- il y a 29 minutes
Avec Guy Carlier et Jean-François Achilli
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05La vérité en face, deux sujets à venir dans un instant.
00:09Félix Mathieu, on va parler du sondage que nous avions lancé ce matin dans le Grand Matin
00:14au sujet de cette journée de la peur d'une certaine façon pour le gouvernement.
00:18Demain, grande journée de mobilisation, 17 octobre avec un certain nombre de 250, je crois,
00:26points de rassemblement qui sont prévus. Vous avez la question du sondage.
00:32Est-ce que c'est la journée de tous les dangers pour le gouvernement ?
00:35Pour le moment, vous nous répondez plutôt non à 58%.
00:38Laurent nous dit, j'ai du mal à y croire.
00:39Quentin nous dit non, le gouvernement va laisser pourrir le mouvement
00:42en espérant quelques violences pour mieux le critiquer le mouvement.
00:45Et quelques réactions peut-être ?
00:47Avec aussi cette autre question qu'on pose, Jacques, sur le mouvement lycéen
00:50devenu un mouvement de violence urbaine selon Sébastien Lecornu.
00:54Vous êtes d'accord avec lui ? A 61%, même si Steph, par exemple, dit
00:59comme d'habitude avec ce gouvernement, on accuse de tous les maux les mouvements sociaux
01:03pour justifier l'envoi des CRS.
01:06Et autour de la table, on se retrouve avec vous, Jean-François Aquilly et Guy Carlier.
01:10Merci à tous les deux de débattre avec moi.
01:13On va évidemment évoquer cette journée de demain.
01:18Mais d'abord, j'aimerais qu'on revienne sur l'interview politique de ce matin.
01:24Jean-François, vous qui êtes un expert et qui en avez l'habitude.
01:28La question que j'aurais pu poser, puisque Sarah Knafo, elle impressionne.
01:33Depuis le début de la rentrée, elle a déjà vendu 280 000 exemplaires de son livre.
01:40Le casse du siècle, ça montre l'appétit, j'ai envie de dire, des Français
01:46pour le dépenser moins, pour le libéralisme peut-être.
01:50Et puis la question sous-jacente, c'est pourquoi elle ne joue pas un rôle en réalité
01:54dans la vie politique et pourquoi il n'y a pas d'alliance de droite ?
01:58Voilà un petit peu toutes les questions qui, moi, me semblaient et me semblent d'actualité.
02:02Il y a un paradoxe Knafo aujourd'hui.
02:04Oui, vous l'avez dit, 280 000 exemplaires vendus, c'est un immense succès en librairie.
02:09C'est au-delà du chiffre réalisé par Jordan Bardella il y a deux ans
02:14avec l'organisation de vente auprès des électeurs.
02:18Là, c'est ex nihilo, si je puis dire.
02:21Ce qui se passe, le paradoxe, c'est qu'elle propose des solutions, on va dire, assez spectaculaires.
02:26C'est son chiffre de les fameux, combien c'est, 140 milliards d'économies.
02:33Environ 140 milliards, 138 milliards, je crois.
02:35Oui, tout de suite, pour relancer l'État.
02:38Elle propose finalement des solutions, on le dit, très libérales,
02:41en tout cas de soulagement du train de vie de l'État.
02:45Peut-être un camp national, les électeurs, qui eux, auprès de Marine Le Pen,
02:49préfèrent plus d'État. Déjà, il y a un paradoxe.
02:51Ensuite, politiquement, elle ressemble à une candidate, en réalité.
02:56David Lissnard, exactement, vous l'évoquiez hier matin,
02:59et nous en parlions dès la semaine dernière, exactement aussi sur ces marques-là.
03:03Le côté un peu raisonnable, on allège le train de vie de l'État,
03:06on soulage les Français, on fait repartir la machine.
03:08Ils sont sur les mêmes thématiques, si je puis dire.
03:11Elle n'est pas candidate, puisqu'Éric Zemmour se présente, son compagnon dans la vie.
03:16C'est un paradoxe.
03:17C'est-à-dire qu'on a envie qu'elle soit ce qu'elle se présente,
03:19qu'elle puisse défendre ses idées, mais elle ne peut pas le faire tout de suite.
03:23C'est Éric Zemmour qui est le candidat officiel de Reconquête.
03:26Et ses idées sont portées par un David Lissnard qu'elle ne peut pas rejoindre,
03:29puisqu'elle est avec Éric Zemmour.
03:30Et si je puis me permettre, au-delà de la politique politicienne,
03:34elle explique très bien quel est le constat.
03:36Moi, je n'ai toujours pas compris, après une demi-heure d'interview,
03:38comment elle ferait pour mettre en application,
03:41et quelles seraient les premières décisions qui seraient prises.
03:43On nous parle de méthode, mais on ne nous parle pas de décision applicable en réalité.
03:49Justement, Guy, elle le dit, par exemple, le droit de succession, elle les supprime.
03:52Oui, sur les droits de succession.
03:53Guy Carlier, ça me fait penser à cette nouvelle mode politique dans le monde,
03:58ce n'est pas français, qu'on voit en Argentine,
04:02qu'on voit qu'il est parti de Trump, finalement,
04:04avec des décisions comme ça, immédiates, spectaculaires,
04:09dont on se demande à moyen terme et à long terme,
04:12après ce que ça engendre.
04:14On sait bien que ça ne peut pas marcher sur une durée plus longue.
04:18Alors, évidemment, c'est impressionnant, sur l'instant, c'est séduisant.
04:23C'est ce qui me semble ressortir du discours de Sarah Knafow.
04:30Mais ça me fait un peu peur, et je n'y crois absolument pas.
04:34Ça ne vous convainc pas ?
04:35Non.
04:36Jean-François ?
04:37Moi, je crois au contraire, Guy Carlier, j'entends,
04:39je comprends ce que dit Guy, mais je pense au contraire,
04:42alors sans épouser toutes les thèses libérales des uns et des autres,
04:46Sarah Knafow, David Disney, les autres,
04:47je pense au contraire qu'à un moment donné,
04:50c'est Jean-Louis Borloo qui le dit très bien, ça tient,
04:52qu'il va falloir, vous savez, j'avais utilisé cette image chez vous, Jacques,
04:55qu'il va falloir soulever le capot de la voiture,
04:57il va falloir à un moment donné aller chercher,
04:59mais c'est partout, c'est parfois infinitésimale,
05:02c'est une somme gigantesque d'économie.
05:05Là-dessus, on ne peut que lui donner raison sur le début de son intervention,
05:10Vous savez qu'au début du quinquennat de François Hollande,
05:13le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas,
05:15était sur cette mission-là,
05:17il fallait aller casser les doublons, les triplons,
05:20je ne sais pas si ce mot existe,
05:20Mais c'était même le début du mandat de Macron.
05:22Mais tout le monde le dit, mais personne ne le fait,
05:24parce qu'ils sont tous rattrapés par une forme d'exercice du pouvoir de réalité.
05:28Il y a la peur,
05:29maintenant, c'est-à-dire, c'est le gouvernement,
05:31par la peur, on a peur de la réaction,
05:33donc chaque niche réagit.
05:35Regardez, on crée des conflits entre les retraités, les jeunes, les machins,
05:39et donc on essaye d'avancer là où c'est le plus fragile,
05:45où il y aura le moins de réactions,
05:47et c'est dément.
05:49Donc effectivement, on se dit,
05:51si quelqu'un ouvre le capot et regarde un peu ce qu'il y a dans le moteur,
05:54Si vous touchez une niche, il y a un aboiement à chaque fois, par définition.
05:57Oui, mais c'est probablement pour ça aussi,
05:59que ce pays est très difficilement réformable aujourd'hui.
06:04Et je peux comprendre les solutions radicales de,
06:07il faut tout changer.
06:09Mais après, comment on fait ?
06:11Et c'est là où moi, personnellement,
06:12je n'ai pas de réponse, Jean-François.
06:14Je n'ai toujours pas compris.
06:15C'est prendre des décisions fortes sur la fiscalité,
06:19sur le droit de discussion, oui.
06:20Mais sur les questions fiscales,
06:22c'est à un moment donné...
06:23Mais comment on compense, après ?
06:24Les hôpitaux, les gens qui nous écoutent se disent,
06:26mais comment on paye l'hôpital ?
06:27On a la CSG, par exemple, qui date de l'antéchrist maintenant.
06:30C'était un impôt provisoire qui existe toujours.
06:33C'est peut-être en finir avec certaines fiscalités,
06:36faire le pari, peut-être,
06:37que ça peut relancer le système,
06:40créer de la confiance, créer de la relance,
06:41créer des espaces de respiration,
06:43arrêter d'assommer les Français
06:45avec des lois, des règles, des normes,
06:47dans tous les sens.
06:48C'est exactement cet immense millefeuille
06:51auquel il faut s'attaquer aujourd'hui,
06:53et il faut le faire massivement.
06:55En tout cas, tout cela est lié,
06:57évidemment, à la grande journée de demain,
06:59puisque là, de quoi on parle ?
07:00On parle de pouvoir d'achat,
07:01on parle de vie chère,
07:02on parle de difficulté de finir.
07:04C'est fin de mois.
07:05On était ce matin avec plusieurs gilets jaunes
07:07qui nous expliquaient
07:08qu'arrivée le 15 ou le 20 du mois,
07:10on en est à compter quelques dizaines d'euros
07:12pour essayer de boucler sa fin de mois.
07:14C'est ce dont on parle dans quelques secondes.
07:16On se retrouve dans quelques secondes.
07:18Donc, à tout de suite,
07:19dans La Vérité en Face.
07:20Le Grand Matin Sud Radio,
07:22La Vérité en Face,
07:24Jacques Cardoz.
07:25Avec Jean-François Aquili et Guy Carlier
07:28autour de la table
07:29pour évoquer cette journée de demain.
07:32Nous posions la question,
07:33est-ce la journée de tous les dangers ?
07:36Oui à 42%,
07:37Non à 58%
07:38nous disent les sondés de Sud Radio.
07:42Guy Carlier,
07:42comment vous voyez cette journée ?
07:44Je vois qu'à l'instant,
07:45le ministre de l'Intérieur explique
07:47que les grenades assourdissantes
07:49qui ont été mises de côté
07:50pourraient être utilisées
07:53en cas de débordement.
07:54Cette annonce qui tombe à ce moment précis,
07:57c'est évidemment une annonce.
07:58C'est de la com' ça.
07:58Bien sûr.
07:59Le fait de le dire à ce moment,
08:00c'est totalement stratégique.
08:01C'est pas très sain à mon avis.
08:02Mais pour répondre à votre question,
08:06personne n'est Mme Soleil
08:07autour de cette table
08:08et c'est difficile de prévoir
08:09comment vont se passer les choses.
08:13L'inconnu, c'est la convergence.
08:15C'est-à-dire qu'on a là des mouvements
08:18complètement hétérogènes.
08:19On a des gilets jaunes,
08:21on a des lycéens,
08:22on a des...
08:26Les agriculteurs...
08:26C'est venu sur TikTok.
08:28Il n'y a pas un organisme officiel
08:30qui dit, voilà,
08:31qui organise le truc.
08:33Il n'y a pas de responsable.
08:34Je ne sais pas avec qui ils vont négocier.
08:36Qui va négocier avec qui ?
08:37Mais peu importe.
08:38Mais, pour revenir à la question,
08:40oui, ça peut être...
08:42Ça peut être l'émergence
08:43d'une convergence tout à coup
08:45parce que les gens,
08:47comme dit Jean-François,
08:48n'arrivent pas à boucler leur fin de mois.
08:50Il leur reste quelques euros.
08:51Ils vont se retrouver avec des lycéens
08:53qui ont des préoccupations
08:54totalement différentes.
08:55Mais il va y avoir,
08:56à un moment donné,
08:57une convergence.
08:58Et ce qui peut faire déraper tout,
09:00c'est la violence policière.
09:02C'est ça qui a mis le feu en mai 68.
09:05Les barricades et tout ça.
09:06C'est à ce moment-là
09:07qu'il y a eu le lien
09:08entre les ouvriers et les étudiants.
09:11Ils n'avaient rien à voir ensemble.
09:13Et demain,
09:14il y a plein de gens
09:14qui n'ont rien à voir ensemble.
09:16S'il y a des violences policières,
09:18s'il y a un mot d'ordre là-dessus,
09:20ça peut être très, très violent
09:22et très dangereux pour le gouvernement.
09:23Jean-François,
09:24l'enjeu,
09:24c'est évidemment la convergence.
09:25Pour le moment,
09:26on nous dit que les gilets jaunes
09:28pourraient rejoindre le mouvement,
09:29peut-être les agriculteurs,
09:30mais on n'en est pas encore
09:31à la comparaison de mai 68
09:33puisqu'il n'y a pas de salariés
09:36qui viennent de Renault.
09:37J'imagine, Guy,
09:38que vous parliez de la mémoire des choses.
09:42Figurez-vous qu'à l'époque,
09:43j'étais sur les épaules de mon père
09:44qui défilait aussi.
09:45J'en ai un souvenir très précis.
09:47Je rappelle qu'il y a eu mai 68
09:48et il y a eu le 30 mai 68 à la fin.
09:50Nous n'y sommes pas encore.
09:51Le 30 mai 68,
09:53c'est le million de Français
09:54dans Paris.
09:54Sur les choses élysées
09:56avec De Gaulle
09:56qui était complètement perdu
09:5915 jours avant.
10:00Imaginez qu'il se fasse
10:00la même chose avec Macron.
10:02On a raison,
10:03on dit la même chose.
10:04C'est l'effet de souffle.
10:05Mais là, on est au début
10:06de l'histoire.
10:07J'ai noté,
10:07si vous me permettez,
10:08pour compléter ce que dit Guy,
10:10il y a effectivement
10:11les arguments
10:12qui peuvent pousser
10:13à penser
10:13que ça pourrait
10:14tout ça s'agréger.
10:15L'agrégat
10:16des mécontentements.
10:17Vous savez,
10:17c'est le grand soir
10:18qu'on nous promet
10:19depuis des années.
10:20Mais je note aussi
10:21que ce n'est pas acquis forcément
10:22parce qu'on n'est pas
10:23de plateforme de revendicatifs
10:25vraiment unifiée aujourd'hui.
10:26Ça reste très flou.
10:28Il y a ces vacances
10:29qui arrivent
10:29et c'est chaque fois
10:30la même chose.
10:30C'est un essoufflement
10:31avec les vacances.
10:33Soutien ne signifie pas
10:34mobilisation massive.
10:35Vous avez quand même...
10:36Certes,
10:36les Français sont
10:37majoritairement mécontents
10:39mais les Français
10:40majoritairement
10:41n'ont pas envie
10:41d'avoir la chionlille.
10:43Si vous reprenez
10:44l'expression de l'époque
10:45et les Français savent
10:46qu'il y a aussi
10:47une élection présidentielle
10:47dans 5 mois désormais.
10:49Est-ce qu'on va foutre
10:50tout par terre là
10:51alors que ça va mal
10:52et alors qu'on va voter
10:53dans 5 mois
10:53pour faire du dégagisme ?
10:55Je crois que certains
10:56y pensent quand même
10:56les 40 millions d'électeurs.
10:58Donc attention,
10:59observons ce qui se passe.
11:00Vous avez raison Guy,
11:01il y a le risque
11:02de la violence.
11:02Elle est là cette violence.
11:04Elle est partout désormais.
11:05C'est ça qui peut faire
11:05À tous les étages,
11:06à tous les âges.
11:07Comme toujours.
11:08Comme toujours.
11:08Il y a toujours ce moment.
11:10Malgré le mécontentement,
11:11même ceux qui
11:12à juste titre
11:13sont mécontents aujourd'hui,
11:15il y a cette envie
11:16peut-être de se dire
11:17ça peut se régler
11:18dans 5 mois politiquement.
11:19Attention,
11:20de ne pas tout foutre par terre.
11:22C'est vrai que
11:23dans les mouvements,
11:24souvent dans les mouvements
11:25de contestation,
11:26il y a aussi
11:27des groupuscules
11:28qui cherchent
11:30précisément
11:30à faire en sorte
11:31que la police dérape
11:33et que c'est à partir
11:34de ce moment-là
11:35qu'un mouvement bascule,
11:36Guy Carlier.
11:36Il y a des groupuscules
11:37et puis il y a aussi
11:38des officiels,
11:40je dirais,
11:41des gens qui se servent
11:42justement,
11:43qui pensent
11:43à la présidentielle
11:44et qui agissent
11:47en fonction
11:48de leurs intérêts
11:48électoraux.
11:49L'attitude de LFI
11:51dans cette affaire,
11:53dans ces journées-là,
11:55l'attitude de LFI
11:56par rapport
11:56au mouvement lycéen,
11:59laisse à penser
12:00que c'est une attitude
12:01purement électorale,
12:03à mon avis.
12:04De la même façon,
12:06quand M. Cornu
12:08annonce que c'est
12:10un mouvement
12:12qui peut engendrer
12:13une violence,
12:15etc.,
12:15presque quelque chose
12:16d'insurrectionnel,
12:17c'est évidemment
12:20quelque chose
12:21de politique.
12:22C'est un signal
12:23qu'il envoie
12:23pour la présidentielle.
12:24C'est vrai, Jean-François,
12:25que le discours,
12:25là, depuis 24 heures,
12:26on voit bien
12:27qu'il se tend.
12:27Sébastien Lecornu
12:28utilise le terme
12:29de violences urbaines.
12:30Il dit à l'instant
12:31qu'il redoute
12:31des violences épouvantables.
12:33C'est son terme.
12:34Dans le même temps,
12:35Laurent Nouniez
12:36est sur les plateaux
12:37pour expliquer
12:38qu'on pourrait se resservir
12:40des grenades assourdissantes
12:41qui avaient été écartées
12:43et qui ont arraché
12:44la main
12:44d'un gamin
12:46récemment
12:46et qu'on est les seuls
12:47à les utiliser
12:48en Europe,
12:49d'ailleurs,
12:50les grenades
12:50de désencerclement.
12:52On sent bien
12:53que là,
12:53il y a une sorte
12:54de bras de fer
12:56sur la journée
12:56de demain
12:57et qu'elle,
12:57c'est vraiment
12:58une journée
12:58de tous les dangers.
12:59C'est une journée
12:59de tous les dangers.
13:00Les policiers,
13:01il faut le rappeler,
13:01sont aussi des pères
13:02de famille.
13:03C'est compliqué.
13:04S'ils avaient
13:05des manifestations pacifiques,
13:06ils pouvaient rester,
13:07on va dire,
13:08l'arme au pied,
13:09le casque accroché
13:10à la ceinture.
13:11Franchement,
13:11ils préfèreraient.
13:12Je ne suis pas sûr
13:12qu'ils n'ont envie
13:13forcément d'en découdre
13:14comme ça a été décrit
13:15par les opposants.
13:16Je vous rappelle
13:17que c'est une vieille histoire.
13:18C'est le syndrome
13:19de la cage d'escalier.
13:20Vous prenez un immeuble
13:20avec mille personnes,
13:21s'il y a dix oseaux
13:22en bas
13:23qui foutent la panique,
13:24ça ne marche plus.
13:25Il suffit
13:26d'une poignée de casseurs
13:27qui n'ont rien à voir
13:29avec le mouvement
13:29et qui viennent
13:30se greffer là-dessus
13:31pour que ça bascule
13:32dans un cauchemar
13:34alors que les gens
13:35manifestent légitimement,
13:36faut-il le rappeler.
13:37Merci à tous les deux,
13:39Jean-François Aquilly
13:40et Guy Carlier
13:41pour avoir avec moi
13:44animé cette vérité en face
13:46et vous le savez,
13:470826 300 300,
13:49vous pouvez intervenir
13:50à tout moment
13:51et c'est vous
13:52qui faites les sujets
13:53d'actualité.
13:54Je vous en propose deux.
13:55Vous pouvez revenir
13:56sur l'entretien
13:58avec Sarah Knafo
13:59et essayer de nous dire
14:00quelle place vous pensez
14:02que Reconquête
14:03peut occuper
14:04dans cet espace politique
14:06à droite
14:06où l'on sent bien
14:07que les alliances
14:09ne sont pas totalement interdites
14:10mais enfin
14:11elles ne sont pas vraiment
14:11prévues pour demain
14:13et puis bien sûr
14:14il y a la journée
14:15de tous les dangers,
14:16cette convergence des luttes
14:18ou bien cet éparpillement,
14:20ce sera probablement
14:20comme cela
14:21que les choses se feront
14:22demain,
14:22est-ce que ce sera
14:23l'essoufflement
14:24ou est-ce qu'au contraire
14:25ce sera le début
14:25du commencement
14:26de quelque chose ?
14:27On en parle avec vous,
14:28vous nous appelez
14:28au 0826 300 300
14:30à tout de suite.
14:31En Matin Sud Radio,
14:32la vérité en face,
14:34Jacques Cardoz.
14:35Et dans la vérité en face,
14:37vous nous appelez
14:37au 0826 300 300
14:39sur ces deux sujets
14:40ce matin
14:41avec cette journée
14:42du 17 octobre
14:43qui était évidemment
14:44une journée
14:44de tous les dangers
14:45pour le gouvernement.
14:47J'accueille Olivier.
14:50Bonjour Olivier.
14:51Bonjour, bonjour à tous.
14:52Vous nous appelez de Paris.
14:54Comment vous voyez
14:55cette journée de demain ?
14:56Est-ce que vous allez
14:56manifester vous-même ?
14:58Alors non,
14:59parce que demain,
15:00je ne suis pas sûr
15:00paréler.
15:01Mais même si j'y avais été,
15:03je ne suis pas sûr
15:04que j'y serais allé
15:04parce que je ne suis pas sûr
15:07du climat.
15:08Alors moi,
15:09je suis pour la police,
15:09mais je pense que
15:10les casseurs,
15:11eux, sont contre
15:11et je n'aimerais pas
15:12me retrouver coincé
15:12entre le marteau
15:13et l'enclume.
15:14Et donc,
15:15je ne suis pas sûr
15:15que même j'y serais allé.
15:16Mais de toute façon,
15:17avec les chances pour moi,
15:17je ne suis pas là.
15:19Et je vous appelais
15:20parce que je voulais
15:21rappeler,
15:22enfin pousser un petit coup
15:24de gueule
15:24et rappeler quelque chose.
15:25Allez-y.
15:26Moi,
15:27je fais partie des gens
15:28qui ont eu un bac
15:28qui valait encore quelque chose
15:29si j'en crois
15:30ce que racontent les profs
15:31maintenant
15:31puisque j'ai eu le bac
15:32en 80,
15:33quelque chose,
15:33quelque chose,
15:33je crois,
15:3485.
15:35J'ai fait un bac plus 5.
15:37Je n'ai jamais eu
15:38de ma vie
15:38un cours d'économie.
15:40C'est-à-dire que
15:41les Français,
15:41je ne sais pas si c'est
15:43une volonté de l'État
15:45laissée par De Gaulle
15:46ou les gens
15:47qui sont passés derrière,
15:48mais on n'a aucun cours
15:49d'économie réel,
15:51sérieux,
15:51qui court.
15:51Alors, à part peut-être
15:52les filières économiques,
15:53ça, j'en connais pas,
15:54mais quand vous faites
15:54un bac généraliste
15:55et que derrière,
15:56vous faites des études
15:56qui n'ont pas de rapport
15:57avec l'économie,
15:58vous n'avez pas de cours
15:58d'économie dans le pays.
15:59Comment voulez-vous
16:00comprendre après
16:01ce qu'est un budget de l'État,
16:03pas par rapport à ce qu'il y a
16:04d'un budget
16:04parce que même les gens
16:05qu'on peut d'argent
16:06savent encore mieux
16:06que tout ce que c'est
16:07que gérer un budget.
16:08Mais quelles sont les contraintes,
16:10les contraintes économiques,
16:11les contraintes liées à l'extérieur,
16:12les contraintes à ce que vous avez,
16:13vous, à ce que vous n'avez pas.
16:14Il n'y a rien de tout ça.
16:15Donc après,
16:16quand des politiciens
16:18arrivent en disant
16:18j'annule la dette,
16:19c'est possible,
16:20ou d'autres qui arrivent en disant
16:20non, on ne peut pas l'annuler,
16:21comment voulez-vous
16:22que les gens prennent une décision ?
16:23Moi, j'ai appris derrière.
16:24Vous avez raison.
16:25Mais je crois que le cœur du problème,
16:26c'est ça.
16:27Les gens ont voté
16:35pourquoi il y a eu cette exception.
16:37Mais depuis 1981,
16:40les gens votent pour le mieux disant
16:41parce qu'ils n'ont aucune idée
16:42de ce qui est sous-jacent.
16:45Vous vous rendez compte
16:45que Hollande,
16:47quand il était élu en 2012
16:49pour récupérer les 3% de voix
16:51des écologistes,
16:52dit qu'on va donc fermer
16:5550% du parc nucléaire
16:56d'ici à 2025.
16:58Vous imaginez,
17:00on parle du carburant,
17:01mais vous imaginez un peu
17:02les problèmes énergétiques
17:03d'électricité qu'on aurait
17:05si,
17:06et c'est un des rares trucs
17:07je trouve que Macron a fait,
17:08il n'avait pas gelé
17:09la fermeture de 8 autres
17:11réacteurs nucléaires
17:11qui étaient prévus
17:12quand il a pris le mandat.
17:14Et les gens ont voté pour Hollande
17:15parce qu'ils ne se rendaient pas compte,
17:16parce qu'on n'est pas formés à ça.
17:18Ce n'est pas de notre faute,
17:18entre guillemets,
17:19parce que,
17:20ok,
17:20on peut aller s'intéresser derrière,
17:21mais il y a des gens
17:22qui ont pas...
17:22Moi,
17:23je sais que dans mon environnement
17:25professionnel,
17:25je suis avec des femmes
17:26qui ont 3 gamins
17:27et 5 boulots.
17:28Elles n'ont pas le temps
17:29d'aller s'occuper de ça.
17:30Mais elles vont quand même
17:30aller voter.
17:31Et comment elles votent ?
17:32Elles votent avec ce qu'elles peuvent.
17:33Olivier,
17:33vous restez avec nous.
17:34On accueille Cédric
17:35qui nous appelle de Béziers
17:37et qui lui aussi
17:38voulait intervenir
17:38sur cette journée de demain.
17:41Bonjour Cédric.
17:43Bonjour à vous tous.
17:44Merci de me laisser
17:45un peu la parole.
17:45Je vous en prie,
17:46Cédric,
17:47est-ce que vous allez
17:47aller manifester demain ?
17:49Alors moi,
17:50je n'irai pas
17:50parce que j'ai déjà pas
17:52la possibilité
17:53de bouger de la maison
17:54suite à un accident,
17:55mais de base,
17:57étant gilet jaune
18:00depuis 2018.
18:02Ce qui s'est passé,
18:03c'est que
18:04je ne comprends pas
18:07que les services
18:08de la DGSE
18:09et de tous
18:10les renseignements
18:11ne sont pas allés
18:13ne serait-ce que
18:13sur Telegram,
18:15sur le Darknet.
18:16Moi, j'ai un ami
18:17à moi avec qui je joue
18:18sur des jeux vidéo.
18:19Moi, c'est hier soir
18:20au téléphone
18:21et il me dit
18:21ça va être violent.
18:23J'ai fait
18:23mais tu dis ça
18:24pourquoi ?
18:25Parce que c'est vrai
18:26que là, pour l'instant,
18:27ça a l'air plutôt
18:27d'être quand même
18:28bon enfant et tout ça.
18:29Il me dit
18:30il y a des lancements
18:31d'alertes
18:32sur Telegram.
18:33Il y a des gens
18:34et il m'a dit
18:34tiens, je t'envoie
18:35un truc
18:36et il m'a envoyé
18:37un truc.
18:37Il y a des ultra-islamistes
18:39qui ont dit
18:40que ça allait
18:42tuer des gens.
18:43Moi, je ne veux pas
18:44aller à un endroit
18:45où on dit
18:46sur des réseaux sociaux
18:48cryptés
18:49on va aller tuer des gens.
18:51Donc, moi,
18:51aujourd'hui,
18:52je lance une alerte.
18:54Soyons méfiants.
18:55regroupons-nous ensemble
18:56si jamais il y a des gens
18:57qui veulent y aller
18:58mais soyez ultra-prudents.
19:01Refusez
19:02tout casseur.
19:02Tous ceux qui sont
19:04cagoulés,
19:05qui ont des lunettes,
19:06qui ont des bonnets de ski,
19:07qui ne sont pas visibles,
19:09ne les acceptez pas.
19:11Ne faites pas l'erreur
19:12qu'on fait à la fin,
19:13les gilets jaunes
19:14dans la fin
19:14où les casseurs
19:15étaient présents
19:16et c'est ce qui a tué
19:17en partie le mouvement.
19:18Et ça, c'est très important
19:19de dire ça.
19:20Après, pour rebondir
19:22avec l'auditeur
19:23qui était devant moi...
19:24Oui, Olivier qui vous écoute.
19:26Vous pouvez d'ailleurs
19:26dialoguer tous les deux.
19:28Tout à fait.
19:28J'entends ce qu'il dit.
19:29C'est un peu vrai
19:31mais l'économie
19:32vient d'une éducation.
19:35Les parents vous ont inculqué
19:37ou pas
19:38comment fonctionne
19:39la monnaie.
19:40Moi, j'inculque ça
19:41à mes enfants
19:42qui ont 6 et 8 ans.
19:43Je leur ai dit
19:43attention,
19:44on ne dépense pas
19:45inconsidérément.
19:45On ne laisse pas
19:46les lumières allumées.
19:47On fait attention à tout.
19:48Tout coûte cher.
19:49Ne laissez pas couler l'eau.
19:50C'est un début d'économie.
19:53Mais aujourd'hui,
19:54les parents, effectivement,
19:56sont adélés
19:57par les réseaux sociaux,
19:59sont captivés
20:00plutôt par les réseaux sociaux
20:02et ne font même plus attention
20:03des fois à leurs enfants
20:04qui sont
20:06avec les lumières allumées,
20:07l'eau qui coule.
20:08Et ça, effectivement,
20:10on l'a promené.
20:11Ça s'appelait du civisme
20:12et il n'y en a plus.
20:13Et effectivement,
20:15c'est un fait valoir,
20:17c'est un fait exprès.
20:19Ce sont des choses
20:19qui ont été,
20:22comment dirais-je,
20:24posées sur la table
20:26doucement
20:27pour que les gens,
20:27en fait,
20:28ne puissent pas comprendre
20:29ce qu'est un budget,
20:31ne puissent pas comprendre,
20:32en fait,
20:33il y a une entourloupe,
20:34il y a une entourloupe.
20:35Celui qui est en haut,
20:36quand il met le bazar,
20:38eh bien,
20:38tous ceux qui sont en bas,
20:39eh bien,
20:39ils se mangent entre eux,
20:40mais eux, en haut,
20:41ils ne se bouffent pas entre eux
20:42parce qu'ils sont copains
20:43et puis ils mangent entre eux.
20:44Parce que c'est vrai
20:45qu'on voit les grands bas de combat
20:47qu'il y a à l'Assemblée nationale,
20:49mais la moitié,
20:50en fait,
20:50ils se serrent la main
20:51et puis après,
20:52ils ont bouffé ensemble
20:52à la cantine
20:53qui ne leur coûte que 15 euros
20:54et que ça coûte normalement
20:55250 balles.
20:56Voilà,
20:57c'est ça le problème.
20:58Et aujourd'hui,
20:58on en est là.
20:59Si on veut arriver
21:00à redresser notre pays,
21:02je retourne un petit peu
21:03le truc des Gilets jaunes,
21:03mais si on veut redresser notre pays,
21:05il y a une seule chose à faire.
21:07Le fonctionnement de l'État,
21:09il faut le réduire.
21:09On ne tape plus sur la gueule
21:11des citoyens.
21:13C'est terminé.
21:14Il faut arrêter.
21:15On recule
21:15et on arrête le fonctionnement.
21:17On réduit le fonctionnement
21:18de 30, 40, 50%.
21:20Et là,
21:21on ne sera plus déficitaire.
21:22Je ne sais pas
21:23si ça suffira.
21:24Je ne sais pas
21:25si ça suffira.
21:26Vous ne parliez que du fonctionnement ?
21:28Non,
21:29mais vous savez,
21:30quand on n'a pas le sou
21:31à la fin du mois,
21:32on économise sur une chose
21:34puis sur une autre,
21:35puis sur une troisième chose.
21:37Et à la fin de trois mois,
21:38on a l'économie
21:39qui est plus importante
21:40parce que c'est ce qu'il faut faire.
21:42Il faut faire des économies
21:43de fonctionnement d'État
21:44et puis voilà.
21:46On en reviendra toujours
21:47aux 5 millions neufs
21:48de fonctionnaires
21:49dont, en fait,
21:50on a dématérialisé
21:52tellement de choses
21:52que même là,
21:53ça ne fonctionne pas.
21:54On m'envoie un courrier,
21:56on m'envoie un courrier
21:57de la CPAM
21:59alors qu'en fait,
22:00on pourrait me l'envoyer
22:01en mail.
22:02Donc,
22:02perte de temps
22:04et ce n'est pas possible
22:05ce genre de choses.
22:06On va faire tourner un peu...
22:07on va vous l'envoyer
22:07par courrier.
22:08On va faire tourner
22:09un peu la parole
22:10et voir un peu
22:12ce qu'Olivier
22:12qui nous appelle de Paris
22:13pense de tout cela.
22:15Le train de vie de l'État,
22:16c'est aussi une des solutions
22:18auxquelles vous pensez,
22:19Olivier ?
22:20J'étais d'accord
22:21avec tout ce qu'a dit
22:22l'auditeur précédent
22:23jusqu'à cette partie-là
22:24parce que l'ordre de grandeur
22:25n'y est pas du tout.
22:26Même si vous sachez
22:27ce que coûtent les députés
22:28et leurs frais de bouche
22:30et compagnie,
22:32vous récupérez
22:32un milliard
22:33ou un milliard et demi
22:34sur 3 800 milliards
22:35de déficit,
22:36peut-être qu'il coûte
22:37400 milliards par an
22:38et encore
22:38parce que le chiffre
22:39est faussé,
22:39on n'y est pas.
22:40Mais ce que je voulais dire,
22:41c'est que c'est vrai
22:41la partie éducative
22:42sur ce que nous donnaient
22:43nos parents
22:45sur un sou est un sou économiste.
22:47Vous savez,
22:47tous les trucs de grand-mère
22:48qui sont généralement
22:49des dictons de bon sens
22:51éprouvés avec le temps
22:52mais ça n'explique pas
22:53ce qu'est un spread,
22:54ça n'explique pas
22:55ce que dit
22:56que de te shorter une action,
22:58ce genre de choses-là
22:59parce que notre économie
23:00elle est interdépendante
23:01avec d'autres choses
23:02dans la mesure où
23:02l'Europe a été puissante
23:04pendant 400 ans
23:04parce qu'elle a eu
23:05au même endroit
23:05les brevets,
23:06la source d'énergie
23:07et les matériaux
23:08pour fabriquer
23:09ce qui découlait
23:10des deux premiers.
23:11On a été les premiers
23:12parce qu'on avait ça,
23:13on a tout cramé.
23:14Quand on n'avait plus rien,
23:15on a fait des...
23:17quand vous allez
23:18dans un pays étranger
23:18et vous servir gratuitement,
23:19c'est une...
23:21Je ne sais plus
23:22ce qu'on a fait.
23:23Je ne peux pas vous aider là.
23:24On était des colons,
23:26on a colonisé
23:26et on a continué
23:27à récupérer des matières premières
23:29en n'étant pas chères
23:30puisqu'on était allé servir
23:31et puis on a arrêté
23:31de se servir
23:32parce que c'était moralement
23:33pas défendable
23:33et je suis entièrement
23:34d'accord avec ça.
23:35Ce qui fait que maintenant
23:35l'Europe toute entière,
23:36pas que la France,
23:37n'a ni énergie,
23:39ni matières premières,
23:40ni brevets
23:40puisque les derniers brevets
23:41depuis 25 ans,
23:42c'est les Américains
23:42et les Chinois.
23:43Expliquez-moi comment
23:44là-dedans,
23:45nous,
23:45on pourrait s'en sortir
23:47hormis en se remettant
23:47à travailler
23:49beaucoup plus
23:49pour moins cher.
23:50Alors,
23:50pour moins cher,
23:51on ne peut pas vivre
23:51avec moins que ce que
23:52les gens ont en ce moment.
23:53Je suis entièrement d'accord.
23:54Donc,
23:54une solution qui va faire
23:55violer tout le monde,
23:56c'est pour le même salaire,
23:58travailler un jour de plus.
23:58Moi,
23:59quand je suis né,
23:59les gens travaillaient
24:00six jours sur sept.
24:01Quand on me dit,
24:01et ça m'énerve ça,
24:03excusez-moi,
24:03j'ai encore 30 secondes
24:04et je finis.
24:05Quand on me dit,
24:06il y avait un actif pour,
24:084 actifs pour un retraité
24:09quand on a mis
24:10le système des retraites
24:11en place.
24:11Il y avait 4 actifs
24:12qui bossaient
24:136 jours sur 7,
24:14qui avaient 3 semaines
24:15de vacances,
24:16qui bossaient en gros
24:1780 heures par semaine
24:18avec un retraité
24:19qui vivait 4 ans
24:20à la retraite en moyenne.
24:22Moi,
24:22j'ai demandé à une IA,
24:23si on gardait
24:23les mêmes paramètres,
24:25autant de retravailler,
24:27aussi peu de vacances,
24:28aussi peu de temps duré,
24:29enfin,
24:29un temps duré
24:30de retraite aussi court,
24:32si on le mettait
24:32au truc de maintenant.
24:33Il faudrait qu'on soit
24:34160 millions de Français.
24:35Oui,
24:36et on n'y est pas.
24:37Merci en tous les cas
24:38à tous les deux,
24:38Olivier et Cédric,
24:39d'avoir participé avec moi
24:40à cette vérité en face
24:42au sujet de cette journée
24:43de demain.
24:44Évidemment,
24:45sur Sud Radio,
24:46on aura l'occasion
24:46de nous reparler
24:47dans les prochaines heures
24:47puisque Sud Radio
24:49se mobilise à l'occasion
24:50de cette journée
24:51du 17 octobre
24:52qui est une journée
24:54qui prendra un chemin
24:57qui est celui,
24:59peut-être,
25:00de la convergence des luttes
25:01ou bien à l'opposé,
25:02un autre chemin
25:03qui est celui du délitement.
25:04On verra bien
25:05ce qui se passe demain.
25:06Dans quelques secondes,
25:09on évoque le sort
25:10de Sarah Knafow,
25:12l'avenir de Sarah Knafow
25:14qui était notre invité
25:15ce matin,
25:16invité politique.
25:17Est-ce que Reconquête
25:19peut faire mieux
25:19qu'en 2022 ?
25:21Est-ce que Reconquête
25:22peut s'allier
25:23à d'autres partis ?
25:25Est-ce qu'il peut y avoir...
25:26Bref,
25:27quel est l'avenir
25:28de cette droite
25:29et de cette droite libérale
25:31et des idées
25:32que porte Sarah Knafow ?
25:33On en parle dans un instant
25:34au 0826 300 300.
25:36Vous nous appelez.
25:37A tout de suite.
25:38Place Jacques Cardoz.
25:41Reconquête.
25:41Quelle place
25:42pour Reconquête
25:43en 2027 ?
25:45On était ce matin
25:46avec Sarah Knafow,
25:48députée européenne
25:48de Reconquête
25:49et qui publie
25:50ces jours-ci
25:51le casque du siècle
25:52qui est un best-seller.
25:54280 000 exemplaires
25:55déjà vendus
25:56et probablement
25:57beaucoup plus d'ici
25:57à Noël.
25:58On accueille Luc.
25:59Bonjour Luc.
26:00Bonjour Jacques.
26:01Vous nous appelez
26:02du PERE sur Marne.
26:03Quelle place
26:04voyez-vous
26:05pour Reconquête
26:06aujourd'hui
26:07les instituts de sondage ?
26:08Alors nous,
26:09on a 3%.
26:09D'autres instituts
26:10donnent peut-être 4%.
26:11En tous les cas,
26:12ce n'est pas très fameux
26:13et on se dit
26:14qu'il n'y a pas de dynamique
26:15du côté de Reconquête
26:16pour le moment.
26:18Oui,
26:19j'ai été militant
26:20de la première heure
26:21chez Reconquête.
26:22D'accord.
26:23M'engageant assez loin.
26:26Et une chose
26:27qui m'a attiré,
26:29si vous voulez,
26:30c'est la radicalité
26:31du programme
26:33de Reconquête.
26:34Que ça soit
26:36du côté
26:37d'Éric Zemmour
26:38ou de Sarah Knafow
26:40qui s'est dévoilé
26:41un petit peu plus tard.
26:43Mais
26:44je pense que
26:46l'avenir
26:47de Reconquête
26:48n'est pas
26:50affaire
26:51comment dirais-je
26:52de l'électorat.
26:54mais je pense
26:56que son avenir
26:56a déjà eu lieu.
26:57C'est-à-dire
26:58que Reconquête
26:59a diffusé
27:00des idées
27:00qui existaient
27:02de manière latente
27:03et non dite
27:05dans l'électorat français.
27:08Et que
27:09le plus grand
27:10comment dire
27:11le plus grand apport
27:13de ce mouvement
27:14de ce parti
27:15a été justement ça
27:17de défier
27:17les yeux
27:18des Français
27:18et de les
27:20faire se tourner
27:22vers
27:22un parti
27:24le Rassemblement
27:26National
27:27qui est honi
27:28par les militants
27:30de Reconquête.
27:31Et quand je dis
27:31honi
27:32je pèse mes mots
27:33pour l'avoir
27:35constaté
27:36sur
27:37le télégramme
27:38du parti.
27:40J'avais posé
27:41il y a quelque temps
27:42une question
27:43sur votre
27:44antenne
27:45à Éric Zemmour
27:46en me demandant
27:48ce qu'il pensait faire
27:50s'il était élu
27:52face à
27:53à l'antagonisme
27:55de l'appareil d'État
27:57et
27:57sa réponse
27:59avait été
27:59celle qui moi
28:00me convenait
28:01mais qui
28:02à la réflexion
28:03est vaine
28:04c'est une radicalité
28:06outre mesure
28:07si vous voulez.
28:08Vous avez écouté
28:09l'interview
28:10ce matin
28:10à 8h30 ?
28:11Non.
28:12Je n'ai pas pu
28:12j'étais à l'extérieur
28:15et je n'ai pas pu
28:16mais bon
28:17vous connaissez
28:19le discours
28:22et c'est vrai
28:24qu'il est
28:25intéressant
28:26et enthousiasmant
28:28entre guillemets
28:28dans la mesure
28:30où les mesures
28:31proposées
28:31sont
28:32encore une fois
28:34je le redis
28:35excusez-moi
28:35radicales
28:37et à même
28:38de redresser
28:40rapidement
28:41certains pans
28:42de la France.
28:43On accueille
28:44Olivier
28:44qui nous appelle
28:45également
28:46sur ce sujet
28:46et vous allez
28:47pouvoir dialoguer
28:48l'un et l'autre
28:48sur le sujet
28:49bonjour Olivier
28:51bonjour
28:52alors
28:53comment voyez-vous
28:55le rôle
28:56que peut jouer
28:56Reconquête
28:57dans cette campagne ?
28:59Depuis le départ
29:00depuis
29:01les élections
29:04précédentes
29:05il a joué
29:06un peu
29:06le trouble
29:06le fait
29:07j'ai l'impression
29:08qu'il voulait
29:10une place
29:10auprès de Marine Le Pen
29:11et il ne l'a pas eu
29:13donc il s'est dit
29:14tiens je vais foutre
29:14ma merde
29:16et si ça marche
29:17tant mieux
29:18bon apparemment
29:19ça ne marche pas trop
29:20ça ne marche pas trop
29:21moi je verrais
29:22plutôt
29:23qui s'assaut
29:24tous les deux
29:25mais bon
29:26ça va être compliqué
29:28parce que si
29:28tout le monde
29:29veut être calife
29:29à la place du calife
29:30ça ne le fera pas
29:31et puis du point de vue
29:32des programmes
29:33du point de vue
29:35des programmes
29:35Olivier
29:35ce sont des programmes
29:36économiquement
29:37en tous les cas
29:37qui n'ont rien à voir
29:38on a un programme
29:39très étatique
29:40ça n'a rien à voir
29:41rien du tout
29:42ils sont carrément
29:44à l'opposé
29:44alors ils ont des idées
29:45communes
29:46un peu plus
29:48trop fortes
29:48chez Reconquête
29:50c'est vraiment
29:52on ne va pas dire
29:53de la dictature
29:54mais
29:55il imposerait
29:56directement ce qu'il veut
29:57donc
29:57ce n'est pas possible
29:59ce n'est pas possible
30:00il faudrait qu'il aime
30:01le pied
30:01qui s'adoucisse
30:03en tous les cas
30:04il y a
30:05dans les normes normales
30:06il y a un point de vue
30:08très libéral
30:08d'un côté
30:09et très étatiste
30:11de l'autre
30:11donc c'est
30:12voilà
30:13c'est clair
30:15mais ils ne s'entendront
30:16jamais
30:17de toute façon
30:17vous savez
30:18comme il disait
30:18le général de Gaulle
30:19mélanger de l'huile
30:20et du vinaigre
30:20c'est pas grave
30:21c'est une bonne formule
30:24quel rôle
30:25vous les voyez jouer
30:26en termes d'alliances
30:27est-ce qu'ils peuvent
30:28faire des alliances
30:29Olivier Dabord
30:30Luc ensuite
30:33au sein de la droite
30:34est-ce que vous voulez
30:35je ne vois pas
30:36je ne vois pas du tout
30:38je pense qu'il faut
30:39attendre janvier
30:40pour savoir où on va
30:42pour savoir qui
30:43et avec qui
30:44parce qu'on risque
30:45d'avoir des surprises
30:46il y en a qui se rallient
30:48il y a des trucs
30:48qu'ils étaient
30:49complètement contre
30:50donc
30:52pourquoi pas
30:52pourquoi pas
30:54une alliance
30:55mais je pense
30:56qu'il faut attendre janvier
30:57pour
30:57déjà pour éliminer
30:59beaucoup de candidats
30:59parce qu'il n'y a pas
31:00beaucoup trop
31:00et voir les têtes
31:02de lui
31:03parce qu'on parlait
31:03beaucoup d'Edouard Philippe
31:05par exemple
31:05maintenant on n'en parle plus
31:06on dit qu'il est
31:07à la ramasse
31:09mais on ne sait pas
31:10d'ici janvier
31:11ça risque de changer
31:13on a beaucoup
31:13de prétendants
31:16des grosses forces
31:17on a
31:17on avait
31:18on en a plein
31:19comme ça
31:20et
31:21oui
31:21Rotaillou
31:22et on va se retrouver
31:23avec
31:25moins de monde
31:25donc il y en a qui vont se rallier
31:27aux autres
31:28et
31:29c'est là que les alliances
31:30sont importantes
31:31les alliances vont être importantes
31:33et
31:34peut-être qu'il y aura des concessions
31:36d'une part
31:36de l'autre
31:37pour
31:37pour essayer de
31:38de les attirer à eux
31:40comme des aimants
31:40mais bon
31:42rien n'est fait encore
31:43moi je pense qu'il faut attendre
31:44au moins janvier
31:44on accueille
31:46ou plutôt
31:47on retourne au Péreux-sur-Marne
31:48avec Luc
31:49vous qui avez été
31:50au sein de ce parti
31:52est-ce que vous imaginez
31:53que ce parti puisse
31:54à un moment donné
31:55vouloir faire des alliances
31:56ou vous ne l'imaginez pas ?
31:58pas du tout
31:58je n'imagine pas du tout
32:00et surtout pas
32:00avec le Rassemblement National
32:02donc je vous disais
32:03et avec David Lissnard
32:04ou Bruno Retailleau
32:06dont les idées sont quand même
32:07plus proches
32:08oui mais
32:10alors moi
32:10M. Retailleau
32:11j'ai à
32:12comment dire
32:14il y a un point négatif
32:16c'est que
32:16avec qui va-t-il gouverner ?
32:18si c'est pour qu'il gouverne
32:19avec ses petits copains
32:20M. Bertrand
32:21Mme Pécresse
32:22et compagnie
32:25il n'aura certainement
32:26jamais ma voix
32:27si vous voulez
32:28quand un M. Lissnard
32:29oui M. Lissnard
32:31peut s'entendre
32:31avec Sarah Pnafot
32:33ça je n'en dis combien pas
32:35je pense que
32:36s'entendre avec
32:37Éric Zemmour
32:38est très difficile
32:38pour tout le monde
32:41ça tient à sa personnalité
32:43c'est ce que vous nous dites ?
32:44peut-être
32:45peut-être
32:46ça tient à sa personnalité
32:47qui moi
32:48ne me dérange pas
32:49et ne me choque pas
32:51mais je comprends
32:52qu'elle peut choquer
32:53autour de moi
32:53beaucoup de gens
32:55préfèrent se damner
32:56plutôt que
32:58d'avoir
32:59comment dirais-je
33:00des amitiés pour lui
33:02Oui
33:03c'est un peu
33:04ce qui ressort
33:06effectivement
33:06on se souvient
33:07notamment du départ
33:08de Marion Maréchal-Le Pen
33:09qui avait tendance
33:10à dire que
33:11effectivement
33:12Éric Zemmour
33:12avait tendance
33:13à dire un peu
33:13du mal
33:14de tout le monde
33:14en tous les cas
33:15merci à Luc
33:16et Olivier
33:17d'avoir participé
33:17avec moi
33:18à cette vérité
33:20en face
33:20au sujet
33:21de la place
33:22de reconquête
33:23dans la campagne électorale
33:24j'accueille
33:24Stéphanie Demuru
33:25bonjour Stéphanie
33:26bonjour Jacques
33:26comment allez-vous ?
33:28ça va
33:28nous sommes vendredi
33:30on est un peu fatigué
33:32un peu éprouvé
33:33mais écoutez
33:34bon vous avez deux jours
33:35pour vous remettre
33:36et je vais vous remonter
33:38le moral
33:38ça c'est bien ça
33:39qu'est-ce que vous faisiez
33:40le mercredi soir
33:41quand vous étiez petit
33:42le mercredi soir
33:43c'était pas le jour
33:45du western
33:45c'est le jour de Patrick
33:46non non
33:47le bup
33:48le jour de Patrick Sabatier
33:50c'était le mardi soir
33:51le western
33:52sur France 3
33:53je me souviens
33:53mais j'étais petit
33:54j'adorais les westerns américains
33:56bah oui
33:56moi j'adorais Patrick Sabatier
33:57figurez-vous
33:58j'avais le droit
33:59de rester devant la télé
34:00ah oui spécialement
34:01tous ces jeux
34:02le jeu de la vérité
34:04porte bonheur
34:04habit de recherche
34:05ça a été des scènes cultes
34:07de notre enfance
34:08des années 80
34:09est-ce que vous la regrettez
34:10d'ailleurs cette télé
34:11n'hésitez pas à venir
34:12nous le dire
34:13et puis à partir de 10h30
34:14comme chaque jour
34:15c'est la partie débat
34:17bon on craint un petit peu
34:18ce 17 octobre
34:19au niveau des violences
34:20mais enfin c'est vrai
34:20qu'il y a beaucoup de français
34:21qui ont des choses à dire
34:22et ils semblent bien décider
34:24à descendre dans la rue
34:25pour les exprimer
34:26donc on parlera
34:27de ce 17 octobre
34:28et puis je vous parlerai
34:30de cette étude
34:30qui est sortie par
34:32qui a été révélée
34:33par le Figaro
34:353 millions de français
34:37naturalisés
34:37d'étrangers
34:39naturalisés
34:39plutôt
34:40ces dernières années
34:41ça a fait beaucoup
34:42pour certains
34:43on se demande
34:44si on doit
34:45réformer le droit du sol
34:47ou non
34:47parce qu'en plus
34:48cette étude nous explique
34:49que ça pèse
34:50dans l'électorat
34:51et devinez à qui
34:52ça profite
34:53oui je vois bien
34:55Stéphanie Demuru
34:5610h midi
34:56à vous de le dire
34:57merci à Juliette Riouffole
34:58et Joseph Ruiz
34:59pour la préparation
35:00Anthony
35:01à la réalisation
35:02Emmanuel Galasso
35:04au standard
35:04très bonne journée
35:05à vous
35:05je vous dis à lundi
35:06bon week-end
35:07et tout de suite
35:07Stéphanie
35:08donc
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