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Retrouvez le club de la Bourse du mardi 2 juin dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:048h38 sur BFM Business et sur AMC Live, le club de la bourse avec Jean-François Robin.
00:08Bonjour, responsable de la recherche de Natixis CIB.
00:11À côté de vous, Gilles Etchéberi-Garay, cofondateur, président et directeur des investissements de Elcano AM.
00:18Je commence avec l'information arrivée hier soir d'Enthropic.
00:21Ça y est, le dossier est déposé à la SEC, donc introduction en bourse prévue d'ici la fin de
00:26l'année autour du mois d'octobre.
00:27Vous voyez voir, beaucoup de monde quand même à financer sur les marchés actions.
00:30Comment vous regardez ça, Jean-François Robin ?
00:32Ce que je trouve très intéressant, alors d'abord, il y a plein de choses très intéressantes là-dessus.
00:35D'abord, qui viennent sur le marché, c'est quand même déjà intéressant.
00:38C'est que les entreprises de la tech viennent sur le marché actions et obligataires.
00:42Donc, c'est les deux.
00:43C'est quand même des entreprises qui cherchent du capital désormais.
00:46Donc ça, c'est, je trouve, la première chose.
00:47La deuxième chose, c'est évidemment les montants astronomiques.
00:50Sur des IPOs comme ça ou sur les levées de dettes, on est sur des choses assez hallucinantes.
00:56Et puis, ça pose quand même un peu aussi une question.
00:58Quand on regarde typiquement les boîtes de la tech aujourd'hui, qui le reflète ça, c'est que le free
01:02cash flow,
01:02donc finalement, les bénéfices nets à la fin de la journée de ces entreprises sont quand même en train de
01:07très fortement diminuer.
01:08Et on fait appel au marché de façon très nette.
01:10Alors, ça se voit sur le marché actions, mais qui est très profond.
01:13Ça se voit encore plus sur le marché obligataire, en fait.
01:15Vous avez aujourd'hui les boîtes de la tech qui font entre 20, 40, parfois 50 % des volumes des
01:21émissions obligataires d'entreprises.
01:23Et donc, ça commence à avoir un impact sur les actions qu'on connaît.
01:26On sait que ça fait 40 % des indices, ça fait la plupart des performances.
01:30Et donc, en termes de valorisation, on n'a jamais vu un si petit nombre d'entreprises faire autant de
01:35poids dans les indices boursiers.
01:37Donc, ça marche sur les actions.
01:38Mais désormais, on retrouve ça sur les marchés obligataires.
01:41Donc, on est sur des montants.
01:42Enfin, là, on parle des 93 milliards de choses France sur l'IA.
01:47Non, mais ce qui est déjà énorme.
01:48Ce qui est déjà énorme, c'est...
01:49On n'est pas obligé de tout comparer.
01:50Non, non, mais c'est déjà très bien.
01:52Mais évidemment, quand on est sur des montants comme ça, c'est assez impressionnant.
01:56Gilles, Etienne nous disait ce matin, avant qu'ils ne partent en vacances,
01:59on parlait des inquiétudes sur les revenus de l'intelligence artificielle
02:03avec des petits stress un peu sur les marchés boursiers.
02:06Là, plus du tout, ça a disparu.
02:07Alors, l'inquiétude a disparu.
02:10La réalité n'a pas disparu.
02:11On parlait tout à l'heure de Free Cash Flow.
02:13On a un anéantissement des Free Cash Flow de boîtes
02:16qui ont généré des tombereaux.
02:20Amazon, Microsoft, Google & Co.
02:23Non, il y a une euphorie, clairement.
02:27On parlait de ce qu'il y a aussi de SpaceX dans 15 jours.
02:32SpaceX, Anthropik, une course entre OpenAI et Anthropik.
02:34Alors, il y a un dicteur américain qui dit que ce n'est pas la cloche qui sonne le sommet
02:39du marché,
02:39ce sont les IPOs, ce sont les mis sur le marché.
02:41Donc, peut-être qu'effectivement, cette ruée sur le marché à ce moment-là signifie qu'on est proche d
02:46'un sommet.
02:46Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on regarde SpaceX, avec des valorisations stratosphériques.
02:50Bon, là, il y a trois business.
02:52Il y a Starlink qui marche bien.
02:53Il y a les fusées.
02:54Bon, OK, ça consomme, mais ce n'est pas...
02:56Et on voit que XAI, qui a été inséré dans SpaceX, incinère des tombereaux de cash.
03:03Et quelque part, cette réalité va finir peut-être par arriver.
03:06Oui, mais Elon Musk, il vend Mars.
03:08Oui, il vend Mars.
03:09Mais les gens achètent Mars pour le moment.
03:10Après, ils peuvent arrêter d'acheter Mars.
03:12Je veux dire, une entreprise, on ne sait pas ce qu'elle va faire, mais ça va être une grande
03:17fortune.
03:18C'était ce qu'était la compagnie de la mer du Sud en 1720, qui est la première bulle de
03:21l'histoire.
03:22Son thème, c'était des grandes entreprises qui vont mener à la fortune, mais on ne sait pas encore quelles
03:26sont les grandes entreprises.
03:27Ça n'a pas empêché Newton de perdre tout l'argent en disant que je sais calculer la folie de
03:32la...
03:32Oui, il peut se planter, mais c'est ça.
03:34Isaac Newton, le plus grand physicien, a mis de l'argent dans la compagnie de la mer du Sud de
03:37l'époque.
03:37Et puis, je trouve autoréalisateur de tout ça.
03:39C'est tellement gros, ces IPOs-là, que ça prend tellement de place dans les indices actions,
03:43qu'en fait, tous les répliquants, la gestion passive, est obligé de toute façon de se mettre à l'achat
03:50tellement ça va avoir un impact dans les indices.
03:52Donc, il y a un truc un peu auto-entretenu là-dedans.
03:54Et je trouve que les questions qu'on a sur la circularité des business models parfois,
04:00là aussi, on est sur un truc où, de toute façon,
04:04je ne vais pas utiliser l'achronisme anglo-saxon,
04:07mais évidemment, la peur de louper le train fait que, de toute façon, il faut y aller
04:10parce que la valorisation va monter par un effet assez mécanique, en premier lieu.
04:14Etienne ?
04:15Avec, pour l'instant, des blocs d'actions qui sont très faibles.
04:18Quand vous regardez SpaceX, le flottant va être très faible.
04:22On parle de moins de 10-15 %, alors on verra dans 10 jours,
04:25avec une part du retail, donc des investisseurs particuliers, qui est juste énorme.
04:29Elon Musk va réserver plus de 30 % des actions pour les particuliers,
04:34des particuliers qui ne regardent pas trop les niveaux de valorisation, la rentabilité, etc.
04:37Et tout ça, en fait, va participer à des hausses spectaculaires sur les marchés.
04:41Et donc, en fait, à la fin, on va dire,
04:42cette boîte, elle vaut 1 000 milliards de capitalisation boursière.
04:45Alors qu'en fait, quand vous regardez, tout ça,
04:47c'est basé que sur un petit nombre d'actions sur le marché.
04:51Oui, mais il y a deux choses.
04:52Un, c'est la première fois depuis 2003
04:53que le nombre d'actions va augmenter sur la bourse américaine.
04:55Avec les mises sur le marché, jusqu'à présent,
04:57on avait une déséquilibration de la bourse américaine,
05:00c'est-à-dire que la dette, qui ne valait pas cher,
05:03remplacer les actions.
05:04Et là, ça va être la première année 2026,
05:05on va avoir le nombre d'actions en circulation,
05:08globalement, qui va augmenter.
05:09Et après, il y a un autre phénomène qui est moins connu,
05:11c'est qu'effectivement, les sociétés qui commencent à 6-7%,
05:1310-15% de flottants,
05:15elles essaient de monter rapidement à 50% de flottants.
05:18Et c'est un phénomène qui est documenté
05:20parce que les fondateurs, ils essaient de transférer le risque.
05:22Aujourd'hui, il y a un risque énorme dans la valorisation de ces entreprises,
05:24elle a été multipliée par 7-8 en un an.
05:26Et là, on voit une opération, en mon sens, de transfert du risque
05:30des fondateurs, des financiers initiaux vers le grand public.
05:34Donc, on commence par appâter avec 7-10-15%
05:37qui vont essayer de tenir,
05:38pour essayer derrière de monter,
05:41de faire monter le flottant assez rapidement.
05:43Mais les montants vont être quand même compliqués à gérer
05:45pour les bourses mondiales.
05:47Vous parlez de nouvelles actions,
05:48il y aura aussi des nouvelles actions Google
05:49qui va faire une levée de fonds aujourd'hui sur les marchés actions.
05:52Oui, à hauteur de 80 milliards de dollars.
05:54Alors, ils avaient déjà levé 80 milliards de dollars en début d'année,
05:57mais c'était sur le marché obligataire.
05:58Là, cette fois-ci, c'est en action,
06:00avec notamment Berkshire Hathaway
06:03qui va participer à hauteur de 10 milliards de dollars.
06:05Donc, ça, c'est quand même une sacrée signature.
06:07Ce qui a fait que, hier soir,
06:08le titre en après-bourse n'a pas trop bougé.
06:10On était sur une baisse de 1 à 2%,
06:12sachant que 80 milliards à l'échelle de Alphabet,
06:15c'est rien.
06:16En termes de dilution, c'est moins de 1%.
06:18Et 10% pour Berkshire Hathaway, c'est encore moins.
06:21Il y a le plus gros stock de cash de son histoire.
06:23Mais deux investissements annoncés en deux jours,
06:25selon l'immobilier hier.
06:26C'est intéressant, parce que justement,
06:27c'est vrai que Berkshire Hathaway,
06:29ils avaient plutôt dit,
06:30moi, je reste à l'abri de ça,
06:32je n'ai jamais été aussi long de cash,
06:34je veux être prudent parce que je ne comprends pas le truc
06:35et ça me semble complètement délirant.
06:37Et là, ils rentrent quand même dedans.
06:39Donc, c'est doublement intéressant de ce point de vue-là.
06:42Mais deux petites remarques.
06:43La première, quand on voit Google,
06:45quand on voit Alphabet,
06:47quand on voit les Anthropik, etc.,
06:49on est quand même sur des boîtes
06:51qui désormais cherchent du cash, du blé.
06:53Donc, c'est ça qui est très intéressant.
06:54C'est qu'ils font feu de tout bois quand même.
06:56Et quand vous regardez à la fin,
06:57la dead net sur EBITDA,
06:59ce qui est un peu un des ratios qu'on regarde
07:00pour regarder un petit peu la solidité des boîtes,
07:02on se retrouve avec des boîtes
07:03qui étaient extraordinaires,
07:04qui gagnaient beaucoup d'argent,
07:05qui s'auto-finançaient
07:07avec des boîtes qui sont en train de devenir,
07:09c'était un petit peu des boîtes à cash
07:10qui deviennent finalement des boîtes leveragedes,
07:13de nouveau de la tech leveragedes.
07:14Donc, ce qui faisait le succès...
07:15Mais c'est le besoin d'infrastructure, ça.
07:17Oui, mais ce qui est très intéressant,
07:18c'est qu'on était sur un truc
07:19qui était finalement...
07:20Là, on l'a vu dans toute la séquence de l'Iran,
07:22ça explique aussi pourquoi les actions sont plus hauts
07:24alors qu'on a une guerre massive,
07:26le plus gros choc pétroïde depuis 73, 74.
07:29Les actions ont plus hauts.
07:30Ce qui l'explique notamment,
07:31c'est que l'IA est plus fort que la guerre
07:32et aussi parce qu'on avait des boîtes
07:34qui sont des boîtes qui font office de valeur refuge.
07:37Or là, ces valeurs refuge,
07:38plus que les États parfois,
07:40on va pouvoir commencer à un peu les questionner
07:41à partir du moment où elles aussi deviennent endettées.
07:43Et puis, la deuxième remarque que je voulais faire,
07:45c'est qu'on est sur des valorisations,
07:47on est sur...
07:47Étienne parlait du volant,
07:51la part de marché qui est disponible.
07:53Ce qui est quand même très intéressant
07:54quand vous regardez la performance des actions
07:55sur très long terme,
07:56on parle de 10, 12% du S&P depuis 1928.
08:00Évidemment, c'est une super performance,
08:02mais quand même,
08:03il y a une grande explication aussi à ça,
08:05c'est que les boîtes qui vont mal,
08:06vous les sortez des indices,
08:07il y a beaucoup de boîtes qui rachètent
08:08leurs propres actions pour soutenir leurs cours.
08:10Donc, il faut aussi un petit peu remettre tout ça.
08:12Et aujourd'hui, on est dans un moment
08:14quand même un petit peu pivot,
08:15je trouve, où la tech est en train
08:17de se leverager de nouveau
08:18et redevient une tech traditionnelle.
08:19Je ne dis pas pour faire peur
08:20comme les années 2000,
08:21mais ce qui n'avait un peu pas marché en 2000,
08:24c'est que c'est des boîtes hyper leverager.
08:25Là, on disait,
08:26mais non, mais la East Time is different,
08:27c'est des machines à cash,
08:28elles ne peuvent pas faire défaut,
08:30elles ont plein d'argent.
08:30Bon, ben là,
08:31on redevient un peu de normalité quand même.
08:33Il y a des boîtes qui font défaut,
08:34notamment dans le secteur de la dette privée.
08:35Alors, on a raconté ça largement
08:37ces dernières semaines, Étienne,
08:39où on avait des inquiétudes sur la dette privée,
08:40notamment aux États-Unis.
08:42Il y a toujours des levées de fonds
08:43pour financer des boîtes en dette privée.
08:45Et on apprend ce matin
08:45qu'il y a Eurasio
08:46qui lève 5,5 milliards d'euros.
08:48Et un autre fonds américain
08:49qui lève plus de 10 milliards de dollars en Asie.
08:52Donc, ça montre bien qu'il y a de l'argent.
08:54Ça se voit bien d'ailleurs dans les IPO,
08:56sur les montants obligataires,
08:58sur les GAFAM.
08:59Ça se voit également dans le non-coté,
09:01que ce soit sur la dette privée,
09:02sur le private equity.
09:03In fine, vous avez des allocataires
09:04qui sont bien obligés
09:05de placer leur argent
09:06qui leur est confié.
09:07Et donc, dans une optique de diversification,
09:09aujourd'hui,
09:10ils trouvent aujourd'hui des produits
09:11dans lesquels placer cet argent.
09:14Alors, Eurasio dit
09:15non, mais tout va bien.
09:16On est diversifié, etc.
09:18Ça n'empêche quand même
09:19qu'on est sur des secteurs
09:20qui ont inquiété ces derniers temps.
09:21Dont le logiciel, quand même.
09:22Dont le logiciel.
09:23C'est vrai que pour l'instant,
09:24on est encore un petit peu
09:25dans une zone trouble
09:26où il n'y a pas eu de faillite majeure
09:29dans ce secteur du logiciel.
09:30Mais ça n'empêche que ça se voit
09:31dans les prix,
09:32dans le sens où ces entreprises
09:33se refinancent aujourd'hui
09:33plus cher que l'an dernier.
09:34Gilles, comment vous regardez
09:35la dette privée ?
09:37Alors déjà, nous,
09:37on n'est investi que sur
09:39quelques côtés.
09:40Donc, on ne fait pas
09:40de dette privée.
09:41Moi, je le vois avec un peu
09:43circonspection.
09:44Parce que j'ai une certaine expérience
09:45des marchés financiers
09:46depuis 30 ans.
09:47Et les mauvais coups,
09:48ça a toujours été
09:49qu'on a rendu liquide
09:50ce qui n'était pas à la base.
09:51Et c'est clair que
09:52la dette privée,
09:52tous ces fonds,
09:53essaient de rendre liquide
09:54ou semi-liquide
09:55un produit qui ne l'est pas.
09:56Donc, quelque part,
09:57c'est une recette
09:57assez traditionnelle
09:58pour avoir des problèmes
09:59à la sortie.
10:00On n'en est pas encore là.
10:04Pour vous, ce n'est pas sain.
10:05C'est-à-dire que ce n'est pas
10:06le bon fonctionnement.
10:08Vouloir rendre liquide
10:09ce qui est liquide,
10:10pour moi, ça a toujours été...
10:11C'est ceux qui demandent
10:11des retraits,
10:12qui veulent que ça soit liquide.
10:13Ce n'est pas le fonctionnement
10:14au départ.
10:14On ne vous dit pas
10:15que vous allez pouvoir
10:15récupérer votre argent.
10:17On a le même système
10:18qu'on a eu sur les fonds
10:18de H1, sur les fonds...
10:20Au début, c'était des choses
10:22spécialistes où on s'investissait
10:23pour 10 ans,
10:23vous oubliez votre argent
10:24pendant 10 ans,
10:24vous vous récupérez dans 10 ans.
10:25Et après, ça marche bien.
10:26Donc, on dit
10:27si vous voulez rester pendant 3 ans,
10:28on va vous faire quelque chose
10:29ou vous pourrez rester en 3 ans
10:30et si vous avez besoin
10:31de votre argent,
10:31on vous le rend.
10:32Et c'est pour ça
10:33qu'on crée après
10:33des fonds semi-liquides
10:35qui, généralement,
10:36on a vu sur les trends,
10:37on a vu sur les CPI,
10:38on a vu toujours...
10:39Enfin, je veux dire,
10:39les problèmes,
10:40on les a toujours eus
10:41quand on a rendu liquide,
10:43ou relativement liquide,
10:44à un actif qui ne l'est pas
10:45à la base.
10:45Et pour moi,
10:46c'est toujours été
10:47l'histoire des marchés financiers.
10:48La tentation,
10:49c'était parce que ça marche.
10:50Il y a une prime de liquidité.
10:51Il y a une prime de liquidité.
10:52C'est documenté
10:53dans la littérature financière.
10:56Cette prime de liquidité
10:57donne des rendements supérieurs.
10:58Donc, en fait,
10:58quelque part,
10:59on essaie d'avoir le beurre
10:59et l'argent du beurre.
11:00C'est d'avoir la prime
11:02et la liquidité.
11:03Et généralement,
11:04c'est des histoires
11:04qui finissent mal
11:06en général.
11:07Jean-François,
11:07vous, sur la dette privée,
11:08vous êtes inquiet ou pas ?
11:10Non, pas vraiment.
11:11Parce qu'effectivement,
11:12je suis complètement d'accord
11:13avec ce qu'il vient de dire.
11:14C'est que la dette privée,
11:14ce n'est pas fait
11:15pour être un objet liquide.
11:16C'est justement l'inverse de ça.
11:17Mais aux Etats-Unis,
11:18ils ont beaucoup ouvert.
11:19Oui, ils ont ouvert justement
11:20parce qu'ils sont en train...
11:20Au départ, ce truc-là,
11:21et surtout,
11:22d'ailleurs,
11:22c'est les stress tests
11:23de la Banque Centrale Européenne
11:24en Europe.
11:24C'est d'abord,
11:25un, c'est un problème américain.
11:27C'est surtout des trucs
11:28qui financent de la soft,
11:29de la tech
11:30et surtout des boîtes
11:32de software américains.
11:33Donc, le problème,
11:34il est surtout aux Etats-Unis.
11:36Deux, ce qu'ils achetaient
11:37quelque chose de liquide
11:38puisque l'idée,
11:38c'est que c'est du financement privé
11:41de gré à gré,
11:42on va dire,
11:46qui a du mal à se financer
11:47auprès des banques.
11:48Déjà, on n'est pas sur
11:48de l'investissement de grède.
11:50On propose de meilleurs financements
11:50par ce biais-là
11:51puisque ça intéressait grandement
11:52justement les assurances,
11:53les fonds de pension,
11:54d'avoir des rendements
11:54à long terme élevés
11:56mais en faisant une croix
11:57justement sur la liquidité.
11:58Moi, je suis un fonds de pension.
11:59Ça m'intéresse votre rendement
12:00à 10 ans, à 20 ans.
12:01Je n'ai pas besoin d'en sortir
12:03un tout petit peu.
12:04Donc, on avait dit
12:04c'est 5% de retrait possible.
12:06C'est tout.
12:07Et ça allait bien à tout le monde.
12:08Là, effectivement,
12:08ce truc-là a eu un tel succès
12:10que les riches particuliers
12:11ont voulu s'y intéresser.
12:13Désormais, on essaie
12:13d'ouvrir le truc
12:14et puis peut-être
12:15qu'il y a eu des excès aussi.
12:16On l'a vu dans quelques cas.
12:18Mais globalement,
12:18on a fait venir des gens
12:19qui avaient plutôt
12:20une appétence pour...
12:22Moins d'appétence pour le risque
12:23et on l'a vu avec l'Iran,
12:24on l'a vu avec un petit peu
12:27ces craintes sur le soft
12:28qu'il y avait des gens
12:29qui voulaient sortir plus vite.
12:30Et là, on a commencé
12:30à avoir des problèmes.
12:31Mais honnêtement,
12:32aujourd'hui,
12:32le gros des investissements,
12:34un, US,
12:35deux, des assureurs,
12:38trois, en plus,
12:39les inquiétudes
12:39qu'on pouvait avoir
12:40sur le soft aujourd'hui.
12:41Vous voyez bien,
12:42encore une fois,
12:42les annonces de SAP
12:44en France sur Choose France.
12:45C'est des boîtes qui vont bien,
12:46qui investissent massivement
12:48dans l'IA.
12:48C'est aussi les agents de l'IA
12:50quelque part.
12:51Donc, il y a aussi des craintes
12:52qui sont en train de revenir.
12:53Et aujourd'hui, je pense que
12:54on voit un certain nombre
12:55de grands noms
12:56de la dette privée
12:57qui lèvent du capital
12:58sans le problème.
12:59Ils ont d'ailleurs proposé
13:00si vous voulez,
13:00je vous rachète la dette
13:01et personne n'a levé les doigts
13:03qui font des tours de table
13:04dans lesquelles il y a des gens.
13:08Le chiffre à suivre ce matin,
13:10ce sera à 11h,
13:11ce sera l'inflation en zone euro.
13:12L'inflation en zone euro
13:13du mois de mai,
13:13première estimation
13:14qui est attendue
13:15au-delà des 2%.
13:16Forcément, comme au mois d'avril,
13:17il y aura un effet énergie important.
13:20C'est une donnée
13:20qui sera surveillée
13:21dans le sens où
13:21vous avez une réunion de la BCE
13:23dans maintenant 10 jours.
13:24Ce n'est pas ce jeudi,
13:25c'est le jeudi suivant.
13:27Et que le marché intègre
13:28pleinement une hausse des taux
13:29de la part de Christine Lagarde
13:30à hauteur de 25%.
13:32Donc, cette inflation,
13:32elle sera au-delà des 2%,
13:332,4%.
13:34C'est un petit peu
13:35ce qui est attendu
13:36pour l'instant
13:36par les économistes
13:37et ça devrait donner
13:38un petit peu du grain à moudre
13:40en attendant cette réunion.
13:41C'est-à-dire que
13:41toutes les déclarations
13:42de tous ceux
13:42qui sont à la Banque de France
13:43ou qui sont proches
13:45d'Isabelle Schnabel
13:45passent leur temps
13:46à dire que les taux vont monter.
13:47Donc, je pense que c'est très clair.
13:48Ça vous fait quel effet, Gilles ?
13:52Je dirais qu'on a quand même
13:54une forte hausse des taux longs
13:55qui n'interpellent pas grand monde,
13:56même les marchés actions,
13:57tout ça.
13:58Et quelque part,
13:58ça a déjà un effet récessif,
14:00en tout cas,
14:00de contrôle de la conjoncture.
14:04C'est une meilleure idée.
14:05Mais bon, en tout cas,
14:06ils sont déterminés pour une.
14:07Après, on verra déjà
14:08comment Hormuz va terminer,
14:09même si c'est quand même
14:10assez obscur.
14:12Voilà.
14:12Il faut taper les anticipations,
14:14en fait.
14:14Il faut mettre un petit coup.
14:15Oui, mais on retrouve un peu,
14:17pour moi,
14:18quand même,
14:18on a une conjoncture
14:19relativement fragile
14:19avec Hormuz qui peut continuer
14:21au-delà du mois d'août.
14:23Et rajouter une pression supplémentaire,
14:25ça me rappelle un peu tricher
14:26en 2012.
14:27Il nous reste 30 secondes.
14:28Jean-François,
14:29vous dites faites-le,
14:29le faites pas.
14:30Moi, je pense que la BCE
14:31va faire une erreur
14:33de politique monétaire
14:33pour envoyer une erreur
14:34précédente de politique monétaire.
14:35C'est un choc d'offre d'énergie.
14:37D'ailleurs, le pétrole
14:38est largement plus bas
14:39que quand la BCE
14:40a fait ses dernières prévisions.
14:41On est sous les 100,
14:42alors qu'eux,
14:42ils prévoyaient du 117
14:44de mémoire, etc.
14:45Donc, c'est un choc d'offre.
14:46Le taux de chômage monte.
14:47Les salaires, eux,
14:48ont tendance à baisser.
14:49Donc, on n'est pas du tout
14:50dans la situation de 2022.
14:52La BCE est...
14:53Mais ils vont le faire quand même.
14:54Ils vont le faire,
14:54alors que dans le même temps,
14:55vous avez une réserve
14:56fédérale américaine
14:57qui va avoir de l'inflation
14:58à pas loin de 4%,
14:59qui, elle, ne monte pas assez tôt.
15:00Donc, on est encore une fois
15:01à ne se battre pas
15:02avec les mêmes outils.
15:03C'est moins garanti.
15:03Mais en tout cas,
15:04c'est probablement une erreur.
15:04On en rediscutera ensemble.
15:05Merci beaucoup à tous les deux
15:06d'être venus ce matin
15:07dans la matinale de l'économie.
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