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  • il y a 9 minutes
Lundi 19 octobre 2026, retrouvez Pierre-Antoine Poussier (Fondateur, FinOffice (groupe Patrimmofi)), Vincent Blandin (Cofondateur et président, Accend Generation) et Emmanuel Narrat (Fondateur et dirigeant, Haussmann Patrimoine) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:07Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du
00:16secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change.
00:22Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:26Aujourd'hui, une émission spéciale consacrée à LTIF 2, cette réglementation européenne qui facilite l'investissement ou en tout cas
00:33la création de véhicules d'investissement dans un certain nombre d'actifs non cotés
00:37comme le capital investissement, la dette privée, l'immobilier ou les infrastructures.
00:41Nous nous demanderons quel impact cela a dans une stratégie de gestion de patrimoine et nous poserons pour cela la
00:46question à des professionnels de la gestion de patrimoine
00:49avec trois questions. Déjà, comment est-ce que cela peut permettre d'accélérer sur le non coté ?
00:54Comment est-ce que cela fait évoluer le rôle du CGP aussi dans la sélection peut-être des fonds ?
00:59Et globalement, quelle stratégie d'investissement on peut mettre en place ?
01:02Nous en parlerons avec Emmanuel Narra, fondateur et dirigeant d'Osman Patrimoine,
01:05avec Vincent Blandin, cofondateur et président d'Axen Génération,
01:08mais aussi avec Pierre-Antoine Poussier, fondateur de FinOffice.
01:12On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:19Et nous enchaînons tout de suite avec Patrimoine Thématique,
01:21où nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine, Emmanuel Narra.
01:24Bonjour Emmanuel.
01:25Bonjour.
01:25Vous êtes fondateur et dirigeant d'Osman Patrimoine.
01:28Avec vous, on va essayer de comprendre comment le non coté devient de plus en plus incontournable
01:31dans les stratégies de gestion de patrimoine, ou non.
01:33C'est en tout cas une des questions que je vais vous poser.
01:35Mais tout d'abord, peut-être pour un professionnel de la gestion de patrimoine,
01:38LTIF 2, qui date de janvier 2024.
01:41Qu'est-ce que cela a changé concrètement pour vous ?
01:43Alors LTIF 2, ça change pas mal de choses, puisque s'il y a un LTIF 2, c'est qu
01:48'il y a eu un LTIF 1.
01:49Bien sûr.
01:49Et donc je pense qu'il faut remettre un petit peu en perspective le LTIF 1.
01:53C'était une volonté de l'Europe de flécher un peu l'épargne, même beaucoup, l'épargne des particuliers
02:00vers les actifs réels, donc les entreprises, les infrastructures, etc.
02:03Et ça ne date pas de l'élection de Donald Trump.
02:06C'est le 29 avril 2015 que le LTIF 1 avait été adopté.
02:11Ça fait donc plus de 10 ans qu'on essaye de flécher l'épargne des Européens vers l'économie dite
02:15réelle ?
02:15Oui, mais comme souvent...
02:16Avec plus ou moins de succès.
02:18Malheureusement, comme souvent, le législateur avait prévu des tas de conditions, des tas de règles, des tas de contraintes.
02:23Et finalement, ces règles étaient jugées trop contraignantes par le marché.
02:26Si bien qu'en 2021, on était arrivé à 2,4 milliards.
02:31Il y avait, je crois, 4 pays en Europe qui avaient commencé à faire quelques fonds LTIF.
02:35Et au niveau européen, c'était un flop, clairement.
02:39Mais le besoin était là et il est toujours là, même de plus en plus.
02:41Et donc, LTIF 2 est arrivé en 2024 pour relancer fortement ce fléchage de l'épargne avec des contraintes qui
02:55ont beaucoup été abaissées.
02:57Et on sent que ça produit des effets.
02:59Donc, dans les contraintes qui ont changé, il y a des règles, par exemple, sur les actifs non cotés.
03:05Puisque là, on parle, en fait, d'une réglementation qui concerne les fonds d'investissement majoritairement investis en non cotés.
03:11Oui, de capital investissement, d'aides privés, fonds immobiliers ou fonds d'infrastructure, notamment.
03:15Exactement.
03:15C'est les 4 grandes thématiques, mais avec ce point commun d'être investi dans des actifs non cotés.
03:20Et dans le LTIF 1, il fallait au minimum 70% d'actifs non cotés.
03:23Dans le 2, 55% suffisent.
03:26Il y avait plein d'autres règles, comme par exemple, on pouvait considérer qu'une société cotée dont la capitalisation
03:33boursière est donc inférieure à 1 milliard.
03:355, dans LTIF 2, elle est éligible, alors que dans LTIF 1, il fallait 500 millions au maximum.
03:41Donc, il y a plusieurs règles, il y a des quotas, etc., qui ont été assouplis.
03:44Et ça fonctionne, puisqu'on a plus de 300 fonds labellisés LTIF 2, alors que ça existe depuis un peu
03:51moins de deux ans,
03:52alors qu'on en avait une centaine pour LTIF première version.
03:56Donc, ça veut dire que vous disiez qu'il y avait un besoin.
03:59Encore faut-il qu'il y ait aussi de l'argent à investir.
04:01On arrive à créer des fonds aujourd'hui qui trouvent leur public, si je comprends bien.
04:03Aujourd'hui, la dynamique est enclenchée, elle est tout à fait encourageante,
04:08puisqu'on est passé à plus de 24 milliards fin 2024, je crois qu'on était à plus de 30
04:14fin 2025.
04:14On annonce pour fin 2026, peut-être 50-60, pour l'année prochaine, peut-être 70 à 80 milliards.
04:23Enfin, la dynamique est là.
04:26Et j'ai envie de dire, enfin, la réglementation a touché sa cible.
04:31Qu'est-ce que ça change pour vous, concrètement ?
04:32Ça change concrètement qu'il y a une offre plus étendue.
04:35Déjà, cette offre, elle s'est étendue depuis 2020 assez nettement sous différents effets,
04:42notamment des effets de marché du non-coté, également la loi Industrie Verte,
04:47et puis donc la réglementation maintenant LTIF.
04:51Tout ça converge vers une plus grande ouverture, un meilleur accès aux actifs non-cotés,
04:56dont les Français ont été historiquement privés, pour plein de raisons,
05:00et notamment le fait qu'on n'a pas de fonds de pension à la française, contrairement aux anglo-saxons.
05:06On a moins besoin de financer sa retraite par ce type d'investissement.
05:09Alors, je ne sais pas si on a moins besoin, parce qu'on en a vraiment besoin.
05:12En tout cas, ça n'a pas été la stratégie.
05:14Mais ça n'a pas été encouragé, ça n'a pas été facilité.
05:19Concrètement, donc, ces fonds, vous les utilisez comment ?
05:24Est-ce que, par exemple, c'est proposé à des clients plus particuliers qu'avant,
05:29ce type de fonds, dans les stratégies que vous proposez, ou pas forcément ?
05:31Parce que finalement, les actifs n'ont pas spécialement changé de typologie.
05:36On reste sur des actifs parfois peu liquides, risqués,
05:39plutôt sur de l'investissement de long terme.
05:41Mais on peut le proposer à une nouvelle typologie d'investisseurs, quand même ?
05:44Oui, oui. Alors, déjà, les fonds ELTIF,
05:46ce n'est pas une catégorie de fonds.
05:48Ce sont différentes formes de fonds qui peuvent être...
05:50C'est un cadre réglementaire.
05:51C'est un statut que des FCPR, des fonds professionnels,
05:55même des SCPI peuvent avoir en s'alignant sur la norme européenne.
06:01D'accord.
06:02Donc, ce n'est pas un fonds en particulier.
06:04C'est une réglementation à laquelle peuvent adhérer les fonds
06:09en demandant un agrément plus facile à distribuer ensuite
06:12sur l'ensemble du territoire européen.
06:15Donc, les fonds ELTIF, aujourd'hui, sont beaucoup plus accessibles
06:20puisque le ELTIF 1 prévoyait un minimum d'investissement de 10 000 euros,
06:23ce qui était déjà relativement bas.
06:24C'était jugé encore trop élevé.
06:25Donc, ça, ça a encore été abaissé.
06:27Et, clairement, aujourd'hui, le ELTIF 2 permet aussi d'améliorer les règles de rachat anticipé.
06:35D'accord.
06:35Et donc, c'est davantage compatible avec les fonds Evergreen,
06:39qui ne sont pas des fonds verts.
06:41Ce sont des fonds ouverts en permanence et sur lesquels les rachats peuvent être facilités.
06:46Alors, attention.
06:47Qui proposent des solutions liquidités.
06:50Ce ne sont pas des fonds 100% liquides,
06:51mais qui sont un peu plus liquides qu'un fonds totalement fermé.
06:55Voilà. Il y a des fenêtres de sortie qui sont organisées.
06:57Ça ne veut pas dire qu'elles sont garanties.
06:59Et donc, attention, un fonds semi-liquide reste un fonds quand même peu liquide
07:03parce que, par nature, les actifs sous-jacents, le non-coté n'est pas liquide.
07:07Donc, il y a des règles qui peuvent permettre de fluidifier un petit peu,
07:09des quotas d'actifs liquides qui sont autorisés dans les ELTIF 2.
07:13Mais il faut quand même partir du principe que c'est du placement long terme.
07:17D'ailleurs, ELTIF, ça veut dire European Long Term Investment Funds.
07:23Donc, c'est du long terme.
07:25Concrètement, quand on est professionnel de la gestion de patrimoine,
07:28ça veut dire qu'on doit être en capacité de faire une sélection
07:31sur des fonds beaucoup plus larges, des fonds montés par des Allemands,
07:36des Hollandais, des Français, des Espagnols.
07:39Ça complexifie la sélection ou pas forcément ?
07:42Oui et non, parce qu'en réalité, il y a un certain nombre d'acteurs
07:44qui sont très connus, des grands noms de la finance
07:48qui peuvent être établis en dehors du territoire français,
07:52mais qu'on connaît déjà.
07:53Simplement, leur offre que l'on connaissait
07:56et que l'on pouvait regarder à distance,
07:58mais pas proposer à nos clients,
08:00devient une offre accessible.
08:02Donc, il y a déjà une partie des due diligence,
08:03on va dire, qui est faite dans la mesure où on connaît
08:06certains grands noms.
08:07Je ne vais pas en citer pour ne pas faire la publicité
08:09pour l'un ou pour l'autre.
08:10Mais il y a des acteurs qui proposent depuis longtemps
08:14des fonds qui nous intéressent
08:15et qu'on n'avait pas le droit de distribuer.
08:17Et là, d'un seul coup, on a la possibilité de les référencer.
08:21Ça change évidemment beaucoup de choses.
08:23Est-ce qu'il faut quand même accompagner ça
08:25de plus de pédagogie ?
08:26À partir du moment où il est plus simple
08:27de faire investir des gens sur ce type d'actifs,
08:30est-ce qu'il faut aussi plus les accompagner
08:31quand on leur propose ce type d'actifs ?
08:33Alors, le travail de pédagogie, il est essentiel
08:35et il ne date pas des fonds ELTIF,
08:38mais globalement, depuis quelques années
08:40où on a pu étendre l'accès aux actifs non cotés
08:44à des clients très avertis
08:47et aussi des clients beaucoup moins spécialisés,
08:51des épargnants qui ne connaissent pas forcément
08:54les subtilités du côté et du non coté,
08:57oui, il faut être beaucoup dans la pédagogie.
09:00Il faut aussi adapter cette pédagogie
09:01à ses interlocuteurs.
09:03Et je trouve que, globalement, ELTIF
09:06contribue à cette démocratisation
09:10et à faire connaître les actifs non cotés
09:12qui ont été, de mon point de vue,
09:14trop longtemps absents du patrimoine des particuliers.
09:18Et concrètement, aujourd'hui, d'ailleurs,
09:19quand on parle, j'imagine que quand vous parlez
09:20à vos clients, vous ne leur mentionnez pas spécialement
09:22ELTIF 2.0, c'est plus un outil pour vous
09:25pour proposer ce type de fonds,
09:26et derrière, on leur parle de non cotés.
09:28Concrètement, c'est un barbarisme,
09:30un acronyme de plus, parce que la finance adore
09:32les acronymes, mais c'est plus une question,
09:36on va dire, de professionnel.
09:38Le client final, même que ce soit un FCPR,
09:41un FPS, une SLP, un FPCI, un ELTIF, etc.
09:45Ça n'intéresse que moyennement ?
09:46Non, ça n'intéresse pas.
09:47À la limite Evergreen pour la liquidité,
09:48ou même pas ?
09:49Oui, mais je pense que concrètement,
09:51il faut surtout se concentrer sur les mécanismes,
09:53les risques, le fait que c'est illiquide.
09:55Oui, ça c'est important, il faut le préciser,
09:57c'est illiquide.
09:58Même s'il y a des fenêtres de liquidité,
10:00c'est illiquide.
10:00Semi-liquide, attention.
10:02Donc, il ne faut surtout pas se tromper au départ
10:04et tromper l'investisseur.
10:07L'avantage de ces fonds-là,
10:08c'est aussi d'être illiquide,
10:10parce que ça permet des stratégies
10:11très différentes et très complémentaires du côté,
10:14parce que le problème du côté,
10:16c'est parfois d'être trop liquide,
10:17ça veut dire ultra-volatile,
10:18avec des écarts d'une journée sur l'autre
10:20de la valeur d'un actif
10:22qui ne reflètent pas la réalité économique.
10:24Donc, c'est bien d'avoir des actifs
10:26très liquides et très volatiles,
10:28mais aussi des actifs plus stables
10:29et moins liquides à côté
10:31pour un horizon d'investissement
10:32moyen et long terme.
10:34Merci beaucoup, Emmanuel Narad,
10:35de nous avoir accompagné
10:36sur le plateau de Smart Patrimoine.
10:37Je rappelle que vous êtes fondateur
10:38et dirigeant d'Haussmann Patrimoine.
10:39Merci beaucoup.
10:40Merci.
10:41Et quant à vous,
10:42je vous donne rendez-vous tout de suite
10:43dans Enjeu Patrimoine.
10:49Et nous enchaînons à présent
10:50avec Enjeu Patrimoine,
10:52toujours dans le cadre
10:53de cette émission spéciale
10:54consacrée à LTIF 2.0.
10:57Nous allons nous demander ensemble
10:58comment intégrer le non-coté
11:00dans une stratégie d'investissement
11:02ou dans une stratégie patrimoniale
11:04pour en parler.
11:04Nous avons le plaisir d'accueillir
11:06sur le plateau de Smart Patrimoine
11:07Vincent Blandin.
11:08Bonjour Vincent Blandin.
11:09Bonjour Nicolas.
11:10Merci d'être avec nous.
11:11Vous êtes cofondateur
11:12du multifamilie office
11:13Accent de Génération
11:14et on a le plaisir d'accueillir
11:15également sur ce plateau
11:16Pierre-Antoine Poussier.
11:17Bonjour Pierre-Antoine.
11:18Bonjour Nicolas.
11:18Merci d'être avec nous.
11:19Vous êtes cofondateur
11:20du cabinet en gestion de patrimoine
11:21FinOffice
11:22qui fait partie du groupe Patrimophie.
11:24J'ai envie de vous demander
11:25à l'un et à l'autre
11:26ce qu'a changé LTIF 2.0
11:30pour vous dans vos stratégies
11:31et dans ce que vous pouviez proposer
11:33à vos clients.
11:33On peut peut-être commencer
11:34avec vous Vincent.
11:35Ça fait depuis janvier 2024
11:37que LTIF a évolué,
11:39ce cadre réglementaire a évolué
11:41pour permettre de proposer
11:43des fonds d'investissement
11:45dans le non-côté
11:46à une clientèle plus large
11:48presque au grand public.
11:49Est-ce que ça a changé
11:50quelque chose pour vous
11:51et sur les fonds
11:51que vous pouvez proposer
11:52à vos clients ?
11:53Oui, bien sûr,
11:54même si pas radicalement
11:55parce que notre clientèle
11:57en tant que family office
11:58c'est des entrepreneurs
12:00et des familles
12:00avec des patrimoines
12:02suffisamment importants
12:03pour avoir accès en direct
12:04aux fonds de private equity.
12:06Il n'empêche que le format LTIF
12:08en démocratisant
12:09l'accès à ses sous-jacents
12:11nous a permis
12:12de l'insérer
12:13dans des allocations
12:14plus petites
12:15ou d'en faire
12:16des produits d'attente
12:18d'un déploiement plus large.
12:20En particulier,
12:21nous,
12:21ce qu'on a retenu
12:22dans le format LTIF,
12:23c'est une diversification maximale.
12:27Ça permet une diversification
12:28plus rapide
12:30et un déploiement plus rapide,
12:32notamment dans les fonds LTIF
12:34qui ont un format evergreen.
12:35Ce n'est pas tous les fonds
12:36mais ça a aussi accéléré
12:37le déploiement
12:39de cette offre evergreen.
12:41Diversification maximale,
12:42il faut faire un lien
12:43avec baisse du ticket d'entrée
12:45donc possibilité d'intégrer
12:46plus de fonds
12:46dans une même stratégie,
12:48c'est ça ?
12:48C'est ce qu'il faut entendre
12:49par diversification ?
12:51Oui,
12:52en effet.
12:52Oui,
12:53c'est la baisse du ticket
12:54d'entrée minimum.
12:55Si on entre dans un fonds
12:57en direct
12:57dans un fonds de private equity,
12:58c'est un ticket minimum
12:59qui est en général
13:00d'au moins 100 000 euros
13:01pour des raisons réglementaires.
13:02En réalité,
13:03beaucoup de fonds demandent
13:04250 ou 500 000 euros.
13:06Bien sûr.
13:06Donc on ne peut pas
13:08en investir autant.
13:10Il reste la diversification
13:11du fonds lui-même
13:12qui va avoir
13:13une 10, 12 années
13:13de participation
13:14mais si on peut faire
13:15à la place
13:16des tickets
13:17de 1 000 ou 10 000 euros,
13:19évidemment,
13:19on a une bien meilleure diversification.
13:21Pierre-Antoine Poussier,
13:22même question.
13:23LTIF 2.0,
13:24ça a changé quoi pour vous ?
13:25Je suis tout à fait d'accord
13:26avec ce que vient de dire Vincent.
13:28Après,
13:28sur la partie
13:29peut-être un peu plus retail,
13:31c'est-à-dire les clients
13:31qu'on peut dire
13:32type patrimoniaux
13:33en dessous de 250 000 euros
13:35d'actifs financiers,
13:36ça change beaucoup de choses.
13:38Ils n'y avaient pas accès avant ?
13:39Ils n'y avaient pas accès.
13:40Ou peu.
13:41Ou peu.
13:42Ou c'était très onéreux.
13:44Là,
13:45ce qui est intéressant,
13:45c'est qu'avec des formats LTIF,
13:48à partir de quelques milliers d'euros,
13:49on peut avoir accès
13:50à des grands noms
13:51du private equity.
13:52Et surtout,
13:53un point pour moi
13:54qui est important,
13:54c'est le référencement
13:55au sein des contrats
13:56d'assurance-vie
13:57de droit français
13:58qu'on n'avait pas avant,
13:59ou en tout cas,
14:00on avait des fonds
14:00qui n'étaient pas forcément
14:02les meilleurs fonds de la place.
14:03D'accord.
14:03On ne va pas citer les grands noms,
14:05mais il y a beaucoup de fonds
14:07avec de belles références
14:08et des belles performances
14:09qui, aujourd'hui,
14:10pour un client dit patrimonial,
14:12peut y avoir accès
14:13pour quelques milliers d'euros.
14:14D'accord.
14:14Et ce n'était pas le cas avant ?
14:15Et aujourd'hui,
14:16on a une meilleure qualité
14:17dans les fonds proposés ?
14:18C'est comme ça
14:18qu'il faut le comprendre ?
14:20Alors,
14:21je pense qu'en termes de qualité,
14:23il y a eu énormément de fonds
14:24qui ont été montés
14:25sur le format ELTIF 2.
14:27D'accord.
14:27C'est un peu comme
14:28dans notre métier
14:29et tous les fournisseurs,
14:30il y a du bon,
14:31il y a du moins bon.
14:31Il faut savoir sélectionner.
14:32Exactement.
14:33Voilà.
14:34Et comment est-ce qu'on sélectionne
14:36justement des sociétés de gestion
14:39ou des fonds qui sont proposés
14:41et avec lesquels
14:41on a envie de travailler ?
14:43Alors,
14:44je pense qu'il y a
14:44beaucoup de paramètres.
14:45Nous,
14:46on fait une due diligence,
14:47on va dire,
14:48assez complète.
14:49Il y a évidemment
14:50la qualité du gérant,
14:51il y a le track du gérant,
14:53il y a la structure de frais.
14:54Il faut savoir
14:55que dans un fonds ELTIF,
14:56vous savez,
14:56on a des obligations de liquidité.
14:58Comment est-ce
14:59géré la liquidité ?
15:01Donc,
15:01tous ces paramètres-là
15:02font que ça va devenir
15:04un bon
15:04ou un fonds moins bon.
15:06D'accord.
15:06Et quand on est
15:08à la tête
15:09d'un multifamily office,
15:10les fenêtres de liquidité,
15:11par exemple,
15:12c'est un sujet
15:12dans la sélection
15:13ou pas forcément ?
15:14Si, quand même,
15:14c'est...
15:15Bien sûr.
15:16Alors,
15:16nos clients ont la chance
15:17d'avoir des fonds
15:19dans la durée
15:20et leur intérêt,
15:22c'est d'être rémunérés
15:23pour immobiliser ces fonds
15:24et pour renoncer
15:25à la liquidité.
15:26Bien sûr.
15:26Ce qui fait l'intérêt
15:27du private equity,
15:28du non-côté,
15:28c'est d'avoir le rendement
15:30qui vient avec
15:32la renonciation
15:33à la liquidité.
15:34Mais il faut être rémunéré,
15:36voire renoncer à la liquidité.
15:37Le fonds ELTIF,
15:38la rémunération,
15:40est un peu inférieure
15:41à celle du sous-jacent équivalent
15:43parce qu'il y a cette liquidité.
15:45Et donc,
15:45c'est intéressant
15:47que si on va l'utiliser,
15:48cette liquidité.
15:49Donc, effectivement,
15:50c'est un paramètre
15:51qu'on regarde
15:52comment fonctionne la liquidité,
15:53en particulier
15:54parce qu'avec nos clients
15:56dont le patrimoine
15:57est suffisamment important
15:58pour aller en direct
15:59dans des fonds,
15:59quand on utilise
16:01des fonds ELTIF,
16:02c'est souvent en attente
16:04des appels de fonds
16:06sur les engagements directs
16:08dans les fonds
16:09de private equity.
16:09Et donc,
16:10on a besoin de savoir
16:11qu'on pourra récupérer
16:12l'argent
16:13dont on va avoir besoin
16:14pour un déploiement
16:15définitif dans sa fonds.
16:16C'est temporaire presque.
16:18On utilise cet outil
16:19en attente d'investissement
16:21dans autre chose
16:22dans le cas des épargnants,
16:24enfin des patrimoines
16:25que vous citez ?
16:26Oui,
16:26alors avec prudence
16:27parce que c'est des fonds
16:28semi-liquides
16:29mais c'est comme le verre
16:30à moitié plein,
16:31c'est aussi semi-illiquide.
16:32Donc,
16:32on n'est jamais certain
16:33de la liquidité.
16:35Donc,
16:35nous,
16:35notre analyse
16:36au moment d'intégrer
16:38ces fonds
16:38dans une allocation globale
16:40commence toujours
16:41par l'évaluation
16:42de la liquidité
16:43du portefeuille global
16:45qu'on met en rapport
16:46avec les besoins
16:46de liquidité
16:47du client.
16:49Mais effectivement,
16:50une fois qu'on a défini
16:52une allocation
16:53en private equity
16:54ou en non-coté,
16:57la difficulté
16:58ou le problème,
16:59l'inconvénient
16:59d'investir en direct
17:00dans un fonds,
17:02c'est qu'on ne va être rappelé
17:03que sur 3 ou 4 ans
17:04et on n'a pas le rendement
17:06tout de suite
17:07du sous-jacent.
17:07Le fonds ELTIF
17:08permet d'être
17:09tout de suite exposé.
17:10C'est mis au travail
17:11tout de suite.
17:12Est-ce que,
17:13avant de continuer
17:15un petit peu
17:15la discussion avec vous,
17:16Pierre-Antoine,
17:17sur notamment peut-être
17:18la pédagogie
17:19ou les risques,
17:20est-ce que,
17:20Vincent,
17:21vous partagez
17:21le constat
17:22de Pierre-Antoine
17:23sur vous
17:24qui avez une clientèle
17:26qui peut avoir accès
17:26au fonds historique
17:27du private equity
17:28mais d'ailleurs
17:29il n'y a pas que
17:29le private equity,
17:30il y a le non-coté
17:30au global.
17:31Est-ce que vous partagez
17:32le constat
17:33qu'avant,
17:33ce qui était proposé
17:34aux particuliers
17:35était peut-être
17:37si ce sont mes mots
17:38que ce que l'on peut trouver
17:40grâce à un cadre réglementaire
17:42comme ELTIF 2 aujourd'hui ?
17:44Oui,
17:44c'est surtout
17:45qu'en matière
17:45de non-coté,
17:46l'offre était quasi inexistante
17:49ou quand elle existait,
17:50les critères avaient été
17:52tellement tordus
17:52qu'on s'était éloigné
17:54très très loin
17:54du sous-jacent.
17:56Indéniablement,
17:57ça a amélioré
17:57la qualité de l'offre.
17:59Pierre-Antoine,
18:00quand vous discutez
18:01avec vos clients,
18:02j'imagine que vous ne leur parlez
18:03pas de fonds ELTIF 2.0
18:05ou de fonds Evergreen.
18:06vous leur parlez
18:07de stratégie d'investissement
18:09et...
18:09Ah si,
18:10vous leur dites Evergreen
18:10quand même.
18:11D'accord.
18:12Ça,
18:13vous le mentionnez.
18:14On le mentionne,
18:14oui.
18:15Non,
18:15en fait,
18:16je pense que
18:18dans les clients,
18:19on a des approches
18:20qui sont donc très
18:22disparates.
18:23Ça va dépendre...
18:24Moi,
18:24je dis souvent à un client,
18:25il faut lui demander
18:25quel est son budget
18:26d'illiquidité
18:27dans son patrimoine.
18:28Et en fait,
18:29c'est quoi un budget
18:29d'illiquidité ?
18:30C'est du cash
18:33de l'épargne
18:34dont il n'aurait pas besoin
18:36dans les 5
18:37ou 10 prochaines années,
18:38mais c'est aussi
18:39les revenus futurs.
18:40D'accord.
18:41Une fois qu'on a défini
18:42ce montant-là,
18:43c'est là où on va faire
18:44notre travail,
18:44ce que j'appelle
18:45d'allocataires,
18:46c'est-à-dire la sélection
18:47des différentes stratégies
18:48en fonction des cycles économiques.
18:50Ça peut être aussi
18:52en fonction
18:52des opportunités de marché,
18:54je pense notamment
18:55au marché du secondaire.
18:56Aujourd'hui,
18:57il y a une stratégie
18:58que nous,
18:58on regarde beaucoup
18:58parce qu'il y a des décodes
18:59qui sont intéressantes.
19:01Donc on parle
19:02des fonds secondaires
19:02là pour le coup.
19:03On parle de private equity
19:04toujours,
19:04mais des fonds secondaires.
19:05Ce qu'il faut savoir,
19:06c'est que
19:08quand on discute
19:09avec un client,
19:10quand on fait
19:11une allocation d'actifs,
19:11que ce soit du listé
19:12ou que ce soit
19:13ce qu'on appelle
19:14le private asset,
19:15parce que le private asset
19:16va englober
19:18le non-coté.
19:19Donc,
19:19dette privée,
19:20capital investissement,
19:21immobilier
19:21et infrastructure.
19:23Voilà,
19:23donc surtout,
19:24je pense que le message
19:25le plus important,
19:26après,
19:26peu importe que ce soit
19:27de l'evergreen,
19:28que ce soit du fonds fermé,
19:29le message important,
19:30c'est de se dire
19:31quel est le budget
19:33d'illiquidité.
19:34D'accord.
19:34Et là,
19:35je pense qu'il ne faut pas
19:35avoir d'apprenti...
19:36Donc, pour bien comprendre
19:36quel est le pourcentage
19:37de mon patrimoine
19:38que je peux investir
19:38dans des projets illiquidés.
19:39Alors, justement...
19:40Ce n'est pas un pourcentage.
19:41Alors, justement,
19:42je pense qu'il ne faut pas
19:42avoir une approche dogmatique
19:43sur le sujet.
19:44D'accord.
19:44D'accord,
19:45c'est-à-dire qu'il y a
19:46des profils qui sont différents,
19:48donc des pourcentages
19:49potentiellement qui sont différents.
19:51Alors, je sais qu'on aime bien
19:52les chiffres,
19:53j'ai pris quelques chiffres,
19:54mais nous, on constate,
19:55en fait,
19:55il y a trois strates.
19:56Les clients patrimoniaux,
19:58les clients patrimoniaux,
19:59on va dire,
19:59c'est moins de 250 000 euros.
20:01Le pourcentage,
20:02à peu près,
20:02c'est à peu près 5%
20:03aujourd'hui constaté.
20:05Sur les clients dits
20:07gestion privée,
20:07c'est toujours des fourchettes,
20:08entre 250 000 et 2 millions,
20:10c'est discutable,
20:11mais on est à peu près
20:12aux alentours de 10-15%.
20:14D'accord.
20:14Et après,
20:15sur les clients dits
20:15gestion de fortune
20:16ou family office,
20:17qui sont aussi
20:18les clients de Vincent,
20:19je pense que vous serez
20:20d'accord avec moi
20:21pour dire qu'on a facilement
20:22du 30% aujourd'hui.
20:24Et dans ces 30%,
20:25et dans ces pourcentages-là,
20:27c'est à nous
20:27de bâtir une allocation
20:29entre evergreen
20:30et fonds fermés.
20:32Et surtout,
20:33quand on est sur 30%,
20:34on va peut-être
20:34continuer avec vous,
20:35Vincent,
20:35quand on est sur 30%,
20:37donc investi en non-coté,
20:39il faut ensuite être capable
20:40de faire une sélection
20:40entre dette privée,
20:41capital investissement,
20:42infrastructure ou immobilier.
20:44Ça, ça dépend de
20:44la stratégie du client
20:46ou il y a quand même aussi
20:47des règles de diversification
20:48à respecter ?
20:49Alors, les deux,
20:51ça dépend essentiellement
20:53de la taille
20:53du portefeuille du client.
20:56Il y a une espèce d'ordre,
20:58nous, dans nos allocations,
20:59on a une espèce d'ordre
21:00de priorité.
21:03On commence plutôt
21:04par le private equity,
21:06l'aide d'aide privée,
21:07l'infrastructure vient
21:08plutôt après
21:09parce que ça demande
21:09des gros tickets
21:10en termes de rendement
21:11par rapport à les liquidités.
21:13Ce n'est pas forcément
21:13aussi attrayant
21:14que du private equity,
21:15donc on procède par strata.
21:17et ça va dépendre
21:18de la taille
21:20du portefeuille
21:21à déployer.
21:22Mais le private equity
21:22est forcément
21:23la première étape
21:25dans ce que vous allez
21:26proposer à vos clients,
21:28l'investissement
21:28dans les entreprises
21:29via de l'equity.
21:30Sous réserve,
21:31qui correspondent
21:32au profil du client,
21:33à son profil de risque,
21:34à ce qu'il a envie de faire.
21:36Nos clients sont
21:37pour l'essentiel
21:37des entrepreneurs
21:39qui ont souvent
21:40vendu leur société
21:41à des fonds de private equity
21:42ou qui ont ouvert
21:43leur capital
21:44à des fonds de private equity.
21:45D'une part,
21:46ça leur parle,
21:46ça les intéresse
21:47d'investir chez ces gens-là
21:49quand ils les ont vus à l'oeuvre,
21:50qu'ils les ont vus travailler.
21:53D'autre part,
21:55on se méfie
21:55de la surexposition
21:56parce qu'un client
21:57qui n'a vendu
21:58qu'une partie
21:59du capital de sa société
22:00reste toujours
22:01très exposé
22:04au non-coté
22:05à travers la participation
22:05qu'il a conservée
22:06dans la société
22:07et font tenir compte
22:08dans l'allocation ensemble.
22:09Ça se trouve,
22:09on a déjà 50%
22:10de son patrimoine.
22:12Et pas diversifié du coup.
22:15Pierre-Antoine,
22:16vous disiez
22:17que vous,
22:17vous regardez pas mal
22:18le secondaire.
22:18Pourquoi le secondaire ?
22:19Qu'est-ce que vous entendez
22:20par secondaire
22:21pour ceux qui nous écoutent ?
22:22Est-ce qu'on parle
22:22de fonds de continuation par exemple ?
22:23Non.
22:24Non, d'accord.
22:25Moi, ce que j'aime
22:27aujourd'hui,
22:28en fonction des profils
22:29toujours investisseurs,
22:30on va dire pour les gens
22:30qui démarrent un petit peu
22:31l'investissement,
22:32qui veulent découvrir
22:34le private equity,
22:35moi, je recommande toujours
22:37le marché secondaire.
22:38Alors, pourquoi le marché secondaire ?
22:40Pour moi, deux raisons.
22:41C'est qu'on achète
22:43en fait avec une décote
22:44tout de suite,
22:44on sait ce qu'il y a
22:45dans le portefeuille.
22:47A contrario,
22:48sur du primaire,
22:48c'est-à-dire des investissements
22:50qui ne seraient pas du secondaire,
22:52on a une promesse
22:53des gérants
22:54d'investir dans des lignes,
22:55mais les deals
22:56ne sont pas forcément signés.
22:57Là, en fait,
22:57on sait ce qu'on achète,
22:58on connaît la décote
22:59et en plus,
23:00ça raccourcit le cycle
23:02de retour de cash.
23:03Donc, pour une première opération,
23:05on va dire là où un fonds primaire
23:06va mettre 8 à 10 ans
23:07pour rendre l'argent
23:09et les intérêts,
23:11un fonds secondaire,
23:12on peut quasiment diviser par deux.
23:14Et donc,
23:15pour une première expérience client,
23:18je trouve que c'est bien.
23:19Encore faut-il connaître
23:20les raisons de la décote ?
23:22Oui, alors,
23:22enfin, souvent,
23:24je pense que le sujet,
23:25il est là,
23:25c'est que quand vous êtes
23:26sur des fonds
23:26qui sont par nature illiquides,
23:28quand vous les sortir,
23:29c'est un marché de gré à gré.
23:31Oui.
23:31Et quand il y a un marché
23:32de gré à gré,
23:32il y a toujours ce qu'on appelle
23:34quelqu'un qui fait un exit
23:35et il y a toujours un builder
23:36qui est prêt à acheter.
23:38Oui, bien sûr.
23:38D'accord, donc après,
23:39il faut trouver un alignement
23:40au niveau du prix.
23:40Ce qui rémunère l'absence
23:41de liquidité.
23:42Voilà.
23:42Donc, globalement,
23:43ce qu'on peut constater,
23:45je ne sais pas si Vincent
23:46sera d'accord avec moi,
23:46mais en gros,
23:48le marché aujourd'hui
23:48est entre 11 et 15%
23:49avec des décotes
23:50à peu près de ce niveau-là.
23:51D'accord.
23:52Et je trouve que,
23:53je ne sais pas si c'est les soldes,
23:54mais je trouve que pour quelqu'un
23:55qui démarre,
23:56qui veut investir
23:57dans le private equity,
23:58il y a des fonds,
23:58pour le coup,
23:59qui sont des evergreen,
24:01LTIF,
24:01qui vont aller chercher
24:03des spécialistes du secondaire
24:04qui savent racheter
24:07sur du marché secondaire
24:08de gré avec des belles décotes.
24:09Si je comprends bien,
24:10ça ne veut pas forcément dire
24:11que c'est moins risqué,
24:12mais ça veut dire qu'au moins,
24:13on sait ce qu'on achète
24:14et dans quoi on investit
24:15et on a pu faire une due diligence
24:17en bonne et due forme
24:18sur des investissements réalisés.
24:19Oui,
24:20parce que quand on achète
24:20la décote,
24:21c'est en fonction de la VL
24:22au moment de l'achat.
24:23Alors VL,
24:24valeur liquidative.
24:25Pardon, valeur liquidative.
24:26C'est-à-dire que,
24:26par exemple,
24:26si vous avez investissant
24:27dans un fonds primaire
24:29qui vaut 200
24:30et qui peut aller potentiellement
24:31à 250,
24:32si vous achetez une décote
24:33de 11% au moment
24:34où la VL,
24:35donc la valeur liquidative
24:36est à 200,
24:36c'est 11% de 200.
24:38Oui, bien sûr.
24:39Donc c'est important
24:39de le comprendre.
24:40C'est-à-dire qu'il y a
24:40toute une création de valeur
24:42qu'on ne va pas prendre,
24:43mais on raccourcit le cycle
24:45et on a une décote.
24:47Donc au moins,
24:47on sait qu'on ne fera
24:48a priori pas une mauvaise affaire.
24:49Vincent Blandin,
24:50c'est quelque chose
24:50que vous pratiquez aussi ?
24:52Oui,
24:52on est tout simplement d'accord
24:52avec Pierre-Antoine.
24:54Le secondaire,
24:55on aime bien
24:55parce que déploiement immédiat,
24:58l'argent revient plus vite,
25:00donc liquidité.
25:00On sait dans quoi on investit.
25:02Effectivement,
25:02la décote,
25:03ça permet de faire
25:04une bonne affaire.
25:05Et puis,
25:06il y a deux étages
25:07du diligence.
25:08Il y a le fonds
25:10qui a choisi
25:10ses participations
25:11et puis le fonds
25:13de fonds,
25:14le fonds secondaire
25:15qui a lui aussi choisi
25:16les fonds dans lesquels
25:16il investit.
25:17Alors,
25:17ça ne nous empêche pas
25:18de regarder
25:19comment tout ce travail
25:20a été fait,
25:21mais c'est assez sécurisant.
25:23Là,
25:23on parle beaucoup
25:23de private equity
25:24sur les minutes
25:25qui nous restent,
25:26peut-être avec vous,
25:27Pierre-Antoine Poussier,
25:27dette privée
25:28pour les investisseurs particuliers
25:30ou infrastructure.
25:30Alors,
25:30vous disiez que les montants
25:31étaient plus conséquents,
25:32mais est-ce que c'est des choses
25:33qu'on regarde aussi quand même ?
25:34Alors,
25:34pour le coup,
25:35la dette privée,
25:35je ne suis pas sûr
25:36d'être le fervent défenseur
25:38de la dette privée.
25:39D'accord.
25:40Pour moi,
25:40il y a dette privée,
25:41il y a dette privée.
25:42On va lancer un débat,
25:43c'est très bien.
25:44Je pense que la dette privée
25:46a son utilité
25:47parce que c'est par nature
25:49un sous-jacent
25:50qui distribue.
25:51Donc,
25:51il y a une typologie
25:52de clientèle
25:52qui sont contents
25:53de pouvoir avoir
25:53des fonds distribuants.
25:55Après,
25:56c'est comment a été
25:58structuré ce fonds,
26:00quelles sont les garanties
26:01qui sont prises
26:02sur ce fonds.
26:03Et parce que
26:04je donne des exemples
26:04aux Etats-Unis,
26:06vous savez,
26:06quand vous faites
26:07un investissement
26:08dans un fonds
26:09de dette privée,
26:10en fait,
26:10vous placez de l'argent,
26:11on vous paye
26:12des intérêts
26:13et après,
26:14vous êtes censé
26:14récupérer le nominal.
26:16C'est-à-dire le montant.
26:17Il s'avère qu'on peut
26:18constater en ce moment
26:19et plus particulièrement
26:20sur le marché
26:20aux Etats-Unis
26:21que le nominal,
26:22il met beaucoup plus
26:23de temps à revenir.
26:24Voilà.
26:25Donc moi,
26:25je suis assez frileux
26:26sur les fonds de dette
26:27aujourd'hui.
26:29Même en Europe,
26:30alors très rapidement
26:30parce qu'on va laisser
26:31Vincent Ceprimo aussi,
26:32mais la typologie
26:33des fonds
26:33n'est pas la même
26:34et la réglementation
26:35non plus.
26:36Exactement,
26:36mais ce que nous,
26:37on va regarder,
26:38c'est plutôt
26:39des fonds de dette
26:40qui ne sont pas
26:41lévergés,
26:41c'est-à-dire qu'il n'y a
26:42pas un méfait
26:43de levier de crédit
26:43pour aller avoir
26:44un meilleur rendement
26:45et se garantir
26:46qu'on a des actifs
26:47en garantie
26:48qui sont des actifs
26:48soit réels,
26:50soit au travers
26:50une fiducie.
26:52Vincent Blanda,
26:52rapidement.
26:53Nous,
26:54on partage la méfiance
26:55de Pierre-Antoine
26:55envers les fonds
26:56de dette privée
26:56pour des raisons
26:57un petit peu différentes,
26:58mais on rejoint
27:00la conclusion.
27:01Nous,
27:02on trouve,
27:02alors,
27:02fonds de dette privée,
27:03le risque,
27:04c'est de ne pas être remboursé,
27:05comme vous disiez,
27:06donc c'est un risque
27:06de crédit.
27:07On trouve
27:08que pour prendre
27:09ce risque de crédit,
27:11on trouve
27:12des meilleurs rendements
27:12par rapport
27:13à la liquidité
27:14avec d'autres types
27:15de produits.
27:17D'accord,
27:18c'est le risque
27:19qui n'est pas suffisamment
27:19rémunéré
27:20en dette privée,
27:20si je comprends bien.
27:21Dans les conditions
27:21de marché actuelles,
27:24souvent,
27:24non.
27:25Donc,
27:26on est prudent.
27:26Eh bien,
27:27on finira là-dessus.
27:28Merci beaucoup,
27:28Vincent Blanda,
27:29cofondateur
27:29d'Axen de Génération.
27:32Merci,
27:32Pierre-Antoine Poussier,
27:34fondateur de FinOffice
27:35au sein du groupe
27:36Patrimofi.
27:37Merci à toutes et tous
27:39de nous avoir suivis
27:41pour cette émission spéciale
27:43LTIF 2.0
27:44et sur la façon
27:45d'intégrer
27:46ce nouveau cadre réglementaire
27:48dans une stratégie
27:50de sélection
27:51de conseils
27:52en gestion
27:52de son patrimoine.
27:54Et quant à moi,
27:54je vous dis à très vite
27:55sur Bsmart for Change.
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