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  • il y a 10 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00en attendant la prise de parole du premier ministre Sébastien Lecornu à l'Assemblée Nationale.
00:04On va en parler maintenant dans le signé consigné.
00:06On va évoquer ce qui se passe à la mairie de Paris avec des candidatures dispersées.
00:13Mais on écoute le chef du gouvernement puisqu'il prend la parole.
00:23Madame la Présidente de l'Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés,
00:27il y a des moments où la politique cesse d'être un commentaire pour redevenir un choix.
00:33Je crois que nous y sommes.
00:35Cette motion de censure ne porte pas sur une ligne, encore moins sur une procédure.
00:41Elle porte sur une question beaucoup plus simple et beaucoup plus rude.
00:45Voulou-nous assumer la dépense publique de la France telle qu'elle est
00:49ou continuer à la dénoncer tout en refusant d'y toucher ?
00:52Depuis des semaines, un même réflexe traverse le débat.
00:58On réclame toujours plus de crédits.
01:01On réclame parfois des économies.
01:03Mais personne ne veut s'accorder pour trouver une majorité pour dire lesquelles.
01:06Et dans le même temps, on feint de s'étonner de la dette, du déficit et de la fragilité de notre pays.
01:12Cette contradiction n'est pas une erreur.
01:15C'est une stratégie pour certains.
01:17Elle consiste à ne jamais décider, à ne pas vouloir travailler à un compromis
01:21pour pouvoir toujours accuser.
01:24Ce budget, lui, décide.
01:28Il décide que la France ne peut plus vivre comme si ses finances n'avaient pas de limites.
01:31Il décide que l'effort doit porter d'abord sur la dépense publique,
01:34puisque la fiscalité est stable par rapport à 2025.
01:37Il décide que l'État doit apprendre à faire mieux, parfois avec moins,
01:41sans casser ce qui tient le pays.
01:43Et c'est précisément pour cela que ce budget est attaqué ou caricaturé.
01:50Car pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire,
01:55la dépense ralentit réellement.
01:58En 2026, la progression de la dépense publique hors charge de la dette en volume
02:01tombe à 0,5% contre 1,4% en 2025 et plus de 2% les années précédentes.
02:10Ce n'est pas un artifice, ce n'est pas un tour de passe-passe,
02:14c'est un choix politique, celui de rompre avec l'illusion que tout est prioritaire
02:18et que rien n'a de coût.
02:21Ce choix permet une chose essentielle.
02:24Ramener le déficit public à 5% du PIB.
02:27Pas demain, pas après l'élection présidentielle,
02:30maintenant, comme nous l'avons déjà ramené en 2025 à 5,4% du PIB
02:35avec le gouvernement de François Bayrou.
02:38Et c'est ici que la clarification devient indispensable.
02:43Celles et ceux qui refusent ce budget
02:45refusent en réalité de dire où ils feraient réellement des économies.
02:49Ils parlent d'un autre budget, mais sans jamais dire lequel.
02:53Ils parlent de justice, mais sans jamais expliquer comment ils financeraient leurs promesses.
02:57Ils parlent de sérieux, mais votent systématiquement contre toute mesure qu'ils l'incarnent.
03:03Il faut le dire clairement, il n'y a pas eu pendant ces 350 heures de débats parlementaires
03:08d'alternatives crédibles qui ne passent pas soit par plus de dettes,
03:13soit par plus d'impôts, soit par des économies qui n'existent pas.
03:18Certains moments ont même frisé la caricature.
03:21On a d'abord vu surgir des impôts imaginaires, des recettes proclamées, jamais démontrées,
03:29des milliards annoncés sans base solide, sans rendement établi, sans crédibilité économique.
03:35Quand ils ne méconnaissent pas les règles élémentaires de l'état de droit,
03:39comme le respect du droit de propriété ou l'égalité devant les charges publiques, rien que cela.
03:44Le gouvernement les a toutes repoussées, non par dogmatisme, mais par sérieux.
03:50Et je tiens à remercier les groupes politiques qui nous ont aidés à le faire.
03:54J'avais rappelé devant vous à l'automne dernier ce que Georges Pompidou disait.
03:59On ne peut pas traire indéfiniment la même vache en faisant semblant d'ignorer
04:03qu'elle finit par ne plus donner de lait.
04:06Prétendre financer l'action publique par des recettes fictives, c'est exactement cela.
04:11Nous n'aurons non seulement pas touché à la vache, mesdames et messieurs les députés,
04:16mais nous aurons, je le crois, été juste dans la répartition du lait.
04:19Mais il y a sans doute pire encore que les impôts imaginaires,
04:23il y a les économies imaginaires.
04:26Celles que l'on annonce sans jamais dire où elles tombent.
04:29Celles que l'on empile sur le papier sans responsable identifié.
04:33Celles qui laissent à penser à nos concitoyens qu'au fond tout cela serait facile.
04:36celles qui finiront, tôt ou tard, à abîmer encore un peu plus notre contrat social.
04:43Nous l'avons vu ici même pendant les débats.
04:47Mais au Sénat également, avec nos amis de la droite sénatoriale,
04:50se prétendant dans la presse plus rigoureuse
04:51et qui au final vote un budget à 5,3% de déficit du PIB.
04:57Plus rigoureuse comment ?
04:59Par des économies magiques, invisibles, indolores.
05:02Ce n'est pas de la rigueur, c'est une facilité.
05:05Faire la leçon ne coûte pas grand-chose.
05:07Mais cet épisode doit tout de même permettre à chacun d'en tirer quelques-unes pour soi-même,
05:11ne serait-ce que par crédibilité.
05:13Un budget sérieux ne repose donc ni sur des impôts fantômes,
05:17ni sur des économies incantatoires.
05:19Il repose sur des choix assumés, chiffrés, traçables.
05:23C'est ce que nous avons fait avec les ministres et je les en remercie.
05:26Je veux donc dire un mot des économies proposées dans ce budget
05:29car là aussi, le débat public tourne parfois à l'incohérence.
05:33Certains font mine de ne pas les voir aujourd'hui.
05:35Ils expliquent que ce budget ne ferait pas assez d'efforts,
05:37qu'il serait trop timide, presque inexistant sur la maîtrise de la dépense.
05:42Mais ce sont souvent les mêmes qui, dans quelques semaines,
05:45pour ne pas dire quelques jours,
05:47dénonceront ces mêmes économies comme étant trop dures,
05:49trop brutales, trop injustes.
05:52Ce jeu est bien connu, il n'est pas nouveau.
05:55Il est simplement de moins en moins crédible,
05:58pour ne pas dire de plus en plus lassant.
06:00La semaine dernière encore,
06:01ce budget était qualifié de socialiste par certains.
06:05Cette semaine, les mêmes commentateurs ou presse
06:07commencent à le présenter comme étant quasiment d'extrême droite.
06:11Voilà où nous en sommes rendus,
06:12dans une grande démocratie comme la France.
06:15Quand un budget n'est le texte de personne,
06:17qu'il est issu du compromis,
06:19chacun y projette ses peurs ou ses postures.
06:22Mais ce grand écart permanent dit moins de ce budget
06:24que de l'embarras politique de celles et ceux qui le commentent.
06:27Il est d'ailleurs devenu de bon ton d'affirmer
06:29que ce budget serait un mauvais budget.
06:32Ceux qui le disent sont souvent ceux que nous n'avons ni vu,
06:35ni entendu tout au long de cette séquence budgétaire.
06:38Absents des discussions,
06:39absents des compromis,
06:41absents des choix,
06:42mais très présents aujourd'hui dans la dénonciation,
06:45l'ont-ils au moins lu ?
06:46Je ne ferai l'affront à personne
06:48de comparer ce budget à certains adoptés.
06:51Pourtant, avec des majorités absolues,
06:54ces 20 dernières années,
06:55ce serait sans doute trop cruel.
06:57J'entends aussi beaucoup de discours anxiogènes
07:00sur les entreprises.
07:01Là encore, la vérité doit être dite calmement et fermement.
07:05Il n'y a aucune modification du cadre applicable
07:07par rapport à 2025.
07:09Aucune.
07:10La stabilité est totale.
07:12Ceux qui prétendent le contraire
07:13prennent une responsabilité pourtant considérable,
07:16celle d'affaiblir la confiance,
07:18donc l'investissement,
07:19donc l'emploi,
07:21donc la croissance.
07:22On peut s'opposer au gouvernement
07:24en l'attaquant sur ce qu'il fait vraiment,
07:26mais pas sur des décisions imaginaires.
07:28C'est aussi cela,
07:29la crédibilité,
07:30et j'ose le dire même,
07:32le patriotisme.
07:33Que certains défendent leurs intérêts personnels,
07:35y compris fiscaux,
07:37n'a rien de bien nouveau,
07:38mais la décence doit commander désormais la prudence
07:41et il devra amener demain encore plus de transparence
07:44dans une démocratie comme la nôtre.
07:46Mais le cœur politique de ce budget est encore ailleurs.
07:50Et je veux évidemment parler de l'effort militaire.
07:53En 2026,
07:54les crédits de la Défense augmentent de 6,5 milliards d'euros.
07:58C'est un effort massif, historique.
08:00En 2017,
08:01le budget de la Défense hors pension
08:03était de 32 milliards d'euros,
08:05soit environ 38 milliards d'euros
08:07pour les euros d'aujourd'hui en 2026.
08:09En 2026,
08:10il atteindra 57 milliards d'euros.
08:12L'écart est de 19 milliards d'euros,
08:14soit 0,6 point de PIB.
08:17Disons-le sans détour,
08:19sans cet effort,
08:20le déficit public serait en 2026
08:22autour de 4,4% du PIB
08:25et non de 5%.
08:27Voilà la réalité des chiffres.
08:29Voilà le prix assumé
08:30de notre souveraineté,
08:31de notre liberté.
08:33Et pourtant,
08:34ce qui frappe dans cette séquence,
08:36je remercie les orateurs précédents
08:38qui y sont revenus,
08:39c'est tout de même
08:40une forme d'hypocrisie collective.
08:42Beaucoup revendiquent cet effort militaire,
08:43beaucoup s'en réclament
08:44dans les discours,
08:45y compris pendant ces cérémonies de vœux,
08:48mais leurs votes,
08:49eux,
08:49ne sont pas au rendez-vous.
08:51Pire,
08:51l'Assemblée nationale a failli
08:53ne pas avoir de débat
08:54sur les crédits de la Défense,
08:55pas un débat de fond,
08:56pas un vote clair,
08:57rien,
08:58et c'est pour éviter ce silence
08:59que j'avais demandé
09:00un débat suivi d'un vote de principe
09:02selon l'article 50-1
09:04de notre Constitution.
09:06Sur un tel sujet,
09:08dans de telles circonstances,
09:10avec un tel effort,
09:12il fallait que le Parlement
09:13se prononce sans ambiguïté.
09:16Mesdames et Messieurs les députés,
09:17cela restera.
09:20Cela comptera.
09:22Dans l'histoire budgétaire
09:23de notre pays,
09:24il y aura une trace nette,
09:26celle d'un des rares budgets
09:27de l'après-guerre froide
09:28marquant un véritable sursaut
09:29dont certains veulent pourtant
09:31aujourd'hui la censure
09:32ou l'empêchement
09:33sans même que ces crédits
09:35aient été débattus.
09:36Entre celles et ceux
09:37qui auront permis
09:38à la Défense française
09:39de s'accrocher,
09:40de se réarmer,
09:40de tenir son rang
09:41et celles et ceux
09:42qui, une fois de plus,
09:44auront choisi le blocage.
09:46Comment ne pas penser
09:47à cette phrase
09:48du général de Gaulle
09:49sur les partis politiques
09:50dans les années 60 ?
09:52Ils mijotent
09:52dans leurs petites querelles
09:53et font cuire
09:55leurs petites soupes
09:56sur leurs petits feux.
09:58Cela peut sembler
09:58abstrait aujourd'hui,
10:00mais cela ne l'est pas.
10:01Cela sera noté plus tard.
10:03La seule question militaire
10:05aurait pu,
10:06aurait dû conduire
10:07les partis politiques
10:08à traiter
10:08cette séquence budgétaire
10:09autrement.
10:10Parce que la Défense
10:11n'est pas un sujet
10:12comme les autres.
10:13Parce qu'elle engage
10:14notre autonomie,
10:15notre sécurité,
10:16notre liberté de décision
10:17et les générations futures.
10:19Parce que nous changeons
10:20de monde
10:21et qu'il faut être inconscient
10:22pour ne pas en tirer
10:23des leçons pour nous-mêmes.
10:24La classe politique française,
10:27un peu comme pendant
10:28ces années 60,
10:29est face
10:30à ce moment de vérité.
10:32Pour le gouvernement,
10:33cet effort militaire
10:34constitue à lui seul
10:35une raison suffisante
10:37d'engager sa responsabilité.
10:39Devant le Parlement,
10:41mais aussi devant l'histoire.
10:42Pour le dire encore plus clairement,
10:44s'il n'y avait pas eu
10:45cette question militaire,
10:46j'aurais pu être tenté
10:47de laisser les débats
10:48se poursuivre encore
10:49et de ne pas engager
10:50les dispositions
10:51de l'article 49.3
10:52de la Constitution.
10:54J'assume d'autant plus
10:55cette position
10:56que cet effort
10:56n'est pas né par hasard.
10:58Il est le fruit
10:58d'un travail engagé
10:59depuis plusieurs années,
11:00d'une trajectoire cohérente,
11:02d'un réarmement méthodique
11:03de notre pays
11:04auquel j'ai pris
11:05toute ma part
11:06comme ministre des Armées
11:07par la volonté
11:07sous l'autorité
11:08du Président de la République.
11:09On ne peut pas
11:10d'un côté
11:11se féliciter
11:12de ce réarmement
11:12et de l'autre
11:13empêcher le budget
11:15qui le rend possible.
11:17Tout cela,
11:17mesdames et messieurs
11:18les députés,
11:18n'est pas un jeu,
11:20c'est beaucoup trop grave.
11:21Et ce budget
11:22est de ce point de vue
11:23un budget de sursaut.
11:25Et cela suffit
11:26à en faire
11:26un bon budget.
11:27Car un bon budget
11:28traite l'essentiel
11:29et la défense
11:30et la protection
11:31de notre liberté
11:32et de nos intérêts
11:32font partie
11:33de l'essentiel.
11:35Mais regardons plus loin
11:36si nous faisons
11:37le choix collectif
11:38et c'est le bon
11:39d'augmenter chaque année
11:40de près de 6 milliards d'euros
11:42les crédits militaires.
11:43Si nous voulons
11:44à terme atteindre
11:45des niveaux proches
11:45de 90 à 100 milliards d'euros
11:47de crédits militaires par an
11:48tout en réduisant le déficit,
11:51alors une vérité s'impose.
11:52Nous ne pourrons pas éviter
11:54demain
11:54des réformes
11:55de structures profondes.
11:57Pas des fausses économies,
11:59pas des promesses
11:59sans lendemain,
12:01mais une réforme de l'État
12:02recentrée
12:03sur l'essentiel.
12:05C'est là que se situe
12:06le vrai clivage politique
12:07aujourd'hui
12:07entre celles et ceux
12:09qui acceptent
12:09de regarder cette équation
12:10en face
12:11en disant la vérité
12:12et celles et ceux
12:13qui préfèrent entretenir
12:14l'illusion qu'on peut
12:15tout promettre
12:15sans jamais assumer
12:17le coup des choix.
12:18Cette motion de censure
12:19est donc
12:20un nouveau moment de vérité.
12:22Ce n'est pas un vote
12:23contre un texte
12:24ou contre un gouvernement.
12:26C'est un vote
12:26sur la capacité de la France
12:27à assumer ses priorités,
12:29à dire que la souveraineté,
12:31l'autonomie
12:31a un prix,
12:33à dire que la responsabilité
12:34n'est pas un gros mot,
12:35qu'un compromis
12:36dans un monde
12:36aussi agressif
12:37n'est pas une faiblesse.
12:39Chacun ici
12:40prendra ses responsabilités
12:42devant l'Assemblée,
12:43devant le pays,
12:44mais aussi devant l'histoire.
12:45Je vous remercie.
12:46Merci beaucoup,
12:48M. le Premier ministre.
12:50La discussion commune est close.
12:52C'était donc
12:53la prise de parole
12:54de Sébastien Lecornu.
12:56Une prise de parole
12:57assez brève,
12:59mais précise,
12:59dans laquelle il a pointé
13:01la responsabilité
13:02des oppositions.
13:03Si on en est arrivé là,
13:04c'est de votre faute.
13:05Vous n'avez pas su voir
13:06ce bon budget
13:07et pas su proposer
13:08autre chose, surtout.
13:08Oui, effectivement,
13:10il y a deux choses
13:10essentielles.
13:11La première,
13:13c'est de mettre
13:14les oppositions
13:15sur la défensive.
13:19En leur disant
13:19« Soyez responsables,
13:21vous ne pouvez pas
13:21dans les situations actuelles
13:22refuser, etc. »
13:24L'autre chose,
13:25moi, qui m'a beaucoup frappé,
13:26mais je pense
13:26que ça a frappé
13:27tout le monde,
13:28c'est que là où
13:30il vibre
13:31de façon différente,
13:33là où il prend
13:34de l'assurance,
13:35là où il donne
13:35le sentiment d'y croire,
13:36c'est quand il parle
13:37des armées.
13:37Parce qu'il a été
13:38ministre des armées.
13:39Mais non,
13:39puis que c'est son truc.
13:40C'est sa passion.
13:41Et ça se sent.
13:43Autrement dit,
13:44c'est banal
13:47quand il s'agit
13:47du budget en général
13:49et vivant
13:50quand il s'agit
13:51du budget des armées
13:52en particulier.
13:54Charles Consigny,
13:55tout d'abord,
13:56pardon,
13:57Sébastien Lecornu,
13:57priorité à Sébastien Lecornu,
13:59donc pas de signé Consigny,
14:00mais quand même,
14:01votre regard
14:01sur ce qui vient d'être dit,
14:03Sébastien Lecornu
14:04revendique désormais
14:05ce budget,
14:05il dit que c'est un bon budget.
14:06Sur ce signé Lecornu.
14:07Alors qu'au départ,
14:08il disait que ce serait
14:08le budget avant tout
14:09de l'Assemblée
14:10et du député des députés.
14:12Moi, ce que je trouve
14:12intéressant,
14:13c'est qu'il dit
14:14qu'il n'y a pas eu
14:15d'alternative crédible.
14:17Et ça me rappelle
14:17le mot de Margaret Thatcher
14:19qui disait
14:19« there is no alternative ».
14:21Sauf que la potion
14:22de Thatcher,
14:23c'était la potion inverse
14:24à celle de Lecornu.
14:25C'était comme
14:26un oncologue
14:28qui vous dit
14:28« là,
14:29vous devez
14:30traiter votre cancer ».
14:31Et le traitement
14:32que je vous propose,
14:32il n'y a pas
14:33d'alternative.
14:34Et en réalité,
14:35ce que je pense,
14:35c'est que la France
14:36est malade du cancer,
14:37mais elle préfère
14:39aller voir un naturopathe.
14:40On est en train
14:41de se soigner
14:41d'un cancer
14:42avec de l'homéopathie.
14:44On se raconte
14:44des histoires.
14:45En réalité,
14:46on aurait besoin
14:46du programme
14:47sans alternative
14:48de Thatcher.
14:49Et à la place,
14:50on a celui
14:50qui est très confortable
14:52de Sébastien Lecornu.
14:54Vous dites toujours
14:55que c'est un budget socialiste ?
14:57En tout cas,
14:58c'est un budget
14:59qui augmente
14:59les impôts
14:59et les dépenses publiques.
15:01Alain ?
15:01Je pense à peu près
15:04le contraire.
15:04Je n'ai pas un budget socialiste.
15:05Je le dis moins bien
15:07que le fait Charles,
15:08mais je pense
15:08exactement le contraire.
15:10Je pense que
15:12ce qui est frappant
15:13dans ce budget,
15:15c'est la volonté,
15:16si j'ose dire,
15:16de le militariser.
15:18C'est-à-dire
15:18de mettre l'accent
15:19sur la défense
15:20parce que ça,
15:21les gens,
15:21ils sont sensibles
15:22en ce moment
15:23dans les circonstances
15:24internationales
15:25qu'on connaît.
15:26Et en revanche,
15:27ça permet d'éviter
15:28de parler,
15:29si j'ose dire,
15:29du budget civil.
15:31Marie Chantret,
15:32que va-t-il se passer maintenant ?
15:33Il y a deux motions de censure
15:34encore à voter.
15:36Suspension pour vote
15:38d'une durée de 20 minutes
15:39pour voter la motion insoumise,
15:41en tout cas,
15:41ceux qui le souhaitent la voter.
15:43RN, insoumis,
15:45alliés ciotistes,
15:46les écologistes,
15:46les communistes.
15:47La dernière motion
15:48avait réuni 269 voix
15:50à 19 voix près.
15:52Vendredi dernier,
15:53le cornu aurait pu chuter.
15:54Sans doute le même résultat
15:55ce soir.
15:56Et puis celle ensuite
15:57du rassemblement national
15:58qui là ne rassemble
16:00que les voix du RN
16:01et que des alliés se tissent.
16:02Donc encore une fois,
16:03ils sont prudents,
16:04mais quand même assurés
16:05de passer une nouvelle nuit
16:06à Matignon ce soir.
16:07Merci tous les trois.
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