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  • il y a 2 jours
Comment maîtriser les flux dans une production industrielle marquée par des petites séries, une grande diversité de pièces et des processus techniques exigeants ?

Dans cette vidéo, SLTS partage son retour d’expérience sur une transformation menée pour réduire les encours, raccourcir les délais et retrouver une meilleure maîtrise de ses flux industriels. Spécialisée dans la fabrication sur plan pour des secteurs exigeants comme l’aéronautique, le ferroviaire et la défense, l’entreprise faisait face à une saturation progressive de son système de production : accumulation des encours, retards de livraison, allongement des temps de traversée et efficacité limitée des actions d’amélioration déjà engagées.

L’introduction de la Théorie des Contraintes, associée au principe DBR — Drum-Buffer-Rope, ou Tambour-Tampon-Corde — a permis de recentrer le pilotage sur la ressource contrainte, de mieux contrôler les lancements en production et de synchroniser l’ensemble du flux autour du goulot. Cette approche a conduit à des gains tangibles : baisse des encours, amélioration de la trésorerie, hausse de la productivité, livraisons à l’heure régulièrement supérieures à 90 %, et réduction du temps de passage en tôlerie, passé d’environ deux mois à près de deux semaines.

Au-delà des résultats opérationnels, ce témoignage met en évidence un point clé : réussir ce type de transformation ne consiste pas seulement à déployer une méthode ou des outils. Cela suppose aussi de faire évoluer les pratiques de management, les modes de décision et les indicateurs utilisés pour piloter la performance industrielle.

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Marris Consulting est une société de conseil spécialisée dans l'amélioration des performances opérationnelles des entreprises du monde industriel.

Notre devise : Des Usines, des Hommes et des Résultats.

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Éducation
Transcription
00:05Bonjour Bruno. Bonjour Célib. Merci beaucoup déjà de nous accueillir au sein de SLTS. Je vais
00:09commencer déjà par te laisser te présenter. Je suis Bruno Verne, je suis dirigeant de la société
00:14SLTS. SLTS, c'est une société qui produit des produits sur plan plus souvent ou sur
00:19spécifications pour des grands donneurs d'ordres, de l'aéronautique, du ferroviaire, de la défense,
00:23dans le domaine qu'on a qualifié bien souvent de tollerie fine. En 2018, on est quand même en
00:28forte croissance, notamment l'aéronautique, le bien d'équipement, ce qu'on appelle le bien d'équipement,
00:31enfin l'industrie en général, la production de machines industrielles, porte aussi l'affaire de
00:35SLTS, porte croissance. On est engorgé, on est en retard, je reprends la direction générale et puis
00:40je m'intéresse du coup à libérer un maximum d'encours de production. Si le marché est là,
00:47après on a forcément un boulot d'étanglement dans le flux de production, on l'identifie et tant qu'à
00:52faire, il faut qu'il reste le plus stable possible pour ne pas avoir à changer tous les quatre matins
00:55le mode de gestion. Oui, c'est ça, c'est en cela que c'est le bon d'équilibre, le
00:58bon d'équilibre aussi,
00:59le boulot, bien souvent, c'est au boulot de capacité. On peut avoir d'autres contraintes qui
01:01s'adoutent à ça, notamment nous dans la soudure, puisque c'est notre boulot d'étanglement, on va
01:05avoir des qualifications, des contraintes sur les qualifications opérateurs, que à un instant T
01:08on peut être capacitaire, mais pas avec les bonnes qualifications. C'est une contrainte supplémentaire,
01:11plus la variabilité, la variation de charge, le mix produit étant très fort, on peut être,
01:16à un moment donné, sur un OF à quatre heures, puis un autre à cinquante heures. Donc on s'est
01:20dit,
01:20cette contrainte est particulièrement difficile à gérer, il ne faut pas la protéger, ça va négner notre
01:24boulot. On a parlé du boulot, les postes en amont. Il fallait qu'ils soient en surcapacité, ça c'est
01:29une approche que j'ai découvert en m'intéressant au fil d'attentateurs et des fils d'attentateurs. Et
01:33quand j'ai creusé ce chapitre-là, je me suis aperçu que, en fonction de la variabilité, même sans
01:38variabilité, il est préférable d'avoir 20% de surcapacité. J'en ai même rajouté parce qu'on a une
01:43variabilité qui est un peu
01:44plus forte. Notre surcapacité ne peut pas être dépendant justement des aléas, ou son désensibilité.
01:50Et comme ça, ça nous fait avoir un flux beaucoup plus rapide, un lifetime beaucoup plus rapide
01:54depuis le début de la gamme jusqu'au bout. Je m'arrête vraiment sur ce point-là, parce que sur
01:57le papier,
01:58c'est excellent. Le fait de dire que j'accepte d'avoir de la surcapacité. Moi, ma question, c'est
02:01comment ça a été pris sur le terrain ? Quand on dit que, par exemple, on rajoute les 20%, c
02:05'est une journée
02:05sur cinq où l'opérateur, il attend le travail. Mais c'est soit ça, soit on va payer des heures
02:10supplémentaires et de l'intérim. Dans le bétot horaire, on va augmenter à plus de 25% et avoir des
02:14clients
02:15qui sont insatisfaits. Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur les résultats suite à la mise en
02:20place
02:20de batterie de contrainte ? Les premiers résultats qu'on a pu mesurer, assez immédiat, c'est une
02:24réduction de nos encours. Avec concomitant ça, une amélioration de notre trésorerie. On a fait des gains de trésorerie
02:29de 500 000 euros sur la première année. Même, je pense qu'on est monté à pas moins de 900
02:33000 euros
02:33sur les trois ans. Donc ça, c'est la première chose qui est intéressante. La deuxième, c'est quand même
02:38un peu plus de productivité. Alors, quand je parle de productivité, moi, j'ai la mesure en tant que
02:42masse salariale que j'ai rémunérée, celui de votre chiffre d'affaires produit, et ça améliorera
02:46à peu près de 10 à 12% ce ratio. Et donc, ça veut dire que je consomme finalement moins
02:50d'heures
02:51supplémentaires, moins d'intérim, moins de renfort de personnel pour une production plus importante.
02:56Et enfin, quand même, quelque chose qui est très intéressant et qu'on a pu voir là cette année,
03:01c'est que nos OTD sont passés régulièrement au-dessus de 90%, malgré la variabilité dont je te
03:05parlais en termes de besoins, en termes de process, parce que j'en ai un exposé très important. Donc, toutes
03:10ces
03:10variabilités ne dégradent plus notre OTD aussi fortement que dans le passé. On arrive à atteindre
03:14régulièrement plus de 90% de l'OTD. Et même quand les prévisions de nos clients sont fiables,
03:19et c'est malgré qu'on est des sous-traitants intermédiaires, on arrive même à 100% d'OTD.
03:23Donc, une satisfaction client qui se ressent, ils ont moins de raisons chez nous quand même,
03:27aussi pour voir où on en est dans vos livraisons. Et puis, une prise de commande qui s'est fortement
03:31améliorée, qui aujourd'hui nous conduit à avoir 10 à 15% croissance. Je pense que tout ça est assez
03:36lié.
03:36Et puis moi, ce que je voulais mettre aussi en place, c'est qu'une gestion industrielle qui soit
03:39pérenne et qui se fasse dans la souplesse.

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