- il y a 7 semaines
Ce jeudi 3 septembre, Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, et Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Invest, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:11Une demi-heure de marché chaque matin à l'ouverture. Dans un instant il sera 9 heures, les futurs
00:15européens sont quasi stables ce matin avec un investisseur aujourd'hui qui se demande à quoi
00:21va ressembler l'emploi américain demain. Bien sûr ça sera la dernière donnée de la semaine. En
00:25attendant on a donc des marchés en Europe qui sont attendus stables. Hier soir Wall Street a rebondi
00:29grâce notamment à une très bonne tenue du segment technologique. Une nouvelle fois Nvidia a gagné
00:34plus de 3% d'elle a rebondi de près de 15% après la publication de ses résultats et
00:38puis après la
00:38clôture c'est Broadcom qui a publié des résultats encore au delà des attentes. Néanmoins le titre
00:43était en très légère baisse en après bourse. Nous reviendrons sur ce segment technologique à partir
00:48de 9h05 avec Vincent Lequartier de WeSave et Christian Parizeau de Altair Economics et puis
00:53en fin d'émission c'est Mathieu Serone de Galileo Invest qui nous accompagnera. Dans la prochaine
00:58demi-heure nous reviendrons sur des mouvements importants ces dernières heures notamment
01:02sur le Yen. Le Yen qui a à nouveau frôlé les 160 Yen pour un dollar. Est-ce qu'une
01:09nouvelle fois
01:09il faut s'inquiéter de ce qui se passe du côté du Japon et surtout de la situation du marché
01:13obligataire avec que ce soit en Europe mais aussi aux États-Unis un marché obligataire qui est encore et
01:19toujours sur des plus hauts que ce soit de 2008 pour le 10 ans et le 30 ans français ou
01:24encore des
01:25plus hauts de 2023 pour le 10 ans américain qui est au-delà des 4,8%. Voilà le programme
01:30jusqu'à 9h30 et puis ensuite vous retrouvez leur closier pour les experts 9h30 10h30.
01:34Bonjour à tous, non pas trois experts aujourd'hui mais quatre. Christian Poyot le cofondateur de
01:39Micropole, Céline Antonin économiste à l'OFCE, Jean-Hervé Lorenzi le président du cercle des économistes. Il
01:45paraît, il se murmure dans les couloirs, que c'est lui qui aide Philippe Brun à constituer son programme
01:49économique notamment sur les questions de salaire. On lui demandera si c'est vrai. On sera aussi à
01:53Gail Slimane le président d'Odoxa, séjour de baromètre Odoxa notamment en partenariat avec BFM Business,
01:59avec Challenge et avec HEC. On parlera d'éducation, enjeu majeur pour les français qui considèrent que
02:04les propositions pour la présidentielle ne sont toujours pas au niveau. Ils considèrent quand même
02:08que Attal et Edouard Philippe en font trop. On verra pourquoi dans un instant, non pas dans un instant,
02:14dans une demi-heure. Je vous laisse votre émission. À partir de 9h30 donc en attendant il est
02:18petit 9h01 et c'est toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
02:26Et ça avance sur le budget. Ce sont les collectivités locales qui sont dans le viseur
02:31de Bercy. Sébastien Lecornu y avait prévenu leur budget sera calé sur l'inflation ni plus ni moins.
02:37Mais alors en chiffres, selon nos informations ce matin, ça va se traduire l'an prochain par 6 à 7
02:42milliards
02:42d'euros d'efforts. Margot Faudéré. Le président des départements de France nous l'assure, une nouvelle
02:49contribution des collectivités locales est bel et bien sur la table. Mais alors, pour quel montant ?
02:54Selon différents retours d'élus locaux, l'association des maires de France, l'AMF, se prépare à une
02:59contribution qui serait comprise entre 6 et 7 milliards d'euros avec un premier effort ciblé sur les
03:04régions, explique André Léniel, premier vice-président de l'AMF. On entend déjà beaucoup dire en ce qui
03:10concerne les régions qu'il y aurait des baisses de crédit considérables en ce qui concerne l'apprentissage
03:17qui serait quasiment réduit à zéro et d'autre part la formation professionnelle où il y aura une baisse de
03:2240 à 50% des crédits.
03:24Et on parle aussi d'un plan de démantèlement de l'AFPA qui est bien entendu la première organisation de
03:30formation professionnelle des adultes dans notre pays.
03:32Autre acteur dans le viseur de Bercy, les communes, toujours selon l'AMF. Bercy envisage notamment de plafonner le fonds
03:39de compensation de la TVA.
03:40C'est bien entendu une ligne rouge. C'est totalement inacceptable en ce qui concerne les communes et intercommunalités d
03:46'accepter
03:47qu'on touche au fonds de compensation de la TVA.
03:49À ce stade, Bercy ne commente pas. Mais une chose est sûre en tout cas, le gouvernement n'est pas
03:53le seul à cibler les collectivités locales.
03:55Dans une proposition de trajectoire budgétaire publiée cet été, le MEDEF suggérait de les faire contribuer à hauteur de 6
04:01,8 milliards d'euros.
04:03Et par ailleurs, le gouvernement annonce ce matin la reconduction des aides carburants au secteur exposé pour le mois de
04:09septembre et aussi pour le mois d'octobre.
04:10Et puis ça avance pour la voiture autonome en France. On en arrive à l'étape des essais sur route
04:16des modèles Tesla.
04:17C'est une annonce de Philippe Tabarro, le ministre des Transports.
04:20Hier soir après, dit-il, un échange constructif avec Elon Musk, le patron du constructeur,
04:25qui va donc mettre à disposition deux véhicules équipés de FSD.
04:29C'est le dispositif 100% autonome de sa marque qui équipe déjà des millions de voitures en Amérique du
04:35Nord.
04:36Merci Léo Dumas. Il est 9h03, le CAC 40 est sur un zéro pointé ou presque ce matin à l
04:41'équilibre.
04:42Le Rostock 50 de son côté grappille 0,1% à l'ouverture, à la faveur d'une petite détente
04:46sur les cours du pétrole.
04:47Le baril de Brenne perd un peu plus d'un pour cent, 94 dollars, petite détente également sur le marché
04:52obligataire.
04:53Le 10 ans français est à 4,23, le Bund, le 10 ans allemand, est à 3,39, quand du
04:58côté des États-Unis, le 10 ans américain est à 4,76.
05:01Le Grand Publicis et Capgemini sont les trois plus fortes hausses ce matin à l'ouverture.
05:04Publicis qui a annoncé hier décrocher un contrat majeur avec PepsiCo.
05:09Le titre s'échange ce matin au-delà des 101 euros.
05:13A l'inverse, le secteur du luxe ferme la marche ce matin.
05:16Hermès, Kering ou encore LVMH sont les trois plus fortes baisses, trois titres qui cèdent quasiment 1%.
05:20L'once d'or se rapproche gentiment des 4 500 dollars.
05:234 580 dollars pour une once d'or, c'est une hausse de 1,2%.
05:27Quand sur le front des devises, toujours beaucoup de mouvements en ce qui concerne le Yen, puisque vous avez le
05:32Yen qui gagne un peu plus d'1% ce matin face au dollar.
05:35Nous reparlerons de ce contexte dans un instant avec Vincent Lecartier de WeSave et Christian Parizeau de Altair Economics.
05:41A tout de suite.
05:54Et pour débuter cette émission, en plateau, Vincent Lecartier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave.
05:59Bonjour Vincent.
05:59Bonjour Etienne.
06:00Merci de nous accompagner en compagnie de Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altair Economics.
06:05Commençons peut-être par ce qui se passe sur l'échange, une nouvelle fois, décidément, du mouvement.
06:10Maintenant, Christian Parizeau, ce matin, on a un Yen qui prend plus de 1% face au dollar.
06:15Hier, on était proche de ce fameux seuil des 160.
06:18C'est un seuil important, notamment pour la Banque centrale du Japon, mais pas que.
06:23On voit quand même des investisseurs qui anticipent de plus en plus une hausse d'auto du Japon.
06:27Ça se voit sur le Yen, mais également sur le 10 ans japonais qui a franchi hier la barre symbolique
06:31des 3%.
06:32Oui, de toute façon, il y a une pression très forte américaine.
06:36C'est ce qu'on retient, une grande leçon du G20 Finance aux États-Unis.
06:39C'est que Bessent a mis une pression très forte sur les Japonais pour qu'ils montent leurs taux
06:44et pour véritablement éviter que le Yen se déprécie.
06:48Donc là, c'est toujours difficile de savoir ce qui est orchestré.
06:51Est-ce qu'il y a eu des interventions ou pas sur l'échange ?
06:53On le saura dans quelques semaines, mais là, aujourd'hui, on ne sait pas s'il y a une intervention
06:57qui l'en plaît.
06:58Ou alors si c'est le fait que le marché intègre enfin que la Banque centrale japonaise doit monter ses
07:04taux.
07:04Elle devrait les monter durant ce mois de septembre.
07:07Donc c'est encore une autre Banque centrale qui va monter ses taux durant ce mois de septembre,
07:11qui s'annonce quand même assez chargée en termes de hausse de taux entre la BCE et la Banque centrale
07:14américaine.
07:15En 15 jours de temps, les trois se réunissent.
07:16Voilà, donc on va avoir sûrement ce message-là qui va être envoyé.
07:20Et puis en plus, alors plus court terme, ce matin, on a eu des statistiques,
07:23notamment des PMI composites japonais, qui montent une croissance japonaise toujours solide
07:30et dans le même temps, des tensions assez fortes sur les prix,
07:32avec une demande qui repart et des hausses de prix assez importantes.
07:36Donc tout ça alimente l'idée que quand même, on va avoir une Banque centrale du Japon qui va monter
07:40ses taux.
07:40Alors après, ça met quand même une petite particularité un peu spéciale au Japon,
07:44qui ne peut faire que surréagir les taux longs japonais.
07:46C'est que d'un côté, on a un gouvernement qui fait un plan de relance,
07:49qui s'endette et qui veut relancer l'économie.
07:52Et de l'autre, on va avoir une Banque centrale japonaise
07:54qui rend la politique monétaire moins incommodante,
07:57parce qu'on n'est pas encore dans une politique monétaire restrictive,
07:59on en est très loin au Japon, mais qui est en train de durcir la politique monétaire.
08:03Donc c'est un peu un mix qui n'est pas forcément très favorable à l'économie japonaise,
08:08mais ce mix répond à un élément essentiel qui est devenu maintenant très négatif pour l'économie japonaise,
08:13c'est la dépréciation du Yen.
08:15Un Yen trop faible, c'est de l'inflation importée,
08:18ça pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, donc c'est contre-productif.
08:21Et derrière, il y a la pression américaine qui est là.
08:23Donc oui, on est bien sur une réappréciation du Yen qui est en train de s'observer,
08:27voulue, je dirais, forcée par les autorités monétaires,
08:29et qui a une certaine logique économique quand même,
08:32même si ça freine peut-être cette séquence de reprise au Japon.
08:35Les PMI cette nuit, ce sont des indicateurs qui interrogent,
08:41notamment les entreprises, les directeurs d'achat, pour savoir un petit peu comment ça se passe,
08:44au-delà des 50, donc en croissance.
08:46En fin de matinée, Vincent Lecartier, on aura des indicateurs,
08:49les mêmes les PMI en Europe cette fois.
08:52Pour l'instant, sur le point macro, ça tient.
08:55Bon, on peut peut-être parler de la France, mais ce sera un cas à part.
08:58Mais dans l'ensemble, on a plutôt des bonnes surprises d'un point de vue macroéconomique.
09:02Est-ce que ça ne fait pas un petit peu relativiser les tensions obligataires aujourd'hui ?
09:05Je pense que ça justifie effectivement les tensions obligataires.
09:08Dans la mesure où on est dans une situation où les États sont très dépensiers,
09:13où dans le même temps, le secteur privé, notamment avec l'intelligence artificielle,
09:18est dans un rythme de dépenses lui aussi extrêmement puissant.
09:21On est dans une situation où l'activité économique a beaucoup de mal à ralentir,
09:26même si vous avez des problématiques d'inflation par les matières premières
09:31ou des choses comme ça, c'est problématique.
09:34Pour le PIB, ce n'est pas vraiment un sujet.
09:39Et pour les actions, ce n'est pas un sujet.
09:40Par contre, effectivement, pour les marchés obligataires,
09:44vous devez intégrer le fait qu'il faut se battre pour lever des capitaux
09:48entre le secteur public et le secteur privé,
09:52qu'il y a un risque d'inflation et donc de remonter des taux d'intérêt par les banques centrales,
09:56que les banques centrales ont plutôt réduit la taille de leur bilan,
10:00ce qui veut dire que là aussi, il y a un peu moins de circulation monétaire
10:06disponible de capitaux pour les marchés obligataires.
10:10Donc pour moi, assez logiquement, effectivement,
10:13la tension qu'on a aujourd'hui sur les marchés obligataires,
10:16c'est plus un rééquilibrage naturel qu'une source d'inquiétude majeure pour les marchés.
10:22Ces derniers jours, le marché a tenté de se rassurer en se disant
10:25« Oui, certes, il y a des tensions obligataires, mais les bénéfices par action sont au rendez-vous ».
10:28Factuellement, c'est vrai, Vincent Lequartier,
10:31résultat globalement au-delà des attentes pour la partie américaine,
10:34même l'Eurostock 50 et 600, globalement, les résultats sont au-delà des attentes.
10:38Est-ce que cette croissance bénéficiaire va réussir à rassurer encore longtemps
10:43les investisseurs sur la partie obligataire ?
10:46Je pense que si vous êtes un investisseur,
10:49que vous êtes comme moi dans une perspective de long terme,
10:52que vous vous dites « De toute façon, les dépenses des États et les dépenses dans l'IA sont impératives,
10:58c'est nécessaire et vous n'avez pas le choix, vous devez les faire sur les prochaines années ».
11:03Vous vous dites « De toute façon, sur la partie action, je vais avoir un retour sur investissement ».
11:09Alors, je ne sais pas exactement quelle entreprise, quel secteur, quel rythme,
11:13mais je sais que cette espèce de mécanique puissante d'investissement,
11:17de toute façon, va se retrouver au niveau de certains secteurs et certaines entreprises.
11:22Donc, sur le niveau indiciel, je suis assez confortable à rester investi sur cet actif.
11:27Par contre, effectivement, il va falloir financer tout ça,
11:31à choisir si je dois faire la balance entre un investissement action avec un effet de levier fort
11:37ou un investissement prudent sur les obligations.
11:42Et investir sur la dette des États, où vous avez beaucoup de déperditions sur des dépenses courantes
11:49et non pas sur de l'investissement, est-ce que c'est un bon pari que d'investir sur de
11:55la dette des États ?
11:56Donc, la dette des entreprises, pour moi, c'est un investissement logique,
11:59mais c'est encore plus logique, si vous avez un peu de perspective, d'aller sur les actions.
12:04En tout cas, aujourd'hui, on est le premier juillet du mois,
12:06l'Agence France Trésor va ébettre de la dette à long terme entre 11,5 et 13,5 milliards d
12:11'euros.
12:11Ce sera dans un peu moins de deux heures.
12:14Ce sera intéressant de voir s'il y a de la demande sur les niveaux actuels.
12:17Christian Parizeau, comment vous analysez aujourd'hui ces tensions obligataires ?
12:21Ça vous effraie ou vous essayez un petit peu de vous rassurer ?
12:24Ça marque peut-être un point de rupture.
12:25Alors, on sait qu'il y a une tendance qui s'est quand même vraiment inversée sur les taux.
12:28On était sur des décennies de baisse de taux longs, et là, on voit que les taux remontent,
12:32et ça traduit peut-être des changements de l'environnement.
12:36Pourquoi ? Parce que, d'une part, cette hausse des taux ne correspond pas à une envolée des anticipations d
12:41'inflation.
12:41Et ça, c'est un point important.
12:42Ce n'est pas une réaction conjoncturelle, ce n'est pas les prix du pétrole.
12:45Alors, je sais que c'est corrélé aux prix du pétrole à court terme,
12:47mais si on regarde les points morts d'inflation, c'est-à-dire que ce qu'anticipe le marché obligataire
12:51sur l'inflation,
12:52aux États-Unis, on est à 2-3, ça n'a pas flambé comme en 2022.
12:55En 2022, on avait les anticipations d'inflation augmentées.
12:58Donc, ça veut dire qu'on est sur une remontée des taux longs qui traduit plusieurs choses.
13:02D'une part, une remontée du taux réel, essentiellement.
13:04Donc, ça veut dire quoi ?
13:05Ça veut dire qu'on intègre un risque sur les budgets des États,
13:08qui n'était peut-être moins bien intégré.
13:10Pourquoi ? Parce que ça s'auto-alimente.
13:12Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si le coût de l'argent est plus élevé,
13:15parce qu'il y a des émissions du secteur privé, parce qu'on finance l'IA, etc.,
13:19si l'argent est plus cher, ça veut dire que les États vont devoir emprunter plus cher,
13:23et donc, finalement, combler les déficits, ça sera encore plus difficile.
13:28Et donc, vous augmentez le risque État.
13:30Donc, pour moi, il y a la perception derrière cette correction
13:33de véritablement un risque souverain qui commence à être repricé
13:36par rapport à cette remontée des taux réels.
13:39Et ça traduit clairement qu'on change de monde,
13:41c'est-à-dire qu'on passe d'un monde où on avait un excès d'épargne
13:44à un monde où on manque d'épargne.
13:45Ça peut paraître étonnant.
13:46Donc, maintenant, il y a un coût de l'argent.
13:48C'est lié à des phénomènes monétaires, ça a été dit,
13:51lié au bilan des banques centrales qui ne sont plus en expansion,
13:54mais c'est lié au fait aussi qu'on a ces investissements autour de l'IA.
13:58C'est en partie autour de cette demande d'investissement
14:01qui est peut-être moins conjoncturelle,
14:03parce qu'elle correspond à un besoin structurel,
14:05qui fait qu'on a des taux réels qui montent.
14:07Et donc, je pense qu'il faut voir aussi dans ces ajustements
14:10qui sont toujours très concentrés dans le temps sur le marché obligataire,
14:12peut-être un changement de monde.
14:13Et on est peut-être véritablement sur un repricing,
14:16sur l'aspect véritablement taux réel.
14:19Et ça, c'est un point important,
14:20parce que ça ne serait qu'un phénomène inflation-pris du pétrole.
14:23On pourrait dire que c'est conjoncturel.
14:25Là, on est peut-être sur quelque chose de beaucoup plus structurel,
14:27ce qui veut dire que ça jouera forcément dans l'arbitrage
14:29et dans l'équilibre entre le poids des obligations dans mon portefeuille
14:32et le poids des actions,
14:33puisqu'on est peut-être sur un vrai changement à ce niveau-là.
14:36Et quels sont les gagnants, typiquement, en termes de secteur ?
14:38On le voit, depuis 2-3 ans, le secteur bancaire se porte bien.
14:42Il profite de ce contexte de taux.
14:45À l'inverse, on voit dans l'immobilier, c'est plus compliqué.
14:47Mais comme toujours, il y aura des effets de bord
14:49et parfois des gagnants et des perdants.
14:52Forcément.
14:52Alors, à court terme, c'est forcément un secteur cyclique
14:54qui souffre le plus.
14:55Tous les secteurs sensibles aux taux d'intérêt.
14:57La construction, les secteurs qui sont dépendants des taux d'intérêt,
15:01qui sont pénalisés par la hausse des taux d'intérêt,
15:03sont naturellement particulièrement affectés.
15:06Mais c'est positif pour le secteur financier, forcément.
15:10C'est positif pour l'épargnant.
15:12Donc, ça jouera forcément pour tout ce qui est gestion bancaire.
15:17Ça peut être aussi quand même un élément positif,
15:20pas à court terme, mais à moyen terme,
15:22pour les valeurs de croissance, qu'on le veuille ou non.
15:24Parce que je sais que les valeurs de croissance
15:25réagissent mal à la remontée des taux.
15:27Mais une entreprise, aujourd'hui,
15:28qui a un retour sur investissement élevé,
15:30sera beaucoup moins sensible à cette remontée des taux
15:33qu'une entreprise qui est faiblement rentable,
15:34qui doit s'endetter quand même.
15:36Donc, ça peut avoir des impacts quand même assez importants
15:39en termes de choix d'allocation.
15:41Donc, attention aux réactions de court terme des marchés.
15:43Mais à moyen long terme, ça joue quand même.
15:46Ça montre aussi qu'on a une croissance qui va rester plutôt forte,
15:49que les marchés obligataires nous disent
15:50que la croissance va rester forte.
15:51Donc, ce n'est pas forcément qu'un message négatif
15:53pour les marchés actions.
15:55Donc, il faut relativiser.
15:57Il y a la réaction de court terme
15:57parce que le problème des marchés obligataires,
15:59c'est que ça réagit toujours très concentré dans le temps.
16:01Donc, on a ce mouvement qui est violent.
16:03Donc, tout de suite, ça déstabilise un peu les marchés.
16:05Mais après, une fois que c'est stabilisé,
16:07le marché obligataire, on regarde les fondamentaux.
16:09Et derrière, ça veut dire aussi que le marché obligataire
16:11price des fondamentaux qui ne sont pas si négatifs que ça
16:13sur la croissance.
16:14Dans le segment technologique, hier,
16:16Broadcom a publié ses résultats.
16:17Il y avait Dell, mais aussi HP.
16:19Dans l'ensemble, ces résultats sont une nouvelle fois
16:21au-delà des attentes,
16:23des résultats tirés par une très forte demande.
16:25Et pour ça, on retourne sur notre sujet,
16:27Vincent Lecartier, il faut des capitaux.
16:29Pour l'instant, vous avez des entreprises
16:31qui arrivent à trouver ces capitaux.
16:33Mais jusqu'à quand ?
16:33C'est tout le problème de la circularité.
16:35En fait, aujourd'hui, on est dans un grand basculement
16:38de transferts de richesses
16:41entre certaines entreprises vers d'autres,
16:43entre certains secteurs vers d'autres.
16:45Donc, les hyperscalers sont aujourd'hui
16:46en train de voir leur trésorerie s'effondrer.
16:51Ils doivent s'endetter de plus en plus.
16:53et ils transfèrent de la richesse
16:55et du free cash
16:58vers les sociétés de semi-conducteurs,
17:00de production d'énergie, etc.
17:02Donc, on a, en apparence, sur les indices,
17:06rien ne se passe,
17:07puisqu'en fait, c'est simplement
17:08un transfert de richesses de l'un vers l'autre,
17:09un transfert de cash de l'un vers l'autre.
17:11Mais en réalité, au niveau des arbitrages,
17:14de positionnement sectoriel
17:16ou de positionnement sur les valeurs,
17:17il y a effectivement un énorme travail
17:19de nettoyage à faire,
17:22de prise de position à faire.
17:24Alors, le grand danger,
17:25il est quand même qu'au final,
17:27aujourd'hui, les donneurs d'ordre,
17:28que sont les hyperscalers,
17:30s'ils sont à cours de trésorerie,
17:32si le coût de la dette devient extrêmement élevé,
17:36à un moment, ils vont devoir réfléchir
17:38de plus en plus à la faisabilité des investissements.
17:41Et c'est pour ça, probablement,
17:43que les sociétés comme Nvidia, etc.,
17:45sont en train de financer de plus en plus
17:48ces sociétés dans leur développement.
17:50Donc, il y a une circularité,
17:52il y a un lien de plus en plus étroit
17:54entre ces sociétés
17:56qu'il va falloir regarder vraiment de très près
17:58parce que dès lors que le message
18:02des hyperscalers sera de dire
18:03« on n'a plus les moyens »,
18:05là, il va y avoir des répercussions majeures
18:07sur les sociétés qui, aujourd'hui,
18:10bénéficient de ces capitaux.
18:11Et il y aura du long short qui va se déboucler
18:13de façon très importante sur les marchés.
18:15Chez WeSave, aujourd'hui, votre allocation,
18:17vous l'avez faite à partir d'ETF,
18:18de produits indiciels.
18:20Donc, on n'est pas dans une logique de stock picking.
18:22Néanmoins, il y a des indices
18:23qui sont plus ou moins exposés à ces segments.
18:26Est-ce qu'aujourd'hui,
18:27vous avez un petit peu changé la donne
18:28à ce niveau ou vous gardez vos positions ?
18:31Non, pour le moment, on garde nos positions.
18:32C'est-à-dire qu'on est convaincu
18:33qu'il faut rester très agressif
18:36sur la partie actions.
18:37C'est un cycle majeur qui est en place.
18:40La partie obligataire, il faut s'en méfier.
18:43En tout cas, la partie souveraine,
18:44la partie entreprise,
18:46dans la mesure où beaucoup de sociétés
18:49ont des rentrées de cash flow
18:50qui sont confortables,
18:52le risque de solvabilité est faible.
18:54Donc, on est plutôt à l'aise là-dessus.
18:56La grande question, en fait, dans les allocations,
18:59je pense que c'est la même que l'année dernière,
19:00c'est les devises.
19:01Donc, on boucle un petit peu
19:02avec la question du yen tout à l'heure
19:04et la question aussi du dollar,
19:06de savoir s'il y a une volonté délibérée
19:08de laisser filer le dollar
19:09pour redonner la compétitivité au pays,
19:12en se disant, de toute façon,
19:13on est relativement autonome.
19:15L'essentiel de l'économie tourne en circuit fermé
19:19et on peut se permettre, du coup,
19:20d'avoir un dollar qui baisse
19:21ou est-ce qu'au contraire,
19:23pour attirer les capitaux internationaux
19:24et financer les dérapages budgétaires,
19:27il va falloir continuer d'avoir un dollar fort.
19:28Donc, je pense qu'il y a un gros débat
19:29sur la partie devise
19:31et je pense que c'est la plus grande
19:32des difficultés à l'heure actuelle
19:33dans les allocations d'actifs.
19:34Très clairement.
19:36Christian Parizeau,
19:36vous êtes conseiller économique pour OLBGC,
19:39président d'Altaïr Economics.
19:40Vous leur dites quoi aujourd'hui
19:41à vos clients sur la partie technologique ?
19:44Parce qu'aujourd'hui,
19:44tout le monde se pose des questions.
19:45Est-ce qu'il faut prendre ses profits ou pas ?
19:47On voit que ça s'est retourné d'une façon importante
19:49sur le segment des semi-conducteurs au mois de juin.
19:51Tout peut aller très vite.
19:52Oui, moi, je pense que le gros problème aujourd'hui,
19:54c'est qu'on est sur des niveaux de valorisation
19:56qui, on voit, qui sont au maximum.
19:58On est sur une usure de cette thématique, clairement.
20:00Mais on n'est pas sur un retournement.
20:02Pourquoi on n'est pas sur un retournement ?
20:03Parce que le newsfo reste très positif.
20:05Regardez Bradcom,
20:06plus 56% de ventes de semi-conducteurs
20:09d'un trimestre à l'autre.
20:1256% de croissance.
20:13Trois fois, multiplié par trois,
20:15les ventes de processeurs pour l'IA,
20:17dédiés à l'IA sur un an.
20:18Donc, on n'a pas pour l'instant de retournement.
20:20Les seuls risques que l'on a aujourd'hui autour de l'IA,
20:23c'est un problème d'offre, d'organisation de l'offre.
20:25Parce qu'aujourd'hui, le gros problème
20:26qu'ont tous ces acteurs,
20:28ce n'est pas la croissance,
20:29ce n'est pas les carnets de commandes,
20:30c'est de transformer ces carnets de commandes
20:32en chiffre d'affaires.
20:33Et là où on va avoir un risque de mauvaise surprise
20:36autour de l'IA, à mon avis,
20:38c'est plus, ça ne viendra pas de la demande,
20:39ça viendra du fait qu'on a des ruptures d'approvisionnement,
20:42on n'arrive pas à augmenter les cadences
20:44et donc on n'arrive pas à maintenir ces taux de croissance.
20:46Donc, pour moi, aujourd'hui,
20:48il ne faut pas délaisser cette thématique,
20:51mais il ne faut plus augmenter la pondération,
20:53il faut vraiment diversifier
20:55et peut-être même commencer à réduire un peu la pondération,
20:57mais pas vendre.
20:58Parce qu'on n'a pas un retournement,
21:00mais on est aujourd'hui sur quelque chose de plus prudent,
21:02mais pas à cause de la demande,
21:04mais à cause de l'offre
21:05et de la capacité de l'offre à répondre à la demande.
21:07Et aujourd'hui, la situation des pénuries
21:09va augmenter
21:09et ça va être une vraie contrainte.
21:11Donc, à ce niveau de valorisation,
21:12aujourd'hui, je pense qu'on n'a plus rien à gagner à y rentrer.
21:15Donc, c'est peut-être le moment
21:16de commencer à réduire un peu,
21:18mais pas totalement délaisser cette thématique encore.
21:20Et déplacer ces poches vers quelles poches alors ?
21:22On voit que l'Europe sous-performe un petit peu,
21:24notamment le CAC 40, c'est à part,
21:26mais on a quand même des segments qui déçoivent.
21:29Alors, aujourd'hui, au niveau macro,
21:31on a quand même quelque chose qui se passe,
21:33c'est qu'on a quand même des indicateurs européens
21:35qui commencent à se redresser, à s'améliorer.
21:36Il faut reconnaître que l'Europe connaît une bonne résilience
21:40face à ces différents chocs.
21:42Et je pense que, justement,
21:43la thématique européenne est assez intéressante.
21:45Et il ne faut pas hésiter à revenir
21:47sur des secteurs qui ont été assez massacrés.
21:50Je pense à des secteurs comme le luxe,
21:52à des secteurs, si on ne veut pas prendre de risques,
21:54comme la santé,
21:55qui restent toujours des secteurs assez défensifs
21:57en cas de retournement.
21:58Donc, il faut diversifier.
22:00Autant on était sur une longue période
22:01dans laquelle il fallait concentrer tous ces paris
22:03sur les technologies,
22:04je pense que maintenant, l'heure est à la diversification.
22:06Et on a quand même une fenêtre conjoncturelle
22:08qui s'améliore un petit peu en Europe,
22:10qui peut nous permettre de faciliter cette diversification.
22:12Le mot de la fin,
22:13Vincent Lequartier, sur les secteurs, vous partagez ?
22:15Je rejoins entièrement ce que vient de dire Christian.
22:17Nous, dans nos allocations,
22:19on augmente au fur et à mesure
22:20l'exposition sur les ETF équipondérés.
22:23Autrement dit, volontairement,
22:25on dilue de plus en plus
22:27le risque spécifique des sociétés
22:29en se disant que l'IA
22:30va se diffuser de plus en plus
22:32à tous les secteurs
22:33et à toutes les sociétés
22:34et que du coup,
22:35l'équipondération est un atout dans l'allocation.
22:37Merci à tous les deux
22:38de nous avoir accompagnés ce matin
22:40et de nous avoir partagé vos convictions.
22:41Vincent Lequartier,
22:42donc responsable de l'allocation d'actifs
22:43de WeSave,
22:44et Christian Parizeau,
22:45conseiller économique pour Aurel BGC
22:47et président d'Altaïr Economics.
22:499h23,
22:50on va rejoindre Mathieu Serron
22:51pour faire un point sur la tendance du jour.
22:58Le CAC 47 0,3% ce matin,
23:00l'Eurostock 50 moins 0,1%,
23:03l'Eurostock ça a 6355 points.
23:05Bonjour Mathieu Serron,
23:07trader et fondateur de Galileo Invest.
23:09Comment vous regardez un petit peu
23:10cette tendance ce matin à l'ouverture
23:12ou plutôt cette non-tendance
23:14puisque encore et toujours
23:15c'est poussif à l'ouverture ?
23:17Oui, ça reste poussif
23:20mais ce que l'on constate,
23:22c'est que malgré
23:24des tensions persistantes sur les taux
23:26avec un disant américain hier
23:27qui a touché les 4,80,
23:29un bout d'allemand
23:30qui est autour des 3,40,
23:31un disant français au-dessus des 4,20,
23:33et bien globalement
23:34les marchés tiennent remarquablement bien
23:36et c'est vraiment ça
23:36qu'il faut remarquer.
23:39Hier encore,
23:40le SP500 après trois séances
23:41de baisse consécutives
23:42a rebondi un petit peu, 0,5%,
23:44idem sur le Nasdaq
23:45et on notera une surperformance
23:47du Russell 2000
23:47avec une reprise de 1%.
23:49C'est vrai que sur le CAC
23:50c'est toujours un petit peu plus compliqué,
23:52il reste sous pression,
23:53notamment la pression
23:54des valeurs du luxe
23:56qui sont ce matin encore
23:57les plus fortes baisses de lundi.
23:59Je regardais par exemple le VMH,
24:00on est sur des niveaux de juin 2025
24:03et attention,
24:03si on casse cette zone
24:05autour des 425,
24:06il y a de la place en dessous.
24:07Donc on sent toujours
24:08de la fébrilité sur ces valeurs-là.
24:12D'un point de vue graphique,
24:14on a bien évidemment
24:15une dynamique de court terme
24:16qui est baissière.
24:17Là, je parle pour le CAC,
24:17on a une dynamique de court terme
24:18qui est baissière.
24:19Mais quand on prend un petit peu de recul,
24:21la tendance de fond reste quant à elle haussière.
24:25Donc on est même revenu hier
24:26sur un pivot,
24:27un pivot moyen terme
24:28autour des 8250.
24:29Et nous considérons que
24:31tant que nous sommes au-dessus,
24:32cette tendance de fonds-là
24:34n'est pas remise en question.
24:35On a une sorte de potentiel
24:37de baisse épuisée
24:38dans cette phase-là.
24:41Si jamais on commençait
24:42à s'installer en dessous,
24:43on aurait alors une nouvelle dégradation
24:45avec à ce moment-là
24:46d'un potentiel de baisse.
24:48Mais justement,
24:49dans ce contexte-là,
24:52je continue de privilégier
24:55et malgré le contexte global,
24:57je continue de privilégier
24:58des achats
24:59sur des valeurs
25:02qui ont de bonnes configurations graphiques
25:03et qui sont dans les thématiques
25:05qui restent porteuses.
25:06Vous en parliez.
25:07Bien évidemment,
25:08l'IA à travers les semis,
25:09à travers la photonique,
25:10avec des valeurs liées
25:12à l'énergie également.
25:13Et justement,
25:15pour éventuellement
25:17se préparer
25:18à un éventuel choc
25:19à un moment donné,
25:20vous avez le VIX
25:21qui reste autour des 15,
25:23ce qui est extrêmement bas
25:25au lieu de la période.
25:27Donc, l'arbitrage
25:28que je fais,
25:28que nous faisons en ce moment,
25:30c'est continuons
25:31d'acheter des valeurs
25:33qui sont dans les bonnes thématiques
25:34avec des configurations graphiques
25:35intéressantes,
25:36mais pour se couvrir,
25:38nous achetons également
25:40du VIX
25:41qui ne coûte pas cher.
25:42Et si jamais,
25:43à un moment donné,
25:43on a une faiblesse des marchés,
25:45eh bien,
25:46ce VIX-là peut très rapidement
25:48flamber,
25:49éventuellement doubler.
25:50Donc, c'est un peu
25:51l'arbitrage
25:51que nous faisons actuellement
25:53dans la mesure
25:54où, pour l'instant,
25:55d'un point de vue contextuel,
25:56la situation n'est pas simple,
25:58mais d'un point de vue graphique
26:00et technique,
26:01sur la globalité des marchés,
26:03il n'y a pas de remise en question
26:04de quoi que ce soit
26:04avec des tendances de fonds
26:05qui, pour elles, restent sur.
26:06Il nous reste une minute
26:06pour parler de valeurs.
26:08Hier, Broadcom a publié ses résultats
26:09au-delà des attentes,
26:10mais le titre était quand même en baisse
26:11hier soir en après-bourse.
26:13Et puis là,
26:13on a Soitec
26:14qui prend un peu plus de 12% ce matin.
26:16Le groupe a revu à la hausse
26:17ses objectifs.
26:18Là aussi,
26:18les questions d'IA,
26:19de Photonik,
26:20en l'occurrence pour Soitec.
26:21Quelles sont les valeurs
26:21que vous surveillez en ce moment
26:23d'un point de vue graphique ?
26:26Justement, Broadcom,
26:28j'en ai fait en début de semaine.
26:30Je vous disais
26:30des valeurs liées au semi,
26:31liées à la Photonik
26:32et liées à l'énergie.
26:34Bon,
26:34un petit peu le trio de tête
26:36en ce moment.
26:37En tout cas,
26:37les valeurs que nous travaillons,
26:38c'est Broadcom,
26:39c'est AOI
26:40pour la Photonik
26:42et c'est GE Vernova
26:43pour l'énergie.
26:44Et justement,
26:45quand on regarde Broadcom,
26:46les résultats sont intéressants
26:47parce que ça donne une idée
26:48un petit peu,
26:49c'est un petit baromètre également.
26:50Vous avez Nvidia,
26:51bien entendu,
26:51mais vous avez Broadcom
26:52et les résultats
26:53sont excellents
26:55avec un petit bémol
26:57concernant le quatrième trimestre.
26:59Mais la difficulté
27:00quand on achète
27:01des valeurs en ce moment,
27:02c'est qu'on est sur des niveaux
27:03de valorisation
27:03qui sont exigeants.
27:04Donc là,
27:05on est proche de l'équilibre,
27:07léger repli attendu.
27:09Et quand on regarde,
27:09et justement,
27:10je m'amusais hier soir
27:11à regarder ce qui était anticipé
27:12par les opérateurs
27:14avec la volatilité implicite
27:16issue des cols et des poutes,
27:18on était sur un décalage
27:19anticipé de 8%.
27:20Donc les anticipations
27:22n'ont pas été bonnes
27:23dans la mesure
27:23où l'écart est beaucoup plus petit,
27:26il y a moins de volatilité
27:26sur le titre.
27:27Et justement,
27:27sur Broadcom,
27:28il faut surveiller cette zone
27:29autour des 360 dollars
27:31considérant qu'il s'agit
27:32d'une zone support intéressante.
27:34Mais si jamais on la casse,
27:35il y aurait une remise en question,
27:36mais on est sur un niveau support
27:37assez solide actuellement.
27:39367 dollars hier soir
27:40à la clôture
27:40pour ce titre Broadcom.
27:41Merci beaucoup Mathieu Serod
27:43de nous avoir accompagné ce matin.
27:44Trader et fondateur
27:45de Galileo Invest,
27:46le CAC 40
27:47est donc en baisse de 0,3%
27:49pénalisé par le segment du luxe.
27:50Kering, Hermès
27:51ou encore L'Oréal
27:51c'est plus de 2%
27:52avec notamment hier
27:53une note de Bernstein
27:55qui a évoqué
27:56que la consommation en Chine
27:57ne s'était pas encore redressée.
28:00Le groupe Bernstein
28:01qui est encore et toujours
28:02prudent sur ces segments du luxe
28:04et donc le CAC 40
28:04qui sous-performe très clairement
28:05par rapport aux autres indices
28:06en Europe
28:07puisque l'Eurostock 50
28:08ne cède que 0,1%
28:10quand l'Ibex est dans le vert
28:11à Madrid
28:12et que le DAX à Francfort
28:14est quasiment à l'équilibre.
28:16Très courte pause,
28:17dans un instant
28:17vous retrouverez leur closier
28:18pour les experts
28:19suite de la séance
28:20USA Today
28:21à 15h30
28:22avec Antoine Larigauderie
28:23et nous on se retrouve demain
28:24à 9h
28:25pour Good Morning Market.
28:26Très bonne journée.
28:28Good Morning Market
28:29sur BFM Business
28:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
28:32– Sous-titrage Société Radio-Canada