- il y a 1 jour
Retrouvez le club de la Bourse du lundi 6 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:04Il est 8h39 sur BFM Business, nos invités dans le club de la bourse, c'était aujourd'hui avec Wilfried
00:08Galland.
00:09Bonjour, directeur général agent de Montpensier Arbevel, à côté de vous Jean-Louis Nakamura.
00:13Bonjour, vous êtes responsable de la gestion Global Equities de Vonto Bell AM.
00:19Je commence avec nos histoires d'emplois US, parce que c'était jeudi, parce que c'était férié, vendredi.
00:24Qu'est-ce qu'il faut en retenir Nicolas ?
00:26Alors, il faut retenir que les emplois non agricoles ont augmenté de 57 000 le mois dernier.
00:31Il faut surtout retenir que le nombre d'emplois créés aux Etats-Unis a été révisé à la baisse,
00:37notamment pour le mois d'avril. On est passé de 179 000 annoncés précédemment.
00:40On est passé à 148 000 à l'heure actuelle. Pour le mois de mai, on est passé de 172
00:43000 à 129 000.
00:45C'est des chiffres qui laissent en temps, en tout cas c'est ce que le marché semble acheter,
00:49que la Fed pourrait reporter une perspective de hausse de taux lors de sa prochaine réunion de politique monétaire.
00:55Wilfried Galland s'en allait jusqu'à faire des prévisions sur les hausses ou les baisses de taux,
00:59parce que ça peut changer à la minute. Qu'est-ce que ça nous dit de la vigueur de l
01:02'économie américaine ?
01:03Alors, si on prend un tout petit peu de recul sur ces chiffres, si on fait une moyenne 6 mois,
01:08on est au plus haut depuis 2015 quand même.
01:10Donc c'est un bon chiffre sur ces éléments-là.
01:20En fin de trimestre de l'année dernière, on avait une baisse véritablement du marché de l'emploi,
01:24on avait un effritement. Là, on est reparti sur des chiffres qui sont des chiffres de stabilisation
01:30et des chiffres de stabilisation plutôt haussiers sur le marché de l'emploi,
01:33si on prend effectivement une moyenne un peu plus longue.
01:36En revanche, ce qu'on voit quand même, c'est qu'on n'a pas de création massive
01:40et surtout, on n'a pas une augmentation des salaires.
01:43C'est ça qui était très important dans le chiffre de l'emploi, je le dis.
01:47Voilà. En fait, les salaires aux Etats-Unis par rapport au prix ont plutôt tendance à s'effriter.
01:52Et donc le pouvoir d'achat américain a plutôt tendance à baisser.
01:54Et donc la consommation, parce qu'on a eu également les chiffres de consommation,
01:57la consommation a plutôt tendance à baisser dans l'activité.
02:00Donc ça, effectivement, ça ne plaide pas du tout en faveur d'un resserrement financier.
02:04Ça plaide en faveur d'une stabilisation économique,
02:06mais d'un pilier de la croissance qui repose de plus en plus sur les investissements,
02:10de moins en moins sur la consommation.
02:11Et dans ce cas-là, vous n'avez aucun intérêt, effectivement, à resserrer les conditions financières.
02:15Vous avez intérêt à attendre.
02:16En plus, ils veulent changer énormément de choses à la Fed.
02:18Je pense que rien ne presse, quoi.
02:20Jean-Louis Nakamura, quelle est votre analyse sur l'économie américaine ?
02:23Au-delà de ce qui vient d'être dit, je partage complètement le diagnostic.
02:27Je crois qu'il y a deux autres messages qui sont intéressants dans ces statistiques de l'emploi.
02:30C'est d'une part que ça confirme que depuis le Covid,
02:32le BLS, le Bureau des statistiques du marché du travail aux États-Unis,
02:36a beaucoup de mal avec la mesure au mois le mois des données.
02:41On a des révisions très larges et quasiment systématiques,
02:43parfois à la hausse, souvent à la baisse.
02:46Et puis, la deuxième chose, c'est que M. Varche, lors de son premier meeting,
02:54a surpris le marché, ou en tout cas a moitié surpris le marché,
02:57en vouloir remettre en cause la guidance, la forward guidance de la Fed à l'avenir,
03:00en disant qu'il allait beaucoup plus s'appuyer sur les données.
03:03Comment on s'appuie sur des données du marché du travail
03:04lorsqu'elles sont aussi peu fiables, ou moins à court terme ?
03:07Même s'il y a des tendances de fonds qui se dégagent.
03:09Sur la fiabilité, est-ce qu'on paye encore les épisodes de shutdown aux États-Unis ?
03:12Ou est-ce que c'est un problème plus global de capacité à mesurer les chiffres de l'emploi aux
03:18États-Unis ?
03:18Il y a de moins en moins de taux de réponse aussi.
03:19Il y a de moins en moins de taux de réponse.
03:21C'est ce qui est un problème.
03:22En fait, les données de l'emploi, il n'y a pas Pôle emploi, ce n'est pas les mêmes
03:27systèmes.
03:27En fait, c'est véritablement des sondages, entreprises et ménages.
03:31Et vous avez de moins en moins de répondants aux États-Unis.
03:34En gros, sur tous les sondages économiques, on est passé d'un taux de réponse entre 80 et 85 %,
03:39à un taux de réponse d'à peine 60.
03:40Donc effectivement, la solidité statistique est de plus en plus faible.
03:43Au-delà du taux de réponse qui est très faible, on a aussi un mouvement de retrait du marché du
03:47travail.
03:47Donc un double mouvement de retrait du marché du travail, de hausse de nombre de titulaires de multiples jobs.
03:52Et de retrait volontaire ?
03:54De retrait, on ne sait pas toujours s'ils sont volontaires.
03:56Donc les interprétations sont multiples.
03:58On est encore entre gain de productivité, remplacement, découragement, post-Covid.
04:05Il y a beaucoup d'interprétations qui s'entrechoquent aujourd'hui.
04:08Personne n'a la réponse absolue.
04:09Évidemment, en fonction du facteur qui sera le facteur prédominant,
04:14qu'on ne connaîtra probablement qu'a posteriori,
04:16où on aura la réponse.
04:17C'est pour ça que finalement, s'appuyer sur des données au mois le mois,
04:20c'est quand même très compliqué.
04:21Moi, je pense qu'effectivement, la situation de l'économie américaine est telle
04:25que ça invite à la prudence monétaire, au minimum à un buy and hold.
04:29Et on verra après l'été si l'anticipation du marché,
04:33toujours persistant d'une hausse de taux pour cette année, subsiste ou pas.
04:37Moi, je n'y crois pas trop.
04:39Ça sert à rien de se faire peur tout de suite.
04:40Non, exactement.
04:41Surtout que la Fed nous dit,
04:44je vais changer les indicateurs avec des indicateurs beaucoup plus temps réels.
04:48Ils veulent même plus s'occuper...
04:49Avec des inflations corps, corps, corps, très précis.
04:51Voilà, exactement.
04:52Des inflations tendances.
04:54En disant leur objectif,
04:56et je pense que c'est un objectif qui est très louable,
04:58c'est-à-dire qu'il faut arrêter de s'appuyer sur des données retards,
05:01donc le chômage, l'emploi, l'inflation,
05:03ce qui était en fait le triptyque de la Fed,
05:05chômage, emploi, inflation.
05:06Mais ça nous dit ce que l'économie était dans les derniers mois.
05:09Lui nous dit, je dois faire comme les entreprises,
05:12c'est-à-dire m'appuyer de plus en plus sur des données temps réelles
05:14qui me permettent de dire, je vais vers où je vais.
05:16Attendez, il va aller sur Polymarket lui aussi ?
05:19Non, parce que c'est ça le sujet derrière quand même.
05:21Non, en fait, vous avez énormément de choses en fait aujourd'hui
05:23qui sont disponibles aux Etats-Unis,
05:24comme les données par exemple sur les cartes de crédit,
05:27les données sur les consommations d'essence,
05:29les données sur les demandes de crédit temps réelles
05:33qui sont demandées en termes de crédit hypothécaire.
05:37Donc il y a énormément de choses en fait qui sont disponibles
05:39et qui ne sont pas en fait utilisées en termes de modèles.
05:41Donc on va voir comment est-ce qu'il va s'organiser.
05:43Parce que Jean-Louis Nakamura, quand on dit je m'appuie sur la data,
05:45enfin c'est un choix, on hiérarchise ce qu'on regarde, on choisit quoi.
05:49Le double mandat de la Fed, il est clair.
05:52Après, effectivement, il peut s'implémenter de manière extrêmement diverse.
05:55Il y a aujourd'hui un autre phénomène
05:57qui découle directement de ce dont on vient de discuter,
05:59c'est cette quai-échef économie aux Etats-Unis
06:02qui fait que seulement 65% de la consommation
06:04sont réalisées par les premiers et deuxièmes quartiles supérieurs en termes de revenus,
06:09dont plus de 40% de la consommation par le premier quartile.
06:12Est-ce que ça rentre dans le mandat de la Fed de rééquilibrer ça ?
06:15Ce n'est pas évident.
06:16Néanmoins, ça pose quand même un problème de soutenabilité
06:18de la demande des ménages,
06:20effectivement d'un déséquilibre de l'économie américaine
06:22tiré par l'investissement et non pas par la consommation,
06:25comme ça a longtemps été le cas.
06:27Ça a des avantages, mais ça a un problème de soutenabilité.
06:29On va peut-être y revenir, notamment avec tout ce qui a trait à la tech, évidemment.
06:33Et ça, il n'est pas sûr que le bord du FOMC soit complètement consensuel
06:39sur le fait que c'est dans son mandat ou pas de corriger ce genre de choses.
06:41Alors justement, dans la tech, on va avoir une nouvelle IPO
06:44avec SKNX qui va se lancer officiellement aujourd'hui, Nicolas.
06:47Oui, alors le lancement de l'IPO de SKNX au Nasdaq, c'est aujourd'hui.
06:52Aujourd'hui, on va découvrir la fourchette de prix.
06:53Et puis le prix définitif, ce sera jeudi pour un début de cotation vendredi.
06:57SKNX, on le rappelle pour celles et ceux qui nous écoutent,
06:59déjà cotés à Séoul, qui a dépassé les 1 000 milliards de dollars de valorisation en mai dernier,
07:04qui signe une progression de son titre de 275% depuis le début de l'année.
07:12On parle de la deuxième plus grosse IPO après SpaceX cette année.
07:16Alors c'est marrant, Wilfried, parce qu'en même temps, on a Alex Carp,
07:19qui est le patron de Palantir,
07:22qui nous dit que cette révolution de l'IA est survendue beaucoup trop cher.
07:26Il y a une espèce de ras-le-bol, il dit je représente un certain nombre de patrons américains.
07:29On a surpayé la révolution, on ne voit pas le ROI.
07:34Ce que Alex Carp nous dit, c'est un peu le message des marchés ces dernières semaines.
07:39C'est-à-dire, on a une oscillation qui est très très forte,
07:42beaucoup plus forte que ces derniers mois,
07:44autour par exemple de la valorisation justement des semi-conducteurs.
07:48c'était l'élément qui tirait le marché depuis le début de l'année.
07:53Effectivement, comme Nicolas l'a souligné, 275%,
07:56ça veut dire qu'on a quand même multiplié quasiment par 4.
07:58C'est ça que ça veut dire sur des capitalisations qui ne sont pas des capitalisations de quelques milliards.
08:02C'est absolument considérable.
08:04Mais aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est qu'effectivement,
08:06il y a un doute sur la capacité de la croissance à se maintenir,
08:11parce que ça coûte de plus en plus cher.
08:13Et le fait que, par exemple, Micron ait annoncé d'avoir loqué pour les 5 prochaines années
08:19des contrats de livraison, c'est un double message.
08:22C'est à la fois dire, je gère bien mon business,
08:24parce qu'effectivement, je vous donne de la visibilité sur un carnet de commandes à 5 ans.
08:27Ça veut dire aussi que si vous figez les prix au niveau où vous les avez aujourd'hui,
08:32et les commandes, ça veut dire que vous dites que finalement,
08:35je ne vais peut-être pas encore en profiter pour augmenter les prix sur les prochains mois.
08:42Donc, ça veut probablement dire que le momentum de cette industrie est en train de se normaliser.
08:48C'est une bonne chose.
08:48Et donc, effectivement, la question maintenant, c'est qui va être le gagnant ?
08:51Qui va être le gagnant de l'IA ?
08:53Qui va être le gagnant de la tech ?
08:54Ça bouleverse énormément de choses.
08:55Maintenant, effectivement, il y a eu des excès en termes de prix.
08:58Ces excès, il va falloir les absorber.
09:01Qui va en profiter en termes de ROI ?
09:03Vous posez l'excellente question.
09:05Et ça, c'est la question des marchés aujourd'hui.
09:06Donc, on a une espèce de rotation entre les fournisseurs de semi-conducteurs,
09:12les fournisseurs, les hyperscalers,
09:14et puis ceux qui profitent véritablement pour améliorer leur business.
09:17Et c'est probablement eux vers lesquels on va se tourner dans les prochaines semaines.
09:21Jean-Louis, Alex Carp, il dit qu'on a été trop loin dans l'utilisation de tokens.
09:26Parfois, ça ne sert à rien, on paye cher.
09:28Qu'est-ce que vous voyez ?
09:30Aujourd'hui, le marché, effectivement, est un petit peu dans le flou.
09:33Parce que pour qu'on justifie une hausse permanente,
09:36ou plutôt une fin progressive et plutôt rapide
09:39de la subvention des tokens aujourd'hui par les hyperscalers,
09:42il faut que les entreprises qui les achètent, qui les consomment,
09:45y trouvent leur compte.
09:46Donc, elles réalisent ces fameux gains de productivité
09:48que les agents AI sont supposés apporter.
09:51Aujourd'hui, on en est loin.
09:52Parce qu'on sait que toute l'innovation technologique,
09:55en particulier de cette envergure,
09:58suppose d'abord des réorganisations internes aux entreprises,
10:01la remise en fond de l'organisation de leurs données,
10:05un certain nombre de réorganisations aussi structurelles,
10:08qui prennent du temps, qui coûtent de l'argent.
10:10Et donc, on ne va pas voir ces gains de productivité
10:11se matérialiser tout de suite.
10:13Et ça va forcément jouer un peu un frein,
10:16comme ça vient d'être dit,
10:17sur la capacité des hyperscalers à monter le prix des tokens.
10:20Aujourd'hui, un abonnement de 200 euros,
10:21votre abonnement personnel de 200 euros à Claude, à Anthropique,
10:24il coûte un coup de revient de 14 000 dollars à Anthropique.
10:26Donc, c'est une subvention qui reste énorme.
10:28Les prix des tokens ont commencé à beaucoup augmenter,
10:31mais ils devraient augmenter beaucoup plus vite
10:32pour que ces hyperscalers y trouvent leur compte
10:34et justifient finalement les revenus
10:36qui leur permettent de financer, d'appeler le marché
10:38et de financer les investissements.
10:40Si c'était le vrai prix, un abonnement à Claude,
10:43c'est 14 000 dollars ?
10:45Je vous donne un prix moyen
10:46qui évidemment sera très différent pour les entreprises
10:48de ce qui sera pour les particuliers demain.
10:50Mais aujourd'hui, très clairement,
10:51la stratégie des hyperscalers américains,
10:53c'est une stratégie de course à la puissance
10:55pour être le premier ou le deuxième,
10:56pour être partout.
10:57On a qu'apparaît le marché dans un marché
10:59qui, par ailleurs, pénalise peu les concentrations.
11:01Et puis après, on augmentera les prix encore plus.
11:03Une fois que les clients seront captifs,
11:05augmenter les prix,
11:06on a vu ça sur des marchés équivalents,
11:09on va dire à peu près,
11:10et c'est ça qui est en jeu.
11:12Et c'est d'ailleurs une dynamique
11:13qui est très différente aux États-Unis
11:14de ce qu'elle est en Chine.
11:15Donc aujourd'hui,
11:16les hyperscalers américains,
11:16ils sont confrontés à un triple risque,
11:19un risque de business model,
11:20à quel rythme ils peuvent échanger
11:22leur part de marché
11:23contre une hausse des prix des tokens,
11:25et un taux d'utilisation en hausse
11:27de la part de la demande finale.
11:29Un risque technologique.
11:31Sont-ils à risque de voir une technologie émergée
11:33qui va remettre en cause,
11:34et notamment les modèles open source chinois,
11:37leurs modèles fermés ?
11:39Et un risque dont on parle beaucoup moins aujourd'hui,
11:41mais un risque potentiellement réglementaire.
11:43Il s'est manifesté en Chine depuis cinq ans.
11:45Il pourrait se manifester aux États-Unis
11:47de manière plus...
11:48Réglementaire ou politique ?
11:49On a vu Donald Trump s'inviter directement
11:52dans la sortie des dernières versions,
11:54notamment d'IA Anthropique.
11:56Est-ce que c'est un risque à prendre en compte,
11:58notamment pour la suite de la valorisation
12:00de ces valeurs-là ?
12:01Alors moi, je pense que c'est un risque
12:02qui aujourd'hui est largement sous-estimé
12:04par le marché.
12:04Le marché n'a pas réagi il y a plusieurs mois,
12:07lorsqu'entreprise qu'une première fois
12:08avait été mise au banc par le Pentagone
12:09pour des raisons déjà de sécurité,
12:12ou plutôt de défaillance,
12:13à vouloir respecter les instructions du Pentagone.
12:15Le marché a peu, voire pas du tout réagi maintenant,
12:18ensuite, lorsqu'il y a eu un ban d'exportation
12:21du modèle Claude, du dernier modèle Claude,
12:23aux clients non-américains.
12:26Or, moi, ce que j'observe,
12:27je vivais à Hong Kong à l'époque
12:28où le gouvernement chinois
12:30a procédé à ce type de mesures
12:32vis-à-vis d'Alibaba il y a 4-5 ans.
12:35À l'époque, on parlait d'un marché chinois
12:37qui était devenu non-investissable.
12:39À là du tout, évidemment, aux États-Unis.
12:40Non, mais quand même, ça interpelle.
12:41Pas du tout là, aux États-Unis,
12:42mais on est en train un petit peu
12:43de saper un petit peu beaucoup...
12:45Enfin, certains des éléments très importants
12:47qui faisaient la supériorité du marché américain
12:49pour un investisseur non-résident.
12:51Wilfried ?
12:52Oui, moi, je suis beaucoup moins inquiet
12:55que Jean-Louis là-dessus.
12:57Je pense qu'on est dans un monde de puissance
12:59et un monde de rivalité.
13:01Et à la fin, l'argument de
13:04est-ce que vous voulez qu'on gagne vis-à-vis des Chinois
13:05est un argument qui, à chaque fois, est l'argument majeur.
13:08Et donc, il y a effectivement
13:09quelques velléités de blocage
13:12pendant quelques jours,
13:14voire éventuellement 2-3 semaines,
13:15mais on voit que ça s'arrête très vite.
13:16En tout cas, ça s'arrête très vite
13:17au sein des États-Unis.
13:19Or, ce qui importe au marché
13:21sont les États-Unis.
13:22Le reste, en fait, il s'en fiche complètement.
13:23J'entends Wilfried des boîtes américaines
13:25utiliser des modèles chinois, en disant...
13:27Il y en a de moins en...
13:27Enfin, dans les très grandes boîtes américaines...
13:30Non, européennes.
13:31Ah oui, pardon.
13:32En disant que vous n'avez pas
13:33qu'on est anthropique,
13:34on va utiliser des Chinois.
13:35La question des modèles chinois
13:38va être une question de la souveraineté.
13:39C'est-à-dire, une question
13:40est-ce que vous êtes plus confortable
13:41avec le fait que toutes vos données
13:42partent en Chine ?
13:44Ou est-ce que vous êtes plus confortable
13:45avec le modèle, encore, judiciaire américain ?
13:49Sur les très grandes entreprises,
13:51je pense que la question va être...
13:52Elle est vite réglée.
13:53Voilà, je pense que la question
13:54va être vite réglée, oui.
13:55On préfère toujours aller vers les US,
13:57mais toutes données n'étaient pas bonnes...
14:00Exactement.
14:00Il va y avoir une grande différence
14:02entre les petites entreprises
14:03qui, de toute façon, n'ont pas le choix
14:04parce que ça va devenir,
14:05comme disait Jean-Louis,
14:06beaucoup trop cher
14:07d'utiliser des modèles américains
14:09et qui vont dire,
14:10de toute façon,
14:10il faut que je sois dans la compétition.
14:13Et donc, tant pis pour mes données
14:14qui vont être utilisées par les Chinois.
14:16Et les très grandes
14:16qui ont des modèles
14:18qui sont très forts
14:18en termes de réglementation,
14:20de conformité,
14:21de contrôle interne,
14:22qui vont dire,
14:23surtout, n'utilisez pas
14:24les modèles chinois.
14:27On a eu quand même des affaires
14:28où on s'est rendu compte
14:29que les données, par exemple,
14:30de localisation des bus
14:32qui étaient commentées en Chine,
14:33partaient directement en Chine
14:34et que les données en France.
14:38Je ne sais pas si vous avez
14:39véritablement envie
14:39que tout ça,
14:40ça se généralise
14:41au niveau
14:42du tissu industriel français.
14:43Il nous reste 30 secondes,
14:44Jean-Louis,
14:45mais en fait,
14:45à la fin,
14:45Alex Carpidit,
14:46c'est trop cher,
14:47mais ça va être encore plus cher
14:48si je comprends bien.
14:49Ah oui.
14:50Ce n'est que le début.
14:51Le prix du token
14:52est appelé à monter.
14:53À augmenter.
14:54C'est certain.
14:54Si on veut rentabiliser
14:55les investissements
14:56qui ont été faits,
14:57il va être appelé à monter.
14:58La question,
14:58c'est effectivement
14:59la course entre
14:59augmenter le prix du token
15:01au risque de ralentir la demande
15:03et avoir suffisamment de revenus
15:05pour que le marché
15:06soit confiant
15:06et répondre aux appels.
15:08Ouverture dans 6 minutes,
15:09Nicolas Pagnes,
15:09on va surveiller Excel Technologies.
15:11Oui,
15:11on va surveiller Excel Technologies
15:12alors que Thales a annoncé
15:14un accord avec Excel Technologies
15:16en vue d'un rachat.
15:17L'accord qui prévoit
15:18dans un premier temps
15:19l'acquisition de la participation
15:20de la famille Gorgé
15:21dans Excel,
15:21qui est aux alentours
15:23de 35%.
15:24Puis un rachat
15:24à 100%
15:26à l'issue d'une OPA
15:26qui valoriserait Excel
15:28à 3,9 milliards d'euros.
15:30On parle d'un prix par action
15:32aux alentours de 134 euros.
15:34C'est plus 44%
15:35par rapport au dernier cours
15:36de Excel Technologies.
15:37Wilfried Galland,
15:38Jean-Louis de Nacquera,
15:39merci beaucoup.
15:39Désolé,
15:40ce matin,
15:40dans la matinale de l'économie.
15:42Merci.
Commentaires