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  • il y a 11 heures
Ce vendredi 29 mai, Jean-François Robin, responsable mondial de la recherche de Natixis CIB, Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, et Stéphanie Maugey, gérante de portefeuilles à la Financière d'Uzès, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:05C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, ce sont les Iraniens qui auraient dû écrire The Heart of the Deal, pas Trump,
00:14mais j'ai trois bonnes nouvelles pour vous.
00:15C'est votre argent, c'est votre week-end, c'est une émission exceptionnelle, vraiment exceptionnelle, parce qu'on a
00:20décidé de faire quelque chose de nouveau.
00:22On en a eu marre de parler de la guerre, de parler des déclarations de Trump, des accords de paix,
00:30des retours sur les accords de paix.
00:31Et on s'est projeté, on s'est dit à quoi va ressembler l'économie, la finance, les marchés et
00:37d'ailleurs votre argent dans le monde d'après.
00:39Alors après tous les événements importants qui se sont passés depuis le début de l'année, donc l'antavirus, l
00:45'affaire Patrick Bruel bien sûr, la canicule et accessoirement la guerre en Iran.
00:49Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, c'est après la guerre, la question macro, quels vont être
00:54les moteurs de la croissance dans le monde d'après,
00:57pas Patrick Bruel, dans le monde d'après, guerre en Iran, le chiffre de la semaine, le cours du pétrole
01:01dans le monde d'après, en deuxième partie de l'émission, la bourse bien sûr.
01:05Quel a été l'événement marquant de la semaine et des mois à venir, où va la bourse ? Quels
01:10sont les placements à privilégier dans le monde d'après, le top ou le flop, le top 3 des gérants,
01:15les actions à acheter ou vendre ?
01:16Mais vous le savez maintenant, et ça c'est une nouveauté, pour une émission exceptionnelle, il faut des invités exceptionnels.
01:23J'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance. C'est la
01:26championne incontestée.
01:29Du triathlon économie, marché, taux d'intérêt, Valentin Hennouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, on va avoir
01:36besoin de vos lumières pour le monde d'après.
01:38Vous allez nous éclairer et nous montrer la voie du monde d'après ?
01:41Surtout sur les taux.
01:43Que sur les taux ?
01:44Je dis surtout sur les taux.
01:45Il a cofondé une des plus belles success stories de la gestion française et s'est rendu célèbre ici même
01:51pour ses coups de gueule.
01:52Sébastien Lalevé, j'espère que vous êtes de mauvaise humeur.
01:54Vous êtes directeur général de mon pensier Arbevel.
01:57On vous aime de mauvaise humeur.
01:58Si vous me dites, je suis en forme, ça me fout la mission en l'air.
02:01J'aime la chaleur.
02:02Ah ben ça va alors.
02:03La gestion privée, c'est son domaine de compétence comme le stock picking.
02:07Stéphanie Maugé, je n'ai pas dit que vous veniez d'un petit village qui s'appelle UZES.
02:10Vous êtes gérant de portefeuille à la financière d'UZES.
02:13Bonjour Stéphanie.
02:14Oui, bonsoir.
02:14Ça va bien ?
02:15Oui.
02:16Alors lui, c'est l'homme des signaux faibles qui se transforment en tendance forte.
02:19C'est pour ça que j'aime bien le recevoir, Jean-François Robin.
02:22Vous êtes responsable mondial de la recherche de Natexie CIB.
02:25Bonjour.
02:26Bonjour.
02:26Alors pour le monde d'après, on avait besoin des signaux faibles et des signaux forts.
02:30Allez, on s'envoie.
02:30Ça ne manque pas.
02:31Allez, on y va.
02:32Le monde d'après.
02:33On se projette.
02:35Voilà.
02:38Normalement, si on était un peu plus près dans le studio habituel, on se serait pris la main.
02:42Mais bon, là, je suis un peu loin de vous.
02:43On se projette.
02:45On se dit que Trump est prêt à tout pour arrêter la guerre.
02:49Soit avec un mauvais deal, soit avec une dernière offensive et un mauvais deal.
02:53Parce que de toute façon, ça sera un mauvais deal.
02:55Projetons-nous.
02:56Les amis, la guerre est finie.
02:58Qu'est-ce qui se passe ?
02:59Tout simplement.
03:00Gros exercice.
03:01Vous avez préparé, je suis sûr, pendant des semaines, vous n'avez pas dormi de la nuit.
03:04Sur l'économie, sur l'inflation et les taux d'intérêt.
03:06Allez, on commence par vous, Jean-François.
03:08Qu'est-ce qui se passe sur l'économie dans le monde d'après ?
03:11Déjà, dans le monde d'après, on ne revient pas dans le monde d'avant.
03:13Mais on arrête de considérer la guerre.
03:15Donc déjà, la première chose, c'est qu'on…
03:17On ne revient pas dans le monde d'avant ?
03:18Non, parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont changer.
03:21La première chose qui va changer, je pense, radicalement, c'est quand même en termes géopolitiques.
03:25Ce truc-là fait que c'est la fin du multilatéralisme.
03:28C'est la fin d'essayer d'organiser le monde d'après la Deuxième Guerre mondiale avec des règles.
03:33Là, c'est la loi du plus fort.
03:34C'est la loi du si vous avez les moyens, vous prenez en avant.
03:36Vous essayez de prendre quelque chose.
03:38Voilà, c'est le début.
03:39L'Iran sera beaucoup plus fort après qu'avant.
03:41Donc, il va sans doute avoir une certaine mainmise sur le Détroit.
03:44Donc, si vous êtes les Chinois, vous allez regarder Malacca.
03:46Si vous êtes la Turquie, vous allez regarder Bosphore, etc.
03:48Donc, il va y avoir une espèce, je pense, de remodélisation, en tout cas, remise à plat de toute la
03:55géopolitique.
03:56Les États-Unis se retirent, c'est la fin de l'OTAN.
03:59On a plein de choses qui vont changer en termes géopolitiques.
04:01Donc, ce ne sera pas le monde d'avant de toute façon.
04:03Je crois quand même que si on regarde la première réaction, si jamais on avait demain un accord,
04:07s'il y a un accord, qu'est-ce qui se passe après ?
04:09Quand même, on a des prix du pétrole qui arrêtent d'avoir cette prime.
04:12Et on revient très, très vite dans les 80-70.
04:15On va en parler tout à l'heure.
04:16Pourquoi je dis ça ? Parce qu'évidemment, on était avant tout ça dans un monde où il y avait
04:19trop de pétrole.
04:20On était avant tout ça dans un monde où il y avait trop de gaz.
04:22Je regardais avant de venir ici, les stocks de gaz européens ou français, ils sont déjà à 40.
04:27On était à moins de 20 au début du conflit.
04:28Donc, on n'a aucun problème à reconstituer nos stocks de gaz, paradoxalement.
04:32C'est bien pour ça que les prix d'électricité ne remontent pas.
04:34Donc, on est bien dans un...
04:35Ils ont même été négatifs pendant la période de calcul.
04:37Et ils le sont de plus en plus grâce aux renouvelables, pas à cause, grâce aux renouvelables, on a des
04:41prix d'électricité de moins en moins cher.
04:42On peut en reparler.
04:43Le problème, c'est qu'il faut gérer les équilibres de systèmes.
04:46Mais globalement, qu'est-ce qu'on peut dire ?
04:47C'est qu'on aurait un retour très fort des prix des matières premières.
04:51Évidemment, de l'urée, du sulfure, de l'aluminium, tout ce qui avait été mis.
04:54Des engrais.
04:55Voilà, des engrais, tout ce qui avait été mis.
04:57Donc, je crois que la première chose, déjà, on revient à des prix.
04:59Et il y a donc une inflation qui serait un peu comme en 2022.
05:02Elle descendrait aussi vite qu'elle est montée.
05:04Et donc, évidemment, on aurait un effet un petit peu sur les taux de ce point de vue-là.
05:08Donc, premier choc, je pense qu'il laisserait de revenir un petit peu…
05:10Donc, un contre-choc pétrolier.
05:11Un contre-choc pétrolier quelque part.
05:13Et puis après, je crois qu'il y a quand même des choses qui le montent d'après.
05:15Il n'est pas le monde d'avant.
05:16Je le disais, il y a du géopolitique.
05:18Il y a de la défense.
05:19Il y a de l'électrification.
05:20Il y a plein de choses qui vont arriver.
05:21Alors, il y a un sujet, je voudrais revenir sur ce que vous avez dit qui m'intéresse,
05:24sur la partie, vous dites, commerce international.
05:27Ça fait des années ou des mois qu'on répète, notamment avec l'arrivée de Trump,
05:31que c'est la fin du multilatéralisme.
05:33Est-ce que ça se voit dans les chiffres ?
05:35Parce que moi, je regarde les chiffres des échanges et je n'ai pas vu de signe
05:38qu'il y avait cette sorte d'explosion du monde et que les échanges étaient en contraction.
05:42Je crois que ce que montre l'Iran, finalement, c'est quand même que même une zone comme le Moyen
05:47-Orient
05:48est hyper importante pour les supply chains mondiales.
05:51Finalement, le Moyen-Orient, là, on parle d'une zone, c'est 2% du PIB mondial.
05:54C'est moins que la France dans le PIB mondial.
05:57Donc, tout d'un coup, on a l'impression, quand on parle du Moyen-Orient et du détroit d'Ormousse,
06:01que tout se passe là-bas, que le monde entier dépend de l'aluminium,
06:04que le monde entier dépend des engrais phosphatés qui viennent de là.
06:06Bon, les engrais phosphatés, il y en a plein de Maroc.
06:09Mais grosso modo, on a l'impression que cette zone, c'est vraiment le nœud gordien
06:12de la supply chain mondiale.
06:15Ce que ça montre, quand même, c'est qu'on reste dans des chaînes de valeur hyper intégrées.
06:20Il suffit qu'il y ait un petit grain de sable, là, un gros grain de sable,
06:22pour que ça s'arrête.
06:23Donc, quand même, évidemment, pour répondre à notre question, ça monte pour résoudre.
06:26Les échanges aujourd'hui, quand on regarde les échanges entre blocs
06:28dont on dit qu'ils sont opposés les uns à l'autre,
06:30on voit quand même que ça continue dans des proportions.
06:33Je veux dire, quand on regarde les chiffres des exportations chinoises,
06:36c'est juste affolant.
06:37On ne peut pas dire qu'ils sont repliés sur eux-mêmes
06:39et qu'ils n'arrivent plus à pénétrer les autres marchés.
06:41Je pense qu'encore une fois, c'est la fin de la mondialisation telle qu'on l'a connue.
06:44Ce n'est pas la fin de la mondialisation.
06:45Simplement, c'est qu'on va accélérer cette tendance
06:47à aller chercher de la résilience,
06:49à aller chercher de la production là où vous vendez.
06:51Le commerce mondial maritime, cette année,
06:53il risque de monter de 2%.
06:54Il ne s'arrête pas, ce n'est pas une récession.
06:56On passe par d'autres canaux,
06:57mais là, on voit bien ce qui est en train de se passer avec le Kazakhstan.
06:59On est en train de chercher des routes alternatives.
07:01On va y arriver, parce qu'on y est arrivé.
07:03Comme on est arrivé à surmonter le fait de ne plus être,
07:06pour l'Allemagne, de ne plus être approvisionné par la Russie.
07:08Et le canal de Suez, etc.
07:10On va trouver des alternatives.
07:11Mais quand même, je pense que ça accélère
07:13une réorganisation du monde en termes de grandes régions.
07:16Encore plus si vous avez la première économie mondiale
07:18qui est en train de se dire
07:19« Moi, j'ai mon côté de l'hémisphère qui est à moi,
07:22le reste ne m'intéresse plus. »
07:23Le monde d'après, selon Valentine et nous, c'est quoi ?
07:26Pour moi, la première question qu'on peut se poser,
07:29c'est le défi sur l'IA aujourd'hui.
07:31Parce que si on voit l'économie américaine,
07:32ce qui est amusant dans ce conflit,
07:33c'est qu'elle résiste extrêmement bien
07:35et elle est complètement portée sur l'IA.
07:38Si on regarde aujourd'hui la croissance américaine
07:40qu'on a eue au premier trimestre,
07:42l'investissement dans l'IA, ça contribue pour la moitié.
07:45Et ces investissements sont aujourd'hui portés
07:47par les grandes entreprises de la tech.
07:50C'est 700 milliards pour l'année 2026.
07:54Ces investissements, c'est en hausse de 70%
07:57par rapport à l'année dernière.
07:59Et en prévision, on est sur 1 000 milliards l'année prochaine,
08:01donc plus 40%.
08:03Et si on regarde le deuxième pilier,
08:05on a ces investissements.
08:06Le deuxième pilier, c'est la consommation.
08:08Et la consommation, elle tient alors que même...
08:10Aux Etats-Unis.
08:10Aux Etats-Unis.
08:11Mais pas ailleurs.
08:12Oui, elle tient alors que même on a un ralentissement
08:14du revenu disponible.
08:15Il y a un ralentissement sur la croissance des salaires.
08:17Et normalement, on a un ralentissement de la consommation.
08:19Et là, ça tient.
08:20Pourquoi ?
08:20Parce qu'on a un effet richesse,
08:22parce qu'on a les marchés actions
08:24qui fonctionnent bien grâce à la tech.
08:25C'est ça qui a compensé l'effet baisse du pouvoir d'achat
08:28aux Etats-Unis ?
08:29C'est ça qui a compensé en partie, oui, la baisse du pouvoir d'achat.
08:32Et ce ne sont pas les mêmes personnes, par contre ?
08:33Non, ce ne sont pas les mêmes personnes.
08:34Ce sont les ménages aujourd'hui.
08:35Les pauvres riches tirent la consommation.
08:37Donc, l'IA aujourd'hui aux Etats-Unis,
08:39c'est un enjeu stratégique.
08:40Et on voit qu'il y a aussi des investissements privés,
08:43mais il y a aussi un soutien public important.
08:45Et si on regarde les déficits aujourd'hui
08:47du gouvernement américain,
08:48on oscille aussi entre 5 et 6 %.
08:51Maintenant, la question qu'on doit se poser,
08:52quelle est l'étape suivante ?
08:53Est-ce que cette vague d'investissement
08:57qu'on a aujourd'hui sur les 5 grandes boîtes de la tech,
08:59est-ce qu'on va pouvoir générer de façon soutenable
09:03une vague de croissance pour l'économie américaine ?
09:05Et là, ce qui est important pour moi,
09:07c'est qu'on ait un élargissement de cette dynamique de CAPEX.
09:10Que ces investissements,
09:11ce ne soit plus seulement l'histoire de cette entreprise,
09:14mais ça doit être l'histoire de l'ensemble
09:16des entreprises américaines,
09:17ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
09:19Et pour avoir ça, c'est important,
09:21il faut avoir des taux plus bas.
09:22Et l'autre question qu'on va devoir aussi se poser
09:24rapidement avec l'IA,
09:26c'est une fois que cette richesse sera créée
09:29de façon soutenable,
09:30si on arrive dans cette configuration,
09:31comment est-ce qu'on se la partage ?
09:33Comment est-ce que les gains de productivité générés
09:35se partagent entre le capital et le travail ?
09:38Parce que c'est de la croissance sans emploi.
09:40Vous êtes dans le monde d'après-après encore.
09:42C'était la thématique de cette émission.
09:45Pour moi, aujourd'hui,
09:46on a une économie aux US qui est tirée par l'IA.
09:49Et aujourd'hui, si on regarde cette croissance,
09:51ce n'est pas soutenable.
09:51Pour que cette toile soit soutenable,
09:53il faut vraiment un élargissement de ces CAPEX.
09:55Et pour moi, ce qui est important,
09:56c'est la condition à ça,
09:58c'est des taux plus bas,
09:58des taux courts plus bas.
09:59Alors justement, pour vous,
10:00l'inflation dans le monde d'après,
10:02ça ressemble à quoi ?
10:03Jean-François lui dit,
10:04le pétrole devrait rebaisser,
10:05il y aura moins de tensions
10:06sur les matières premières.
10:07Est-ce que ça veut dire qu'en fait,
10:08on n'a pas eu d'inflation,
10:09qu'on a eu juste une hausse momentanée des prix
10:11et qu'il n'y aura pas d'inflation ?
10:12L'inflation, si on regarde,
10:14on en parlera sur les prix du pétrole,
10:15pour moi, ça ne va pas être un sujet.
10:17Et surtout, l'inflation qui va être par le marché du travail,
10:20ce n'est pas un sujet.
10:21Donc, est-ce qu'il va y avoir de l'inflation
10:22dans le monde d'après ?
10:23C'est ça ma question ?
10:23Pour moi, le monde d'après,
10:25il n'y aura pas d'inflation,
10:26mais il y aura surtout aussi des banques centrales
10:27qui vont devoir baisser les taux courts.
10:28D'accord, on va en revenir.
10:31Sébastien ?
10:32Sur l'énergie, il faut quand même avoir en tête
10:34que, notamment du fait de l'IA,
10:36on va, chaque année, entre maintenant et 2030,
10:40avoir besoin de l'équivalent de la consommation
10:42du Japon en plus.
10:44Donc, c'est plus d'électricité.
10:46Ah oui, c'est plus d'électricité.
10:47Oui, mais on sait faire aujourd'hui l'électricité.
10:48Non, non, tu ne sais pas faire de l'électricité comme ça.
10:51Quand tu as des data centers
10:52qui ont besoin de 1 gigawatt par an,
10:55c'est l'équivalent de la centrale nucléaire.
10:56On a des prix d'électricité qui sont négatifs.
10:58Oui, mais c'est local.
11:00Le problème, c'est que tu dois raisonner au niveau local,
11:03pas au niveau global.
11:04Et tu vas avoir des besoins
11:05qui vont être extrêmement concentrés assez vite.
11:08Donc, un des sujets du monde d'après,
11:10ça va être la mise en musique de tout ça.
11:12Parce qu'on a eu trois années où on parlait d'IA
11:14et c'est fondamental.
11:16Mais il faut bien voir aussi que depuis 18 mois,
11:17il n'y a pas eu d'accélération
11:20des résultats des entreprises.
11:22Les marchés américains, le S&P, a beaucoup monté.
11:26Les estimations ont augmenté en masse
11:28à peu près 7% sur la période.
11:29Mais c'est lié au 55-60% des boîtes liées à l'IA
11:32ou au CAPEX d'IA.
11:34Or, ces activités-là,
11:35en fait, le S&P, les résultats ont baissé.
11:38D'accord.
11:38Donc, en fait, tu as une...
11:40D'accord, mais quand on a un Nvidia qui tire,
11:42à la limite, on s'en fout qu'il y a 100 boîtes qui...
11:45D'accord, ok, très bien.
11:46Parce que c'est des chiffres qui sont tellement...
11:47Non, non, mais là, si on parle de la partie boursière,
11:50ce qui est intéressant...
11:51On en parlera tout à l'heure, peut-être.
11:52Non, mais dans l'économie, c'est toujours une période
11:54qu'on appelle en mauvais français du FOMO.
11:56Donc, on a envie d'y être à tous les prix.
11:59Et maintenant, on va rentrer dans la partie
12:01où il faudra comprendre et rentabiliser.
12:03Et pourquoi ça va arriver ?
12:05Parce qu'Enthropic, OpenAI, SpaceX vont rentrer en bourse.
12:09Donc, ça va être l'arrêt de la période du rêve.
12:11Il va falloir concrétiser.
12:12Et quand on s'intéresse vraiment à l'IA
12:14et qu'on commence à gratter un peu les choses,
12:16qu'est-ce qu'elles vous disent les entreprises ?
12:18Déjà, un, j'ai un peu peur de me lancer
12:22parce qu'en fait, je ne sais pas comment ça me coûtait.
12:24Parce qu'en fait, utiliser l'IA,
12:26déjà, tu vas être pied et main lié avec un provider.
12:29Est-ce que ce n'est pas un combat d'arrière-garde ?
12:31Non, pas du tout, parce que tu ne sais pas exactement
12:32quand tu vas faire tes décisions,
12:34combien ça va te coûter ?
12:35C'est-à-dire, combien va être le token ?
12:37En réalité, c'est que pour l'instant,
12:38c'est subventionné par des boîtes
12:40qui, pour l'instant, n'est pas d'outil de rentabilité.
12:42Le jour où elles sont en bourse,
12:43le prix des tokens va énormément augmenter.
12:45On arrêtera d'être sponsorisé.
12:46Donc, les entreprises, en fait,
12:48par rapport à l'IA, il y a un vrai sujet,
12:49c'est que pour l'instant,
12:50il n'a pas véritablement été emplanté.
12:53C'est intéressant parce que...
12:53Et mettre copilote dans des boîtes,
12:55ce n'est pas faire de l'IA.
12:56Donc, parce que...
12:58C'est déjà en faire un peu quand même.
12:59Oui, mais de la productivité...
13:01Dis pas ça, je viens de mettre copilote dans...
13:02Oui, oui, mais ce que je veux dire...
13:04Ça a tous les postes et j'ai dit
13:05qu'on a été entrés dans l'air de l'IA.
13:07Le véritable impact,
13:11tu l'auras quand les infrastructures
13:12des entreprises, en termes de data,
13:14seront faites.
13:14Ce n'est pas encore fait.
13:15Donc, en fait, on parle de plein de trucs,
13:17mais ça n'arrivera que dans deux ou trois ans.
13:19Stéphanie ?
13:20Ok, cette diffusion.
13:21Stéphanie, juste pour revenir.
13:23Économie, inflation, pour vous,
13:25votre vision, c'est quoi vous dites ?
13:26Le monde d'après, il sera top ?
13:27Effectivement, si la guerre s'arrête,
13:29on peut espérer...
13:30On part sur ce principe.
13:31On part sur ce principe
13:32que les taux rebaissent, effectivement.
13:34On en est loin, en fait.
13:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:36il y a eu une sorte de...
13:3719 mai, on était à 3,19 sur le bout d'allemand.
13:41Aujourd'hui, on est à 2,94.
13:43Mais quand on regarde les boîtes
13:45qui se financent à court terme,
13:46on est encore bien plus cher
13:47qu'il y a 9 mois.
13:48Et on nous dit que la BCE
13:49va peut-être monter ses taux.
13:50C'est 50 points de base de plus.
13:51LNA à 12 mois,
13:52c'est de 2,82 à 3,50.
13:54Donc, la réalité pour les entreprises,
13:56aujourd'hui, c'est que même si ça rebaisse,
13:57on est encore quand même bien plus cher
13:58qu'il y a un an.
13:59Donc, il va falloir vraiment
14:00un retour de la confiance,
14:02une certitude qu'on va normaliser la situation.
14:05Et ça va sans doute contribuer
14:07à un regain de confiance
14:08de tous ces patrons
14:09qui, en fait, vont bien,
14:10mais sont juste prudents et attentistes.
14:12Et donc, on le gelait.
14:13C'est ce que vous ressentez,
14:13vous, quand vous leur parlez ?
14:14Oui.
14:15En fait, on s'est dit
14:16ça va être court, ça va être court,
14:17mais ça dure.
14:18Donc là, tout d'un coup,
14:19en fait, que ce soit au niveau des patrons,
14:21au niveau de la consommation,
14:22on l'entend,
14:23les petits commerces,
14:24les gens, les clients
14:24qui ont des boutiques,
14:27qui disent, en fait,
14:27l'argent est là,
14:28mais en fait,
14:29les gens ont arrêté de dépenser.
14:31Jean-François,
14:32juste pour revenir
14:32une seconde
14:33sur un de mes sujets favoris,
14:35mais vous,
14:35vous êtes économiste,
14:36il y a des économistes
14:37à la BCE,
14:39on a tous l'impression
14:40que monter les taux,
14:41ça serait une erreur fondamentale.
14:42Pourquoi la Banque centrale
14:44pourrait monter ces taux ?
14:45J'ai du mal à comprendre, en fait.
14:47Eh bien, moi aussi.
14:48Non, mais je pense
14:49qu'on va avoir droit
14:50à une espèce
14:51de dovish hike.
14:54C'est quoi, dovish hike ?
14:55C'est-à-dire que c'est une Banque centrale
14:56qui va monter les taux
14:57pour faire croire
14:57qu'elle est méchante
14:59en se disant,
14:59à 2,25,
15:00je ne suis pas très loin
15:00de mon taux neutre
15:01qui est entre 2,2 et 2,5
15:02pour la Banque centrale.
15:03C'est symbolique, quoi.
15:04C'est un peu symbolique.
15:04C'est dire,
15:05je lutte contre l'inflation.
15:06Voilà, et puis surtout,
15:07j'ai essayé de casser
15:08les anticipations d'inflation.
15:08Il y a un espèce
15:09de gros traumatisme
15:10de la Banque centrale
15:11qui est lié à 2022
15:12où on disait,
15:12mais en fait,
15:13c'est un choc d'énergie
15:14transitoire
15:14et à la fin,
15:15ça s'est transféré
15:17à l'alimentation, etc.
15:18C'est exactement
15:19ce qui est en train
15:20de se passer aujourd'hui aussi.
15:21On voit bien les prix
15:22des engrais,
15:22vous le disiez,
15:23c'est 30% des engrais mondiaux
15:24qui sortent de là,
15:25de la région
15:26et donc évidemment,
15:27ça se transfère au prix.
15:29Et donc,
15:29la BCE veut absolument
15:30casser cette histoire-là.
15:31Moi, je suis absolument
15:32persuadé que ça ne changera
15:33rien du tout.
15:34Ce n'est pas ça
15:34qui va ouvrir
15:35le détroit d'or.
15:36Exactement.
15:36Donc à la fin,
15:37ça ne sert à rien.
15:38C'est un geste symbolique
15:39qui me semble très intéressant.
15:40C'est quand même
15:41cette espèce
15:42de schizophrénie
15:42entre les marchés
15:43qui achètent
15:44que les Etats-Unis
15:44qui sont à 3,8%
15:46d'inflation
15:47seraient à deux doigts
15:47de baisser les taux
15:48et que la BCE
15:49qui est à 2,8%
15:50d'inflation,
15:51il faut qu'elle monse
15:51les taux 3 à 3.
15:52Donc on est quand même
15:53une espèce de dichotomie.
15:55Si c'est vraiment le cas,
15:56il faut mettre
15:56l'euro-dollar à 25.
15:58Donc attention,
15:59je trouve qu'il y a
16:00des problèmes de cohérence.
16:01La question macro,
16:02vous avez déjà commencé
16:03à y répondre,
16:04c'est les moteurs
16:05de l'économie
16:05après la guerre.
16:06Pour vous, Valentin,
16:07c'est vraiment
16:08le rapport à l'IA.
16:09Ça va être ça
16:10le moteur principal.
16:11Aux Etats-Unis,
16:12c'est le rapport à l'IA
16:14et en Europe,
16:15on a quand même
16:16ce changement de cap
16:17qu'on attend
16:17sur le budgétaire allemand
16:19et en Europe,
16:21on augmente aussi
16:21les dépenses sur la défense
16:22et on a une transition énergétique.
16:24Sur l'Europe,
16:25on a ces moteurs-là.
16:26Mais ce qui est intéressant,
16:27c'est de regarder globalement
16:29que ce soit aux Etats-Unis
16:30ou en Europe,
16:31tous les moteurs de croissance
16:32réclament des investissements
16:33monstrueux,
16:35massifs.
16:35Et pour moi,
16:36ça veut dire...
16:37C'est ce que disait un peu Sébastien
16:38même pour la partie IA.
16:40Pour la partie IA,
16:41et pour la partie énergie
16:42de l'IA.
16:43Mais précisément,
16:44je pense que c'est ce qui,
16:44à mon avis,
16:45doit questionner l'idée
16:46qu'on a tous
16:46que les taux d'intérêt
16:47vont rebaisser.
16:48C'est pour ça que
16:48ce n'est pas un retour
16:49à la normale.
16:49Ce qu'on va avoir,
16:50c'est quand même
16:50une accélération des dépenses
16:52déjà pour reconstituer
16:53les stocks militaires,
16:55accélérer la dépense de défense.
16:56Mais si la croissance ralentit,
16:58vous êtes économiste.
16:59Oui, mais ce que je veux dire,
16:59c'est qu'aujourd'hui,
17:00si vous prenez par exemple
17:00typiquement les Etats-Unis,
17:01les Etats-Unis,
17:02pour se dire les choses,
17:03il n'y a aucune raison
17:03que les taux d'intérêt américains
17:05rebaisent fortement,
17:05même si la Fed
17:06devait baisser les taux courts.
17:08Elle veut dans le même temps
17:08réduire la taille de son bilan,
17:10donc c'est plutôt
17:10aussi les taux longs.
17:11Mais si vous prenez juste
17:12les Etats-Unis,
17:13aujourd'hui,
17:13les taux d'intérêt américains,
17:15ils vont plutôt monter.
17:16Vous avez un déficit américain
17:17qui est plutôt de l'ordre de 7%.
17:19Vous avez un coût d'intérêt
17:20de la dette américaine
17:21qui est aujourd'hui
17:21de 3,3% du PIB.
17:23On parle de 1 000 milliards.
17:24Les intérêts de la dette américaine,
17:26c'est supérieur
17:26au budget militaire américain.
17:28Le CBO, cette semaine,
17:29nous dit,
17:30dans 10 ans,
17:30le comité du Congrès budgétaire,
17:34pourtant dominé
17:35par les Républicains,
17:36dit,
17:36en 2036,
17:37dans 10 ans,
17:38c'est 4,6% du PIB,
17:40ça double
17:40à plus de 2,3 trillions.
17:42Donc vous dites,
17:44même si l'inflation rebaisse,
17:45les taux d'intérêt
17:46ne rebassent pas ?
17:46Si vous devez investir
17:47dans la défense,
17:47si vous devez investir
17:48dans l'électrification,
17:49parce que vous avez bien vu
17:50que c'était un énorme problème
17:51de dépendre d'une petite zone
17:52pour votre mix énergétique
17:54qui n'a aucun sens,
17:55qu'en plus de ça,
17:56vous avez des dépenses démographiques,
17:57qu'il faut tenir la distance
17:59sur la course à l'IA.
18:00Vous n'avez aucune raison
18:01que la course à l'épargne mondiale
18:02fasse autre chose
18:03que maintenir des taux élevés.
18:04C'est pour ça qu'on va avoir
18:05pour moi des pressions
18:07sur les taux longs.
18:08Défense,
18:09l'IA,
18:09pardon,
18:10allez-y.
18:11Mais ce qui ne veut pas dire
18:12que les banques centrales
18:13vont, pour moi,
18:14vont devoir baisser leurs taux.
18:15Parce que comment est-ce
18:16qu'on finance
18:17tous ces montants d'investissement
18:18si on regarde en Europe ?
18:20Il y a l'Allemagne
18:20qui a une marge de manœuvre budgétaire,
18:22mais ni la France
18:22ni l'Italie
18:23ont des marges budgétaires
18:24pour financer ces investissements.
18:26Et si on veut
18:26que ce soit aussi
18:27des investissements
18:28qui viennent du privé,
18:29les niveaux de taux longs
18:30aujourd'hui sont beaucoup trop élevés.
18:31Les niveaux de taux réels
18:32aujourd'hui en France
18:33et en Italie,
18:33pour moi,
18:34sont sur des niveaux restrictifs
18:35aujourd'hui.
18:35Sébastien,
18:36défense,
18:37l'IA,
18:37vous dites l'énergie,
18:39les moteurs de la croissance.
18:40De toute façon,
18:41c'est la souveraineté
18:42en général.
18:43La souveraineté aujourd'hui,
18:44c'est la défense,
18:45l'énergie,
18:46l'IA,
18:46en sachant que
18:48SpaceX,
18:49une fois encore,
18:49qui a publié les documents
18:51pour son IPO,
18:52pour son introduction en bourse,
18:5320% du chiffre d'affaires
18:55de SpaceX en 2025,
18:56c'était avec l'État américain.
18:58Donc la souveraineté,
18:59il ne faut pas faire qu'en parler,
19:01il faut aussi la faire concrètement
19:03et que les États,
19:04stratèges,
19:05alors ça fait peur
19:06quand on parle d'État stratège,
19:07surtout en France,
19:08il faut que l'État s'implique
19:09et sa souveraineté,
19:10c'est-à-dire que donne des contrats,
19:12donne de l'argent
19:13à des fournisseurs européens,
19:16idéalement français,
19:17et européens.
19:17Et le problème,
19:18c'est que face à ça,
19:18en Europe,
19:19il n'y a pas cette conception,
19:21il n'existe pas,
19:22on l'a vu tout le temps,
19:23notamment avec nos amis allemands,
19:25et c'est le seul moyen
19:26pour avoir des entreprises...
19:28Vous demandez plus d'État,
19:29où ?
19:29Non,
19:30je demande de l'argent
19:31qui arrête...
19:32Mais vous demandez plus d'argent
19:33de l'État,
19:33mais l'argent de l'État,
19:34c'est le vôtre.
19:35C'est-à-dire que d'une certaine
19:35chose profondément libérale,
19:37mais il n'y a jamais eu...
19:39Mais il faut faire des choix.
19:40Le problème,
19:41même avec de l'IA,
19:43ce que vous voulez,
19:43à la fin,
19:44c'est un nouveau paradigme,
19:45ce qui arrive,
19:45mais il faut être capable
19:46de décider,
19:47il faut des gens courageux
19:48et faire des choix.
19:48Je suis d'accord,
19:49mais des choix,
19:49ça veut dire réduire
19:50les dépenses publiques,
19:52couper le budget
19:53de dépenses sociales,
19:55travailler plus longtemps,
19:57baisser les retraites...
19:57C'est pas parce qu'il y a une guerre
19:58en Iran
19:58que les problèmes structurels
19:59n'existent pas.
20:00Et dans le monde de demain,
20:02il y aura les mêmes
20:02problèmes structurels,
20:04sauf que ça fait 30 ans
20:05qu'on met tout sous le tapis,
20:06là le tapis est plein,
20:07donc il va falloir adresser
20:08les sujets.
20:09Non mais ça fait 30 ans
20:10qu'on dit que le tapis est plein,
20:10c'est ça.
20:12En France, moi-même,
20:14je l'ai dit, je ne sais pas,
20:1520 fois sur les 15 dernières années,
20:17que c'était ça y est,
20:18on est à l'heure de vérité,
20:19on ne va pas pouvoir passer,
20:21puis à chaque fois on passe
20:22et on se ridicule.
20:23La différence,
20:24c'est que là,
20:25on emprunte combien ?
20:26300 milliards par an à peu près ?
20:27300 milliards par an,
20:28que les maths,
20:30à la fin,
20:31c'est que des maths.
20:32Je comprends,
20:32mais au début,
20:33c'était que des maths
20:34et à la fin,
20:35c'est toujours des maths,
20:35mais qui dit que c'est à la fin ?
20:37C'est ça que je...
20:37Stéphanie ?
20:38On voit quand même
20:39qu'il y a une vraie prise de conscience,
20:42notamment...
20:42Vous trouvez, vous ?
20:43Oui, en fait,
20:44je ne suis pas sûre
20:44qu'on sache forcément tout non plus,
20:46mais sur, par exemple,
20:48l'Allemagne qui vient de remplacer,
20:49ils sortent Palantir
20:50pour remettre une filiale
20:52de pluris, etc.
20:53Mais il n'y a pas une prise de conscience
20:55de notre situation financière dramatique ?
20:57Regardez les programmes pour 2027
20:59qu'on commence à avoir,
21:00c'est pire.
21:02Est-ce qui est intéressant ?
21:03Non, pardon Stéphanie,
21:03vous aviez fini ?
21:05Oui, oui,
21:05non,
21:05mais je pense qu'effectivement,
21:06vous avez raison,
21:07sur cette prise de conscience financière,
21:08il y a peut-être un moment,
21:09il va juste falloir dire stop,
21:09on arrête...
21:10Mais qui va dire stop ?
21:11C'est ça que je ne comprends pas.
21:12C'est ça que j'attends,
21:13mais moi, j'attends ça depuis des années.
21:17Jean-François ?
21:17Non, ce que je trouve aussi,
21:18pour rebondir sur les deux précédents propos,
21:20c'est qu'il y a une grosse différence,
21:22justement,
21:22dans les capex
21:23qu'on va avoir besoin de faire...
21:24Alors, les capex,
21:25c'est expliqué pour les centaines.
21:25Sur les dépenses d'investissement
21:30en capital,
21:31qu'il va falloir faire
21:32pour toutes ces grandes tendances
21:33qu'on a évoquées,
21:33l'électrification,
21:34la défense,
21:35l'IA,
21:36il y a quand même
21:36une grande différence,
21:37c'est que la défense,
21:38c'est pour l'État.
21:39On ne va pas demander aux boîtes
21:40d'investir dans la défense,
21:42c'est évidemment
21:43la part du souverain
21:45par définition.
21:46Donc, c'est encore du budget ?
21:47Là, nous,
21:48on est à 2,1%
21:49de nos dépenses publiques
21:51françaises
21:51qui sont en défense.
21:52Il faut qu'on passe à 3,5%.
21:53On s'est engagé à le faire,
21:54mais ce n'est même pas
21:54pour faire plaisir à Trump,
21:55c'est qu'on voit bien
21:56que le monde est devenu
21:57très flippant.
21:58Donc, il faut trouver
21:59deux points de PIB
22:00rapidement dans la défense.
22:01En revanche,
22:02je trouve que les dépenses
22:03dans l'IA,
22:04les dépenses dans l'électrification,
22:05pour le coup,
22:05on peut tout à fait penser
22:06que c'est les entreprises
22:07qui pourraient prendre
22:08leur part de ça
22:09parce que finalement,
22:10il n'y a pas besoin
22:10que ce soit l'État
22:11qui le fasse.
22:12Les entreprises ont quand même
22:13encore des taux de marge
22:13et des capacités financières
22:15de plus en plus,
22:16j'ai envie de dire,
22:16parce que moi,
22:17ce que je retiens...
22:17Surtout les leaders de la tech
22:18qui sont les premiers consommateurs.
22:20Sauf ce que dit Sébastien,
22:22c'est qu'elles vont répercuter
22:23et vont nous faire payer
22:24plus cher leurs services.
22:25Oui, mais ce qu'on voit quand même,
22:25c'est que les capacités
22:26de ce financement,
22:28typiquement,
22:28les sept magnifiques,
22:30là, si vous en prenez cinq,
22:31ils ont émis 160 milliards
22:33de dettes
22:33depuis jusqu'à fin mai.
22:35Donc, on voit bien
22:36que c'est eux
22:37qui sont en train
22:37de s'endetter pour investir.
22:39Et je trouve que ce modèle-là,
22:41il ne me semble pas complètement...
22:42Il n'est pas inintéressant.
22:43C'est-à-dire qu'on peut
22:44tout à fait imaginer
22:45qu'il y ait des entreprises,
22:46c'est déjà le cas aux États-Unis,
22:47c'est déjà le cas en Europe
22:47pour ça.
22:48Qui prennent le lead
22:48et qui financent moins cher
22:50que l'État.
22:51Donc, l'État,
22:51on lui laisse vraiment
22:52les dépenses
22:52les plus souveraines.
22:53C'était le cas déjà.
22:55Quand Amazon s'est endettée,
22:56s'endettait moins cher
22:58que le moins cher...
22:58Je pense qu'il va continuer
22:59à s'augmenter.
23:01On voit bien quand même aussi
23:02qu'il y a peut-être
23:02moyen de faire autrement.
23:03C'est-à-dire qu'il y a
23:04quelques sociétés
23:05qu'on voit régulièrement
23:06dans le portefeuille
23:06qui ont fait elles-mêmes
23:08leur propre infrastructure,
23:09qui sont du coup
23:10dépendantes de leur propre LLM.
23:11Vous pensez à qui, par exemple ?
23:12Je pense à Equassence
23:14qui s'occupe
23:15de toutes nos données de santé.
23:17Je pense à Sightrade
23:19qui a fait son propre
23:20data center en disant
23:21effectivement,
23:21si j'avais mis ça sur AWS,
23:23je serais tributaire
23:24du la hausse du prix
23:25à la fois de l'abonnement
23:27et puis des tokens.
23:28Là, je gère mes propres tokens.
23:30Donc, en fait,
23:30on peut reprendre la main aussi
23:31sur nos infrastructures
23:33et sur la manière de le faire
23:34de manière peut-être plus économe.
23:35Juste en une minute, Sébastien,
23:37vous pouvez expliquer
23:38l'histoire des tokens
23:39parce que je ne suis pas sûr
23:39que ce soit très compréhensible
23:40pour tout le monde.
23:41En fait, aujourd'hui,
23:43quand vous achetez
23:44en tant que particulier
23:44ou même en tant qu'entreprise
23:45un abonnement à Claude,
23:49en fait,
23:50vous êtes limité
23:52dans l'usage que vous faites
23:53parce qu'un token,
23:53c'est l'unité de consommation
23:55si vous voulez.
23:56Et en fait,
23:56ce qui est arrivé récemment,
23:58c'est que déjà,
23:59ils ont réduit
24:01de façon unilatérale.
24:02C'est comme quand on avait
24:03les forfaits limités
24:04en Internet.
24:04En fait, ils ont déjà réduit.
24:06Aujourd'hui, déjà,
24:07l'usage augmente
24:07parce que quand vous implantez ça
24:09dans votre entreprise...
24:10D'accord, mais qu'est-ce que ça change ?
24:11On paiera plus cher ?
24:12Oui, après,
24:14jusqu'à présent,
24:14c'est des abonnements.
24:15Et en fait,
24:16à un moment,
24:17au-delà de 100 euros,
24:18maintenant,
24:18vous allez payer à l'usage.
24:20Et quand vous payez à l'usage,
24:21ce n'est pas du tout
24:22la même histoire.
24:22En fait,
24:23c'est infiniment plus cher.
24:24Pour la petite histoire,
24:25Microsoft,
24:25qui avait introduit
24:26Anthropique et Claude
24:27dans sa boîte,
24:29a déclaré la semaine dernière
24:31« ça y est,
24:32on enlève Claude
24:32parce que c'est trop cher ».
24:33D'accord.
24:34Et moi, je pense
24:35que j'en ai parlé récemment
24:35avec un patron d'entreprise
24:37qui me disait
24:39qui développe
24:39dans les PME
24:41ses services
24:42en disant
24:43« pour l'instant,
24:43il y a un peu
24:43d'attentisme
24:45de la part des entreprises
24:47pour ces installations
24:48parce qu'elles ont peur,
24:49elles ne maîtrisent pas le coût ».
24:51On se retrouve,
24:51c'était passionnant,
24:52on se retrouve
24:52en deuxième partie de l'émission,
24:53on va parler de la bourse,
24:54on va parler des événements
24:55marquants
24:56sur les marchés financiers,
24:57du placement
24:58pour le monde d'après,
24:59top ou flop,
25:00top 3 des gérants,
25:01les actions à acheter ou vendre,
25:02à tout de suite.
25:08BFM Business présente
25:11C'est votre argent
25:14Marc Fiorentino
25:15Voilà, nous,
25:16on a décidé
25:16qu'on était dans le monde
25:17d'après la guerre,
25:18voilà, on a décidé,
25:19on a eu envie
25:20de nous projeter,
25:21on s'est projeté
25:21en première partie
25:22et j'avoue
25:22que j'étais très surpris,
25:24ils avaient bossé
25:24et ils ont dit
25:25des trucs intelligents
25:26alors que, bon,
25:27quand j'avais vu
25:28les invités,
25:29genre François Robin,
25:30Stéphanie Maugé,
25:31Sébastien Adalvé
25:32et Valentin Hénou,
25:34je me suis dit
25:34ça va être difficile aujourd'hui
25:35mais finalement,
25:36ils m'ont agréablement surpris.
25:38Non, vous réagissez pas,
25:39vous gueulez pas.
25:40Non, mais je vous laissez insulter,
25:44comme ça.
25:44C'est le pouvoir de la télé quand même.
25:46Non, mais c'est quand même incroyable,
25:47c'est-à-dire que je pourrais dire
25:47n'importe quoi,
25:48personne ne me dit pas,
25:50non, mais attendez,
25:50je vais partir.
25:51Je vais faire la part d'un admirateur
25:52dans le gala Merkel,
25:53je m'attends à tout.
25:54C'est vrai,
25:54et de notre...
25:55Allez, on passe tout de suite
25:59au marché depuis le début de l'année.
26:01Bon, qu'est-ce qu'on peut dire
26:02des marchés depuis le début de l'année ?
26:04En Europe,
26:05on nous avait dit,
26:06ça y est, c'est reparti l'Europe.
26:07On a perdu toute notre avance.
26:10C'est un peu dommage.
26:11Les Etats-Unis font la course...
26:12Non, ils ne font pas la course en tête,
26:13mais ils sont bien placés.
26:14Le S&P au-dessus de 10%.
26:16Vous le disiez tout à l'heure,
26:17l'économie, Valentine, résiste,
26:19mais les marchés aussi résistent.
26:21Et comme les marchés résistent,
26:22l'économie résiste avec les faits riches.
26:23C'est bien, j'ai compris ou pas ?
26:24Parfait, bravo.
26:26L'IKEI,
26:27on n'en parle même pas,
26:28c'est 30% de hausse.
26:29Le MSCI World, 10%.
26:31Où est-ce qu'on va sur les marchés,
26:33Sébastien Lalevé ?
26:34Dans le monde d'après.
26:36La guerre est terminée,
26:38Donald Trump a fait un mauvais deal.
26:40Qu'est-ce qu'on fait ?
26:41Une fois encore,
26:4240% du S&P,
26:43c'est les fameuses boîtes d'IA
26:44dont on parle.
26:46C'est un marché
26:47qui est extraordinairement étroit.
26:50Quand on regarde
26:52la hausse récente,
26:53les flux venaient
26:54des CTA et des Hedge Fund.
26:55Absolument pas des gens traditionnels.
26:57C'est des fonds Momentum
26:59très professionnels.
27:00C'est des fonds algorithmiques.
27:02Ce n'est pas votre métier.
27:04C'est très Momentum
27:06et très algorithmique.
27:09La hausse du marché est celle-là.
27:11Une réflexion encore,
27:12je suis un peu obsédé par SpaceX,
27:13mais ce qui est intéressant,
27:14c'est qu'en fait,
27:16on n'a pas les chiffres,
27:17mais peut-être 2 000 milliards
27:18de capitalisation boursière.
27:20Au moins 1 700.
27:21Je ne me prononce pas sur la valeur,
27:24mais ce que je vois,
27:24c'est que le mode d'opératoire
27:26d'introduction
27:28fait que ça va se retrouver
27:30à 3 ou 4 % du S&P
27:33instantanément
27:33à son introduction en bourse,
27:34ce qui veut dire
27:34que tous les fonds
27:36indiciels
27:37vont être obligés d'en acheter.
27:39Et en plus,
27:40Musk,
27:40qui est quand même
27:41un énorme malin,
27:42a décidé,
27:44pour le bonheur
27:45des particuliers,
27:46d'allouer 30 %
27:48aux particuliers
27:49qui vont acheter ça
27:50parce que la valorisation,
27:51ils s'en moquent.
27:53Donc en réalité,
27:54ça va être une introduction
27:55qui probablement fonctionnera
27:57pour des raisons
27:59extraordinairement
28:00dangereuses
28:01et malsaines.
28:02Et ça sera la même chose
28:03pour Anthropik
28:03et OpenAI ?
28:05C'est 1 000 milliards à peu près.
28:06On s'arrête à des valeurs
28:06à 1 000 milliards à peu près.
28:07Donc ils rentreront aussi
28:08dans les indices ?
28:09Vous avez 4 000 milliards,
28:10donc vous avez peut-être
28:11l'équivalent de 10 %
28:12du S&P
28:13qui va arriver
28:14dans les 2 ou 3 mois
28:15qui viennent
28:16et qui devront se faire
28:17une place
28:19dans les indices.
28:20Donc vous nous dites quoi ?
28:20Vous nous dites ça ?
28:21Ça ne va pas baisser tout de suite.
28:22Donc ça n'a pas baissé tout de suite
28:23mais pour des raisons
28:25qui ne sont pas bonnes.
28:27Stéphanie ?
28:27Et puis oui,
28:27il a quand même fait changer
28:28les règles
28:29pour arriver directement
28:31au Nasdaq.
28:32Donc c'est quand même
28:33un peu impressionnant
28:34la puissance
28:35à la fois politique
28:36et économique
28:37d'un Elon Musk
28:38sur une introduction comme ça.
28:40Et je rappelle
28:40qu'on va probablement,
28:41je ne sais pas où ça en est d'ailleurs,
28:42on va probablement
28:43avoir maintenant
28:44des déclarations
28:45des comptes semestriels
28:46au lieu d'avoir
28:47des comptes trimestriels.
28:48Ce qui va quand même
28:49augmenter encore
28:50un peu le flou
28:51et l'absence
28:52de transparence.
28:53Donc ça va permettre
28:54de s'exciter
28:55pendant des mois
28:55avant d'avoir les comptes
28:56des sociétés.
28:57Stéphanie, pardon.
28:58Donc nous,
28:58dans le monde d'après,
28:59effectivement,
29:00je pense qu'on va d'abord
29:00avoir un soulagement.
29:01On a déjà eu un peu
29:02l'effet,
29:03alors ça c'est le monde d'après
29:04à très court terme,
29:05on a vu deux, trois fois
29:06les espoirs de cesser le feu
29:07avec un impact directement
29:09sur le prix du pétrole surtout,
29:13tout ce qui est
29:13toutes les chaînes
29:14autour du prix des engrais,
29:16etc.
29:17qui vont donner de l'air.
29:18On peut prendre des exemples
29:19très concrets.
29:20Un Roberté, par exemple,
29:21qui est un leader mondial
29:22des fragrances.
29:23Bon, ben eux,
29:24ils ont eu un impact
29:24tout de suite
29:25sur le coût du plastique
29:26pour leur flaconnage,
29:27sur le coût du fret,
29:28sur le coût des négociations
29:29avec leurs fournisseurs
29:30sur les matières premières.
29:31Donc tout ça,
29:32ça s'est répercuté très vite.
29:33Donc vous dites
29:34dans le monde d'après immédiat...
29:37On va retrouver certainement
29:38un peu d'air.
29:38Parce qu'on est déjà
29:39des niveaux records,
29:40c'est-à-dire on continuera
29:40à avoir des records.
29:42On va continuer.
29:43Et vous pensez que l'Europe
29:44va rattraper un peu de son retard ?
29:45L'Europe va certainement
29:45du coup retrouver un peu d'air
29:46justement lié à cette accalmie
29:48sur cette inflation
29:49venant des matières premières
29:51et de l'énergie.
29:52Et peut-être du coup,
29:54toujours cet élan
29:55lié à ces grandes thématiques
29:57que sont la défense,
29:58l'industrialisation,
29:58l'électrification.
29:59On y revient toujours.
30:00Ça reste cette tendance de fond
30:01qui va sans doute amener
30:03l'Europe à continuer d'y arriver.
30:07Mais en face d'un Etats-Unis,
30:09d'Amérique,
30:10qui eux ne sont absolument
30:11pas impactés par cette guerre
30:12qu'ils ont quand même
30:13déclenchée en Iran.
30:14Donc c'est génèrement.
30:15Aujourd'hui, Jean-François,
30:19la bourse n'est pas forcément
30:20votre sujet immédiat,
30:21mais c'est devenu,
30:22comme disait Valentine tout à l'heure,
30:23un élément de la macroéconomie
30:25parce que c'est un élément
30:26du wealth effect
30:27et de l'effet richesse
30:28et que ça alimente
30:28la consommation des ménages.
30:30Est-ce que vous regardez
30:30beaucoup, vous ?
30:31Alors oui, juste un chiffre.
30:33Aux Etats-Unis,
30:33vous avez 90%
30:34des actions américaines
30:35qui sont détenues
30:36par les 10% les plus riches
30:37qui eux-mêmes font
30:38plus de 50%
30:39de la consommation américaine.
30:40Les 80%
30:41les moins riches américains,
30:43ils ne font plus
30:44que 30% de la consommation.
30:45Donc aujourd'hui,
30:46l'économie américaine,
30:46elle tient sur la tech
30:47qui tient les marchés actions,
30:49qui fait la consommation.
30:50Si je caricature complètement.
30:52Moi, ce qui m'intéresse
30:53dans ce qui est là aussi,
30:54c'est que quand on parle
30:55du monde d'après,
30:56les marchés actions
30:57qui sont à des niveaux
30:58records partout
31:00jouent déjà le monde d'après.
31:01Sinon, il n'y aurait
31:02aucun sens à ça.
31:03Vous êtes dans un choc pétrolier
31:04qui est comparable
31:04à celui de 1973-74
31:06qui avait changé
31:07la face du monde
31:08pendant des décennies.
31:09Aujourd'hui,
31:10on oublie complètement ça.
31:11C'est l'IA plus fort
31:12que la guerre.
31:13D'ailleurs, ce qui est très intéressant...
31:14Après, vous nous dites vous-même...
31:15Attendez, vous me surprenez là.
31:17Vous comparez au choc de 1973-74
31:20alors que vous nous dites vous-même
31:22que là, on est dans un choc temporaire.
31:24Là, on était dans un choc fondamental.
31:26Il y avait quand même des États-Unis
31:27qui étaient dépendants du Golfe.
31:29On était tous très dépendants du pétrole.
31:32Rassurez-moi,
31:33l'économie, elle a quand même changé.
31:34On est moins dépendants, non ?
31:35Oui, complètement.
31:36On se donne des chiffres.
31:37En 1973-74,
31:38on perd 4,5 millions de barils jour
31:40de production de pétrolière.
31:41Aujourd'hui, c'est 12 millions
31:42de barils jour.
31:43Donc, c'est 3 fois plus.
31:44Simplement, c'est que le monde,
31:45il consomme 3 fois moins d'énergie
31:47d'hydrocarbures
31:48pour faire l'immunité de PIB.
31:49Donc, à la fin, ce choc-là,
31:51il n'est pas 3 fois pire.
31:52Il est similaire
31:53en termes de perte énergétique.
31:54Moi, ce que je trouve
31:55très intéressant quand même,
31:56c'est qu'on disait
31:57que les grands perdants,
31:58encore une fois,
31:59les marchés actions
31:59jouent le futur.
32:00Aujourd'hui,
32:01quand vous regardez
32:02ce qui se passe,
32:03vous avez les grands perdants
32:04du choc de l'Iran.
32:05C'est l'Asie.
32:0682% de ce qui sort
32:07du détroit d'Ormous,
32:08ça va en Asie.
32:08J'étais avec l'ambassadeur
32:09du Japon.
32:10Voilà, c'est 90%
32:12de leur pétrole
32:12qui vient du détroit.
32:13Alors, évidemment,
32:14vous avez envie de vous dire
32:15le Japon hyper touché.
32:16Vous avez montré
32:16les chiffres de Nikkei.
32:18Et la Corée, c'est pareil.
32:19On est à plus de 70%.
32:20Aujourd'hui,
32:21l'énorme gagnant,
32:22l'énorme gagnant...
32:23C'est incroyable, ça.
32:23Non, mais c'est important
32:24que vous le disiez
32:24parce que les gens le savent pas.
32:26L'énorme gagnant
32:27de cette séquence,
32:27on parle des Etats-Unis
32:28qui font plus 10,
32:29mais je rappelle
32:29que les Etats-Unis,
32:30c'est eux le plus touchés
32:31par ce qui se passe.
32:32C'est le pays du G7
32:33où les prix à la pompe
32:35augmentent le plus.
32:36Aujourd'hui,
32:36les Etats-Unis,
32:37c'est plus 10%.
32:38Donc, on joue le côté IA.
32:39Mais en fait,
32:39le grand gagnant
32:40de la course à l'IA,
32:41c'est qui ?
32:41C'est Taïwan,
32:42plus 50%,
32:43c'est la Corée.
32:45Enfin, plus 70% Taïwan,
32:47plus 50% pour la Corée.
32:48Sur trois boîtes.
32:49Sur trois boîtes, oui.
32:50Encore une fois,
32:51la concentration,
32:52je partage complètement
32:53votre avis.
32:54C'est attention,
32:54c'est tellement concentré
32:56sur quelques boîtes.
32:56On parlait d'Entropique
32:57tout à l'heure,
32:58moi, ce qui me fait sourire,
32:59il y a trois mois,
32:59si vous vous souvenez,
33:00peut-être pas trois mois,
33:00il y a six mois,
33:01on vous disait qu'Entropique
33:02était complètement à la rue,
33:03que ce n'était pas du tout
33:04le bon modèle, etc.
33:05Tout d'un coup,
33:06c'est devenu
33:06the new kid on the block
33:07et on va avoir une intro
33:09à 1 000 milliards de dollars.
33:10Le dernier round
33:11était à 350 milliards
33:13et on va avoir
33:13une intro à 1 000 milliards.
33:14Il y a deux mois.
33:15Avec un marché
33:17extrêmement technique
33:17et professionnel,
33:18effectivement,
33:18ce que disait tout à l'heure,
33:19Sébastien,
33:20hier, par exemple,
33:20sur Micron,
33:21qui est une boîte phare
33:22dans la mémoire,
33:24en fait,
33:24il y a eu un effet
33:25de gamme à squeeze
33:26sur ces fameuses options.
33:27En fait,
33:27les gens,
33:28en gros,
33:28plutôt que d'acheter les titres,
33:29c'est moins cher
33:30d'acheter les options,
33:31les calls.
33:31Et donc,
33:32hier,
33:32le prix du call
33:33a augmenté
33:33de 13 400 %
33:35en séance.
33:36Et donc,
33:36ça veut dire que derrière,
33:37qu'est-ce qu'il faut faire ?
33:38Il faut acheter les titres.
33:39Donc,
33:40c'est une boucle
33:42qui s'autant d'entretien.
33:43C'est intéressant,
33:44c'est que vendredi,
33:45Trump avait dit
33:45qu'il fallait l'acheter
33:46avant la fermeture
33:46de 3 jours.
33:47C'est bizarre,
33:47quand même.
33:48Et justement,
33:49Sébastien,
33:50j'entends ce que vous dites
33:51sur l'algorithmique
33:52et tout ça,
33:52on comprend très bien,
33:53mais ce que dit Stéphanie,
33:54c'est un son un peu différent,
33:56c'est qu'il y a une nouvelle
33:58génération d'investisseurs,
34:00plus jeunes que moi
34:01et plus jeunes que vous aussi,
34:03de fait,
34:05qui ont ce côté
34:06un peu gaming
34:08de la bourse.
34:09Est-ce que ça aussi,
34:10ça ne joue pas le momentum ?
34:11Parce que vous,
34:12vous reprochez beaucoup
34:12au modèle algorithmique
34:14d'avoir faussé la donne.
34:15Mais est-ce que finalement,
34:16ces groupes qui chassent en meute
34:17un peu,
34:18qu'on a vu à un moment
34:18sur les mêmes stocks
34:20aux Etats-Unis,
34:21est-ce que ça aussi,
34:21ça ne change pas un peu
34:22la donne sur la bourse
34:23et ça fait qu'on est
34:24à ces niveaux-là aujourd'hui ?
34:26On s'est fait twitteriser,
34:28c'est-à-dire que les concepts
34:29les plus compliqués aujourd'hui,
34:30ils doivent être expliqués
34:31en 140 caractères.
34:32On est dans la culture
34:33de la simplification
34:35et c'est abominable
34:35parce que l'IA,
34:37les tchats de GPT
34:38vont aussi faire ça.
34:39C'est qu'on va nous filer
34:39tout préparer,
34:42toute réflexion
34:44et on peut citer Anna Arendt,
34:46on peut citer
34:46toutes ces personnes-là.
34:47Quand on arrête de réfléchir,
34:49le pire peut arriver
34:50et malheureusement,
34:51moi j'ai un gamin de 14 ans,
34:53quand je lui pose une question,
34:54il regarde sur le tchat de GPT
34:55qui me sort comme ça.
34:56Donc j'ai dû lui expliquer,
34:57attends,
34:58c'est plus compliqué,
34:59c'est prémâché ton truc,
35:00tu n'as pas réfléchi,
35:00tu as utilisé le tchat de GPT.
35:02Et le parallèle
35:03avec le retail,
35:05avec le développement
35:06des Coinbase,
35:07des trades républic
35:09et tous ces sujets-là,
35:10c'est qu'effectivement,
35:10la bonne nouvelle,
35:11c'est que ça démocratise
35:12c'est l'accès à la banque.
35:13Donc ça c'est bien ?
35:13D'abord,
35:14avec beaucoup via les cryptos aussi.
35:16Et d'ailleurs,
35:17les gens font la même chose,
35:18c'est pour ça qu'eux,
35:18ils n'achètent pas de fonds,
35:19ils achètent des ETF,
35:20ils consomment,
35:21mais ils consomment
35:22avec une vision
35:23extrêmement court terme.
35:25Et la réalité,
35:26c'est que ces gens-là
35:27n'ont jamais connu de krach,
35:30se moquent des fondamentaux
35:31et qu'à un moment,
35:34ça vient te mordre en fait.
35:36Très bien,
35:37c'est sympa,
35:38on va passer un bon week-end
35:39comme ça,
35:39on va se tirer une balle
35:40avant dimanche.
35:42Stéphanie,
35:43on va passer à le placement
35:46du monde d'après la guerre.
35:48C'est quoi pour vous ?
35:50C'est l'électrification,
35:52je crois qu'on en a parlé suffisamment
35:53depuis le début de la...
35:54Et là,
35:55il y a quoi faire ?
35:56On a à la fois
35:58tout ce qui permet
35:59de mettre en place
36:00ces infrastructures,
36:01donc on en a des super beaux
36:02chez nous,
36:03des Schneider Electric,
36:04des Le Corre.
36:04Ça vaut cher tout ça déjà,
36:05non ?
36:05Oui, ça vaut cher,
36:06mais en fait,
36:06quand on regarde derrière
36:08toutes les technos
36:09et tous les besoins
36:09justement pour faire baisser
36:11cette conservation électrique,
36:12voilà,
36:12et après ça va être
36:13les Siemens,
36:14ça va être au niveau
36:14des semi-conducteurs,
36:16des Infineon,
36:16des ST Micro,
36:17on a un choix très large
36:19en fait pour jouer
36:19cette thématique-là,
36:20donc ce qui est sûr,
36:22c'est que c'est un axe
36:23où a priori,
36:24on a quand même,
36:25on va bénéficier
36:25de ces milliards
36:26qui sont injectés.
36:28Sébastien ?
36:29Souveraineté,
36:30donc souveraineté,
36:31c'est l'énergie,
36:33c'est le climat
36:34et la santé,
36:35c'est-à-dire que les deux secteurs,
36:36les deux thématiques
36:37qui me semblent centrales
36:38aujourd'hui,
36:39c'est le climat
36:41au-delà de la climatique.
36:42Et on investit à quoi
36:42pour investir dans le climat ?
36:43Ce que disait exactement Stéphanie,
36:45les producteurs d'énergie verte,
36:47la façon d'avoir une énergie
36:49clean et optimisée
36:50et la santé.
36:52Mon idole,
36:53c'est Demi Sassabis,
36:54il vient de sortir
36:54de sa nouvelle société
36:55Isomorphic Lab,
36:56va avoir en fin d'année
36:58le premier candidat
36:59à un médicament
37:02injecté chez l'humain.
37:03C'est-à-dire que généralement,
37:04un cycle de production
37:05d'un médicament
37:05entre la création,
37:06l'idée et la vente,
37:09c'est entre 10 et 15 ans.
37:11Là, en moins de 3 ans,
37:13il est passé du BC.
37:15C'est un médicament pourquoi ?
37:17Je ne sais plus.
37:18Peu importe.
37:19C'est un tas à humeur, je pense.
37:20Hein ?
37:20Non, mais c'est un tas à humeur
37:22exactement très bon.
37:24Non, non,
37:24et donc l'aspect positif,
37:27c'est que ça va aller
37:29beaucoup plus vite.
37:30Et la santé est un secteur
37:31globalement intéressant
37:32parce que c'est un marché
37:33qui, chaque année,
37:34est en croissance
37:35de 6 à 7 %,
37:36quoi qu'il arrive,
37:37récession ou pas récession,
37:39et ça sera un bénéficiaire net
37:40de l'IA.
37:40Sauf, je vais faire un peu
37:42le contrariant,
37:43mais sauf qu'on a des budgets
37:44qui sont de plus en plus tendus
37:46et qu'on va mettre la pression
37:47sur les labos pharmaceutiques
37:49pour nous vendre
37:50des médicaments moins chers.
37:51Je crois que c'est McKinsey
37:52qui a dit que les économies
37:53liées au fait
37:54que le développement
37:55d'un des médicaments
37:56sera beaucoup plus court.
37:58Ça va permettre
37:58de baisser les prix.
37:59En dizaines de milliards.
38:01Donc en réalité,
38:03ça coûtera,
38:03au final,
38:04ça coûtera moins cher.
38:05Donc dans le monde d'après,
38:07moi je pense que santé
38:08et climat
38:09vont être fondamentaux.
38:11Bon, vous voyez,
38:12c'est sympa
38:12d'être dans une émission
38:13où il n'y a plus la guerre
38:14en Iran.
38:15Ça fait quand même du bien,
38:16non ?
38:16C'est sympa,
38:17on n'en parle pas.
38:18Trump a dit ça,
38:19les Iraniens ont fait ça.
38:21Est-ce qu'on passe
38:22au top ou au flop
38:23avec vous,
38:23Valentine Hennouz ?
38:24Allez,
38:25c'est parti
38:25pour un super flop.
38:27Alors le super flop,
38:29c'est la BCE,
38:30si elle monte ses taux
38:32au mois de juin.
38:33On a quand même
38:34Isabelle Schnabel
38:34qui nous a sorti
38:35qu'aujourd'hui,
38:36je pense qu'une hausse
38:36de taux en juin
38:37sera nécessaire
38:38compte tenu de l'ampleur
38:39de la persistance
38:40du choc actuel.
38:41Faire le don
38:41n'est plus d'actualité.
38:43Mais bon,
38:43si on regarde quand même
38:44aujourd'hui
38:46le marché de l'emploi
38:47en zone euro,
38:48on a un taux de chômage
38:49qui monte en France,
38:50on a des destructions
38:51d'emplois
38:51dans l'industrie
38:52en Allemagne.
38:53Donc on est vraiment
38:54dans un contexte
38:55sur le marché de l'emploi
38:55qui est totalement différent
38:57de celui de 2022
38:58où on avait des hausses
39:00de salaire
39:00entre 4 et 5 %.
39:01Maintenant,
39:01on est revenu
39:02sur du 2 %.
39:03On n'est plus sur
39:04la même dynamique
39:05de création d'emplois.
39:06Et puis il y a l'IA,
39:06on en parlait aussi,
39:08qui est en train
39:08de faire un massacre.
39:09Oui,
39:09et même si on regarde
39:10aujourd'hui le niveau de taux,
39:11on est sur des niveaux de taux
39:12qui sont déjà totalement
39:13différents de 2022.
39:15Il faut se rappeler
39:15que début 2022,
39:16le taux de dépôt
39:17de la BCE,
39:18il était en territoire négatif
39:19à moins 0,5.
39:20Et surtout,
39:21ce qui est très important,
39:22c'est que les taux longs
39:23aujourd'hui pour moi
39:24sont déjà sur des niveaux
39:25restrictifs
39:26pour des pays
39:26comme la France
39:27ou l'Italie,
39:28alors que début 2022,
39:30les taux longs réels,
39:31c'est-à-dire...
39:31Pourquoi ils ne vous écoutent pas ?
39:32Pourquoi ils ne vous entendent pas ?
39:33Pourquoi ils n'entendent pas
39:34Valentin et Luz à la BCE ?
39:36Donc si on regarde
39:37le marché de l'emploi,
39:38si on regarde les niveaux de taux,
39:41les risques d'avoir aujourd'hui
39:42ces fameux effets de second tour,
39:44c'est-à-dire ce que craint la BCE,
39:45c'est que cette hausse des prix
39:47sur l'énergie
39:47se diffuse sur l'économie,
39:50contribue à des hausses de salaires
39:51et à nouveau des prix
39:52sur le reste sur l'économie.
39:54C'est ce cercle vicieux
39:55qui est très craint.
39:56Pour moi,
39:56je vois la probabilité
39:57de voir ce cercle vicieux
39:58se mettre en place.
40:00Madame Lagarde,
40:01si vous nous écoutez.
40:02Sébastien, top ou flop ?
40:03Flop pour les députés.
40:07Super flop.
40:07Français, super flop
40:08qui étaient infiniment moins
40:10venus pour écouter
40:12Arthur Mensch parler
40:13des problèmes.
40:14Qu'est-ce qui faisait
40:15que c'était compliqué
40:15en France et en Europe
40:17de développer des sociétés
40:18comme Mistral ?
40:19Ils étaient très peu.
40:20Par contre,
40:20ils étaient beaucoup
40:21pour écouter et embêter
40:22le futur candidat
40:23à la Banque de France
40:24parce que c'était
40:25un sujet politique,
40:25parce que c'était un moyen
40:26d'embêter Macron
40:27et de dire qu'il y a
40:27des conflits d'intérêts partout.
40:29Donc un sujet politique
40:31certes important
40:33mais en réalité
40:35moins.
40:36Oui, surtout que l'importance
40:37de la Banque de France
40:38aujourd'hui.
40:38Je ne voulais pas le dire
40:39mais c'est un peu l'idée.
40:39C'est un peu le conseil
40:40économique et social.
40:41Par rapport
40:44à tous les blocages
40:46auxquels on fait face
40:47et qui seront toujours présents
40:49dans le monde d'après
40:49alors que les autres
40:50bougent beaucoup plus vite.
40:53Stéphanie, top ou flop ?
40:54Alors moi, c'est un top.
40:55On va rester au sujet
40:56pour le 800 volts.
40:58Alors on va parler technique
40:59parce qu'on a passé
40:59notre émission à parler
41:01de l'électrification,
41:02des data centers,
41:03des puces.
41:04Il n'y a que vous.
41:04Et aujourd'hui,
41:05pour ça,
41:06il faut forcément
41:07de l'électricité
41:07et beaucoup d'électricité.
41:08Et en fait,
41:09ce qu'on ne sait pas,
41:10c'est que ces data centers,
41:12aujourd'hui,
41:12le courant arrive
41:13en courant alternatif
41:14alors qu'un GPU,
41:15ça a besoin
41:15de courant continu.
41:17Et donc à chaque fois
41:17qu'on fait cette conversion,
41:19en fait,
41:19on perd de l'électricité
41:20sous la forme
41:21d'un dégagement de chaleur.
41:22Et donc aujourd'hui,
41:23il y a une vraie solution
41:24qui est proposée
41:25notamment par Schneider Electric
41:26et tout l'écosystème
41:27qui est en train
41:27de se mettre en place.
41:28C'est ce 800 volts
41:29qui va être
41:30beaucoup plus efficient.
41:31Ça va permettre
41:31près de 22% d'énergie,
41:34d'électricité.
41:35Donc ça,
41:36c'est un vrai game changer
41:37pour toute cette thématique-là
41:39qui va rendre peut-être
41:40moins coûteux,
41:41plus efficace
41:42tout cet écosystème.
41:43Donc Schneider Electric
41:44a une solution
41:45et il y a notamment
41:46dans Porto-VG du Vertiv
41:48qui est prêt aussi
41:49à déployer
41:50auprès des hyperspellers
41:51cette nouvelle technologie.
41:52Ça va prendre un peu de temps
41:52mais on a des solutions concrètes.
41:55En tout cas,
41:55la bonne nouvelle,
41:56c'est que si j'ai une panne d'électricité
41:57dans la maison,
41:58je sais qui appeler avant.
42:01Avant,
42:01j'étais complètement perdu
42:02mais là,
42:02on sait que vous pouvez tous appeler.
42:04Vous nous laisserez votre portable.
42:05On va faire défiler
42:06le portable de Stéphanie
42:08sur l'écran.
42:08N'hésitez pas.
42:09Je suis jaloux,
42:09c'est une femme par technique.
42:11Si vous avez une panne d'électricité,
42:13vous pouvez l'appeler
42:13et si vous avez besoin
42:15de 800 volts,
42:17n'hésitez pas.
42:18Elle a tout ce qu'il faut.
42:18Elle a un sac avec.
42:21Top ou flop ?
42:22J'étais parti sur un flop.
42:23C'était les 21 milliards de Trump
42:24qui doit commencer
42:25à rembourser les droits de douane
42:26sur les 166 milliards
42:27qu'il doit rembourser.
42:29Il va devoir les rembourser ?
42:31Là,
42:31il vient de les débourser,
42:3221 milliards.
42:32Vous savez que 90%
42:34des droits de douane
42:34sont payés par le consommateur
42:35mais là,
42:35ce qui est intéressant,
42:36c'est que les 166 milliards,
42:38il les rembourse aux importateurs.
42:40C'est un transfert du consommateur
42:42vers la boîte américaine.
42:43Non,
42:43je ne vais pas faire un top
42:44pour équilibrer avec mes camarades
42:46qu'on est deux tops de flop.
42:47Et le top,
42:48c'est quand même
42:49les ventes de voitures électriques
42:50qui est justement,
42:50on a parlé beaucoup
42:51d'électrification à juste titre,
42:53quand même ce mois-ci,
42:53quatrième mois consécutif
42:55d'accélération phénoménale
42:56de la vente des voitures
42:57full électrique
42:58en Europe.
42:59Plus 38% en avril en Europe.
43:01Les hybrides,
43:02c'est plus 12%.
43:03C'est un top pour la Chine,
43:04non ?
43:05Justement non.
43:05Justement,
43:06quand on regarde,
43:06c'est surtout du Volkswagen.
43:08vous avez la part
43:10des voitures thermiques.
43:11Essence,
43:12c'est quand même
43:12moins 14%.
43:13Diesel,
43:14moins 17%.
43:15Donc ça y est,
43:16on a basculé ?
43:16On est en train de basculer,
43:17on appelle ça le point pivot.
43:19Et aujourd'hui,
43:19vous savez,
43:19la part de marché de BYD,
43:21on a l'impression
43:21qu'on voit des BYD partout,
43:22ça reste que de 0,7% en France,
43:242% en Europe.
43:25Pour l'instant,
43:26les grands gagnants,
43:26c'est notamment un Stellantis
43:27qui avait été un peu ralentir.
43:28Ah bah voilà,
43:29c'est une bonne nouvelle ça.
43:30Il met un milliard enfin à Mulhouse.
43:31Donc attention,
43:32cette électrification,
43:33elle se traduit dans les faits
43:34déjà depuis 4 ans.
43:35Europe is back.
43:36le plein d'électricité,
43:37ça va être...
43:38Allez, on...
43:39C'est une sur deux.
43:41Une sur deux qui est électrique
43:42ou hybride rechargeable.
43:45Non, en vente.
43:46En vente,
43:46c'est pas 100% ?
43:47On a une sur deux.
43:48Moi, je pensais
43:48qu'ils vendaient même plus de thermique.
43:49En Allemagne,
43:50on est à 47%.
43:52Donc c'est déjà le cas en Allemagne
43:53avec les aides qu'ils ont remises.
43:54Alors, ils l'attendent
43:55parce qu'ils se demandent
43:56s'ils vont être dedans
43:56le top 3
43:57et il va avoir des déçus
43:59et des contents.
44:00Numéro 1,
44:00Pierre Chang,
44:0117,2%.
44:02Numéro 2,
44:03Alain Pitou,
44:0416,4%.
44:06Sébastien Lalevé,
44:0714,7%.
44:08Mais je peux vous révéler,
44:09Stéphanie,
44:10que vous êtes juste
44:11au pied du podium.
44:13C'est très frustrant
44:14la mairie en chocolat.
44:15On attend
44:16votre recommandation.
44:17Par contre,
44:18ce qu'on va faire,
44:18c'est qu'on va afficher
44:19sur l'écran
44:20les portefeuilles
44:21de Stéphanie
44:21et puis on va lui mettre
44:23une petite musique
44:23qui fait peur
44:24parce qu'elle m'a l'air
44:24très sûre d'elle
44:25avec ses histoires
44:27d'électrification
44:29de 800 volts.
44:30Allez,
44:30L'Oréal,
44:31Fusion,
44:33Lumibird,
44:34Dassault Aviation,
44:35Pierre-Évac,
44:36Pierre-Évac,
44:37Pierre-Évac,
44:37Pierre-Évac,
44:38Pierre-Évac,
44:39on garde.
44:40Alibaba,
44:41Bilendi,
44:42on garde.
44:43Vous avez presque
44:44autant de valeur
44:44que Sébastien
44:45qui est le champion
44:46du nombre de valeur
44:47dans le portefeuille.
44:48Je vais vous sanctionner.
44:49La Française de l'énergie,
44:51on garde,
44:51Icat,
44:51on garde,
44:52Roberté,
44:53magnifique,
44:53on garde.
44:54Vous êtes contente de vous ?
44:55Oui, oui, oui.
44:56De votre portefeuille.
44:57Vertive,
44:57on garde,
44:58side-trend,
44:58on garde,
44:59Atem,
45:00on garde,
45:00Jaquet Métal,
45:01on garde,
45:02Baidou,
45:03Accor,
45:04on garde,
45:04Valourec.
45:05Je vais quand même
45:05vendre Valourec
45:06parce qu'on a bien gagné.
45:07J'ai plus de place là.
45:08On a joué le monde d'après.
45:10Même si,
45:11pour un investisseur long terme,
45:12il y a un beau dividende,
45:13c'est très bien géré.
45:14C'est ce qu'il dit, Sébastien ?
45:16Géothermie aussi.
45:17Géothermie,
45:17exactement.
45:18C'est le monde d'après aussi.
45:19Et donc,
45:19qu'est-ce qu'on achète ?
45:20On va acheter Médincelle.
45:21C'est une biothèque de Montpellier
45:24qui a une technologie
45:26d'injection à action prolongée
45:29pour des médicaments.
45:31Ce n'est pas eux qui développent
45:31ces molécules.
45:32Les molécules existent
45:33et simplement les administrent
45:34d'une manière plus efficace.
45:35Et donc,
45:36aujourd'hui,
45:36Médincelle a un partenaire majeur
45:39qui est Teva,
45:40qui fait déjà du chiffre d'affaires
45:41avec l'usélie dans la schizophrénie.
45:42On attend,
45:43après l'été,
45:44une autorisation de mise
45:46sur le marché de l'AFDA
45:46aux Etats-Unis
45:47pour un deuxième produit,
45:49l'Olan Zappin,
45:49qui pourrait être
45:50un vrai game changer.
45:52Et puis,
45:53ils ont un très beau partenaire
45:54aussi avec AppV,
45:54pour lequel ils ont touché
45:5535 millions d'upfront.
45:57Il y a près d'un milliard neuf
45:59qui peuvent toucher
46:01dans six développements.
46:03C'est gros,
46:03comme moi ?
46:04C'est presque un milliard de capi.
46:06Ah oui,
46:06donc ça y est,
46:06c'est déjà une...
46:07Oui,
46:07ça y est,
46:08c'est parti,
46:08on a confiance
46:09et il y a beaucoup de news flow
46:10à attendre sur cette valeur.
46:11C'est biotech,
46:11c'est risqué,
46:12mais voilà.
46:14Sébastien Lalevé,
46:15est-ce qu'on peut avoir
46:17une musique qui fait peur
46:18parce qu'il frime,
46:18parce qu'il a été premier
46:19l'année dernière ?
46:20Là,
46:20il revient sur le podium,
46:22alors on va afficher
46:23son portefeuille,
46:24comme ça,
46:24on va pouvoir lui dire.
46:26Alors,
46:26il a du Selectis.
46:27Je garde.
46:28Il a du Reward Media.
46:29Je garde.
46:30Il a du SMCP.
46:31Bien sûr.
46:32Il a du Valourec.
46:33Je garde.
46:33Du Soprasteria.
46:35Ah,
46:35ça va marcher.
46:36On a de la Française
46:37de l'énergie aussi.
46:38Bah,
46:39je confirme.
46:40Idées Logistics.
46:41Bien sûr.
46:42Téléperformance,
46:42ça c'est marrant ça.
46:43Bah,
46:43ça monte,
46:44ça a pris 50%.
46:47Un peu tôt,
46:48mais Zalando,
46:49c'est pareil.
46:49Infineon.
46:50Il y a beaucoup
46:50de choses contrariantes.
46:52Infineon,
46:52bien sûr qu'on garde.
46:54Ipsos.
46:54Pareil,
46:55contrariant.
46:56Nos amis allemands
46:57de l'énergie,
46:58vous gardez ?
46:59Bah,
46:59ça a pris 150%,
47:00mais c'est pas fini.
47:02Sartorius.
47:05Je vends.
47:06Vestas.
47:07Vestas,
47:08parce que c'était
47:08la dernière fois,
47:09donc je garde.
47:10Qu'est-ce qu'on achète,
47:11Sébastien ?
47:11On achète une valeur
47:13finlandaise
47:13qui s'appelle Metso,
47:14qui fait 13 milliards
47:15de capitalisation boursière.
47:17Et c'est un des leaders mondiaux
47:19de l'équipement minier
47:20avec plus de 40%
47:21du chiffre d'affaires
47:22lié au cuivre.
47:24Et le cuivre
47:25est le métal
47:26de la transition énergétique,
47:28de tout ce que vous voulez,
47:29de l'électrification.
47:31Donc,
47:31il n'y a pas assez de cuivre
47:32dans le monde.
47:33Il n'y a pas assez
47:34surtout de mines.
47:35Ça prend beaucoup de temps
47:36de les faire.
47:37Et on est en train
47:38de les faire.
47:39donc le cours
47:41du cuivre
47:43va monter
47:44et Metso
47:45va continuer
47:47son bon parcours.
47:48J'ai voulu garder
47:48quelques secondes
47:49pour vous faire réagir
47:51Sébastien
47:52et peut-être
47:52Sébastien,
47:53on a le temps.
47:53Quand vous voyez
47:55des introductions
47:55en bourse,
47:57c'est vous qui en avez parlé,
47:58SpaceX,
48:00Open AI,
48:02Anthropik,
48:03et que vous voyez
48:042000 milliards,
48:051000 milliards,
48:05et que vous voyez
48:06que sur la place de Paris,
48:07il y a eu depuis le début
48:08de l'année deux introductions
48:09en bourse,
48:11des micro-caps.
48:12Qu'est-ce que vous vous dites ?
48:13Parce que moi,
48:13franchement,
48:14ça me désole.
48:16C'est votre métier quand même.
48:17Qu'est-ce que vous vous dites ?
48:19Vous qui avez vécu,
48:20je ne sais pas combien
48:20d'introductions en bourse,
48:22vous ne vous dites pas,
48:22mais on est devenu
48:23un pays du tiers-monde
48:24en termes d'introduction ?
48:25Je pense à 2G Énergie
48:27que j'ai connue
48:28via Française de l'Énergie,
48:30une boîte qu'on aime beaucoup
48:31parce que 2G Énergie
48:32fait les turbines
48:34pour des motifs.
48:35Non, mais 2G Énergie,
48:37ça valait,
48:37c'était une introduction petite,
48:39ça valait 300 millions d'euros,
48:40ça vaut un milliard d'euros aujourd'hui.
48:41Ce n'est pas le sujet.
48:42Non, mais je le sais,
48:43la réalité,
48:43c'est que les modèles...
48:45Comment se fait-il
48:46qu'un entrepreneur
48:47aux États-Unis,
48:49aussi fou ou génial
48:50comme vous voulez
48:51qu'un Elon Musk,
48:52son obsession,
48:52c'est d'être en bourse
48:53et que les entrepreneurs français
48:55n'ont pas envie
48:55d'aller en bourse ?
48:56Non,
48:57c'est pas qu'ils ont...
48:58S'il n'y en a que 2,
48:59c'est qu'ils n'ont pas envie
49:00d'y aller,
49:01excusez-moi.
49:01Non,
49:02c'est qu'il s'est passé un truc,
49:04c'est que le private equity
49:05a très bien fait son travail
49:07auprès des pouvoirs publics
49:09et des patrons d'entreprises
49:10pour expliquer
49:11que le vrai financement
49:12de la vraie vie,
49:13c'était le private equity
49:14et pas les marchés boursiers.
49:15Mais vous aussi,
49:15vous avez fait votre job,
49:16vous,
49:16les Stéphanie Maugé,
49:17vous,
49:18les gérants,
49:19c'était votre job aussi
49:20de vendre votre métier.
49:21Mais il y a aujourd'hui
49:22une prise de conscience
49:23depuis 2-3 ans
49:24sur le sujet.
49:26Vous pensez qu'il y a un jour
49:27où les introductions
49:28en bourse vont repartir
49:29en France ?
49:30Où un chef d'entreprise
49:32se dira
49:32les 10 plus grandes fortunes
49:34mondiales
49:35sont tous patrons
49:36d'une boîte cotée ?
49:37Ils ont quand même réalisé
49:39que c'est peut-être
49:39par là que ça passe,
49:40non ?
49:41Mais pour mettre
49:42des épios à 1 000 milliards,
49:44il faut un écosystème,
49:46il faut des investissements.
49:46D'accord,
49:46mais même si on a 1 milliard,
49:48on sera content.
49:49Bon,
49:49en tout cas,
49:49ça fera le sujet...
49:50Le marché de capitaux.
49:51Ça fera le sujet
49:51d'un...
49:53Franchement,
49:53on peut faire une émission
49:54spéciale sur le sujet.
49:55Merci de nous avoir suivis.
49:56Merci à tous nos invités.
49:57C'était passionnant.
49:57On se retrouve la semaine prochaine
49:58pour une émission
49:59dont je peux déjà
50:00vous annoncer
50:01en exclusivité
50:02qu'elle sera exceptionnelle.
50:03Et surtout,
50:03n'oubliez pas
50:04que vous pouvez nous écouter,
50:05nous voir,
50:05nous revoir en replay
50:06et en podcast
50:07sur toutes les plateformes.
50:08Le but,
50:08c'est qu'on explose
50:10le dernier record
50:11du mois dernier.
50:16C'est votre argent
50:17sur BFM Business.
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