00:05Bonjour à Rodolphe. Bonjour Salim. Merci déjà de nous accueillir au sein de SLTS. Déjà,
00:10est-ce que tu peux te présenter ? Je suis Rodolphe Clivenceau, responsable de l'ordonnancement.
00:13Ça fait 37 ans que je suis chez SLTS. J'ai travaillé sur différents postes de production
00:16en machines comme en numérique, découpes, pliages. Ensuite, j'étais sur la logistique,
00:21j'ai évolué sur l'informatique et maintenant je suis sur l'ordonnancement, je suis sur production.
00:25Vous avez déployé la théorie des contraintes, la logique des flux. Avant, comment tu gérais au
00:29quotidien la production ? Avant, on suivait ce que le système nous donnait de MRP2. On lançait
00:33les OEF, on faisait du suivi, on étayait un peu le feu pour essayer de rattraper les retards pour
00:37livrer les clients. Maintenant, on travaille plus sur une approche d'analyse complète de nos dossiers.
00:41C'est-à-dire qu'on a trouvé nos boulets, on est dû les analyser et on lance en production
00:45quand on
00:45est sûr d'avoir l'intégralité des pièces et de pouvoir les passer aux bonnes dates pour pouvoir
00:49livrer en temps rien d'heure. Comment tu appliques ça au quotidien ? Au quotidien, j'ai des tableaux de
00:53présentation où j'ai une réunion avec tous les responsables d'IP tous les matins. On fait un point
00:57d'un quart d'heure, 20 minutes pour passer en revue, pour que les opérations soient faites en temps
01:01et en heure, pour que les goulets aient toute leur disponibilité pour voir travailler. Ça, c'est la
01:06première chose que l'on fait. Et la deuxième, on fait de l'analyse en permanence sur portefeuille
01:10de commande, vérifier tous les OEF. Et pour ça, on a développé un petit système de logiciels qui
01:14nous permet d'avoir de l'information sur les achats, sur la production, les opérations qu'ils ont faites.
01:19C'est connaître la vie de l'OEF au sein de l'entreprise avec les retours quand
01:24l'apparente répondent sans fin, ces dates de retour, les décalages qu'il pourrait y avoir. On a toutes
01:27ces informations-là dans le système. Ce qui permet de réagir et de pouvoir réactiver différemment la
01:31production en fonction des aléas. Si je comprends bien, par un moment, il y en avait beaucoup dans
01:34l'atelier, beaucoup d'OEF. Et vous avez décidé de ne pas forcément lancer s'il n'avait pas eu
01:38besoin.
01:39C'est ça. Quand on est sûr d'avoir les composants, là, on peut lancer nos productions et être en
01:42temps
01:43et en heure pour que les goulets puissent avoir leur travail à faire. Et ne pas faire des pièces et
01:46attendre
01:47qu'un jour, trois semaines, où ils pourraient soudés par exemple sur les goulets. Dans les faits,
01:50j'imagine, pour l'appliquer, t'as eu des réticences, t'as eu des personnes qui t'ont dit non,
01:53de nous de la
01:54matière, de nous de quoi. Au démarrage, c'était compliqué parce qu'on lançait trois, quatre semaines
01:58à l'avancé dossier. Les gens prenaient un peu comme ils voulaient. Maintenant, on a limité à deux
02:01semaines d'encours de production. Il suffit d'avoir le tableau, ce qui est marqué pour les
02:05contrats, avant de pouvoir prendre autre chose derrière. Dans cette réunion-là, où vous
02:08revoyez un petit peu les priorités, par moment, il y a une entité qui aura plus de charges
02:11qu'une autre. Comment vous gérer cette... Donc le but, c'est de charger une entité de soudure de 100
02:16% de ses
02:17capacités, qui est le goulot. Les autres postes, on peut faire du transfert de compétences et de
02:21personnel. Et donc, on en discute tous les matins si, par exemple, il y a un absent pour en remplacer,
02:25pour pouvoir ne pas mettre au péril le goulet. Comme par exemple, on découpe les bavurages, le
02:29pliage, on peut se transférer le personnel en fonction des pics de charges qu'il pourrait
02:31avoir et des flux de pièces qui peuvent être différents. Quand vous vous êtes lancé dans cette
02:35démarche, quel résultat t'as pu constater ? Avant, on avait de la réticence à se prêter du personnel.
02:40Chacun voulait garder pour faire sa volumétrie, même s'ils n'avaient pas trop de besoin. Et maintenant,
02:45c'est assez fluide. Je sais que vous avez déroulé le jeu 2D, en retour sur ce jeu-là. Le
02:49but,
02:50c'était de prouver aux responsables du B qu'en produisant correctement, on gagnait en livraison
02:56derrière. On était beaucoup plus rapide. Donc on a fait le jeu de la façon standard qu'on travaillait
03:00avant et de la façon après, avec la théorie des contraintes. Il n'y avait pas de problème,
03:04on gagnait en productivité. Pour nous expliquer un petit peu comment vous avez appliqué le DBR,
03:08grâce à la théorie des contraintes. L'application a été mise en place pour la partie des goulots,
03:11qui était la soudeur par point. Le but, c'est de se focaliser sur ce goulot et de l'alimenter
03:16et de
03:17faire venir les pièces que vraiment qu'on en a besoin. Donc ça sous-entend par moment,
03:20vous acceptez avoir un buffer, une quantité de matière en amont. On a des tableaux sur quatre
03:24semaines de planification et donc on a la vision de ce qu'on peut prendre dessus sur les quatre
03:29semaines. Tu as une excellente expérience au sein de cette entreprise et tu as vu l'avant et après.
03:34S'il y avait une personne qui était réticente ou qui se posait la question sur l'application
03:36de la théorie des contraintes. Quel conseil tu donnerais ? On l'a remarqué en interne où toutes
03:41les mentalités des personnes ont pu changer. Ils sont contents de ce nouveau flux et de ces
03:45nouvelles façons de travailler. Ils ont fait un gain de productivité mais aussi un gain de moins
03:49stacé, moins chargé mentalement aussi. Est-ce qu'il y a un élément ou quel point
03:54sur lequel tu aimerais assister sur ce que tu as vécu jusque là ? Là, on n'est pas encore
03:59mature. On a encore
04:00démarche à monter pour vraiment être tous dessus. Le plus dur a été de mettre en place avec des personnes
04:05qui,
04:05comme moi, avaient 15, 20 ans d'entreprise avec des façons de travailler bien ancrées. Et donc,
04:11c'est de changer les mentalités qui est le plus dur. Ça vient assez rapidement, mais il faut assister
04:16et être sûr de ce que l'on fait. La théorie des contraintes, mais version Rodolphe, ça serait quoi ?
04:20La théorie des contraintes, ça permet de vraiment produire ce que l'on a besoin au bon moment et de
04:25pouvoir faire du stock et de garder les pièces et perdre du temps dessus. Merci beaucoup. Merci Rodolphe. Merci.
04:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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