- il y a 17 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00— Notre édition spéciale se poursuit, évidemment. Nous accueillons Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et député du Nord.
00:07Bonsoir, M. Chenu. On parlera dans un instant, évidemment, de la prise de parole du président de la République.
00:11Mais priorité au direct et au terrain, parce que ce soir encore, on assiste à des scènes de tension dans
00:18Paris, notamment aux alentours du Forum des Halles,
00:19où vous le voyez, des forces de l'ordre nombreuses sont positionnées aux abords du Forum des Halles.
00:26Notre reporter est sur place. Est-ce que vous pouvez nous décrire comment la situation évolue ?
00:35— Tendu, puisque, comme vous le voyez, on suit actuellement une unité de CRS qui font bien évidemment des rondes
00:42aux alentours des Halles, du Forum des Halles.
00:45Je précise d'ailleurs que le Forum des Halles est totalement fermé à la circulation piétonne.
00:51Les CRS quadrille ce Forum des Halles, puisqu'il a été victime de tentatives de pillage et parfois même de
00:57pillage tout court.
00:59Et donc, sur ces images, on voit plusieurs dizaines, minimum une centaine de...
01:05— Alors on a des problèmes de connexion.
01:09Mais ce qu'on voit, c'est que la tension est toujours là ce soir, évidemment, dans une moindre mesure.
01:13Mais elle est encore réelle. Nous avons aussi des équipes qui nous rapportent, au niveau du boulevard Voltaire dans Paris,
01:19des bandes, des détonations, des alarmes de boutiques, des feux d'artifice dont certains déclenchent des débuts d'incendies.
01:26Bref, ce qu'on constate ce soir, Sébastien Chenet, c'est que l'ordre n'est pas rétabli entièrement, du
01:32moins.
01:33Je sais pas si vous l'avez constaté vous-même en venant jusqu'ici.
01:35— Oui, je l'ai constaté. J'ai traversé ces quartiers-là, justement, pour venir vous voir ce soir.
01:42Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'effectivement, le chaos existe toujours dans Paris,
01:47peut-être dans d'autres villes de province également.
01:50Mais la situation est loin d'être calme à Paris.
01:53Elle est d'ailleurs assez anxiogène, il faut bien le dire, pour les commerçants de la rive droite, j'allais
01:59dire, ce soir, et du centre de Paris.
02:01« Notre pays n'est pas un pays dans lequel, ce soir, la sécurité est assurée pour les Français dans
02:08notre capitale ».
02:09— Il y a même certains maires d'arrondissement, comme le maire du quatrième arrondissement,
02:12qui a appelé les commerçants de cet arrondissement à se barricader à la plus grande prudence.
02:20Que faut-il faire pour rétablir l'ordre ?
02:23Et est-ce que ce que le président de la République a dit ce soir et d'annoncer, s'il
02:29a fait des annonces, vous me le direz,
02:30est de nature à calmer le jeu ?
02:33— Alors plusieurs choses.
02:34D'abord, force est de constater que le gouvernement a perdu le contrôle de la situation depuis hier.
02:41D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dit, c'est Laurent Nunez lui-même qui nous expliquait il
02:45y a quelques jours
02:45que perdre le contrôle, ça voudrait dire voir des hordes de casseurs et de pilleurs investir les rues et piller
02:51les magasins.
02:52C'est donc exactement ce qui s'est passé.
02:53— Vous faites référence à une archive de France Inter qui remonte à il y a une semaine
02:57où, effectivement, le ministre de l'Intérieur était interrogé là-dessus.
03:00Et voilà comment il décrivait ce que serait que perdre le contrôle.
03:04— Donc voilà.
03:04Donc Laurent Nunez nous a expliqué ce qu'était que perdre le contrôle.
03:07Et nous avons vu qu'effectivement, ce qu'il décrivait était ce qu'il se passait.
03:11Et donc le gouvernement reconnaît, finalement, cette perte de contrôle.
03:15Il la reconnaît pour un certain nombre de raisons.
03:17D'abord, le gouvernement a été pendant très longtemps et probablement encore très longtemps
03:23dans une posture, j'allais dire, idéologique qui n'est pas conforme à ce qu'on doit attendre de lui
03:30pour rétablir la sécurité.
03:31Je m'explique.
03:32Quand vous entendez le président de la République dire qu'il faut faire preuve d'empathie,
03:36que la police doit faire preuve d'empathie, je suis désolé.
03:38On n'attend pas ça d'un président de la République.
03:39Et en tous les cas, ce n'est pas comme ça de ma fenêtre, à mon avis,
03:43qu'on peut soutenir les forces de l'ordre et qu'on apporte un soutien aux forces de l'ordre.
03:47Le soutien aux forces de l'ordre, il est évidemment financier, technique, matériel.
03:52Il est aussi moral.
03:53La police et la gendarmerie, mais aussi les pompiers, en réalité,
03:57n'ont pas besoin de cours d'empathie donnés par le président de la République
04:00et par son gouvernement.
04:01Ils ont besoin de se sentir soutenus.
04:03Donc il y a d'abord un déni ou une idéologie, en tous les cas,
04:06qui ne permet pas, je crois, d'amener la sécurité aux Français.
04:11Mais concrètement, justement, amener la sécurité aux Français,
04:14on voit bien que le discours du président de la République est rattrapé par la réalité.
04:18Ce sont ces images ce soir.
04:19Vous, au pouvoir, que faites-vous ?
04:21Que faites-vous ce soir pour reprendre le contrôle ?
04:23Plusieurs choses.
04:24D'abord, on nous a indiqué qu'il y avait des black blocs qui venaient de pays étrangers.
04:28Ça, c'était surtout pour hier, je crois.
04:31Allemagne, Suède, Norvège, Europe du Nord.
04:33Alors, vous savez que pendant le Covid, on avait repris temporairement
04:37et de façon assez efficace, finalement, le contrôle des frontières.
04:41Ces black blocs, en général, ils sont fichés, ils sont signalés, ils sont connus.
04:44Je ne comprends pas qu'en n'ayant pas anticipé la situation,
04:48ce gouvernement n'ait pas eu l'idée, en tous les cas,
04:51d'essayer d'empêcher ces black blocs d'arriver.
04:54Ce qu'il faudrait faire, c'est prendre le modèle de ce qui se fait peut-être pour les hooligans,
04:58c'est-à-dire demander aux gens qui sont fichés ou interpellés de pointer au commissariat.
05:02Ce qu'il faudrait faire, c'est d'assigner des gens, des délinquants et des voyous à résidence.
05:06Ce qu'il faudrait faire, c'est classer les mouvements antifas,
05:10comme le fait d'ailleurs l'Union européenne,
05:11ce n'est pas que des conneries, l'Union européenne, parfois,
05:13il y a des choses qui peuvent être censées,
05:15comme des organisations terroristes.
05:17Parce que je rappelle aussi que la convergence de l'extrême-gauche politique,
05:21la France insoumise,
05:23avec la racaille de banlieue,
05:25ce cocktail détonnant, donne les résultats que nous voyons.
05:29Là-dessus, Laurent Valdiguet ?
05:30Est-ce que vous êtes favorable à une commission d'enquête parlementaire
05:33sur la journée d'hier, justement ?
05:36Oui, mais c'est l'exercice minimal.
05:38Pour mettre à part le maintien de l'ordre.
05:39D'accord, mais ça c'est après, je veux dire,
05:41c'est après, on va faire des constats.
05:42On continue à faire des constats.
05:44Finalement, ça fait dix ans qu'ils sont là.
05:45Après, à part avoir fait élire des députés France insoumise,
05:48d'Edouard Philippe à Sébastien Lecornu,
05:50cette majorité, ils ont créé...
05:52C'est simple, le maintien de l'ordre.
05:53Ce n'est pas si simple, il ne suffit pas de...
05:55Monsieur Valdiguet, je ne vous dis pas que c'est simple.
05:58Je vous dis que ça fait dix ans qu'ils sont là.
05:59Le président de la République a eu, d'ailleurs,
06:01très peu d'intérêt pour les questions régaliennes.
06:03C'était reconnu dès le début du mandat.
06:05La sécurité, ça ne le passionne pas.
06:07Bon, imaginons que...
06:09Ça ne le passionne pas, mais en 2018,
06:10ils ont quand même changé le maintien de l'ordre,
06:12la doctrine du maintien de l'ordre,
06:13en quelques jours après la préservation.
06:15L'évolution de la violence dans notre société.
06:18Les chiffres qui se sont dégradés année après année.
06:22On peut trouver les causes, on peut expliquer les causes,
06:24on peut faire de la sociologie,
06:25mais la réalité, c'est que depuis dix ans,
06:28on voit une société de plus en plus violente,
06:29on voit une société également dans laquelle
06:31l'impunité s'est installée,
06:33mais l'impunité, c'est quoi ?
06:34C'est le résultat d'une certaine forme de laxisme.
06:38Nous, on a fait des propositions,
06:39et on peut nous combattre,
06:40on n'est pas obligé de prendre toutes nos propositions,
06:42mais pendant toutes ces années,
06:43moi, ça va faire dix ans.
06:44Mais en l'occurrence, la loi Casseur dont vous voulez,
06:47elle va arriver plus vite que prévue au Sénat
06:49et puis à l'Assemblée nationale,
06:51mais à plus court terme, vous avez raison,
06:53on peut parler de commission d'enquête parlementaire,
06:55on peut parler aussi de cette loi Casseur,
06:56mais là, à plus court terme,
06:58ce soir, par exemple,
06:59est-ce qu'il aurait fallu instaurer l'état d'urgence ?
07:01Non, mais l'état d'urgence,
07:02c'est colmater les brèches,
07:04c'est provisoire, ce n'est pas...
07:05Moi, je vous ai parlé d'assignation à résidence,
07:07je vous ai parlé de faire pointer les gens au commissariat,
07:10ça, c'est très concret,
07:10et je pense que ça peut avoir des incidences.
07:12Moi, je ne veux pas, je vais vous dire,
07:14je ne veux pas vivre dans un pays
07:15dans lequel on dit aux Français
07:17de renier leur liberté,
07:20leur liberté d'aller y venir,
07:22leur liberté d'aller au cinéma un dimanche soir,
07:25au Forum des Halles,
07:27parce qu'il y a des casseurs.
07:28Moi, je ne m'habituerai jamais à ça.
07:29Parce que vous dites que...
07:30Ce n'est pas nos libertés qui doivent reculer,
07:32c'est les libertés des casseurs qui doivent reculer.
07:34Ce n'est pas les nôtres qui doivent reculer.
07:35Mais M. Chenu, vous avez une indignation
07:37qui est sans doute identique à celle de la quasi-totalité
07:40des Français ce soir.
07:42Vous pointez un certain nombre de failles
07:44dans la manière dont Emmanuel Macron a géré le pays
07:47depuis dix ans.
07:48Vous pointez la responsabilité
07:50des mouvements ultra-gauches
07:51et de la France insoumise en particulier.
07:54Concrètement, puisque Marine Le Pen
07:55aspire à devenir présidente dans six mois.
07:58En situation, Marine Le Pen présidente,
08:01aujourd'hui ou dans six mois,
08:03face à un tel mouvement, ce soir,
08:04c'est-à-dire au soir d'un tel mouvement,
08:06quelles sont les mesures précises
08:07qu'une Marine Le Pen présidente
08:09aurait pu annoncer ?
08:11Je vous en ai annoncé,
08:13elles sont très précises,
08:14elles sont très concrètes, je crois.
08:16Mais il y a également, évidemment,
08:18des peines de justice à rendre très effectives.
08:22La justice doit aller plus vite.
08:24Les peines de l'usée,
08:25elles ne sont pas prononcées le soir même.
08:26Et Gérald Darmanin lui-même
08:28a demandé de la plus grande sévérité.
08:30Ce n'est pas lorsque la France est affleuée à sang
08:31qu'il faut se tourner vers le Rassemblement National
08:33en nous disant ce soir,
08:34maintenant, qu'est-ce que vous feriez ?
08:36Nous, on fait des propositions depuis dix ans.
08:38Nous, depuis dix ans,
08:39on explique qu'il y a dans la délinquance
08:40une surreprésentation de la jeunesse,
08:43une surreprésentation de l'immigration.
08:45Et tant que vous ne travaillez pas
08:48sur ces deux facteurs dans la délinquance,
08:50vous continuerez à avoir une délinquance
08:51de plus en plus violente.
08:52Parce que si vous n'arrêtez pas les criminels,
08:54eh bien, ils continueront.
08:55Donc, à un moment, il faut stopper cela.
08:58Donc, ce soir, en l'occurrence,
08:59vous feriez comme le pouvoir,
09:01c'est-à-dire, vous diriez aux forces de l'ordre
09:03de rétablir, de tenter de rétablir l'ordre
09:05aussi longtemps que ça durera ?
09:06Je vous le redis, nous assignerions des gens
09:07à résidence.
09:09Nous ferions pointer des gens interpellés
09:10au commissariat chaque semaine et chaque jour.
09:13Nous saisirions les allocations familiales
09:15ou les aides sociales des familles
09:17dont les enfants mineurs ou majeurs, d'ailleurs,
09:20sont mis en cause.
09:21Ça, ils pourraient le faire, d'ailleurs.
09:23Ils pourraient très bien le faire.
09:24Un mis en cause, eh bien, il devra payer
09:27jusqu'à la fin de ses jours,
09:29si ça doit être jusqu'à la fin de ses jours,
09:30ce qu'il a cassé.
09:31Mais s'il ne peut pas le faire,
09:33eh bien, on lui saisira ses aides sociales
09:35parce que souvent, parce qu'on nous dit,
09:36il y a une délinquance d'opportunité.
09:37C'est-à-dire, ces gens sont devenus délinquants
09:39comme ça, en passant devant un magasin ouvert.
09:41Ils se sont dit, tiens, je vais aller me servir.
09:42Ça veut dire qu'ils sont fonctionnaires
09:43des postes la journée, ils sont serveurs,
09:45ils sont cuisiniers, ils sont coiffeurs.
09:47Non, ce sont des purs produits de la délinquance
09:49qui vivent et du trafic et des aides sociales.
09:54Ça, c'est très concret, ce serait assez différent
09:55de ce que fait le gouvernement.
09:56Est-ce que vous seriez même prêt à dire
09:58qu'avec toutes ces mesures que vous vous prenez
10:00depuis dix ans, comme vous venez de l'expliquer,
10:02ce qui s'est passé depuis 24 heures,
10:04en particulier depuis 24 heures,
10:06aurait été évité, avec vous au pouvoir ?
10:08Si nous étions au pouvoir depuis dix ans,
10:11comme Emmanuel Macron,
10:13et que nous avions eu dix années
10:14pour développer une politique sécuritaire,
10:17migratoire, sociale, éducative dans le pays,
10:21oui, je pense qu'on n'aurait pas exactement
10:22le même genre de résultat.
10:23J'en suis même certain,
10:24je vous ai parlé de rétablir des contrôles aux frontières,
10:27je pense que la politique que nous menons
10:28et que nous proposons n'a rien à voir
10:30avec la farce qui a été présentée depuis dix ans
10:33d'Edouard Philippe à Sébastien Lecornu
10:35sous l'égide d'Emmanuel Macron.
10:36Il y a quelqu'un sur ce plateau,
10:37tout à l'heure, je ne vais pas vous dire qui c'est,
10:38pas tout de suite, du moins,
10:39qui disait que les gens ne peuvent plus,
10:41les gens sont à bout,
10:43les gens sont exaspérés,
10:44et du coup, ça pète de partout,
10:46et c'est normal.
10:47Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
10:49Je ne trouve pas que ce soit normal
10:51que ça pète de partout.
10:53D'abord, ça ne pète pas de partout.
10:54C'est Philippe Foutou qui disait ça.
10:55Oui, mais voilà,
10:56je ne suis pas d'accord avec lui.
10:58Ça ne pète pas de partout.
10:59Ce sont des criminels, des voyous,
11:01des casseurs, des pilleurs
11:02qui mettent la société à feu et à sang.
11:04Moi, j'entends de l'autre côté...
11:04Ces dernières 24 heures,
11:05vous ne diriez pas que ça pétait de partout ?
11:07Madame, ça pète de partout
11:08sous le joug de ces voyous.
11:11Des Français qui manifestent,
11:12ils ont le droit de manifester.
11:13Des Français qui ont des choses à dire,
11:15des comptes à demander au gouvernement,
11:17ne pas être content,
11:18j'en rencontre tous les jours.
11:19Et il y a de quoi entre les problématiques
11:21de la vie chère,
11:22les problématiques du coût de l'énergie, etc.
11:25Et bien ça, il faut aussi traiter ces problèmes-là.
11:27Mais vous avez donc ici
11:28la convergence de deux problématiques.
11:30Les problèmes sociaux des Français
11:31qui manifestent avec beaucoup de bonne foi
11:33et qu'il faut entendre et résoudre.
11:36Et puis de l'autre côté,
11:36les problèmes sécuritaires
11:38qu'on connaît dans notre pays depuis très longtemps.
11:39Monsieur Chenu,
11:41puisqu'on vous place dans la situation
11:43de si vous étiez aux commandes,
11:44si vous étiez aux commandes pas depuis 10 ans,
11:45mais depuis 15 jours,
11:47est-ce que vous prenez votre part ce soir
11:48pour dire
11:50peut-être qu'avec les lycéens,
11:51il aurait fallu faire autrement
11:52que de crier aux violences urbaines ?
11:54Parce que, regardez,
11:55au vu de la journée d'hier
11:56où on a vécu des violences urbaines massives,
12:00est-ce que finalement,
12:02avec les lycéens,
12:03vous auriez pas pu traiter les choses différemment
12:05et reprendre le fil d'une discussion
12:07et d'un dialogue
12:08qui manifestement n'a pas abouti
12:11puisqu'on est arrivé à la journée d'hier ?
12:12Monsieur Valiguet,
12:14ce qu'il faut en politique
12:16et comme souvent finalement
12:17dans la vie mais aussi professionnelle,
12:19c'est, tant que faire se peut,
12:21anticiper les choses.
12:22L'écroulement de notre système éducatif,
12:24il date pas d'aujourd'hui,
12:26il date pas d'il y a 15 jours.
12:27Les classements PISA,
12:28on les a tous les ans.
12:29Les résultats,
12:31les atteintes à la laïcité,
12:33l'angoisse de parcours sup,
12:34tout ça est très documenté
12:35depuis des années.
12:37Donc ça veut dire qu'en fait,
12:38là aussi,
12:38mais c'est comme à chaque fois
12:39qu'il y a un fait d'actualité.
12:41On a l'impression
12:41qu'un fait d'actualité
12:42met une lumière crue
12:44sur des problèmes
12:44que nous connaissons
12:45depuis des années
12:46et finalement on s'aperçoit
12:47que l'État est en train
12:48de s'effondrer de l'intérieur
12:48et c'est exactement ce que je pense.
12:50Alors c'est ce que dit Marine Le Pen d'ailleurs.
12:51Notre pays s'effondre de l'intérieur.
12:53Elle dénonce une crise profonde
12:54qui fait peser une menace
12:55sur la démocratie.
12:56Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
12:57Est-ce que par exemple,
12:58vous comme Éric Ciotti,
12:59vous appelez à une présidentielle anticipée ?
13:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:03Emmanuel Macron nous annoncerait
13:04qu'il part,
13:05on ne verserait pas une larme
13:06et on se mettrait immédiatement à l'œuvre
13:09pour convaincre les Français
13:11de nous faire confiance.
13:13Mais moi,
13:13je ne sais pas de la politique fiction.
13:14Mais c'est ce qu'il fait Éric Ciotti.
13:15Est-ce que vous souhaitez son départ ?
13:17C'est votre allié, Éric Ciotti.
13:19Ça me ferait très plaisir
13:20qu'Emmanuel Macron,
13:20ce soir, parte.
13:21Vous n'y croyez pas.
13:22Je suis assez lucide.
13:24Le personnage d'Emmanuel Macron
13:25qui préférait avant-hier
13:27aller applaudir Céline Dion
13:28au très beau spectacle au demeurant.
13:29Vendredi.
13:30Oui, vendredi, avant-hier.
13:31Oui.
13:31Voilà.
13:32Eh bien,
13:33montre par cette espèce de désinvolture
13:35que finalement,
13:36les problèmes des Français,
13:37il est très au-dessus,
13:38il est totalement reçu.
13:39Alors, le décalage
13:40entre ce qui se passe dans la réalité
13:41et ce que fait un responsable politique,
13:43je ne suis pas sûre
13:44que vous devriez aller
13:44sur ce terrain-là,
13:45M. Chenu.
13:46Pourquoi ?
13:46Parce que vous avez vous-même
13:47été victime,
13:48votre parti,
13:49Jordan Bardella,
13:50de ce genre de polémique.
13:51Non mais, madame,
13:52le président de la République
13:53doit gouverner,
13:54doit présider, pardon,
13:55le pays.
13:56Quand un président de la République
13:58fait preuve de désinvolture,
13:59ne s'intéresse pas
13:59aux problèmes des Français,
14:01leur fait des remarques
14:02pendant dix ans
14:03sur la façon
14:04dont ils devraient se tenir.
14:06Oui, on attend autre chose
14:07et je pense qu'effectivement,
14:08avec Marine Le Pen,
14:08on aura autre chose.
14:10Donc, si vous voulez
14:10qu'Emmanuel Macron
14:11fasse un bras d'honneur
14:12matin, midi et soir aux Français,
14:14ce soir,
14:15ce qu'il a fait
14:15était aussi
14:16d'une désinvolture consternante.
14:18Emmanuel Macron,
14:19écoutez,
14:20je vais vous le dire
14:20avec beaucoup honnêteté.
14:21Vous diriez,
14:21comme Jordan Bardella,
14:22que c'était lamentable ?
14:23Oui,
14:24oui,
14:24je dirais ça
14:25parce que
14:25quand j'ai allumé
14:27ma télévision
14:27sur BFM ce soir
14:29pour l'écouter,
14:30j'attendais quelque chose.
14:32Naïvement encore,
14:33je m'attendais
14:34à ce que le président
14:34de la République,
14:35je ne sais pas
14:36ce qu'il allait décider,
14:37ce qu'il allait dire,
14:38mais je m'étais dit
14:38il va quand même
14:39prendre ça au sérieux
14:40et dire aux Français
14:41des choses percutantes.
14:43J'ai entendu
14:45quelques mots
14:45à destination,
14:47c'est le service minimum,
14:48des forces de l'ordre,
14:49des commerçants
14:50et c'est tout.
14:51Et quand ça s'est arrêté,
14:52Il a demandé aux formations politiques,
14:54on peut penser qu'on le pense,
14:55il pensait à la France insoumise,
14:56de clarifier leur position
14:58et de dire clairement
15:00qu'il a rejeté la violence.
15:02Vous soutenez le fait
15:03qu'il réclame ça
15:04de tous les partis ?
15:04Non mais M. Tabard,
15:06on n'a pas attendu
15:06Emmanuel Macron
15:07pour rejeter la violence,
15:08pour la condamner,
15:10pour dire que c'était inacceptable.
15:11On n'a pas besoin d'un prof,
15:12on n'a pas besoin
15:13de quelqu'un
15:13qui vient nous convoquer
15:13Est-ce que c'est pas nouveau
15:14de sa part
15:14que le Somme est l'effet
15:15de faire ça ?
15:16Mais il les a fait élire,
15:18qu'est-ce que vous voulez
15:18que je vous dise ?
15:19Il a fait élire
15:19des quantités de députés
15:20France insoumise
15:21pour ensuite nous dire finalement
15:23que c'est des gens
15:23totalement irresponsables.
15:24Enfin, on le sait
15:25que c'est des gens irresponsables,
15:26il suffit d'écouter
15:27leur discours
15:27et de voir avec qui ils travaillent.
15:29Quand ils travaillent
15:29avec M. Poutou,
15:30qui est associé de LFI,
15:32quand ils travaillent
15:32avec la jeune garde,
15:33on dit qu'on ne peut pas
15:34confier la sécurité
15:35de notre pays
15:36à des gens pareils.
15:37M. Cheniot,
15:37on fait des allers-retours
15:38évidemment avec ce qui se passe
15:39sur le terrain
15:39et je reviens vous voir
15:40dans un instant
15:41mais notre reporter
15:41est connecté avec nous.
15:43Il y a toujours
15:43beaucoup de tensions
15:44aux alentours
15:45de ce forum des Halles.
15:48Exactement, regardez,
15:49on se situe à quelques mètres
15:51de ce forum,
15:51il y a énormément,
15:53énormément de CRS
15:55qui sont présents ici
15:56qui font notamment
15:57usage de gaz lacrymogène
15:59puisqu'il y a également
16:00face à énormément
16:02de personnes,
16:04de plieurs,
16:06de casseurs
16:07qui tentent ici
16:08d'entrer dans le forum
16:09des HCC.
16:10C'est ce qui est en train
16:11de se passer là
16:11sur la gauche peut-être
16:13pour montrer sur nos images
16:15il y a des tentatives
16:16d'intrusion,
16:16des tentatives de pliage
16:18sur les magasins,
16:20à l'encontre des magasins
16:21qui se situent
16:22dans le forum des Halles
16:22et on a vu tout à l'heure
16:24dans ce forum
16:25des employés
16:25qui continuaient
16:26de barricader
16:27leur commerce
16:28pour éviter
16:29d'être victimes
16:29de casse
16:30et donc voilà
16:31ce qui se passe.
16:32On est en plein cœur
16:33de ces opérations
16:34de chasse
16:36aux plieurs
16:37et là c'est des charges
16:38comme celle-ci
16:39que vous assistez
16:40en direct,
16:42des CRS
16:42envers
16:43justement
16:44ces plieurs
16:45qui tentent
16:46à chaque fois
16:47à toutes les 5-6 minutes
16:48quand c'est
16:49dans des commences
16:50et le contrat
16:52c'est assez saisissant
16:53parce que seulement
16:53quelques mètres
16:54il y a un peu des personnes
16:55qui sont dans un restaurant
16:56qui sont en train
16:57de manger leurs plats
16:58et qui assistent
16:59à ce spectacle désolant
17:02à seulement quelques mètres
17:04le contrat
17:05c'est assez saisissant
17:06et vous imaginez
17:07attention ici
17:07du côté des forces de l'Anne
17:08qui doivent intervenir
17:09des 2-3-5 minutes
17:11à l'encontre
17:12de ces pilleurs
17:13qui veulent continuer
17:13de se vivre ici
17:14dans la nuit
17:15et la soirée parisienne
17:17Les tensions
17:18d'un côté
17:19les dégâts
17:20de l'autre
17:21ce sont deux images
17:22qui nous parviennent
17:23en direct
17:23on voit ces rues
17:25avec ce feu
17:26ces rues jonchées
17:27de débris
17:28de dégâts
17:29après ces violences
17:30de ces dernières heures
17:31et les pompiers
17:32aussi mobilisés
17:33parce qu'il y a
17:33les forces de l'ordre
17:34il y a les policiers
17:35il y a les gendarmes
17:36il y a aussi les pompiers
17:37qui sont mobilisés
17:38maintenant depuis
17:38plusieurs heures
17:40est-ce que le ministre
17:42de l'Intérieur
17:43vous a appelé
17:43à sa démission
17:44Sébastien Chenu ?
17:46ça servirait à quoi
17:47pour être remplacé
17:47par un gus
17:49du même style
17:50qui pense la même chose
17:51bon il est nul
17:52tout le monde le voit
17:53il est incapable
17:54d'assurer la sécurité
17:55des français
17:56on le voit
17:57un gus
17:58du même style
17:59voilà exactement
18:00c'est ce que vous dites
18:00lui-même d'ailleurs
18:01a reconnu
18:02que la situation
18:02lui échappait
18:03et si vous voulez
18:04ça devrait obliger
18:06tous ces gens
18:07du bloc central
18:08donneurs de leçons
18:10du matin au soir
18:11à faire preuve
18:12de beaucoup de retenue
18:13ils n'ont plus
18:14aucune crédibilité
18:15vous m'entendez madame
18:16vous parlez de retenue
18:19mais vous parlez de gus
18:20de gus
18:21de même style
18:22vous disiez hier
18:23à Sophie Binet
18:24sur twitter
18:24j'ai été assez interpellée
18:26par vos mots
18:27sur le réseau social twitter
18:29vous disiez
18:29Sophie Binet
18:30elle réagissait
18:31vous disiez
18:31faux cul
18:31à Marine Tondelier
18:33ferme-la s'il te plaît
18:34à Olivier Faure
18:35tais-toi
18:35et vous appelez
18:36à la retenue
18:36madame
18:37madame
18:37je pourrais effectivement
18:39peut-être être
18:40plus mesuré
18:41dans l'expression
18:42et dire à monsieur
18:43Olivier Faure
18:43si vous voulez
18:44être bien aimable
18:45fort gentil
18:48de vous exprimer
18:49avec un peu plus
18:50de retenue
18:51avouez
18:52chère madame
18:52que pour des gens
18:53qui nous traitent
18:54de nazis
18:54de fascistes
18:55de collabos
18:57d'antisémites
18:58et autres etc
18:59toute la semaine
19:00leur dire de se taire
19:01hier soir
19:02j'ai connu des attaques
19:04plus violentes
19:04chère madame
19:05donc moi je dis à ces gens
19:06qui vous donnent des leçons
19:07toute l'année
19:08qui nazifient
19:09les gens qui demandent
19:10et qui font des propositions
19:11pour la sécurité
19:12parce que lorsqu'on propose
19:13des choses pour la sécurité
19:14ces gens-là
19:15nous traitent de nazis madame
19:16quand on demande des moyens
19:17pour les forces de l'ordre
19:18ces gens-là
19:19madame Binet
19:20madame Tondelier
19:21monsieur Faure
19:22nous traitent de nazis
19:23donc si vous voulez
19:23j'ai connu des attaques
19:24plus difficiles
19:26plus désagréables
19:27que leur demander
19:29de se taire
19:29donc je vous dis simplement
19:30que ce soit le bloc central
19:32qui a fait élire ces gens-là
19:33et qui doit sa survie
19:34aux groupes socialistes
19:35encore l'année dernière
19:36ou que ce soit
19:37la gauche
19:38l'extrême gauche
19:39je pense qu'ils n'ont
19:39aucune crédibilité
19:41et je vais plus loin
19:42le manque de
19:43ce qu'ils font
19:44de l'image de la France
19:44à l'international
19:45avec les conséquences
19:47que ça peut avoir
19:48économiquement
19:48dans une situation
19:49qu'il a encore
19:50et leur fait
19:52et leur responsabilité
19:54et bien
19:55inciteraient
19:56devraient inciter
19:56tous ces gens
19:57à beaucoup de retenues
19:58vous avez honte
19:59aujourd'hui
20:00vous avez honte
20:01d'être français
20:03pas du tout
20:03j'ai jamais eu honte
20:04de mon pays
20:05je n'aurais jamais honte
20:06de mon pays
20:06ni d'être français
20:07j'ai honte des dirigeants
20:08de mon pays
20:09oui j'ai honte
20:10que des gens
20:11qui se sont fait élire
20:12parce que c'est une escroquerie
20:13la Macronie
20:14c'est une escroquerie
20:16d'avoir fait croire
20:17oui c'est vrai
20:19on va dire
20:19après que j'utilise un mot
20:21un peu ordinaire
20:22mais c'est une escroquerie
20:23d'avoir fait croire
20:24aux français
20:25qu'on allait vous ramener
20:26la croissance
20:27le plein emploi
20:27la sécurité
20:28les jours meilleurs
20:29ces gens ont abîmé
20:30notre pays
20:31Laurent Valdiguier
20:32je voudrais qu'on comprenne
20:33ce qui se passe
20:33sur ces images
20:34en direct
20:36notre reporter
20:37qui est sur place
20:37nous parle de 200 individus
20:40cagoulés
20:41masqués de noir
20:42il y a quand même
20:42des forces de l'ordre
20:43déployées
20:43en grand nombre
20:44il me semble
20:45comment elles ne parviennent pas
20:47à mettre un terme
20:48à ces pillages
20:49et ces débordements
20:51d'abord parce qu'ils sont
20:52très mobiles
20:52et ensuite parce qu'on voit bien
20:54qu'il y a un jeu
20:55de création
20:56d'une barricade
20:57d'un endroit qui va brûler
20:58un point fixe
21:00et puis autour de ce point fixe
21:01pas forcément à proximité
21:03éventuellement des pillages
21:04donc il y a une partie
21:07des manifestants
21:08c'est ce qui s'est passé hier
21:10il y avait à la fois
21:11des points de fixation
21:13qui nécessitaient
21:14beaucoup de policiers
21:16et puis à la fois
21:17des endroits
21:18où des petits groupes
21:19de 15 ou 20 suffisent
21:21qui pillaient un magasin
21:22en un temps extrêmement rapide
21:24d'un monsieur Chenu
21:25tout ça vous devrez
21:26vous insister
21:27si vous aspirez
21:28à être un jour
21:29ministre de l'intérieur
21:30à plus de modestie
21:31tellement c'est difficile
21:32le maintien de l'ordre
21:33c'est d'une grande difficulté
21:36parce que d'abord
21:36vous gérez des policiers
21:37vous gérez des policiers
21:39sur la durée
21:39et vous gérez une rue
21:41de plus en plus compliquée
21:43de plus en plus difficile
21:44et quand on est sur le terrain
21:46comme moi
21:46certains jours
21:47on se dit
21:47à quel point on est
21:48une république fragile
21:50mais monsieur Valdiguet
21:52on est une république fragile
21:53probablement parce qu'on l'a aussi
21:54beaucoup
21:54parce qu'elle a été
21:55beaucoup fragilisée
21:56par un certain nombre
21:56de politiques
21:57qui ont été menées
21:58moi je suis quelqu'un
21:58je veux dire
21:59là-dessus de très modeste
22:00c'est-à-dire que je considère
22:01que c'est très dur
22:02d'assurer la sécurité
22:03d'un pays
22:03c'est un exercice
22:04pour lequel c'est très difficile
22:06mais quand je regarde
22:06et j'ai pris
22:08le témoignage
22:09d'un certain nombre
22:10de responsables
22:10de force de l'ordre
22:11qui me disent
22:11les canons à eau
22:12ont été déclenchés
22:13très tard
22:14les émeutes hier
22:14ont commencé vers
22:15midi 13h
22:16les canons à eau
22:17ont été déclenchés
22:17à 16h
22:18les centaures
22:18sont restés au garage
22:19les compagnies de CRS
22:20n'ont pas toutes été mobilisées
22:22les effectifs de BAC
22:23n'ont pas été appelés
22:24la CRS 8
22:25a été déclenchée
22:27également très tard
22:28c'est-à-dire vers 16h
22:29et bien vous vous dites
22:30qu'effectivement
22:30en voyant cela
22:32ça n'a pas été anticipé
22:34à la mesure
22:35de ce que ça doit être
22:36et effectivement
22:37quand on assume
22:37des responsabilités
22:38aussi importantes
22:39que celles
22:40de ministre de l'Intérieur
22:41ou de président de la République
22:41on doit en tirer
22:42des conséquences
22:43parce que
22:44c'est la conséquence
22:45tout ça
22:45de 10 ans
22:46de politique
22:49de politique
22:50néfaste
22:50ou en tous les cas
22:52improductive
22:52en matière de sécurité
22:53vous qui serez
22:54votre ministre de l'Intérieur ?
22:55je ne sais pas
22:55mais ce n'est pas forcément
22:56une question d'individu
22:58et ce n'est pas à moi de choisir
22:58c'est je l'espère
23:00Marine Le Pen
23:00et Jordan Bardella
23:01quand je dis vous
23:02je dis le Rassemblement National
23:04ce que je veux dire
23:05c'est qu'il y a bien sûr
23:06des gens qui seront
23:06très capables
23:07et on travaille
23:07avec des professionnels
23:08et avec des politiques
23:09qui connaissent bien
23:10cet univers-là
23:11des informations
23:11qui nous parviennent
23:12juste Guillaume Tabard
23:13c'est important
23:13de nos équipes
23:14sur le terrain
23:15et du service politique
23:18Hugo Capelli
23:19qui nous indique
23:19que la sécurité
23:20a été renforcée
23:21autour de l'hôtel de ville
23:22car des jeunes
23:23auraient tenté
23:24une approche
23:24on apprend aussi
23:25que la situation
23:26est tendue
23:27ça c'est un élu parisien
23:29qui dit que la situation
23:30est tendue
23:31au niveau de Burkamp
23:32plusieurs tirs de gaz lacrymogènes
23:33magasins pillés
23:34en ce moment
23:35opticien
23:37supermarché
23:38un élu parisien
23:39qui dit
23:39on manque de policiers
23:40abandon total
23:41depuis la tombée
23:42de la nuit
23:4350 nouvelles boutiques
23:44pillées
23:44apparissantes
23:45il y a les pillages
23:46Guillaume Tabard
23:47et ce qui est très particulier
23:48aussi quand même
23:49c'est que
23:50des lieux symboliques
23:51ont été pris
23:51pour ces dernières 24 heures
23:53des lieux de pouvoir
23:54aussi
23:55oui clairement
23:55des lieux de pouvoir
23:55je suis frappé de voir
23:56comment la chute
23:58finalement de la lanterne
23:59de l'hôtel de ville
24:00de Limoges
24:01est un peu le pendant
24:02de la chute
24:03de la flèche
24:05de Notre-Dame
24:05sauf qu'il y a
24:06une petite différence
24:06c'est que Notre-Dame
24:07c'était malheureusement
24:09accidentel
24:09là c'est criminel
24:10et intentionnel
24:11et délibérément
24:13cette ultra-gauche
24:14a ciblé
24:14des lieux de pouvoir
24:16un hôtel de ville
24:18ou c'est le cas
24:19la mairie
24:20à Marseille
24:21avec Marianne aussi
24:22bon
24:22il y a tout ça
24:24qui est délibéré
24:25qui traduit
24:25une intention
24:26politique
24:28réelle
24:28moi ce qui me surprend
24:29un peu
24:30c'est qu'on a l'air
24:30d'être surpris
24:31par ce qui s'est passé
24:31samedi
24:32comme si c'était
24:33un mouvement
24:35de contestation
24:36classique
24:37qui d'un seul coup
24:38et de manière surprenante
24:39avait dégénéré
24:40le mouvement
24:41que l'on a qualifié
24:42de mouvement lycéen
24:43au début
24:44depuis maintenant
24:45plusieurs semaines
24:46dès le début
24:47il y a eu des violences
24:48les blocages des lycées
24:49ont été violents
24:50il y a eu des poubelles
24:50sans commune mesure
24:52mais déjà
24:53il y avait de la violence
24:54et lorsqu'il y a eu
24:55cette violence
24:56qui était réelle
24:57qu'ensuite
24:57un certain nombre
24:58de forces politiques
24:59ont appelé
25:00à une sorte de convergence
25:01des luttes
25:02en disant
25:02il faut que
25:02toutes les colères
25:03sous-entendues
25:04que toutes les violences
25:05se coagulent
25:06il ne faut pas
25:07s'étonner ensuite
25:07que certains
25:08prennent ça
25:09au pied de la lettre
25:11et moi
25:12monsieur Chenu
25:13j'avais une question
25:13sur la suite concrète
25:15des événements
25:15parce que parmi
25:15les déclarations
25:16d'Emmanuel Macron
25:17ce soir
25:17il a renvoyé
25:19au préfet
25:20la responsabilité
25:21d'interdire
25:22ou non
25:23des manifestations
25:23à venir
25:25ou décréter
25:26le couvre-feu
25:27ou même
25:27d'interdire
25:28un certain nombre
25:28de manifestations
25:29vous estimez
25:30qu'effectivement
25:30c'est au préfet
25:31au cas par cas
25:32de décider
25:32ou est-ce que
25:33vous pensez
25:34que le gouvernement
25:35devrait avoir
25:35une position globale
25:37et puisque je crois
25:38que le 5 novembre
25:38il y a un autre mouvement
25:39qui est annoncé
25:40est-ce qu'il faudrait
25:40d'ores et déjà dire
25:41que pour éviter
25:43tant que l'ordre
25:44ne sera pas rétabli
25:45que l'on interdise
25:46ces mouvements annoncés
25:48alors d'abord
25:49sur les couvre-feu
25:49c'est souvent
25:50moi je crois au maire
25:52de décider
25:53voyez-vous
25:53moi je suis élu
25:54de Denain
25:54dans le nord
25:55madame le maire
25:56socialiste de Denain
25:57a décrété
25:58un couvre-feu
25:59et bien je la soutiens
26:01dans cette initiative
26:02et je pense que
26:03les maires savent apprécier
26:04au cas par cas
26:05probablement
26:06ce qui est le meilleur
26:06pour leur ville
26:07c'est pas la première fois
26:08d'ailleurs qu'à Denain
26:08on a un couvre-feu
26:09qui est décrété
26:10mais au-delà de ça
26:11je veux dire
26:12on se rassure
26:13à peu de frais
26:14l'état d'urgence
26:15je vous expliquais tout à l'heure
26:16que c'était assez cosmétique
26:17et beaucoup de personnes
26:18de professionnels de la sécurité
26:19vous disent
26:20que c'est assez cosmétique
26:21mais on ne traite pas
26:22les problèmes de fond
26:24donc voilà
26:25que les préfets
26:26aient cette responsabilité
26:28pourquoi pas
26:29ils sauront
26:30probablement apprécier
26:31la nécessité ou pas
26:32de couvre-feu
26:33ici ou là
26:34donc vous dites
26:35qu'il vaut mieux
26:36que ces décisions-là
26:37elles se prennent
26:37à l'échelle locale
26:38bien sûr
26:38probablement
26:39ils sont les plus à même
26:40de pouvoir l'apprécier
26:41moi quand je vois
26:42l'état du centre-ville de Lille
26:43qui a été ravagé
26:46hier
26:47effectivement
26:47je pense que
26:48ça ne doit pas se gérer
26:49au niveau du ministère
26:50de l'Intérieur
26:51mais ça doit effectivement
26:52faire partie
26:53de décisions décentralisées
26:54mais encore une fois
26:55c'est une décision
26:58d'urgence
26:59qui est appliquée
27:01ce ne sont pas
27:02des politiques
27:03de sécurité
27:04qui devraient guider
27:06ou en tous les cas
27:07inspirer
27:08un gouvernement
27:09qui aurait une vision
27:10à court
27:11long et moyen terme
27:12elle n'existe pas
27:13vous diriez
27:13comme Jean-Luc Mélenchon
27:14que finalement
27:15ce gouvernement
27:16est responsable
27:17de tout ce qui se passe
27:17ce soir
27:19ah non
27:19je dirais que
27:21ce gouvernement
27:22a une grosse responsabilité
27:24il n'a pas anticipé
27:25il n'a pas mis de moyens
27:26il n'a pas soutenu
27:27ses forces de l'ordre
27:28il a créé une situation
27:28économique sociale
27:29dans le pays
27:30dont il récolte
27:32évidemment
27:33la colère
27:34mais je dirais
27:35que monsieur Mélenchon
27:36a été l'un des artisans
27:38du chaos
27:39en soufflant sur les braises
27:41en alimentant
27:42par le discours
27:42une violence politique
27:44qui effectivement
27:44vous savez
27:45c'est la phrase
27:45du magistrat Lindon
27:47les paroles des salauds
27:49arment les bras
27:50des imbéciles
27:51eh bien
27:52je pense que
27:52Jean-Luc Mélenchon
27:53en faisant converger
27:54sa pensée politique
27:56avec la racaille
27:57d'extrême gauche
27:58qui pousse
27:59qui excite
27:59et on l'a vu avec les lycéens
28:01tout à l'heure
28:01on parlait des lycéens
28:02moi je suis très attentif
28:04aux revendications des lycéens
28:05il y a plein de revendications
28:06que je trouve légitimes
28:07et intéressantes
28:07c'est la jeunesse
28:08de notre pays
28:08il faut en prendre soin
28:09mais ils ont été excités
28:11tous ces élus LFI
28:13le maire de Saint-Denis
28:14qui a réitéré d'ailleurs
28:15ses propos en disant
28:16que la violence était légitime
28:18la seule violence légitime
28:19dans une démocratie
28:19c'est celle qui est détenue
28:20par l'État
28:21oui la France insoumise
28:23M. Mélenchon
28:23ont une part de responsabilité
28:25dans le chaos
28:26auquel nous faisons face
28:27aujourd'hui
28:27les lycéens
28:28qui seront finalement reçus
28:29par le Premier ministre
28:29ça fait partie des annonces
28:31réponses politiques
28:32du Président de la République
28:34ce soir
28:34dernière question
28:35Sébastien Chenu
28:36et après on va retrouver
28:37notre équipe sur le terrain
28:38est-ce que cette situation
28:40peut tenir six mois
28:41jusqu'à la prochaine présidentielle ?
28:42mais j'espère surtout
28:43que l'ordre va être rétabli
28:45parce que
28:46dans les heures qui viennent
28:47cette situation ne peut pas durer six mois
28:49la France ne peut pas être
28:50d'abord
28:51le pays basculera
28:54économiquement
28:54nous ne pouvons pas
28:55tenir comme ça
28:56dans toutes les grandes villes de France
28:57avec des centres-villes
28:58dévastées
28:58le pays basculerait
29:00dans quelque chose
29:00dans une inconnue
29:01qu'il ne faut souhaiter
29:02pour rien au monde madame
29:04pour rien au monde
29:05moi je souhaite
29:05que la sécurité soit rétablie
29:07je suis très critique du gouvernement
29:08je lui souhaite de rétablir
29:09je lui demande de rétablir
29:11la sécurité
29:12au bénéfice des Français
29:13qui travaillent
29:14qui se lèvent
29:15qui ont besoin
29:15de notre jeunesse
29:17et pas
29:18de prendre les Français
29:19pour des imbéciles
29:20alors qu'ils ont repris
29:21des cahiers de doléances
29:22qui termineront la poubelle
29:23que le président
29:23on ne sait pas quelle forme
29:24ça prendra
29:25mais le président
29:25a laissé entendre
29:26que les partis politiques
29:27seraient reçus
29:27dans les jours qui viennent
29:28pour évoquer la situation
29:30vous irez ?
29:31on est toujours allé
29:32quand on nous a demandé
29:33de venir
29:34mais si c'est pour faire des constats
29:36ça n'a pas d'intérêt
29:37notre discours
29:38je crois qu'il est connu
29:39ce que je dis ici
29:39Jordan Bardella
29:41le dira mieux que moi
29:43au Premier Ministre
29:45je veux dire
29:46si c'est pour se regarder
29:46dans le blond des yeux
29:47et puis prendre acte
29:48dans un certain nombre de choses
29:49je ne vois pas tellement
29:50l'intérêt
29:50on n'attend pas des paroles
29:52et une fois
29:53j'avais dit
29:54il y a fort longtemps
29:54j'avais croisé Emmanuel Macron
29:55je lui avais déjà dit
29:56sur un autre sujet
29:57je lui avais dit
29:58que les Français
30:00étaient fatigués
30:01des paroles
30:01et attendaient des actes
30:02j'avais pris beaucoup
30:03de tact pour lui dire
30:04le président de la République
30:05m'avait demandé
30:06de me mêler
30:06de ce qu'il me regardait
30:08donc évidemment
30:09à partir du moment
30:11où on demande
30:11au président des actes
30:12et qu'il ne supporte pas
30:14qu'on lui demande des actes
30:15effectivement je crois
30:15qu'il n'est pas capé
30:16pour continuer la mission
30:17très longtemps
30:18il n'y a plus que 6 mois
30:20Sébastien Chenu
30:21merci d'avoir été
30:22avec nous
30:23deux informations
30:24à vous donner
30:24qui nous parviennent
30:25du service
30:25pour les justices
30:26de BFM TV
30:27de Mélanie Vecchio
30:28pour essayer de comprendre
30:29ce qui est en train
30:30de se jouer
30:30aux abords des Halles
30:32à Paris
30:32on est dans le centre de Paris
30:34des groupes
30:35épars de jeunes
30:36délinquants d'opportunités
30:37qui continuent
30:37de chercher à pied
30:38des magasins
30:39dans le secteur
30:39chaclet
30:40délinquants d'opportunités
30:42donc ils doivent être
30:42effectivement
30:43caméramans
30:45vendeurs de gaufres
30:46etc
30:47demain après-midi
30:48délinquants d'opportunités
30:49dans le sens
30:50Laurent Valdiguier
30:51même si cette expression
30:52ne plaît pas
30:53à M. Chenu
30:53dans le sens
30:54où il profite
30:55du chaos
30:56et des fragilités
30:57des barricades autour d'eux
30:59des points fixes
30:59qui provoquent
31:00on voit sur l'écran
31:02des tirs de gaz lacrymogènes
31:04pour disperser
31:05justement
31:05en général
31:06pour que les pompiers
31:07puissent intervenir
31:07s'il y a un feu de voiture
31:09ou de poubelle
31:10et ensuite
31:11en marge de ça
31:12des pillages de magasins
31:13c'est vrai que c'est le scénario
31:15du pire
31:15que pendant plusieurs soirs
31:17en tout cas
31:18c'était le scénario du pire
31:19ce soir
31:19que ça recommence ce soir
31:21et que
31:22comme dans les émeutes urbaines
31:24des émeutes en banlieue
31:25de 2023
31:26ça dure
31:27parce que là
31:27c'est très difficile
31:28d'enrayer une spirale
31:30dans plein de villes
31:3350 interpellations ont été réalisées
31:35ces deux dernières heures
31:36portant ainsi le bilan
31:37à 92 interpellations
31:39à 22h30
31:40notre reporter
31:41est sur place
31:43c'est à vous
31:44racontez-nous ce qui se passe
31:46et bien on assiste maintenant
31:48depuis plusieurs heures
31:50ici à des opérations
31:52de casse aux pireurs
31:54aux casseurs
31:54du côté ici
31:55du idéal
31:57et du forum idéal
31:58et donc on a
31:59ici parfois
32:00de nombreuses interventions
32:01des forces de l'ordre
32:03qui tentent justement
32:04d'aller à la rencontre
32:06de ces pireurs
32:06et de ces casseurs
32:07qui on l'a vu
32:08à plusieurs reprises
32:09tentent encore
32:10encore dimanche soir
32:1223h passées
32:13à entrer
32:14dans les différents commerces
32:15ici du quartier
32:17à casser certaines vitrines
32:19et donc ici
32:20de nombreuses unités
32:21de CRS
32:22on a vu des unités
32:24notamment du département
32:26du 94
32:26il y a énormément
32:28d'unités présentes ici
32:30mais le problème
32:30c'est qu'en face
32:31il y a également
32:31énormément de personnes
32:33face à ces unités
32:35des personnes vêtues
32:36de noir
32:37qui essayent parfois
32:38de piller
32:39qui essayent parfois
32:40de créer des affrontements
32:42avec les forces de l'ordre
32:44on a vu quelques
32:44j'ai de projectiles
32:45il y a seulement
32:46quelques secondes
32:47des bouteilles en verre
32:48et donc en riposte
32:49des jets de gaz lacrymogènes
32:51de la part
32:51de ces forces de l'ordre
32:53qui essayent à chaque fois
32:54d'éloigner
32:54les pilleurs
32:55déjà d'eux-mêmes
32:56mais surtout
32:57aussi des commerces
32:59qui continuent ici
33:00d'être pillés
33:01du côté
33:01des Halles
33:02voilà ce qu'on voit
33:03ici ce soir
33:04et les habitants aussi
33:05ici sont circonscrits
33:07parce qu'ils se disent
33:08mais jusqu'où
33:09jusqu'à quand
33:10ça va durer
33:11parce que ça paraît
33:12une éternité
33:13ici dans les rues
33:14des alliantants
33:15des commerçants
33:16qui essayent
33:16je l'ai vu il y a quelques secondes
33:18de se mettre à l'entrée
33:19de leur établissement
33:20même alors que la vitrine
33:21est totalement brisée
33:23mais qu'ils se mettent devant
33:24comme un rempart
33:25pour éviter
33:26ici
33:27que les pilleurs
33:28n'entrent dans leur commerce
33:29et leur magasin
33:31merci beaucoup
33:32pour ces précisions
33:33et évidemment
33:34vous nous faites signe
33:35on va vous retrouver
33:37régulièrement
33:37sur le terrain
33:38vous nous faites signe
33:39s'il y a du nouveau
33:40merci beaucoup
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