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  • il y a 3 minutes
«Toutes ces manifestations sont contaminées par des casseurs», a pointé Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN Police, sur le plateau de CNEWS.

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Transcription
00:00Le dispositif était à la hauteur des risques et du choc historique, je dis le mot historique, du 17 octobre.
00:07Pour la première fois, on s'aperçoit qu'on a 1300 magasins qui sont pillés, nos centres-villes qui sont
00:14pillés,
00:15des réseaux sociaux qui réagissent bizarrement avec, peut-être, on va le documenter de plus en plus,
00:21des ingérences étrangères, des mouvements extrémistes, l'ultra-gauche allié de circonstances avec des pilleurs
00:29et qui viennent semer le chaos. Mais quelle image terrible de la France.
00:34Des policiers qui sont accusés de brider le droit de manifester, alors qu'au contraire,
00:4199% des manifestations dans ce pays se passent bien grâce à la police, mais parce que c'est organisé,
00:48c'est prévu à l'avance, c'est-à-dire il y a un cadre civique.
00:51Là, aujourd'hui, toutes ces manifestations sont contaminées par des casseurs qui viennent.
00:57Aujourd'hui, ce qui s'est passé, on ne pourra pas tenir dans le temps comme ça.
01:00On ne pourra pas avoir 1200 policiers, tous les week-ends avoir nos centres-villes saccagés.
01:06Vous avez dit le mot « banquériser », c'est quand même pathologique, il y a quelque chose qui ne
01:10va pas.
01:11Le fait qu'on ne puisse plus s'exprimer normalement, manifester normalement, débattre normalement,
01:18est quelque chose de grave.
01:19Et sur le terrain, les policiers, les gendarmes qui font face à ces émeutes,
01:25ils ne défendent pas la sécurité, l'ordre pour l'ordre, ils défendent nos libertés.
01:29Et quand on dit 1200 blessés, ce n'est pas une abstraction.
01:32Les seuls qui sont les arbitres qui peuvent dire maintenant « ça suffit »,
01:36la manifestation est finie, il y a un cadre, c'est la police.
01:40Comme il y a un arbitre dans un terrain de foot, après 90 minutes,
01:44on ne joue pas pendant 3 heures, 4 heures, on ne casse pas les jambes de l'adversaire impunément pour
01:49gagner.
01:49On ne va pas mettre 20 joueurs contre 11 parce qu'on veut gagner.
01:53C'est ce qui est en train de se passer.
01:54À un moment donné, il y a un arbitre, c'est l'ordre de manifestation.
01:59Jusqu'à présent, ça n'a pas été respecté, il y a eu une orgie de violence folle.
02:04Et ce qui est grave, c'est la banalisation de cette violence.
02:08Et le fait qu'on puisse penser que tous les week-ends, c'est normal.
02:12Et je finirai juste avec une chose, il ne faut pas oublier,
02:14tous les 31 décembre, on est obligé de protéger nos villes, nos cités,
02:20également nos centres-villes pour éviter des pillages, que des voitures brûlent.
02:24Tous les 14 juillet, jour de la fête nationale,
02:27on est obligé également d'éviter que les voitures brûlent, les bâtiments publics bullent.
02:32Mais il y a quelque chose qui ne va pas dans ce pays.
02:38Sous-titrage Société Radio-Canada

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