Bon, alors vous y étiez ?
41:20Vous étiez sur la place
41:20Jules Torres ?
41:21Je suis un reporter de terrain
41:22plus que quelqu'un de plateau.
41:25Je me suis rendu
41:26à ce match
41:27entre les Pittsburgh Steelers
41:28et les New Orleans Saints
41:30avec une victoire
41:31des Steelers à la fin
41:32et en effet
41:32j'ai entendu tout cela.
41:34Il faut quand même dire
41:35qu'il y avait
41:35beaucoup d'étrangers
41:36notamment beaucoup d'Allemands
41:37beaucoup de Hollandais
41:38qui étaient là.
41:39Donc les gens
41:40n'ont pas forcément compris.
41:41C'est pour ça
41:41qu'il n'y a pas eu
41:42une condamnation
41:43ou je veux dire
41:44une incompréhension
41:44globale et générale
41:46de tout le public
41:47parce qu'il y avait
41:4778 000 personnes
41:49mais c'est vrai
41:49que ça m'a interpellé
41:50et je me suis dit
41:51que c'était peut-être
41:52une erreur.
41:53Alors Nicolas Metzor
41:54vous savez que
41:55évidemment
41:56député de Nouvelle-Calédonie
41:57a tweeté
41:59la Marseillaise
41:59n'est pas une chanson
42:00qu'on réécrit
42:01pour faire joli
42:02qu'un sang unis
42:03à preuve d'Ossillon
42:04ça ne veut rien dire
42:06ou ça veut dire
42:07que c'est notre sang
42:08qui coule.
42:09Rouget de Lille
42:10parlait de sang
42:11de l'ennemi
42:11qui a envahi la patrie
42:13on respecte l'hymne
42:14on le chante
42:15tel qu'il est
42:17et c'est moi
42:18ce qui me fascine
42:19c'est pas tant
42:19cette chanteuse
42:20que je ne connaissais pas
42:21évidemment.
42:22Mais comme par hasard
42:23France TV Sport
42:24mais 16 secondes
42:25de l'hymne
42:26et c'est les 16 secondes
42:27comme par hasard
42:28vous savez
42:28ils avaient parlé
42:29de la scène
42:30c'était la scène
42:31qui avait été représentée
42:32pour les JO de 2024
42:34c'était pas écrit
42:35c'était vraiment
42:36la scène de Jésus-Christ
42:37mais monsieur
42:39monsieur Thomas Joly
42:40n'avait pas pensé
42:42à cela
42:42c'est France TV
42:43qui avait fait
42:44une fausseur
42:44moi je vous invite
42:45à la lecture
42:46du rapport
42:47et du livre
42:47de monsieur Aloncle
42:48pour savoir
42:49qu'il n'y a aucune limite
42:50dans le wokisme
42:51et le progressisme
42:52mais là je ne sais pas
42:53qui a choisi
42:54de changer
42:55il faut creuser
42:56qui a décidé
42:57de changer notre hymne
42:58voilà
42:59est-ce que c'est la chanteuse
42:59est-ce que c'est la ligue
43:01d'où ça vient
43:02ou est-ce qu'elle s'est trompée
43:05mais peut-être
43:07qu'elle s'est trompée
43:07ça peut arriver
43:09revenons à une actualité
43:11très lourde
43:12et parlons de trappe
43:14à présent
43:14plusieurs centaines
43:16de personnes
43:16se sont rassemblées
43:17dimanche après-midi
43:18à Aubervilliers
43:18en Seine-Saint-Denis
43:20pour rendre hommage
43:21à Pengo
43:22jeune espoir français
43:23de MMA
43:24de 26 ans
43:24tué par balle
43:25lors de l'attaque terroriste
43:27raciste des Yvelines
43:28a constaté
43:29une journaliste
43:30de l'AFP
43:31garde à vue
43:32de l'auteur
43:32de l'attaque
43:34dans les Yvelines
43:35qui a fait 1 mort
43:36et 5 blessés
43:36a été suspendu
43:37pour raison psychiatrique
43:39une source proche
43:41de l'enquête
43:41indiquant
43:42qu'il est sous traitement
43:42pour schizophrénie
43:43voyez le sujet
43:44de Nicolas Roger
43:47L'enquête
43:48s'attarde
43:48sur le profil psychique
43:50du suspect
43:50la garde à vue
43:52de ce dernier
43:52a été levée
43:53après un examen psychiatrique
43:55réalisé ce samedi soir
43:56l'intéressé
43:57a été transféré
43:58à l'infirmerie psychiatrique
43:59de la préfecture de police
44:00afin d'y être soumis
44:02à une période
44:02d'observation psychiatrique
44:03susceptible
44:04de durer 48 heures
44:05L'infirmerie psychiatrique
44:07doit définir
44:08si son état de santé
44:09est compatible
44:09avec la possibilité
44:11de poursuivre
44:12des auditions
44:13Kevin T
44:14a en effet
44:15été diagnostiqué schizophrène
44:16et suivait
44:17un traitement médical
44:18dans un communiqué
44:20l'avocat
44:20de la famille
44:21de l'homme
44:21tué dans l'attaque
44:22s'étonne
44:23de la levée
44:24de la garde à vue
44:24Lorsque l'attentat
44:26émane de l'extrême droite
44:27la question psychiatrique
44:28s'impose très vite
44:29l'auteur serait forcément
44:30un déséquilibré
44:31Autre point de l'enquête
44:33l'analyse toxicologique
44:34a révélé la présence
44:35de cannabis
44:36et de cocaïne
44:37dans le sang du suspect
44:38au moment de l'attaque
44:40Avant d'ouvrir le feu
44:41Kevin T
44:41avait également piégé
44:43son appartement
44:44dans lequel ont été retrouvés
44:45un exemplaire
44:46de Mein Kampf
44:47ainsi que le Coran
44:48et la Bible
44:49Son casier judiciaire
44:50fait apparaître
44:51quatre anciennes condamnations
44:52mais il n'était pas suivi
44:54par la DGSI
44:55selon le parquet national
44:56antiterroriste
44:57Quatre membres
44:58de son entourage
44:59sont toujours en garde à vue
45:00Parmi eux
45:01figurent ses parents
45:03Et je vous propose
45:04d'écouter Jordan Bardella
45:06qui a réagi
45:07ce dimanche
45:08sur le drame
45:09de Trappes
45:13A Trappes
45:14il y a deux jours
45:14la barbarie
45:15a encore frappé
45:16quand un terroriste
45:17a délibérément
45:18tiré à l'arme automatique
45:20sur des innocents
45:20qui ont eu le malheur
45:21de croiser sa route
45:22allant jusqu'à tirer
45:24huit cartouches
45:24sur une enfant de douze ans
45:31Dans son périple meurtrier
45:32l'assaillant a ôté la vie
45:34d'un homme de 26 ans
45:36Nous pensons aux victimes
45:38et à leur famille
45:40Et nous disons
45:41Et nous disons clairement
45:50la justice devra être
45:53impitoyable
45:54et faire en sorte
45:55que cet assassin
45:55entre en prison
45:56sans possibilité
45:58d'en ressortir un jour
46:00Frédéric Glose est avec nous
46:02et c'est intéressant aussi
46:04d'expliquer aux téléspectateurs
46:06parce que peu de gens
46:08se disent
46:09mais pourquoi on lève
46:10une garde à vue
46:11pour un individu
46:12comme celui-ci
46:12C'est qu'il soit déséquilibré
46:14il faut un déséquilibre
46:15certain
46:16pour s'en prendre
46:18à des innocents
46:19à ce garçon de 26 ans
46:20et une fillette
46:21de 12 ans
46:23et commettre le pire
46:24Il a eu un certain équilibre
46:27pour prendre une mitraillette
46:29s'en prendre à ses innocents
46:31mettre son appartement
46:33et le piéger
46:35Il y a quelque chose
46:36d'incompréhensible là-dedans
46:37Je crois que là-dessus
46:39il faut vous rassurer
46:40il arrive
46:41qu'on puisse lever
46:42une garde à vue
46:43lorsqu'on a affaire
46:44à une mise en cause
46:46qui manifestement
46:47n'a pas
46:48tout son discernement
46:49mais ça veut dire
46:50que la garde à vue
46:51est suspendue
46:52on suspend le temps
46:54de garde à vue
46:54et après l'expertise psychiatrique
46:56qui va certainement durer
46:5824 ou 48 heures
46:59qui a déjà commencé
47:00la garde à vue
47:01pourra reprendre
47:02c'est-à-dire
47:03on va reprendre
47:03le crédit de garde à vue
47:04qu'on a
47:05Ce que je voulais dire
47:06moi sur cette affaire
47:07d'abord sans ambiguïté
47:09c'est la condamnation
47:10de cet acte effroyable
47:13alors que la personne
47:14soit schizophrène
47:15pas schizophrène
47:16ça arrive parfois
47:17sur des attentats islamistes
47:19qu'on nous dise
47:19la personne était perturbée
47:21dérangée
47:21schizophrène
47:23le résultat est le même
47:24on a des blessés
47:25on a des morts
47:26on a du fanatisme
47:26voilà
47:27bon évidemment
47:28si la personne
47:29était entre guillemets
47:30sain d'esprit
47:31elle n'aurait jamais commis
47:32cette erreur là
47:33mais en tout cas
47:33il faut le dénoncer
47:34il y a un être humain
47:35qui est mort
47:36il y a une petite fille
47:37qui est entre la vie
47:38et la mort
47:38il faut le condamner assez
47:40condamner comme moi
47:41je le dis
47:42au nom de mon syndicat
47:43je condamne
47:43toutes les formes de racines
47:44sans ambiguïté
47:45par contre
47:46j'ai un autre message
47:47à faire passer
47:48là je ne veux pas aller
47:49sur le terrain politique
47:50mais je suis obligé
47:51vous avez Jean-Luc Mélenchon
47:53et LFI
47:53qui disent
47:54mais nous on va nettoyer
47:55du sol au plafond
47:55la police nationale
47:57là aussi c'est insultant
47:58pour ces enfants du peuple
47:59que sont les policiers
48:00et je veux rendre
48:01un hommage particulier
48:02aux brigades anticriminalités
48:04qui font un travail
48:05remarquable
48:06qui dans l'ombre
48:07tous les jours
48:08les gens ne le savent pas
48:09tous les jours
48:10font des dizaines
48:11de milliers
48:12d'interpellations
48:13avec des gens dangereux
48:14qui protègent nos vies
48:16qui protègent
48:16notre intégrité physique
48:18qui protègent
48:19nos domiciles
48:20c'est eux
48:21ces bacs
48:22que veut dissoudre
48:23Jean-Luc Mélenchon
48:24qui ont interpellé
48:25ce fou furieux
48:27ce criminel
48:27c'est les bacs
48:28qui les ont interpellés
48:29et ça il faut le dire
48:30et le redire
48:31et ils font un travail
48:32remarquable dans l'ombre
48:34c'est très difficile
48:35d'exercer
48:36dans la bac
48:37systématiquement
48:38la bac est appelée
48:39en flagrant délit
48:40sans savoir
48:40sur qui ils vont tomber
48:42c'est un métier
48:43extrêmement exigeant
48:44rendre leur
48:45leur hommage
48:46et disons que
48:47c'est une folie furieuse
48:48que de dire
48:49que de vouloir
48:50dissoudre
48:51cette unité d'élite
48:52et moi je dis
48:53bravo pour les bacs
48:54et faites le savoir
48:55de partout
48:55une dernière chose
48:56qu'une garde à vue
48:58soit levée
48:58ça ne touche pas
49:00aux 96 heures
49:01de garde à vue
49:01ça suspend
49:02ça va reprendre
49:04on est dans un cadre
49:05vous avez vu
49:06le plat est saisi
49:07on est dans un cadre
49:09terreau
49:09etc
49:11de toute façon
49:12après
49:13on va changer
49:13de cadre juridique
49:15certainement
49:15il va y avoir
49:16très vite
49:17une ouverture d'information
49:18la qualification des faits
49:19va être beaucoup plus précise
49:21et puis après
49:22de toute façon
49:23aujourd'hui
49:23on est dans l'enquête
49:26il y a des témoignages
49:27il y a les auditions
49:28il y a les perquisitions
49:29il y a les délais téléphoniques
49:31voilà
49:31il y a un gros travail
49:33qui est fait
49:33après ça va reprendre
49:35et on va regarder
49:36quelles qualifications
49:36vont être prises
49:39il va y avoir
49:40une instruction
49:40très longue
49:42voilà
49:42mais en tout cas
49:44il ne va pas se retrouver dehors
49:45parce qu'il est
49:46en hôpital
49:46c'est qu'une suspension
49:47de garde à vue
49:48voilà
49:48et bien écoutez
49:50voyons
49:50c'est un peu plus compliqué
49:51non mais j'ai bien compris
49:52mais vous avez vulgarisé
49:53et bravo au bac
49:54parce que
49:55évidemment
49:56on peut s'étonner
49:57de voir cette garde à vue
49:59qui soit suspendue
50:00lorsqu'on n'est pas
50:01dans le
50:02coeur
50:03du sujet
50:05l'émission s'achève
50:06je vais rappeler
50:07j'aurais aimé
50:07vous offrir
50:08une minute chacun
50:08pour nous parler
50:09de vos trois livres
50:10dans une maison
50:11d'édition extraordinaire
50:13qui est faillard
50:15mais on va les montrer
50:17à l'image
50:17avant de donner la parole
50:18à Laurence Ferrari
50:20pour son émission
50:21insécurité
50:21stop à la descente
50:22aux vos enfers
50:23pour
50:24donc Frédéric Lose
50:25le jour où je suis devenu
50:27au QTF
50:27pour Eric Nolot
50:28et avons-nous encore
50:30envie de vivre
50:30en France
50:31pour Amine El Khatmi
50:33merci à tous les cinq
50:34dans quelques instants
50:35c'est Laurence Ferrari
50:36la France en colère
50:38et puis à 22h
50:40il y a un certain
50:41Eric Tegner
50:42et un certain
50:43Gauthier Lebrecht
50:44il travaille le dimanche
50:46il travaille le dimanche
50:47il travaille tous les jours
50:47allez on rend
50:48on rend
50:49merci à tous