- il y a 22 heures
Ce vendredi 23 janvier, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00Je sais, je sais, Tom Cruise va laisser sa place à Emmanuel Macron pour le prochain Top Gun,
00:05mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle.
00:09On a commencé le débat, je ne vais pas dévoiler le secret, avant même le début de l'émission,
00:14et je peux vous dire que c'est déjà chaud, alors exceptionnel parce qu'on va commenter les événements de la semaine
00:18et notamment le forum de Davos, il s'est dit plein de choses, il s'est fait plein de choses,
00:22c'est vraiment une semaine incroyable, on va essayer aussi de se projeter un peu,
00:25on fera ça pendant tout le mois de janvier, encore l'émission de la semaine prochaine sur 2026,
00:30pour l'économie, la finance, les marchés et votre argent.
00:32Au sommaire aujourd'hui, bon évidemment, le mot de la semaine, le mot de l'année, c'est Donald Trump,
00:37un an qu'il est au pouvoir, quelle est la situation ?
00:40Il a décrit une situation idyllique pour les Etats-Unis lors de son discours à Davos, est-ce que c'est vrai ?
00:47On va se poser la question quand même du Groenland, quel impact sur l'économie et les marchés,
00:52et notamment, est-ce qu'il y a cette force de rappel avec les taux d'intérêt à long terme
00:57et l'arme de la dette américaine ?
00:59Le chiffre de la semaine, la partie recette a été adoptée au Parlement, 5%, le déficit français, ce qu'on y croit.
01:08En deuxième partie de l'émission, la bourse en 2026, on a vu, petite baisse évidemment sur les menaces de Trump,
01:15et puis après Davos, c'est remonté, on est toujours proche de niveau record, stop ou encore.
01:21Quel a été pour nos invités l'élément à retenir sur la bourse cette semaine ?
01:26La question d'argent, le placement de 2026 ou le placement de la semaine, le top ou le flop ?
01:30Le top 3 des gérants, je vous rappelle qu'on a remis les compteurs à zéro pour 2026,
01:35et les actions à acheter ou vendre, mais vous le savez maintenant, et ça c'est très nouveau,
01:38ça date de 2026, pour une émission exceptionnelle, il faut des invités exceptionnels.
01:42J'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance.
01:46Si nous avions un conseil de sage de c'est votre argent, il le dirigerait.
01:51Hervé Gouletker, vous êtes advisor chez Accuracy, et comme d'habitude, je pense qu'on ne va pas être d'accord.
01:57C'est possible, nous allons voir.
02:00C'est même très probable.
02:01Roulement de tambour, trompette, voici le gagnant 2025 de notre compétition de gérants
02:06avec une performance de plus de 40%.
02:08Sébastien Lalevé, vous êtes directeur général de Montpensier Arbevet.
02:12Comment ça se passe dans la rue ? On vous ovationne ?
02:14Vous arrivez encore à sortir sans être harcelé par les femmes ?
02:19Je m'en sors, je m'habitue, donc ça va maintenant.
02:21Vous allez nous expliquer s'il y a une recette quand même ?
02:24S'il y a une recette pour Halloween ?
02:25Pour faire une performance comme ça, et pour être en tête des gérants, c'est quand même pas rien.
02:30Vous nous expliquerez s'il y a des tuyaux que vous pouvez partager avec nous ?
02:34Je vous expliquerez.
02:35Je n'ai pas peur de le dire car je le pense, c'est le Warren Buffett français.
02:39Il le prouve chaque année avec des performances hors normes.
02:41Romain Burnan, vous êtes président de Moneta AM.
02:44Bonjour Romain.
02:45Bonjour Marc.
02:46Très belle performance en 2025, on le rappelle.
02:49Je crois que vous étiez au-dessus de 20% ou 25% même.
02:51Oui, même 29% sur les fonds de petite valeur, 26% sur le fonds multicap, 22% sur le fonds long short.
02:58Non, c'est une excellente année pour nous.
03:00Désolé, ce n'est pas 40%.
03:02Mais c'est en vrai.
03:05Je préfère en vrai, mais bon, je suis content, on est très content.
03:08Bravo.
03:09Il sait tout faire du culturisme à l'économie en passant par l'élevage de chats.
03:13C'est le chouchou des médias, Christopher Dembik.
03:15Vous êtes conseiller en stratégie d'investissement chez PICT Asset Management.
03:18Bonjour Christopher, toujours un plaisir de vous voir.
03:20Je vois que les Suisses vous ont imposé un look qui n'a rien à voir avec celui que les Chinois vous imposaient.
03:25Exactement.
03:26Donc c'est très bien.
03:27Allez, le mot de la semaine, évidemment, ça aurait pu être Davos, mais j'ai préféré dire un non.
03:35Bah oui.
03:42Voilà, il a fêté sa première année de mandat à Davos et il a fait, tiens, quatre surprises, un bilan sans nuance.
03:49C'est pas son genre pourtant.
03:50Jamais les Etats-Unis n'ont été aussi puissants économiquement qu'aujourd'hui.
03:55Si on l'écoute, tout est au top.
03:57La croissance, l'inflation, le pouvoir d'achat des ménages, le déficit commercial, le déficit public et la bourse.
04:03Alors, Hervé Goudelker, est-ce qu'il délire ou est-ce qu'il dit vrai ?
04:06Je vous avoue que même moi, quand je l'écoutais, je me suis dit, il faut que je revoie mes prévisors sur les Etats-Unis, je suis trop négatif.
04:12Alors, il pousse, évidemment, mais c'est le personnage.
04:16Si on prend le court terme et si on intègre en fait les décisions qu'il a pu prendre, et on pense d'abord au droit de douane,
04:26il y avait beaucoup de pessimisme au printemps dernier.
04:29On se disait, la croissance américaine, elle va flancher.
04:32Et finalement, de façon curieuse, en fin d'année, on retrouve les prévisions qu'on faisait au début de l'année.
04:38C'est comme s'il ne s'était rien passé, mais il s'est passé plein de choses.
04:41Alors, si on prend simplement les chiffres, et après on essaiera de prendre un tout petit peu de recul,
04:46les chiffres avant Trump, on était plutôt entre 2,5 et 3% de croissance les trois années précédant Trump.
04:52Biden, ce n'était pas si mal que ça.
04:552025, on va faire 2.
04:57Et si on croit tout le monde pour cette année, les années futures, on va être entre 2 et 2,5.
05:03Donc, objectivement, ce n'est pas mal.
05:06C'est au-delà du potentiel de croissance, donc insatisfait site.
05:10Par contre, dire que c'est miraculeux, ce n'est pas miraculeux.
05:13Sachant que sur la fin de l'année, comme il y a eu une interruption de la publication des statistiques,
05:19aujourd'hui, sur le quatrième trimestre, il y a tout et son contraire en matière de croissance,
05:23de prévision de croissance, donc on verra bien.
05:25Moi, ce qui me chiffonne, ce n'est pas le court terme, c'est le moyen terme.
05:29La règle de droit qui est remise en cause, l'équilibre des pouvoirs qui est malmené,
05:35le fonctionnement du monde qui est contesté.
05:38Simplement, vous prenez un indicateur du libéralisme économique dans le monde
05:44et vous le comparez à la croissance économique, c'est plutôt lié.
05:48Aujourd'hui, il y a quand même un questionnement d'un fonctionnement libéral du monde.
05:53En termes de croissance, ce n'est pas un très bon signal.
05:56Donc, je serai plus prudent que le président américain.
05:59Oui, parce que vous tenez pour acquis qu'en fait, la façon dont ça fonctionnait avant était bonne
06:04et qu'on était dans le libéralisme.
06:06La Chine n'est pas dans le libéralisme depuis plus de 20 ans.
06:09Elle nous a pillés, a pillé l'Europe et est en train de la broyer,
06:12notamment à broyer totalement l'Allemagne.
06:14Il dit simplement que l'ordre économique mondial n'était pas le bon, on va le changer.
06:18Alors, qu'il y ait des failles dans l'ordre économique mondial de la période néolibérale,
06:24vous avez raison, il y en a eu.
06:26Mais les Américains ont quand même été beaucoup à la genèse de cet ordre-là.
06:30Les entreprises ont fait leur miel de cet environnement.
06:34Qu'il faille le faire évoluer, oui, archi-oui.
06:38Moi, je pense toujours que même quand ça ne marche qu'à moitié,
06:44vouloir tout casser, ce n'est pas le bon système.
06:47Et là, on a un peu l'impression de l'éléphant dans le magasin de porcelaine, pas sûr.
06:52Christopher Damic, il dit, en fait, quand j'ai lancé toutes mes mesures,
06:56vous avez dit, il va y avoir de la récession, il va y avoir énormément d'inflation,
07:01et finalement, la croissance repart et il n'y a pas d'inflation.
07:04Oui, parce que je pense qu'il y a eu une surinterprétation du fait politique et des discours,
07:08c'est-à-dire, je me souviens très nettement,
07:10lorsque vous aviez les prévisions juste avant le jour de la libération,
07:12lorsqu'il annonçait tout ses tarifs douaniers,
07:14les prévisions notamment des banques américaines,
07:16avec des scénarios vraiment catastrophes, dans la foulée de jours de la libération,
07:19sans avoir même juste la capacité de savoir quel va être l'impact éventuellement des mesures protectionnistes.
07:23Je pense qu'il faut se garder de surréagir aux propos de Trump.
07:26Ce qui est assez intéressant, c'est qu'il y a une vision,
07:28America first, comme il l'a mentionné, il ne surprend sur rien en réalité.
07:32Il a une vision qu'on retrouve dans l'histoire de l'humanité,
07:34qui est assez cohérente et qui est partagée par d'autres puissances,
07:37qui est d'un partage du monde, donc y compris de ses richesses.
07:40Si on regarde sur le temps long, moi je suis assez optimiste quand même
07:42sur la capacité aujourd'hui des États-Unis à comprendre les enjeux sur 10 ou 15 ans,
07:48ce que nous, Européens, on a un peu de mal, même si on avance à marche forcée.
07:51Un seul exemple.
07:52À commencer par la tech.
07:53Par exemple.
07:54La dette.
07:55La tech.
07:55La tech, oui.
07:56La tech, typiquement.
07:57Si vous regardez sur la dette, alors il y a toujours le questionnement,
07:59bon, la dette américaine trop élevée, à un certain stade,
08:02vous allez avoir des acteurs qui vont en sortir.
08:04Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
08:05Ils ont sorti la loi Genius, qui oblige tous les émetteurs de stablecoin
08:08à détenir en face des bons du trésor américain.
08:10Et ce n'est pas négligeable.
08:11Si vous regardez sur 2024, ce sont les dernières données consolidées,
08:14les émetteurs de stablecoin aux États-Unis
08:16ont acheté plus de dettes américaines que le Japon.
08:19Donc, ils ont trouvé des relais.
08:21Et même chose sur la fragilisation des chaînes d'approvisionnement.
08:25Ce qu'ils ont fait avec les terres rares, alors certes, ça prendra du temps.
08:28Aujourd'hui, les États-Unis sont dépendants à 60% des importations de terres rares chinoises.
08:31Nous, on est à 95, juste pour donner un ordre de grandeur.
08:34Mais en tout cas, ils ont remis en marche le recyclage aux États-Unis.
08:37Ils ont rouvert des mines.
08:38Certes, c'est polluant, mais c'est la même logique qu'avec le pétrole de schiste.
08:40Et surtout, je pense qu'il est...
08:42Alors, Trump a sa manière de faire, mais c'est aberrant de mettre une rupture brutale entre démocrates et républicains.
08:49Biden avait enclenché déjà certains processus, notamment sur les énergies rouvla,
08:53qui a été finalement prolongée et accentuée par Trump.
08:57Donc, il y a une vision qui est partagée entre démocrates et républicains,
09:00qu'il faut jouer à America First.
09:02Ce n'est pas la même manière de communiquer, mais ça a toujours été partagé.
09:04Regardez, en 1993, vous avez un excellent dessin de Plantu dans Le Monde,
09:09qui montrait déjà, qui condamnait, qui critiquait le protectionniste américain.
09:12En 1993, c'était Clinton.
09:13C'était l'héros, quasiment héros européen pour nous.
09:16Mais la réalité, c'est que nous, on est un peu trop naïfs.
09:19Ce que dit Trump, c'est très brutal, mais ce sera dit d'une manière policée par un démocrate,
09:23y compris par, par exemple, le gouverneur de Californie,
09:26qui est un peu le chouchou des Européens aujourd'hui.
09:27Donc, ils ont compris qu'il faut se battre face à deux puissances,
09:31notamment une qui est la vraie puissance, qui est la Chine,
09:34qui peut être plus ou moins alliée avec la Russie,
09:36et l'Europe doit choisir son camp.
09:37Le partage du monde qui est mis en avant par Trump, ça n'a rien de nouveau.
09:411494, c'est la même chose entre espagnol et portugais.
09:45Ça a été validé par le papa Alexandre VI.
09:47Au XIXe siècle, on a eu plein de partages du monde.
09:49La guerre froide, c'est un partage du monde.
09:51C'est plutôt un retour à la normale.
09:53Romain, comme moi, vous avez des cheveux blancs.
09:56Pour ceux qui nous écoutent à la radio, ils ne le voient pas.
09:59On a vu pas mal de présidents défiler.
10:02C'est quoi votre impression, au-delà des discussions sur
10:05« il est fou, il n'est pas fou ? »
10:06Qu'est-ce que vous vous dites quand vous l'écoutez,
10:08si vous l'avez écouté à Davos,
10:10quand vous voyez ce qu'il annonce ?
10:12Il a une ligne de conduite qui est claire,
10:14mais il a quand même une stratégie qui est très court-termiste.
10:17La stratégie court-termiste, c'est quand même les déficits.
10:19C'est bien de faire acheter des stable scones,
10:21des bons du trésor américain.
10:24C'est juste planquer de l'argent.
10:26Ça n'enlève pas la dette.
10:28Et on a une croissance qui, comme vous l'avez remarqué,
10:32est une croissance un peu supérieure à la moyenne de long terme,
10:35mais pas beaucoup,
10:36alors qu'on a un déficit énorme
10:38et qu'on a un effet richesse qui tire la consommation aux États-Unis,
10:42qui est invraisemblable,
10:43avec des niveaux de valorisation des marchés
10:46et de tous les actifs financiers qui sont énormes
10:49et qui font que 10% de la population
10:52consomme 50% de la consommation américaine.
10:55Donc, on a des fragilités
10:57et la baisse du marché qu'on a connue en avril dernier,
11:01suite à l'Iberation Day,
11:02l'annonce des droits de douane,
11:04a montré la vulnérabilité d'une économie
11:08qui dépendait beaucoup de sa consommation intérieure,
11:10elle-même tirée non pas par un flux d'épargne,
11:12mais tirée par un effet richesse qui était très important.
11:16Donc, on est dans une situation qui est instable.
11:18C'est fragile pour vous.
11:19C'est fragile, oui.
11:20Mais il a un plan.
11:22Mais il a un plan.
11:22Et il a certains moyens de l'appliquer.
11:25Mais c'est une stratégie de court terme.
11:27C'est du court terme.
11:27C'est un peu comme une société
11:28qui se ferait très belle avant de s'introduire en bourse.
11:32On sait de quoi on parle.
11:34Sébastien Lalevé, je sais que vous êtes assez critique.
11:37Quand vous voyez, finalement,
11:39un président qui gouverne,
11:40qui prend des mesures,
11:41d'une façon, je pense qu'on est tous d'accord
11:44sur le fait que ça se fasse de façon brutale
11:46et avec très peu d'élégance,
11:48mais finalement, il déroule son plan.
11:50Est-ce que ça vous choque ?
11:51Non, effectivement,
11:53la croissance de cette année et de l'année prochaine,
11:56en tout cas l'année prochaine,
11:57sur le point de vue de la situation de 2026,
11:58elle est tirée par des aspects fiscaux.
12:01Le déficit est énorme, on le sait.
12:03La consommation est bonne
12:04parce qu'il y a un effet richesse.
12:06Il n'y a que les États-Unis
12:07qui bénéficient de cet effet richesse
12:08où la consommation est liée au niveau boursier.
12:11Et également,
12:12les cadeaux fiscaux prévus en 2026
12:15vont impacter positivement le PIB.
12:17et juste sur l'état de la santé-économie des sociétés,
12:23il y a un élément important.
12:24Sur 2025, en réalité,
12:28les GAFA,
12:29les sept magnifiques,
12:30toujours les mêmes sociétés,
12:31qui entre nous,
12:32on le sait,
12:33représentent 40% du S&P,
12:35ont relevé leurs estimations de 10% en 2025,
12:39sous l'impact des investissements qu'on connaît tous.
12:42Mais le S&P 493,
12:45les autres,
12:46sur la même période,
12:47ont vu leurs estimations baisser.
12:49Donc la réalité,
12:50une fois encore,
12:51l'économie,
12:52elle est boostée par les déficits budgétaires
12:55et les indices boursiers
12:57donnent un miroir,
12:59entre guillemets,
12:59déformant,
13:01lié au set magnifique
13:02parce que Nvidia fait 5 000 milliards
13:03de capitalisation boursière
13:05et le reste compte moins.
13:07Et en plus,
13:08les algos,
13:08on le sait,
13:09et la gestion passive,
13:10les algorithmes,
13:11ont fait que la gestion passive
13:13a surinvesti sur ces sociétés-là.
13:16Donc la bourse,
13:16Donc fragilité,
13:17vous dites,
13:18comme Romain ?
13:18Elle est beaucoup plus fragile
13:19que la réalité perçue.
13:21On va revenir sur la bourse.
13:22Vous vouliez ajouter quelque chose,
13:23Hervé ?
13:24En fait,
13:24là,
13:25on raisonne en moyenne,
13:26on dit la croissance moyenne.
13:28Mais en fait,
13:28la dispersion,
13:30qu'elle soit sectorielle,
13:32qu'elle soit en montant de revenus
13:36aux États-Unis,
13:37est très forte.
13:38Donc en fait,
13:39qu'est-ce que vaut ?
13:40Quelle est la force de la moyenne
13:42quand vous avez une dispersion,
13:44un écart-type
13:44qui est extrêmement élevé ?
13:45Et aujourd'hui,
13:46c'est une économie duale,
13:48ternaire,
13:49je ne sais pas le mot
13:49qu'il faut employer.
13:51Mais donc,
13:51ne regardons pas simplement
13:53les chiffres moyens.
13:54Prenez par exemple
13:55la production industrielle.
13:58La tech,
13:58on doit être à 7 ou 8 % de hausse.
14:00Le reste,
14:01on est à quasiment zéro.
14:02Et c'est partout pareil
14:04dans ce pays-là aujourd'hui.
14:05Donc,
14:06vous prenez un angle,
14:07vous dites,
14:07c'est super.
14:08Vous en prenez un autre,
14:09ça paraît fragile.
14:10Mais la moyenne
14:11est quand même bonne.
14:12Allez,
14:12on passe tout de suite
14:13à la question du Groenland.
14:14J'avais envie quand même
14:15de vous poser,
14:16évidemment,
14:17quand on s'imagine,
14:19est-ce qu'on aurait pensé
14:20qu'un jour,
14:20le sort de l'économie mondiale
14:21et des marchés
14:22dépendrait pendant quelques semaines
14:24d'un territoire
14:25habité de 57 000 personnes seulement ?
14:27Moi,
14:27je ne l'aurais jamais cru.
14:28À Davos,
14:30Trump persiste et signe,
14:32il veut le Groenland,
14:33il veut un accord,
14:34il veut qu'on paye
14:35des services rendus
14:36par les États-Unis
14:37à l'OTAN
14:37et à l'Europe,
14:39en remerciement
14:39de l'intervention américaine
14:41pendant la Deuxième Guerre mondiale
14:42sans laquelle,
14:43selon lui,
14:43nous parlerions allemand
14:45et japonais.
14:46Il y a deux choses
14:47dans ce qu'il a dit
14:48que j'ai trouvé intéressant.
14:49D'abord,
14:50je pense qu'il appelle l'Europe
14:51une fois pour toutes
14:52à sortir de ce statut
14:54d'assisté des États-Unis.
14:56Ardé Goulat-Card.
14:58Alors,
14:58le statut d'assisté
14:59des États-Unis,
15:01c'est vite dit
15:02parce que,
15:03alors c'est vrai que militairement
15:04nous sommes assistés,
15:06on pourrait dire,
15:07sans se tromper,
15:07que financièrement
15:08les États-Unis
15:09sont assistés
15:10par l'Europe
15:12parce que l'Europe
15:13plus le Japon,
15:14allez,
15:14soyons simples,
15:15un peu la Chine,
15:17assure les fins de mois
15:18des États-Unis
15:19depuis une cinquantaine d'années.
15:20Donc,
15:21en la matière,
15:22il faut bien voir
15:22qu'il y a une réciprocité.
15:23C'est plus équilibré
15:24qu'il ne le dit.
15:25Par contre,
15:25on peut dire que institutionnellement,
15:27il y a un système américain
15:29qui fonctionne
15:30et qui lui permet
15:31de s'exprimer
15:32en tant que grande puissance.
15:34L'économie européenne,
15:36quand on voit les chiffres,
15:38elle paraît forte,
15:39n'empêche qu'elle est
15:40moins bien organisée.
15:42Moi,
15:42je pense que le problème
15:42européen...
15:43Elle n'a pas de roi de croissance,
15:44surtout.
15:44En fait,
15:45moi,
15:45je pense que...
15:46Et elle a un modèle social
15:47qu'elle ne peut pas financer.
15:48La question est institutionnelle,
15:50surtout.
15:51C'est-à-dire que
15:51notre Europe des 27,
15:53eh bien,
15:54elle n'arrive pas
15:55à prendre des mesures drastiques
15:56parce qu'il faudrait
15:57qu'elle s'intègre plus.
15:59Et je pense que,
16:00politiquement,
16:01pour ne pas dire culturellement,
16:03s'intégrer,
16:04c'est très compliqué.
16:05On est à un moment
16:06des géants,
16:07les États-Unis,
16:09la Chine.
16:09Vous avez droit
16:10à la parole.
16:12En fait,
16:12c'est le concert des nations
16:13qui est l'exemple suivi
16:15par Trump.
16:16Donc,
16:16le congrès de Gênes,
16:171815,
16:18il y a les grands
16:19qui ont leur zone d'influence
16:21autour d'eux.
16:22Et puis,
16:22soit on est un grand,
16:23soit on est dans la zone
16:24et on suit.
16:25Et aujourd'hui,
16:26la question pour l'Europe,
16:28c'est soit tu es un grand,
16:29soit tu seras dans la zone
16:31d'influence d'un autre.
16:32Quand on lit
16:33la stratégie
16:34de sécurité nationale,
16:36clairement,
16:37ce n'est pas dit,
16:38mais on a quand même
16:38une vocation
16:39à rejoindre
16:40la zone d'influence américaine.
16:42Donc,
16:42il faut qu'on se secoue,
16:43mais il faut se secouer
16:45économiquement.
16:46Il y a eu le rapport Draghi,
16:47il y a eu le rapport l'État,
16:48on en a déjà parlé
16:49autour de ce plateau.
16:50On en a parlé,
16:51mais il n'y a pas grand-chose
16:51qui a été prêt.
16:51Il n'y a pas grand-chose,
16:52mais parce que ça bloque...
16:53On en parle beaucoup,
16:53on ne fait pas grand-chose.
16:54Parce que ça bloque
16:55institutionnellement.
16:57Si on ne pousse pas
16:58les feux du marché unique
16:59et la non-réalisation
17:02du marché unique
17:03en termes d'équivalent
17:05droits de douane,
17:06mais c'est trois fois,
17:07quatre fois
17:08ce que les États-Unis
17:09font subir à l'Europe.
17:11Donc, le problème,
17:12c'est qu'on doit se réinventer.
17:14Est-ce que politiquement,
17:15on est aujourd'hui
17:16en situation de se réinventer ?
17:18Hélas,
17:18la réponse est non.
17:19Il y en a qui l'ont compris,
17:20c'est les Allemands
17:21qui,
17:22alors tous les 10-15 ans,
17:23ils se réinterrogent.
17:25Mais aujourd'hui,
17:26ils se réinterrogent
17:27sur l'avenir de l'Union européenne.
17:29Et en fait,
17:29ils n'ont pas tort.
17:31Aujourd'hui,
17:31wake-up call,
17:32vraiment,
17:33pour l'Europe.
17:35Moi, je pense que c'est ça
17:35qu'il faut retenir.
17:36En fait,
17:36je pense qu'on passe
17:37beaucoup de temps
17:37à critiquer Trump.
17:38Tant mieux,
17:39tant pis,
17:40et c'est un choix,
17:41sans regarder nous-mêmes.
17:42D'ailleurs,
17:43Zelensky le dit
17:43de façon extrêmement brutale.
17:45Il dit,
17:46vous n'arrêtez pas
17:46de critiquer Trump
17:47et puis d'attente
17:49qu'il prenne des décisions
17:49sur l'Ukraine.
17:50Mais l'Ukraine,
17:51c'est un problème européen
17:52et l'Europe ne fait rien.
17:53Complètement.
17:53Je pense que c'est assez clair.
17:55On voit qu'il y a
17:56certains pays européens
17:57qui sont bien sûr
17:58plus proches de la Russie
17:59qui ont vraiment
18:00pris les devants.
18:01Vous avez déjà
18:01des entreprises,
18:02notamment quelques entités
18:04dans l'adronautique
18:04qui ont émergé en Europe
18:05en l'espace de 2-3 ans.
18:07En revanche,
18:07bien sûr,
18:07vous n'avez pas de filière
18:08intégrée encore.
18:09La bonne nouvelle,
18:10peut-être pour nous,
18:10européens,
18:11c'est qu'on n'a pas
18:11de problème de financement,
18:12que ce soit de l'argent public,
18:13de l'argent privé.
18:14Il y en a suffisamment
18:14si on souhaiterait,
18:15par exemple,
18:15recréer une industrie
18:16de défense un peu
18:17plus compétitive,
18:18notamment dans tout
18:19ce qui est dronautique.
18:21Donc, on a les moyens.
18:22Mais en revanche,
18:22effectivement,
18:23du point de vue politique,
18:24ça pêche.
18:25Et là où Trump
18:26va toujours
18:27dans une vision
18:28très radicale,
18:29mais là où il a raison,
18:30par exemple,
18:30sur le sujet du Groenland,
18:31c'est que le Groenland,
18:32pendant de très nombreuses années,
18:33a été un sujet
18:34qui a été complètement délaissé
18:35par le Danemark.
18:37Alors, je crois que ça remonte
18:37à une dizaine d'années.
18:38Lorsque les Groenlandais
18:40ont demandé
18:40un nouvel aéroport,
18:41le Danemark a refusé,
18:43il a simplement accepté
18:44lorsque de l'argent chinois
18:45a commencé à arriver.
18:46Donc, on se réagit,
18:48finalement,
18:48mais on n'anticipe pas.
18:50Et c'est peut-être
18:50ce qui manque.
18:51Aujourd'hui,
18:51les Américains,
18:52on voit très bien,
18:53ça aboutira ou pas,
18:53mais ils ont une vision
18:54sur 10, 15, 20 ans.
18:55En Europe,
18:56aujourd'hui,
18:56on se réagit.
18:57D'ailleurs,
18:57c'était ce que condamnait
18:58Zelensky.
18:59Il nous disait,
19:00grosso modo,
19:00on réagit.
19:01Après, une fois qu'on a géré,
19:02je crois que c'était
19:03la référence au Groenland,
19:04le problème,
19:10une stratégie aujourd'hui
19:11qui pourrait être discutée
19:12au niveau des chefs d'État
19:13et de gouvernement
19:14pour se dire,
19:15effectivement,
19:15est-ce qu'on va être
19:15des vassaux des États-Unis ?
19:17Si oui,
19:17à quelles conditions ?
19:18Est-ce qu'on est
19:18une puissance moyenne ?
19:19On rejoint l'avion du monde
19:20qui est canadienne,
19:20qui a été mise en avant
19:21par le Premier ministre canadien ?
19:22Vous avez une myriade
19:23de sujets aujourd'hui.
19:24Et c'est vrai que Trump,
19:25d'une manière ou d'une autre,
19:26et son administration
19:27est encore plus brutale,
19:28nous disent,
19:29il va falloir réagir
19:30via, effectivement,
19:31des investissements
19:31dans la défense,
19:32mais peut-être aussi
19:33comprendre notre rôle
19:34dans ce choc des géants,
19:36c'est-à-dire choisir
19:37quel rôle on souhaite avoir
19:38dans ce cadre-là.
19:39Romain Burnant.
19:40Oui, moi je pense,
19:41je ne suis pas vraiment
19:41d'accord avec vous
19:42parce que l'Europe a réagi
19:44et en tout cas,
19:46les marchés ont suivi
19:47à cette réaction de l'Europe.
19:48Les valeurs de la défense
19:50et les stars de l'année dernière,
19:51donc des investisseurs
19:52qui ne sont pas seulement européens
19:53mais du monde
19:54ont investi dans Rheinmetall,
19:56dans toute l'industrie
19:57de la défense européenne.
19:58Alors,
19:58c'est une bulle boursière,
20:00on peut dire.
20:00On va voir si les budgets suivent,
20:02mais enfin,
20:02le budget allemand est là,
20:03de comment ça va être passé
20:04et les choses se passent.
20:06Par exemple,
20:07on parle beaucoup d'Allemagne,
20:08mais par exemple,
20:08même en Espagne,
20:09qui a été plutôt renaclé
20:11sur l'importance
20:12de son budget de défense.
20:13Ils sont en train
20:14de s'organiser
20:15autour de deux leaders espagnols,
20:17notamment Indra Sistema,
20:19qui est coté
20:19et qui a reçu,
20:21sur le programme
20:22d'armement de l'Espagne,
20:24ils ont reçu 18 commandes
20:25parmi les 30 plans
20:26qui ont été présentés.
20:28Donc,
20:28il y a vraiment un réveil
20:30en tout cas au niveau
20:31de la défense de l'Europe.
20:32Alors,
20:33vous allez dire,
20:33d'accord,
20:34on n'a pas été visionnaire,
20:35on se réveille sur le choc,
20:36mais on ne peut pas dire
20:37que l'Europe n'a rien fait
20:38et les rapports l'État
20:40et Draghi
20:40ont quand même
20:42des débuts d'application
20:43en Europe.
20:43Alors,
20:44c'est des tout petits débuts,
20:45mais les gens se présentent.
20:46Non,
20:47mais ce qu'on dit,
20:47on dit la même chose que vous.
20:48On dit qu'on réagit,
20:49mais on dit qu'on réagit
20:50sous la pression.
20:51C'est-à-dire que
20:52si Trump ne nous avait pas imposé
20:53de passer à 5%
20:55de nos budgets
20:56pour la défense,
20:58l'Allemagne
20:58n'aurait pas fait sauter
20:59sa règle de rigueur budgétaire.
21:01On ne peut pas dire
21:01que rien ne change
21:01parce que je veux dire,
21:02je suis d'accord,
21:03Trump réagit aussi
21:04pour gagner son élection
21:06de big term
21:06et beaucoup des annonces
21:08qui sont faites
21:10sont dans cette direction aussi.
21:11Donc,
21:11tout le monde gère aussi
21:12son court terme.
21:13Je veux dire,
21:13l'Europe a quand même pris
21:14la mesure de l'enjeu.
21:16Alors,
21:16est-ce qu'elle sera à la hauteur
21:17et est-ce que ça va...
21:18Il n'y a pas que cet enjeu,
21:18il y a la défense
21:19parce qu'on nous l'a imposé.
21:22Sur la tech,
21:22on ne nous impose rien,
21:23il ne se passe rien.
21:24Vous êtes bien placé
21:25pour le savoir.
21:25Qu'est-ce qu'il y a
21:26comme valeur tech
21:26cotée en Europe ?
21:28Alors,
21:28sur la tech,
21:28on nous impose rien
21:29parce que la tech,
21:29ça ne se décrète pas comme ça.
21:31Oui,
21:32malheureusement.
21:32Par exemple,
21:33sur les mouvements
21:35et c'est ce que vous disiez,
21:38sur l'Europe
21:38a des économies
21:40à faire par elle-même
21:41en se réorganisant
21:42industriellement.
21:43Dans le secteur des télécoms
21:44et dans le secteur des banques,
21:46ça bouge.
21:46Ça bouge.
21:47Voilà,
21:47ça bouge.
21:48En tout cas,
21:48les marchés s'y préparent
21:49et ce sont des secteurs
21:50qui ont monté.
21:52Donc,
21:52je veux dire,
21:53peut-être on croit que ça...
21:54Enfin voilà,
21:55en tout cas,
21:56les investisseurs y croient.
21:57Ça bouge,
21:58on réagit,
21:59mais on réagit sous...
22:00Je trouve qu'on réagit
22:01sous la pression
22:02et Sébastien,
22:04vous êtes d'accord ou pas ?
22:05Non,
22:05il y a un problème originel...
22:07C'est non.
22:08D'accord.
22:09Non,
22:09mais c'est sûr
22:09qu'on réagit sous la pression,
22:11je veux dire,
22:11mais...
22:12Non,
22:12il y a un problème originel
22:13avec l'organisation européenne,
22:15c'est qu'elle a été
22:16au niveau,
22:17dans sa réflexion,
22:18elle était là
22:19pour protéger le consommateur.
22:20Et absolument pas
22:22pour protéger l'industrie.
22:24Merce va plus loin à Davos,
22:26il dit en fait
22:26qu'on ne sait faire
22:27que de la réglementation.
22:28Non,
22:28non,
22:28non,
22:28mais c'est au-delà
22:29de la réglementation,
22:30c'est une idée centrale
22:32qui est de protéger
22:33le pauvre consommateur.
22:34Donc,
22:34une vision assez socialiste
22:35des choses
22:36et au détriment
22:37des producteurs
22:38et des entreprises.
22:40Quand dans le même temps
22:40aux Etats-Unis
22:41et en Chine,
22:43on a une vision...
22:44Parce qu'en réalité,
22:45les Etats-Unis,
22:46c'est un pays
22:46extraordinairement protectionniste
22:48et dirigiste.
22:50C'est-à-dire le DARPA,
22:51la technologie américaine,
22:52elle est née du DARPA.
22:54Le DARPA,
22:54c'est quand Gargarine
22:55est allée dans l'espace
22:56et on s'est dit
22:57oulala,
22:57c'est un problème.
22:59Donc,
22:59c'est l'État
23:00à travers le DOD,
23:02donc le département
23:03de la défense,
23:04qui va centraliser
23:05la technologie
23:07et être certain
23:07que les pépites technologiques
23:09auront des applications
23:10militaires.
23:12Et ça vient de ça.
23:14Donc,
23:14le problème,
23:15c'est qu'en Europe,
23:16on n'a pas cette vision-là.
23:17Pourquoi ?
23:18Le meilleur exemple,
23:19c'est le cloud
23:19qui aujourd'hui est,
23:20pour moi,
23:21la mère de tous
23:22les combats
23:22ou presque.
23:24Et on a qui en Europe ?
23:26Là-dessus,
23:26on a OVH,
23:27qui est un nain.
23:29Qui se bat.
23:30Qui se bat,
23:30mais pourquoi c'est un nain ?
23:32Parce que EDF,
23:33il doit passer avec Amazon
23:35ou avec Google
23:35et toutes les grandes entreprises
23:37et c'est là
23:38où il faut être fort,
23:39c'est-à-dire,
23:39il faut expliquer
23:40aux grandes entreprises,
23:41mes amis,
23:42vous ne passez pas
23:43avec Google,
23:44vous ne passez pas
23:44avec Amazon,
23:45vous passez avec OVH.
23:47Et il y a 15 ans,
23:48quand l'histoire du cloud
23:48est sortie,
23:50en France,
23:50c'est ce qu'on a fait.
23:51On a fait un consortium
23:52avec Orange
23:53et en face,
23:54il y a un autre
23:55avec SFR
23:56et machin.
23:56Donc,
23:56on a divisé pour mieux régner
23:58où à la fin,
23:58il n'y avait rien du tout.
23:59Donc,
24:00le seul moyen,
24:01effectivement,
24:02c'est la force.
24:03Donc,
24:03il faut imposer aux entreprises,
24:05vous n'avez pas le choix,
24:06dans 5 ans,
24:07il faut faire du Trump.
24:07Votre cloud,
24:08mais c'est là où moi,
24:10je ne l'aime profondément pas.
24:12Mais la réalité,
24:13c'est que sur la façon de faire
24:15et sur plusieurs sujets,
24:17il n'y a que ça.
24:17Quand vous discutez
24:18avec Publicis,
24:20vous dites,
24:20est-ce que c'est important ?
24:21Vous pensez,
24:22quel est l'élème on utilise ?
24:23Rien à faire.
24:25Rien à faire.
24:26Donc,
24:26en réalité,
24:26la souveraineté,
24:28on en parle,
24:29mais les entreprises
24:29s'en moquent.
24:31Allez,
24:31on passe tout de suite.
24:32Alors,
24:32on va faire sauter
24:32la partie sur le budget français.
24:35Ce n'est pas grave,
24:36on en parlera la semaine prochaine
24:37parce que je voudrais vous parler
24:38évidemment de la force de rappel
24:40avec les taux d'intérêt
24:40cette semaine.
24:41Vous parlez de la bourse,
24:42vous parlez de notre top 3,
24:44du top et des flops
24:46et des conseils de nos gérants.
24:59Dommage qu'on ne tourne pas
25:00dans les pauses
25:01parce que c'est en fait,
25:03c'est là que ça s'engueule le plus
25:04avec Christopher Demick,
25:06Romain Burnan,
25:07avec Sébastien Lelevé
25:08et Hervé Goulettière
25:09qui n'étaient pas d'accord
25:10du tout sur le capitalisme
25:12d'État.
25:13C'est quand même intéressant
25:13comme débat.
25:14Hervé,
25:15dites tout ce que vous disiez
25:16par la pause.
25:17Moi,
25:18je suis persuadé
25:19qu'en fait,
25:20on entre à un moment
25:21parce que le monde
25:22se rétrécit,
25:23le monde n'est plus ouvert,
25:25il se referme
25:26parce qu'il y a
25:27le réchauffement climatique,
25:29parce qu'il y a
25:29cette recherche des matières
25:31qu'on veut capter
25:32pour soi.
25:33On entre dans un capitalisme
25:35de la finitude
25:35qui ressemble
25:36à un capitalisme d'État,
25:38c'est-à-dire que
25:39les entreprises
25:40ressemblent
25:41aux compagnies des Indes
25:42qu'on pouvait avoir
25:43au XVIIe,
25:44au XVIIIe siècle.
25:45Et ce que je trouve étonnant,
25:47c'est qu'en fait,
25:48on n'est plus du tout
25:49dans le néolibéralisme
25:50vantant les mérites
25:52d'un marché
25:53libre et ouvert.
25:54On est dans un système
25:55qui est contrôlé
25:56par l'État
25:57et il y a une adaptabilité
25:59des acteurs
26:00qui est remarquable.
26:01Vous ne pensez pas aussi
26:02que c'est lié au fait
26:02qu'on n'arrive pas
26:03à produire de croissance
26:04sans déficit
26:05et sans dette.
26:07Et donc,
26:08en fait,
26:08c'est l'État
26:09le moteur de la croissance.
26:11Contrairement à la théorie libérale,
26:12c'est-à-dire,
26:13on s'aperçoit quand même
26:14qu'aujourd'hui,
26:15si,
26:17Sébastien,
26:18aujourd'hui,
26:18si on n'avait pas
26:19nos 5%,
26:20quand on pavane
26:21avec notre pourcent
26:22de croissance
26:23à peine en Europe
26:24et qu'on regarde
26:24en France
26:25et qu'on regarde
26:26notre 5%
26:27de déficit budgétaire,
26:28aujourd'hui,
26:29vous enlevez
26:29tous les plans
26:30de relance allemand,
26:31on en a parlé tout à l'heure,
26:32vous n'avez pas de croissance
26:33en Allemagne.
26:35Et vous n'avez pas
26:36de croissance
26:36en zone euro.
26:37Et ça,
26:38le plan de relance,
26:39c'est étatique.
26:40Moi,
26:40je pars du principe,
26:41j'espère que Romain
26:41est d'accord avec moi,
26:42que l'investissement
26:44peut être utile
26:45à quelque chose
26:46et il y a beaucoup
26:46d'argent qui est dépensé
26:47et qui ne sert à rien.
26:49Donc,
26:49dans le 5%
26:50de déficit budgétaire français,
26:51je suis tout à fait d'accord.
26:53Quand Olivier Faure
26:53explique qu'on n'a pas
26:54un problème de recette,
26:56on a un problème de dépense,
26:56on n'a pas de problème
26:57de dépense,
26:57on a un problème de recette,
26:59en tant que dirigeant
27:00d'entreprise,
27:01j'ai le sentiment
27:02que souvent,
27:04il y a aussi du levier
27:04sur la qualité
27:05de la dépense complète
27:06et de l'investissement.
27:07Et moi,
27:07je pense que c'est
27:07le vrai sujet aujourd'hui.
27:09Ce que je dis simplement,
27:10c'est qu'aujourd'hui,
27:10vous enlevez les plans
27:11de relance au Japon,
27:12vous enlevez le plan
27:13de relance en Chine,
27:14vous enlevez le plan
27:15de relance aux Etats-Unis,
27:16vous enlevez le plan
27:17de relance en Allemagne,
27:18et je peux continuer
27:19comme ça pendant des heures,
27:20vous n'avez pas de croissance.
27:21Je pense que c'est vrai,
27:23et en fait,
27:24il faut bien voir
27:24qu'avec une démographie faible
27:26et des gains de productivité
27:28dont on ne sait pas trop...
27:29Elle est même dramatique.
27:30Elle est très mauvaise.
27:31On a vu les chiffres de la Chine.
27:33Vous n'avez pas tort.
27:34C'est vrai que la capacité naturelle,
27:37si j'ose dire,
27:38à créer de la croissance,
27:39elle est faible,
27:40et donc il faut...
27:40Donc le rôle de l'Etat
27:42est devenu malheureusement essentiel.
27:44Mais il faut dans ce cas-là
27:45pousser le raisonnement
27:46à la case d'après.
27:47Le raisonnement à la case d'après,
27:49c'est que si on ne veut pas
27:50qu'il y ait une réaction
27:51un peu intempestive haussière
27:53des taux d'intérêt à long terme,
27:55il va falloir que l'on gère
27:56des stocks d'obligations d'Etat
28:00dans les banques centrales,
28:01dans les assureurs,
28:02chez les banquiers,
28:03pour que les taux restent bas.
28:04Hervé, merci pour la transition.
28:06On parle tout de suite
28:06des marchés cette semaine.
28:08Alors, bon,
28:09on a eu un petit yo-yo,
28:10on a eu une baisse évidemment,
28:12puisque tout le monde,
28:13comme d'habitude,
28:14croyait que Trump
28:15allait envahir le Groen.
28:18Et puis après, il a dit
28:19finalement, je ne l'envahis pas,
28:20mais évidemment,
28:21il n'avait jamais l'intention
28:22de l'envahir,
28:23ce n'est pas grave.
28:24Donc, on a quand même
28:25une semaine qui n'est pas terrible,
28:26mais un début d'année
28:27qui est plutôt stable
28:29avec des pays
28:29qui sont très dans le vert,
28:32comme le Nikkei
28:32et comme Shanghai.
28:33Ce que j'ai trouvé
28:34très intéressant,
28:35cette semaine,
28:36pour moi,
28:36le fait marquant de la semaine,
28:37ça a été la force de rappel
28:39avec la hausse
28:39des taux d'intérêt aux Etats-Unis.
28:41On explique,
28:41pour les gens qui nous regardent,
28:43il y a les taux d'intérêt courts
28:44qui sont décidés
28:44par les banques centrales,
28:45les taux d'intérêt longs
28:46qui sont fixés par le marché
28:48en l'offre et la demande,
28:49qui dépendent évidemment
28:50de l'inflation,
28:51des perspectives de croissance
28:52et puis de la confiance
28:53dans le pays.
28:55Et puis, au moment où Trump
28:56a mis ses menaces
28:57contre l'Europe,
28:59ce qui s'est passé,
29:00Christopher Dembig,
29:00c'est qu'on s'est dit
29:01« Tiens, finalement,
29:04c'est ce que disait
29:04tout à l'heure Hervé,
29:06il y a une réciprocité
29:07parce que nous aussi,
29:08on aide les Etats-Unis
29:09à se financer. »
29:10Et finalement,
29:10on s'est aperçu
29:11que même le Danemark
29:12qui était sous pression
29:13avait de la dette américaine
29:14que la Suède
29:15avait de la dette américaine
29:16et que finalement,
29:18si on se mettait tous
29:18à vendre notre dette américaine,
29:20il serait très mal
29:21parce que leur taux remonterait
29:22et que si leur taux remonte,
29:24on imagine évidemment
29:25l'immobilier,
29:26le pouvoir d'achat,
29:26enfin tout ce qu'on peut imaginer.
29:28Force de rappel,
29:29c'est un peu la kryptonite
29:30de Donald Trump.
29:31Oui,
29:32c'est ce qu'on appelle
29:33aujourd'hui
29:33le « debasement trade »
29:34et on l'entend dans 2025,
29:36concrètement,
29:36les investisseurs,
29:37les Etats,
29:38souhaiteraient réduire
29:38leur exposition
29:39au marché américain.
29:39Alors attention,
29:40il y a la communication
29:41et à l'effet.
29:41On a juste les chiffres
29:43pour 2025.
29:44La réalité,
29:44c'est que les flux de capitaux
29:45entrant sur le marché
29:47boursier américain
29:48sont un point haut
29:49en 2025.
29:50Donc ça permet aussi
29:50de mettre en parallèle
29:51avec ce qui est mis en avant.
29:53Mais effectivement,
29:53il y a quand même
29:54cette force de rappel
29:55de dire
29:55si vraiment,
29:56effectivement,
29:58il y a l'incertitude
29:59géopolitique
30:00ou les éléments
30:01mis en avant par Trump
30:02commencent à créer
30:03un peu trop d'inquiétude,
30:04on peut éventuellement
30:05en vendre.
30:06Vous avez Redalio
30:07qui est un investisseur américain
30:08qui a même parlé
30:08de risque de guerre
30:09des capitaux
30:10où effectivement,
30:10vous auriez des ventes
30:12éventuellement massives
30:13ou moins massives
30:14de bons du trésor américain.
30:15Je pense qu'il faut
30:16rationaliser le problème.
30:19Personne,
30:19et ça n'interviendra jamais,
30:20vous n'aurez pas
30:21de vente massive
30:21de bons du trésor américain.
30:23On l'a eu,
30:24les Chinois sont bien sortis.
30:25Mais pas massives,
30:26sur le temps long.
30:27Parce que sinon,
30:27c'est perdant-perdant.
30:29La Chine le fait très bien
30:30et c'est un processus
30:30encranché depuis de nombreuses années.
30:32La Russie aussi
30:32l'a fait à partir de 2014.
30:35Aujourd'hui,
30:35par exemple,
30:36vous avez eu au cours de la semaine
30:37un élément qui a créé
30:38un peu d'inquiétude,
30:39c'est le fonds de pension danois
30:40qui a annoncé
30:41qu'il allait vendre
30:42jusqu'à 100 millions
30:42de bons du trésor américain,
30:44100 millions de dollars
30:44de mémoire,
30:45ce qui représentait
30:46tout ce qu'il possédait.
30:47Déjà, 100 millions,
30:48ça reste faible.
30:49Et surtout,
30:49le point qui est important,
30:50c'est que le fonds danois,
30:51de pension danois,
30:52avait une stratégie
30:53depuis longtemps,
30:54avant Trump d'ailleurs,
30:55de réduire son exposition
30:56aux bons du trésor américain.
30:57Donc,
30:57il n'y a pas du jour...
30:58Je pense qu'il faut se garder
30:59de se dire
31:00qu'il y a un effet Trump
31:00qui est mesurable aujourd'hui.
31:02Ça peut créer
31:02de la volatilité sur les marchés,
31:04on l'a très nettement vu.
31:05Et il y a un autre phénomène
31:06qui est peut-être plus important,
31:07c'est que la hausse
31:08des taux longs aux Etats-Unis,
31:09c'est aussi en partie lié
31:10à la hausse des taux longs au Japon.
31:12Ça mériterait d'ailleurs
31:13une émission.
31:14Mais pour faire de manière
31:14très rapide au Japon,
31:15ça a de nouveau augmenté
31:16parce que vous avez
31:17des élections législatives
31:18le 8 février.
31:19Avant les élections législatives,
31:21comme c'est systématiquement
31:22le cas au Japon,
31:23on parle de dépenses publiques
31:24et vous aviez déjà un plan
31:25au mois de novembre
31:26qui avait été adopté.
31:27Donc on rajoute encore par-dessus.
31:29Et bien évidemment,
31:30ça crée un peu d'incertitude
31:31parce que la Banque centrale
31:32normalise ses taux.
31:33Donc il y a ce sujet-là.
31:33Et on sait qu'il y a
31:34l'effet contagion au Japon-Etats-Unis.
31:36On l'avait eu aussi
31:36au mois de mai dernier.
31:37Donc peut-être que pour moi,
31:38le vrai risque,
31:39c'est plus ce qui se passe
31:40sur les taux longs japonais
31:41qu'un éventuel effet Trump
31:43ou débaixement de trade.
31:44Ce qu'il faut savoir,
31:45c'est que user
31:47de son portefeuille obligataire
31:49comme une menace,
31:51c'est une arme de dissuasion.
31:53Donc comme le nucléaire,
31:54ce n'est pas fait pour être utilisé.
31:56Mais c'est une arme de dissuasion.
31:58L'histoire nous a appris,
32:00Suez 56,
32:01nous a appris que ça pouvait marcher.
32:03Donc les Anglais,
32:05ils se sont mis à genoux
32:06devant les Américains
32:07lorsque les Américains
32:08ont menacé de vendre
32:10leur portefeuille
32:11de titre d'État britannique.
32:13Donc la dissuasion,
32:14dans certains moments particuliers,
32:16ça marche.
32:17Deuxième élément,
32:18en fait tous les taux longs remontent
32:20sauf aux États-Unis.
32:22Ils remontent aux États-Unis
32:24un tout petit peu.
32:25Ils remontent partout
32:25parce qu'il y a de vraies inquiétudes
32:27sur la stabilité,
32:29la soutenabilité
32:30des dettes publiques.
32:32Il y a des efforts à fournir.
32:33On n'a pas parlé de la France,
32:35mais pour assurer
32:36la soutenabilité
32:37de la dette publique,
32:38il faut qu'on réduise
32:39notre déficit
32:40de plus de 5 points
32:42de produits intérieurs.
32:43C'est gigantesque.
32:45Donc en fait,
32:46aux États-Unis,
32:47on n'a pas ça
32:47parce que,
32:48et c'est là où les Américains
32:49sont un peu plus malins
32:50que les autres,
32:51hélas,
32:52c'est vrai qu'ils savent
32:53qu'ils ont une difficulté
32:54et dans les mois qui viennent,
32:57en attendant les élections
32:58de mi-mandat,
32:59on ne doit pas avoir
33:00de hausse des taux longs
33:01aux États-Unis
33:01comme il faut que l'inflation
33:03reste sage.
33:04C'est les deux conditions
33:05pour qu'ils ne se ramassent pas trop
33:06nos amis républicains.
33:08Et donc en fait,
33:09ils essaient de jouer
33:10sur tous les tableaux
33:11pour faire que les taux
33:12restent bas.
33:13Alors je n'entre pas
33:14dans les détails,
33:15après il y a des contre-effets
33:16de tout ça,
33:16mais les taux longs
33:17dans le contexte actuel
33:19sont voués à la hausse.
33:20La question,
33:21c'est quel impact
33:22ça aura sur les marchés actions.
33:24Il y a des moments
33:24où hausse des taux longs,
33:25hausse des actions,
33:26ça va de compère.
33:28Il y a des moments
33:28où c'est l'inverse
33:29et la clé de tout ça,
33:31c'est l'inflation.
33:32Il ne faut pas
33:32que l'inflation accélère.
33:33Alors on se tourne maintenant,
33:34vous avez un statut de gourou,
33:36Sébastien,
33:37compte tenu de votre classement
33:38de l'année dernière.
33:40Donc la France vous écoute
33:41et veut savoir,
33:42d'après vous,
33:43où va la bourse en 2026 ?
33:45J'ai deux gourous là,
33:48j'ai Warren Buffett
33:49et j'ai le gagnant
33:50du concours de l'année dernière.
33:52Grosse responsabilité.
33:54Grosse responsabilité
33:54sur nous deux,
33:55je partage.
33:56Pas forcément
33:57pour vous aider, Marc.
33:59Non, non,
34:00là vous ne pouvez pas
34:00vous défiler les gars,
34:01là on a besoin de vous.
34:02Déjà,
34:03premièrement,
34:04ce que vous avez dit
34:07tout à l'heure
34:07sur l'importance,
34:10le rôle des États
34:11et le fait que sans les États
34:12il n'y a pas de croissance,
34:13ça veut dire une chose,
34:15ça veut dire
34:16qu'aujourd'hui
34:18on va revenir
34:19à ce qu'on appelle
34:20la prédominance nouvelle
34:22du stock picking.
34:23C'est-à-dire que
34:24dans un monde
34:24sans croissance,
34:25il va falloir être
34:26très sélectif
34:27sur qui on soutient
34:28et dans quoi on investit.
34:31Et ça n'a pas été le cas
34:33depuis 3-4 ans.
34:34Vous avez essayé
34:34de gagner du temps.
34:35Parce que c'était du momentum.
34:36Donc moi,
34:37je pense que là
34:38où on doit investir
34:39en 2026,
34:41c'est à nouveau
34:42sur les small et limite cap,
34:43donc sur les sociétés
34:43plus petites
34:44qui, elles,
34:45vont avoir de la croissance
34:47dans des niches.
34:48Premier élément.
34:49En Europe,
34:51pourquoi en Europe ?
34:52Parce qu'on est
34:53moins exposé au dollar
34:54et le dollar
34:55il est tendanciellement baissier.
34:57Et quiconque
34:58a regardé son portefeuille
34:59en 2025
35:00en euros,
35:01il a vu que c'était
35:01très différent
35:02par rapport à sa performance
35:03en 2025,
35:04en dollars.
35:05Ça, ça va continuer.
35:07Donc small et limite cap
35:08européenne,
35:09plein de secteurs,
35:10très liés à la souveraineté.
35:11Donc ça,
35:12on est assez confiants
35:13là-dessus.
35:14Dans les secteurs,
35:15la santé,
35:17la santé est aujourd'hui
35:18le secteur
35:19qui, aujourd'hui,
35:20a la plus grande
35:21décorrélation
35:22entre la croissance
35:22et la valorisation.
35:24Moi, je pense que
35:25la santé est vouée
35:26à une croissance forte.
35:28Et pour la petite histoire,
35:29le prix Nobel de chimie
35:30en 2024,
35:31c'était Demi Sassabis
35:32qui est le patron
35:33de Google.
35:34Donc l'impact
35:35de l'IA
35:36et de la technologie
35:37sur les produits santé
35:38à venir va être massif.
35:41Donc je pense...
35:41Oui, mais à la limite,
35:42si on vous suit,
35:43on se dit,
35:43si on veut,
35:44on suit votre raisonnement
35:45jusqu'au bout.
35:46Si je veux investir
35:46dans la santé de l'avenir,
35:47j'investis dans Google
35:48et pas forcément
35:50dans le secteur de la santé.
35:51Pareil,
35:51mais Google étant
35:52un mastodonte,
35:53il vivra au rythme
35:55des mastodontes,
35:55même si c'est un mastodonte
35:56qui fait un pourcent
35:56de croissance.
35:57Alors que si vous êtes
35:58dans des sociétés spécifiques,
35:59vous aurez plus de leviers.
36:01Et enfin,
36:01l'énergie,
36:03et c'est Elon Musk
36:04qui l'a dit,
36:05la nouvelle unité de valeur,
36:06c'est peut-être le Watt.
36:09Et donc l'énergie,
36:10donc des secteurs
36:11qui historiquement
36:11n'étaient pas particulièrement
36:13sexy en bourse
36:13comme les utilities,
36:15notamment aujourd'hui,
36:16se retrouvent
36:17avec beaucoup de croissance
36:18et central stratégiquement.
36:20Donc small mid-cap,
36:21santé, utilities, Europe.
36:25D'accord.
36:25Là, vous avez répondu
36:26à la deuxième question
36:27qui vient après,
36:28donc on va faire sauter,
36:29c'est pas grave,
36:29qui était quel placement de l'année,
36:31quelle allocation d'actifs,
36:32mais merci.
36:32Mais vous n'avez pas répondu
36:33à la question,
36:34est-ce qu'on peut avoir
36:35un krach boursier en 2026 ?
36:36Alors...
36:37Alors, bien sûr.
36:40Attendez, Romain,
36:42vous aurez la parole bientôt.
36:43Allez-y.
36:45Sébastien.
36:45Bah, si c'est...
36:47Celui qui a écrit
36:49Le signe noir
36:50a écrit quelque chose
36:52de très intelligent,
36:53qui disait qu'en fait,
36:54quand ça arrive,
36:55tout le monde le justifie
36:56à posteriori,
36:57mais personne ne l'a vu venir.
36:57Donc la réponse,
36:58est-ce qu'il peut y avoir
36:59un krach en 2026 ?
37:01Évidemment.
37:02Évidemment.
37:03Romain Burnan,
37:04est-ce qu'il peut y avoir
37:04un krach boursier en 2026 ?
37:06Un homme qui déteste
37:07parler des indices
37:08et qui n'aime parler
37:08que des valeurs.
37:09Oui, oui,
37:10j'aime bien parler des indices
37:11et des krach boursiers
37:11parce que la vie financière
37:13est faite de bulles et de krach.
37:15Bien sûr.
37:15Il n'y a pas besoin
37:17de regarder l'histoire
37:18pour savoir.
37:19Nous, on a eu un krach
37:20en 2020 avec le Covid.
37:23On a eu une forme de...
37:24Alors, c'est une très forte
37:25baisse des marchés
37:26avec la guerre en Ukraine,
37:27en Europe.
37:30Donc on est dans un environnement
37:32et on a eu même
37:33une baisse de 20%
37:34au Nasdaq aux Etats-Unis
37:35malgré la puissance
37:37des 7 magnifiques,
37:38comme dit Hervé,
37:39de 20%.
37:40Le Nasdaq a baissé de 20%
37:42juste pour une question
37:43de droit de douane
37:44qui après a été réglée
37:46rapidement.
37:47Donc oui,
37:48on est dans un marché
37:49qui est très instable
37:49et on parle effectivement
37:51de débasement
37:52de la monnaie.
37:54Il y a une fuite
37:54vers l'or,
37:55il y a une fuite
37:55vers les métaux précieux,
37:56il y a une fuite
37:57vers les matières premières,
37:58il y a une fuite
37:59devant la monnaie
37:59et l'avantage des actions
38:01c'est que ce sont
38:01des actifs réels.
38:02Alors, ce sont des actifs réels
38:03mais volatiles.
38:04Mais ce sont des actifs réels
38:05et donc mon cher directeur
38:07général André
38:08était venu ici
38:09pour vous dire
38:10que les actions
38:11sur les 25 dernières années
38:12avaient gagné
38:127,7% par an.
38:14On doit le redire.
38:15L'or c'est 5% par an
38:17sur les 25 dernières années,
38:18les fonds en euros
38:19c'est 2-3%
38:20et l'inflation
38:21ça a été 2%.
38:22Donc sur 25 ans
38:23il faut investir en actions,
38:25on ne sait pas
38:25quand il y aura des craques
38:26mais on sait qu'il y en aura.
38:27Et alors ce qu'il faut
38:28dans ce cas-là
38:28c'est avoir une allocation
38:29d'actifs
38:29qui tiennent compte
38:30à chacun
38:31de son inversion au risque
38:33et celui qui effectivement
38:34n'est pas capable
38:35de tolérer une baisse
38:36de 20%
38:36de son portefeuille d'actions
38:37ne devrait pas en avoir.
38:39C'est ça le truc.
38:40C'est ça le truc,
38:41c'est 20%.
38:42C'est-à-dire
38:42est-ce que je peux tenir 20%
38:44ou sinon j'y vais pas ?
38:45Sinon j'y vais pas.
38:45Et il y a des bulles
38:46et des craques justement
38:47parce que quand les bulles
38:48il y a plein d'acheteurs
38:50et quand il y a des craques
38:50il y a plein de gens
38:51qui vendent
38:51parce qu'ils sont dégoûtés
38:53et ils ont envie d'endre.
38:54Donc c'est parce qu'ils sont nerveux
38:55ou parce qu'ils sont nerveux
38:56parce qu'ils sont aussi
38:57éventuellement en insécurité financière
38:58parce que peut-être
38:59ils ont de la dette en face
39:00parce que voilà.
39:01Donc on est dans un marché
39:02qui est aux Etats-Unis
39:03c'est vrai que les particuliers
39:04américains sont investis
39:06on a des statistiques
39:07qui sont publiées
39:07par Bank of America Merlin
39:09sur ses propres clients
39:10en banque privée
39:11ils sont aujourd'hui investis
39:12à 65% d'actions.
39:14C'est très haut.
39:15C'est très haut
39:15c'est un peu
39:16alors c'est pas la première fois
39:18qu'on est à ce niveau-là
39:18mais c'est des niveaux
39:19qui sont...
39:20Les fois on a été là-bas
39:21c'était en 2000
39:22et en 2007
39:22qui n'est pas très rassurant.
39:23Et Sébastien nous a donné
39:25sa répartition
39:27il a répondu
39:28à la question suivante
39:29votre répartition
39:30si on dit action
39:31c'est quoi ?
39:32Alors si on dit action
39:33je dirais
39:34souveraineté européenne
39:35donc je reprends un terme
39:36qui nous est cher
39:37correspondant au réveil
39:39de l'Europe
39:39depuis 10 ans
39:43les investisseurs étrangers
39:44ont quitté l'Europe
39:45en termes d'investissement
39:46ils sont revenus
39:47justement avec le plan allemand
39:49avec le plan de réarmement
39:50ils sont revenus
39:51pas pour acheter
39:52LVMH
39:52ou ASML
39:53ou Novo Nordis
39:54ils sont revenus
39:55pour acheter des valeurs
39:56qu'ils n'avaient pas
39:56dans leur portefeuille
39:57donc pas les méga caps européennes
39:58pour acheter les valeurs
40:00qui sont tout trop
40:01que les méga caps
40:01et donc il y a une inversion
40:03très nette
40:03en 2025
40:04c'est que les valeurs
40:06plutôt européennes
40:09du CAC 40
40:09pour les définir
40:10ont monté de 30%
40:12alors que les valeurs
40:13du CAC 40 global
40:14donc surtout les LVMH
40:15les Sanofi
40:17ou même les Total
40:18n'ont monté
40:18que 3%
40:19l'an passé
40:19donc il y a vraiment
40:21eu un retour d'émisseur
40:22vers les valeurs
40:22qu'il y avait un sous-jacent européen
40:24parce que ce sous-jacent européen
40:25était très peu cher
40:26et reste pas très cher
40:27ça reste votre thème
40:28ça reste un thème
40:30et si en plus
40:31on croit au réveil de l'Europe
40:32plus durable
40:33que juste une réaction
40:34un coup de pied
40:34d'un président américain
40:35alors là effectivement
40:36on a un boulevard devant nous
40:38et c'est
40:38Hervé disait
40:39qu'il y avait
40:39davantage à gagner
40:413-4 fois
40:41vous avez cité
40:42davantage à gagner
40:44une réorganisation industrielle
40:45de l'Europe
40:46par rapport
40:46à ce qu'on avait à perdre
40:48par rapport
40:48au droit de douane américain
40:49c'est ça
40:50où on a un vrai gisement
40:51et ce gisement là
40:52c'est les banques
40:53c'est les compagnies télécom
40:54c'est des sociétés
40:56petites et moyennes
40:56européennes éventuellement
40:58sur lesquelles on peut trouver
40:59une niche
41:00et je dirais c'est ça
41:01donc il y a ce thème là
41:02et dans les pays
41:04on peut dire la Grèce
41:05ah ouais
41:06voilà
41:06la Grèce
41:07qui est un pays
41:07qui est en train
41:09de se redresser
41:10qui a fait peur
41:11à tout le monde
41:12qui est sur un bon parcours
41:13boursier à partir
41:14des niveaux
41:14qui étaient très très très bas
41:15et qui est dans un cercle
41:17vertu actuellement
41:18et on a des valeurs grecques
41:20qui sont très intéressantes
41:21aujourd'hui
41:21alors à tous nos amis grecs
41:22qui nous écoutent
41:23voilà on va acheter
41:24de la Grèce
41:25le top ou flop
41:26de la semaine
41:27pour vous Hervé Goulettière
41:28alors moi j'ai un flop
41:30c'est la décision
41:31de la commission européenne
41:33de mettre un plancher
41:36sous le prix
41:38des voitures électriques
41:39chinoises
41:40importées en Europe
41:42et ce au détriment
41:43d'une taxation
41:45qui pouvait aller
41:46jusqu'à 20%
41:47ça veut dire
41:48que l'argent
41:49ira chez les chinois
41:50n'ira pas
41:51chez nous
41:52ça veut dire
41:54que les chinois
41:55continuent
41:56à être libres
41:57de faire
41:57tous les gains
41:58de productivité
41:59qu'ils veulent
41:59et puis en termes
42:00de relations
42:01c'est quand même
42:02un message gentil
42:04envoyé aux chinois
42:05et ça veut dire
42:06que dans cette reconfiguration
42:08de la géographie
42:09économique du monde
42:09on reste naïf
42:10et faible
42:11et bien on se dit
42:12puisqu'avec les américains
42:13ça marche pas très bien
42:14il faudra bien qu'on fasse
42:15avec les chinois
42:16bon je suis pas sûr
42:17que ça soit
42:17une très riche idée
42:18Sébastien
42:20mon flop
42:21c'est la vérité
42:22on l'a vu
42:23avec le discours
42:24de Trump
42:24qui a dit
42:25que les Etats-Unis
42:26dépensaient
42:26contribuer à 100%
42:28au budget de l'OTAN
42:28la réalité c'est 16%
42:30il y a un très bon livre
42:31de Giuliano Dampoli
42:32qui s'appelle
42:33l'heure des prédateurs
42:33où il explique en fait
42:35que la réalité
42:36n'a plus court
42:37c'est juste
42:37ce qui se passe
42:38et ce qu'on dit
42:39ce qui se passe
42:40juste un truc
42:41parce que ça nous fait rire
42:42mais moins
42:43le CPI
42:44les chiffres
42:45d'inflation américains
42:46sont trafiqués
42:47vous savez
42:48qu'il a viré
42:49la patronne de l'INSEE
42:50américain
42:51parce qu'il n'aimait pas
42:52les chiffres
42:52les chiffres du CPI
42:55on sait aujourd'hui
42:56qu'il y avait des données
42:57qu'on ne disposait pas
42:58et qu'ils ont mis
42:590 versus la moyenne
43:01c'est à dire
43:02que les chiffres récents
43:03sont faux
43:04c'est à dire
43:05qu'on aura la réalité
43:06de tout ça
43:06dans 3-4 mois
43:08et vu l'importance
43:09de l'inflation
43:10sur les taux longs
43:11c'est un risque
43:11Romain
43:13top ou flop ?
43:13très rapidement
43:14top flop
43:15c'est le budget français
43:16c'est un top
43:17parce que finalement
43:18il a des chances
43:19d'aboutir
43:20et c'est un flop
43:21parce qu'il a quand même
43:21fallu 3 mois
43:22pour aboutir
43:22à un résultat
43:23qui ne demande pas
43:24une vraie direction
43:25mais c'est comme un top
43:26on a des chances
43:27d'avoir un budget
43:28dans quelques jours
43:29flop ?
43:30sur la Chine
43:31la demande de prêt
43:32est quasiment proche
43:33de zéro en décembre
43:34et donc effectivement
43:34ça nous donne aussi
43:35un aperçu
43:36de la faiblesse
43:37de la demande intérieure
43:38en Chine
43:38on reste sur une Chine
43:39qui est très dépendante
43:39des exportations
43:40donc il n'y a pas intérêt
43:41à une guerre commerciale
43:42ouverte avec les Etats-Unis
43:43à présent
43:43allez on passe
43:44au top 3
43:45on a remis tout à zéro
43:46Frédéric Rosier
43:47qui était numéro 2
43:48et numéro 1
43:49depuis le début de l'année
43:51enfin cette semaine
43:52Céline Picmal
43:53qui était numéro 3
43:54est passé numéro 2
43:55Léa Dunant-Châtelet
43:56est passé numéro 3
43:58et maintenant
43:59puisque j'ai la chance
44:00d'avoir et le gourou
44:01et Warren Buffett
44:02je voudrais une musique
44:03qui fasse peur
44:04je vais commencer par
44:05Warren Buffett
44:06dit Romain Burnan
44:07en France
44:07on va voir votre portefeuille
44:09Romain vous allez me dire
44:10donc c'est le portefeuille
44:11que vous avez avec votre
44:12associé André
44:14je vous donne les valeurs
44:15vous me dites si vous gardez
44:16ou si vous vendez
44:17on a du Alten
44:18je garde
44:19on a du BNP Paribas
44:21je garde
44:21on a le roi du poulet LDC
44:23je garde
44:24on a Unibail Rodamco
44:25je sors
44:27pourquoi ?
44:28il reste du potentiel
44:29mais moindre
44:29le titre s'est bien revalorisé
44:31et si c'est vrai
44:32on craint une hausse des taux longs
44:33on peut être à risque
44:34sur une société
44:34qui est valorisée en partie
44:36par rapport au tout
44:37Canal Plus ?
44:38Canal Plus on garde
44:39LVMH ?
44:40LVMH j'en sors
44:41pourquoi ?
44:42on a eu un très bon rebond
44:44on avait une approche
44:45qui était tactique
44:45le marché était dégoûté
44:47de LVMH
44:49le rebond est fait
44:50la valorisation est correcte
44:52on a du Herst Bank
44:53Herst Bank on garde
44:54et on a du EMEIS
44:56pardon
44:56EMEIS on garde
44:57qu'est-ce qu'on achète Romain ?
44:58on achète Orange
44:59alors on reprend le train en marche
45:01sur Orange
45:01parce que l'État a déjà bien monté
45:03mais ça fait partie des valeurs
45:04où il pourrait y avoir
45:05une consolidation intra-française
45:07vous jouez la vente de SFR ?
45:10on joue la vente de SFR
45:11ce qui devient de plus en plus probable
45:13si on en suit la logique
45:15de l'affaiblissement de SFR
45:16et les intérêts des acteurs
45:18et on joue aussi un plan d'Orange
45:20qui va être annoncé
45:21dans quelques semaines
45:22et qui devrait donner
45:23un peu de visibilité au marché
45:25on se retourne vers notre gagnant 2025
45:28Sébastien Lalevé
45:29de grosses responsabilités
45:30je vais vous donner vos valeurs
45:32vous me dites
45:32si vous les gardez ou pas
45:33Selectis
45:34je garde
45:34Reward Media
45:35je garde
45:36SMCP
45:37je garde
45:37Valourec
45:38je garde
45:39Soprasteria
45:39je garde
45:40vous avez de la Française de l'énergie
45:42idem
45:43Idé Logistics
45:44je garde toujours
45:45Télé Performance
45:46je garde
45:46Zalendo
45:47je garde
45:48Infineon
45:49je garde
45:49Ipsos
45:50je garde
45:512G Énergie
45:52Aguay
45:52je garde
45:53qu'est-ce qu'on achète ?
45:54on achète Sartorius
45:55Tédim
45:56valeur dans l'équipement
45:59pharma et biotech
46:0020 milliards de capitalisation boursière
46:023 milliards de chiffre d'affaires
46:03c'est une valeur Covid
46:04qui a beaucoup monté à cette époque-là
46:07c'est la santé
46:08c'est la santé
46:08bien sûr
46:09on est dans votre thème
46:10voilà exactement
46:11c'était 500 euros
46:12de cours de bourse
46:13fin de 21
46:14début 22
46:14c'est 200 aujourd'hui
46:16pourquoi ça a baissé ?
46:17parce qu'ils ont massivement déstocké
46:19ça a duré beaucoup plus longtemps que prévu
46:20et ça y est
46:21c'est reparti
46:22le déstockage est terminé
46:23il y a beaucoup de capex
46:24dans l'industrie pharma
46:25qui est prévu
46:26donc ils vont en bénéficier
46:27ça avait de la croissance
46:29à 2 chiffres en résultat
46:30à plus de 10%
46:31en chiffre d'affaires
46:32donc le déstockage est fini
46:34le timing est bon
46:34on y va
46:35comment vous expliquez juste
46:37on a un petit peu de temps
46:39que j'avais voulu garder
46:40bon vous avez fait
46:41une très belle performance
46:42sur notre portefeuille
46:43en 2025
46:44il y a des tuyaux
46:45il y a des choses
46:46des enseignements
46:46qu'on peut tirer
46:47ou est-ce que c'était juste
46:48un coup de bol ?
46:49en fait il y a des sociétés
46:51bon moi c'est un portefeuille
46:52qu'entre guillemets
46:53j'ai depuis longtemps
46:53une société comme Exile
46:54qui n'est plus dans le portefeuille
46:56ça a été une de nos premières lignes
46:58dans les fonds
46:59pendant longtemps
46:59Exile Technologies
47:00Exile Technologies
47:01on l'a portée
47:02elle a explosé en 2025
47:04c'est lié à la défense
47:05aux drones
47:06il y avait Médincelle
47:07qui est dans la santé
47:08il y avait pas mal
47:09il y avait pas mal de thématiques
47:10en fait le problème
47:11on parlait du krach
47:13tout à l'heure
47:13d'un risque de krach
47:14ce qui est compliqué
47:14dans l'analyse statistique
47:16de la performance
47:16sur long terme
47:17c'est que si vous excluez
47:19les 10 plus grosses journées
47:20sur la période
47:21votre perf
47:22elle n'est pas à 7%
47:23mais elle est peut-être
47:23à 2 ou 3
47:24donc en réalité
47:25la gestion du timing
47:27quand on est investisseur
47:29est extrêmement compliquée
47:30Vous vous êtes plaint
47:31pendant des années
47:32du fait que
47:32vous aviez une performance
47:34qui était moins bonne
47:35parce que vous aviez
47:36trop de valeur
47:37et finalement
47:37vous avez eu beaucoup de valeur
47:39et vous avez eu
47:39la meilleure performance
47:40est-ce qu'il faut avoir
47:41plutôt beaucoup de valeur
47:42ou pas assez de valeur ?
47:44Est-ce qu'il faut avoir
47:44des portefeuilles
47:45très regroupés
47:46avec des fortes convictions
47:47ou est-ce qu'au contraire
47:49il faut être très diversifié ?
47:50Là on en a
47:51j'en ai une quinzaine
47:51il n'y a personne
47:53il n'y a aucun gérant de fonds
47:54qui a 15 lignes
47:56dans son portefeuille
47:57donc en réalité
47:58c'est une concentration de risque
48:01moi je ne sais pas
48:02combien Romain a donné
48:04Romain il vaut mieux
48:04avoir un portefeuille
48:06qui est très regroupé
48:06avec des fortes convictions
48:07ou au contraire
48:08vous conseillez aux gens
48:09qui nous écoutent
48:09pas des professionnels
48:10des gens qui ont leur portefeuille
48:12d'avoir au contraire
48:13une diversification du risque
48:14quitte à forcément
48:15avoir une dilution
48:17à la fois du risque
48:18mais à la fois du rendement
48:19Non moi je conseille
48:20aux particuliers
48:21un portefeuille concentré
48:22pour que les gens
48:23puissent connaître
48:23C'est quoi concentré ?
48:24Combien de valeurs ?
48:24Concentré ce serait
48:25une dizaine max
48:26parce que l'intérêt
48:28c'est de bien connaître
48:29ces valeurs
48:30et ce n'est pas de choper
48:32la recommandation
48:33comme ça de quelqu'un
48:35même venant de nous
48:36parce que nous
48:37on recommande un titre
48:38aujourd'hui
48:38mais on ne va pas vous dire
48:40forcément exactement
48:41le jour on va le vendre
48:43donc éviter la corrélation
48:45c'est-à-dire avoir des titres
48:46qui ne sont pas corrélés
48:47entre eux
48:48c'est-à-dire avoir
48:48différents secteurs
48:49et donc en une...
48:51Donc une diversification
48:52donc pas forcément
48:53beaucoup de titres
48:53mais une diversification
48:54sectorielle par exemple
48:56Exactement
48:56Oui c'est ça
48:57Ou alors on est très actifs
48:59et on est capable
49:00de tourner
49:00Oui ce qui n'est pas
49:01le métier des gens
49:02Ce qui n'est pas
49:03le métier des gens
49:03donc ça dépend
49:04si vous voulez
49:05j'achète pour l'éducation
49:06de mes enfants
49:07pour aller à l'université
49:08de mes enfants
49:08et bien dans ce cas-là
49:09on diversifie sectoriellement
49:11et on ne regarde pas
49:12mais comme dit Romain
49:13il ne faut pas se diluer
49:15en disant
49:16on rachoute plein de trucs
49:17et on ne comprend pas tout
49:18et on ne connaît pas bien
49:19Donc ce que dit Romain
49:21quand même
49:21est-ce que vous dites
49:22c'est peu de valeurs
49:24et surtout
49:25c'est important
49:25ce que vous avez dit
49:26des valeurs
49:26qu'on connaît
49:27et qu'on comprend
49:27Il faut avoir une...
49:29Il faut suffisamment
49:31connaître les valeurs
49:32pour ne pas se laisser
49:33influencer par la variation
49:34de leur compte de bourse
49:35Merci de nous avoir suivis
49:37merci à tous nos invités
49:38de marque
49:38on se retrouve la semaine prochaine
49:39on m'annonce
49:40on m'annonce
49:41dans l'oreillette
49:41qu'elle sera exceptionnelle
49:42l'émission de la semaine prochaine
49:43surtout n'oubliez pas
49:44que vous pouvez nous écouter
49:45nous voir
49:46nous réécouter
49:46nous revoir en replay
49:47en podcast
49:48sur toutes les plateformes
49:49C'est votre argent
49:53sur BFM Business
49:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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