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  • il y a 2 jours
Rodolphe Clémenceau, Responsable Ordonnancement chez SLTS, présente la mise en œuvre de la Théorie des Contraintes et de la logique des flux au sein de leur organisation industrielle.

L’entreprise est passée d’un pilotage largement guidé par le MRP2, avec de nombreux ordres de fabrication en circulation et une gestion fréquente des urgences, à une approche centrée sur l’analyse du portefeuille de commandes, l’identification des goulots et la maîtrise des encours.

La démarche repose notamment sur la protection et l’alimentation du goulot, des points quotidiens courts entre responsables, une meilleure visibilité sur l’avancement des ordres de fabrication et une mobilisation plus souple des équipes selon les besoins.

Les résultats observés ne se limitent pas à la productivité : la réduction des encours et la clarification des priorités ont également contribué à diminuer le stress et la charge mentale dans les ateliers.

Une illustration concrète de la Théorie des Contraintes appliquée au terrain.

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Catégorie

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Éducation
Transcription
00:05Bonjour à Rodolphe. Bonjour Salim. Merci déjà de nous accueillir au sein de SLTS. Déjà,
00:10est-ce que tu peux te présenter ? Je suis Rodolphe Clivenceau, responsable de l'ordonnancement.
00:13Ça fait 37 ans que je suis chez SLTS. J'ai travaillé sur différents postes de production
00:16en machines comme en numérique, découpes, pliages. Ensuite, j'étais sur la logistique,
00:21j'ai évolué sur l'informatique et maintenant je suis sur l'ordonnancement, je suis sur production.
00:25Vous avez déployé la théorie des contraintes, la logique des flux. Avant, comment tu gérais au
00:29quotidien la production ? Avant, on suivait ce que le système nous donnait de MRP2. On lançait
00:33les OEF, on faisait du suivi, on étayait un peu le feu pour essayer de rattraper les retards pour
00:37livrer les clients. Maintenant, on travaille plus sur une approche d'analyse complète de nos dossiers.
00:41C'est-à-dire qu'on a trouvé nos boulets, on est dû les analyser et on lance en production
00:45quand on
00:45est sûr d'avoir l'intégralité des pièces et de pouvoir les passer aux bonnes dates pour pouvoir
00:49livrer en temps rien d'heure. Comment tu appliques ça au quotidien ? Au quotidien, j'ai des tableaux de
00:53présentation où j'ai une réunion avec tous les responsables d'IP tous les matins. On fait un point
00:57d'un quart d'heure, 20 minutes pour passer en revue, pour que les opérations soient faites en temps
01:01et en heure, pour que les goulets aient toute leur disponibilité pour voir travailler. Ça, c'est la
01:06première chose que l'on fait. Et la deuxième, on fait de l'analyse en permanence sur portefeuille
01:10de commande, vérifier tous les OEF. Et pour ça, on a développé un petit système de logiciels qui
01:14nous permet d'avoir de l'information sur les achats, sur la production, les opérations qu'ils ont faites.
01:19C'est connaître la vie de l'OEF au sein de l'entreprise avec les retours quand
01:24l'apparente répondent sans fin, ces dates de retour, les décalages qu'il pourrait y avoir. On a toutes
01:27ces informations-là dans le système. Ce qui permet de réagir et de pouvoir réactiver différemment la
01:31production en fonction des aléas. Si je comprends bien, par un moment, il y en avait beaucoup dans
01:34l'atelier, beaucoup d'OEF. Et vous avez décidé de ne pas forcément lancer s'il n'avait pas eu
01:38besoin.
01:39C'est ça. Quand on est sûr d'avoir les composants, là, on peut lancer nos productions et être en
01:42temps
01:43et en heure pour que les goulets puissent avoir leur travail à faire. Et ne pas faire des pièces et
01:46attendre
01:47qu'un jour, trois semaines, où ils pourraient soudés par exemple sur les goulets. Dans les faits,
01:50j'imagine, pour l'appliquer, t'as eu des réticences, t'as eu des personnes qui t'ont dit non,
01:53de nous de la
01:54matière, de nous de quoi. Au démarrage, c'était compliqué parce qu'on lançait trois, quatre semaines
01:58à l'avancé dossier. Les gens prenaient un peu comme ils voulaient. Maintenant, on a limité à deux
02:01semaines d'encours de production. Il suffit d'avoir le tableau, ce qui est marqué pour les
02:05contrats, avant de pouvoir prendre autre chose derrière. Dans cette réunion-là, où vous
02:08revoyez un petit peu les priorités, par moment, il y a une entité qui aura plus de charges
02:11qu'une autre. Comment vous gérer cette... Donc le but, c'est de charger une entité de soudure de 100
02:16% de ses
02:17capacités, qui est le goulot. Les autres postes, on peut faire du transfert de compétences et de
02:21personnel. Et donc, on en discute tous les matins si, par exemple, il y a un absent pour en remplacer,
02:25pour pouvoir ne pas mettre au péril le goulet. Comme par exemple, on découpe les bavurages, le
02:29pliage, on peut se transférer le personnel en fonction des pics de charges qu'il pourrait
02:31avoir et des flux de pièces qui peuvent être différents. Quand vous vous êtes lancé dans cette
02:35démarche, quel résultat t'as pu constater ? Avant, on avait de la réticence à se prêter du personnel.
02:40Chacun voulait garder pour faire sa volumétrie, même s'ils n'avaient pas trop de besoin. Et maintenant,
02:45c'est assez fluide. Je sais que vous avez déroulé le jeu 2D, en retour sur ce jeu-là. Le
02:49but,
02:50c'était de prouver aux responsables du B qu'en produisant correctement, on gagnait en livraison
02:56derrière. On était beaucoup plus rapide. Donc on a fait le jeu de la façon standard qu'on travaillait
03:00avant et de la façon après, avec la théorie des contraintes. Il n'y avait pas de problème,
03:04on gagnait en productivité. Pour nous expliquer un petit peu comment vous avez appliqué le DBR,
03:08grâce à la théorie des contraintes. L'application a été mise en place pour la partie des goulots,
03:11qui était la soudeur par point. Le but, c'est de se focaliser sur ce goulot et de l'alimenter
03:16et de
03:17faire venir les pièces que vraiment qu'on en a besoin. Donc ça sous-entend par moment,
03:20vous acceptez avoir un buffer, une quantité de matière en amont. On a des tableaux sur quatre
03:24semaines de planification et donc on a la vision de ce qu'on peut prendre dessus sur les quatre
03:29semaines. Tu as une excellente expérience au sein de cette entreprise et tu as vu l'avant et après.
03:34S'il y avait une personne qui était réticente ou qui se posait la question sur l'application
03:36de la théorie des contraintes. Quel conseil tu donnerais ? On l'a remarqué en interne où toutes
03:41les mentalités des personnes ont pu changer. Ils sont contents de ce nouveau flux et de ces
03:45nouvelles façons de travailler. Ils ont fait un gain de productivité mais aussi un gain de moins
03:49stacé, moins chargé mentalement aussi. Est-ce qu'il y a un élément ou quel point
03:54sur lequel tu aimerais assister sur ce que tu as vécu jusque là ? Là, on n'est pas encore
03:59mature. On a encore
04:00démarche à monter pour vraiment être tous dessus. Le plus dur a été de mettre en place avec des personnes
04:05qui,
04:05comme moi, avaient 15, 20 ans d'entreprise avec des façons de travailler bien ancrées. Et donc,
04:11c'est de changer les mentalités qui est le plus dur. Ça vient assez rapidement, mais il faut assister
04:16et être sûr de ce que l'on fait. La théorie des contraintes, mais version Rodolphe, ça serait quoi ?
04:20La théorie des contraintes, ça permet de vraiment produire ce que l'on a besoin au bon moment et de
04:25pouvoir faire du stock et de garder les pièces et perdre du temps dessus. Merci beaucoup. Merci Rodolphe. Merci.
04:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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Commentaires
Marris Consulting
Créateur
Avez-vous lu le bestseller "Le But" de Goldratt ?

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