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  • il y a 12 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Bonsoir chère Marie, bonsoir à tous, bienvenue à vous.
00:03C'est une édition spéciale ce soir avec à 20h l'allocution du président de la République sur BFM TV.
00:10De nombreux invités réagiront aux propos d'Emmanuel Macron.
00:14Le maire d'Hivergauche de Marseille, Benoît Payan.
00:17Le maire UDR de Nice, Éric Ciotti, qui a vu sa ville en partie ravagée.
00:21La candidate à la présidentielle, Marine Tondelier.
00:25Ainsi que le président de Reconquête, Éric Zemmour.
00:27Et avant cela, comme tous les dimanches, c'est votre rendez-vous Robert Ménard face à vous.
00:31Le maire de Béziers va livrer sa vision de la situation totalement hors de contrôle hier.
00:37Et vous le voyez sur nos images en direct.
00:39Hélas, c'est bis répétita en tous les cas sur la place de la République et ses environs à Paris.
00:45Bonsoir Robert Ménard.
00:47Bonsoir Sonia Mabouk.
00:48La conjonction des faillites, Robert Ménard, a entraîné un assaut de haine et de dévastation,
00:53comme rarement vu dans notre pays.
00:54Comme si c'était une opération de déstabilisation bien orchestrée.
00:58Nous allons en parler et ce soir, on essayera de pointer toutes les responsabilités politiques, judiciaires, morales, sociales.
01:05Mais tout d'abord, que se passe-t-il en ce moment même à Paris ?
01:08Nous sommes avec nos reporters, nos journalistes sur le terrain.
01:11Et il est vrai que c'est sidérant de nouveau de revoir quasiment les mêmes images qu'hier.
01:18Pouvez-vous nous raconter le contexte depuis quelques heures déjà sur cette place et ses environs ?
01:29Nous sommes à une centaine de mètres de la place de la République.
01:33Et dans cette rue, il y a de nouveau des barricades qui ont été installées par des casseurs.
01:38Aujourd'hui, des barricades qui ont été incendiées.
01:41Et ce qui est intéressant, c'est que nous avons vu plusieurs habitants venir eux-mêmes avec des seaux d
01:46'eau,
01:46éteindre ce feu puisque les pompiers étaient déjà pris ailleurs.
01:50On voit d'ailleurs quelqu'un, une voisine qui est en train de lancer depuis sa fenêtre un jet d
01:57'eau
01:57pour tenter d'éteindre le feu qui est encore fumant ici à distance.
02:02Alors ça, ce sont des scènes que l'on a vues toute la journée depuis 14 heures.
02:0614 heures, c'est l'heure à laquelle les manifestants ont commencé à se rassembler sur la place de la
02:11République.
02:12L'appel à manifester a été lancé sur les réseaux sociaux.
02:15Il s'agissait d'une manifestation qui n'avait pas été autorisée.
02:19Il y a eu beaucoup de courses-poursuites avec les CRS, avec les forces de l'ordre
02:23qui ont lancé à plusieurs reprises des grenades lacrymogènes
02:26et puis également des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène.
02:31Et les manifestants se sont ensuite déplacés, des casseurs tout autour de la place de la République
02:37dans les rues alentours avec ces scènes auxquelles on assiste depuis désormais 14 heures.
02:43Effectivement, on va continuer à suivre tout cela avec nos reporters sur le terrain.
02:49Ensemble en même, place de la République et ses environs.
02:51Et puis Robert Ménard, il y a eu la liste, la litanie de la désolation
02:56avec ses mairies, le cœur battant de la démocratie attaquée, Marseille, Limoges, Lille.
03:02Aussi cette image glaçante des métiers forçant les portes d'accès d'un immeuble,
03:05d'habitation pour entrer chez des particuliers.
03:08On doit aussi insister ce soir sur les larmes des commerçants.
03:11Il faut parler des larmes de commerçants, ceux qui ont vu le fruit de leur travail s'envoler
03:14en quelques secondes à travers des rasiats et des saccages d'une rapidité, d'une soudaineté incroyable.
03:21Dans une heure exactement, Emmanuel Macron va s'exprimer.
03:24Pour dire quoi ? Est-ce que le pouvoir a encore le pouvoir, Robert Ménard ?
03:27Écoutez, chaque fois qu'il a dit quelque chose ces derniers temps, c'est une catastrophe.
03:31Moi j'ai discuté avec des flics, avec des policiers.
03:35Vous savez la phrase, il faudrait que la police ait de l'empathie pour les manifestants.
03:41Ils l'ont là, là.
03:45Et maintenant, il va nous dire, oui, hier, il nous a dit, ah non, mais quand même, il faut qu
03:49'il se taise.
03:51Il se tait ou il part.
03:53Il se tait ou il part.
03:54Et puis, attendez, tout à l'heure, j'entendais, je ne sais plus qui, mais c'est l'ancien Premier
03:57ministre ici même.
03:58– Édouard Philippe.
03:59– Oui, Édouard Philippe qui explique, ah, je ne vais pas me prononcer sur l'emploi du temps du chef
04:04de l'État.
04:04Il vient de se passer ce qui s'est passé hier.
04:07Aujourd'hui, il dit que c'est quand même suffisamment grave pour s'adresser à tous les Français à 20h.
04:14Et il se tire demain, pendant trois jours.
04:17– Il se tait ou il part, dites-vous ?
04:19– Mais enfin, attendez, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ?
04:20Chaque fois, il est toujours à contre-courant, toujours à contre-temps, toujours, il veut faire plaisir à tout le
04:26monde.
04:27Tu ne peux pas faire plaisir à la fois aux petits voyous qu'on voit sur les images-là,
04:32et puis aux gens qui sont sidérés.
04:35Moi, les gens avec qui je parle, ils sont sidérés de cette violence-là.
04:39Ils se disent, mais c'est ça.
04:41Alors là, c'est à Paris, je te dis, c'est ça Paris ?
04:43Moi, je vois, vous habitez à 800 bornes d'ici.
04:45Tu dis, c'est ça Paris ?
04:46On fout le feu dans les rues, on brûle les vélos.
04:50Les vélos, vous avez vu, vélos, je ne sais pas comment c'est, c'est les vélos.
04:52En location, on casse les mains.
04:55Moi, je suis passé tout à l'heure, vous savez, avant de venir ici,
04:57je suis passé sur la place de la République.
04:59Vous avez vu le nombre de graffitis, ça c'est une chose,
05:03le nombre de boutiques, de restaurants qui sont recouverts de panneaux de bois
05:08parce qu'ils sont cassés.
05:09À quoi on a assisté ?
05:11Chacun y va de son mot pour décrire.
05:13Certains disent émeute.
05:15Moi, j'ai dit, c'est un véritable...
05:16Je ne sais pas, quand on voit ça, on a l'impression d'un assaut sur certaines villes.
05:20Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
05:21Si vous deviez le décrire ?
05:22Je dirais, si j'essaie de trouver le mot le plus juste,
05:27ce qu'on voit là, parce que ça, c'est une partie de ce qui se passe.
05:31Ce n'est pas tout, Dieu merci.
05:32C'est des violences urbaines.
05:33Mais vous savez ce que je crains ?
05:35La prochaine fois, la prochaine fois, ce sera avec des armes.
05:40La prochaine fois, vous ne pouvez pas demander éternellement à des gens,
05:45un certain nombre de policiers, de se faire taper dessus,
05:48de recevoir des cheminées sur la tête,
05:51sans qu'à un moment donné, ils ont des armes.
05:54Et de l'autre côté, vous avez des fous furieux, madame.
05:57Vous savez, vous, s'ils ne sont pas armés,
05:59vous croyez que ces crapules-là n'ont pas des armes
06:03ou ne savent pas où les trouver ?
06:04Qu'est-ce que vous voulez ?
06:05On va attendre les bras croisés.
06:07Là, vous nous décrivez un scénario de guerre civile.
06:12Mais moi, je n'imaginais pas.
06:13Vous avez remarqué que c'était peu les gilets jaunes.
06:15Tout le monde...
06:16Non, là, on était gilets noirs et autre chose.
06:18La semaine dernière, on parlait ensemble ici.
06:20On parlait tous des gilets jaunes.
06:21Là, ça n'a rien à voir avec les gilets jaunes.
06:23Ou ça n'a à voir avec la fin des gilets jaunes,
06:25quand tu n'avais que des fous furieux d'extrême-gauche
06:28qui tapaient sur tout ce qu'ils trouvaient autour d'eux.
06:31Ce n'est pas ça.
06:32Là, on est à un autre niveau.
06:37Il y a combien de temps où vous n'avez pas vu ça en France ?
06:39Mais il y avait qui ?
06:42Qui s'est joint à qui ?
06:43C'était la conjonction de qui et de qui ?
06:45D'abord, il y a des gens respectables.
06:48Il y a des gens qui sont des gens bien.
06:50Chez moi, il y a une manifestation, il n'y a pas eu un problème.
06:53Je suis allé le voir, j'ai discuté.
06:55Les gens du service de la CGT, je leur ai dit ça va bien se passer.
06:58Il me dit, monsieur le maire, bien sûr, ça va bien se passer.
07:01Les gens qui ont manifesté, il y a 95% de gens qui ne posent aucun problème.
07:06Et il ne faut pas les mélanger.
07:07Parce que sinon, si on ne prend pas cette précaution de...
07:10Non, mais je vous pose la question.
07:12Ils ne font pas cette précaution.
07:14Sur BFM TV, tout à l'heure, à midi, Marion Maréchal, elle dit non.
07:18Maintenant, il n'y a plus de différence entre les casseurs, les émeutiers, les délinquants et les manifestants
07:25parce qu'ils se mêlent tous dans les mêmes cortèges, ils sont tous dans la classe.
07:27Comment tu peux dire une connerie pareille ?
07:29Comment on veut dire ?
07:30Si vous avez des enfants, j'ai des enfants, s'ils vont manifester...
07:34Je ne sais même pas d'ailleurs s'ils ne vont pas manifester.
07:36Les miens, enfin, ils ne sont pas des émeutiers, ils ne sont pas une petite racaille,
07:40ils ne sont pas des gens qui appellent à la révolution, ils ont des soucis.
07:45Je parlais avec ma fille juste avant de venir ici, j'ai dit t'es allé manifester.
07:48Elle me dit non, enfin, je ne sais pas si c'est vrai, en tout cas, elle me rassure en
07:51me disant qu'elle n'est pas allé manifester.
07:52Mais elle me dit des choses que je peux entendre.
07:54Elle me dit oui, mais il y a des problèmes à la fac, oui, mais on a des problèmes de
07:58boulot, oui, contrairement à tout...
07:59Robert Ménard, mais tous ces slogans, ces revendications, ils ont été totalement invisibilisés, effacés, remplacés.
08:05D'après vous, qu'est-ce que je lui dis ?
08:08Je lui dis, mais c'est pour ça qu'il faut que tu prennes des distances avec ces petits cons,
08:12parce que finalement, tes revendications, plus personne ne les a entendues.
08:17Mais qui peut mettre en un jour, à genoux, un pays ? Qui ? Qui ?
08:22Attendez, mais...
08:22Le gouvernement a dit l'ultra-gauche.
08:24La préfecture de police de Paris tout à l'heure communique en disant qu'il y a eu des profils
08:28de jeunes de banlieue
08:28qui ont profité pour piller, donc avec des scènes d'Eurasia.
08:32Est-ce qu'il y a eu une jonction ?
08:34Il n'y a pas une seule explication. Ce serait tellement bien qu'il y ait une seule explication.
08:38Moi, j'ai discuté à la fin de la manifestation avec les gens chez moi qui étaient les irréductibles.
08:43Je vous fais court et tout.
08:44Tu avais quoi ? Ça recoupe partout.
08:46Tu avais des gamins ultra-politisés.
08:50Tu sentais la France insoumise à la troisième phrase,
08:53qui était d'ailleurs plus âgée que les jeunes qui étaient avec eux, qui font de la politique.
08:58Tu avais de la racaille, qui se disent, putain, s'il y a l'aubaine de piquer...
09:05À Bésil, il n'y a rien eu de ça.
09:07Je l'ai vu ici.
09:09De te piquer les fringues que tu ne peux pas t'acheter, il y a ça.
09:13Et ensuite, il y a tout un tas de gens qui étaient là, qui vont avec le plus fort.
09:18Madame, ça existe dans tous les affrontements.
09:21Vous venez d'un pays où il n'y a eu que des affrontements comme ça.
09:24Vous savez bien que tu as une partie des gens qui suivent les plus forts.
09:27Nous, il faut qu'on soit attentifs à ceux qui n'ont rien à voir avec ça.
09:31C'est la France.
09:32Il y a un ordre républicain.
09:33Il y a une autorité de l'État.
09:35Quand l'État régalien ne protège plus les personnes, l'intégrité physique et les biens...
09:39Comment vous pouvez me poser cette question ?
09:40Qui va se protéger ?
09:41Qui va protéger quand depuis 40 ans, et pas que la gauche, la droite y compris,
09:46n'a cessé de trouver des excuses à tout le monde ?
09:49Tout à l'heure, attendez, tout à l'heure, il n'est pas là,
09:51donc c'est un peu dégueulasse ce que je vais faire là.
09:53Mais quand vous entendez Edouard Philippe te dire, il faut faire ceci, ceci, ceci,
09:57t'as envie de dire, putain mais t'as pas été 3 ans et demi Premier ministre ?
10:01Donc ce sont des années de faillite qu'on a vues hier ?
10:03On paie tout ça, on paie le fait...
10:05Comment vous dire ?
10:06On peut être respectueux des gens, Madame Abouk,
10:09on peut être respectueux des gens, respectueux des jeunes,
10:12sans leur donner raison.
10:13Aujourd'hui, vous pouvez, moi je discute avec des jeunes,
10:17sans leur dire, non, c'est une connerie,
10:19de dire, tu vas supprimer Parcoursup,
10:22et tu vas le remplacer par quoi ?
10:23Vous avez compris, on peut être respectueux...
10:26Moi je pense, en gros, ce que je veux vous dire,
10:28ça tient une phrase,
10:29on peut être respectueux des gens,
10:31sans leur donner systématiquement raison.
10:33Robert Ménard, moi la question sur quelque chose,
10:35est-ce que ce n'est pas trop tard ?
10:37Vous m'avez dit tout à l'heure,
10:38quand je vous ai posé la question qui me paraît essentielle,
10:40est-ce que le pouvoir a encore le pouvoir ?
10:42Vous m'avez dit, soit il se tait, soit il part.
10:44Quelles sont les possibilités,
10:45on va en parler aux téléspectateurs,
10:47d'Emmanuel Macron ce soir,
10:48qu'est-ce qu'il peut annoncer ?
10:50Mais rien, qu'est-ce que vous voulez qu'il annonce ?
10:52Qui se tire, il ne va pas le faire,
10:53il est d'un terme narcissisme,
10:56il ne va pas l'imaginer.
10:56Il y a un nuancier, il y a l'état d'urgence.
10:58L'état d'urgence, vous voyez à quoi ça rappellerait ?
11:03Qu'est-ce que ça dirait dans la tête des gens ?
11:05Ça dirait peut-être un retour à l'ordre,
11:07un état d'urgence avec des couvres-feux ?
11:09Vous n'y êtes pas favorable en tant que maire ?
11:11Je vous prends une mesure,
11:12pour que ça ne reste pas un débat éthéré comme ça et tout.
11:15Il y a des mairies,
11:16moi je m'investirai demain devant mon hôtel de ville,
11:19avec tout un tas de maires à 18h,
11:21j'en profite pour que je vous le dis là,
11:24dans toute la France,
11:24il y aura des manifestations de maires.
11:26Brûler une mairie,
11:27ce n'est pas seulement affronter le maire en question,
11:31c'est brûler la maison commune, madame.
11:33Ce n'est pas chez moi la mairie,
11:35c'est chez tout le monde.
11:36Moi je suis sidéré d'un truc.
11:38À la Feria, Béziers,
11:39les Sentinelles, vous voyez les militaires ?
11:42Putain, mais pourquoi on ne les a pas mis
11:43devant les bâtiments publics ?
11:45C'est toujours la même...
11:47Non mais attendez, j'en sais rien.
11:49M. Nunez...
11:50Mais ils sont armés M. Ménard.
11:52Mais attendez.
11:53Donc il faut assumer.
11:54Mais tout le monde...
11:55Tout le monde est...
11:56Les flics chez moi, ils sont armés.
11:58Attends, pardon, ils sont armés.
12:00Mais ce n'est plus du maintien de l'ordre.
12:01Ce sont des armes létales.
12:03Donc c'est de la dissuasion sur notre propre sol.
12:05Eh oui.
12:07Mais écoutez-moi, je vous pose la question.
12:09Qu'est-ce que tu fais pour protéger les mairies ?
12:12Les mairies, les préfectures, tous les lieux publics.
12:14Je vous inverse la question.
12:15Qu'est-ce qui n'a pas été fait ?
12:16Comment ça se fait qu'on rentre dans une mairie comme on rentre, je ne sais pas moi, dans un
12:20bâtiment ouvert ?
12:21Dans un espace ouvert ?
12:22Parce qu'il n'y avait pas assez de flics.
12:24Chez moi, il n'y avait pas de compagnie de CRS.
12:27Aucune compagnie de CRS.
12:29Comment ?
12:29C'est une décision politique.
12:30Mais vous demandez à M. Nunez.
12:32Est-ce qu'il a envie de montrer qu'après les premières heures, il allait être plus bienveillant ?
12:40Plus, comment il a dit, le chef de l'État ?
12:42Dans l'empathie.
12:44Plus dans l'empathie.
12:45J'espère que ce n'est pas ça.
12:47Je vais vous dire ce que je pense.
12:48Je crains que ce soit exactement ça.
12:51C'est pas simplement une sous-estimation des renseignements généraux.
12:56Enfin, ça s'appelle des renseignements territoriaux maintenant.
12:58Mais je crois, oui, il y a l'idée, on ne veut pas montrer ce qu'on est et tout.
13:02Mais il y a un certain nombre de gens, il faut juste leur casser la figure et les foutre dans
13:06des prisons.
13:07Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
13:08Il faut les juger.
13:09Vous discutez avec qui ?
13:09La réponse pénale.
13:11Non mais très bien.
13:11Mais ce soir, attendez.
13:13Il y en a combien ?
13:15Il y a eu combien de gens qui sont en garde à vue ?
13:19On se donne rendez-vous la semaine prochaine et on verra combien de gens seront réellement condamnés.
13:25Seront réellement condamnés et seront en prison.
13:28Vous imaginez après une telle situation, il n'y ait pas une réponse pénale à l'auteur ?
13:31Mais qui pourrait comprendre ?
13:32Mais j'en ai jamais vu.
13:33Enfin, attendez, vous fichez de moi.
13:34Après l'affaire Naël, il y a eu la réponse qu'ils ont souhaitée.
13:39Elle n'y est jamais la réponse.
13:41Le prétexte, tu es mineur, c'est la première explication, donc tu ne vas pas en prendre autant qu'un
13:46majeur.
13:47Tu es condamné pour la première fois, donc on ne va pas te mettre en prison.
13:50Moi, je trouve que c'est encore plus inquiétant qu'un certain nombre de ces petits cons soient pour la
13:55première fois en garde à vue.
14:00Et donc, tu te dis, ils n'ont jamais rien fait.
14:01Mais qu'ils passent de je n'ai jamais rien fait à je jette des cocktails monotov, des pierres sur
14:07la police, il faut les sanctionner.
14:08Mais ça renvoie à un débat, la lâcheté d'Emmanuel Macron.
14:12Est-ce que vous vous rappelez ? Pardon, c'est une obsession chez moi.
14:15Il avait dit, on va construire 15 000 places de prison.
14:18Elles sont où, madame, les places de prison ?
14:20Il te dit, maintenant, vous avez vu, on l'a entendu cette semaine, on ne sait plus où mettre les
14:24gens en garde à vue.
14:25Alors, ils ne vont pas en prison, ils vont dans les commissaires.
14:27Il n'y a pas assez d'endroits.
14:28Mais on me dira, vous pariez que la semaine prochaine, on dira, ah mais attendez, où vous voulez qu'on
14:33les mette ?
14:33Il y a déjà 80 000 personnes.
14:35Quand vous avez un chef de l'État qui, à ce point, vous ment, à ce point, vous ment.
14:40Moi, j'ai plaidé depuis des années, et c'est pour ça que je suis tellement en colère quand j
14:44'entends à un certain nombre de ministres,
14:45dire, faire semblant de découvrir le problème.
14:48Il y a des pays, et ce n'est pas des dictatures.
14:49Mais les Français sont en colère.
14:50Ils sont tristes, ils sont en colère.
14:53Quand on voit les larmes des commerçants, je crois que personne, personne ne peut rester sans une réaction vive maintenant.
14:59Oui, mais alors, le commerçant, vous voulez le calmer, le type qui prend 15 jours de prison, ou un mois
15:05de prison,
15:05il va en tol pendant 15 jours ou un mois.
15:08Ça existe aux Pays-Bas.
15:10Je ne savais pas que c'était une dictature d'extrême droite.
15:12Je plaisante, vous l'avez bien compris.
15:14Pourquoi on ne fait pas des choses aussi simples ?
15:16J'ai proposé, on m'explique, qu'il n'y a pas de place de prison.
15:18Parce que c'est l'argument qu'on va avoir.
15:20Alors, j'ai dit au chef de l'État, qui une fois de plus m'a raconté les craques,
15:24j'ai dit, mais écoutez, il y a d'autres pays qui louent des places de prison.
15:27Il y en a en Espagne, il y en a en Allemagne.
15:30Pourquoi on ne loue pas tout de suite des places de prison ?
15:32Pourquoi on ne fait pas des choses de bon sens ?
15:34De bon sens.
15:35Oh, attendez, là, de toute façon, tant qu'il n'y a pas l'élection, on ne va pas changer,
15:38ce n'est pas ce gouvernement.
15:39Pourquoi on ne fait pas des choses de bon sens, madame ?
15:41Robert Ménard, qui peut imaginer qu'une fin de règne, on va tenir 7 mois dans cette situation ?
15:46Qu'est-ce que vous voulez faire ?
15:47Non, je vous pose la question.
15:47Attendez, mais il faut qu'il parte, madame, il faut qu'il parte et qu'on fasse des élections plus
15:53tôt.
15:54Ce n'est pas possible.
15:55Attendez, vous ne pouvez pas me dire une question.
15:58Comment on imagine rester 7 mois et quand je vous dis qu'il faut qu'il parte, vous me regardez
16:02comme ça ?
16:03Pas du tout.
16:03Non, non, je fais des erreurs, je sais bien.
16:05Non, non, j'allais vous dire, Jordan Bardella ne dit pas autre chose.
16:08Vous savez, moi, je ne suis pas d'accord avec tout, mais de temps en temps, il en arrive d
16:11'avoir raison aussi.
16:12Il ne faut pas rigoler, quand même, tu vois.
16:13Écoutons Marine Le Pen qui, elle, a dressé un réquisitoire contre le pouvoir macroniste.
16:19Vous allez me dire si vous reprenez de tels propos.
16:21Et puis, on évoquera aussi la position de la gauche.
16:25Les responsabilités, comme l'ont dénoncé Laurent Nunez et Sébastien Lecornu sur l'ultra-gauche, disent-ils.
16:30Vous me direz la différence avec l'extrême-gauche.
16:32Mais ça permet de ne pas citer la France insoumise.
16:34Un putain de moment de grande lâcheté de plus.
16:37Écoutons Marine Le Pen.
16:39Vous avez vu hier, avec effarement sur vos écrans, nos villes, nos rues, notre pays, malmenés, maltraités, mis à sac.
16:48Vous avez vu des destructions et des pillages perpétrés par une alliance entre des groupes de casseurs politisés et des
16:55délinquants issus de la banlieue.
16:56Vous avez vu des bâtiments publics incendiés, des commerces pillés, des commissariats attaqués, le domicile d'un préfet pris pour
17:04cible.
17:05Vous avez vu les symboles les plus sacrés de notre République profanées, des mairies attaquées, la Marianne brisée, l'autorité
17:13de l'État défiée.
17:15Vous avez vu ces images terribles d'édifices publics livrés aux flammes, le magnifique hôtel de ville de Limoges en
17:21feu et son campanile qui s'effondre.
17:24Elles réveillent dans notre mémoire nationale et notre cœur le douloureux souvenir de l'incendie de Notre-Dame.
17:30Ces images nous font mal, elles nous blessent.
17:33Parce que derrière chaque bâtiment détruit, il y a une part de notre histoire.
17:36Il y a des symboles, des références et des édifices qui, quelles que soient nos opinions, nous rassemblent.
17:43Derrière chaque commerce pillé, il y a le travail de vie entière.
17:47Derrière chaque policier agressé, derrière chaque agent public menacé, c'est la République elle-même qui est atteinte.
17:54Et je veux le dire avec la plus grande solennité, la France ne peut pas, ne doit pas, ne s
18:00'habituera jamais à de telles scènes.
18:02Celui qui viole la loi doit répondre de ses actes, celui qui dégrade doit rembourser.
18:08Celui qui s'attaque aux biens publics, aux commerces ou aux représentants de l'État doit savoir que la République
18:14ne reculera pas.
18:16La justice doit être rapide, effective et les sanctions pénales et financières volontairement dissuasives, réellement appliquées.
18:26Le peuple français, au nom duquel la justice est rendue, attend dès demain la plus grande fermeté pour les auteurs
18:31des crimes et délits commis hier.
18:34Le deuxième principe, c'est le rétablissement de l'ordre républicain.
18:37Il n'y a pas de liberté sans sécurité, il n'y a pas de justice sans autorité.
18:43Et il n'y a pas non plus de république lorsque la peur veut remplacer la loi légitime,
18:48les vociférations perturber le débat démocratique ou les menaces attentées à la liberté des citoyens.
18:54Le troisième principe, c'est le retour d'un État qui écoute, qui comprend et qui décide.
19:00Un pouvoir qui respecte les Français au lieu de les mépriser.
19:03Un pouvoir qui consulte au lieu d'étouffer.
19:06Un pouvoir qui décide au lieu de se dérober.
19:10La France est plus grande que ceux qui la gouvernent.
19:12Elle est plus forte que ceux qui la divisent.
19:15Elle est plus résiliente que ceux qui voudraient la détruire.
19:19Dans six mois, les Français pourront choisir une autre voie.
19:21Celle de l'autorité et de la sécurité retrouvées.
19:25Celle de la souveraineté et de la démocratie respectée.
19:28C'est celle que je vous propose.
19:31Ce sera, n'en doutez pas pour la France, la voie de l'espérance.
19:34La voie de la renaissance.
19:38Et dans quelques instants, je vous relierai les propos de Jean-Luc Mélenchon ce soir.
19:42Mais ce que dit Marine Le Pen, et par rapport à ce qui se passe, Robert Menard,
19:47est-ce que ces scènes que l'on a vues hier, est-ce que ça constitue de votre point de
19:51vue
19:51une sorte de répétition, une sorte de troisième tour électorale
19:54en cas de victoire de Marine Le Pen ?
19:57Est-ce que c'est un avertissement ?
19:58D'abord, je lui ai trouvé le ton juste.
20:01Dieu sait que je la critique, mais elle est bien.
20:04Honnêtement, elle est bien.
20:05Ce qu'elle dit, moi, je ne sais pas parce que je dis que je suis d'accord que c
20:08'est bien,
20:08mais je trouve que c'est juste.
20:12Vous savez, le campanile sur la mairie de Limoges,
20:16c'est pour ça qu'on manifestera tous les maires demain,
20:18c'est un truc, elle a raison.
20:20Moi, je suppose que ça vous a fait pareil, ça te rappelle la flèche sur Notre-Dame.
20:25Il y a des images comme ça, moi.
20:26Peut-être parce que je suis maire en plus et que je connais notre hôtel de ville
20:30qui est un vieil hôtel de ville du XVIIe siècle.
20:33Je me dis, mon Dieu, on lui aurait mis le feu, vous vous rendez compte ?
20:37Le bâtiment à Limoges qui existait depuis 1876.
20:39Vous voyez, je trouve qu'elle a raison là-dessus.
20:45Elle a les mots justes.
20:48Est-ce qu'elle sera capable, elle, de renverser la vapeur, de changer tout ?
20:53C'est une autre perdemance.
20:54C'est aussi électoral.
20:56Ensuite, vous me demandiez...
20:57Si ce n'est pas une sorte de répétition, d'avertissement d'un troisième tour électoral
21:02en cas de victoire de Marine Le Pen, l'ultra-gauche dit, voilà ce qui se passera.
21:07Et c'est encore qu'un tour de show.
21:09Un galop d'essai, oui.
21:10Non, pas l'ultra-gauche.
21:12La France insoumise.
21:13On va appeler un chat un chat.
21:15Parce que même là, maintenant, j'ai découvert que depuis plus de semaines, il y a l'ultra-gauche.
21:19L'ultra-gauche, c'est, moi, à Bézé-Jéry, c'est des militants de la France insoumise.
21:23C'est un parti qui existe.
21:25Alors, on va parler de ce parti qui a un leader qui ramène...
21:28Il a plus de 20% des voix, maintenant.
21:31Mais vous pensez que ce sont ces troupes sur le terrain qui cassent, qui pillent, qui volent ?
21:34Non, mais c'est eux qui bénissent ça.
21:37C'est eux qui donnent le là.
21:38Moi, je les ai vus faire chez moi.
21:40Ils disent, mais oui, ne discutez pas avec lui, c'est des fachos.
21:43C'est ça, vous les avez vus.
21:45C'est eux qui, oui, qui écrivent la partition que d'autres vont interpréter.
21:52Mais c'est eux, ce n'est pas l'ultra-gauche.
21:55C'est la France insoumise.
21:57Et ils nous font le message subliminal, c'est de dire
22:01« Coco, si demain, c'est Marine Le Pen, ça va être ça.
22:08Ça va être ça. »
22:10Et le pire, c'est qu'ils sont capables de le faire.
22:13Parce qu'ils le font, là.
22:15J'entendais les chiffres.
22:17Combien il dit ?
22:1730 000 voyous qui cassent dans Paris.
22:2030 000, pardon, ce n'est pas 300 personnes.
22:22J'espère que je ne dis pas une connerie sur les trois.
22:243 000, me semble-t-il.
22:25On va vérifier.
22:26Vous vérifiez.
22:26Parce que j'étais effrayé du chiffre qui était annoncé tout à l'heure sur les gens qui ont participé
22:32aux violences sur Paris.
22:34Ce n'est pas quelques centaines de personnes.
22:37Ils mobilisent ça.
22:40Comment dire, calmement, que M. Mélenchon est un pyroman, c'est trop gentil.
22:49Un politicien de bas étage, c'est trop gentil.
22:53Il est plus qu'un danger.
22:59Il est un danger cynique.
23:02Il est prêt à mettre ce pays à feu et à sang pour des calculs de merde.
23:16Ce qu'il dit ce soir, lui, il pointe la responsabilité du gouvernement.
23:21Il dit aujourd'hui que l'exécutif joue le pourrissement.
23:23D'ailleurs, vous avez remarqué, la droite dit que le pouvoir ne peut plus rétablir l'ordre, qu'il n
23:28'y avait pas suffisamment de forces de l'ordre.
23:30Et la gauche, avec Jean-Luc Mélenchon, dit que c'est le pourrissement.
23:33C'est le pourrissement qui conduit à la violence.
23:39Vous entendez ce qu'ils disent sur les forces de l'ordre depuis des années ?
23:43Des années ?
23:45Et au lieu d'être de leur côté, en fait, je ne sais pas, il y a des réflexes de
23:47bon sens, madame, entre un voyou et le flic.
23:50Vous choisissez qui, vous ?
23:52Mais c'est ça, je vous pose la question.
23:54Pardon, c'est important ce que vous dites.
23:56Je ne dis pas ça parce que je suis de droit.
23:59Le syndrome du drame qui avait eu lieu, Malik Osekin, autrement dit, est-ce que le gouvernement, je vais le
24:04dire directement, préfère un policier blessé qu'un casseur blessé, qu'un manifestant, on va dire, blessé ?
24:08Attendez, bien sûr.
24:09Moi, je discutais, encore une fois, avec ma fille.
24:12Je me disais, oui, mais je dis ça parce qu'elle regarde vos chaînes d'information à longueur de temps,
24:16comme tout le monde.
24:17Elle me dit, oui, tu as vu, vous savez, il y a deux gosses qui ont eu une main, un
24:21des deux, on sait, il le dit lui-même, il a essayé de rattraper, de la rejeter.
24:25C'est terrible.
24:26Ta main arrachée.
24:27Attendez, c'était votre fils ou le mien.
24:29Mais bien sûr.
24:30Un autre a été bornié.
24:31Évidemment, moi, je n'ai pas de mots suffisamment forts pour condamner ça.
24:36Mais ils n'ont pas un mot sur les centaines de policiers.
24:40Parce que les centaines de policiers, ils n'en ont rien à foutre.
24:44Et pourtant...
24:44Et les jeunes dans les manifestations, il faut...
24:47Mais vous les avez vus, quand vous avez des leaders de gauche ici, il faut que vous leur posiez trois
24:51fois la question.
24:52Ah oui, oui, bien sûr.
24:54Je ne vous l'ai pas dit, mais je suis choqué parce qu'il est arrivé à la police.
24:57Mais tu commences par le dire.
24:59C'est des centaines de gens qui font, qui font, qui prennent des risques incroyables, qui prennent des risques incroyables
25:06pour assurer notre tranquillité.
25:08Alors qu'il y en a un certain nombre d'entre eux qui font des choses condamnantes, mais ils sont
25:13condamnés.
25:13Et en face, et en face, tu ne trouves rien à redire.
25:16Et pourtant, il y a des maires de gauche, et on interrogera tout à l'heure le maire de Marseille,
25:20Benoît Payan.
25:20Lui, il a dit, mais moi, je n'avais pas assez, je n'avais pas assez de forces de l
25:24'ordre.
25:24Donc c'est cette même gauche, je ne parle pas forcément pour lui, mais qui disait il y a quelque
25:28temps, trop, trop de police, trop de forces de l'ordre, trop de sécurité, trop...
25:34Et comme maire, la moitié de ces maires, ils disaient qu'il ne fallait pas armer la police municipale.
25:39Attendez, moi, je m'en souviens.
25:41Quand j'ai armé ma police municipale, je me suis fait montrer du doigt par tous les maires de gauche
25:45qu'est-ce que c'est ce maire qui crée sa milice.
25:47Vous avez remarqué qu'ils en ont tous.
25:49Et s'ils pouvaient les armer encore plus, ils le feraient.
25:51Enfin, c'est de la démagogie.
25:53On assiste à un concert de démagogie.
25:56D'un côté, cette gauche, cette gauche qui a toujours trouvé des excuses, qui n'aime pas la police, qui
26:02n'aime pas la police.
26:03Et chaque fois, il faut leur rappeler que la police est nécessaire.
26:07Et de l'autre côté, une droite, une droite, attendez, une droite, qui sur un certain nombre de ces sujets
26:13de sécurité, il y a dix ans, ils n'étaient pas mieux que la gauche.
26:16Donc on paye toutes ces faillites.
26:18Mais on paye 40 ans.
26:19Donc c'est une bombe de lâcheté qui vient de nous expliquer, de nous exploser à la figure.
26:24Mais enfin, Robert Ménard, ceux qui regardent et ceux qui ont vécu dans leur chair ce qui s'est passé,
26:29le chiffre de 30 000, effectivement, dans les bouches d'Ironne, comment, est-ce que c'est une opération de
26:35déstabilisation orchestrée ?
26:36Comment peuvent-ils se rencontrer, se retrouver de manière aussi mobile, aussi organisée, aussi préparée ?
26:42Et sans que notre renseignement territorial ne voie cela ?
26:45Alors que nous sommes l'un des pays qui a subi le plus de chocs.
26:47Je parle de chocs terroristes.
26:49Donc évidemment qu'il y a une surfeillance et un maillage du terrain qui doit être le plus fin possible.
26:54Vous voyez que je suis assez débile pour ne pas me poser cette question-là ?
26:58Bien sûr que je me dis comment ça a pu être aussi sous-estimé.
27:02Mais en même temps, je vous ai dit tout à l'heure, je pense qu'il y a peut-être
27:05cette sous-estimation,
27:06mais il y a aussi une volonté de ne pas s'en prendre à un certain nombre de ces petits
27:11chérubins,
27:11qui finalement, pardon, je le dis, vous vous rappelez le petit Naël qui était un ange parti trop tôt ?
27:19Enfin, ça c'était en l'occurrence un joueur de football qui nous disait ça.
27:21Oui, ça reste un drame, mais vous vous dites que tous ceux qui ont pris la parole, je pense à
27:26l'acteur Omar Sy,
27:29qui a parlé du tabassage, l'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira.
27:33Le type, il a dit...
27:34Il va avoir un avis aussi.
27:35Non, mais je n'ai pas dit qu'il n'avait pas un avis.
27:37Je dis juste, juste, parce que tu es né à Trappes.
27:40Oui, et que maintenant, tu vis comme un riche, tant mieux pour lui.
27:44Je suis ravi, c'est un grand acteur.
27:45Ça n'a aucune critique dans ma bouche.
27:47Je l'adore comme acteur.
27:49Je trouve que quand il fait Arsène Lupin, c'est formidable,
27:51parce que j'aimais Arsène Lupin quand j'étais petit et tout.
27:53Il est formidable, c'est pas ça.
27:55Mais Coco, tu te tais un petit peu.
27:57Au moins, tu es prudent.
27:59Au moins, tu fais attention.
28:01Au moins, tu te dis que peut-être aussi les policiers, ils ont des enfants.
28:05Peut-être que les policiers, si elles tombent, vivent à Trappes.
28:08Peut-être que les policiers, ensemble, ou les CRS,
28:11ils ne gagnent pas le dixième du centième que de ce que tu gagnes.
28:14Alors, tu les respectes un petit peu et tu fais attention.
28:17Mais c'est tellement facile de se faire applaudir dans un certain banlieue.
28:21Parce que ça, c'est aussi une question dont on ne parle pas assez.
28:25Je ne dis pas, je veux juste vous dire deux phrases.
28:29Je ne dis pas que tous les gens qui étaient là étaient des enfants d'immigrés.
28:34Je ne le dis pas parce que moi, je vais vous dire, c'est pas vrai.
28:37Donc, ce n'est pas vrai.
28:38Ce n'est pas vrai.
28:39Mais il y a un vrai problème.
28:41Quand on dit publiquement, oui, alors tout à l'heure, c'était quoi ?
28:44L'ultra-gauche, pour ne pas dire la France insoumise.
28:46Et maintenant, les banlieues, pour ne pas dire qu'il y a un problème d'immigration.
28:48Je vais vous faire écouter, là encore, Marion Maréchal.
28:51Allons jusqu'au bout de chaque sujet.
28:53Pour voir les mots qui sont utilisés.
28:56Et ensuite, comment on résout ces situations.
28:59Marion Maréchal, sur notre antenne, a dénoncé une politique migratoire folle.
29:04Une assimilation ratée.
29:05Et une alliance a-t-elle dit ?
29:07On va l'écouter.
29:08Avec ses mots.
29:10Je pense qu'avec une immense majorité de Français, je suis sous le choc.
29:13Même si je ne suis pas surprise.
29:14Parce que les symptômes qui ont conduit manifestement à cette situation,
29:17je les connais, je les dénonce depuis longtemps.
29:19Mais je pense qu'il faut d'abord poser les mots.
29:20Ce que nous avons vu hier, dans la continuité de ce que nous voyons depuis trois semaines,
29:24c'est en fait le summum d'une insurrection racaillogochiste.
29:29Une insurrection racaillogochiste.
29:30Oui, une insurrection racaillogochiste.
29:32C'est-à-dire qu'on n'a pas seulement une convergence des luttes,
29:34on a une convergence des haines.
29:35Haine contre la France, haine contre l'autorité, contre l'uniforme,
29:38contre les juifs qui s'expriment de différentes manières.
29:41Vous reprendriez cette...
29:43Non, je ferais attention.
29:44Parce que j'aurais mis un bémol tout de suite.
29:47Moi, je ne confonds pas toute l'immigration, madame.
29:50Et non, je ne pense pas, comme son ex-parti,
29:53que l'islam égale l'islamisme égale des ennemis de la République.
29:56Sinon, on se flingue, on arrête tous les deux.
29:58Chacun, moi, je vais sur le Larzac, vous allez où vous voulez.
30:01Et vous vous dites qu'il n'y a plus rien à faire.
30:03Non, je ne pense pas ça.
30:04Je pense, oui, elle a raison.
30:06Il y a un problème d'immigration qu'on n'a pas su traiter.
30:09Mais attendez, ce n'est pas que la gauche.
30:11La droite, moi, je me suis fait traiter de facho.
30:14Parce que je disais, peut-être qu'il y a dans une école
30:17où 90% d'enfants sont issus de l'immigration.
30:21Peut-être que c'est une mauvaise chose pour les enfants en question.
30:24D'abord, parce que les bourgeois, y compris de gauche,
30:26ils ne mettent pas leurs enfants dans ces écoles-là.
30:29Vous pouvez, à la fois...
30:31Ce que j'essaie de vous dire, c'est...
30:32J'essaie de tenir un propos raisonnable.
30:36Je ne sais pas, pas mesuré, ce n'est pas mon genre.
30:39Raisonnable, mais en même temps,
30:40ne pas vous le dire ni en ni en.
30:42Je ne veux pas de ça.
30:43Je ne veux pas confondre 95% de l'immigration
30:48qui n'aspire qu'à une chose,
30:50quoi qu'ils en disent, y compris dans leur propre sondage,
30:53qui a essayé à s'intégrer ici,
30:55et à rester ici, et à travailler ici.
30:58Vous savez, j'ai des copains marocains
30:59qui m'ont appelé cette semaine en me disant,
31:02Robert...
31:02Parce que moi, avec Reporters Frontières,
31:04j'ai plein de copains au Maroc et ailleurs,
31:05mais j'en ai plein au Maroc,
31:07et qui me disent, Robert,
31:08j'espère que tu ne penses pas
31:10qu'on représente les mêmes petits marocains,
31:13ils sont français d'ailleurs,
31:14d'origine marocaine que tu as là.
31:16Il me dit, on en pense exactement au Maroc,
31:19dans les rues de Rabat,
31:21la même chose que tu en penses toi, ici.
31:24Donc je ne veux pas mettre tout le monde dans le même sable,
31:27parce que ce serait un...
31:29Sur BFM TV, les 19h30,
31:31dans une demi-heure, Emmanuel Macron va s'exprimer,
31:35une allocution dont on attend de voir le contenu,
31:39compte tenu de la gravité des faits,
31:41de la désolation, de la sidération,
31:44de l'assaut dévastateur qu'on a vu.
31:46Et là encore, on voit bien,
31:48sans doute, une centaine de personnes,
31:50et ce face-à-face.
31:51D'ailleurs, les policiers n'aiment pas
31:52qu'on dise face-à-face,
31:53parce qu'ils ne veulent pas être considérés
31:55comme une bande, évidemment,
31:56face à ces casseurs.
31:57Oui, ils nous protègent, madame.
31:59Nous sommes avec notre reporter sur place.
32:02Est-ce que ce sont les mêmes images ?
32:05Là, c'est localisé sur la place de la République,
32:07mais on a l'impression d'un jour sans fin depuis hier.
32:15Oui, exactement.
32:16On est très précisément sur le boulevard Voltaire.
32:20Pardon, excusez-moi, c'est difficile aussi de respirer.
32:22Il y a un incendie, plusieurs incendies,
32:24qui ont été ici mis en place sur ce boulevard.
32:27Et donc, c'est pour cette raison
32:28qu'ici, de très nombreuses CRS,
32:31de très nombreuses forces de l'ordre sont venues,
32:34puisqu'il y avait une centaine de personnes
32:35qui leur faisaient face,
32:37il y a encore quelques secondes,
32:38des personnes vêtues de noir
32:41qui ont jeté ici énormément de projectiles
32:43en direction des forces de l'ordre.
32:45Et on a également senti beaucoup d'inquiétude
32:47face à ce moment-là.
32:48Des forces de l'ordre,
32:49on n'a pas entendu.
32:52Nous avons quelques problèmes de liaison,
32:55on reviendra vers vous.
32:56On imagine, évidemment,
32:57regarder à la fois les gaz qui s'échappent
33:00de ces incendies,
33:01évidemment les gaz lacrymogènes,
33:04ce que l'on voit, Robert Menard.
33:05Mais imaginons, les gens sont tabous,
33:08les commerçants sont tabous,
33:09les forces de l'ordre sont tabous,
33:11une grande partie des manifestants sont tabous.
33:13Et ça recommence.
33:14Si ce soir, il n'y a pas un sursaut,
33:17si ce soir, je ne sais pas,
33:18il n'y a pas une annonce à la hauteur
33:20de la situation, de la gravité des faits,
33:23j'interroge vraiment la prochaine étape.
33:25Il y a une image, pour tout vous dire,
33:27qui m'a sidérée.
33:28Ce sont ces gens qui ont forcé,
33:31évidemment, c'est les mairies,
33:32évidemment, c'est les commerces,
33:33mais qui ont forcé aussi des habitants,
33:35enfin, un immeuble d'habitation.
33:37Quelle est l'étape d'après ?
33:38Que vont se dire certains citoyens
33:40si l'État régalien ne les protège pas ?
33:43Mais ils vont dire qu'ils vont se protéger eux-mêmes ?
33:47On ne peut pas l'accepter.
33:48Mais vous ne pouvez pas l'accepter.
33:49Non, je ne sais pas ce que vous voulez dire.
33:52Arriver à ça...
33:52Vous êtes maligne.
33:53Qu'est-ce que vous dites aux gens ?
33:56Non, c'est-à-dire que c'est la faillite de l'État.
33:58Quand tu as passé ta vie...
34:00Moi, je suis une famille de commerçants.
34:02Des commerçants, tu ne gagnes pas...
34:03Il y a des commerçants qui gagnent bien leur vie,
34:05et puis il y a plein de petits commerçants
34:06qui gagnent moins que j'ai gagné
34:09depuis des années dans ma vie.
34:12Vous voulez leur dire quoi ?
34:14Que ces gens-là, il faut les respecter.
34:17Et les autres, moi, les réactions chez moi, c'est quoi ?
34:20Mais qui va payer ces travaux ?
34:22Qui va payer ces réparations ?
34:24Madame, c'est avec les impôts des gens.
34:26Moi, je l'ai dit à des gosses, tu fous le feu,
34:28une espèce d'abruti.
34:29C'est tes parents qui vont payer.
34:31C'est tes parents qui vont payer.
34:32Mais comme ils n'en ont rien à foutre,
34:34eux, et souvent, malheureusement,
34:36les parents ne payent pas les impôts locaux
34:37parce qu'ils n'ont pas assez de revenus,
34:39c'est insupportable.
34:41On se donne en n'arrivant pas à régler ce problème-là.
34:47On n'arrive pas à le régler.
34:49Est-ce qu'on a voulu le régler ?
34:50Je ne sais pas.
34:51Je vous pose la question.
34:52Est-ce que là, ce n'est pas le miroir déformé,
34:54déformant de toutes nos faillites ?
34:56Depuis 30, 40 ans.
34:57Oui, mais moi, il y a des choses que je ne comprends pas.
35:00Moi, j'aime le foot,
35:01enfin, j'aime le rugby, surtout.
35:02Alors, ce n'est pas pareil que le foot.
35:04Dans le foot, on a réussi à faire des listes de gens,
35:07vous savez,
35:08qui ne peuvent plus rentrer dans un terrain de foot
35:10quand ils ont foutu le bordel.
35:13Attendez, nous, à Béziers,
35:14je suppose que c'est pareil dans les villes,
35:16on a des caméras partout
35:17et on a des images
35:19et on peut identifier les gens qui font ça.
35:22Écoutez, il suffit de reprendre les images que vous diffusez
35:24où tu as un certain nombre de gens
35:25que tu vois à visage découvert
35:27en train de jeter un certain nombre de choses.
35:29Comment on n'arrive pas à prendre
35:31des mesures
35:32pour que ces gens-là
35:33ne puissent pas se retrouver à un moment donné
35:36à un endroit où on sait qu'ils vont refoutre le bordel ?
35:39Soit c'est la main qui tremble,
35:41soit on regarde ailleurs.
35:43Je pense, le fond du problème,
35:45c'est la main qui tremble.
35:46C'est qu'on n'est pas sûr.
35:47Mais ce pays n'est pas sûr de lui.
35:49Ce pays n'est plus fier de ce qu'il est.
35:51Ce pays, il a honte, il a aussi honte de ça.
35:54De la mairie de Limoges.
35:56Mais ça, c'est la France des bâtisseurs.
35:57C'est la France des bâtisseurs.
35:59Et on a une France des destructeurs.
36:01Mais il y a aussi une France des bâtisseurs.
36:03Il y a la France qui travaille.
36:05Il y a ses commerçants.
36:06On les a vus tout à l'heure.
36:07On voyait une femme devant un magasin
36:09qui ne voulait pas que les pilleurs rentrent,
36:11qui était là en train d'essayer d'appeler la police.
36:12Et on voyait bien qu'il n'y avait pas assez de force de l'ordre,
36:15que personne n'allait venir.
36:16Cette France-là, elle va rester silencieuse.
36:20Elle a besoin, madame, de responsables politiques courageux.
36:25Elle a besoin de gens courageux.
36:27Qui rafle la mise là ?
36:29Là, évidemment, c'est le Rassemblement national.
36:33J'en profite pour vous dire,
36:34pas toujours parce que j'ai écouté l'ex-premier ministre ici,
36:37moi, je ne renvoie pas dos à dos
36:38le Rassemblement national et la France insoumise.
36:40Tu ne peux pas, en voyant ces images-là,
36:43en sachant qui participe de ça,
36:47participe de ça,
36:48renvoyer à la fin de la phrase
36:50le Rassemblement national et la France insoumise.
36:52Honnêtement, à un moment donné,
36:53il faut juste avoir le courage à faire certaines choses.
36:56Dieu sait qu'on peut leur reprocher des choses,
36:58mais ce n'est pas eux qui poussent les gens
37:00à foutre le feu dans les rues.
37:02– Et alors c'est quoi la suite ?
37:03Parce que, comment dire,
37:06certains parlent d'une interdiction d'un parti,
37:09la France insoumise,
37:11d'autres parlent de la révocation de certains élus ?
37:13Non, non, mais le Premier ministre,
37:14elle lui-même fait référence à Raphaël Arnaud
37:17et avec ce qui s'était passé,
37:18et qui reste député,
37:20Sébastien Lecornu, on l'a rarement vu,
37:22s'aventurer sur ce terrain.
37:24Quelle est la suite ?
37:25Et dans ce cas-là,
37:26est-ce qu'il y a des mouvements,
37:27si on ne touche pas évidemment un parti,
37:29dans une démocratie, ça paraît quand même assez évident,
37:32pourquoi on ne dissout pas certains mouvements ?
37:34Pourquoi on ne touche pas certains mouvements antifas ?
37:36Pourquoi ?
37:37– Attendez, il y a deux choses dans votre question.
37:39La première chose, sur la France insoumise,
37:41bien sûr qu'il ne faut pas l'interdire.
37:43D'abord, on n'interdit pas des partis comme ça,
37:46et puis attendez, vous voulez les auréoler
37:49du mot d'une espèce de couronne autour de leur tête ?
37:53– De martyr politique.
37:54– Vous avez envie, vous, de faire ça ?
37:55Moi, non, pardon de vous le dire brutalement,
37:57je n'ai pas envie de faire ça,
37:59donc il ne faut pas le faire.
38:00Sur monsieur, comment il s'appelle, Arnaud ?
38:03– Raphaël Arnaud.
38:04– Raphaël Arnaud, cette petite frappe,
38:06et ils en ont plusieurs de petites frappes du même temps.
38:09Attends, c'est quoi d'autre ?
38:10C'est quoi d'autre qu'une petite frappe ?
38:12Une petite frappe, les autres trafiquants de drogue,
38:15enfin c'est ça une partie de la France insoumise.
38:19Mais attendez, moi je ne sais pas,
38:20j'ai rencontré, j'ai passé un moment
38:22avec la présidente de l'Assemblée nationale,
38:25peut-être que l'Assemblée nationale pourrait décider.
38:27Ok, non, je dis une connerie,
38:29parce qu'en ce moment, elle ne peut décider de rien du tout.
38:30– Elle veut une commission d'enquête sur ce qui s'est passé hier,
38:34je crois que c'est assez clair quand on voit les images.
38:36– Il y a un certain nombre de gens comme ça,
38:38ils devraient être sanctionnés,
38:40et tu ne peux pas représenter, eux personnellement,
38:43ce n'est pas le parti, eux personnellement,
38:46représenter la France,
38:47puisque quand tu es député,
38:48tu représentes les Français à l'Assemblée nationale.
38:50– Robert Ménard, dans quelques instants,
38:52Dominique Rizé va nous rejoindre avec Bruno,
38:54je dis avec Dominique Rizé,
38:55on va analyser ce qui se passe.
38:56Mais imaginez, on sort d'un jour de traumatisme,
39:00de traumatisme,
39:01tout le monde a été sidéré,
39:02même si les alertes ont été nombreuses quand même,
39:04de la part de certains experts.
39:06– On ne s'attendait pas à un truc pareil quand même.
39:07– Mais il y a une sidération.
39:09Revoir ces images-là, ce soir à Paris,
39:12revoir les images…
39:12– Et pourquoi pas demain ?
39:14Et pourquoi pas après-demain ?
39:15Qu'est-ce qui vous dit que ça va s'arrêter ?
39:17Qu'est-ce qui vous dit que le 5 novembre,
39:20puisqu'il y a le Grand Rassemblement le 5 novembre,
39:22ça ne va pas être une explosion ?
39:25Qu'est-ce que vous en savez dire ?
39:27– Mais je ne sais pas,
39:27mais vous au pouvoir,
39:28alors que faut-il décider ?
39:30Vous au pouvoir aujourd'hui ?
39:31– Moi au pouvoir ?
39:33Je ne sais pas,
39:34moi je ne vais pas vous dire là.
39:35Moi je pense que tu ne régleras pas
39:36le type ou la fille qui te dit
39:38je vais arriver et je vais régler le problème en 15 jours,
39:41mais enfin c'est un mensonge éhonté.
39:44Personne ne réglera rien.
39:45Il y a des mesures à prendre tout de suite,
39:47il y a être derrière nos policiers,
39:49leur dire on est avec vous,
39:50et s'il y a des bavures…
39:53Madame, on ne peut pas s'opposer à des gens comme ça,
39:57sans que de temps en temps,
39:58il y ait des choses qui arrivent,
40:00qui malheureusement arrivent.
40:01– Robert Ménard, je salue la présence.
40:03– Je finis juste là-dessus,
40:04parce que vous me posez une question,
40:05en fait nous posons toutes les questions qu'ils veulent,
40:07mais ensuite il y a un travail de reconstruction de ce pays.
40:10– Mais avant la reconstruction, là, allons sur le terrain.
40:15Nous sommes à Paris, aux environs de la place de la République.
40:19Hier qui a été, il faut bien dire le mot, martyrisé.
40:23Vous êtes passé, vous avez vu ce qu'il en est.
40:26On a l'impression de scène, je veux dire,
40:29oui d'un assaut.
40:30Je ne vois pas d'autres mots.
40:31– Mais madame, je vous donne rendez-vous dans une semaine.
40:37Il y aura des condamnations qui vont être prononcées.
40:40Chaque personne condamnée va se retrouver
40:42devant un juge d'application des peines.
40:44Que les gens, dans ces cas-là,
40:46même pour les changements de périple,
40:48dans les défilés, saisissent, saisissent,
40:52le juge des référés,
40:54ils obtiennent toujours satisfactions.
40:56– Mais là, Robert Ménard, on va se rendre sur place
40:58et donner la parole à Dominique Rizé et Bruno Jeudy,
41:00mais là, c'est totalement anarchique.
41:01Ce qu'on appelle maintenant les rassemblements sauvages.
41:03D'ailleurs, on nous appelle rassemblements sauvages,
41:05mais ça devient presque une institution,
41:07puisqu'il se déroule, quoi qu'il arrive,
41:10quoi qu'on en pense, sur le terrain.
41:12Racontez-nous ce qui se passe.
41:13On voit ces différentes compagnies
41:16et on voit des sortes d'affrontements tout à l'heure.
41:23– Exactement.
41:24On pensait aux alentours de 18h30
41:27que tout était revenu au calme,
41:28puisque au niveau de la place de la République,
41:30toute la circulation avait reprise.
41:33Les personnes pouvaient de nouveau entrer sur cette place
41:35et finalement, aux alentours de 19h,
41:38de nouveaux incidents dans les rues adjacentes à cette place,
41:41notamment celle où nous trouvons, boulevard Voltaire.
41:43On a pu notamment apercevoir une centaine de personnes
41:47sur ce boulevard vêtues de noir
41:49et faire face à ces CRS.
41:52On l'a même entendu, quand on a vécu en ce moment en direct,
41:56on a entendu un CRS dire
41:57« ça va être beaucoup plus compliqué que prévu,
42:00il faut du renfort ».
42:02Et donc, qu'est-ce qui s'est passé sur ce boulevard ?
42:04Vous pouvez peut-être le voir,
42:05on va peut-être venir s'approcher,
42:06mais il y a plusieurs barrages qui ont été mis en place
42:09ici, sur ce boulevard.
42:12Des barrages qui séparaient d'un côté les forces de l'ordre
42:15et de l'autre, ces centaines de personnes vêtues de noir.
42:20Et ensuite, lorsque les policiers ont chargé,
42:22ces manifestants, peut-être pas,
42:26mais ces personnes-là ont commencé à mettre le feu
42:28sur l'ensemble de ces barrages
42:31pour éviter justement que les forces de l'ordre arrivent.
42:33On a également vu, parce qu'il faut le raconter,
42:35des habitants sortir avec un jet d'eau,
42:37un tuyau d'eau,
42:38pour eux-mêmes éteindre l'incendie,
42:41puisqu'il n'y avait pas encore les sapeurs-pompiers
42:43à ce moment-là.
42:44Et on a même vu donc, entre ce face-à-face,
42:47entre les forces de l'ordre et ces casseurs,
42:50on a vu donc même des habitants être entre ce face-à-face
42:54pour éteindre eux-mêmes l'incendie.
42:56Voilà ce qu'on vit ce soir.
42:57Ce que je veux aussi vous partager,
42:59c'est qu'on a pu discuter avec des gens
43:00qui étaient place de la République,
43:01qui nous ont dit, mais c'est pas possible.
43:04C'est encore le cas ce soir,
43:05c'est encore le cas dimanche.
43:07On pensait que déjà hier,
43:09c'était extrêmement grave,
43:10mais finalement, ça ne s'arrête pas.
43:11Il y en a même qui se disent,
43:13mais jusqu'à quand ça va durer ?
43:15Ils se posent encore cette question-là ce soir
43:17et voilà à quoi ressemblent ce soir
43:19encore des boulevards,
43:21les rues adjacentes à la place de la République.
43:23Et donc ces personnes qui viennent prendre des photos,
43:25on a même vu des touristes,
43:26prendre des photos souvenirs
43:28de ce désastre qui fait face à nos yeux.
43:32Merci à vous.
43:33À l'instant, sur le plan politique,
43:34l'ancien ministre de l'Intérieur et candidat Bruno Rotaillot
43:37demande au président de la République
43:38de réunir le Conseil des ministres
43:39et de déclarer l'état d'urgence.
43:42Je rappelle aussi que certains maires,
43:44un maire en particulier,
43:45mais certains ont même demandé
43:47l'activation de l'article 16,
43:49Bruno Jotty,
43:50qui permet les pleins pouvoirs
43:51au président de la République
43:52en cas véritablement d'une crise extrêmement grave.
43:55La crise est grave.
43:57Je ne sais pas si elle est du niveau de l'article 16.
44:00Il n'y a que le président de la République
44:01qui peut le déclencher.
44:03Ce qui est certain,
44:04c'est que l'hypothèse de l'état d'urgence
44:08a quand même été évoquée.
44:09Déjà, il y a au moins un ministre
44:11qui en a parlé dans la cellule interministériale
44:14de crise hier soir.
44:15Donc on va bien voir,
44:16on va entendre le président.
44:17L'urgence, c'est que Macron s'en aille.
44:19C'est ça l'urgence.
44:19Je vous ai entendu, Robert,
44:21sur ce point-là.
44:22Juste quand même,
44:23parce que, en gros,
44:24vous voudriez avancer
44:25l'élection présidentielle.
44:26Enfin, vous voulez...
44:27On va supporter ça pendant 7 mois ?
44:30Non, mais juste parce que...
44:32Si l'émissionne ce soir...
44:34Vous êtes citoyen aussi.
44:35Vous voyez bien.
44:36Vous êtes parisiens.
44:37Moi, je pense que c'est toujours mieux
44:38que les mandats se terminent
44:39comme c'est prévu.
44:40Avec ça, pendant encore 6 mois ?
44:42On l'aura peut-être aussi après.
44:44Par ailleurs.
44:45Je ne sais pas.
44:46Je ne fais pas de politique fiction.
44:49Moi, j'ai entendu des préfets
44:52et des policiers au niveau
44:53qui même préparent l'hypothèse
44:57de rassemblement violent
44:59après une éventuelle élection.
45:00Je ne sais pas.
45:01C'est le sous-entendu
45:02de la France des Soumises
45:03qui dit
45:04« Si vous l'élisez, Marine Le Pen,
45:06vous allez voir le bordel
45:07que ça va être. »
45:08Non, mais moi,
45:08je ne fais pas de politique fiction.
45:09Juste quand même,
45:09parce que si on va
45:11dans votre hypothèse,
45:12vous savez que l'élection,
45:13elle a lieu entre 20 et 35 jours
45:15à partir du moment
45:16où le président a démissionné.
45:18Donc, ça veut dire
45:19que vous voulez une présidentielle
45:20grosso modo
45:21entre le 8 novembre
45:23et le 15 jours plus tard,
45:26donc le 23 ou le 23.
45:27Bruno, je veux dire,
45:27vous excluez,
45:29compte tenu de la gravité des faits.
45:30Qui démissionne ?
45:31Non, non, mais est-ce que
45:31tous les scénarios sont...
45:33Non, non, bien sûr.
45:34Mais tous les scénarios
45:35état d'urgence,
45:36article 16,
45:37est-ce que tous ces scénarios-là,
45:38tout ce nuancier est sur la table ?
45:40Moi, j'exclue plutôt la démission.
45:44L'article 16,
45:45j'ai du mal à l'imaginer.
45:47L'état d'urgence,
45:48pourquoi pas ?
45:50Là, on est dans une situation
45:51d'urgence où la police,
45:52où les forces de sécurité
45:53ont perdu le contrôle
45:55dans les grandes villes
45:56et notamment à Paris
45:57parce que là, par exemple,
45:59on s'étonne qu'ils ne viennent pas
46:00arrêter ces gens
46:01qui soient sur la place,
46:03les embarquer.
46:04Je ne sais pas...
46:05Moi, je ne connais rien
46:06en maintien de l'ordre
46:07donc je fais un peu attention
46:08à ce que je dis.
46:09Je suis prudent aussi
46:10en matière de l'administration
46:11et Dominique.
46:11Non, non, mais moi,
46:12je le vois parce que je suis maire
46:13et qu'il y a une police municipale
46:15dont je suis le patron et tout.
46:17Mais c'est vrai
46:18que tu as du mal à imaginer
46:19qu'on n'arrive pas
46:20à arrêter un certain nombre de gens.
46:22Pas forcément ce soir-là,
46:24mais qu'on les arrête
46:25parce qu'il y a des images.
46:27Je suppose qu'il y a des caméras
46:28partout dans ma ville.
46:29Il y en a 500 caméras
46:30et on les vit dans les visages.
46:31Je n'arrive pas à comprendre.
46:34Même si, je vais vous dire quelque chose,
46:35même si il y a une explication technique
46:37qui m'échapperait.
46:38Je veux bien,
46:39je ne suis pas un spécialiste de ça.
46:40Vous savez les faits
46:41que ça fait des gens
46:42qui voient les images
46:43de tout cet après-midi
46:44sur vos chaînes d'information
46:46et sur BFM
46:47en disant
46:48mais qui c'est ces petits cons
46:50qui sont en train de brûler
46:51comme ils brûlent ?
46:52Et tout à l'heure,
46:53vous parliez des touristes
46:54qui font des images.
46:55Je ne te dis pas la publicité.
46:57À l'étranger,
46:58la presse est en guerre.
46:59Disons les choses.
47:00Il y a un cocktail explosif.
47:02Il y a un pouvoir
47:03en fin de règne.
47:04Et pour certains,
47:05cette fin de règne
47:05est interminable.
47:06Il y a un climat de violence
47:07décomplexé.
47:08Je rappelle au passage
47:10que les journalistes
47:10sont ciblés,
47:11attaqués.
47:12Un mot pour nos amis
47:14de CNews
47:14dont les locaux
47:17ont été attaqués,
47:17il faut le dire.
47:19qui peut imaginer
47:21d'un ami grisé
47:22qu'une telle situation
47:24même pour nos forces
47:25de l'ordre
47:25puisse durer
47:26voire s'éterniser ?
47:27Elle ne peut pas durer.
47:28Cette nuit,
47:29hier on a vécu
47:30quelque chose d'historique,
47:32dramatiquement historique
47:33qui va laisser des traces.
47:34Tout le monde a filmé,
47:36les télés du monde entier
47:36ont filmé,
47:37les touristes ramènent,
47:38vous avez raison,
47:38Robert Ménard,
47:39les images chez eux.
47:41Cette situation,
47:41elle ne peut pas durer.
47:42Dès cette nuit,
47:44un ami qui est commandant
47:45d'une CRS,
47:46près de chez vous d'ailleurs,
47:48m'a envoyé un message
47:49en me disant
47:49on va rentrer,
47:51on est démolis,
47:54j'ai 10 gars au tapis
47:56abîmés physiquement
47:57qui ne peuvent plus marcher,
47:58qui ont quelque chose
47:59d'abîmé,
47:59de cassé,
48:00de tordu,
48:01voilà.
48:01J'en ai 10 autres
48:03qui sont effondrés
48:05psychologiquement
48:06et l'avis général
48:07c'est qu'on ne veut pas
48:08y retourner.
48:09On ne veut pas y aller.
48:10On ne veut pas y aller
48:11parce qu'il va y avoir
48:12des morts.
48:12Il va y avoir des morts
48:13dans nos rangs.
48:14Vous avez posé tout à l'heure
48:15la bonne question
48:15à Robert Ménard,
48:16est-ce qu'il vaut mieux
48:17que ce soit un policier
48:18qui meurt
48:18ou un manifestant ?
48:19C'est terrible.
48:20Tout le monde connaît
48:21la réponse.
48:21Je ne vais pas la donner.
48:22Moi je vais vous la donner.
48:23Le pouvoir,
48:24il préférera que ce soit
48:25un policier.
48:26Évidemment.
48:27Un policier,
48:27un gendarme
48:28ou un pompier
48:29mille fois plus
48:30qu'un manifestant.
48:31On ira le pleurer
48:32et on mettra un drapeau
48:33bleu blanc rouge
48:33sur son cercueil.
48:35La légion d'honneur
48:36à titre posthume.
48:38Pourquoi ?
48:38Ce n'est pas vrai.
48:39Je ne sais pas
48:40si on peut dire ça.
48:41C'est pour ça
48:42que je ne l'ai pas dit
48:43moi-même.
48:43Je ne sais pas
48:44si on peut dire ça Robert.
48:44En tout cas.
48:46Mais vous rigolez.
48:46Mais non mais je...
48:48Il ne faut aucun mort.
48:50Est-ce que j'ai dit
48:51qu'il fallait un mort ?
48:52Je vous dis
48:53que le pouvoir en place
48:54entre un mort
48:55du côté des manifestants
48:56et un mort
48:57du côté des policiers,
48:59il choisirait
48:59s'il avait à choisir,
49:01il choisirait.
49:01Au rythme où ça va,
49:02je crains
49:03qu'il puisse y en avoir
49:05dans les deux camps.
49:05Je veux juste aller
49:07dans votre sens.
49:07Moi, j'ai rencontré
49:08des policiers
49:10qui m'ont dit
49:12si ça continue,
49:14on ne va plus obéir,
49:15on ne va plus y aller.
49:16Jamais,
49:17vous entendez ?
49:17Jamais,
49:18je suis le maire
49:19de la ville.
49:20Jamais le flic de base
49:22policier municipal
49:23ou policier national
49:25viendrait me dire ça.
49:25Et j'en ai rencontré
49:26ce pas ce qu'il me dit
49:28maintenant ça suffit.
49:29Et qu'ils se sentent
49:30trahis.
49:32Trahis.
49:32Je suis tellement d'accord
49:33avec vous
49:34quand tout à l'heure
49:35je voulais vous répondre
49:36sur ce qui va se passer
49:37maintenant.
49:37Le principe,
49:38il y a eu à Paris
49:39855 interpellations,
49:42577 gardes à vue
49:43dont 407 majeurs.
49:45Et comment ça va se passer
49:46maintenant ?
49:47Ces personnes vont être
49:48présentées à la justice,
49:49il y a des substituts
49:50de permanence,
49:50les dossiers sont déjà
49:51en train d'exister,
49:52il y a des officiers
49:53de police judiciaire
49:54qui font leur travail.
49:56Le principe,
49:57c'est la détention
49:57et l'exception.
49:58Et on restera toujours
49:59là-dedans.
50:00Deuxième chose,
50:01le dossier,
50:01constituer le dossier,
50:02construire le dossier,
50:03l'offre de preuve
50:04du policier
50:05qui va dire
50:05cet homme nous a acheté
50:07un caillou,
50:07cet homme nous a frappé.
50:09Donc lui,
50:10il dira,
50:11soit il ne reconnaîtra pas
50:13les faits,
50:13soit il va les minimiser.
50:15Ils ont des avocats,
50:16ce qui est normal,
50:16mais ils ont des avocats
50:17spécialisés.
50:18On en a reçu.
50:19On en a reçu ici
50:20à BFM TV la semaine dernière
50:21dans Affaires suivantes.
50:21Vous en avez bien une tout à l'heure.
50:23On en a reçu.
50:24Alors,
50:24ils sont très bons,
50:25ils connaissent très très bien
50:26leur dossier,
50:27ils connaissent parfaitement
50:28parce qu'ils sont dans une niche
50:30les arguments qu'ils peuvent utiliser
50:32pour dire,
50:33attendez,
50:34prouvez-moi que c'est vraiment
50:35mon client.
50:36Ils sont mordants,
50:37ils sont très très bons,
50:38c'est des très bons avocats
50:39spécialisés.
50:40Vous rajoutez à ça
50:41le problème du magistrat
50:42qui n'a pas de place
50:43en détention.
50:44Donc,
50:45ça va se terminer
50:45par des tiges,
50:46des travaux d'intérêt général,
50:48ça va se terminer
50:48par des rappels à la loi,
50:50il y aura beaucoup
50:51de rappels à la loi,
50:52des tiges,
50:53des interdictions
50:53de paraître
50:54dans les manifestations,
50:55des amendes,
50:56du sursis,
50:57forcément du sursis,
50:59à la louche,
51:00sur 577 gardes à vue,
51:03407 majeurs,
51:04c'est,
51:05allez,
51:0510 détentions peut-être.
51:07– Attends,
51:08vous avez malheureusement
51:10absolument raison.
51:11Vous êtes extérieur
51:13à ça,
51:14vous êtes un citoyen
51:16aucun des arguments
51:17que vous avez annoncés.
51:19Oui,
51:19ils n'iront pas en prison
51:20quand c'est la première fois
51:21qu'ils sont condamnés,
51:22en plus,
51:23pour pouvoir individualiser,
51:24pour dire
51:25c'est toi
51:25et pas ton voisin.
51:26Enfin,
51:27on connaît tout ça.
51:28Mais c'est,
51:29madame Mabrouk,
51:30c'est inaudible.
51:31Les gens,
51:32ils ne peuvent plus ça.
51:33– Bien sûr.
51:33– Et moi,
51:34je vais vous dire quelque chose.
51:35Un jour,
51:36si ça continue comme ça,
51:37c'est pour ça que je veux
51:37que ça s'avrèche.
51:39Vous souriez sur…
51:41On va voter rapidement.
51:42Vous savez ce qui va se passer ?
51:44Il y a des gens
51:45qui se défendront
51:47eux-mêmes.
51:48Qui se défendront
51:49eux-mêmes.
51:50– Ça va arriver.
51:51– Et voilà.
51:51Et je pense qu'on sous-estime
51:54ce risque-là.
51:55Mais oui,
51:56il y a des gens,
51:57quand ton magasin,
51:58c'est toute ta vie
52:00et qu'un petit con
52:01vient casser la vitre
52:03et prend les freines
52:04qu'il y a dans le magasin,
52:05qu'est-ce que vous faites ?
52:06Vous le laissez faire ?
52:08Vous le laissez faire ?
52:08Non.
52:09Et je pense qu'on sous-estime…
52:11Moi, je mesure…
52:13C'est au-delà
52:14de l'exaspération.
52:15Les gens,
52:15ils n'en peuvent plus.
52:16Ils ont des problèmes.
52:18Vous l'avez fait
52:19pendant des semaines
52:20entre les hausses de tout,
52:22l'essence,
52:24tout et ça.
52:24Et tu as en plus,
52:26en plus,
52:27c'est déjà compliqué,
52:28des mecs
52:28qui viennent te casser.
52:30Comment il y a eu ?
52:321500 commerces.
52:331500 commerces en France.
52:34Vous avez vu les images
52:35tout à l'heure,
52:35vous avez vu les images
52:36sur BFM TV,
52:37on avait une équipe
52:37dans une rue de Paris,
52:39je crois que c'est près
52:39de la République,
52:40de cette commerçante
52:42devant sa vitrine démolie
52:44et qui est en train
52:46d'abord de regarder,
52:47ensuite de ramasser
52:48deux ou trois vêtements
52:49et puis qui est avec son téléphone
52:50et qui attend
52:51que la police arrive.
52:52Et il ne se passe rien.
52:53Alors, je ne sais pas
52:54à quel moment on a décroché
52:55parce que je suis monté
52:55dans le taxi
52:56pour revenir à BFM TV.
52:57On est resté de longues minutes
52:58et personne n'est arrivé.
52:59Je ne sais pas si on a eu
53:00les images de la police
53:01qui arrivaient.
53:02En tout cas, moi,
53:02quand je suis parti de chez moi,
53:03elle était toujours
53:04en train d'attendre.
53:05Et ça, je trouve que c'est
53:06encore plus désespérant.
53:08Non, je suis d'accord.
53:09Il n'y a plus d'assistance
53:11à des personnes
53:13qui sont en plein désarroi.
53:15Je suis d'accord.
53:15Mais attention,
53:16on n'inverse pas
53:17que la police tarde à venir.
53:19Vous avez compris ?
53:20Oui, non, non.
53:21Je n'accuse pas du tout la police.
53:22Je dis simplement
53:23qu'ils sont tellement débordés
53:24qu'ils ne peuvent même plus venir.
53:27Pardon, messieurs,
53:28à vous écouter ce soir
53:30et dans six minutes,
53:31ce sera l'allocution
53:32d'Emmanuel Macron.
53:34Quoi qu'il annonce,
53:35quoi qu'il dise,
53:36quoi qu'il fasse,
53:38quoi qu'il espère
53:39comme sursaut,
53:40je ne vois pas de solution.
53:41L'appel au calme,
53:42déjà, qu'il a lancé avant,
53:43n'a rien donné.
53:44Je ne vois pas trop
53:45ce qui peut faire tomber.
53:47J'espère qu'il ne part pas demain
53:49dans un voyage officiel.
53:51Si, il y a un voyage officiel.
53:52Je sais.
53:52Il part dans le golfe.
53:54J'espère qu'il a
53:55un tout petit peu de jugeote
53:57ou qu'autour de lui,
53:58tu vois,
53:58il y a un mec
53:59qui lui rappelle
53:59qu'on annule le voyage.
54:01Avec ce qu'il fait là,
54:02on annule le voyage.
54:03Beaucoup lui avaient reproché
54:04parmi ses opposants
54:05de s'occuper de l'étranger.
54:07Mais il est possible
54:07qu'à l'étranger,
54:08certains vont lui dire
54:10voilà ce qui se passe
54:11dans votre pays
54:11puisque tous les chefs d'État
54:12avec les responsables
54:14qu'il va rencontrer
54:15vont lui parler de...
54:16Trump, le donneur
54:17de leçons éternelles,
54:18l'espèce de corrompu
54:19lui et sa famille
54:21qui vient t'expliquer quoi ?
54:22Parce que c'est ça,
54:23Trump, c'est ça.
54:23Oui, il a moqué la France
54:25pour aller faire la révolution.
54:26Et il vient nous expliquer
54:28ce qu'il faut faire
54:28mais qu'il s'occupe
54:29de ses problèmes
54:30et Dieu sait
54:31qu'il perd les élections
54:32le 3 novembre.
54:33Ce sera déjà
54:34un bon point pour nous
54:35puisqu'il se mêle de nous.
54:36Moi, je vais me mêler
54:37de ses affaires.
54:38J'espère qu'il va perdre
54:38les élections.
54:39Mais il a tort
54:40sur la France ?
54:41De quoi ?
54:41Au-delà d'ils se mêlent ?
54:42Parce que là,
54:43tout le monde a un avis
54:43sur la France.
54:44Tous les dirigeants,
54:46qu'ils soient américains
54:47ou autres,
54:47est-ce qu'ils ont tort
54:48quand ils affirment
54:49qu'il y a une France,
54:50pour certains,
54:50en tous les cas,
54:51à genoux aujourd'hui ?
54:53Et moi, oui,
54:54il y a des problèmes.
54:55Et l'Amérique,
54:56elle n'est pas à genoux
54:57devant...
54:58Non, mais on n'est pas
54:58à se renvoyer...
54:59Non, mais c'est Trump,
54:59vous me rigolez.
55:00Alors, vous me posez la question.
55:02Moi, je lui dis
55:02et toi,
55:03tu n'es pas à genoux
55:03devant M. Poutine,
55:05tu ne vas pas faire
55:05des salamaleks
55:06devant le responsable chinois.
55:10Non, mais c'est...
55:10J'entends, Robert Ménard,
55:12mais ceux qui nous regardent
55:13depuis tous les pays du monde...
55:15C'est terrible.
55:15Quelle image, nous,
55:16on voit, simplement ?
55:16On donne l'image...
55:17Je ne te dis pas
55:18en termes de touristes
55:19ce que ça va donner,
55:20mais ça, c'est encore...
55:21Oui, on regarderait quand même.
55:22Non, mais c'est quand même
55:23un tout petit problème
55:24dans un pays
55:25où le tourisme
55:26rapporte autant d'argent,
55:27quand même.
55:28Mais ce n'est pas ça.
55:29C'est l'image
55:30qu'on a de ce pays.
55:31Moi, je n'ai pas envie
55:32que les gens, à l'étranger,
55:34ils se disent
55:34c'est ça, Paris.
55:36Tu es la ville lumière,
55:37une des plus belles villes du monde
55:38et tout.
55:39Tout le monde,
55:40tu rêves de venir à Paris
55:41quand tu es à l'étranger ?
55:42Tu rêves de venir à Paris, là,
55:44quand tu as un certain nombre
55:45de connards
55:45qui foutent le feu
55:46à peu près tout ?
55:47Mais Robert,
55:48s'ils ne démissionnent pas
55:49dans l'ordre,
55:50quelle est la bonne solution
55:53pour vous ?
55:53Est-ce que c'est
55:54l'état d'urgence ?
55:55Est-ce qu'il faut
55:56qu'il y ait une sorte
55:58de coordination
55:59entre le gouvernement
56:00et les grandes villes
56:00pour qu'ils découvrent au feu
56:01les jours ?
56:02Parce qu'en fait,
56:03on voit bien
56:03qu'ils vont essayer
56:04d'organiser des choses
56:05les week-ends.
56:06Une espèce de mouvement.
56:08Est-ce qu'il faut organiser
56:10des couvre-feux
56:11en liaison,
56:12en lien entre les communes
56:13et l'État ?
56:16C'est quoi les solutions ?
56:17Les couvre-feux,
56:18moi, j'y serais favorable.
56:19Je rappelle que j'ai été
56:20condamné,
56:22condamné,
56:22pour avoir installé
56:24un couvre-feu
56:25qui consistait à dire
56:26pour les enfants
56:27de moins de 13 ans,
56:28il ne fallait pas
56:29qu'ils soient dehors
56:30seuls
56:31après 11 heures du soir.
56:32J'ai été condamné
56:33avec la bénédiction
56:35de ces gens-là.
56:36La droite
56:36comme la gauche,
56:37il n'y en a pas un
56:38qui a bronché.
56:39En disant,
56:40quand même,
56:41vous savez ce que c'était ?
56:41Une atteinte à la liberté
56:42de circulation des gens.
56:44Pourquoi je vous prends
56:45cet exemple ?
56:45Parce que j'ai le sentiment,
56:47je fais attention,
56:48non, d'ailleurs,
56:48je ne sais pas pourquoi
56:49je fais attention,
56:50mais pas attention du tout.
56:51Moi, je me suis battu
56:52pour l'État de droit
56:53et les droits de l'homme
56:55toute ma vie.
56:55Mais à un moment donné,
56:57vous savez,
56:57vous le disiez à l'instant,
56:59l'État de droit,
57:00oui, tu as le droit
57:00d'avoir un avocat,
57:01oui, tu as le droit
57:02d'être défendu,
57:03oui, il y a une individualisation
57:05des peines
57:05et si ce garçon n'est pas vous,
57:08c'est pas la même chose.
57:08Je finis.
57:09Mais si tu fais tout ça,
57:10à un moment donné,
57:11l'État de droit,
57:12il se transforme contre les gens.
57:12Il y a une question majeure.
57:14Quelle société,
57:14quelle France
57:15va-t-on laisser à la jeunesse ?
57:16Je précise à nos téléspectateurs
57:18que vous dialoguerez
57:18avec deux figures
57:19qui ont émergé
57:20et qui ont deux visions différentes,
57:21voire même antagonistes
57:22des manifestations
57:23et même de la France.
57:25Louise Montongon
57:25et Marius Menil,
57:26ce sera mercredi,
57:28soirée spéciale,
57:29Robert Ménard face aux jeunes.
57:30Pour l'heure,
57:31dans moins d'une minute,
57:32c'est l'allocution
57:32d'Emmanuel Macron
57:33à suivre en direct
57:34sur notre antenne
57:35et les premières réactions politiques
57:37juste après.
57:37Restez avec nous.
57:38Il y aura
57:38le maire d'Hiver-Gauche
57:40de Marseille,
57:40Benoît Payan,
57:41le maire d'Hiver-Gauche
57:42de Nice,
57:43Éric Ciotti,
57:44la candidate à la présidentielle,
57:46nous serons avec
57:47Marine Tondelier
57:48et puis le président
57:49de Reconquête,
57:51Éric Zemmour.
57:51Il nous reste une minute,
57:53Robert Ménard.
57:54Ce soir,
57:55c'est quand même
57:56une allocution attendue,
57:57je ne sais pas,
57:58mais en tous les cas,
57:59le président,
57:59si je puis dire,
58:00joue gros
58:00parce que le pays joue gros.
58:02En un mot,
58:04si vous deviez en entendre
58:05quelque chose,
58:06ce serait quoi ?
58:07Qu'il parte.
58:08Simplement.
58:09Il n'y a plus
58:10d'autre solution pour vous.
58:10Il n'y a plus d'autre solution.
58:11Aujourd'hui,
58:12moi,
58:13tu as envie de pleurer
58:14sur ce pays.
58:16Honnêtement,
58:16de pleurer sur ce pays.
58:17Ça ne vous a pas fait
58:18de la peine,
58:18vous, de voir ça ?
58:19Ça te prend.
58:21Je suis rentré
58:21chez moi effondré,
58:22je suis rentré à une heure du matin,
58:24je n'ai pas dormi déjà.
58:24Il y a des larmes
58:25qui deviennent aux yeux
58:26et c'est quand même,
58:27il est la cause
58:28de cette situation.

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