- il y a 10 heures
Ce vendredi 13 février, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie Taux chez Amundi Institute, Frédéric Rozier, gérant chez Mirabaud France, et Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00Oui, je sais, je sais, la tempête Nils, ça fait des ravages, mais moi j'ai trois bonnes nouvelles.
00:04C'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle.
00:07J'ai même une quatrième bonne nouvelle.
00:09Vous avez été plus de 210 000 personnes à télécharger le podcast de l'émission
00:15et on continue à progresser mois après mois.
00:19Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, PIB par habitant, vous allez voir.
00:24On a beaucoup parlé du fait que le PIB par habitant de l'Italie avait dépassé celui de la France.
00:29Quelles conséquences en tirer ? La question macro, quels sont les pays qui vont tirer la croissance en 2026 ?
00:34On voit que ça tire très fort du côté des pays émergents, ça tire assez fort du côté des États-Unis.
00:42Qu'est-ce qui va se passer en 2026 ?
00:44Le chiffre de la semaine, on va parler de l'emploi.
00:45On va parler de l'emploi aux États-Unis qui est sorti cette semaine,
00:48mais on va parler aussi de l'emploi en France avec le chiffre du chômage qui continue à progresser.
00:52En deuxième partie de l'émission, on voit la bourse, ça décoiffe.
00:57Parce que derrière les indices, on a l'impression que ça ne bouge pas tellement.
01:00Puis derrière, on appelle ça de la rotation sectorielle.
01:03Moi, j'ai envie de dire que c'est de la destruction sectorielle.
01:06On va en parler parce que c'est vraiment l'événement marquant de cette semaine sur la bourse.
01:10C'est des semaines qui viennent de passer.
01:12Justement, dans ce contexte, quel placement privilégié ?
01:15Le top ou le flop, comme d'habitude ?
01:18Et puis le top 3 des gérants pour 2026 et les actions à acheter ou vendre.
01:21Mais vous le savez, maintenant, pour une émission exceptionnelle, surtout dans ce climat exceptionnel,
01:26il faut des invités encore plus exceptionnels de semaine en semaine.
01:29J'ai le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance.
01:32Alors, je ne sais pas si c'est parce qu'il y a les JO d'hiver,
01:34mais on n'a que des médailles d'or, des médailles d'argent et des médailles de bronze.
01:38Alors, elle, c'est la médaille d'or du triathlon Économie-Finance-Marché.
01:43Valentine Ennouz, bonjour.
01:44Vous êtes responsable de la stratégie Tosh à Mundi Institute.
01:47Bonjour.
01:48Médaille d'or, c'est pas grave.
01:48Merci, je suis flattée.
01:50Allez, on passe à la médaille d'argent.
01:52Il a passé une partie de l'année sur le podium des gérants 2025
01:55pour finir deuxième de très peu, Frédéric.
01:58Ça s'est fait.
01:59Allez, une journée de bourse.
02:02Bravo, Frédéric.
02:03Vous êtes correspondable de gestion de portefeuille chez Mirabeau.
02:06Et on est bien content de vous avoir.
02:08Médaille de bronze, maintenant.
02:09Elle nous a répété depuis des mois, même un peu plus que ça,
02:12qu'il fallait investir sur l'or,
02:14ce qui lui a permis ainsi de finir sur le podium des gérants.
02:17Bravo aussi, Céline.
02:20Céline Picmal, vous êtes présidente de Picmal Cofton Investment.
02:24Et là, vous nous aviez bien...
02:25Là, on ne peut pas dire que...
02:27Ce n'est pas la peine de nous dire oui, mais vous vous rappelez,
02:29je vous ai dit, il y a des invités qui me disent,
02:30oui, vous vous rappelez, il y a un an et demi,
02:32je vous avais dit que ça allait se passer.
02:32Non, vous, vous l'avez dit, répétez.
02:34Et puis, on a la médaille d'or des études, des éditos,
02:38notamment un édito passionnant dans les échos de vendredi
02:41sur le déclassement français
02:42de différents directeurs généraux de Rex & Code.
02:45Et c'est marrant parce que le sujet de votre édito
02:48vendredi dans les échos,
02:49c'est le mot de la semaine de l'émission.
02:51Et on ne s'était pas conservé.
02:52Et on n'a même pas fait exprès.
02:53Et on ne l'a même pas fait exprès.
02:54J'ai envie de dire,
02:55les petits esprits comme les miens rencontrent les grands comme les vôtres.
02:58Allez, le mot de la semaine,
02:59PIB par habitant, justement.
03:01On en a beaucoup parlé dans les médias.
03:04L'Italie qui a dépassé la France sur le PIB par habitant.
03:08Et puis, on a vu des trucs, des commentaires,
03:11Denis, qui étaient un peu pas précis.
03:14C'est-à-dire, on disait,
03:14ah oui, mais le niveau de vie des Français
03:16est moins bon que le niveau de vie des Italiens.
03:18Et puis, on a parlé de pouvoir d'achat.
03:20Enfin, on a un peu tout mélangé.
03:22Alors, on va essayer de remettre un peu d'ordre dans tout ça.
03:25PIB par habitant, qu'est-ce que ça mesure ?
03:27Alors, le PIB par habitant, c'est vraiment la création de valeurs ajoutées
03:31qu'il y a sur le territoire,
03:33rapporté à la population,
03:35PIB par habitant.
03:37Ce n'est pas le niveau de vie.
03:39Parce que cette valeur, en fait,
03:42après, va s'attribuer dans différentes dimensions.
03:45Une partie va s'affecter au déficit public.
03:48Une partie va...
03:49L'essentiel va aller au revenu des salariés.
03:52Parce qu'il faut toujours garder comme représentation
03:55le PIB comme étant une triple identité.
03:58Le PIB, produit intérieur brut,
03:59c'est la somme de ce que l'on crée chaque année,
04:01des valeurs ajoutées que l'on crée chaque année.
04:03Cette valeur ajoutée, elle sert à quoi ?
04:05Elle sert à distribuer du revenu.
04:06Du revenu sous forme revenu salariaux,
04:09sous forme d'excédent brut d'exploitation des entreprises
04:11et sous forme d'impôts,
04:13en particulier d'impôts sur la production.
04:15Et c'est parce qu'il y a ces revenus
04:16qu'ensuite, on va les dépenser.
04:18On va les dépenser en consommation,
04:19en investissement.
04:20On va faire des échanges extérieurs
04:22et puis on va faire des dépenses publiques.
04:23Et donc, il faut regarder chacun de ces trois éléments.
04:26Le deuxième élément, celui qui est lié
04:28au revenu qui déclenche les dépenses,
04:31c'est quand on va regarder les dépenses,
04:33qu'on va regarder le niveau de vie des...
04:35Et ça, c'est quand même différent.
04:37Parce que nous, une partie de notre production,
04:38elle va par exemple au remboursement de date-date.
04:40Oui, tout à fait.
04:41Et puis c'est différent.
04:42Donc, elle ne va pas dans le pouvoir d'achat.
04:43Oui, parce que le niveau de vie,
04:45il est assuré certes par les services que vous achetez,
04:48par le salaire que vous avez obtenu
04:50dans votre activité.
04:52Mais il y a aussi une partie de votre niveau de vie
04:54qui est conditionnelle aux services publics
04:56et qui vous sont adressés.
04:58Le fait que, par exemple,
04:59on ne dépense pas sur de la santé,
05:01ce n'est pas une dépense qui est faite par les ménages,
05:04mais qui profite aux ménages.
05:06Et ça participe à leur niveau de vie
05:07alors même que ça n'entre pas dans le salaire.
05:11Donc, c'est pour ça que niveau de vie et richesse,
05:13ce n'est pas tout à fait la même chose.
05:14Alors, juste une précision,
05:15parce que c'est très important,
05:16les gens ne le savent pas.
05:17C'est très simple pour le secteur privé
05:19de calculer, en fait, la production.
05:23Par contre, pour le secteur public,
05:25en fait, on prend simplement la rémunération.
05:28Exactement.
05:29Donc, ça veut dire qu'en gros,
05:30si on augmentait le nombre de fonctionnaires
05:32et on augmentait les salaires des fonctionnaires,
05:34on ferait grimper le PIB.
05:35On ferait grimper le PIB,
05:37parce que c'est vrai des services publics en général
05:40et également de certaines activités de service
05:42où, en fait, on va mesurer la valeur ajoutée
05:45à la hauteur de la rémunération
05:48que l'on verse aux salariés
05:49pour pouvoir réaliser ce service public.
05:52Il s'agit d'un service public d'éducation,
05:54également pour le service de...
05:56Mais pour le chiffré, c'est le salaire.
05:58C'est le salaire, tout à fait.
05:59Ce qui est un peu absurde.
06:01Parce que ça veut dire que ça pousserait même
06:04à créer de la croissance de façon artificielle
06:06en augmentant notre service public.
06:07C'est pour ça qu'il faut bien regarder ce qu'il y a.
06:09Il ne faut pas s'arrêter à la seule lecture du PIB.
06:12Mais bien en comprendre la composition,
06:14comment ce PIB se façonne,
06:17avec quel type de service on le fait.
06:19Si on regarde le classement de la France
06:21à PIB par habitant,
06:22et si on enlève,
06:23parce que dans les classements,
06:24il y a des petits États,
06:26ce n'est pas du tout pour être péjoratif,
06:28mais il y a des États qui sont moins représentatifs.
06:30On voit que la France est déclassée,
06:32année après année.
06:33Ça vous inspire quoi, Valentine ?
06:35Ça nous inspire.
06:36Pour moi, il y a quand même un vrai problème.
06:38Déjà, c'est qu'il y a un problème
06:39de gain de productivité en France.
06:40On n'investit pas assez
06:42en termes de recherche en développement.
06:44Aussi, on n'investit pas assez dans l'éducation.
06:47Il y a un déclin sur notre niveau d'éducation en France.
06:50Et puis après, il y a un manque de travail.
06:52Si on regarde le nombre d'heures travaillées
06:54par rapport à nos homologues européens.
06:57C'est ça qui explique en partie
06:58le déclassement de la France
06:59quand on calcule le PIB par habitant ?
07:01On regarde le problème de productivité
07:03et le manque de travail,
07:05le nombre d'heures travaillées.
07:06Alors, ce n'est pas ceux qui ne travaillent pas assez.
07:09C'est qu'il n'y a pas assez de gens qui travaillent.
07:12Si on regarde, il y a un taux de chômage
07:13qui est quand même assez élevé
07:14chez les jeunes et chez les seniors.
07:16Et après, autre point qui fâche.
07:18La durée de vie de travail en France,
07:20elle est inférieure à celle que l'on a
07:23dans les autres pays européens.
07:25L'âge de départ, on retourne aux 63-64 ans.
07:27Nos homologues européens ont pour beaucoup
07:31passé la barre des 65 ans pour l'âge de départ.
07:3367 au Danemark et y prévoit 70 déjà.
07:35Exactement.
07:36Donc, on est très très loin.
07:38Donc, gain de productivité et manque de travail.
07:41Et puis, il y a aussi cette dérive du budget de l'État.
07:44On voit que les dépenses de l'État
07:45ont favorisé les dépenses de consommation
07:49aux dépenses d'investissement et d'éducation.
07:52Donc, ça, ça a aussi contribué à cette détérioration
07:55du PIB par habitant.
07:57Pourquoi on n'arrive pas à avoir un classement ?
07:59J'ai regardé pour savoir combien on était classé,
08:0125e, 26e, 26e.
08:03Ce n'est jamais les mêmes classements.
08:04Pourquoi c'est aussi un parfait ?
08:05Et comment vous, vous expliquez,
08:07au-delà de ce que vient de dire Valentine,
08:09Denis, le déclassement régulier,
08:12progressif de la France ?
08:13Oui, alors, est-ce qu'on va regarder
08:15le PIB en euro courant ?
08:17Est-ce qu'on va regarder le PIB en corrigeant
08:19des écarts de prix ?
08:20Parce que les prix relatifs peuvent se déformer
08:22d'un pays à l'autre.
08:23Et puis, in fine, pour compléter
08:26sur ce qu'évoque Valentine,
08:27je pense que ce qui est important...
08:28Oui, parce que ce n'était pas complet.
08:29Si, si, mais justement...
08:30C'est ça que vous voulez dire ?
08:31Oui, c'est vous qui me le faites dire.
08:33Mais vous le pensiez très fort.
08:35Non, mais pour compléter,
08:36je pense que c'est très intéressant aussi
08:37de regarder le PIB,
08:39non pas par habitant,
08:40mais par personne d'âge actif.
08:42C'est ça qui, en réalité,
08:43va dire, in fine,
08:45l'ampleur de l'utilisation dans l'emploi
08:47et ce que l'on crée.
08:48Là, en fait, on n'est pas si différents
08:49que la moyenne de la zone euro.
08:50Parce qu'il y a quand même
08:52des structures démographiques
08:53qui sont très différentes.
08:54On a beaucoup plus de jeunes
08:55et plus de personnes âgées en France
08:57qu'il y en a, par exemple, en Italie.
08:59Et l'écart, c'est plutôt accru.
09:00Ce qui fait que quand on le rapporte
09:02au nombre d'habitants,
09:03on a plus d'habitants
09:04qui sont des inactifs de par leur âge.
09:07Alors que quand on va comparer
09:08en personnes d'âge actif,
09:10là, on se rend compte
09:10qu'on est à peu près similaire
09:11à la zone euro
09:12et on n'a pas dérivé.
09:13Le vrai déclassement qu'on a,
09:14c'est surtout l'Europe
09:15par rapport aux États-Unis
09:16sur ces dernières années.
09:18Mais pas que,
09:18parce que quand on regarde le cassement,
09:20on en a parlé cette semaine,
09:21on a quand même l'Italie
09:22qui nous passe au vent.
09:23Mais il y a aussi une démographie
09:24qui les avantage aussi
09:25dans ce calcul de PIB par habitant aussi.
09:28Frédéric, tu veux ?
09:28Non, juste parce que c'est vrai
09:30qu'en 10 ans, par exemple,
09:31l'écart de population
09:32entre l'Italie et la France,
09:33c'est numérateur, dénominateur.
09:34Il y avait 6 millions d'écarts.
09:36Il y en a 10 aujourd'hui.
09:37Donc, quand vous avez un dénominateur
09:39qui est en faveur de l'Italie...
09:41Vous dites que c'est presque mécanique.
09:42Il y a un aspect aussi mécanique,
09:44c'est-à-dire que la démographie en Italie,
09:46et je pense notamment en 2019, 2020,
09:48où on a une chute de quasiment 0,7
09:50ou un truc comme ça
09:50sur la démographie assez violente.
09:52Donc, il y a forcément un impact
09:54de la démographie là-dessus,
09:55un vieillissement de la population
09:56qu'on a aussi en Allemagne, d'ailleurs,
09:58qui joue en défaveur de l'Apens.
10:00On a au Japon.
10:01On a eu au Japon aussi.
10:02Donc, ça fait gonfler.
10:03C'est pour ça que ce chiffre-là,
10:05je pense qu'il faut le retravailler.
10:06Ça a été très bien dit au préalable.
10:08Il faut le retravailler
10:09pour expliquer ce qu'il y a derrière.
10:10Parce que si on regarde juste
10:11le PIB par habitant,
10:12si vous avez une population,
10:14demain, il se passe quoi que ce soit,
10:15vous avez deux fois moins de...
10:16Je ne sais pas, avec le Covid, par exemple,
10:18vous avez une population vieillissante
10:20qui, malheureusement, décède.
10:22Vous avez ce dénominateur qui diminue.
10:24Donc, forcément, le PIB par habitant augmente.
10:25Je comprends, mais on nous a dit
10:27qu'il ne faut plus regarder le PIB
10:28parce que le PIB, globalement...
10:29Par exemple, le Japon,
10:30il y a de moins en moins d'habitants.
10:31Donc, le PIB global, il n'augmente pas.
10:33Mais d'un autre côté,
10:34la richesse produite par habitant,
10:36elle augmente.
10:37Là, on nous dit le PIB par habitant,
10:39il ne faut pas le regarder ?
10:39Qu'est-ce qu'on regarde ?
10:40En fait, il faut regarder surtout
10:41sa soutenabilité.
10:42Parce que ce qui est important,
10:44c'est de regarder la composition du PIB.
10:46Or, quand on se rend compte
10:47qu'il faut faire de plus en plus
10:49de dettes publiques
10:49pour obtenir un petit peu de PIB,
10:51c'est là que l'on a un vrai sujet.
10:53Et dans les années 2000 à 2019,
10:55quand on faisait 1 de PIB,
10:57il y avait 1,5 de dette.
10:58Depuis 2019, quand on fait 1 de PIB,
11:00il y a 2 de dette en face.
11:01Et c'est ça qui interroge, en réalité,
11:03la soutenabilité.
11:03C'est-à-dire que le multiplicateur
11:04est devenu un diviseur.
11:05C'est beau, ça, non ?
11:07Je peux le garder ?
11:09Vous le gardez, vous le gardez.
11:10Vous pouvez même le mettre dans les échos.
11:12Allez, la question macro.
11:13Quels sont les pays
11:13qui vont tirer la croissance mondiale
11:15en 2026 ?
11:17Je me tourne vers vous.
11:20Parce que, Céline,
11:21vous, vous investissez
11:23dans à peu près tous les pays.
11:24Vous nous avez souvent recommandé
11:25d'ailleurs des valeurs chinoises
11:26et souvent des valeurs
11:28de pays émergents.
11:29Et aujourd'hui, vous regardez évidemment
11:31le tableau des croissances potentielles
11:33et ça a un impact sur vos choix d'investissement.
11:36Effectivement.
11:36C'est la réponse que je voulais apporter
11:39à cette question.
11:40On a, a priori,
11:4280% de la croissance mondiale
11:44qui devrait venir, en 2026,
11:46des pays émergents.
11:48Sachant que les pays émergents
11:49représentent 51% du PIB mondial.
11:52Donc, si on s'interroge
11:55sur où aller chercher de la croissance,
11:56ce qui était la question
11:57que vous posiez, Marc,
11:59je pense qu'il faut aller regarder
12:00du côté des pays émergents.
12:01La Chine, c'est 4,6%
12:04de croissance du PIB.
12:05L'Inde, 7%.
12:06L'Indonésie, 5%.
12:08Le Brésil, à peu près 2%.
12:09Et cette croissance,
12:12on peut se demander
12:13d'où elle vient.
12:14Elle vient de plusieurs facteurs.
12:17Elle est tirée par plusieurs facteurs.
12:18Le premier, c'est qu'on a
12:19une aspiration vers un niveau de vie
12:23dans les pays émergents
12:24plus proche du nôtre.
12:25Deuxième facteur,
12:26c'est que ces pays ont fait
12:28un travail important
12:29au niveau du nettoyage
12:31de leur endettement.
12:32Donc, la dette sur PIB.
12:34Alors, bien sûr,
12:35les chiffres,
12:36on leur fait dire ce qu'ils veulent.
12:37Mais c'est quand même 60%
12:39globalement pour les pays émergents
12:41contre, par exemple,
12:42123% aux États-Unis.
12:44Donc, ils ont la capacité
12:45de faire de la relance budgétaire
12:47et de rendre de l'argent
12:49aux citoyens
12:50dans ces différents pays.
12:51Et puis, troisième facteur,
12:52c'est qu'on est dans un environnement
12:53où on manque de ressources.
12:54Et les pays émergents,
12:56notamment les pays
12:57d'Amérique latine,
12:58ont des ressources,
12:59des matières premières.
13:00Et ça, c'est un avantage.
13:01On vient d'en parler, Frédéric,
13:02c'est la démographie.
13:04Tout à fait.
13:05Qui est aussi, évidemment,
13:06très positive.
13:06Notamment dans des pays...
13:08Denis, qui est-ce qui va nous tirer
13:09la croissance mondiale en 2026 ?
13:11Il y a quelque chose
13:12qu'il faut bien prendre
13:14le temps d'expliciter.
13:16C'est qu'en fait,
13:16on va avoir un chiffre de croissance
13:18qui, en Chine,
13:18sera un petit peu plus faible
13:19en 2026
13:20qu'il ne l'a été en 2026.
13:21On a eu 5 en 2025.
13:22On a eu 5.
13:23Comme par miracle.
13:23Effectivement,
13:24nous retenons 4-5.
13:26Enfin, vous avez dit 4-6.
13:27Mais il faut bien regarder
13:29le rapport
13:30entre le poids et la vitesse.
13:32C'est-à-dire que
13:32la vitesse
13:33peut peut-être ralentir,
13:34mais comme le poids
13:35de ces économies
13:36est de plus en plus important,
13:38eh bien, cela fait un sillage
13:39pour la croissance mondiale
13:40qui est plus important.
13:41Donc, c'est bien
13:42ces deux éléments
13:43qu'il faut regarder.
13:43On peut avoir
13:44un ralentissement en Asie
13:46mais qui restera modéré,
13:49plutôt modeste,
13:49enfin, vers 2 dixièmes,
13:51on va dire.
13:52Mais le poids est très important.
13:53Et donc, ça entraîne
13:54effectivement
13:54les 2 tiers de la croissance
13:56viendra de l'Asie.
13:58Les États-Unis,
13:59c'est 20% du PIB mondial
14:00mais ce sera 10%
14:02de la croissance mondiale.
14:03La zone euro,
14:0412% du PIB mondial
14:05mais 5% de la croissance.
14:07Donc, c'est bien
14:09ces deux dimensions
14:10qu'il faut regarder
14:10en même temps,
14:11poids et vitesse.
14:13Donc, tout sur les pays émergents,
14:15rien sur l'Europe
14:15et peu sur les États-Unis,
14:17Valentine,
14:17pour la croissance 2026 ?
14:19Ce qui est intéressant
14:20en tant qu'investisseur,
14:21c'est de regarder
14:22là où on est surpris
14:23à la hausse.
14:24Et là où on est surpris
14:25à la hausse,
14:25sur les pays émergents,
14:26il y a des surprises positives
14:27sur la croissance
14:28mais sur les pays développés,
14:29les grosses surprises positives,
14:30c'est sur les États-Unis
14:31où les chiffres de croissance
14:33ont été revus
14:33significativement à la hausse
14:35avec une croissance
14:36à 2,5.
14:37Donc, les pays émergents
14:38ont une croissance positive
14:40et on voit
14:41pour les investisseurs,
14:42c'est un endroit
14:42où il faut être,
14:43surtout avec un dollar
14:44plus faible
14:45mais sur les pays développés,
14:46les États-Unis
14:47continuent de surprendre
14:49positivement
14:49et les investisseurs
14:51continuent de revoir
14:51à la hausse
14:52les projections de croissance
14:53sur les US.
14:54Pour moi,
14:54il y a trois gros facteurs
14:55qui tiennent,
14:56parce que globalement,
14:57ce qu'on peut dire,
14:57c'est quand même
14:57la croissance mondiale,
14:59elle tient
14:59malgré tous ces risques.
15:01Elle glisse quand même,
15:02elle tient
15:03mais elle glisse
15:03de 0,2, 0,3
15:05chaque année.
15:06On a 3,3
15:07si on regarde
15:08les dernières projections
15:09du FMI
15:10par rapport aux projections
15:11d'octobre.
15:12On devrait être
15:13en dessous en 2026.
15:14Oui, mais
15:14non, 3,3
15:16pour 2026.
15:17Vous avez ça ?
15:17Moi, j'avais un peu moins.
15:18On a bien moins.
15:19On a bien moins.
15:20Sur le FMI,
15:21on est sur ces chiffres
15:23au-dessus de 3%.
15:25Et pour moi,
15:25il y a ce qui est important,
15:26c'est déjà le soutien budgétaire
15:28qui reste très fort
15:30et qui continue
15:31de porter l'économie.
15:33L'investissement,
15:34l'IA,
15:35qui se traduit
15:35par des montagnes
15:36d'investissement,
15:37notamment aux Etats-Unis,
15:38et un effet richesse
15:39très positif
15:40qui tient les économies
15:41et des conditions
15:42de financement
15:43qui sont très accommodantes
15:44dans les pays émergents
15:45avec un dollar plus faible.
15:47On voit aussi
15:47que les conditions
15:48de financement
15:48pour toutes les entreprises
15:49qui ont accès au marché
15:50dans les économies développées
15:51restent extrêmement bonnes.
15:53Et moi, je vois deux risques
15:54sur cette croissance mondiale.
15:56C'est un,
15:56les pressions sur les taux longs
15:57parce qu'on a quand même
15:58des niveaux de taux réels
15:59qui sont élevés
16:01pour certains pays
16:02ou pour certains segments.
16:03Et on voit
16:03que les investisseurs,
16:04aujourd'hui,
16:05sont de plus en plus vigilants
16:06sur ce risque
16:07de dérapage budgétaire
16:08et demandent des rendements
16:09de plus en plus élevés
16:10pour aller acheter
16:11la dette des Etats
16:12sur les parties longues.
16:13On voit quand même
16:13qu'aujourd'hui,
16:14malgré les baisses de taux
16:15des banques centrales,
16:16on a des pressions
16:17sur les taux longs.
16:18Donc les taux longs,
16:18pour moi, c'est un risque.
16:19Et l'autre risque,
16:20c'est si on a des déceptions
16:21sur l'IA.
16:22C'est ça.
16:23Et si surtout,
16:24ce que vous disiez tout à l'heure,
16:25l'effet richesse
16:25se renversait.
16:27Frédéric,
16:28quand vous regardez
16:28votre gestion
16:29qui est aussi globale...
16:31On a renforcé l'émergence.
16:33Vous aussi ?
16:33Oui, tout à fait.
16:34On pense qu'il y a
16:35un potentiel de rattrapage.
16:38Il y a une réalité,
16:39par exemple,
16:39sur le marché chinois,
16:40c'est que là
16:40où on a accordé
16:41une décote
16:42d'instabilité politique,
16:43quand il y a
16:44d'instabilité réglementaire
16:45en Chine.
16:46On ne peut pas dire
16:47que Donald Trump
16:48nous ait mis
16:48dans une forme
16:49de stabilité.
16:51Et donc, finalement,
16:52cette décote classique
16:54qu'on avait
16:54de 50% grosso modo
16:56du marché chinois,
16:57aujourd'hui,
16:57il n'y a plus de raison d'être.
16:59Donc, en tout cas,
17:00il y aura toujours
17:00une décote,
17:01mais elle a tendance
17:02à avoir une forme
17:03de convergence.
17:04Et la chute qu'on a eue,
17:05notamment,
17:05de grands acteurs
17:06de GAFA aux États-Unis,
17:08avec la remontée
17:09des valorisations
17:10des techs chinoises
17:11qui sont très présentes
17:12dans l'intelligence artificielle
17:13et à moindre coût,
17:14aujourd'hui,
17:15ont fait que
17:16les multiples vont commencer.
17:17Alors,
17:17pas à convergir,
17:18je ne vais pas dire
17:19on va avoir
17:19un point de rencontre,
17:20mais en tout cas,
17:21réduire l'écart,
17:22oui,
17:22pour nous,
17:23c'est une évidence.
17:24Justement,
17:24on en a beaucoup parlé.
17:25Je voulais en parler
17:26dans le chiffre de la semaine.
17:27Il y a eu deux chiffres.
17:28Vous parlez de la résilience
17:29de l'économie américaine,
17:30Valentine,
17:31130 000 créations d'emplois,
17:32c'était deux fois plus
17:33que prévu.
17:35Et puis,
17:35en France,
17:36un peu,
17:36je ne sais pas
17:37c'est une mauvaise surprise
17:37parce qu'on s'y attendait,
17:38mais 7,9% de chômage,
17:40Denis,
17:41avec une remontée
17:42de 0,2% pour temps.
17:43On se rappelle
17:43qu'Emmanuel Macron
17:44avait dit
17:44qu'on serait au plein d'emplois
17:45à la fin de son deuxième mandat.
17:48Deux situations
17:48très contrastées.
17:50D'abord,
17:50juste,
17:51c'est peut-être technique,
17:52mais les chiffres américains
17:53sont tout le temps révisés.
17:54Donc,
17:54est-ce qu'on doit avoir confiance
17:56dans ces chiffres américains ?
17:57Ils n'ont pas été révisés
17:58dans une petite ampleur.
17:59C'est sur la période 2024-2025,
18:01c'est un million en moins.
18:03Ça a été révisé.
18:04Donc,
18:07c'est ça,
18:08donc apprendre avec des pincettes.
18:09Oui,
18:10c'est apprendre avec
18:10de solides pincettes.
18:12Mais je pense
18:13qu'il y a un point
18:13qui est convergent
18:14entre les deux chiffres
18:15américains et français,
18:18c'est la question
18:18de l'emploi des jeunes.
18:20C'est-à-dire que
18:20le point remarquable
18:22sur le taux de chômage
18:23en France,
18:23c'est la remontée
18:24du taux de chômage
18:25des jeunes,
18:25même s'il faut faire attention
18:26à cette statistique
18:28qui tient en particulier
18:29à la baisse
18:31du nombre d'emplois
18:32en alternant.
18:33Ça concerne quand même
18:33principalement les jeunes.
18:34Et du côté
18:35de l'emploi américain,
18:36c'est également
18:36l'affaiblissement
18:38de l'emploi des jeunes
18:39pour des raisons
18:40qui sont différentes.
18:41C'est les entrées
18:41sur le marché du travail
18:43qui se font plus difficiles,
18:44en particulier
18:45pour les compétences
18:46qui se trouvent
18:47remises en question
18:49par l'intelligence artificielle.
18:51Donc,
18:51on a quand même
18:52deux questions
18:53qui sont différentes
18:55mais qui aboutissent
18:55au même résultat,
18:56une entrée de carrière
18:57qui se trouve plus difficile.
18:59Et dans le cas également
19:00des chiffres américains,
19:01un point que je trouve
19:01assez remarquable
19:02qui va renvoyer
19:03à la politique migratoire
19:05fondamentale des États-Unis,
19:06c'est que quand vous regardez
19:07l'emploi des personnes
19:08qui sont nées aux États-Unis,
19:09il est strictement le même
19:10qu'à la fin 2019.
19:12Il n'y a eu aucune progression
19:13de l'emploi des personnes
19:14nées aux États-Unis
19:15pendant ces six années.
19:18Alors que tout ce qui a fait
19:19la job machine américaine,
19:21c'est l'emploi des personnes
19:22qui ne sont pas nées aux États-Unis.
19:23Et ce que vous disiez
19:24est très intéressant
19:25parce que si on regarde bien
19:26les chiffres,
19:27les chiffres pour une fois,
19:29parce que d'habitude
19:30ce que vous écrivez est bien
19:30puisque vous dites
19:31est moins bien,
19:32mais si on regarde les chiffres
19:34par rapport à ce qu'on disait,
19:36c'est-à-dire l'impact
19:37que vous avez décrit de l'IA
19:39sur les entrées des diplômés
19:41dans le monde du travail,
19:42on voit que les 130 000
19:43créations d'emplois
19:44ont été quasiment
19:45sur des jobs
19:46de services à la santé
19:47avec des jobs
19:48d'infirmiers et d'infirmières
19:50et j'en parlais avec
19:51Laure Closier,
19:52je lui disais que
19:52dans le Wall Street Journal,
19:53ils expliquaient que maintenant
19:54les cliniques privées
19:56et les centres de santé privés
19:57étaient obligés
19:58de faire des welcome bonus
19:59de plus de 100 000 dollars
20:01pour juste attirer
20:03du personnel soignant.
20:05Donc ça veut dire que
20:06l'IA est en train
20:07de redéfinir aussi
20:08la structure de l'emploi.
20:09Oui, tout à fait.
20:10On a une recomposition
20:11de l'emploi qui est très forte
20:13et qui est aussi
20:14une tendance très longue.
20:15Par exemple, en France,
20:16ça renvoie aussi
20:17à des dispositifs politiques,
20:19mais en France,
20:20quand vous regardez
20:20la structure de l'emploi,
20:21elle s'est déformée
20:22vers les emplois
20:23faiblement rémunérés.
20:24En fait, quand on parle
20:25de smicardisation de l'économie,
20:26ce n'est pas parce que
20:27les salaires augmentent peu,
20:28c'est parce que la structure
20:29de l'emploi se trouve
20:32dans les secteurs
20:32qui rémunèrent le moins.
20:34Mais justement,
20:34dans ces secteurs
20:35qui rémunèrent le moins,
20:36on a l'impression,
20:37et ça c'est un peu votre dada
20:38de nous dire que l'inflation
20:39peut être plus longtemps
20:41plus élevée
20:42qu'on ne le pense,
20:44Valentine,
20:44on voit aussi que
20:45justement ces emplois
20:47qui étaient des emplois
20:48low cost,
20:48compte tenu
20:50de l'arrêt
20:51de l'immigration,
20:52compte tenu
20:53de l'IA,
20:54et donc c'est des emplois
20:55qui ne sont pas remplaçables
20:56pour l'instant
20:57par des robots,
20:58on voit que ces emplois
20:58ont des salaires
20:59qui remontent
21:00de plus en plus.
21:01Alors, on a,
21:01oui, légère,
21:02mais bon,
21:03globalement,
21:03on n'a quand même
21:04pas de pression
21:04sur les salaires
21:05très fortes aux Etats-Unis.
21:06Et moi,
21:07ce que je traduirais...
21:07Alors, on n'a pas de pression
21:08parce qu'il y a
21:09une sorte de vase communiquant.
21:10Vase communiquant,
21:11mais c'est quand même
21:11des segments assez précis.
21:13Et moi, globalement,
21:14ce que je retiens
21:14de ces chiffres,
21:15c'est...
21:16Bon, il y a la Fed
21:16qui dit que le marché
21:17de l'emploi s'est stabilisé,
21:18mais on est, pour moi,
21:19sur de la croissance
21:20sans emploi.
21:21C'est la seule, pour moi,
21:22la conclusion que je retiendrai.
21:24Et si on regarde
21:24sur l'année...
21:25Pourquoi ?
21:25Parce que si on...
21:26Déjà, si on regarde
21:27les chiffres,
21:28sur l'année 2025,
21:29c'est la plus faible création
21:30d'emplois qu'on a
21:31depuis l'année 2003
21:33si on retire les années
21:34où on est en récession.
21:35Vous parlez aux Etats-Unis ?
21:36Aux Etats-Unis, oui.
21:37Et comme on vient de le dire,
21:38c'est juste des créations
21:38d'emplois sur les secteurs
21:40de services à la santé.
21:42Et si on regarde
21:43sur l'ensemble
21:43de l'économie américaine,
21:44tous les autres secteurs,
21:45il y a énormément
21:46de secteurs
21:46qui perdent des emplois.
21:48Donc, pour moi,
21:49la question vraiment
21:50qui se pose aujourd'hui,
21:51c'est comment est-ce
21:53qu'on va avoir
21:53cette valeur ajoutée
21:55de l'économie ?
21:55Où est-ce qu'elle va aller ?
21:56Parce que jusqu'à présent,
21:57si on regarde
21:58depuis les années 80,
21:59il y a énormément...
22:00Il y a eu un transfert
22:01de richesse du travail
22:03vers le capital.
22:05Ça s'est accentué
22:06avec les entreprises de l'IA.
22:07On voit que
22:08qu'est-ce qu'a apporté l'IA
22:08dans l'économie américaine ?
22:10C'est essentiellement
22:10une appréciation des actions.
22:12Les grandes entreprises
22:14de la tech embauchent peu.
22:15Et là, avec l'IA,
22:16pour moi,
22:16la question qui se pose,
22:17mais comment est-ce
22:18que ce partage
22:19de la valeur ajoutée
22:20va se faire aux Etats-Unis ?
22:22Et ça, c'est un gros, gros sujet
22:23pour l'économie budgétaire,
22:27pour l'économie monétaire.
22:29C'est un gros sujet
22:30pour les valorisations
22:31parce que, justement,
22:32je recite
22:32le Wall Street Journal
22:33a sorti une étude incroyable
22:35sur la capitalisation
22:37des entreprises
22:37par rapport au nombre
22:38d'employés.
22:39Mais c'est fascinant.
22:40Ils expliquaient
22:41qu'IBM, en 1985,
22:42avait 400 000 employés.
22:44Aujourd'hui,
22:44c'était la première capitalisation
22:46de l'époque.
22:47Nvidia,
22:47première capitalisation
22:48de l'époque.
22:4910 fois plus de bénéfices,
22:515 fois plus de chiffres d'affaires
22:52et 10 fois moins de gens.
22:55Donc, pour vous,
22:55gérants,
22:56c'est une aubaine
22:56parce que ça veut dire
22:57meilleure productivité.
22:58C'est pour ça
23:00qu'on arrive aussi
23:00sur des sommets
23:01de marge
23:02pour les entreprises
23:03globalement.
23:04Des sommets
23:04qui peuvent encore progresser
23:05parce que si on continue
23:06à faire du hiring...
23:07Sans les gains de productivité,
23:08il y a l'IA en plus.
23:09Oui, c'est ça.
23:10Ce qui ne fait qu'arriver.
23:11Exactement.
23:12Et on voit,
23:13malheureusement,
23:13beaucoup d'entreprises
23:14aujourd'hui,
23:15notamment dans le secteur
23:16des SS2I et autres,
23:17qui sont en train
23:18de préparer
23:19des vagues
23:20de licenciement.
23:21En tout cas,
23:22qui n'embauchent plus déjà.
23:23Oui, déjà,
23:24mais là,
23:24on est parti
23:25pour une vraie vague
23:26à mon avis.
23:27Céline ?
23:28Mais après,
23:28la question qui va se poser,
23:29c'est à qui on vend
23:30tout ça ?
23:31Et qui consomme ?
23:32Oui, c'est ça.
23:33On a des robots,
23:34on a des robots,
23:35peut-être pas complètement.
23:36Donc, il y a
23:37un problème de fond
23:38auquel on va être confronté
23:40parce que pour l'instant,
23:41on n'a vu que le poté positif.
23:43On imagine l'impact
23:44sur la productivité
23:45qui, pour l'instant,
23:46n'a pas eu lieu
23:46parce que la production
23:47de la productivité
23:48aux Etats-Unis,
23:49elle est restée en ligne
23:50avec la moyenne
23:50sur les dix dernières années.
23:51Elle augmente.
23:52Elle vient d'accélérer.
23:532% par an,
23:54on est en ligne
23:55avec la tendance longue.
23:56Récemment,
23:57on était plutôt
23:57autour de 3-4%
23:58les dernières.
24:00Mais par contre,
24:01on n'a pas du tout
24:02chiffré
24:03l'impact
24:04de ce ralentissement
24:05de l'emploi
24:06sur la consommation
24:07et sur l'économie.
24:08Et pour rebondir
24:09sur ce que disait
24:10Valentine tout à l'heure,
24:11il y a un risque
24:11qu'on n'a pas non plus
24:12complètement intégré,
24:14c'est le risque
24:14de baisse du marché américain.
24:1620% de baisse
24:17du marché américain
24:17action,
24:19c'est 1,7%
24:20de PIB
24:21en moins aux Etats-Unis.
24:22Donc il y a des choses
24:23qu'on n'a pas voulu intégrer.
24:25Et le dernier mot,
24:26le PDG d'Enthropique
24:27qui a parlé,
24:27je crois,
24:28il y a la semaine dernière,
24:29qui disait
24:30que l'IA,
24:31c'est potentiellement
24:3250%
24:33des nouveaux emplois
24:35dans les cols blancs
24:36qui sont détruits.
24:37C'est énorme.
24:38Et 30 à 40%
24:40du stock d'emplois existants.
24:42On va y revenir
24:42parce que je voudrais
24:43qu'on revienne
24:44sur ce point-là
24:45qui est très intéressant
24:45dans la deuxième partie.
24:46Avant de parler des marchés,
24:47on se retrouve tout de suite
24:48pour la deuxième partie.
24:49C'est votre argent
25:00ou ce qu'il en reste
25:01avec Denis Ferrand,
25:03avec Céline Picmal,
25:04avec Frédéric Rosier,
25:05avec Valentin Hénouz.
25:07Intéressant ce que disait Céline,
25:08j'adore cette idée,
25:10mais derrière,
25:11qu'est-ce qu'il va consommer,
25:12Denis ?
25:12Parce que c'est vrai
25:13que pour l'instant,
25:14on ne voit que le côté,
25:15le bon côté,
25:16les entreprises
25:16sont plus productives,
25:18elles embauchent moins,
25:19les jeunes n'ont pas de boulot,
25:20ce n'est pas une bonne nouvelle,
25:21mais d'un autre côté,
25:22ça veut dire que les marges,
25:24comme disait Frédéric,
25:25des entreprises augmentent,
25:26mais à la fin,
25:27qui va consommer ?
25:27C'est vrai qu'on a l'impression
25:29un peu que le thème
25:30de la croissance en cas
25:31qui était aussi le thème
25:32qui a beaucoup monté
25:33l'année dernière,
25:34il a probablement encore
25:35de beaux jours devant lui,
25:36ce thème-là.
25:37C'est même pire que ça,
25:38c'est-à-dire le cas,
25:39c'est même pas...
25:40Le cas a une pente
25:41absolument incroyable,
25:43mais en même temps,
25:44on retrouve des choses
25:45qui avaient déjà été
25:45très bien exprimées,
25:46c'était dans les années 90,
25:48c'était Robert Reich,
25:49qui était le ministre
25:49du Travail de Bill Clinton,
25:51à l'époque,
25:52qui, quand il décrivait
25:53l'économie mondialisée,
25:54distinguait trois catégories
25:55de populations en emploi.
25:57Il y avait ce que l'on appelle
25:58les manipulateurs de symboles,
25:59c'est eux les grands gagnants,
26:00c'est-à-dire ceux
26:01qui maîtrisent les codes,
26:03ceux qui sont capables
26:04de les restituer,
26:05qui vont drainer
26:07une quantité de capitaux
26:08de plus en plus importants.
26:09Et puis à côté de ça,
26:10vous avez ceux qui sont
26:11au service des manipulateurs
26:12de symboles,
26:12et puis après,
26:13vous aviez le personnel
26:13d'exécution.
26:14Le personnel d'exécution,
26:16c'est celui qui se fait rincer,
26:17le manipulateur de symboles
26:18accumule de plus en plus,
26:20et puis on va développer
26:20des emplois
26:21au service des...
26:23Oui, mais j'ai envie
26:24de pousser votre raisonnement
26:26plus loin.
26:27La deuxième catégorie,
26:28ceux qui sont au service
26:29des manipulateurs,
26:31les manipulateurs,
26:32ils en ont besoin
26:32de moins en moins.
26:33C'est-à-dire qu'en fait,
26:34aujourd'hui,
26:35je pense qu'on va arriver
26:36à des startups
26:36où il ne va y avoir
26:37qu'un fondateur
26:38et des startups
26:39qui seront valorisées
26:39plusieurs milliards.
26:41Qui va consommer ?
26:41Non, mais c'est une bonne question.
26:42Qui va consommer à la fin ?
26:43Qui va consommer ?
26:44Eh bien, il y a encore des...
26:46C'est là qu'on revient
26:47sur notre thème
26:47de la première partie
26:48de l'émission.
26:49C'est-à-dire que vous avez
26:50encore des espaces
26:51où il y a du potentiel
26:52de consommation.
26:54Et donc, vous allez avoir
26:54une réattribution géographique
26:56de la consommation
26:56qui va se faire
26:57à destination des pays
26:58qui sont pour l'instant
26:59qui n'ont pas encore
27:00le niveau de vie
27:01que l'on a.
27:01Donc, il y a encore
27:02de la marge là-dessus.
27:04Et est-ce qu'il n'y a pas
27:05de la marge aussi
27:05sur la revalorisation
27:06des salaires,
27:07des jobs
27:08qui étaient low cost
27:09et qui ne sont pas
27:10remplaçables par l'IA ?
27:11Oui, probablement.
27:12C'est vrai que vous voyez
27:13fleurir tous ces messages
27:15ne faites plus d'études.
27:17Par exemple,
27:17tu seras plombier mon fils
27:19et des choses comme ça.
27:21Est-ce que c'est absurde
27:22de dire ça ?
27:22Non, ce n'est pas absurde.
27:23Ce n'est pas absurde.
27:24Faites des études.
27:26Faites des études.
27:27Il y a sûrement
27:27des adolescents
27:28qui nous écoutent.
27:29Je reprends.
27:31Valentin,
27:31vos fils nous écoutent.
27:33Est-ce que vous leur dites
27:35arrêtez de faire des études ?
27:36Non, certainement pas.
27:36Faites des études,
27:37ça construit le cerveau.
27:38Et devenez plombier.
27:39Quoi que vous fassiez après,
27:41faites des études,
27:41ça construit le cerveau
27:42et après vous choisirez.
27:43Pas le choix.
27:44D'accord.
27:44Qui va consommer ?
27:45Qui va consommer ?
27:46Déjà, c'est ceux
27:46qui détiennent les actifs.
27:48Parce que qui va être riche
27:49dans cette histoire
27:50qui va bénéficier ?
27:51C'est ceux qui détiennent
27:51les actifs
27:52qui vont bénéficier
27:53de ces hausses de marge
27:54et d'une hausse
27:55de la valorisation des actifs.
27:56Et on voit aujourd'hui
27:57qu'aux États-Unis,
27:58il y a 10% de la population...
27:59C'est le fameux cas de...
28:00Voilà, le fameux cas
28:01qui ont 85% des actions
28:03détenues par les ménages américains
28:05et ces 10% font 50%
28:07de la consommation
28:08des ménages américains.
28:10Donc voilà,
28:10qui va consommer ?
28:11Ceux qui ont les actifs.
28:12Il faut falloir
28:13que la valeur des actifs
28:14continue à progresser.
28:16C'est ça le sujet.
28:17Et donc ça fait une économie
28:18quand même aujourd'hui pour moi.
28:20Si on prend par exemple
28:20l'économie américaine
28:21qui est très inégalitaire
28:23mais qui est aussi très à risque
28:24parce que c'est vraiment
28:25un pari aujourd'hui
28:26qui est fait sur l'IA,
28:27sur le fait que
28:28ces investissements
28:29soient rentables
28:31et qui reposent vraiment
28:32sur de l'effet richesse.
28:33Je ne sais pas si vous avez vu,
28:34Denis, aux Etats-Unis
28:35cette semaine,
28:36le pouvoir d'achat
28:39des couples et ménages
28:42à fort revenu
28:43a commencé à décrocher.
28:45Et c'était la première fois
28:46parce que juste à présent
28:46on était dans le cas
28:47que vous décriviez
28:48et donc une partie
28:49de cette barre haute du cas
28:51est en train de baisser
28:52un peu quand même.
28:53Donc c'est même plus un cas,
28:55c'est-à-dire qu'il y a trois barres.
28:56Il y a une barre qui tombe,
28:57il y a une barre qui va
28:58très très haut et puis...
28:59Il y a une barre qui est
29:00un peu vagissante
29:01et tout dépend effectivement
29:01de l'équilibre qu'il y aura
29:03entre le capital et le travail.
29:05Effectivement,
29:05on en parlait
29:06avec les valorisations
29:08très très importantes
29:09qui se font.
29:10Céline,
29:11vous avez la réponse
29:11à votre question ?
29:12Non, non,
29:12c'est un peu la revanche
29:13pour moi des soutiers.
29:15C'est la revanche
29:16de ceux qui étaient en bas,
29:17même d'un point de vue géographique,
29:18on le disait à l'instant,
29:19les pays émergents.
29:20Pourquoi ?
29:21Parce que c'est ceux
29:22qui détiennent les ressources
29:23dont on a besoin.
29:24Parce que dans le robot,
29:26il faut des matériaux
29:26et pour alimenter le robot,
29:28il faut de l'énergie.
29:28et il y a des pays
29:31qui ont ce savoir-faire
29:33et qui ont ces matériaux
29:35dont on a besoin
29:35et c'est pour ça
29:35que d'un point de vue géopolitique,
29:37on assiste à une bataille
29:39aujourd'hui incroyable
29:40autour de métaux,
29:41de matériaux,
29:42des choses,
29:43et de l'énergie,
29:43des choses qui étaient
29:44impensables il y a quelques années.
29:45Justement,
29:47on nous disait,
29:48une émission précédente,
29:49des intervenants disaient
29:50que justement,
29:51dans cette course à l'énergie,
29:52la France est quand même
29:53bien placée.
29:54Oui,
29:54elle est bien placée
29:54parce qu'elle a un capital
29:55qui remonte à il y a
29:57une quarantaine d'années.
29:58C'est-à-dire que oui,
29:59on a une rente,
29:59mais une rente,
30:00ça s'entretient.
30:01Et c'est donc tout l'enjeu.
30:02Désormais,
30:02d'ailleurs,
30:03nous sommes le jour
30:03où sort la PPE,
30:06la planification
30:07de la programmation énergétique.
30:10Et c'est bien
30:11d'avoir cet avantage-là,
30:12mais encore faut-il
30:13le consolider.
30:13Allez,
30:14on passe tout de suite
30:14au marché
30:15parce que c'est incroyable
30:15ce qui se passe.
30:16Alors,
30:16derrière les indices,
30:17on voit qu'ils ont un peu baissé
30:19depuis le début de l'année.
30:20On voit que le CAC résiste bien.
30:22On va expliquer pourquoi
30:23par rapport à des Nasdaq
30:25qui baissent.
30:26On voit la performance
30:27spectaculaire du Nikkei
30:28depuis le début de l'année.
30:30Donc,
30:31chaque semaine ou presque,
30:32chaque jour,
30:32j'ai envie de dire,
30:33Frédéric,
30:34on a l'impression
30:36que les investisseurs
30:36se réveillent le matin
30:37en se disant
30:38quel est le secteur
30:39que je vais flinguer
30:40aujourd'hui
30:40parce que je considère
30:42qu'il va mourir
30:42à cause de l'IH caricature
30:43mais c'est pas loin d'être là.
30:44On est fébrile
30:45tous les matins
30:45en ouvrant notre écran
30:46en savoir
30:46est-ce que je vais avoir
30:47celle qui va perdre
30:4810% dans la journée ?
30:49Voire 15, voire 20.
30:51Donc,
30:51c'est vrai qu'il y a
30:52une fébrilité là-dessus
30:53parce que l'impact
30:54notamment d'Anthropic
30:55a déstructuré le marché
30:58et le Nasdaq,
30:59on va dire,
31:00qui a eu
31:00un phénomène
31:02incroyable
31:03de divergence
31:05de performance.
31:06On a les semi-conducteurs
31:07parce que non,
31:08on est dans la phase
31:09d'accélération des CAPEX.
31:10C'est hallucinant.
31:11Des dépenses en capital.
31:13Voilà,
31:13il n'y a plus de chiffres
31:15aujourd'hui.
31:16D'ailleurs,
31:16c'est le problème,
31:17c'est que les entreprises
31:17aujourd'hui
31:18deviennent en free cash flow
31:20négatif.
31:20Pourquoi ?
31:21Parce que les CAPEX
31:21sont supérieurs
31:22à leurs revenus.
31:23Ça devient fou.
31:24C'est-à-dire que
31:24même une entreprise
31:25comme Meta,
31:26aujourd'hui,
31:26dans le plan d'investissement,
31:27c'est quasiment
31:271000 milliards.
31:28C'est-à-dire
31:28l'équivalent rien
31:29que sur une entreprise
31:30de l'investissement
31:32de l'Allemagne.
31:33On ne se rend pas compte
31:34des moments...
31:35On ne se rend pas compte
31:35parce qu'à force de manier
31:36les milliers de milliards
31:38de dollars tous les jours,
31:39on est un peu blasé.
31:40Et Amazon,
31:42c'est aussi,
31:42sur les quatre prochaines années,
31:43200 milliards.
31:44Là, on a deux entreprises,
31:46c'est 2000 milliards.
31:47Vous rajoutez Microsoft et autres,
31:48c'est quasiment
31:48le PIB de la France.
31:49Donc, on est vraiment
31:50sur des choses
31:51absolument hallucinantes
31:52et les perdants
31:53dans tout ça,
31:54c'est des victimes,
31:54bien sûr,
31:54de ces investissements,
31:56c'est-à-dire
31:56celles qui vont être victimes
31:57de l'IA.
31:58Par contre,
31:59les gagnants,
31:59pour l'instant,
32:00tant qu'on ne dit pas
32:01qu'on arrête la musique...
32:02C'est pour ça que vous avez fait
32:04une super performance,
32:06Micron et Intel.
32:09Pourquoi ?
32:09Parce que le postulat
32:10de départ était de dire
32:11NVIDIA,
32:12le gâteau est tellement grand,
32:13tellement important
32:14et on n'a pas besoin
32:15d'avoir des GPU,
32:16des cartes graphiques
32:17hyper puissantes pour tout.
32:19Ça va se répandre.
32:20Il y a une espèce
32:22de ruissellement
32:23sur l'ensemble
32:24de la chaîne de valeur.
32:26Et c'est exactement
32:26ce qui s'opère.
32:27Sauf que, bien sûr,
32:28on embarque des passagers
32:29que l'on restait
32:30dans tout ce mouvement
32:30et ce mouvement
32:32a été fait sur une chose,
32:33c'est la valorisation théorique
32:34de Tchad GPT.
32:35On l'a entamé
32:36sur la valorisation théorique
32:38d'une entreprise
32:39à 1 000 milliards de dollars
32:40qui, aujourd'hui,
32:41s'est engagée
32:42dans un plan d'investissement
32:43de 350 milliards.
32:45Donc, c'est pour ça
32:45que toutes les chaînes
32:46de production
32:46sont accélérées derrière
32:48sur de l'argent
32:48qu'elle n'a pas
32:49et qu'elle n'aura peut-être jamais.
32:51Donc, la fragilité,
32:52elle est là aujourd'hui.
32:53Donc, vous dites
32:53qu'il y a quand même
32:54un château de cartes.
32:55Je pense que le tournant,
32:58ça va être effectivement
32:59si Tchad GPT arrive sur le marché.
33:01Et Anthropique aussi.
33:01Et Anthropique qui a fait
33:03sa levée de fonds, déjà.
33:07Quand ça va commencer
33:08à bloquer là-dessus
33:09sur Tchad GPT
33:10qui est concurrencée aujourd'hui,
33:11qui est même un petit peu larguée
33:12par rapport aux concurrents,
33:14alors qu'elle s'est engagée
33:15sur 350 milliards d'investissement,
33:17qui va les honorer
33:17et ses contrats ?
33:19Céline,
33:21donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
33:22Vous pouvez nous décrire
33:23un peu ce qui s'est passé
33:23depuis deux semaines
33:25parce que chaque jour,
33:26on a eu un secteur
33:26qui a sauté.
33:28Qu'est-ce qui s'est passé ?
33:29Comment les investisseurs
33:31peuvent décréter ?
33:33Est-ce qu'ils ont raison ?
33:34Est-ce qu'ils exagèrent ?
33:35Que voilà, je ne sais pas,
33:36le système du traitement
33:38de la donnée financière,
33:38c'est mort.
33:39Le système du traitement
33:40du juridique, c'est mort.
33:42C'est ça.
33:43On a eu quand même
33:44des baisses de sociétés
33:46de 15 à 20 %
33:48dans ces secteurs-là.
33:49L'éditeur de logiciels,
33:50c'est mort.
33:51Est-ce que c'est vrai ?
33:52Est-ce que c'est exagéré ?
33:53Non, non, non.
33:55On était d'abord
33:56dans une sidération
33:57et maintenant,
33:59on est en train
34:00de réaliser
34:01les conséquences
34:03du nouveau monde
34:04dans lequel on est
34:05en train d'entrer.
34:06Donc, ce n'est pas exagéré.
34:07Et ça me rappelle beaucoup
34:08quand même
34:08ce qui s'est passé en 2000.
34:11On l'a répété
34:12à plusieurs reprises,
34:12mais en 2000,
34:13on est passé à l'Internet.
34:15Ça fait partie de nos vies
34:15aujourd'hui.
34:16Mais pour autant,
34:18il y a eu un krach
34:18sur le Nasdaq
34:20en 2000
34:20avec Cisco
34:22et Intel
34:23et tous les autres
34:24qui sont partis
34:24à la cave.
34:27Ça n'a pas empêché
34:27le monde de continuer
34:28à tourner.
34:29Ça n'a pas empêché
34:29les autres valeurs
34:30du SP500
34:31de progresser.
34:32Si vous regardez
34:32les autres valeurs
34:34que la tech
34:35en 2000-2001,
34:37ces valeurs-là,
34:37elles progressent.
34:38La bourse de Shanghai,
34:39elle fait plus 17 %
34:40pendant ce temps-là.
34:40et le Nasdaq
34:42moins 60 %.
34:43Et ce qui est intéressant
34:44comme message,
34:45et c'est ce que je voudrais
34:46faire passer aujourd'hui,
34:47c'est que cette rotation...
34:48C'est le week-end
34:49pour les gens.
34:51Non, non, la rotation,
34:52non, justement,
34:52c'est pour leur donner
34:53de l'espoir
34:54parce qu'on se souvient
34:55de ce krach,
34:56mais on ne se rappelle pas
34:58du fait que pendant ce temps-là,
34:59il y avait des valeurs
35:00qui s'étaient bien comportées
35:01et que la rotation,
35:02elle a perduré.
35:03Parce que le Nasdaq,
35:05entre 2000 et 2008,
35:06il ne fait rien.
35:07Mais ça n'empêche pas
35:08pendant ce temps-là,
35:09les marchés émergents,
35:10la bourse de Shanghai,
35:11les sociétés en dehors
35:12de ces valeurs technologiques
35:13de progresser.
35:14Vous nous dites
35:14sortez de la tech américaine
35:15et allez sur le reste ?
35:16N'essayez pas
35:17de faire des paris
35:18parce qu'on en parlait
35:19tout à l'heure
35:20des sociétés comme Kodak,
35:23des sociétés comme Canon,
35:25des sociétés comme AOL.
35:28Il y a eu des sociétés
35:31qui ont disparu
35:33alors qu'elles étaient
35:33en tête de gondole
35:35il y a 10, 20 ans
35:37ou 30 ans.
35:38Donc, n'essayez pas
35:38de jouer en anticipant
35:40le gagnant
35:41parce qu'on ne peut pas
35:42savoir aujourd'hui.
35:42Personne ne sait.
35:43Mais par contre,
35:44allez vers des sociétés
35:45dont vous savez
35:46qu'elles vont profiter
35:47de ce nouvel environnement.
35:48Notamment,
35:49on le disait tout à l'heure,
35:50les pelles, les pioches,
35:51le secteur de l'énergie,
35:52le secteur des matériaux,
35:54on en aura besoin.
35:54Allez, on passe tout de suite
35:55justement.
35:56Vous faites la transition
35:56avec le placement de la semaine.
35:58Alors, je me tourne vers vous,
35:58vous allez nous dire l'or.
35:59Je suis sûr.
36:00Céline.
36:01Je ne sais pas pourquoi,
36:02j'ai un feeling.
36:04Non, mais je reste convaincue
36:07qu'on est quand même
36:07dans un environnement compliqué
36:08dans lequel il faut aller
36:09chercher des protections
36:10parce qu'on ne sait pas
36:11trop où on va.
36:12Il faut savoir
36:12si les protections marchent.
36:14La protection,
36:15alors l'or a une secousse
36:16au cours des dernières semaines,
36:18mais on est à mon sens
36:19toujours dans une dynamique
36:21positive.
36:21Donc on continue sur l'or.
36:23Parce qu'il n'y a que 25%
36:24des banques centrales
36:25qui ont de l'or,
36:2625% des réserves
36:27qui sont en or.
36:28On était à 70% en 1980,
36:30donc ça peut continuer.
36:31Deuxième chose,
36:32d'un point de vue sectoriel,
36:34allez regarder ce qui se passe
36:35du côté d'énergie
36:36et des matériaux.
36:364% du S&P 500,
36:38c'est très bas,
36:39c'était 20%
36:39il y a 15 ans
36:40et c'est là qu'on va aller
36:42chercher des pelles
36:42et des pioches.
36:43Et puis d'un point de vue
36:44géographique,
36:44on en a parlé à plusieurs reprises,
36:46mais les émergents restent
36:47une partie du marché
36:48totalement sous-valorisée,
36:51deux fois moins cher
36:52que le reste du marché,
36:53personne n'en a.
36:54Il y a des sociétés incroyables
36:55qui sont cotées
36:55dans les pays émergents.
36:56Il y a de la croissance
36:57qui surprend à la hausse
36:59dans ces pays-là.
36:59Ils sont bien positionnés
37:00dans le monde actuel,
37:01donc ça me semble intéressant.
37:02Je vais reprendre
37:03votre argument
37:04du Nasdaq de l'époque.
37:06Quand ça s'est écroulé,
37:07ça a quand même
37:08tout emporté.
37:09Après,
37:10on a pu faire le tri
37:10et reprendre des choses,
37:12mais tout a baissé quand même.
37:13La bourse de Shanghai,
37:14entre 2000 et 2001,
37:15elle progresse.
37:1717%.
37:17Denis ?
37:19Juste un petit mot alors.
37:20En tant que les économistes
37:21se mêlent de bourse,
37:22c'est assez nouveau ça.
37:23Céline n'a pas besoin
37:24d'un coup de main
37:25pour venir à son secours
37:26sur l'or,
37:27mais un autre élément
37:28qui est assez étonnant,
37:29c'est de voir
37:29que même les stable coins,
37:30Tether par exemple,
37:32achètent de l'or
37:32et mettent de l'or
37:33en actif.
37:34C'est quand même
37:35assez surprenant.
37:36Ce n'est pas seulement
37:36qu'une affaire
37:37de banque centrale,
37:38effectivement.
37:38Ça va même plus loin
37:40parce que les gens
37:40qui spilaient sur le bitcoin
37:42spilent maintenant sur l'or
37:43et c'est les mêmes.
37:44Les Gen Z
37:45qui nous disaient
37:46l'or,
37:46c'est pas rassurant.
37:47L'or,
37:48c'est le truc des boomers.
37:50Maintenant,
37:50ils sont en train
37:51de venir nous piquer
37:52d'autres trucs.
37:53C'est pas rassurant
37:53parce que vu
37:54les margin calls
37:54qu'on a eus
37:55sur le bitcoin
37:56où il y a 3 millions
37:57de comptes
37:57qui ont été fermés
37:58aux Etats-Unis
37:59parce qu'il y a des appels
37:59de marge.
37:593 millions de comptes ?
38:00Oui, ça c'est mortel.
38:03En gros,
38:04aujourd'hui,
38:04il y a moins de 5%
38:06des investisseurs de bitcoin
38:07qui gagnent de l'argent
38:07parce que la réalité,
38:08c'est que la masse
38:09est venue après.
38:10Donc énormément de ça,
38:11c'est des faits
38:11de richesse négatif
38:12parce que vous vous souvenez,
38:13sur l'emploi,
38:13ça a eu un impact.
38:14L'enrichissement
38:15des ménages américains
38:16avec le fait que des gens
38:17gagnaient de l'argent
38:18sur les bitcoins,
38:18ça avait quand même pesé.
38:25Honnêtement,
38:27l'énergie,
38:28je répète,
38:30c'est vraiment une thématique,
38:32je ne vois pas
38:33comment on peut faire
38:33de l'IA sans énergie.
38:34D'accord,
38:35je peux vous arrêter
38:35parce que je voulais
38:37le dire assez inocité.
38:37Dans l'énergie,
38:38il y a le pétrole.
38:39Nucléaire.
38:39Ok,
38:40mais le pétrole,
38:42pour l'instant,
38:43il se peut qu'on se retrouve
38:44à 40 ou 50 dollars,
38:45ce ne serait pas exclu.
38:46Donc,
38:47je veux dire,
38:47les pétrolières,
38:48elles vont en prendre un coup
38:48quand même.
38:49Donc,
38:49quand vous dites l'énergie...
38:50Non,
38:50les nucléaires,
38:51moi je parle vraiment
38:51des investissements.
38:52c'est qu'aux Etats-Unis,
38:53il n'y a aucune centrale
38:55qui a été construite
38:57depuis 40 ans aux Etats-Unis.
38:58C'est ça la réalité.
38:59Et on a...
39:01L'agence de l'énergie
39:02aux Etats-Unis
39:02a rappelé que
39:03le risque de blackout
39:04est augmenté,
39:05c'est-à-dire
39:05on arrête tout
39:07et que d'ici 5 ans,
39:08ce risque va être
39:09tellement important
39:09qu'on anticipe
39:10quasiment 80 jours
39:11de blackout aux Etats-Unis.
39:13Donc,
39:13tant qu'on n'a pas
39:14réglé ce problème
39:14et tant qu'Elon Musk
39:15n'envoie pas ses datas...
39:16Il faut investir
39:17dans des bougies.
39:18Non,
39:19mais je pense que...
39:20Et d'ailleurs,
39:20c'est la discussion
39:21qu'a Trump aussi
39:22sur comment on tarifie tout ça
39:24et quelle va être
39:25la part d'investissement
39:25dans le nucléaire.
39:26Mais je pense que
39:27toute la filière du nucléaire
39:29aux Etats-Unis,
39:30c'est quelque chose
39:30qui va prendre de l'argent.
39:31Et à part le nucléaire,
39:32donc qu'est-ce que vous avez
39:32d'autres tuyaux
39:33pour les placements ?
39:34Alors,
39:35je suis très terre-à-terre.
39:36Je pense qu'on va avoir
39:38un petit choc de nos marchés
39:39et donc je viens
39:40dans du truc très classique.
39:42Food et beverage.
39:42Voilà.
39:44Alimentation,
39:45boisson,
39:45du truc très classique.
39:46C'est sous pression
39:46quand on a vu
39:47Heineken qui s'est pris
39:49un énorme taux.
39:49C'est sous pression aussi
39:50parce qu'on a vécu aussi
39:51sous,
39:51j'en parlerai tout à l'heure,
39:52sous pression aussi
39:53des droits de douane
39:53et des choses comme ça
39:54qui ont mis la pression.
39:55Mais en relatif,
39:56je pense que ça peut tenir.
39:57Top ou flop de la semaine
39:58pour vous,
39:58Valentine ?
39:59Top !
40:00C'est l'émission
40:01d'Alphabet
40:02sur 100 ans
40:03dans cette grande fête.
40:05Ça rappelle quand même
40:06très fort
40:07la bulle d'Internet.
40:09Exactement.
40:09100 ans,
40:11ils ont émis
40:111 milliard
40:12en sterlin.
40:14Après,
40:14on se demande
40:14qui achète.
40:15Qui achète ?
40:16C'est les fonds de pension,
40:17les compagnies d'assurance.
40:19Il y a quand même
40:19une sensibilité auto
40:20qui est très forte.
40:22On ne dit pas ça ?
40:23Un peu.
40:24Mais ce qu'il faut...
40:25Ça rappelle quand même
40:26des mauvais souvenirs.
40:27Sur les marchés du crédit,
40:28les entreprises de la tech
40:29émettent énormément
40:30et il y a une demande
40:31qui est très très forte
40:32des investisseurs.
40:33Donc même si les spreads
40:34sur les noms de la tech
40:34s'écartent un peu,
40:36il y a une demande
40:36aujourd'hui
40:37qui est très forte
40:37des investisseurs.
40:38Et alors juste,
40:39puisque j'ai une spécialiste
40:40des taux,
40:40on a eu quand même
40:41l'émission des Françaises
40:43à 20 ans
40:44et je crois qu'ils ont
40:45levé 8 milliards
40:46et il y a eu une demande
40:47pour 135 milliards.
40:49Mais c'est complètement dingue.
40:51Je ne sais pas,
40:52on est en faillite là
40:53et les gens achètent...
40:54On n'est pas en faillite.
40:55On n'est pas en faillite.
40:57On gère mal notre budget
40:59mais on a des fondamentaux
41:00qui restent corrects.
41:02On est loin de la faillite.
41:03Allez Frédéric,
41:03il y a plein de flops
41:05sur la bourse.
41:06C'est dans les temps
41:06mais Dassault Systèmes
41:07et le gros flop,
41:0821% de baisse
41:09sur la publication.
41:10Une valeur de croissance
41:11qui n'a pas de croissance,
41:12ça se voit tout de suite.
41:13C'est un chouchou absolu.
41:14Il était dans tous les fonds de croissance.
41:16Tous les fonds de croissance
41:17en avaient.
41:18Tout le monde en avait.
41:18Alors, il y a un aspect conjoncturel,
41:20il y a MediData sur la santé,
41:21il y a l'IA qui vient casser là-dessus.
41:25Donc voilà,
41:25quand vous avez une entreprise
41:26qui, avec des multiples élevés,
41:28annonce 3-5% de croissance,
41:30ça ne passe plus.
41:31Il y a ce qu'on appelle
41:32un re-rating.
41:33Un re-rating,
41:34ça devient...
41:34C'est problématique
41:35parce que c'est vraiment
41:36la valeur star
41:37de la croissance en France.
41:39Top ou flop ?
41:40C'est top.
41:42Sanae Takichi,
41:44la nouvelle première ministre au Japon.
41:47C'est une femme
41:48à la tête de la 4e puissance mondiale
41:50parce que le Japon reste quand même
41:51important dans le monde.
41:52Et ce qui est important
41:53pour nous, investisseurs,
41:55c'est que les Japonais,
41:55ils ont 7,6 trillions de dollars
41:58investis en dehors du Japon.
42:00Les deux tiers aux Etats-Unis.
42:01Si jamais ils avaient l'idée
42:03de rapatrier cet argent au Japon,
42:06ça pourrait avoir un impact très fort
42:08sur...
42:10le Yen.
42:11Et ils le feraient
42:12parce que les taux d'intérêt au Japon
42:13ont beaucoup monté.
42:14On est à 2,2% sur le 10 ans au Japon.
42:16On a de la croissance,
42:17on a de l'inflation
42:18et on a un nouveau vent
42:19qui s'ouvre depuis 2020
42:20très clairement au Japon.
42:23Oui, mais la dette japonaise
42:24baisse 250% du PIB
42:27il y a 4 ans.
42:29On est passé à 210.
42:30Donc on est un des seuls
42:31pays au monde où on baisse...
42:32Oui, mais là,
42:33avec ce qu'elle est en train d'annoncer,
42:34ça va repartir à la hausse.
42:35Pour l'instant, non,
42:36parce que si vous avez plus de croissance,
42:37encore une fois,
42:38c'est l'histoire du nominateur,
42:39c'est favorable.
42:41Mais à mon avis,
42:41c'est quelque chose
42:42dont on reparlera.
42:42Le Nikkei est à plus 14% cette année.
42:44Ça peut continuer.
42:45Denis, top ou flop ?
42:46Flop, un grand flop quand même.
42:49Trump,
42:49pour la triple mandale
42:51qu'il a pris
42:52entre la Chambre des représentants
42:54qui invalide
42:55ses droits de douane
42:56pour le Canada,
42:57le CBO,
42:57le Congressional Budget Office
42:58qui explique que
42:592 000 milliards de dollars
43:02ce seront les charges d'intérêt
43:03annuelles sur la dette américaine.
43:05Et troisième claque,
43:06c'est la fête de New York
43:08qui dit que 90%,
43:09qui confirme que 90%
43:10du choc des droits de douane
43:12est pris par les Américains,
43:13les importateurs,
43:14les distributeurs
43:14et in fine,
43:15on y revient,
43:16les consommateurs.
43:18Allez, on passe au top 3.
43:20Alors, en numéro 1,
43:21on a Sébastien Corchia.
43:22En numéro 2,
43:23bravo Céline,
43:24vous êtes toujours
43:24sur le podium.
43:26Léa Dunant-Châtelet
43:28en 3.
43:30Et vous êtes tout
43:31au pied du podium,
43:32Frédéric,
43:32il va falloir remonter, non ?
43:33Oui,
43:34j'ai suivi un peu
43:36sur les valeurs tech.
43:37Oui, mais vous êtes juste
43:38en dessous.
43:40Justement,
43:40allez,
43:40je vais vous faire
43:41une petite musique
43:41qui fait peur pour vous.
43:42Tiens,
43:44on va regarder
43:44votre portefeuille ensemble.
43:46Vous allez nous dire
43:46ce qu'on fait,
43:47ce qu'on garde
43:48et ce qu'on vend.
43:48On a du Procius.
43:52On garde.
43:52On a du Schneider.
43:53On garde.
43:54On a du McDonald.
43:55On garde.
43:56On a du Alphabet.
43:57On garde.
43:57On a du Micron.
43:58On garde ça encore ?
43:59C'est là,
43:59on va la garder quand même.
44:00Il y a une pénurie.
44:01Elle a fait combien
44:02les dernières,
44:02rappelez-moi ?
44:03Ça doit être 150%,
44:04je crois.
44:05Et on est à 45%
44:05depuis le début de l'année.
44:06Oui,
44:06mais on est en pénurie.
44:08J'ai hésité à la sortir
44:09honnêtement,
44:09mais on va laisser le train.
44:10Vous avez du Intel ?
44:12Ça, je sors.
44:12Je sors.
44:13Ah oui ?
44:13Oui.
44:13Par rapport à ce que
44:15vous disiez tout à l'heure.
44:15Oui,
44:16je pense qu'à un moment donné
44:17ça va bloquer,
44:18même si Intel arrive
44:19sur le monde du GPU
44:20et tout ça.
44:21Je pense qu'on a gagné
44:22plus d'une centaine de pourcents,
44:24150,
44:24je sais même.
44:25Absolument.
44:26PDD ?
44:27Je garde.
44:28Medtronic ?
44:29Je garde.
44:30Bechtone, Dickinson & Co,
44:31c'est quoi ?
44:32On est dans le secteur
44:33de la santé,
44:34des équipements de santé.
44:35Qu'est-ce qu'on achète,
44:36Frédéric ?
44:36Alors,
44:36on va être dans les boissons.
44:39Il y a une petite bière
44:40que vous connaissez
44:41qui s'appelle Corona.
44:42C'est une société
44:42qui s'appelle Constellation Brand.
44:44Ils ont du vin aussi.
44:46Mais ce que je comprends pas,
44:46c'est qu'on dit,
44:47Heineken nous dit
44:48plus personne ne consomme de bière.
44:49Mais j'ai de pragmatique.
44:50Vous savez qu'il y a un événement
44:51cet été aux Etats-Unis
44:52et au Mexique.
44:54D'accord.
44:54C'est la Coupe du Monde.
44:56Et dans nos métiers,
44:57on est un peu binaire.
44:58Voilà.
44:58Et quand il y a un événement
44:59comme ça,
45:00on se dit que les gens
45:01vont y aller sérieusement
45:02sur la bière.
45:03Et donc,
45:04c'est un titre
45:04qui a énormément décoté,
45:06qui a à peu près 15%
45:07de toute sa valorisation
45:07historique en multiple.
45:08Il y a un changement
45:10d'ailleurs aujourd'hui,
45:11on vient d'apprendre
45:11un changement
45:12à la tête de la boîte.
45:13Donc,
45:14on va y aller
45:14pour la décote
45:15et pour l'effet
45:15un peu coup du monde
45:16qu'on pourrait avoir.
45:17Ah,
45:17c'est marrant ça.
45:18Et notre valeur,
45:19pardon.
45:20J'ai aussi notre valeur.
45:21Ah,
45:21d'accord.
45:21Voilà.
45:22Dans le secteur de la santé.
45:23On a deux heures.
45:24Qui s'appelle Replymune,
45:25qui est un spécialiste.
45:26Alors,
45:27je ne la conseille pas
45:27parce que c'est très dangereux.
45:28C'est une biothèque
45:29qui passe devant la FDA.
45:30Ah non,
45:31mais si vous en parlez,
45:31c'est que vous la conseillez.
45:32Oui,
45:32en fait,
45:33soyez prudents.
45:34Soyez prudents.
45:35C'est une société
45:35qui est spécialisée
45:36dans le mélanome
45:37qui est un médicament
45:38qui va passer devant la FDA.
45:40Donc,
45:40ça passe ou ça casse.
45:41Le mélanome,
45:42c'est un cancer
45:42qui est extrêmement important.
45:45Et répandu.
45:45Et donc,
45:46voilà,
45:47cette valeur aujourd'hui
45:47va peut-être proposer
45:49un médicament
45:50qui va répondre
45:50à beaucoup de problématiques
45:52sur ce sujet.
45:53C'est bien noté.
45:54Céline,
45:54si vous voulez rester
45:55sur le podium,
45:57vous allez nous dire
45:58ce qu'on fait
45:58de votre portefeuille.
45:59Vous l'avez devant vous,
46:01On garde.
46:02Vous avez du Michelin.
46:04On garde.
46:04Vous avez du AIA.
46:07On garde.
46:08On a du Total Energy.
46:09On garde.
46:10Ouais.
46:10On n'a pas reparlé d'énergie
46:11mais je pense que...
46:12Le pétrole,
46:13non,
46:13ça ne vous fait pas peur.
46:13Le pétrole,
46:14ça ne me fait pas peur.
46:14Ok.
46:15Newmont.
46:16On garde.
46:16Midea.
46:18On garde.
46:19Tencent.
46:20On vend.
46:21C'est une société
46:21qui a très bien fait
46:22l'année dernière en Chine
46:23sur laquelle on prend des profits.
46:25On a du Itaou Unibenco.
46:28On garde.
46:29C'est brésilien.
46:29Oui, tout à fait.
46:30Vous avez du Proya Cosmetics.
46:31Ça, on sort aussi.
46:33C'est une société chinoise
46:34qui a du mal à renouveler
46:35ses nouveaux produits
46:36dans les cosmétiques.
46:36Donc, on la vend.
46:38Et on a du Trip.com.
46:40On garde.
46:41D'accord.
46:41Qu'est-ce qu'on achète alors ?
46:42Voilà.
46:42Donc, je propose
46:43qu'on achète deux valeurs.
46:45Une valeur au Japon
46:45puisqu'on en parlait tout à l'heure.
46:47Une valeur domestique japonaise
46:48qui s'appelle Sugi Holdings.
46:50C'est la principale chaîne
46:51de pharmacie au Japon.
46:52L'intérêt,
46:53c'est qu'avec la hausse des taux,
46:55la hausse des salaires,
46:55on a une consolidation
46:56du marché des pharmacies
46:59comme du marché
47:00de la distribution au Japon.
47:03Et c'est un des acteurs
47:04qui en profite.
47:06Et une autre valeur
47:07que je voulais faire rentrer
47:08également en portefeuille
47:10qui est B3,
47:11toujours dans les pays émergents,
47:13au Brésil,
47:14pour compléter Itaú.
47:16Là, c'est tout simplement
47:17la bourse brésilienne.
47:18Donc, à chaque fois
47:19que vous voulez faire une IPO,
47:21acheter une valeur,
47:22c'est l'équivalent d'Euronex ?
47:24Tout à fait.
47:25D'accord.
47:26Donc, ça nous semble
47:27très intéressant.
47:28Et là, ça,
47:29c'est une société brésilienne
47:31qui nous permet également
47:33de profiter du fait
47:34qu'il n'y a que 2%
47:35des Brésiliens
47:36qui investissent en bourse
47:37contre 15% en Chine
47:39et même 11% en Inde.
47:41Et alors, juste,
47:42quand vous faites
47:43ces investissements,
47:44c'est intéressant,
47:45vous tenez compte,
47:46j'imagine,
47:47du risque politique.
47:48Et aujourd'hui,
47:49vous considérez
47:50que le risque politique
47:51dans les pays émergents,
47:52il n'est pas...
47:53Évidemment,
47:53on ne peut pas généraliser.
47:55Il y a autant de situations
47:55que de pays.
47:56Mais vous l'intégrez,
47:58j'imagine.
47:58Tout à fait.
47:59Et effectivement,
47:59c'est ce que soulignait
48:00tout à l'heure Frédéric.
48:01On a aujourd'hui
48:02un environnement
48:03qui est très différent,
48:04une perception du risque
48:05qui est différente
48:05puisqu'on a en face de nous
48:07une Amérique
48:07qui a l'air un peu perdue.
48:10Et donc, paradoxalement,
48:11la Chine tient son cap
48:13et le marché...
48:14La Chine tient son cap.
48:15Voilà.
48:16Mais au moins,
48:16ils ne bougent pas.
48:17Ils n'ont pas bougé.
48:18Ils n'ont pas trop le choix.
48:18Mais au moins,
48:19ils ne bougent pas.
48:19Et on sait à quoi s'attendre.
48:20C'est ça ou la prison, donc.
48:21On sait à quoi s'attendre.
48:22Et c'est déjà pris en compte
48:23par les investisseurs.
48:25Et sur le Brésil,
48:26effectivement,
48:27on va avoir des élections
48:27qui arrivent.
48:28Mais là aussi,
48:29l'inflation est sous contrôle
48:30et on a plutôt
48:31des perspectives
48:32de baisse de taux
48:32puisque les taux courts
48:34au Brésil sont à 15%
48:35avec une inflation
48:36de taux de 4.
48:36Et ça a commencé.
48:37On a un mouvement
48:38de baisse des taux
48:39dans tous les pays émergents
48:40qui a commencé
48:40à se mettre en place.
48:41C'est une dynamique favorable.
48:42Et si vous avez en général
48:44des baisses du dollar,
48:46c'est favorable également
48:46pour les pays émergents.
48:48Pourquoi c'est favorable ?
48:49Parce qu'effectivement,
48:49ils ont des matières premières
48:51qui vont avoir
48:55une meilleure acceptation,
48:57une meilleure facilité
48:58à dépenser
48:59avec une plus grande force
49:01d'achat que par le pays.
49:01Et puis,
49:02ils ont une partie
49:02de leur dette
49:03qui est libellée en dollars
49:03et donc la baisse du dollar,
49:05ça pèse aussi
49:05le poids de la dette.
49:06Une dynamique
49:06qui leur est favorable.
49:08Vous êtes d'accord
49:08avec ça, Denis ?
49:09Oui, parfaitement.
49:10C'est un très bon résumé
49:11de votre part.
49:12C'est des très bons arguments économiques.
49:14Bon, c'était un bon plateau
49:15de médaillés
49:16qui a tenu son rang.
49:17Allez, merci de nous avoir suivis.
49:18Merci à nos médaillés.
49:19On se retrouve la semaine prochaine
49:20pour une émission
49:21dont on vient de m'indiquer
49:23qu'elle sera exceptionnelle.
49:24Surtout, n'oubliez pas
49:25que vous pouvez nous écouter,
49:25nous voir et nous réécouter
49:26en replay en podcast.
49:28Il faut qu'on batte un record.
49:29Donc, le record est à 228 000.
49:33On va essayer de le battre
49:34le mois prochain.
49:37C'est votre argent
49:38sur BFM Business.
49:40Sous-titrage Société Radio-Canada
49:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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