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  • il y a 21 heures
Ce vendredi 20 mars, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Léa Dunand-Chatellet, gérante et directrice de l'investissement responsable chez DNCA Finance, et Stéphanie Maugey, gérante privée Financière d'Uzès, sont revenus sur la performance des indices au cours de la semaine, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:03BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:09Et on se retrouve en deuxième partie d'émission avec Denis Férens, Stéphanie Moger, Léa Dunant et avec Valentin Ennous
00:17pour parler des conséquences de la guerre.
00:18On a parlé des conséquences de la guerre sur la croissance, sur l'inflation.
00:22Comme vous avez vu, personne n'est d'accord avec personne.
00:24Et on va parler maintenant de l'impact sur les marchés.
00:29L'impact sur les marchés, on commence à le voir.
00:31Sur la semaine, CAC 40 qui est quand même très en baisse.
00:37Très en baisse, qui est en baisse de 1%.
00:40C'est surtout beaucoup de nervosité.
00:42C'est-à-dire qu'on voit très bien qu'il y a des swings qui sont importants.
00:45Sans surprise, mais des indices qui avaient beaucoup monté l'année dernière sont un peu en baisse.
00:49Surtout en Asie, vous l'avez dit Stéphanie tout à l'heure.
00:52Et puis sur 2026, ça commence à être rouge sur 2026.
00:57Le CAC est en baisse de 4%.
00:59Le Nasdaq en baisse de quasiment 5%.
01:01Le S&P 4%.
01:03Le Nikkei est toujours positif.
01:05Léa, c'est quoi les événements qui vous ont marqué au sein de la bourse cette semaine ?
01:11C'est-à-dire sur les marchés.
01:13Quel est le mouvement qui vous a un peu surpris ?
01:15Je vais commencer par la version la plus large.
01:18Je me suis toujours surprise de ne pas voir les Etats-Unis corrigés en réalité.
01:22Baisser.
01:23Oui, effectivement les marchés américains baissaient.
01:25La raison principale, il faut quand même voir que si on regarde ces indices justement en euros,
01:31alors les Etats-Unis sont encore même positifs en réalité.
01:34Donc on a un effet à la fois sur le change.
01:35Avec la hausse du dollar.
01:36Exactement.
01:37Donc ça c'est la première chose et je pense que ça s'explique quand même assez bien
01:39d'un point de vue microéconomique.
01:41Comme je le disais tout à l'heure, la période de résultats qu'on vient de passer
01:45a été extrêmement favorable aux Etats-Unis, beaucoup moins en Europe.
01:48À titre d'exemple, on est sur une croissance bénéficiaire attendue autour de 14-15%
01:53maintenant aux Etats-Unis, confirmée en tout cas, et puis plutôt 3-4% en Europe.
01:56Et vous ne pensez pas que l'indépendance énergétique des Etats-Unis aussi c'est un facteur ?
02:00Et alors évidemment, ce qui est quand même assez clair, c'est que le côté exportateur net
02:04maintenant des Etats-Unis sur le pétrole change complètement la donne.
02:08On sait très bien qu'il pourrait y avoir des mesures exceptionnelles prises sur le territoire
02:12pour favoriser l'économie interne.
02:14Donc je pense que ça joue mais ce n'est pas la seule raison.
02:16Les économies américaines vont très bien.
02:18Ce qui me choque globalement sur la semaine, c'est qu'on a toujours certains secteurs
02:22qui continuent de sous-performer, globalement ceux qui avaient bien marché depuis le début de l'année,
02:26en particulier la banque.
02:27Et ça, ça va commencer à devenir des zones, à mon avis, intéressantes à regarder.
02:31Les bancaires qui sont aujourd'hui valorisés autour de 7, 7,5% leur PE 2027.
02:36On était autour de 10% en début d'année.
02:38Donc on retrouve justement un petit peu d'intérêt en termes de valorisation sur ce type de secteur-là.
02:42Moi, ça me parle.
02:43D'autant plus que finalement, si on regarde tous les scénarios,
02:45vu qu'on ne sait pas vraiment dans quelle direction on va aller,
02:48inflation, inflation court terme, inflation un peu plus longue,
02:50conflits qui s'enlisent ou pas,
02:52dans quasiment tous les cas, les banques vont bien.
02:53Et je pense que ce qui a accentué cet effet, c'est les risques qu'on a vus un peu
02:58systémiques sur le secteur
02:59et qui ne sont pas vrais pour toutes les banques, notamment les banques de réseau européennes.
03:03Donc ça, ça m'intéresse.
03:04Autre aspect, c'est le mouvement assez fort qu'on a eu sur les énergies renouvelables
03:08et qui continue, alors qu'il avait commencé avec l'IA,
03:10qui continue ici avec des annonces même état par état sur l'indépendance énergétique
03:15qui devient un enjeu majeur.
03:17Et on a effectivement un regain d'intérêt quand on ne peut pas jouer le pétrole
03:20ou quand on n'a pas de pétrole ou quand on sait qu'il y a d'autres secteurs.
03:23Et là, c'est quoi ? Donc c'est des valeurs du secteur ?
03:25Alors, Grénergie, par exemple, c'est une société qui fait ce qu'on appelle du solaire hybride,
03:29donc qui installe les panneaux solaires et les batteries.
03:31Ça, c'est important, c'est le futur des énergies renouvelables.
03:34C'est des performances, effectivement, à 30-40% depuis le début de mai.
03:38Donc les renouvelables sont sortis de l'ornière ?
03:39Et oui, je vais vous en donner un autre exemple, mais on en parlera tout à l'heure.
03:42North Hydro, c'est une société qui fait de l'aluminium et des énergies renouvelables.
03:46Et l'aluminium, ça rentre dans le packaging, justement,
03:48et c'est une alternative au packaging à base de pétrochimie.
03:51On peut mettre des salades dans l'aluminium.
03:53Alors, peut-être qu'on peut mettre des salades dans des canettes.
03:55Parce que Denis est très angoissé depuis tout à l'heure avec cette histoire de salade.
03:58Ce que les gens ne savent pas, surtout ceux qui sont à la radio,
04:00c'est qu'il est venu avec un sac de laitue.
04:04Et donc, c'est très gênant parce qu'on ne sait pas quoi en faire.
04:08Stéphanie, qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine sur les marchés ?
04:10C'est quand même la performance des valeurs liées au pétrole.
04:14Quand on regarde les Total, les Repsol, les Viridiens, les GTT, les SBM Offshore,
04:18tout ça, on est au top, là, pratiquement.
04:21Donc, c'est quand même le reflet que cette hausse du pétrole
04:24a un impact direct sur les profits attendus de ces sociétés.
04:27Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut les alléger ou pas ?
04:30Je pense qu'on a encore un petit peu de temps devant nous.
04:32Mais néanmoins, des techniques, des spies,
04:34eux vont être des bénéficiaires de toutes ces reconstructions à venir.
04:39Ils avaient participé pour Qatar Énergie
04:41à la construction de cette première phase en 2020.
04:44C'était des milliards d'euros qui ont été dépensés.
04:46Donc, effectivement, on va faire l'état des lieux.
04:47Mais ça va donner du boulot.
04:49Et donc, ça, ça va être des cycles longs.
04:51Il y a effectivement cette thématique efficience énergétique
04:54qu'on avait en fait déjà, qui était déjà un peu tendue.
04:57Parce qu'avec tous ces besoins d'électricité,
05:00avec les data centers, le cloud, etc.,
05:02finalement, il y avait déjà un peu de tension sur les besoins énergétiques.
05:05Donc, on le voit bien.
05:07Et effectivement, c'est des tensions qui sont en train de se matérialiser.
05:10On a un micron aux États-Unis qui a commencé à dire
05:12« Oula, on va peut-être avoir du mal à produire. »
05:14Et moi, j'ai pas mal de sociétés qui me disent
05:16« Je vois bien qu'en fait, les data centers, ça commence à être trop cher. »
05:19En fait, c'était un million que j'avais prévu dans mon budget.
05:21Avec la hausse de la mémoire, c'est deux.
05:23Donc, je vais peut-être attendre.
05:24Ça va peut-être créer de l'attentisme.
05:26Après, on a quand même beaucoup de sociétés
05:28qui ont sensiblement baissé.
05:31Et je pense à des sociétés qu'on connaît très bien,
05:33des Airbus, des Safran.
05:34On a perdu 60 euros sur ces valeurs-là.
05:36C'est-à-dire que c'est 20-25 %,
05:39des SILOR, alors ça pour d'autres raisons.
05:41Mais néanmoins, on commence à avoir un certain nombre
05:43de très belles sociétés de qualité
05:44qui ont marqué des replis quand même assez nets.
05:48Alors, le CAC 40, on le voit, est en repli modéré.
05:50Mais en fait, porté par quelques valeurs type Total, Engie, Veolia,
05:54qui ont très bien résisté dans le contexte.
05:55Donc, on commence à avoir une dispersion
05:57qui va permettre d'avoir certainement des opportunités.
06:00Je pense que ça, c'est très important.
06:02Si on regarde maintenant depuis le début du mois de mars,
06:05en haut du tableau, on a effectivement l'énergie à plus de 10%.
06:08On a tout l'immobilier à moins de 10%.
06:10Et cette dispersion, elle est très importante.
06:12Et à l'intérieur de cette dispersion,
06:14on voit que ce qui a été vendu,
06:15c'est aussi massivement ce qui avait bien marché.
06:17Les fameux AI losers,
06:19toutes ces valeurs dont plus personne ne voulait,
06:21ont joué un rôle un peu refuge,
06:23voire même, sont en hausse.
06:24Ça, c'est surprenant.
06:25Valentin, vous voulez dire quelque chose ?
06:26Oui, je pense que ce qu'on regarde...
06:27Vous parlez action maintenant.
06:28Non, je voulais juste dire, parce que c'est intéressant.
06:30Non, non, mais je voulais savoir,
06:31pour savoir si je vous réoriente dans la catégorie gérant.
06:34On ne peut pas.
06:36Non, mais ce qui est important, je trouve,
06:38pour illustrer que l'environnement n'est pas si négatif que ça sur les marchés,
06:42c'est que nous, on voit sur le marché de la dette d'entreprise,
06:44il est toujours ouvert.
06:45Alors, on a eu des volumes records d'émissions au mois de janvier.
06:49Ah, les marchés restent ouverts.
06:50Et on a toujours les entreprises, plus au compte-gouttes,
06:54mais qui peuvent toujours continuer d'émettre.
06:55Et il y a toujours une demande importante de la part des investisseurs.
07:01Donc, on n'a pas un marché qui se ferme aujourd'hui.
07:03Peut-être pour compléter, quand même, sur un ton plus positif,
07:06toute cette peur de l'IA qui va tout disrupter,
07:09qui a emmené le logiciel, les ESN, etc., vraiment en forte baisse.
07:13On a eu beaucoup de publications de cette semaine d'Accenture, de Capgemini,
07:17de plus petites, d'Infotel, de Swords, d'Aubé,
07:19qui disent, attention, on va plutôt bien, il y a de la croissance,
07:24nos marges sont là, l'IA va être une opportunité.
07:26Et ça, cette IA va être une opportunité, on l'entend quand même beaucoup,
07:30pour tempérer tout d'un coup cette panique qu'il y avait eu plus au début de l'année.
07:34Vous y croyez-vous ?
07:35Je pense qu'en tout cas, il va y avoir un cycle,
07:38je ne sais pas quelle va être la durée de ce cycle,
07:39mais où on va vraiment avoir besoin de gens pour implémenter ces innovations.
07:45Denis, vous parliez tout à l'heure de la surprise qu'on a eue sur les valeurs refuge,
07:49et notamment sur le fait que les emprunts d'État n'ont pas servi de valeur refuge.
07:54Par contre, le dollar, lui, c'est assez étonnant,
07:57alors que toutes les anticipations étaient à la base du dollar,
07:59que le dollar n'avait plus joué son rôle de valeur refuge
08:03quand on a eu les chocs précédents.
08:05Là, il s'est renforcé, ça vous insère quoi en fait ?
08:08Effectivement, parce que par rapport à 2022,
08:12on avait un choc économique qui était très régional,
08:14très concentré sur l'Europe.
08:16Là, on a un choc économique qui concerne à la fois l'Europe et l'Asie.
08:19Et le pays qui, au total, s'en sort le mieux,
08:21tout à l'heure, vous avez parlé de l'augmentation du prix du gaz
08:23qui, effectivement, n'a pas grand-chose à voir pour l'instant
08:25avec ce qui s'est passé en 2022.
08:27Mais en revanche, aux États-Unis,
08:28il ne se passe absolument rien sur le prix du gaz.
08:31Et donc, vous avez un regain...
08:32Vous voulez dire pour le consommateur américain ?
08:34Le prix du gaz, le Henry Hub, il est totalement flat.
08:37Alors qu'en Europe, il a quand même sacrément bondi.
08:40Là encore, ça n'a rien à voir avec 2022.
08:42Mais ça va vous faire encore une discrimination
08:44à l'intérieur de l'économie mondiale,
08:47plutôt en faveur des États-Unis,
08:48avec ses fondamentaux très énergétiques.
08:50Donc, ce n'est pas vraiment une valeur refuge.
08:51Là, ce que vous êtes en train de vous dire,
08:53c'est qu'en fait...
08:54C'est une économie refuge.
08:55C'est une économie déjà refuge en termes de matières premières
08:59et d'indépendance énergétique, c'est ça ?
09:01Là, ils vont pouvoir arbitrer.
09:03C'est ce qui va se passer sur, par exemple,
09:05les approvisionnements de gaz naturel.
09:06C'est ce qui va se passer.
09:08Il y a une mise en concurrence entre les destinations asiatiques
09:10et les destinations européennes
09:11en faveur des providers américains.
09:14Valentin, vous avez parlé d'actions,
09:15vous voulez parler de dollars aussi, peut-être, non ?
09:17Je ne sais pas, non ?
09:18Non, mais c'est vrai que cette appréciation du dollar,
09:21c'est un mouvement qui venait quand même
09:23à l'envers du mouvement de dépréciation de dollars
09:25que l'on voyait au mois de janvier.
09:27Au mois de janvier, on était sur un dollar qui se déprécie.
09:30On était sur...
09:31On va favoriser les émergents, les actions européennes.
09:34Et ce qu'on voit depuis le début de cette crise,
09:36c'est un mouvement inverse sur tous ces mouvements
09:38qui avaient bien fonctionné au mois de janvier.
09:40Alors, justement, dans ce contexte, mesdames,
09:42je vais vous demander...
09:42Parce que Denis, là, je ne sais pas...
09:43Là, vous êtes largué.
09:45Je vais demander le placement de la semaine.
09:49Je n'ai rien à nous dire.
09:50Le déplacement de la semaine.
09:51C'est la salade.
09:53Pour Denis, donc, le placement de la semaine,
09:54c'est la salade sous vide.
09:57Léa, le placement de la semaine, pour vous, c'est quoi ?
09:59Moi, je reste encore un peu en cash.
10:00On en avait parlé déjà il y a quelques semaines.
10:03Effectivement, pour l'instant,
10:05difficile de voir où est-ce qu'il va y avoir...
10:08Le cash est un bon moyen d'attendre des opportunités.
10:10Surtout qu'il est rémunéré, avec les taux qui remontent un peu.
10:12Oui, allez, pourquoi pas ?
10:15Non, mais c'est surtout...
10:15Un peu, quand même ?
10:16Oui, oui, bien sûr, il est rémunéré, vous avez raison.
10:18Mais pas en taux négatif, c'est ça que je veux dire.
10:19C'est surtout, quand même, pour pouvoir attendre le bon moment
10:22pour choisir les investissements.
10:24Et je pense que le marché à l'action sera un bon vecteur,
10:26mais c'est trop tôt.
10:27Donc, marché à l'action, trop tôt.
10:29Sur les produits taux, non ?
10:31Les produits taux, c'est pareil.
10:32Ça va être compliqué, là, de savoir comment gérer la sensibilité.
10:34Comme on le disait tout à l'heure,
10:36une partie du chemin sur les taux a été faite.
10:38Quelle va être la politique des balances centrales ?
10:39Ça joue quand même beaucoup.
10:41Donc, attendons quand même deux, trois semaines
10:43d'avoir plus d'informations.
10:46Est-ce qu'il faut investir en ce moment, par exemple,
10:48sur les gens qui nous écoutent,
10:49sur les fonds obligataires à échéance,
10:51les taux ont monté, les performances ont baissées ?
10:54Est-ce que c'est un point d'entrée ou pas ?
10:55Alors, déjà...
10:56Les ETF obligataires ?
10:57Vous interrogez si tout était anticipé ou pas
11:00sur les marchés à l'action.
11:02Je trouve que beaucoup est déjà anticipé
11:04sur les marchés de taux.
11:05Sur les marchés de taux, sur la BCE,
11:07on anticipe trois hausses de taux.
11:08Sur la FED, on anticipe que la FED
11:09ne baissera pas ses taux sur les 18 prochains mois.
11:11Donc, il y a déjà beaucoup d'anticipés
11:13sur les marchés de taux.
11:14Et je trouve que c'est toujours très intéressant
11:16d'aller sur les fonds crédits,
11:18et notamment sur les fonds crédits euro-IG.
11:21Si on cherche...
11:21Les fonds crédits euro-IG, là ?
11:23Pardon.
11:23Sur les fonds crédits, bien notés,
11:26les fonds à échéance...
11:27Donc, des empreintes d'entreprises.
11:28Les empreintes d'entreprises, bien notés.
11:31Aujourd'hui, s'il y a une espèce
11:33d'environnement stable,
11:35je trouve que ces entreprises sont stables.
11:36Contrairement aux États,
11:38elles gèrent extrêmement bien leur bilan.
11:41Et ça, on peut le faire en particulier,
11:42par des ETF, par exemple ?
11:44Par des ETF, par des fonds à échéance,
11:47par... voilà.
11:49D'accord.
11:49Et dont les performances sont un peu baissées,
11:51puisque les taux ont monté depuis un mois.
11:53Mais il y a aujourd'hui un bon point d'entrée
11:54avec des niveaux de rendement
11:56qui sont intéressants.
11:57Donc, ça peut être le placement de la semaine, ça ?
11:58Pour moi, c'est le placement de la semaine,
12:00même le placement du mois, d'ailleurs.
12:02Et le placement de l'année, non ?
12:03Et le placement de l'année.
12:04Stéphanie ?
12:06Je pense qu'il faut être opportuniste.
12:08C'est-à-dire que là, effectivement,
12:09on a une situation...
12:10Et être sélectif.
12:11Vous allez nous faire le coup,
12:12il faut être opportuniste et sélectif.
12:13C'est sélectif, oui, oui, bien sûr.
12:15On le voit bien.
12:16De toute manière, il y a une espèce de...
12:19Enfin, toute l'IA qui était les stars,
12:21on est plus prudents.
12:22Donc, on va peut-être, justement,
12:24profiter des opportunités de repli
12:25sur certaines de ces très belles valeurs
12:26qui ont commencé à baisser.
12:27C'est intéressant ce que vous disiez, en fait,
12:29sur ces valeurs qui ont vraiment baissé.
12:31Oui, oui, je vous dis, Safran, 350,
12:32ça vaut 290.
12:34Airbus, ça valait 220, ça vaut 160, etc.
12:37On en a plein des comme ça.
12:39Donc, on peut...
12:40Voilà, si on a du cash,
12:41on peut commencer à mettre des petites touches,
12:43tout en se disant que le marché, en fait,
12:44je pense aussi, n'a pas tellement baissé
12:45parce que les gens ont peur
12:47que Trump arrête du jour au lendemain,
12:48ce qui s'est déjà passé quatre fois
12:49depuis qu'il est là,
12:50et que, donc, du coup,
12:50on est en panique de se dire
12:52« je ne veux pas rater le rebond ».
12:53Donc, être dans le marché,
12:54enfin, ne pas être dans le marché,
12:55c'est aussi se priver, parfois,
12:56d'une partie de la performance de l'année.
12:58Et donc, à ce moment-là,
12:59acheter des belles valeurs de qualité,
13:01petit à petit,
13:02pour compléter ses portefeuilles.
13:03Et vous allez nous en conseiller tout à l'heure.
13:05Tout à fait.
13:05On passe tout de suite au top ou au flop
13:07de ce début de cette semaine.
13:11Denis, comme vous êtes en minorité,
13:12je commence par vous.
13:13Bon, on ne va pas se raconter de salade.
13:15Allez.
13:16Oh !
13:17J'allais pas parler.
13:18Ah ouais, non,
13:19et celle-là, on la sentait,
13:20mais bien, c'est bien.
13:20Mais bon, le top, il est russe.
13:23C'est Vladimir Poutine,
13:25le principal gagnant pour l'instant
13:27de cette histoire,
13:28avec l'augmentation des prix,
13:29avec le retour en grâce,
13:30avec la flotte fantôme
13:31qu'il a un petit peu moins.
13:32Ce sont les russes.
13:34Et c'est à la fois du volume
13:36et du prix qu'ils vont engranger.
13:38Donc, oui, le top…
13:40Mais sur une économie qui, quand même…
13:43Oui, mais qui tourne sur deux jambes,
13:45la défense et l'énergie.
13:47Et quand l'énergie se trouve revalorisée,
13:49eh bien, c'est un moyen de soutenir
13:52son effort de défense plutôt d'attaque.
13:55Stéphanie, top ou flop ?
13:56En moins, c'est un top.
13:58C'est une société qu'on a en portefeuille
13:59qui est Atem,
14:00qui est une société qui est un des leaders mondiaux
14:01du streaming compression vidéo
14:03et qui a quand même signé cette semaine
14:06à la fois Netflix et YouTube.
14:08Donc, on est une petite société
14:09qui a été capable de convaincre
14:11ces deux mastodontes du streaming
14:13parce qu'ils ont la meilleure solution
14:15de compression vidéo pour le live.
14:16Et donc, de plus en plus,
14:18ce qui fait venir les gens sur les chaînes,
14:19c'est le live.
14:20Et en plus, ils ont pu lui
14:20des très bons résultats
14:21qui sont avec un EBITDA
14:23de 9,2 millions d'euros
14:24qui était bien au-delà des attentes.
14:26Donc, voilà, Atem, enfin, on retrouve…
14:28Et donc ça, c'est dans votre portefeuille ?
14:29C'est dans le portefeuille que j'ai aussi…
14:32Non, non, mais c'est dans vos portefeuilles.
14:33Exactement, oui.
14:35Léa, top ou flop ?
14:36Allez, flop sur la BCE,
14:38la Commission européenne.
14:38C'est parce que je veux revenir.
14:40Ah, ça va, ça va.
14:43Non, parce que ce qu'il faut dire,
14:44c'est qu'entre les deux parties de l'émission,
14:47je lui ai dit que c'était fini.
14:48Voilà, exactement.
14:49J'espère que je reviendrai.
14:50Non, c'est la cacophonie totale, justement,
14:52sur ce sujet d'indépendance énergétique.
14:54Moi, ça commence à m'énerver
14:55et ça enlève toute visibilité
14:57aux entreprises et aux investisseurs.
14:58D'un côté, vous avez la BCE
15:00qui nous a raconté jeudi
15:01qu'il fallait effectivement
15:02penser très très fort maintenant
15:03sur cette indépendance
15:05et refaire ce qu'ils ont appelé
15:06un bond sur la partie énergie renouvelable.
15:09De l'autre côté, vous avez la Commission européenne
15:11qui vous décale les quotas CO2
15:12et qui vous dit que finalement,
15:14il va falloir peut-être
15:15les faire durer plus longtemps
15:16en quotas gratuits.
15:17Ça fait baisser de nouveau
15:18la compétitivité des entreprises européennes
15:20qui s'étaient mis au pas
15:21pour essayer justement
15:22d'être à l'heure sur ces quotas.
15:25Il faut se mettre d'accord.
15:26À un moment, ça va être impossible
15:27de prendre des...
15:27Et pourquoi c'est la cacophonie ?
15:28En fait, moi, je ne suis pas très près,
15:29mais pourquoi c'est le bordel ?
15:33Je pense que c'est le système
15:34de la Commission européenne
15:35et du Parlement,
15:37mais plus généralement,
15:38sur tellement de secteurs,
15:39des réglementations ont été mises en place
15:41pour favoriser et faire des leviers
15:42de compétitivité des entreprises,
15:44l'électrique dans le véhicule
15:46et je ne vais pas tous les citer.
15:48Les quotas, c'était pour favoriser
15:49les matériaux de construction.
15:51CRH, Heidelberger,
15:52on en a énormément souffert.
15:54On leur demande de tout mettre en œuvre,
15:55d'arriver à faire du ciment bas carbone.
15:57Ils le font.
15:58Comme ça, demain,
15:59tout ce qui arrivera de l'étranger
16:01sera taxé.
16:02Et bien finalement,
16:03on ne le met pas en place
16:04et tout s'écroule
16:05et ces entreprises
16:06perdent 10-15% en bourse,
16:07parfois 20 pour ça.
16:09Et on découvre une guerre
16:11et une problématique
16:12d'indépendance énergétique.
16:14Et on repart.
16:14Voilà.
16:14Il faut vraiment coordonner maintenant
16:16ces mesures politiques.
16:18Valentine,
16:19Moi, c'est un top
16:20sur l'indépendance énergétique
16:23avec Georgia Meloni
16:25qui, après 40 ans après,
16:27l'Italie veut relancer le nucléaire.
16:29Donc la guerre au Moyen-Orient
16:30a mis en avant
16:31le manque d'indépendance
16:32de l'Italie
16:33sur son énergie.
16:35Et je pense qu'une des thématiques
16:37qui peut ressortir
16:38et qui peut être positive
16:39pour les investisseurs
16:40après ce conflit,
16:42c'est toutes les thématiques
16:43qui vont contribuer
16:44à renforcer notre souveraineté,
16:47l'énergie notamment.
16:49Et sur le nucléaire,
16:50c'est bon pour la France, ça, ou pas ?
16:52Ça va être avec nous ?
16:53Ça va le faire ?
16:53Ou avec les Américains ?
16:54Les Chinois ?
16:56J'ai pas de détails.
16:57Je pense que ça va être
16:57au plus offrant.
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