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  • il y a 3 mois
Mardi 14 juillet 2026, retrouvez Marion Abbadie (Cheffe de projet et chargée de communication, La BulLe Verte), Frédéric FAURE (Vice-président, Biocoop), Mathieu Bonhomme (auteur de "La longue marche de Lucky Luke") et Stéhane Linou (Auteur de "Résilience alimentaire et sécurité nationale") dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:13économie.
00:13Et voici le sommaire, c'est Pascal Chazal, le fondateur du groupe Orsit et de Zen Modular,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler de la crise immobilière
00:23et des solutions justement que la construction modulaire et Orsit proposent.
00:27Mais d'abord, je reçois Mathieu Bonhomme, auteur de Bande dessinée, qui réinvente le personnage de Lucky Luke dans son
00:34dernier album,
00:35La Longue Marche, ou quand le Poor Lonesome Cowboy se transforme en défenseur de la nature et des valeurs écologiques.
00:41Dans notre débat, on parlera souveraineté alimentaire, comment réduire les risques de rupture d'approvisionnement en cas de crise majeure,
00:48comment relocaliser une partie de la production indispensable, réponse dans une dizaine de minutes.
00:53Et puis, comme chaque jour, on met, vous le savez, une start-up à l'honneur.
00:57Je vous présenterai la bulle verte qui propose de relever le défi du dernier kilomètre touristique.
01:02Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Mathieu Bonhomme. Bonjour.
01:13Bonjour.
01:13Heureux de vous accueillir, de vous rencontrer.
01:15Vous êtes auteur de Bande dessinée, vous publiez La Longue Marche de Lucky Luke.
01:19C'est aux éditions Lucky Comics.
01:21Vous avez publié trois Lucky Luke en une dizaine d'années.
01:26Déjà, comment vous vous êtes retrouvé à avoir cette chance de croquer un personnage aussi mythique ?
01:33Oui, j'ai beaucoup de chance d'avoir eu l'occasion de pouvoir faire ça.
01:36Lucky Luke, c'est un personnage qui m'accompagne depuis ma petite enfance.
01:39J'ai mis beaucoup sur lui quand j'étais petit.
01:41Je le prenais un peu pour un grand frère ou quelqu'un qui m'accompagnait vraiment.
01:45C'est un personnage qui était très important dans mon parcours d'auteur de Bande dessinée.
01:48Et puis, il y a quelques années, j'ai proposé aux éditions d'Argo,
01:52qui s'occupent de la marque Lucky Luke,
01:56de participer à cette série et de faire une interprétation à ma façon.
02:01Et ça n'a pas été fait en un claquement de doigts,
02:03mais l'idée a fait son chemin.
02:05Et puis, j'ai pu comme ça commencer une première aventure
02:09qui s'appelle L'homme qui tue à Lucky Luke,
02:11qui est sorti il y a dix ans,
02:13qui raconte comment Lucky Luke a arrêté de fumer.
02:18Il y a un trou dans la série principale.
02:19Il y a un album, il fume, mais le suivant, il ne fume plus.
02:22Il a son bran de paille.
02:24Et moi, quand j'étais jeune, ça me posait une question.
02:26Donc, voilà.
02:27Et j'ai raconté cette interlude.
02:29Et puis, j'en ai fait un second qui s'appelle Wanted Lucky Luke,
02:32où je confronte la solitude du personnage
02:36à la proximité de trois sœurs charmantes.
02:39Et puis, dans celui-là, je raconte deux choses,
02:44c'est-à-dire de poser Lucky Luke face à un enfant
02:48et de questionner son rapport à la paternité.
02:51Un ado un peu rebelle.
02:52Un ado rebelle, un petit impertinent qui vient l'embêter.
02:56Et puis, en parallèle de ça, de faire porter à Lucky Luke
03:00une mission écologiste pour la sauvegarde de la forêt du nord des États-Unis.
03:06Alors ça, on va évidemment en reparler.
03:07Mais je reste quand même sur ce.
03:08Parce que Lucky Luke, le créateur, c'est Maurice.
03:12Je crois que c'est les 80 ans cette année.
03:14Il y a quand même un petit poids sur les épaules.
03:16Est-ce que vous vous êtes donné un certain nombre de passages obligés ?
03:22C'est-à-dire que quand on dessine Lucky Luke
03:23ou quand on intègre Lucky Luke à un album,
03:26est-ce qu'il y a des obligatoires ?
03:28Vous voyez ce que je veux dire ?
03:29Il y a quelques rendez-vous qui sont assez importants.
03:31Lucky Luke est un cow-boy.
03:33Je voulais que ce soit un cow-boy comme il l'était un peu au début,
03:37très westernien, très hollywoodien,
03:41vraiment comme un espèce de Clint Eastwood de la bande dessinée.
03:43Donc là, il y a des rendez-vous qui sont la scène de duel, par exemple.
03:46Il faut qu'il y ait des coups de feu.
03:47Il faut qu'il parte au grand galop avec son cheval.
03:50Il faut qu'il y ait des méchants.
03:52Et tout ça, ça va organiser un peu l'histoire.
03:55Après, j'aime bien fonctionner sur deux plans
03:57et d'avoir à chaque fois une histoire type intrigue.
04:00Et puis, dans un second temps, un propos,
04:04quelque chose qui vient toucher au fond,
04:05au fond du personnage ou au fond de mathématiques
04:08pour essayer de nourrir ce récit.
04:10Et ça me donne aussi un fil rouge pour l'écriture.
04:13Mais c'est vrai que c'est un personnage
04:15avec lequel je m'amuse énormément.
04:17Et il y a comme ça, effectivement,
04:19ces rendez-vous importants
04:20que j'ai envie de mettre en scène dans la série.
04:23La longue marche de Lucky Luke,
04:25donc effectivement, l'action se situe dans les forêts
04:27du Minnesota, du Grand Nord.
04:31La nature est presque un personnage de cet album.
04:35Une nature plus verdoyante.
04:37Enfin, moi, dans mon imaginaire de fan de Lucky Luke,
04:40c'est plutôt le désert, c'est plutôt le Grand Canyon,
04:42c'est plutôt tout ça, quoi.
04:44Oui, tout à fait.
04:44En fait, j'aime beaucoup prendre en compte
04:46les conditions climatiques d'un univers
04:49quand je le mets en scène.
04:51Alors, le premier album que j'ai fait de Lucky Luke,
04:53ça se passait dans un univers montagnard,
04:56avec des chercheurs d'or auprès de rivières,
04:59donc beaucoup de pluie.
05:00Le second, je me suis dit,
05:01ben voilà, j'ai fait un western sous la pluie,
05:03il faut quand même que je retourne aux fondamentaux.
05:05Et donc, dans le second, on est dans le cagnard,
05:07on a des couleurs très chaudes,
05:09on est dans la poussière du désert, tout ça.
05:10Et puis, pour faire ce troisième, je me suis dit,
05:12ben non, mais moi, je veux faire mon Lucky Luke dans la neige.
05:15Et qui dit Lucky Luke dans la neige
05:17m'a fait débloquer plein de rendez-vous,
05:20plein d'envies que j'avais,
05:21qui étaient de parler des trappeurs,
05:24de parler des peuples amérindiens,
05:26de parler de la forêt.
05:27Et du coup, toute mon histoire s'est mise en place,
05:30déjà avec cette idée du climat,
05:32de cet environnement climatique.
05:35Oui, parce qu'il se retrouve à défendre,
05:38effectivement, à la fois les peuples autochtones
05:41et ses forêts contre un personnage,
05:45un Mr. Cramp, là c'est ça.
05:47J'ai lu Mr. Trump, quand même.
05:49Je pense que vous n'avez pas choisi le nom par hasard.
05:52Qui, lui, veut raser,
05:54raser évidemment ses forêts pour faire du business.
05:58Il y a pas mal de lecteurs qui parlent d'éco-western.
06:01Est-ce que ça vous...
06:02Est-ce que ça colle ?
06:03Oui, ça me parle tout à fait.
06:05Il y a eu dans les années 70,
06:06dans le grand cinéma,
06:07dans le nouveau...
06:09Comment dire ?
06:10La nouvelle vague américaine.
06:11Pas mal de westerns qui revisitaient un peu le genre
06:15en changeant de point de vue,
06:16en étant beaucoup du côté des Amérindiens.
06:18Et notamment, il y a ce grand film que j'aime beaucoup
06:20qui s'appelle Jeremia Johnson de Sidney Pollack,
06:23que je cite d'ailleurs dans mon album,
06:25qui est vraiment un éco-western.
06:27On parle beaucoup de nature.
06:28Dans le western, il y a cette...
06:31Dans le roman, par exemple, western,
06:33on parle de nature writing.
06:35Il y a vraiment quelque chose qui a à voir
06:36avec l'immensité, l'environnement,
06:39les décors sont fondamentaux dans le western.
06:41C'est ce qui nous fascine aussi beaucoup
06:42quand on les voit.
06:44Mais là, je trouvais,
06:46moi, étant écologiste de sensibilité écologiste,
06:51légèrement, voire de plus en plus éco-anxieux,
06:54j'avais besoin d'exprimer ces émotions
06:57qui me traversaient,
06:58sans pour autant faire un manifeste,
07:00parce que Lucky Luke,
07:01ce n'est pas vraiment le lieu pour ça,
07:03sur le thème, sous une fiction comme ça,
07:07un peu légère, quand même,
07:08d'essayer d'exprimer ce que je ressentais.
07:11Et évidemment,
07:13la parole des peuples amérindiens
07:15qui nous alertent sur la destruction de la nature,
07:17Lucky Luke, qui est situé à la fin du XIXe,
07:20au début de la révolution industrielle,
07:21l'époque où se met en place
07:22le vrai grand capitalisme américain,
07:25il m'a semblé que ça avait un éco-fort
07:27avec notre époque.
07:28Et oui, 100% d'accord,
07:30avec effectivement ce rapport
07:32des peuples amérindiens à la nature,
07:33qui est central dans l'album
07:35et qui peut être aussi une forme de leçon
07:38pour nos sociétés.
07:40Tout à fait.
07:40C'est-à-dire qu'ils gardent en tête
07:42ce que nous, on a trop rapidement oublié.
07:44Moi, je me rappelle, dans les années 90,
07:48je m'intéressais beaucoup aux textes,
07:51aux écrits des Amérindiens.
07:53Et dans les magasins,
07:54c'était dans des petits recueils comme ça,
07:56que je lisais avidement,
07:57mais qui étaient présentés comme de la poésie.
07:59Et donc, il y avait une forme déjà condescendante
08:01de montrer ces textes et ces paroles
08:04qui étaient juste des paroles simples,
08:05mais des paroles d'une évidence confondante,
08:07enfin, vraiment simple, mais évidente.
08:10Et c'est des règles de vie qu'on n'a pas suivies.
08:14Et pourtant, le fait d'entretenir son environnement,
08:17c'est de l'autopréservation,
08:18c'est d'accepter cette place dans la nature.
08:21C'est quelque chose qui, dans l'histoire,
08:23j'ai voulu insérer en disant,
08:27non, ce n'est pas de la poésie,
08:28c'est juste les règles de la vie.
08:30Et il n'y en a pas d'autres, en fait.
08:31Le dollar ne peut pas supplanter la nature.
08:35Et effectivement, il y a cette logique
08:36de surexploitation des ressources naturelles.
08:39On est dans des thématiques qu'on traite très souvent ici,
08:41de ressources limitées, quoi, voilà,
08:44et de limites qu'on est en train de dépasser.
08:46Quand même, parlons de ce personnage,
08:48la Mister Cramp, là, industriel,
08:52prêt à exploiter les ressources naturelles sans limite.
08:56C'est un Donald Trump version western, quoi.
08:59Oui.
09:00Ah bah oui, très simplement.
09:03Oui, c'est le grand méchant, c'est le grand capitaliste.
09:05Ça fait du bien, dans une BD, un grand méchant.
09:07Ouais, ouais, on adore ça.
09:08On en a besoin.
09:09Et puis, oui, souvent, les héros se révèlent face au grand méchant.
09:13Mais c'est vrai que là, je l'ai présenté comme un homme tout puissant.
09:17C'est-à-dire que même au début de l'album,
09:19on ne peut rien acheter ou boire,
09:22qu'il ne soit pas estampillé de sa marque.
09:23Comme une espèce de, à la fois, c'est un destructeur de la nature,
09:26à la fois un gros industriel comme Coca-Cola,
09:28qui dominerait tout partout.
09:30Et c'était une façon de montrer son emprise sur tout ce bout de territoire.
09:35Et c'est vrai que ce grand méchant, je l'ai présenté comme une ombre,
09:40comme une... on ne voit jamais son visage.
09:43C'est une présence, c'est une présence dominatrice qui est là,
09:46qui rôde, qui est menaçante.
09:49Et quand, finalement, il apparaît toujours en silhouette,
09:52il est accompagné d'hommes de main qui ne sont pas des gangsters,
09:56mais qui ont un costume cravate et des fusils à pompe.
09:59Pour montrer aussi un peu qu'il y a le grand capital
10:02et son armée de technocrates qui l'accompagnent.
10:05Et sans en enlever la dangerosité, évidemment.
10:09Donc c'est vraiment une emblème, j'ai envie de dire,
10:12un symbole du capitalisme que j'ai voulu mettre en scène.
10:16Donc sa grande différence avec Trump, c'est que Trump, il est omniprésent,
10:19on voit son image tout le temps.
10:20Exactement.
10:21Alors je voudrais quand même, on n'est pas sur la thématique environnementale,
10:24mais c'est ce qui rend cet album aussi savoureux.
10:27C'est effectivement Trump face à un ado,
10:30qui n'arrête pas de le challenger, de se moquer de lui.
10:33Ça, c'est génial.
10:35Vous avez pris un plaisir particulier à imaginer Lucky Luke
10:41devoir avoir des réflexes de père.
10:43Oui, tout à fait.
10:44Alors là, c'est antinomique avec tout ce que j'ai lu des albums précédents.
10:49Oui, en fait, Lucky Luke, c'est un personnage qui est très phlegmatique,
10:51qui a l'air toujours très sûr de lui,
10:53et qui est excellent, et qui est une espèce de super-héros.
10:56Quand il s'agit de dégainer son flingue et de tirer sur la cible,
10:58il est toujours le meilleur.
10:59Mais moi, j'aime bien me dire qu'au niveau des sentiments
11:02et des émotions, il n'est peut-être pas toujours super fort.
11:05Et d'avoir ce petit gamin qui est à côté de lui,
11:08qui vient lui dire ses quatre vérités,
11:10qui s'est appuyé exactement là où s'est fait mal,
11:12comme ça veut le faire tous les enfants,
11:14pour le faire sortir de ses gonds,
11:16ça oblige Lucky Luke à un moment
11:19à se reposer à la question de qui est l'adulte,
11:21parce qu'il est en train complètement de péter les plombs
11:23et de sortir de ses gonds.
11:24Donc il y a un moment où il doit se reprendre
11:27et reprendre un rôle d'accompagnateur,
11:29de référent adulte, donc paternel,
11:32et j'ai bien aimé mettre ça en scène,
11:35parce que moi étant père,
11:36j'ai deux enfants,
11:38mon second ressemble beaucoup d'ailleurs
11:40à Nuages Rouges au passage,
11:41mais il a beaucoup de copains de classe,
11:44donc on est souvent en train de voir
11:46et constater comment les autres parents font,
11:49tout le monde fait des erreurs,
11:50mais c'est très amusant de s'amuser
11:52à mettre en scène le rôle éducatif des adultes.
11:55Dernier mot, le prochain Lucky Luke,
11:57il sera marié avec des enfants ?
12:01Vous n'allez peut-être pas pousser le bouchon jusqu'à là ?
12:03Le premier que j'ai fait devait être le dernier,
12:06le deuxième que j'ai fait devait être le dernier,
12:07le troisième que je fais a l'air d'être le dernier,
12:10je n'en sais rien pour la suite.
12:11Ok, on verra bien.
12:12Merci beaucoup,
12:12c'était un plaisir de vous recevoir Mathieu Bonhomme
12:14et je recommande vraiment la lecture
12:16de cette longue marche de Lucky Luke,
12:18c'est donc aux éditions Lucky Comics.
12:21Merci encore.
12:22Merci à vous.
12:22On passe à notre débat,
12:23la sécurité alimentaire en question.
12:31Comment construire une sécurité alimentaire pour tous ?
12:34Voilà le thème de notre débat,
12:36j'accueille Frédéric Fort,
12:37bonjour.
12:37Bonjour.
12:38Vous êtes le vice-président de Biocop,
12:39président du Fonds de dotation Biocop,
12:41et Stéphane Linoux,
12:42bonjour.
12:42Bonjour.
12:43Bienvenue,
12:43vous êtes l'auteur de ce livre
12:45Résilience alimentaire et sécurité nationale.
12:48Pourquoi vous établissez ce lien direct
12:51entre alimentation et sécurité nationale ?
12:54Bonjour,
12:55merci pour l'invitation.
12:57Parce que c'est tout simplement
12:58le plus vieux sujet du monde,
13:00qui est tout simplement le lien
13:01entre alimentation et sécurité.
13:03On n'a pas laissé qu'à ça depuis qu'on existe.
13:05On était chasseurs-cueilleurs,
13:06donc on allait prélever la nourriture.
13:08Ensuite, il y a 12 000 ans,
13:10on a produit cette nourriture autour de notre ventre,
13:13et pas longtemps après,
13:14pour sécuriser les récoltes et faire des stocks,
13:17on sait collectivement,
13:18on a organisé les villages,
13:19on a inventé les villages.
13:20Et maintenant,
13:21c'est la nourriture qui vient à nous.
13:23Sans qu'on se questionne sur le coma,
13:26sur le jus caca,
13:27sur le est-ce qu'il y a des stocks,
13:28sur le est-ce qu'on est maître
13:29de tous ces maillons
13:30de cette chaîne d'alimentation,
13:34et s'il y a des problèmes sur les flux,
13:36puisque nous sommes devenus
13:37sous perfusion alimentaire.
13:38Nos territoires sont alimentés,
13:41nos assiettes plutôt,
13:43sont remplies pour 98%
13:45par les camions venant d'autres régions
13:47et d'autres nations.
13:47Donc qu'est-ce qui se passerait
13:48s'il y avait un problème de flux,
13:50style une cyberattaque
13:51sur la chaîne logistique,
13:52une pandémie grippale
13:54qui bloque tout ça ?
13:54Donc en fait,
13:55j'ai voulu inquiéter.
13:56C'est un impensé des politiques.
13:58Exactement.
13:58Et il a fallu que je le démontre.
14:00Il a fallu que je le démontre
14:02que le plus vieux sujet du monde
14:03n'était ni pensé ni traité
14:04dans les endroits où logiquement
14:06ça se traite et ça se pense.
14:08Est-ce que dans le monde
14:08des risques et de la sécurité,
14:10on pense à la production alimentaire ?
14:12Est-ce que dans le monde
14:12de la production alimentaire,
14:13on pense à les risques et la sécurité ?
14:15Et est-ce que dans le monde
14:16de la gouvernance,
14:17on comprend la question ?
14:18Donc j'avais enquêté en 2017
14:21au niveau armée, économie,
14:23tout ça,
14:23il n'y a personne d'y pense.
14:24Bon, on va continuer
14:25de détailler ce que vous,
14:27à la fois le constat
14:28et les solutions que vous proposez.
14:30Je veux bien que vous nous présentiez
14:32en deux mots vraiment Biocop
14:33parce qu'on a déjà reçu Biocop
14:34dans cette émission.
14:36Mais c'est quoi votre modèle ?
14:39Biocop, en deux mots,
14:39c'est impossible.
14:40Biocop, c'est un objet
14:42extrêmement complexe.
14:43C'est une gouvernance très complexe.
14:44Pour la faire très très courte,
14:46c'est une coopérative.
14:48Dans cette coopérative,
14:49il y a des magasins,
14:50il y a des paysans,
14:50paysannes associées,
14:51des sociétaires salariés
14:52et des consommateurs
14:53réunis autour d'un projet
14:55depuis 1986
14:56dont le but est
14:58de promouvoir,
15:00vendre,
15:01faire la promotion,
15:02développer l'agriculture biologique
15:03dans un esprit d'équité
15:04et de coopération.
15:05Cet enjeu
15:06de sécurité alimentaire,
15:08quelle place il prend
15:09dans les réflexions
15:11que vous pouvez mener,
15:12peut-être même
15:13dans votre activité quotidienne ?
15:14En fait,
15:14elle se situe
15:15à deux niveaux
15:16et quand je vous entends
15:18parler,
15:19ça fait un écho
15:19très très fort
15:20sur le projet
15:20de Biocop.
15:21Le projet de Biocop,
15:22c'est justement
15:23réagir à cet éloignement
15:24de l'alimentation
15:25et d'avoir
15:27une alimentation
15:28exigeante.
15:29Une alimentation
15:30exigeante
15:30à deux titres,
15:31celle de la santé
15:32des individus
15:33et de la santé
15:34de notre environnement.
15:35On voit bien aujourd'hui,
15:36et je vous rejoins
15:37dans ce contexte affligeant,
15:38qu'on doit encore prouver
15:40la nécessité
15:40de la transition écologique,
15:42la transition alimentaire
15:43par 40 degrés
15:44à l'ombre.
15:44c'est encore affligeant,
15:46on est toujours en train
15:47d'essayer de démontrer,
15:48de prouver,
15:48d'être contredit
15:49alors qu'il faut avancer.
15:50Et sur cette thématique
15:52propre à la souveraineté alimentaire,
15:54c'est justement
15:54de rapprocher
15:55cette consommation
15:56et c'est
15:59de creuser,
16:00c'est de mettre en œuvre
16:02une alimentation
16:03de proximité.
16:03Donc ça se traduit
16:04par quoi ?
16:0415% de producteurs locaux
16:07avec 750 magasins,
16:099000 producteurs,
16:10mais aussi
16:11un esprit de filière
16:12régionalisé
16:13avec une logistique
16:15certes,
16:16mais qui tend
16:16à recentrer
16:17autour du territoire,
16:19le territoire autour du magasin,
16:20le territoire national,
16:21les approvisionnements.
16:22Est-ce qu'un modèle
16:23comme celui de Biocop,
16:24c'est une partie
16:24de la solution ?
16:25Bien sûr,
16:26puisque le modèle
16:27de Biocop
16:28est de raccourcir,
16:29on va dire,
16:31la distance
16:32et les liens
16:32entre production
16:33et consommation.
16:34Nous ne sommes absolument
16:35pas territorialisés.
16:36Alors,
16:37qu'il n'y ait pas de méprise,
16:37ce n'est pas pour arriver
16:39à une autarcie
16:39qui n'est pas forcément
16:40souhaitable
16:41ni atteignable.
16:42Ça n'arrivera pas.
16:43Ça n'arrivera pas.
16:44Mais si on fait bouger
16:45le curseur,
16:46si on éloigne
16:47des 2% actuel
16:48d'autonomie alimentaire
16:49des territoires,
16:50si on arrive à éloigner
16:51le curseur des 2%,
16:52ça sera bon pour l'économie,
16:53l'économie,
16:54le lien social et tout ça.
16:55Parce qu'en fait,
16:56c'est une question
16:56d'ordre public,
16:57sachant qu'il n'y a pas
16:58de plan.
16:59Papa État n'a pas de plan
17:00et Maman Mairie
17:02n'a pas de plan non plus.
17:03Je le vois,
17:03puisque je forme
17:04partout en France
17:04les élus,
17:05sur le risque
17:06de rupture
17:06d'approvisionnement alimentaire.
17:08C'est quoi ce risque ?
17:08On a vu,
17:10on voit un porte-conteneur
17:12qui ne tombe
17:13en pas
17:13dans nos endroits.
17:14Il y a des risques
17:15qu'on peut en avoir identifiés.
17:16Une pandémie.
17:17Une pandémie
17:18qui bloque réellement
17:20les transports.
17:21Parce que là où,
17:22ce qui a été extrêmement intéressant
17:23au niveau du Covid,
17:24c'était les premiers jours.
17:25Lorsqu'il y avait
17:26une incertitude
17:27sur le maintien
17:28des transports,
17:29c'est là qu'il y a eu
17:30les échauffourés,
17:31c'est là qu'il y a eu
17:31les bagarres et tout ça.
17:32Lorsqu'il a été décidé
17:33que les perfusions alimentaires,
17:35c'est-à-dire les transports,
17:36seraient maintenus,
17:36c'est là que ça s'est calmé.
17:38Et c'est là qu'on est redevenus,
17:39on est retombés amoureux
17:41de nos producteurs.
17:42Oh, qu'est-ce que tu es joli,
17:43qu'est-ce que tu es beau
17:44et tout ça.
17:45Donc en fait,
17:45on s'est retournés
17:46vers les repères locaux
17:48qui rassurent.
17:48Mais les professionnels
17:51de la logistique,
17:52de l'industrie agroalimentaire,
17:53de la grande distribution,
17:54ils ont dû quand même
17:55intégrer ce risque
17:56ou pas du tout ?
17:57Alors, si je peux me permettre,
17:58c'est dans mon domaine
18:00d'expertise,
18:01entre guillemets.
18:01À la base,
18:02je suis épicier, boulanger,
18:03mais je suis vice-président
18:04de la coopérative de COP
18:04et j'ai un certain recul.
18:06Ce sont des systèmes
18:07extrêmement performants
18:08qui permettent
18:09d'alimenter des villes
18:10comme Paris
18:11avec une très faible résilience,
18:13un très faible rapport
18:13au territoire.
18:14Mais comme toute machine
18:15performante,
18:16elle est extrêmement fragile.
18:17La moindre rupture
18:18devient catastrophique.
18:20Je crois que c'est
18:2124 ou 48 heures
18:22d'autonomie
18:24pour une ville comme Paris.
18:24Il faut que le flux
18:25soit permanent.
18:26Exactement.
18:26Il y a une rupture
18:27dans ce flux-là.
18:27Et il y a une deuxième thématique,
18:29c'est qu'au regard des enjeux,
18:30notamment environnementaux,
18:33faire des trajets
18:34de plusieurs milliers
18:35de kilomètres
18:35à des denrées alimentaires
18:36qu'on peut sourcer
18:38sur le territoire
18:38nous appelle évidemment
18:40dans le contexte
18:41qu'on a aujourd'hui.
18:41À la fois de réchauffement
18:42et puis à la fois
18:43de la préciosité
18:46de la ressource énergétique.
18:48On voit aujourd'hui
18:49que beaucoup de nos problématiques
18:50viennent de cette ressource énergétique
18:52qui est de moins en moins disponible.
18:53Donc il y a de la logistique,
18:54donc rapprocher cette logistique
18:56comme je vous disais
18:56avec 15% d'approvisionnement locaux,
18:58ce n'est pas encore assez.
18:58Nous, on veut continuer
18:59à aller encore plus loin,
19:00mais il nous faut travailler
19:01cette résilience.
19:02Et puis il y a un deuxième sujet,
19:04c'est l'éloignement
19:05non pas logistique,
19:06mais aussi culturel.
19:07Sur les territoires,
19:08c'est l'accessibilité
19:10aux citoyens,
19:11quel que soit leur porte-monnaie,
19:12à une alimentation locale,
19:14mieux disante,
19:15plus saine
19:16et équilibrée écologique.
19:17Vous parliez des élus,
19:19des maires ou des collectivités.
19:21Quel rôle ils peuvent jouer
19:22si on essaie de commencer
19:24à tricoter des solutions ?
19:26Quel rôle ils peuvent jouer ?
19:26Alors justement,
19:28ils ont déjà l'obligation
19:30de protéger les populations.
19:31Qui protège ?
19:33Préfet, maire.
19:35Et justement,
19:36après avoir démontré
19:38que ce risque
19:39n'était absolument pas pris en compte,
19:41je leur dis,
19:42vous pouvez quand même agir,
19:43et notamment à travers
19:44les plans communaux
19:45et intercommunaux de sauvegarde
19:47qui existent pour le risque sismique,
19:49risque d'inondation
19:50et tout ça.
19:50Et tous mes travaux de recherche
19:52poussent au fait
19:53qu'on peut enrichir
19:54ces documents,
19:56plans communaux,
19:56intercommunaux de sauvegarde,
19:57avec le risque de rupture
19:58et d'approvisionnement alimentaire.
19:59Et avec un petit clin d'œil
20:01à la responsabilité historique
20:04des maires,
20:04qui étaient les ancêtres,
20:05les consuls,
20:06les ancêtres des maires,
20:07les consuls au Moyen-Âge,
20:08qui étaient entre autres
20:08la sécurité alimentaire
20:09et la protection des populations.
20:10Donc il suffirait de réintégrer
20:12la sécurité alimentaire
20:13à ces schémas.
20:13Exactement.
20:14Et faire le lien
20:15avec les projets alimentaires
20:16territoriaux
20:16qui ne sont pas forcément
20:17mis en haut de la pile.
20:19Et j'ai inventé
20:19les défis locavores et bas carbone.
20:21En fait,
20:21ce sont des tests
20:22de l'effort alimentaire
20:23territorialisé.
20:24Je fais planter un compas
20:26dans l'assiette
20:26et sur la carte
20:27de 51 kilomètres
20:28et des cantines,
20:29tout ça,
20:30doivent réaliser un repas de fête
20:31local, chic et pas cher
20:32et bas carbone.
20:33Moins de 51 kilomètres
20:34autour de l'assiette,
20:35trois plats,
20:36correctement payés
20:36à nos producteurs,
20:37c'est la base
20:38et bas carbone.
20:39Et là,
20:40on voit si le territoire
20:41est capable de se nourrir.
20:43Et là,
20:43c'est un test
20:44de l'effort alimentaire
20:45territorialisé.
20:46J'en suis à 122 défis
20:47relevés dans toute la France
20:48depuis 2018.
20:49Et dans le Béarn,
20:50au mois de décembre,
20:51le projet alimentaire
20:52territorial m'a demandé
20:53de faire relever mon défi
20:54pour 12 structures
20:55en même temps,
20:56c'est-à-dire 3000 repas
20:57en même temps.
20:58Et vous savez quoi ?
20:59En un repas,
21:00on a asséché le territoire
21:02en légumes,
21:03en crème et en beurre.
21:04Là, c'est par là.
21:06Ça rejoint le manque
21:06d'autonomie
21:07dont on parlait tout à l'heure.
21:08Et les acteurs
21:09qui ne se connaissent pas assez.
21:10Et alors justement,
21:11tiens, c'est intéressant.
21:12Le local, c'est quoi ?
21:14C'est un rayon de combien ?
21:1550 kilomètres ?
21:1680 kilomètres ?
21:17100 kilomètres ?
21:17La définition,
21:18elle est de 150 kilomètres.
21:20Il fallait trouver
21:21une borne.
21:23Il y a une question
21:23de lien,
21:24d'historique.
21:25Il y a aussi une question
21:26de disponibilité des ressources,
21:28c'est-à-dire du maraîchage,
21:29ça va être assez simple,
21:30mais sur d'autres ressources.
21:30Et on veut encourager
21:31des petites entreprises,
21:33des petits producteurs
21:34à se développer.
21:35La moyenne et la réalité,
21:36c'est 45 kilomètres
21:37chez Biocop.
21:38Sur ces 9000 producteurs
21:40dont je vous parlais,
21:40donc c'est un échantillon
21:41qui est quand même
21:41assez important,
21:429000 producteurs
21:43associés à 750 magasins.
21:45Donc effectivement,
21:47il y a cette nécessité
21:48de reconnecter le territoire
21:49à son alimentation.
21:51Et il y a de très,
21:51très belles initiatives.
21:52Les PAT,
21:53c'est un super bouti,
21:55mais qui est trop peu utilisé,
21:56trop peu mis en haut
21:57de la pile,
21:57comme vous dites.
21:58Mais après,
21:59il y a beaucoup
21:59d'autres initiatives,
22:02comme par exemple
22:03l'esprit de filière,
22:05où on va construire
22:06des filières
22:06à encourager
22:07le sourcing
22:08le plus proche
22:10des magasins
22:10ou des plateformes.
22:12Et ça,
22:12c'est quelque chose,
22:13d'ailleurs,
22:14beaucoup des grands distributeurs
22:15aujourd'hui
22:15se tournent vers
22:17la relocalisation,
22:18la réassurance
22:19de leurs approvisionnements.
22:21Et nous,
22:21Biocop,
22:22on est des espèces
22:22de défricheurs.
22:23On va très, très loin.
22:24C'est notre parti pris,
22:25notre principe.
22:2687% de nos fruits
22:27et légumes
22:28sont d'origine France,
22:29etc.
22:31Et c'est bien
22:32en construisant des filières
22:33parce que ce qui est
22:34important de rappeler,
22:35c'est qu'au-delà
22:35de la volonté du consommateur,
22:37il faut qu'il y ait
22:37la disponibilité.
22:38Il faut qu'il y ait
22:38des filières
22:39qui soient constituées,
22:40il faut que des producteurs
22:40qui soient en mesure
22:42de fournir ces territoires.
22:43Donc, il faut constituer
22:44des filières,
22:44leur assurer des débouchés
22:46et leur assurer
22:47un revenu aussi.
22:48Parce que c'était
22:48un peu la question.
22:49Exactement.
22:50Effectivement.
22:50Est-ce qu'il y a
22:51des produits alimentaires,
22:53évidemment,
22:53c'est de ça
22:54dont on parle,
22:56sur lesquels
22:56on est particulièrement
23:00vulnérable aujourd'hui ?
23:02Il y a un produit
23:03sur lequel on est
23:04extrêmement vulnérable,
23:05c'est le pétrole.
23:06Oui, ça, d'accord.
23:07Mais non,
23:07c'est la base.
23:08Le pétrole,
23:08les engrais,
23:11les légumineuses,
23:12par exemple.
23:13C'est ça.
23:13On est vulnérable
23:14à plein d'endroits.
23:15On est puissant
23:16mais pas résilient.
23:17Par exemple,
23:18les légumineuses,
23:19on est 140e pays
23:22consommateur de légumineuses
23:23au monde.
23:23On est cancres.
23:24C'est-à-dire
23:24les lentilles,
23:25les haricots
23:26et tout ça.
23:26Alors qu'on en produit,
23:28on peut en produire.
23:29Oui,
23:29mais il faut réexpliquer
23:31aux gens
23:32comment cuisiner.
23:33C'est pour ça
23:34que les ateliers cuisinent.
23:35Pour moi,
23:35c'est une question
23:36de sécurité également.
23:37Et lorsque vous mangez
23:39des lentilles françaises,
23:41en fait,
23:42vous fabriquez
23:42de la sécurité
23:43parce que ce sont
23:44une nourriture
23:45sans le détroit d'Hormuz,
23:47sans Trump
23:47et sans Poutine.
23:48Les légumineuses
23:49captent directement
23:51les engrais
23:51qu'il y a dans l'air
23:52et ça fabrique
23:53de la sécurité.
23:54Et quelque part,
23:55pour soutenir
23:56nos éleveurs,
23:58mangeons des lentilles.
23:59Pourquoi ?
24:00Parce qu'il faut partir
24:01du réel.
24:02C'est que 50%
24:03de la viande
24:05servie
24:05dans la restauration
24:06collective,
24:07c'est de la viande
24:07d'importation.
24:09Donc les éleveurs,
24:09on ne les fait pas travailler.
24:10Mais si à la place,
24:11on met des lentilles françaises,
24:13non seulement on fait travailler
24:13les producteurs
24:14de lentilles françaises,
24:15mais en même temps,
24:16on fait des économies
24:17et le lendemain,
24:18on paye correctement
24:18nos éleveurs françaises.
24:20Donc c'est culturel,
24:21comme disait M.
24:22Un dernier mot,
24:23le temps file vite.
24:24Frédéric Faure,
24:24il nous restait un peu
24:25plus d'une minute
24:25pour parler quand même
24:26d'un mot de cette fondation
24:27qui vient de fêter
24:28ses dix ans.
24:29C'est quoi ?
24:29C'est le fonds de dotation
24:30de Biocop.
24:31C'est notre outil de mécénat,
24:32j'en suis le président.
24:35C'est un outil qui va,
24:37comme vous avez pu,
24:37on a pu l'effleurer,
24:39Biocop est un modèle pionnier
24:41qui fait la promotion
24:42et développe
24:43l'agriculture biologique,
24:44qui a un outil,
24:46notamment,
24:46qui sert la biodiversité
24:47dont on est en train
24:48de parler.
24:48C'est la diversité
24:49sur les territoires,
24:50de l'alimentation, etc.
24:52Et le fonds de dotation,
24:53c'est quasiment
24:54l'éclaireur encore
24:54de Biocop.
24:56Et c'est surtout l'action
24:57sur le corrélaire
25:00social, territorial
25:00de l'action
25:01plus mécanique,
25:02plus logistique
25:03de Biocop
25:04en tant que magasin,
25:05distributeur bio,
25:06avec nos paysans,
25:07paysans associés.
25:08Le fonds de dotation,
25:09lui,
25:09son rôle,
25:10ça va être aussi
25:11d'agir sur les territoires
25:13et cette fameuse accessibilité,
25:14notamment culturelle,
25:16géographique,
25:16au sens de l'accessibilité.
25:18J'ai un magasin,
25:19je peux m'approvisionner
25:20en produits bio,
25:21locaux,
25:22proches de chez moi.
25:23Le fonds de dotation agit
25:24notamment en soutenant
25:26des microcrédits,
25:27mais aussi des fondations
25:28comme Terre de Liens,
25:29qui est un excellent vecteur
25:30de la réappropriation
25:31du territoire
25:32par les paysans,
25:33Solidarité Paysanne,
25:34et je pourrais en citer beaucoup,
25:36où on agit concrètement
25:37avec eux.
25:37Et puis,
25:38on soutient aussi
25:38les initiatives
25:39de sécurité sociale
25:40de l'alimentation
25:41qui vont permettre
25:43de construire
25:44avec les citoyens
25:45une accessibilité
25:45à l'alimentation.
25:46Merci beaucoup
25:47à tous les deux.
25:48Je rappelle le titre
25:49de votre livre,
25:49Résilience alimentaire
25:50et sécurité nationale.
25:52Je vous dis à bientôt
25:53sur Be Smart for Change.
25:55C'est l'heure du grand entretien
25:56de ce Smart Impact
25:57avec le fondateur
25:58du groupe Horsit.
26:06Smart Ideas,
26:07c'est notre rubrique
26:08consacrée aux startups
26:09éco-responsables.
26:11J'accueille Manon Abadi.
26:12Bonjour.
26:13Bienvenue.
26:14Vous êtes chef de projet
26:15chargé de communication
26:16de La Bulle Verte,
26:18entreprise créée en 2020
26:20basée à Bordeaux.
26:21Avec quelle idée ?
26:22C'est quoi La Bulle Verte ?
26:23La Bulle Verte,
26:24elle a donc été créée en 2020.
26:25Comme vous l'avez dit,
26:26on accompagne
26:27les acteurs touristiques
26:28et les territoires
26:29dans le développement
26:30d'expériences de découverte,
26:32donc de valorisation
26:33du patrimoine.
26:35On répond aussi
26:36à des objectifs
26:36d'attractivité du territoire
26:38et également,
26:40on apporte une solution
26:42concrète
26:42au défi du dernier
26:43kilomètre touristique.
26:44Alors justement,
26:45ce dernier kilomètre touristique,
26:47je connaissais,
26:47et on l'a souvent évoqué
26:48dans cette émission,
26:49le défi du dernier kilomètre,
26:51mais alors c'est quoi le défi ?
26:52C'est quelqu'un qui est venu
26:53en train à Bordeaux
26:54et qui là,
26:55ne sait pas trop quoi faire ?
26:56Exactement.
26:56Alors le dernier kilomètre touristique,
26:58en fait,
26:58c'est la dernière étape
26:59du trajet touristique
27:00quand vous arrivez,
27:01comme vous l'avez dit,
27:02sur votre point d'arrivée,
27:03donc ça peut être une gare,
27:04un arrêt de bus,
27:05un parking,
27:06comment est-ce que vous
27:08effectuez la dernière partie
27:09du trajet
27:09jusqu'à votre lieu de visite ?
27:11Et donc,
27:11pour répondre justement
27:12à ce défi-là,
27:13nous avons déployé
27:14des stations autonomes
27:15de vélos électriques
27:16qui sont donc implantées
27:19sur ces points d'entrée
27:20du territoire,
27:21mais surtout,
27:22sur ces stations-là,
27:23on propose des parcours
27:25de découvertes
27:25pour valoriser
27:26toutes les pépites
27:27qu'on va pouvoir retrouver
27:28sur le territoire visité
27:29et surtout,
27:30également,
27:31je finirai en disant
27:32que c'est également
27:33pour réduire au maximum
27:35l'utilisation
27:36de la voiture individuelle
27:37qui pèse beaucoup
27:38dans l'empreinte carbone
27:39dans le secteur du tourisme.
27:40Donc,
27:40ce sont des éco-stations,
27:41c'est ça en quelque sorte ?
27:42Alors,
27:42on y trouve des vélos,
27:45autre chose,
27:46on peut aussi marcher,
27:47j'imagine,
27:47il y a plein d'options,
27:48plein de conditions.
27:49Dans le cas des stations autonomes,
27:51elles sont réalisées
27:52dans des containers maritimes recyclés
27:55dans lesquels on impose
27:5611 vélos électriques,
27:58vous débloquez tout
27:59via notre application gratuite
28:00La Bulle Verte
28:01et là,
28:02une fois que vous serez arrivé
28:03sur site,
28:03en effet,
28:04vous allez pouvoir relier
28:05votre point de destination
28:06avec nos vélos électriques
28:08et on va également
28:09vous proposer
28:10des parcours de découverte,
28:11ce sont des parcours
28:12sur lesquels
28:12on va mettre des contenus
28:14que l'on crée
28:14sur mesure
28:16pour pouvoir valoriser
28:17vraiment toutes les pépites
28:18du territoire,
28:19donc les producteurs,
28:20les artisans,
28:21vraiment tout ça.
28:22Qui sont vos partenaires
28:23d'une certaine façon ?
28:23Alors, qui sont nos partenaires,
28:24exactement,
28:25on travaille beaucoup
28:26avec les acteurs touristiques,
28:28donc ça peut être
28:29des producteurs,
28:30des domaines viticoles,
28:32des hébergeurs,
28:33on travaille aussi beaucoup
28:34avec les territoires,
28:35donc office de tourisme,
28:36etc.,
28:37pour pouvoir rendre
28:38le territoire encore
28:38plus attractif
28:39et pouvoir les valoriser
28:42à notre manière.
28:43C'est quoi le modèle économique
28:44de La Bulle Verte ?
28:45Alors, le modèle économique,
28:47on a initialement,
28:47on était positionné
28:48sur un modèle économique
28:49B2B,
28:50avec une prestation de service
28:52et un abonnement
28:53auprès de nos partenaires,
28:55et on est en train
28:56de pivoter
28:57sur un modèle
28:57B2B,
28:58tout aussi,
28:59avec une rentabilité
29:00basée sur l'usage.
29:02D'accord,
29:03et donc ce seront
29:04les utilisateurs de vélos
29:06qui, d'une certaine façon...
29:07Exactement,
29:07en fait,
29:08ils vont acheter,
29:10on va dire,
29:10une expérience,
29:11qui va avec la mobilité douce,
29:13donc dans ce cas,
29:13le vélo,
29:14et on leur propose
29:16différents parcours
29:16thématiques
29:17sur nos stations.
29:18Qu'est-ce que ça apporte
29:19à vos partenaires ?
29:20Est-ce que vous avez modélisé
29:21le nombre de visiteurs,
29:24de clients supplémentaires ?
29:25Alors, en effet,
29:25depuis 2024,
29:27on a recensé,
29:28enfin,
29:28on a reçu plus de 22 000 visiteurs
29:30avec La Bulle Verte.
29:32Qu'est-ce que ça apporte
29:32à un territoire ?
29:33ça le rend attractif,
29:35ça valorise vraiment,
29:36comme je disais tout à l'heure,
29:37tout ce qu'il a de beau
29:38à faire découvrir,
29:40et surtout,
29:41ça apporte une solution
29:42au défi du dernier kilomètre
29:43touristique,
29:44et donc à réduire
29:45son impact environnemental.
29:48Les clients,
29:49ils sont...
29:50C'est des touristes engagés,
29:51c'est-à-dire que...
29:52Oui.
29:52À quoi ils ressortent ?
29:53Est-ce qu'il y a un portrait robot,
29:55en quelque sorte ?
29:55Un portrait robot,
29:56Non, pas forcément,
29:56mais il est vrai
29:57que les chiffres montrent
29:58que les visiteurs
29:59sont de plus en plus
30:01enclins à repenser
30:02la manière
30:03dont ils vont vous voyager,
30:04ils sont de plus en plus conscients,
30:05si on peut dire,
30:06ils sont en recherche
30:07d'authenticité,
30:08de rencontre
30:09avec des producteurs,
30:10mais aussi de pouvoir réduire
30:11au maximum
30:12l'impact environnemental
30:14Mais il faut que ce soit efficace aussi.
30:15En voyageant.
30:16Oui, tout à fait,
30:17c'est d'où la solution
30:18qu'on apporte.
30:19Oui, effectivement.
30:19Avec quelle perspective
30:20de développement
30:21pour La Bulle Verte ?
30:21Alors,
30:22on a une perspective
30:24de développement,
30:25là,
30:25pour les mois
30:26qu'ils vont arriver
30:27de 16 stations
30:28sur le territoire national.
30:30Le but,
30:30évidemment,
30:31pour pouvoir répondre
30:31justement à ce défi
30:33de dernier kilométroïde touristique,
30:34c'est de mailler
30:34le territoire national.
30:37Donc,
30:37pour l'instant,
30:38vous étiez très présent à Bordeaux
30:39et vous êtes en train
30:40de vous étendre
30:41dans d'autres régions.
30:41On est présent
30:42avec les sites
30:44sur lesquels
30:44on fait des parcours
30:45en dehors
30:46des stations autonomes.
30:47On est présent
30:48en Provence,
30:49en Champagne,
30:49on maille déjà bien
30:50le territoire national,
30:52mais le développement
30:53de ces stations autonomes
30:54est en train
30:54d'arriver.
30:56En effet,
30:56la prochaine va ouvrir
30:57là en Provence
30:58à la fin de l'été.
30:59Merci beaucoup,
31:00Manon Abadi
31:00et bon vent
31:01à la bulle verte.
31:03Voilà,
31:03c'est la fin
31:03de ce Smart Impact.
31:05À demain
31:05sur la chaîne
31:06des audacieuses
31:06et les audacieuses.
31:07Salut !

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