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  • il y a 2 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va maintenant revenir à la politique puisque tout à l'heure les députés, alors là, ils étaient tous d'accord pour voter une loi spéciale.
00:06Ils sont tous en désaccord sur le budget, mais quand il s'agit de voter une loi spéciale, ils sont tous d'accord.
00:10Tous les députés présents, ils étaient plus de 400, ont voté cette loi spéciale qui va permettre de pallier l'absence de budget,
00:16c'est-à-dire de payer les fonctionnaires, de prélever l'impôt, notamment au profit des collectivités territoriales.
00:22Un pisalet, c'est ce que disent les membres du gouvernement.
00:25On va y revenir dans le signe Durand ce soir avec Guillaume Durand face à Cécile Kukerman.
00:31Mais avant cela, je voudrais vous montrer ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, c'est assez rigolo.
00:34C'est un petit échange entre Marine Le Pen et Sébastien Lecornu.
00:38Dans cette quasi-veille de Noël, en ces jours qui portent un message de paix et d'amour, d'espérance et de vie,
00:45je propose une pause dans le combat politique et de faire vivre dans cet hémicycle cette belle tradition de la trêve de Noël.
00:52– Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël.
00:59– Madame la Présidente Marine Le Pen, je me demande où est-ce que vous trouvez toute cette énergie ?
01:05– Alors il faut expliquer la référence, où trouvez-vous cette énergie ?
01:15Ça fait référence à ce qu'a dit Jordan Bardella chez Léa Salamé dans Quelle Époque sur France 2
01:21où on lui montrait des photos de personnalités et il avait du mal à trouver quelque chose à dire.
01:25Il disait à chaque fois, où trouvez-vous cette énergie ?
01:28Vladimir Poutine, Donald Trump, etc. Il s'est fait moquer ce soir-là et donc Sébastien Lecornu fait cette référence avec Marine Le Pen.
01:34Misiblement, ça les fait rire tous les deux. Voilà, un petit moment de détente dans une situation qui reste très tendue
01:41parce qu'on n'a toujours pas de budget. On va en parler avec vous.
01:44Cécile Kukerman, bonsoir. – Bonsoir.
01:46– Présidente du groupe communiste au Sénat, donc sénatrice et Guillaume Durand est avec vous.
01:51– C'est mon rêve, sénateur.
01:53– Signé Durand ce soir. Guillaume Durand, la méthode Lecornu avait marché pour le budget de la Sécurité Sociale,
02:00elle a échoué sur le budget de la nation. Doit-il changer de méthode ou est-il vraiment dans une impasse ?
02:06– J'ai l'impression qu'il va finir par faire un 49-3 parce que le président de la République a dit qu'il n'était pas satisfait de la situation.
02:11Il va s'adresser aux Français alors que je crois qu'il devait aller vous voir au Sénat, donc il y a quand même quelque chose à leur dire.
02:17De toute façon… – Sébastien Lecornu doit s'exprimer vers 19h30.
02:21– Voilà, de toute façon, Michel Rocard l'a utilisé presque 30 fois.
02:27– Mais oui, mais il s'est engagé à ne pas l'utiliser auprès des socialistes ?
02:29– Oui, mais à l'époque, Rocard c'était un peu équivalent, c'est pour ça que j'en parle, c'est pas du tout pareil avec Leborn,
02:34c'est parce qu'il a une majorité qui était une majorité extrêmement compliquée avec des centristes qui n'étaient pas d'accord,
02:39avec des militaires en disque qu'il ne soutenait pas, donc il a été obligé d'utiliser ça.
02:44Dans la situation actuelle, étant donné qu'on n'avance pas, que personne n'est d'accord avec personne,
02:49il est évident qu'à un moment ou à un autre, on ne pourra pas simplement se contenter de la loi spéciale
02:54qui permettra de lever les impôts, de donner de l'argent aux collectivités territoriales.
02:58Il va bien falloir qu'à un moment, ce budget advienne.
03:01Et donc, ce n'est qu'un pronostic, mais à un moment ou à un autre,
03:06je pense qu'il va être obligé de renier ce qu'il avait promis depuis le début, c'est qu'il va utiliser le 49.3.
03:11– D'accord avec ça, il va utiliser le 49.3, il n'a pas le choix, Sébastien Lecornu ?
03:14– Écoutez, il semblerait que nous aurions eu un Premier ministre toujours plein de ressources.
03:18Tout d'abord, jusque-là, effectivement, il a encore réaffirmé,
03:22en tout cas il ne nous a pas affirmé hier quand il nous a reçu, qu'il voulait utiliser le 49.3.
03:27– Vous en parle ou pas ?
03:27– Non, justement, la question n'est pas évoquée.
03:30– Elle en parle, puis il y a une chance que ça arrive.
03:33– Il me semble que d'abord, il y a aujourd'hui des réalités,
03:36et d'ailleurs, nous allons voter ce soir, dans quelques instants au Sénat, la loi spéciale.
03:42– Vous allez la voter, vous ?
03:43– Nous allons la voter, je crois que tout le monde l'a déjà dit,
03:46ce n'est que finalement un pont pour pouvoir enjamber cette fin d'année,
03:51et effectivement éviter des drames dans le pays,
03:54mais ce n'est pas en tout cas un projet de loi de finances.
03:57Mais je crois qu'il ne faut pas mentir aux Français,
03:59il n'y aura pas de changement de majorité ni de positionnement le 5 janvier
04:04par rapport au 20 décembre.
04:06Donc, dans les dernières possibilités qui restent au Premier ministre
04:11pour faire que notre pays ait un budget,
04:13le 49 à l'année à 3 demeure effectivement aujourd'hui
04:16comme quand même une des dernières options.
04:19– Oui, mais il risque d'être censuré.
04:21– Mais il risque d'être censuré, mais qu'est-ce qui est pire ?
04:24– Qu'est-ce qui est pire pour un Premier ministre ?
04:27Un budget rejeté, c'est aussi compliqué.
04:30– Vous autorniez la censure ?
04:31– Je rappelle quand même, on n'est pas là, je crois que nous n'en sommes pas là,
04:36mais souvenons-nous tout de même que lors du vote de la première partie
04:39à l'Assemblée nationale, un seul député a levé la main pour voter pour.
04:42Donc la vraie difficulté, elle est celle-ci.
04:44Et d'abord, avant de s'interroger sur ce que pourraient faire ou pas
04:46d'ailleurs les groupes de gauche, je rappelle quand même,
04:49et je lui ai redis hier, qu'il manque au sein du socle commun,
04:53en plateforme commune, bon bref, on appelle ça comme il veut,
04:55ceux qui sont en ce sens, en tout cas, le soutenir,
04:57et qui contribuent à faire un gouvernement avec lui,
04:59il manque quand même également un certain nombre de voix.
05:02Et je crois que nous sommes là aussi, dans un système de crise,
05:06un petit peu de fin de règne, de mort du signe,
05:09avec finalement une majorité qui n'existe pas,
05:12une stabilité qu'on nous avait promise, et qui n'est pas là.
05:14Moi, je ne vais aider personne, je ne vais pas aider ceux
05:18qui n'ont pas gagné les élections à continuer de diriger.
05:20Je crois à la démocratie.
05:22Je ne suis pas dans un État totalitaire voulu par Emmanuel Macron.
05:26Moi, en tout cas, je condamne cela depuis un an et demi.
05:29Et malheureusement, et ce n'est pas une réjouissance,
05:33nous sommes dans une situation aujourd'hui d'impasse,
05:35parce que ceux qui ont perdu ont voulu rester au pouvoir
05:38au nom de la stabilité.
05:40Un an et demi après, nous allons voter la deuxième loi spéciale,
05:43et nous avons eu trois premiers ministres.
05:44Mais personne n'a gagné, rappelons-le, après la dissolution.
05:47Alors, je rapporterai un bémol.
05:49Personne n'a gagné, mais certains ont perdu, tout de même.
05:51Allez-y, Guillaume.
05:52Non, mais Guillaume, personne ne veut aider Sébastien Lecornu,
05:56ou finalement, quand même, les socialistes vont essayer
05:58de nous faire passer cette épreuve ?
06:00C'était le plan, mais la dinguerie fiscale qui est intervenue
06:04dans les projets qui ont été amenés,
06:07moins la taxe Zuckmane, qui finalement a été abandonnée,
06:10a évidemment créé une sorte d'électrochoc dans le pays,
06:15une méfiance du patronat qui, en tout cas au début de l'affaire,
06:20préférait, on se souvient par exemple des propos de Philippe Aguillon,
06:23prix Nobel d'économie, qui disait,
06:25il vaut mieux qu'on prenne notre temps,
06:27il était d'ailleurs pour la suspension de la réforme des retraites,
06:30parce que ça va coûter plus cher si on ne trouve pas d'accord,
06:32que si on prend notre temps.
06:34Mais maintenant, si vous voulez, ça a pris de telles proportions,
06:36que tout en n'étant pas d'accord avec Madame, je suis d'accord avec elle,
06:39c'est-à-dire qu'on est dans une situation qui est quand même assez apocalyptique.
06:42Un, parce qu'il y a ce qui se passe à l'Assemblée,
06:44deux, parce qu'il y a une situation internationale
06:46qui quand même devient de plus en plus préoccupante,
06:50trois, parce qu'on perd la main un peu partout,
06:52on sait très bien que sur le Mercosur,
06:53c'est plutôt Madame Mélanie qui a obtenu gain de cause
06:56que le Président de la République,
06:57donc on ne voit pas très bien comment ça va s'éranger.
06:59– Donc c'est affaibli la France ?
07:00– Comment ?
07:01– La France est affaiblie.
07:02– Mais la France est de facto affaiblie.
07:04Si vous voulez, la France est de facto affaiblie.
07:06La seule chose que j'apporterais comme correctif
07:08à ce que disait notre amie sénatrice,
07:10c'est que de toute façon,
07:12personne n'a gagné vraiment les élections,
07:14vous l'avez rappelé Olivier,
07:16donc ce n'est pas simplement une défaite du Président,
07:17c'est une défaite de tout le monde.
07:19Et deuxièmement, les élections anticipées,
07:22c'est-à-dire la dissolution par Marine Le Pen qui la réclame,
07:24personne ne la veut vraiment,
07:25parce que personne ne veut aller aux élections.
07:27– Elle le réclame moins d'ailleurs.
07:28– Elle la réclame toujours quand même.
07:30– Pardon, mais l'année dernière,
07:31on était exactement dans la même situation.
07:34Il y avait une loi spéciale.
07:35– Oui, mais on n'était pas dans la même.
07:37Je veux le redire,
07:38mais parce que l'année dernière,
07:40le gouvernement de Michel Barnier
07:41est tombé sur la censure 49.3
07:45au moment du projet de loi de financement
07:47de la Sécurité sociale,
07:48et nous n'avons pas fini l'examen
07:49du projet de loi de financement.
07:51Et je crois que c'est là la vraie difficulté
07:52que va avoir ce gouvernement.
07:54C'est que là, nous avons fini
07:55et nous avons achevé chacun
07:57dans des conditions différentes.
07:57– Il y a deux copies.
07:58– Non mais donc, quoi qu'on pense de cela,
08:00il y a une copie qui n'existe pas d'ailleurs complètement
08:02qui est celle de l'Assemblée nationale,
08:04il y a une copie qui est celle
08:04de la majorité sénatoriale.
08:06– On doit partir de laquelle ?
08:08– L'Assemblée nationale va reprendre
08:10la copie du Sénat,
08:12qui est incompatible, y compris avec les débats
08:14qu'il y a à l'Assemblée nationale.
08:15– Donc en fait, la copie sénatoriale
08:17ne vous convient pas ?
08:18– Non mais moi, elle ne me convient pas.
08:19Mais ce que je veux dire,
08:20c'est que là où nous sommes
08:21dans une difficulté,
08:22c'est qu'à la différence de l'an dernier,
08:24chacun a déjà exprimé ses positions.
08:26Elles sont mises sur la table.
08:27Nous ne sommes pas dans la situation
08:28de l'an dernier
08:29où le débat n'ayant pas été fini,
08:31la trêve des confiseurs faisant,
08:33un nouveau gouvernement arrivant,
08:36il y a eu à un moment donné
08:37des modifications et des bougies possibles.
08:39– On lui a laissé sa chance.
08:39– Mais bien évidemment.
08:40– À François Bayrou,
08:41on a laissé une chance à François Bayrou.
08:42Là, vous dites,
08:43on ne laissera pas une chance à Sébastien Le Cordy.
08:45– Je ne dis pas,
08:46on ne laissera pas,
08:47je dis simplement que nous ne sommes pas
08:48tout à fait dans la même situation.
08:49– Et que la difficulté du gouvernement,
08:52je crois actuellement,
08:53mais derrière la difficulté du gouvernement,
08:55la question n'est pas
08:55est-ce qu'il faut ou pas sauver Sébastien Cornu,
08:57la question c'est
08:58est-ce qu'il faut ou pas sauver
08:59nos concitoyens qui,
09:00en absence de budget,
09:01de toute manière,
09:02s'annoncent à des semaines difficiles.
09:04Donc pour sauver cela,
09:05il y a un moment donné
09:06où même si on peut ne pas y être d'accord,
09:09le gouvernement devra trouver des solutions
09:10parce que là où par contre
09:12je suis très claire également,
09:13c'est qu'une loi spéciale
09:15n'est pas un projet de loi de finances
09:16et donc ne peut pas durer un an.
09:18– Et en plus ça a un coût.
09:20– Ça a un coût,
09:21alors pour certains ça en a un,
09:22mais en tout état de cause ça a un coût,
09:24c'est que cela veut donc dire
09:25que nous ne décidons plus
09:27des politiques publiques.
09:29Il me semble que dans la crise démocratique
09:30que nous traversons,
09:31nous n'avons pas en plus besoin
09:32de renvoyer à nos concitoyens
09:33que tout ceci est une grande mascarade.
09:35– Mais quand même,
09:35si on se met à la place des Français,
09:37ils n'y comprennent plus rien,
09:38c'est le brouillard le plus absolu.
09:39– C'est-à-dire que je pense
09:41que je vous l'ai dit,
09:42alors je me suis mis à la place de consignes
09:43parce que vous m'y avez invité pour,
09:48compris depuis le début,
09:49c'est que ça faisait 45 ans
09:50que la France était incapable
09:51de rendre un budget à l'équilibre.
09:53C'est-à-dire depuis Jean-Pierre Fourcade,
09:55vous savez, monsieur qui est un peu en l'air,
09:57je peux rembourser.
09:57– Ça n'existe pas.
09:59Donc cette culture-là,
10:00alors il y a non seulement une crise,
10:02mais maintenant il y a la crise
10:03de cette culture-là.
10:03Les gens sont en train de se demander
10:04comment se fait-il
10:05qu'on ait ce pays exceptionnel,
10:07on parlait beaucoup d'exception culturelle
10:08pour la culture en France,
10:10là on devient un pays d'exception culturelle
10:12pour la question de finances.
10:14Et j'ai listé évidemment parmi
10:15un certain nombre de...
10:17On est quand même les rois de l'impôt.
10:20Parmi ce qui a été proposé,
10:21et vous comprenez la situation
10:22qui est un nombre lié au total,
10:24vous avez un impôt sur la fortune improductive,
10:26proposé.
10:27Vous avez le pacte d'Utrecht
10:29sur les successions,
10:30proposé aussi.
10:31Vous avez un impôt sur le rachat d'action,
10:34proposé aussi.
10:35Vous avez les impôts sur les multinationales.
10:37Vous avez les taxes sur les GAFAM
10:38multipliées par deux.
10:39Moi je suis pour,
10:40c'est pas ça le sujet.
10:41Mais si vous voulez,
10:42la seule chose qui sort
10:43pour les Français que vous évoquez...
10:45C'est des impôts et des taxes supplémentaires.
10:46C'est qu'on a l'impression
10:46que les parlementaires,
10:47les seules idées qu'ils ont,
10:48c'est un,
10:49des impôts,
10:50des impôts,
10:50des impôts,
10:51fustiles justifiés.
10:52Et quand on leur demande
10:53quel est le bilan au fond
10:55de ce qui va être réduit
10:56comme dépense,
10:57Philippe Juvin répond,
10:59à les rapporteurs,
11:009 milliards.
11:019 milliards seulement
11:02sur la masse considérable
11:05d'impôts
11:06et de dépenses publiques.
11:08Puisque là aussi,
11:09tout à l'heure je le disais,
11:10et madame ne peut pas
11:12me contredire
11:13puisque ce sont des chiffres
11:13qui sont partout.
11:15Non seulement on a l'air
11:15commande des impôts
11:16mais on a l'air commande
11:17des dépenses publiques.
11:18Donc si vous voulez,
11:19ça devient pour les Français
11:21qui nous regardent ce soir...
11:22Et on a des pays
11:23les plus endettés de l'Europe.
11:25Ça je ne vous parle pas
11:25les plus détruits.
11:27Je ne sais pas
11:28si c'est inquiétant.
11:29Moi je ne rencontre pas
11:30des Français
11:30qui me disent
11:31qu'il faut fermer les écoles,
11:32qu'il faut fermer les hôpitaux.
11:34Ils ne vous disent pas ça madame,
11:35ils vous disent
11:35que les écoles fonctionnent mal.
11:37Ils vous disent que dans l'exercice...
11:38La question de la dépense publique
11:40elle est toujours à relativiser
11:41et la question de la dépense publique
11:42elle ne peut s'afficher
11:43qu'en face des recettes
11:44et c'est cela qui fait un budget.
11:47Deuxièmement,
11:47la notion d'un budget en équilibre
11:48c'est à cause de quoi
11:50j'ai envie de dire
11:51il est en équilibre.
11:51Qu'à un moment donné
11:52nous avons un budget en équilibre
11:53parce que nous empruntons
11:54pour investir
11:55dans des équipements publics
11:56cela n'est pas une problématique.
11:58Aujourd'hui la vraie difficulté
11:59c'est qu'on investit
11:59y compris pour enrichir
12:02d'abord les marchés financiers
12:03et pour rembourser la dette
12:05et tout ceci mériterait
12:06plus de temps
12:06que nous avons ce soir
12:07mais de revoir
12:08y compris à l'échelle européenne
12:10un certain nombre de mécanismes
12:11monétaires et bancaires
12:12pour ne pas mettre les pays
12:14justement dans cette dépendance
12:15des marchés financiers.
12:18Mais donc je crois qu'aujourd'hui
12:19ce qui inquiète
12:20réellement les français
12:21parce qu'y compris
12:22les impôts que vous venez de citer
12:23vous savez
12:24monsieur et madame Toulon
12:24ne les payent pas.
12:26Le problème de monsieur
12:26et madame Toulon aujourd'hui
12:27c'est qu'ils ont la facture d'énergie
12:29qui a augmenté
12:29ils ont les pleins d'essence à faire
12:31et ils ont le frigo à rentrer
12:32et accessoirement
12:32puisque nous sommes
12:33à la veille du réveillon
12:35à la veille du réveillon
12:36quelques quand même
12:37pour ceux qui le peuvent
12:38en tout cas
12:39quelques présents à faire
12:40pour passer une belle soirée
12:42une belle soirée demain soir
12:43et ils ont raison.
12:45Et donc je crois que
12:45la difficulté
12:47et ça va bien être
12:47tout le débat
12:48qui va reprendre
12:49le 5 janvier
12:50je n'en doute pas
12:51dans certainement
12:52je ne sais pas
12:53des meilleures conditions
12:53mais en tout cas
12:54dans un état d'esprit apaisé
12:55c'est que
12:56de quel projet de loi de finances
12:57nous dotons
12:58pour répondre
12:59aux besoins des français ?
13:00Oui mais ça ne peut pas être
13:00un projet de loi de finances
13:01communiste pardon.
13:02Mais est-ce que je vous ai
13:03d'abord
13:03non personne ne le dit non plus
13:05Non mais à un moment donné
13:06il faut qu'ici
13:07que la gauche
13:08se rende compte
13:09qu'elle n'est pas majoritaire
13:11parce que la droite
13:12est majoritaire ?
13:13Non mais il y a un compromis
13:13le principe d'un compromis
13:14c'est qu'on fait un pas
13:15de chacun vers l'autre
13:15Quels sont les compromis
13:16que propose la loi ?
13:17Parce que moi je commence
13:18depuis un an et demi
13:19je rappelle quand même
13:20au lendemain des élections
13:21Elle a accepté
13:22la suspension
13:22de la forme de retraite
13:23la droite battue
13:24qui expliquait
13:25que s'il y avait
13:26un gouvernement de gauche
13:27il serait censuré
13:28dans l'heure qui suit
13:29depuis un an et demi
13:31on nous explique
13:31que si on lâche sur ça
13:33c'est un grand sacrifice
13:34à la gauche
13:34Moi j'aimerais voir
13:35dans la copie du Sénat
13:36quel sacrifice
13:37et quels compromis
13:39ont été faits à la gauche
13:40Aucun
13:40Nous avons aujourd'hui
13:42on peut tous
13:43Je crois qu'il y avait
13:44un ras-le-bol
13:45des sénateurs de droite
13:45qui ont l'impression
13:48qu'avec le budget
13:48de la Sécu
13:49on a tous cédé
13:49Mais on n'a pas fait
13:50un projet de loi
13:51de finance
13:51de la Sécurité sociale de gauche
13:52La suspension
13:53de la retraite
13:54ce n'est pas une mesure de droite
13:55Je rappelle simplement
13:55que ce n'est qu'un décalage
13:56de trois mois pour certains
13:58et deuxièmement
13:59je le redis
14:00On verra la situation
14:01de nos hôpitaux
14:02à la fin de l'année
14:03Et vous verrez
14:04que ce n'est pas un projet
14:05de loi de financement
14:05de la Sécurité sociale
14:06Madame vous parliez
14:07tout à l'heure
14:07vous parliez des écoles
14:09vous parliez des hôpitaux
14:10le problème des français
14:11puisque vous évoquez
14:11Mais oui c'est ça
14:13la dépense publique
14:13Non mais d'accord
14:15mais est-ce qui est content
14:17du fonctionnement
14:18et des résultats
14:19universitaires en France
14:20Personne ?
14:21On va lui dire
14:21qu'il faut encore renforcer
14:23le nombre d'élèves par classe
14:24Je dépensais plus
14:25Je peux terminer
14:26Mais avec sincérité
14:28Non mais je vous parle sincèrement
14:30le problème n'est pas
14:31d'investir
14:32dans la fonction publique
14:34dans les hôpitaux
14:35dans les écoles
14:36à partir du moment
14:37où il fonctionne mal
14:38les résultats sont mauvais
14:39Moi je ne demande pas mieux
14:40que d'investir
14:41j'ai été prof
14:41donc je ne me demande pas
14:42de mieux
14:43que d'augmenter les profs
14:44qui sont mal payés
14:44mais les résultats
14:45sont catastrophiques
14:46donc les français
14:47ils se disent
14:47je paye combien
14:49et comment ça marche
14:50très mal
14:51Mais aujourd'hui
14:52force est de constater
14:54que les français payent
14:55ceux qui gagnent beaucoup
14:56en proportion
14:57payent moins
14:58et qu'effectivement
14:59l'état de la fonction publique
15:01Oui c'est une réalité
15:0250% des français
15:05ne payent pas d'impôts
15:06Il n'y a pas de fake news
15:0750% des français
15:08ne payent pas d'impôts
15:09Les 5 premières tranches
15:10de ceux qui payent des impôts
15:11en proportion
15:12sont plus importantes
15:13que les plus hautes
15:14Mais l'impôt sur revenu
15:16repose sur 10% des français
15:17Il n'y a pas de fake news
15:18Deuxièmement
15:20Qu'est-ce qu'on fait
15:22en matière de dépenses publiques ?
15:23Est-ce qu'on continue
15:24de faire un constat
15:25que nous avons aujourd'hui
15:27une vraie difficulté
15:29sur l'ensemble
15:30de la fonction publique
15:30quelle qu'elle soit
15:31mais ça va d'ailleurs
15:32de la police à l'école
15:34On ne va pas parler de ça
15:35C'est quand même le quotidien
15:36Donc on ne fait pas d'économie
15:37Un budget pour l'état
15:39c'est quoi ?
15:39C'est l'émission régalienne
15:40L'école
15:41La sécurité
15:42La santé
15:42Si on ne parle pas de ça
15:44ne faisons pas de budget
15:45Il n'y aura pas de problème
15:46Et privatisez
15:47Dernier mot
15:48Il faut assumer
15:50des divergences politiques
15:52Je n'ai aucun problème
15:52Ce n'est pas un problème
15:53de divergences politiques
15:54C'est un problème de logique
15:55C'est un problème
15:56de divergences
15:57Il termine
15:58On se met à la place
16:01des gens qui nous regardent
16:02Si vous avez un listing d'impôts
16:04qui n'est pas forcément
16:05payé par tout le monde
16:06Les gens le comprennent
16:07Mais s'il y a zéro dépense
16:09qui sont restreintes en face
16:11les gens ne comprennent pas
16:13Ils se disent
16:13qu'est-ce que c'est
16:14que ces parlementaires
16:15On leur a dit
16:16démerdez-vous
16:16On ne va pas utiliser
16:18le 49-3
16:18Ils sont incapables
16:19de trouver
16:20une restriction de dépense
16:21pour l'État
16:22ou en tout cas
16:22pour la sphère publique
16:23Donc les gens se disent
16:24que ce n'est pas normal
16:25Et en plus
16:25on va revenir au 49-3
16:27Donc ça paraît
16:28quand même
16:29dans une logique
16:29qui est une logique
16:31justement de spectateurs
16:33et de citoyens
16:34de plus en plus bizarre
16:36Merci
16:36C'est terminé
16:37Merci
16:38On verra comment ça se passe
16:39en janvier maintenant
16:40Vous allez voter la loi spéciale
16:42dans un instant
16:42Dans une demi-heure
16:43Et on écoutera Sébastien Lecornu
16:45ça sera chez Marc Fauvel
16:46Merci
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