00:05Bonjour Bruno. Bonjour Célib. Merci beaucoup déjà de nous accueillir au sein de SLTS. Je vais
00:09commencer déjà par te laisser te présenter. Je suis Bruno Verne, je suis dirigeant de la société
00:14SLTS. SLTS, c'est une société qui produit des produits sur plan plus souvent ou sur
00:19spécifications pour des grands donneurs d'ordres, de l'aéronautique, du ferroviaire, de la défense,
00:23dans le domaine qu'on a qualifié bien souvent de tollerie fine. En 2018, on est quand même en
00:28forte croissance, notamment l'aéronautique, le bien d'équipement, ce qu'on appelle le bien d'équipement,
00:31enfin l'industrie en général, la production de machines industrielles, porte aussi l'affaire de
00:35SLTS, porte croissance. On est engorgé, on est en retard, je reprends la direction générale et puis
00:40je m'intéresse du coup à libérer un maximum d'encours de production. Si le marché est là,
00:47après on a forcément un boulot d'étanglement dans le flux de production, on l'identifie et tant qu'à
00:52faire, il faut qu'il reste le plus stable possible pour ne pas avoir à changer tous les quatre matins
00:55le mode de gestion. Oui, c'est ça, c'est en cela que c'est le bon d'équilibre, le
00:58bon d'équilibre aussi,
00:59le boulot, bien souvent, c'est au boulot de capacité. On peut avoir d'autres contraintes qui
01:01s'adoutent à ça, notamment nous dans la soudure, puisque c'est notre boulot d'étanglement, on va
01:05avoir des qualifications, des contraintes sur les qualifications opérateurs, que à un instant T
01:08on peut être capacitaire, mais pas avec les bonnes qualifications. C'est une contrainte supplémentaire,
01:11plus la variabilité, la variation de charge, le mix produit étant très fort, on peut être,
01:16à un moment donné, sur un OF à quatre heures, puis un autre à cinquante heures. Donc on s'est
01:20dit,
01:20cette contrainte est particulièrement difficile à gérer, il ne faut pas la protéger, ça va négner notre
01:24boulot. On a parlé du boulot, les postes en amont. Il fallait qu'ils soient en surcapacité, ça c'est
01:29une approche que j'ai découvert en m'intéressant au fil d'attentateurs et des fils d'attentateurs. Et
01:33quand j'ai creusé ce chapitre-là, je me suis aperçu que, en fonction de la variabilité, même sans
01:38variabilité, il est préférable d'avoir 20% de surcapacité. J'en ai même rajouté parce qu'on a une
01:43variabilité qui est un peu
01:44plus forte. Notre surcapacité ne peut pas être dépendant justement des aléas, ou son désensibilité.
01:50Et comme ça, ça nous fait avoir un flux beaucoup plus rapide, un lifetime beaucoup plus rapide
01:54depuis le début de la gamme jusqu'au bout. Je m'arrête vraiment sur ce point-là, parce que sur
01:57le papier,
01:58c'est excellent. Le fait de dire que j'accepte d'avoir de la surcapacité. Moi, ma question, c'est
02:01comment ça a été pris sur le terrain ? Quand on dit que, par exemple, on rajoute les 20%, c
02:05'est une journée
02:05sur cinq où l'opérateur, il attend le travail. Mais c'est soit ça, soit on va payer des heures
02:10supplémentaires et de l'intérim. Dans le bétot horaire, on va augmenter à plus de 25% et avoir des
02:14clients
02:15qui sont insatisfaits. Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur les résultats suite à la mise en
02:20place
02:20de batterie de contrainte ? Les premiers résultats qu'on a pu mesurer, assez immédiat, c'est une
02:24réduction de nos encours. Avec concomitant ça, une amélioration de notre trésorerie. On a fait des gains de trésorerie
02:29de 500 000 euros sur la première année. Même, je pense qu'on est monté à pas moins de 900
02:33000 euros
02:33sur les trois ans. Donc ça, c'est la première chose qui est intéressante. La deuxième, c'est quand même
02:38un peu plus de productivité. Alors, quand je parle de productivité, moi, j'ai la mesure en tant que
02:42masse salariale que j'ai rémunérée, celui de votre chiffre d'affaires produit, et ça améliorera
02:46à peu près de 10 à 12% ce ratio. Et donc, ça veut dire que je consomme finalement moins
02:50d'heures
02:51supplémentaires, moins d'intérim, moins de renfort de personnel pour une production plus importante.
02:56Et enfin, quand même, quelque chose qui est très intéressant et qu'on a pu voir là cette année,
03:01c'est que nos OTD sont passés régulièrement au-dessus de 90%, malgré la variabilité dont je te
03:05parlais en termes de besoins, en termes de process, parce que j'en ai un exposé très important. Donc, toutes
03:10ces
03:10variabilités ne dégradent plus notre OTD aussi fortement que dans le passé. On arrive à atteindre
03:14régulièrement plus de 90% de l'OTD. Et même quand les prévisions de nos clients sont fiables,
03:19et c'est malgré qu'on est des sous-traitants intermédiaires, on arrive même à 100% d'OTD.
03:23Donc, une satisfaction client qui se ressent, ils ont moins de raisons chez nous quand même,
03:27aussi pour voir où on en est dans vos livraisons. Et puis, une prise de commande qui s'est fortement
03:31améliorée, qui aujourd'hui nous conduit à avoir 10 à 15% croissance. Je pense que tout ça est assez
03:36lié.
03:36Et puis moi, ce que je voulais mettre aussi en place, c'est qu'une gestion industrielle qui soit
03:39pérenne et qui se fasse dans la souplesse.