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  • il y a 3 mois
Ce jeudi 25 juin, Thibault Prébay, économiste indépendant, Stéphane Lévy, stratégiste chez Irivest IM, Vincent Juvyns, responsable de stratégie d'investissement chez ING, Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options, et Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:01BFM Business, l'info éco.
00:048h32, le journal avec Léo Dumas.
00:06Il n'y aura donc pas de nouvelles contraintes pour les entreprises à ce stade, en tout cas pour gérer
00:10les canicules.
00:12Le ministre du Travail a réuni patronat et syndicat hier soir.
00:15Et il a prôné au cours de ce rendez-vous l'application des mesures en fait déjà en place avec
00:20des contrôles renforcés, Julien Thibault.
00:26Julien Thibault qu'on écoutera.
00:27Pas de température maximale au-delà de laquelle il serait interdit de travailler.
00:31Pas de congé climatique non plus comme le proposent les écologistes.
00:34Une mesure qui coûterait selon le ministre du Travail entre 4 et 5 milliards d'euros.
00:39Réuni avec les partenaires sociaux, Jean-Pierre Farandou a défendu une autre approche, faire appliquer les règles existantes.
00:45Le décret chaleur impose déjà aux employeurs d'adapter les horaires, d'aménager les pauses ou encore de mettre de
00:50l'eau fraîche à disposition des salariés lors des épisodes de forte chaleur.
00:54Les préfets peuvent également autoriser les chantiers à démarrer plus tôt ou suspendre certains travaux aux heures les plus chaudes.
01:00Une ligne soutenue par les organisations patronales mais aussi par la plupart des syndicats.
01:05Nous ne sommes pas favorables à une température maximale ni à un congé climatique, explique ainsi un responsable de la
01:11CFE-CGC qui plaide pour le bon sens et le dialogue social.
01:15Le gouvernement mise aussi sur le renforcement des contrôles.
01:17En un mois, 1645 contrôles ont été réalisés donnant lieu à 102 mises en demeure.
01:248h33 et l'électricité est rétablie dans le Finistère où près de 120 000 foyers ont été privés de courant
01:30au cours des dernières 24 heures
01:31après une avarie de transformateurs liée à la chaleur, événement qualifié d'atypique par RTE.
01:37Le coup de tonnerre hier soir pour les utilisateurs de Binance en France, la plateforme leur a annoncé suspendre ses
01:43activités dans le pays le 30 juin.
01:44Dans cinq jours donc, faute d'obstention de l'agrément MICA, c'est la licence européenne nécessaire pour fournir des
01:51services dans ce secteur.
01:53Ce ne sera pour autant pas un écran noir, nous dit Alexandre Stachianco, le directeur de la stratégie chez Bitstack
02:00ce matin.
02:01Ça ne veut pas dire que le site web devient noir le 1er juillet.
02:05Ce que ça veut dire, c'est que le 1er juillet, la plupart des services s'arrêtent.
02:09Donc on ne pourra plus acheter, vendre de crypto, on ne pourra plus bénéficier des services par exemple de staking,
02:14de prêts, etc.
02:15En revanche, il reste toujours la possibilité de retirer ces cryptos, de les envoyer sur d'autres portefeuilles où évidemment,
02:22et c'est ce qu'il recommande,
02:23il donne la liste des prestataires qui eux sont agréés MICA, donc comme Stach par exemple évidemment.
02:29Et on peut faire des retraits vers ces plateformes-là, y compris après le 1er juillet.
02:34Le patron de Binance, lui, s'est dit en quête d'une nouvelle voie pour obtenir les autorisations nécessaires en
02:39Europe.
02:39Et puis en France, une nouvelle grosse opération pour Alan, le néo-assureur qui lève 480 millions d'euros.
02:45De quoi atteindre 5 milliards et demi de valorisation avec ici l'entrée à son capital du fond néerlandais Prozus.
02:51Jean-Charles Samuelian, le fondateur, co-fondateur d'Alan, sera notre invité demain à 7h45.
02:57Pour l'instant, il est 8h35 et Annalisa Capellini, la presse américaine se concentre sur le parti républicain qui a
03:02été malmené hier par Donald Trump.
03:04Oui, la journée d'Ir a été mouvementée entre frustration et accusation mutuelle entre le président et son parti.
03:10C'est la une du Wall Street Journal.
03:12Le président a d'abord annulé la signature d'une loi qui était présentée comme une réforme majeure par les
03:17républicains.
03:18Puis, il s'est rendu au Capitole où il a durement critiqué les sénateurs républicains pendant un déjeuner très tendu
03:24avec des attaques très directes.
03:26En fait, le président devient tellement imprévisible selon le Wall Street Journal que même ses alliés du parti républicain ne
03:31savent plus sur quel pied danser.
03:33Le Wall Street Journal cite un sénateur républicain selon qui le président est comme une boîte de chocolat.
03:38On ne sait jamais sur quoi on va tomber.
03:41Et en plus de devoir gérer les pirouettes de Donald Trump, les républicains doivent s'adapter aussi à un nouveau
03:46positionnement sur l'Iran.
03:48C'est un article qu'on lit à la une du New York Times ce matin.
03:51C'est vrai qu'il y a un changement majeur qui est en train de s'opérer aux États-Unis.
03:54C'est que pendant des décennies, on a décrit le régime iranien comme le pire du pire.
03:59Eh bien, désormais, ce n'est plus vraiment le cas depuis que Trump a signé l'accord.
04:02Il y a une perspective différente qui commence à s'imposer.
04:05Celle des Iraniens comme des gens intelligents et forts, comme un pays pragmatique finalement avec lequel les États-Unis peuvent
04:13et doivent apprendre à vivre.
04:14Donc, ça aura sûrement des conséquences sur la politique étrangère américaine à terme.
04:18Et comme vous l'avez entendu sur BFM Business ce matin, les primes commencent à baisser pour les navires qui
04:24passent dans le 2-3 d'Hormuz.
04:25Oui, c'est à la une du Financial Times ce matin.
04:28Ces primes ont diminué de plus de moitié grâce au respect de l'accord de cesser le feu.
04:32Ça permet de réduire les coûts de plusieurs centaines de milliers de dollars pour chaque navire.
04:36Il y en a au moins 172 qui ont traversé le Détroit depuis le 18 juin.
04:41C'est le signe d'une normalisation progressive du trafic.
04:43Attention, en revanche, un des experts cités par le Financial Times rappelle que des mines sont toujours signalées dans certaines
04:49parties du Détroit d'Hormuz.
04:51Et donc, il va falloir faire encore attention ces prochaines semaines au prix de ces assurances.
04:558h37, la bourse.
05:00Faites-moi couverture dans 20 minutes. Qu'est-ce qu'on attend ?
05:03Stable, le CAC 40. Par contre, les indices où il y a des valeurs technologiques, ce qui n'est pas
05:06le cas malheureusement à Paris, sont en belle hausse.
05:09C'est typiquement le cas de l'Eurostox 50.
05:11ASML est en hausse de plus de 5%.
05:13Dans le sillage de Micron qui est en hausse de 14% hier après la publication de ses résultats.
05:18Avec un groupe qui a délivré des résultats largement au-delà des attentes et qui a revu à la hausse
05:21l'ensemble de ses perspectives.
05:23Steve Qualcomm également qui a tenu hier soir aux Etats-Unis sa journée d'investisseur a revu ses objectifs à
05:28la hausse jusqu'à 2029.
05:30Donc, on est en 2026.
05:31Ça prouve quand même aujourd'hui que vous avez des carnets de commandes qui sont pleins dans cette industrie des
05:35semi-conducteurs.
05:37Et donc, le pétrole qui est repassé cette nuit sous ses niveaux d'avant-conflit sur son niveau du 27
05:41février pour le Brent à 72 dollars.
05:44Et ça, quand même, c'est une bouffée d'air pour les marchés européens.
05:47On en reparle dans un instant avec Thibaut Prébet, économiste indépendant et Stéphane Lévy, stratégiste chez Irivest IM.
05:53A tout de suite.
05:54Good morning market, le club de la bourse.
05:58Le club de la bourse à 8h40 aujourd'hui, c'est avec Thibaut Prébet.
06:00Bonjour, économiste indépendant à côté de vous, Stéphane Lévy, stratégiste chez Irivest IM.
06:05Bonjour, merci de nous avoir rejoints.
06:06On a plein de sujets ce matin.
06:08Je commence avec Binance, quand même, et cette annonce qui n'aura pas son agrément.
06:13C'est Mika, le nom de l'agrément en Europe.
06:17Etienne, on pourra continuer quand même à trader, mais on ne pourra plus trader, mais on pourra garder ses fonds
06:22sur la plateforme.
06:23À partir du 1er juillet, vous ne pourrez plus acheter via cette plateforme Binance.
06:28Par contre, vous pourrez continuer à vendre vos positions et récupérer votre argent.
06:32Il faut bien le souligner, les clients aujourd'hui de Binance peuvent récupérer leurs fonds.
06:36La plateforme n'a pas fait faillite, loin de là.
06:38C'est juste qu'elle a besoin d'un agrément européen, Mika, pour pouvoir continuer à opérer en Europe.
06:43Et ils n'ont pas réussi à avoir cet agrément pour l'instant,
06:46puisque encore hier, les dirigeants auprès de l'agence Reuters ont bien souligné qu'ils réfléchissaient à d'autres solutions.
06:52Ils étaient passés par la Grèce, ils avaient déposé un dossier.
06:54Finalement, au dernier moment, ils l'ont retiré.
06:55On ne sait pas pourquoi, bon, potentiellement qu'il n'était pas assez solide pour pouvoir aboutir.
06:59Alexandre Sachenko mettait en avant une des théories qui était que c'était Christine Lagarde
07:03qui avait demandé à ce que Binance n'ait pas à l'agrément
07:06à cause des stable coins poussés par ce type de plateformes qui font concurrence à l'euro numérique.
07:12Vous vous dites que ce n'est pas une bonne théorie, Thibaut ?
07:14Oui, moi j'aime bien le complotiste, ça fait des belles histoires pour des marais.
07:17C'est toujours complètement con.
07:17La réalité, c'est qu'il y a aujourd'hui 187 prestataires sur 117 dans les prestataires,
07:22sur les actifs numériques qui ont été agréés.
07:23Donc il n'y a quand même pas non plus un raz-de-marée à refuser.
07:26On parle d'une société qui a été condamnée, aux US qui n'a pas donné satisfaction sur les sujets
07:31anti-blanchiment.
07:32On est quand même dans un truc qui est assez spécifique.
07:34Si des acteurs beaucoup plus petits, moins structurés y arrivent tous,
07:36c'est qu'il y a un sujet qui est un peu intrinsèque.
07:39En revanche, si le marché allait très bien, on se dirait, bon, on passe sur le numéro 2, en fait
07:42on s'en fout.
07:43La réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a une logique de la recherche du relais de croissance numérique
07:47qui s'était beaucoup reportée sur le Bitcoin,
07:48qui a complètement changé vers l'IA, au point que la crypto intéresse quand même de moins en moins.
07:53Et donc là, c'est vrai que ça vient un peu dans une actualité un peu lourde.
07:56Donc c'est quand même pas terrible pour l'écosystème Bitcoin de manière générale.
08:00Bon, dans l'actualité également, ce dollar quand même qui monte,
08:03Etienne, jour après jour, c'est pas très bon pour nous, notamment pour notre achat de pétrole.
08:07Non, c'est pas très bon pour le pétrole qui est repassé certes cette nuit sur ses niveaux d'avant
08:10-guerre,
08:11du 27 février, 72 pour le Brent, 70 dollars pour le WTI.
08:14Mais souvenez-vous, on était à 1,17 sur l'euro dollar en février, on est ce matin à 1
08:17,13.
08:17Et puis c'est également une mauvaise nouvelle pour l'once d'or,
08:20qui est repassée sous le cap symbolique des 4 000 dollars,
08:23mais également pour le Bitcoin, qu'il a aussi à casser les 60 000 brièvement cette nuit.
08:26Stéphanie, on a changé de monde là, en quelques jours.
08:31Dollar fort, Brent qui repasse aux 70, l'or qui redescend, le Bitcoin sous les 60 000.
08:35Ouais, ça va vite.
08:36Les événements effectivement se succèdent à une vitesse assez hallucinante.
08:40Alors bon, concernant le dollar, une fois n'est finalement comme souvent.
08:44Rappelez-vous, il y a 6 mois, il y a 12 mois de ça, le consensus était assez unanime.
08:48C'était très baissé sur le dollar.
08:50Et on avait prévenu que M. Walsh, le nouveau président de la Fed,
08:54avait probablement un bien un peu plus orthodoxe qu'on ne pouvait imaginer.
08:58On pensait que c'était quelqu'un qui était complètement dans les mains de M. Trump.
09:01En fait, il n'en est rien.
09:02Et sa première réunion monétaire a quand même pas mal secoué.
09:06Il a quand même annoncé des choses assez fortes.
09:09Il a mis fin au fameux principe assez récent quand même de forward guidance
09:14qui laisse quelque part une place plus forte au marché.
09:19Et la Fed aujourd'hui a abandonné tout biais, toute projection sur les taux.
09:23Et par ailleurs, il a fait quelque chose d'assez rare finalement.
09:26Il y a un certain constat d'échec sur la politique mise en oeuvre par la Fed depuis 5 ans
09:32qui avait été dans l'incapacité quelque part de juguler l'inflation.
09:34Donc le marché a pris ça comme, je dirais, un ton au quiche.
09:40Pas du tout accommodant.
09:41Et ça a eu pour conséquence de faire monter les anticipations des taux de la Fed.
09:46Et du coup, le dollar est monté.
09:48Nous, on n'est pas tellement convaincus que la Fed va monter les taux.
09:52Pour être honnête, les choses pourraient vite évoluer.
09:55Dans l'autre sens, pourquoi ?
09:57Finalement, il n'est pas si faux con que ça.
09:59Non.
10:01C'est un colombe déguisé en faucon déguisé en colombe.
10:03C'est compliqué.
10:04C'est un jeu de bière à plusieurs bandes.
10:07Donc le sentiment, c'est qu'il est peut-être en train un petit peu de doucher l'enthousiasme.
10:12Parce que là, en ce moment-là, il n'est pas hallucinant ce qui se passe.
10:15Objectivement, avant de revenir à des considérations peut-être un petit peu plus cohérentes
10:20avec le niveau d'endettement des États-Unis.
10:22Et la baisse profonde des break-even d'inflation.
10:25C'est-à-dire que le marché anticipe en termes d'inflation.
10:27Il faut se rendre compte d'un truc.
10:29C'est qu'il y a un mois et demi, l'inflation anticipée dans un an aux États-Unis, c
10:33'était 5,5.
10:34On est à l'heure où je parle, on est descendu à 1,5.
10:37Donc on n'est pas...
10:381,5 ?
10:39Oui, le break-even d'inflation, c'est-à-dire ce que l'on...
10:41Vous pensez que vous alliez me dire 3 ou 1,5 ?
10:43Non, non, non, je ne parle pas d'un consensus d'économie, je ne parle pas d'une donnée de
10:46marché
10:47dans laquelle les investisseurs...
10:49Donc l'inflation, c'est fini pour...
10:50Alors, l'inflation, c'est fini aujourd'hui.
10:54Elle était, je veux dire, mortifère il y a un an.
10:58Il y a un mois, pardon.
10:59Thibaut ?
10:59Alors moi, je ne suis pas du tout d'accord, parce que je séparais complètement Kevin Warge du reste du
11:02board.
11:03C'est-à-dire que Kevin Warge, c'est le méchant.
11:04Et pour moi, c'est de la trumpisation pure et dure.
11:06Mais souvent, quand il y a un grand méchant, il y a une résistance qui s'est mise.
11:09Et c'est les autres membres du comité de la Réserve fédérale
11:12qui ont monté leurs anticipations, ce qu'on appelle des dots de hausse de taux.
11:16Mais excusez-moi quand je vois ce que fait Kevin Warge, qu'est-ce qu'il fait ?
11:18Il prend tout le communiqué avec toute l'analyse économique et il barre tout en rouge.
11:21C'est la définition de Trump.
11:23Il remplace par « we will deliver », ce qui est quand même du pur trumpisme.
11:27C'est « t'inquiète, on gère », avec zéro argument derrière.
11:29Ensuite, il a dit dans le communiqué de presse que toutes les données économiques qu'ils avaient étaient traditionnelles
11:34et qu'ils étaient ouverts à d'autres types de données économiques.
11:38Alternative fact, c'est quand même trumpisme vers 1.0.
11:41Donc moi, je trouve qu'il y a, au contraire, plutôt une dérive trumpiste.
11:45Il a bien rappelé qu'il ne s'intéressait pas à l'inflation mais aussi à l'économie.
11:47Donc il cherche plein d'excuses pour ne pas monter les taux.
11:49Là où le marché a été un peu douché sur le coup,
11:52c'est plutôt que tous les autres membres du bord de la Réserve fédérale ont dit
11:55« mais attendez les gars, il y a quand même de l'inflation, il faudrait remonter les taux ».
11:57Donc je pense qu'au contraire, on arrive peut-être vers une rupture
12:00entre Dark Vador ou Arche et la Résistance.
12:03Et ce qui va se passer va être intéressant.
12:04Et là où je suis plutôt d'accord, en revanche, c'est que je ne pense pas qu'ils vont
12:06monter les taux.
12:07Mais il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, on a une scission au sein du board
12:10avec un niveau d'information, de transparence qui a énormément baissé,
12:14ce qui pour moi est strictement une mauvaise nouvelle pour les marchés.
12:16Mais on rappelle qu'Étienne, il faut voter.
12:19Kevin Warch ne décide pas du tout tout seul.
12:20C'est comme à la BCE.
12:21Non, il y a des membres votants qui se réunissent à chaque réunion.
12:25Et il va falloir convaincre l'ensemble du board.
12:28Mais on est dans un exercice de communication qui, pour l'instant, fonctionne
12:30avant la prochaine réunion du mois de janvier.
12:32Et surtout avant Jackson Hole.
12:34Parce que c'est surtout là où Kevin Warch pourra donner un peu plus sa vision
12:38de sa politique monétaire.
12:39Parce qu'en fait, pour l'instant, il n'a quand même pas dit grand-chose.
12:41Il a barré plein de trucs.
12:42Si je comprends pas, il n'y a pas de vision.
12:44Il a barré plein de trucs.
12:46La forward guidance, c'est un des outils de stabilisation du marché.
12:49On voit ce qu'on va faire, on voit ce qu'on regarde.
12:50Mais il a dit que ce n'est pas mon travail de stabiliser les marchés.
12:52Il a dit « Yo, on se voit toutes les six semaines, c'est suffisant comme info ».
12:54C'est ce qu'il a dit.
12:55Il a dit « Toutes les six semaines, ça va les gars ».
12:57Depuis que vous êtes économiste indépendant, vous avez changé de vocabulaire.
12:59Pas du tout.
13:00C'est juste que vous étiez déshabitué.
13:02Oui, c'est ça.
13:03Non mais c'est aussi Kevin Warch, le président de la fête, qui a changé de vocabulaire.
13:06Je suis désolé.
13:07J'ai quelqu'un qui vous parle d'alternative facts et qui répond « We will deliver » en fin
13:11de comité.
13:12Il faut se rendre compte du délire.
13:13Après, effectivement, c'est incarné.
13:15C'est toujours comme ça.
13:16C'est incarné.
13:16Et je vous rappelle que Jean-Claude Trichet est coupable d'avoir fait des hausses de taux en 2000-2011.
13:20Tout le monde lui met sur le dos.
13:21Mario Draghi, il était au bord, il a voté pour.
13:23Mais tout le monde dit « Draghi, il est très bien et Trichet, il est nul ».
13:25Donc, on est dans cette logique de toute façon toujours de…
13:27Mais il y a quand même un poids fort de celui qui parle.
13:29Donc, il a plus de poids que les autres.
13:31Mais ça reste néanmoins une discussion.
13:33À la fin, Stéphane, je reviens sur les questions d'inflation.
13:36Vous la voyez évoluer comment, vous, l'inflation américaine ?
13:39Alors, l'inflation américaine, de quelle inflation parle-t-on ?
13:42On a le chiffre cet après-midi, c'est ça, Étienne.
13:46Alors, sur l'inflation, évidemment, il y a deux types d'inflation.
13:50Il y a l'inflation, je dirais, headline, l'inflation globale qui prend en compte les prix d'énergie.
13:55Et là, je vous avoue que c'est très lié à la situation géopolitique.
13:59Et personnellement, je pense que je n'ai pas une expertise très forte.
14:03En revanche, sur tous les aspects core inflation, on est structurellement engagé sur des niveaux d'inflation core
14:10qui devraient rester relativement soutenus et bien au-delà des standards qu'on avait pu observer depuis la période de
14:17Lehman, en fait.
14:18Et ça, c'est évidemment un régime de marché qui a changé, qui en réalité, c'est un phénomène qu
14:23'on observe depuis 2020.
14:25On est rentré définitivement dans un régime plus inflationniste.
14:28Alors, certains pourraient dire que c'est en contradiction avec le choc de productivité lié à l'IA,
14:36qui est une sorte extrêmement déflationniste.
14:39Ce n'est pas, en tout cas, ce que l'on constate aujourd'hui.
14:42Ça nous fait enchaîner sur Micron.
14:44On redit les résultats hier, Étienne.
14:46Ça s'est très bien passé en après-marché.
14:48Plus 14% en après-bourse, 28 milliards de profits.
14:51C'est 20% au-delà des attentes des analystes.
14:53Donc, une nouvelle fois, le consensus a largement sous-estimé ses profits.
14:56Le groupe a revu à la hausse ses prévisions pour cette année.
15:00Ils disent que le carnet de commande est plein.
15:01Pas de pénurie avant 2027, voire même fin 2027.
15:04Et Qualcomm, de son côté, qui tenait sa journée d'investisseur, a dit
15:07« Nous, on relève nos prévisions jusqu'à 2029 ».
15:09Donc, certes, on a des profits qui sont en forte hausse.
15:13Mais visiblement, le marché en veut encore.
15:15D'autant plus qu'en fait, les progressions, visiblement,
15:18n'ont pas encore suivi la vitesse à laquelle ces profits vont.
15:20C'est-à-dire que le titre a fait x3 en l'espace d'un an, x9 en l'espace
15:23d'un an.
15:27On ne sait plus.
15:27Mais les profits vont plus vite que la progression du cours de bourse.
15:30Thibaut.
15:31Oui, ce qui est très intéressant, c'est que ça reflète un nouveau monde économique, en fait,
15:33qui a complètement vrillé sur les 20 dernières années.
15:35C'est-à-dire que l'histoire économique moderne, c'est des industriels
15:38qui ne gagnent pas d'argent en faisant des voitures, des ordinateurs, etc.
15:41Pendant que les prestataires de services, que sont les GAFAM,
15:43et même chez les industriels comme Apple, c'est plus le service
15:46ou dans d'autres, le cloud, qui explose.
15:48Donc, en fait, on fait du hardware en ne gagnant pas d'argent
15:50et tous ceux qui l'utilisent, se GAFAM.
15:51Et là, on a une inversion historique parce qu'il y a tellement, un,
15:53de compétition sur l'IA, de besoins d'investissement,
15:55que ces boîtes ne gagnent pas d'argent,
15:56au point qu'on commence à se demander s'il y a un vrai modèle.
15:58Mais tous ceux qui fournissent les biens,
16:02donc la mémoire dont on a besoin pour l'IA, se retrouvent.
16:06On le voit pour Nvidia, on le voit pour Micron,
16:08avec des résultats monstrueux, des quadruplements de chiffre d'affaires,
16:12ce qui est dingue, ce qui se fait par un effet prix,
16:13puisqu'en réalité, on voit par exemple qu'on est passé de 37 à 84 de marge brute,
16:17ce qui est délirant pour des biens industriels.
16:19Et sur une société dont le chiffre d'affaires n'avait pas bougé globalement
16:21sur une dizaine d'années, puisque en 2024, on a fait moins qu'en 2018,
16:24qui se retrouve à x5.
16:25Donc, ce qui est intéressant, c'est qu'on est dans une phase très intermédiaire
16:28où il y a une course en avant.
16:29Les prestataires industriels ont, pour une fois,
16:32la capacité dans un monde particulièrement récession démographique
16:34de pousser beaucoup, et tout le monde est obligé de payer.
16:36Et ça leur sort des résultats dingues
16:38pendant que les utilisateurs ne gagnent pas d'argent.
16:39Donc, il faut savoir que c'est une anomalie.
16:40C'est toujours une phase de transition, jusqu'à ce que soit il y ait
16:43de plus en plus de producteurs, soit la demande commence à se calmer.
16:46Et donc, toute la question que se pose le marché,
16:48c'est combien on paye une boîte qui est dans une phase incroyable,
16:51qui est temporaire, mais quand on voit le temporaire de Nvidia,
16:53ça peut gagner beaucoup d'argent en temporaire.
16:54Et donc, c'est une donne pour les marchés sur les boîtes industrielles
16:56qui est nouvelle et intéressante à analyser.
16:58C'est Vanévy.
16:59Oui, je partage les propos de Thibaut.
17:01Ce qui se passe est assez impressionnant.
17:04Alors, ce qui est un peu gênant, je dirais,
17:08pour l'opérateur de marché, pour l'investisseur aujourd'hui,
17:10c'est la dichotomie qu'on a entre, je dirais,
17:13un regard purement bottom-up, qui est par le bas, valeur par valeur,
17:17qui, en agrégé, montre des très belles progressions de résultats,
17:21mais c'est très, très, très lié à l'IA.
17:25Et, objectivement, une photographie macro
17:27qui n'est pas très emballante.
17:30Donc, je partage l'avis.
17:32C'est toute la difficulté sur...
17:36Aujourd'hui, c'est d'appréhender la différence, je dirais,
17:41de rythme qu'il y a entre cycle industriel et cycle boursier.
17:44J'entends beaucoup une expression qui me fait peur en ce moment,
17:47c'est...
17:49Cette fois, c'est différent.
17:52J'ai commencé ma carrière, je suis un millenial de l'asset management,
17:57j'ai commencé en pleine bulle des années 2000.
17:59Et je vois des phénomènes qui ressemblent beaucoup.
18:02Sur les télécoms, notamment.
18:03Enfin, ça ressemble à ça.
18:04À l'époque, toutes ces valeurs .com,
18:07les valeurs Internet.
18:10Et, en fait, on me dit, cette fois, c'est différent
18:12parce qu'effectivement, ces boîtes gagnent beaucoup d'argent,
18:15ont un modèle économique.
18:17Alors, les pelles et les pioches,
18:19on parle là, effectivement, des semis, essentiellement.
18:25Mais, il y a un moment où la réalité économique,
18:28effectivement, va rattraper.
18:30Là où il y a une bulle, à mon sens,
18:31c'est une bulle des earnings,
18:32et non pas une bulle des valorisations.
18:33Ça va vous faire des bons débats pour Good Morning Market, Etienne,
18:36sachant que, quand même, le Nikkei vient de clôturer
18:38en hausse de plus de 4 %.
18:40Sur un nouveau record.
18:41C'est vrai que l'ensemble des indices asiatiques
18:42sont sur des plus hauts, grâce à ces valeurs liées
18:44aux semi-conducteurs.
18:45Bon, nous, on le verra dans un instant.
18:46La Bourse de Paris, il est de l'ouverture stable
18:48parce que, malheureusement, on a assez peu
18:49de valeurs liées aux semi-conducteurs.
18:50L'Eurostox devrait faire un peu mieux grâce à SML.
18:52C'est la plus grande capitalisation européenne.
18:54Le titre est en hausse de 5 % en préouverture.
18:56On se retrouve demain.
18:57Merci à tous les deux d'être venus ce matin
18:58dans la matinale de l'économie.
19:00Good Morning Business revient demain, 6h, 9h.
19:02Bonne journée.
19:118h58, dans deux minutes, c'est l'ouverture
19:12de la Bourse de Paris, quasi stable en préouverture.
19:14On verra ça, bien sûr, dans un instant.
19:16Vincent Juvin sera avec nous de ING
19:18pour revenir sur cette publication extraordinaire
19:21de Micron, qui est en hausse de plus de 13 %
19:24hier soir en après-bourse, avec des résultats
19:26largement au-delà des attentes.
19:28Comment, aujourd'hui, allouer son capital
19:29et quelle place mettre dans ce segment technologique
19:32qui a pris, bien sûr, une place énorme
19:35sur les marchés en Europe, mais aussi aux États-Unis
19:38et surtout, c'est ce secteur qui tire encore
19:40et toujours la hausse ces dernières semaines.
19:43Le dollar continue de se renforcer.
19:45En conséquence, ce matin, l'once d'or est sous les 4 000 dollars.
19:483 996 dollars pour une once d'or
19:50quand le bitcoin est également passé
19:51sous une barre symbolique cette nuit,
19:53la barre des 60 000 dollars.
19:55Le pétrole est à 72 dollars.
19:57C'est une première depuis le début du conflit.
20:00On verra cela dans un instant dans le journal de Léo Dumas.
20:03Et puis, du côté des valeurs à suivre,
20:05vous avez OVH qui a publié ses résultats ce matin.
20:07Le titre était en belle hausse en préouverture.
20:09Vous verrez bien sûr tout cela à 9h03,
20:12à l'occasion de l'ouverture des marchés financiers.
20:14Il y a un point que nous faisons, comme tous les jours,
20:16à cette occasion.
20:17En attendant, il est quasiment 9h,
20:18et c'est Léo Dumas qui vient de nous rejoindre
20:19pour nous livrer toute l'information économique du jour.
20:25Et donc, oui, effectivement, ce cap symbolique pour le pétrole,
20:2972 dollars.
20:30Le baril de Brenne, ce matin, c'est une première depuis le 27 février.
20:33À la veille, en fait, du début de la guerre,
20:35on est à 69 aussi.
20:37Pour le WTI, les marchés qui relâchent la pression
20:40dans le sillage d'un trafic croissant de jour en jour
20:42au détroit d'Ormouz.
20:44Et dans ce contexte, les primes d'assurance pour les navires
20:46sont en train de baisser.
20:47Celles contre les dommages de guerre sur les bateaux
20:50sont passées de 5 à 2% de la valeur du navire
20:53depuis l'accord de paix, selon le Financial Times.
20:56Ce matin, alors qu'au moins 172 bateaux
21:00ont traversé le détroit depuis le 18 juin,
21:02nous dit Kepler.
21:049h pile, la dette publique vient de tomber.
21:06Elle a augmenté de 75 milliards d'euros au premier trimestre
21:09pour s'établir à 117,5% du PIB, annonce l'INSEE.
21:14C'est-à-dire 3 536 milliards et 100 millions d'euros.
21:19L'INSEE qui annonce aussi une amélioration du moral des ménages
21:22en ce mois de juin.
21:24L'indice gagne 2 points sur fond d'une meilleure confiance
21:27quant à la situation financière personnelle.
21:30Et puis, il faut dire adieu à la CPME.
21:32Ce matin, l'organisation patronale qui tient sa grande assemblée
21:35aujourd'hui annonce qu'elle change de nom.
21:37Elle devient Les Entrepreneurs.
21:39Deux ambitions derrière ce nom,
21:41dit son président Amir Reza Tofighi,
21:43remettre les entrepreneurs au cœur du débat public
21:46et aller chercher ceux qui ne sont pas encore adhérents.
21:49Et c'est un zéro point T l'ouverture pour le CAC 40.
21:518 384 points.
21:53Les valeurs a su dans un instant.
21:54Juste avant, un petit mot des experts avec Raphaël Legendre
21:57que vous retrouvez à 9h.
21:589h30, 9h30, 9h30.
21:599h30, 10h30, 10h30, 10h30.
22:01Tous les jours pour une heure de décryptage, de débat
22:03autour de l'actualité économique du jour.
22:05La canicule qui continue à nous faire souffrir, bien sûr.
22:07Pourquoi l'État n'est pas prêt ?
22:10C'est la question qu'on martèle cette semaine.
22:12On va continuer de la dérouler avec mes invités du jour.
22:14On reviendra sur cette étude qui veut couper court au débat sur la taxe Zuckman aussi.
22:19Non, il n'y aura jamais 25 milliards d'euros de rendement de cette taxe.
22:24C'est tout au plus 5 milliards.
22:26Que nous disent les amis économistes du mouvement Trossetro ?
22:30On reviendra ensuite sur ce rapport qui a été remis au ministre de l'Enseignement supérieur.
22:37Un rapport qui propose de multiplier par 5, oui par 5, les frais d'université.
22:44Faut-il augmenter les droits d'université ?
22:46Ce sera le troisième débat.
22:48Et puis enfin, on reviendra sur les enjeux économiques du sommet France-Italie
22:52qui se tient aujourd'hui à Antilles.
22:53Voilà pour le programme.
22:54Rendez-vous à 9h30.
22:55En attendant, il est 9h30 et le CAC 40 est donc stable ce matin à l'ouverture.
23:00L'Eurostox fait beaucoup mieux, plus 0,3% grâce à sa composante technologique
23:05et surtout ASML qui est de loin sa première pondération.
23:08ASML prend plus de 3,5% à l'ouverture.
23:11Infineon, un peu plus de 5%.
23:12Dans le sillage de Micron qui a publié des résultats largement au-delà des attentes,
23:16nous en reparlerons bien sûr tout au long de cette émission.
23:18Qualcomm également a fait des annonces qui ont surpris positivement hier soir le marché.
23:22ST Microelectronics est la plus forte hausse, plus 4%.
23:25Suivi de Vinci, beaucoup plus loin, plus 1%.
23:28Bouygues, plus 0,8%.
23:30A l'inverse, Essilor ferme la marche, moins 1,3% à 166 euros.
23:35Thales ou encore Euronext sont dans le bas de tableau ce matin à l'ouverture.
23:39Rheinmetall qui a perdu 18% hier se remet péniblement avec une modeste baisse.
23:45Allez, stable, plus 0,1%.
23:47Ce titre Rheinmetall qui a donc essuyé un revers hier avec l'Allemagne qui a annulé une commande de frégate.
23:54Et puis les valeurs à suivre encore et toujours, c'est OVH ce matin qui était en belle hausse en
23:59préouverture
24:00et qui finalement s'est retourné.
24:01Moins 1,2% pour OVH.
24:04Le titre a quand même gagné plus de 110% depuis le début de l'année.
24:0715,90€ OVH qui confirme ce matin ses objectifs annuels portés notamment par ses activités dans le cloud.
24:14Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Vincent Juvins qui nous attend depuis ING
24:19pour revenir sur Micron, sur ce pétrole qui est donc sur des plus bas de fin février.
24:2572$ pour le Brent, 70$ pour le WTI.
24:29Est-ce que ce pétrole qui revient sur des plus bas d'avant-conflit,
24:33c'est l'occasion de remettre un peu plus d'Europe en portefeuille,
24:35sachant que l'Europe n'a toujours pas retrouvé ses niveaux d'avant-guerre.
24:38En tout cas à Paris, ce sera l'un des éléments qui sera abordé dans un instant.
24:42A tout de suite.
24:519h07, c'est parti pour la deuxième partie de Good Morning Market jusqu'à 9h30.
24:55Le CAC 40 est en très légère baisse, donc de 0,1%.
24:58Néanmoins à souligner, Soitec ou encore Esté Microelectronics qui sont en belle hausse,
25:02plus 6% pour Soitec, plus 4% pour Esté Microelectronics,
25:05après donc les résultats de Micron hier soir.
25:09Les résultats largement au-delà des attentes.
25:11Il faut juste regarder la réaction d'après-bourse, plus 14%.
25:14Il faut dire que le groupe a quand même dégagé 28 milliards de profinettes
25:17en l'espace de trois mois.
25:19C'est plus 20% par rapport aux attentes des analystes.
25:22Donc une nouvelle fois, les analystes ont sous-estimé la puissance de Micron
25:27et de l'ensemble de cette chaîne des semi-conducteurs.
25:30Bonjour Vincent Juvins, responsable de la stratégie d'investissement d'ING.
25:35C'est vrai que le marché a visiblement sous-estimé Micron,
25:39alors qu'en bourse, on est quand même sur un parcours spectaculaire.
25:42Ça vaut plus de 1 000 milliards en bourse.
25:44Ça a été multiplié par 3 depuis le début de l'année,
25:45fois 9 en l'espace d'un an.
25:47Et visiblement, il y avait encore de la place pour des bonnes surprises.
25:50Oui, certainement.
25:51Et vous l'avez souligné, finalement, des résultats largement au-dessus des attentes.
25:55Plus de 20%, à la fois dans l'ex-poste où on a de très très belles réalisations,
26:00mais également dans la guidance.
26:02On voit que finalement, le marché sous-estime systématiquement
26:05finalement les tensions qu'il peut y avoir dans le secteur des semi-conducteurs.
26:09Le fait que la demande dépasse structurellement l'offre.
26:12Et cette année, mais également pour les deux, trois prochaines années à venir.
26:16Ce qui donne une relativement bonne lisibilité sur les perspectives pour le secteur.
26:20des chiffres qui viennent rassurer à un moment où c'est vrai que les investisseurs
26:24commençaient un petit peu à douter de la soutenabilité du mouvement de hausse
26:28du secteur de la tech et du secteur, en tout cas, des semi-conducteurs en particulier.
26:32On avait vu ce mouvement de défiance en début de semaine
26:35où on avait vu notamment une grosse volatilité sur des indices asiatiques
26:39comme le COSPI en Corée.
26:40COSPI qui rebondit fortement ce matin, comme la plupart des valeurs de la tech.
26:44Et c'est quelque chose qu'on verra évidemment en Europe ce matin et au cours de la journée
26:49et plus tard aux Etats-Unis où les futurs pôles Nasdaq sont également bien orientés.
26:53C'est vrai que l'Asie, avec une belle séance ce matin,
26:56plus de 5% de hausse pour le COSPI, plus 4% pour le Nikkei.
27:00Et puis, comme je le disais en préambule, nous à Paris, on est stable.
27:03Bon, l'Eurostox prend 0,3%.
27:06Voilà, on n'a pas besoin de faire de dessin.
27:07Malheureusement, on n'a pas de valeur technologique.
27:09Et donc, on est encore et toujours pénalisé, Vincent.
27:13Oui, alors c'est évidemment un coup d'opportunité pour l'Europe
27:16qui est trop exposé, évidemment, au secteur technologique.
27:19Soulignons toutefois, évidemment, le fait qu'aujourd'hui,
27:21on peut s'attendre à ce que le marché de l'AEX aux Pays-Bas,
27:25évidemment, fonctionne bien, grâce à SML notamment.
27:28Mais il est absolument indispensable.
27:29Je pense que les dirigeants européens sont conscients
27:33de s'assurer de la création d'un écosystème intelligence artificielle européen
27:38pour à la fois profiter, évidemment, de cette dynamique.
27:42Conscient aussi, et on l'a vu dans ces dernières semaines,
27:44qu'on peut parfois être privé de l'accès aux technologies les plus innovantes
27:49lorsque des pays comme les États-Unis, en l'occurrence,
27:52bloquent l'accès à certains opérateurs comme en tropique.
27:56Il est absolument urgent, à la fois d'un point de vue boursier,
27:59mais d'un point de vue économique et d'un point de vue stratégique,
28:02que l'Europe se dote d'outils, en tout cas équivalents,
28:05à ce qui peut se faire aux États-Unis, mais également en Asie.
28:09Et je parle évidemment ici sur la thématique intelligence artificielle,
28:12évidemment sur les semi-conducteurs.
28:14Là, c'est quelque chose sur lequel on a beaucoup de retard.
28:17On avait envisagé évidemment de construire des usines,
28:19notamment en Allemagne, en la matière.
28:21On n'est pas parvenu jusqu'ici à attirer suffisamment d'investisseurs
28:25pour vraiment créer ces usines de fabrication de semi-conducteurs
28:29sur notre territoire.
28:30Autre nouvelle favorable dans ce segment, c'est Qualcomm,
28:33hier soir, qui a relevé bien au-delà des attentes,
28:36là aussi son objectif de chiffre d'affaires pour 2029 à 40 milliards de dollars.
28:40C'est le double de son objectif précédent.
28:43Bon, ça, c'est le fait du jour.
28:46Qualcomm, Micron, et puis aussi les cours du pétrole.
28:49Vincent Juvin, ce qui, cette nuit, sont revenus,
28:51alors ça n'a pas duré longtemps, quelques centimes,
28:54en dessous de leur niveau d'avant-guerre.
28:56On est à 72 dollars pour le Bren, 70 dollars pour le WTI.
29:01Bon, c'est une bonne nouvelle quand même.
29:02Là aussi, ça défie un petit peu les pronostics
29:04et les prévisions que le marché pouvait se faire
29:07il y a quelques semaines de cela encore.
29:09Certainement.
29:10Alors, à la faveur, réellement, en tout cas,
29:11d'une plus grande fluidité dans le détroit d'Ormous,
29:14c'est vrai qu'on voit ces prix pétroliers refluer.
29:17Prudence, tout de même.
29:18C'est vrai qu'on voit ces discussions entre Iran et États-Unis
29:22quand même s'éterniser,
29:23même si de timides accords semblent gagner
29:25sur certains aspects du dossier.
29:28Il me semble que les positions sont quand même
29:30fortes divergences sur certains aspects essentiels,
29:33en tout cas, d'un accord de paix définitif.
29:36Je pense notamment aux inspections sur les sites nucléaires iraniens
29:38où il semble qu'il y a, objectivement ici, jusqu'ici, pas d'accord.
29:42Donc, on est encore très loin d'un accord final,
29:44étant qu'il n'y a pas d'accord sur tout,
29:46il n'y a d'accord sur rien.
29:47Donc, gardons-nous de tout optimisme ou d'euphorie en la matière,
29:50sachant aussi que beaucoup d'infrastructures dans la région
29:52ont été détruites.
29:53Donc, dans nos perspectives, on est toujours dans cette idée
29:56et les Brent Futur l'indiquent également,
29:58qu'on devrait avoir a priori les prix pétoliers
30:00plutôt aux alentours des 70,
30:02voire légèrement au-dessus pour le reste de l'année.
30:04Si on est à la faveur d'un accord définitif,
30:07on pourrait imaginer alors des prix pétroliers
30:09qui retombent plus franchement à partir de 2027.
30:11Mais pour l'instant, en temps pour l'horizon,
30:13ces risques, en tout cas, d'inflation induites
30:15par les prix pétroliers demeurent.
30:18Et en parlant d'inflation,
30:19on devrait d'ailleurs avoir des chiffres importants
30:20cet après-midi aux États-Unis,
30:22puisqu'on s'attend à la publication du PCE.
30:25PCE, les données d'inflation du mois de mai.
30:28Dans ce contexte, on a un baril de pétrole
30:30qui est à 70 dollars ou presque.
30:33Est-ce que ça vous donne envie
30:34de mettre un petit peu plus d'Europe en portefeuille,
30:37dans le sens où l'Europe a été grandement pénalisée
30:39depuis le début de ce conflit par rapport à Wall Street ?
30:43Alors, pénaliser, peut-être.
30:45En tout cas, à la moins, profiter du rebond.
30:48Néanmoins, lorsque je regarde la tendance
30:50en termes d'évolution de valorisation des marchés,
30:54la valorisation de Wall Street a cette année baissé
30:57plus franchement que la valorisation du marché européen.
30:59Je m'explique, Wall Street a peut-être
31:01de meilleures performances que l'Europe,
31:03mais a vu ses bénéfices augmenter encore plus.
31:06Aujourd'hui, en tant qu'investisseur,
31:08moi, c'est vrai que je vais regarder des valorisations,
31:10mais enfin, je vais encore plus regarder
31:11les perspectives de croissance.
31:13Or, aujourd'hui, malheureusement,
31:14à quelques rares exceptions,
31:16et en Europe, je noterai en tout cas certainement
31:17les valeurs financières ou le secteur de la pharma.
31:20Mais je préfère, objectivement,
31:22toujours Wall Street à l'Europe pour l'instant.
31:24Ou en tout cas, quitte à sortir d'Europe,
31:26je préfère largement les pays émergents
31:28à l'Europe pour l'instant.
31:30Les pays émergents ont l'avantage
31:31d'offrir des valorisations encore plus attractives
31:33que l'Europe, et justement,
31:35d'offrir une exposition à cette thématique
31:37technologique semi-conducteur
31:38qu'on vient d'évoquer ce matin.
31:40Les segments des semi-conducteurs,
31:42toujours en portefeuille,
31:43quels sont les autres secteurs aujourd'hui
31:44qui vous intéressent ou que vous surpondérez,
31:47Vincent Juvins ?
31:47– Ils sont en rang 3,
31:49donc la technologie,
31:50évidemment, largement le commenter.
31:53Nous aimons bien les valeurs financières
31:55de part et d'autre de l'Atlantique.
31:57On a eu d'ailleurs à cet égard
31:58les résultats de stress tests de la Fed
32:00qui ont été publiés cette nuit,
32:02qui montrent que le secteur financier américain
32:04est tout à fait solide,
32:05à même d'ailleurs de faire face
32:06à un choc majeur.
32:08Les stress tests de la nuit
32:09portaient notamment sur un ride-on
32:11d'à peu près 700 milliards.
32:12Finalement, 700 milliards,
32:13c'est pas loin aussi du montant
32:15qui fait parfois peur,
32:16qui est le niveau d'encours
32:18dans les marchés de dettes privées,
32:20puisqu'on parle d'1,2 trilliard.
32:21Donc Wall Street est capable d'encaisser
32:23à priori ce type de choc.
32:25Et on sait que de part et d'autre de l'Atlantique,
32:27on entend diluer, en tout cas,
32:28les contraintes liées aux réglementations de Bâle 3
32:31pour permettre aux banques
32:32de libérer une partie de leur capital
32:35en opération de marché,
32:37en opération de prêts à l'économie.
32:39Et ça, évidemment, c'est quelque chose
32:40qui pourrait être bénéfique pour ce secteur.
32:43J'ajouterais aussi que le fait
32:44que les taux remontent en Europe
32:45ne baissent pas aux États-Unis
32:47est plutôt favorable.
32:48Même sur la courbe des taux,
32:50les banques ont une rentabilité
32:52relativement importante.
32:53La rémunération de l'épargne
32:55n'est pas calquée intégralement
32:57sur la rémunération des dépôts
32:58des bancaires auprès de la BCE.
33:00Donc là, il y a certainement d'intérêt.
33:02Et puis, le secteur pharma,
33:03alors c'est un peu évidemment
33:04un secteur avec lequel on a plus difficile
33:06depuis le début de l'année en portefeuille.
33:07Et soyons transparents à cet égard.
33:10Néanmoins, il faut être conscient
33:11qu'il faut de la diversification
33:12dans un portefeuille.
33:13Être uniquement tributaire
33:15de ce secteur technologique
33:16serait un petit peu dangereux
33:17en termes de diversification.
33:18Donc, la pharma vient compléter
33:20ce triptyque, en tout cas,
33:21en thème de choix sectoriels
33:22en ce qui nous concerne.
33:23Merci beaucoup, Vincent Juvens,
33:25de nous repartager ce matin
33:26vos convictions depuis ING
33:28où vous êtes responsable
33:29de la stratégie d'investissement.
33:31En 9h15, tout de suite,
33:32on va parler du marché des options
33:34avec Paul Marcel
33:35qui vient de nous rejoindre en plateau.
33:38Bonjour, Paul.
33:39Bonjour, Étienne.
33:39Vous êtes cofondateur
33:40de l'atelier des options.
33:42Avec vous, on va faire un focus
33:43sur ces fameuses options
33:45en prenant l'exemple d'un collard.
33:48C'est une stratégie
33:49qui permet notamment
33:50de protéger son portefeuille.
33:53C'est bientôt les vacances.
33:53Ça peut intéresser nos auditeurs.
33:55Oui, tout à fait, Étienne.
33:56Donc, effectivement,
33:57le collard, c'est une stratégie
33:58qui combine plusieurs options.
34:00Mais c'est une stratégie
34:01assez simple.
34:01En fait, la stratégie va consister
34:04à protéger son portefeuille.
34:05Les vacances approchent.
34:06Les marchés peuvent être
34:07un petit peu chaotiques.
34:08Donc, quelqu'un qui partit
34:09en vacances,
34:10qui voudrait dormir tranquille
34:12et souhaiterait protéger
34:14sa position
34:14pourrait placer un stop-loss.
34:16Mais le stop-loss,
34:18le marché peut chuter,
34:20toucher le stop-loss
34:20et remonter.
34:21Et en fait,
34:22le cours revient
34:23au point d'origine.
34:24Et en fait,
34:25l'opérateur, lui,
34:25par contre,
34:26il n'est plus en position
34:27parce que son stop-loss
34:27a été touché.
34:29et donc,
34:30il fait une perte
34:31alors qu'il pourrait
34:32protéger son portefeuille
34:33autrement.
34:34Donc, le collar consiste
34:35à acheter un put
34:36en protection.
34:38Donc, j'ai pris un exemple.
34:39Je l'ai pris sur ASML,
34:40par exemple,
34:41qui a bien performé
34:42cette année.
34:43Donc, quelqu'un qui serait
34:43rentré en début d'année
34:45autour de 1 000 euros,
34:46par exemple.
34:47J'ai regardé hier,
34:47les cours étaient
34:48à 1 550 euros.
34:50Il souhaiterait se protéger
34:51à 1 300 euros.
34:52Dans ce cas-là,
34:52il va acheter un put
34:541 300 euros.
34:55Donc, un put,
34:56c'est une assurance.
34:57Donc, on se protège,
34:58on achète une option
35:00et c'est un stop-loss garanti.
35:01C'est l'équivalent
35:02d'un stop-loss garanti.
35:03Garanti à 1 300 euros
35:04qui va être le prix
35:05d'exercice de l'option.
35:07C'est une position vendeuse ?
35:08Alors, si on est acheteur,
35:10on achète le droit
35:12de vendre.
35:13Donc, si on a des actions
35:14en portefeuille,
35:15on achète le droit
35:16de vendre ses actions
35:17au strike,
35:18au prix d'exercice
35:19qu'on va définir.
35:21Donc, moi, je suis parti
35:21sur un exemple
35:22à 1 300 euros,
35:23sachant que la personne
35:24est rentrée à 1 000 euros.
35:25Donc, elle se garantit
35:26comme ça une plus-value
35:27de 30 %,
35:28quoi qu'il arrive.
35:29Si pendant les vacances,
35:31ASML chute
35:32en dessous de 1 000 euros,
35:33ça n'a pas d'importance.
35:35L'opérateur,
35:36ayant pris un put
35:37de prix d'exercice 1 300,
35:39son stop-loss
35:40est garanti à 1 300,
35:41quoi qu'il arrive
35:42sur l'action
35:42pendant les vacances.
35:44Donc, ça, par contre,
35:45ça lui coûte de l'argent.
35:46C'est comme quand on assure
35:47sa voiture,
35:47on paye une prime.
35:49Là, je vais assurer
35:49mes actions,
35:50mais je vais payer une prime.
35:51Donc, la prime,
35:52elle était hier
35:52autour de 56 euros.
35:54Alors, le call-art
35:56va consister
35:56à financer
35:57cette assurance.
35:59Donc, on va financer
36:00cette assurance
36:00en vendant un call.
36:02Et le call,
36:03j'ai choisi un call
36:04de strike 1 900,
36:06donc bien au-dessus
36:07du prix du plus haut
36:08du marché,
36:09puisque ASML était
36:10autour du plus haut
36:10de 1 700 euros.
36:12Et là,
36:13on va se trouver
36:13à 1 900 euros.
36:14Donc, on est bien au-dessus.
36:15Donc, ça laisse
36:16la possibilité
36:17au cours aussi
36:17de monter.
36:20pour financer
36:22ce put
36:22avec la vente
36:23de call,
36:24on va toucher
36:2462 euros.
36:26Tout à l'heure,
36:26je vous disais
36:2856 euros
36:28pour l'achat
36:29du put
36:30et 62 euros
36:31pour la vente
36:32du call.
36:33Donc, on voit
36:33que la vente
36:33de mon call
36:34va venir financer
36:36complètement
36:36l'achat
36:37de mon put.
36:38Alors,
36:38quel est l'inconvénient
36:39de cette stratégie ?
36:40C'est que si l'action
36:41monte au-delà
36:42de 1 900,
36:43je ne peux plus
36:44participer
36:45avec mes actions,
36:46je ne peux plus
36:46participer à la hausse,
36:48parce que la vente
36:49de mon call
36:49va m'obliger
36:50à vendre
36:51les actions
36:52à 1 900.
36:53Donc, vous voyez
36:54que cette stratégie,
36:55je me suis acheté
36:57le droit de vendre
36:58à 1 300 euros
36:58et par contre,
36:59je me suis obligé
37:00à vendre
37:01à 1 900 euros.
37:02Mais cette opération-là
37:03est anciennement financée.
37:05Donc, tant que le cours
37:05il oscille après
37:06entre 1 300 et 1 900 euros,
37:08je vais conserver
37:08mes actions.
37:09Comment aujourd'hui
37:10on peut acheter
37:10ces actions ?
37:12Est-ce que tous les brokers
37:13proposent ce type
37:14de produits ?
37:15Et puis, au départ,
37:16il faut y aller à tâton.
37:17Est-ce que, par exemple,
37:17on peut partir
37:19avec des portefeuilles
37:19fictifs, par exemple ?
37:21Alors, on peut
37:21s'entraîner en démo,
37:22bien entendu.
37:23Les courtiers proposent
37:24des comptes démo,
37:25donc on peut le faire
37:25en démonstration.
37:26Mais Euronext,
37:27c'est notre partenaire
37:28à l'atelier des options,
37:29ils ont lancé
37:30des micro-options,
37:31mini-options.
37:32Et donc, en fait,
37:33normalement,
37:34le standard,
37:34c'est 100 actions.
37:35Une option va courir
37:36100 actions.
37:37Mais grâce aux mini-options,
37:39on va pouvoir
37:40acheter seulement
37:4110 actions.
37:42Donc, une ligne
37:42sur ASML
37:43qui est quand même
37:43à 1 000 euros l'action,
37:44pour la personne
37:45qui serait rentrée à 1 000 euros,
37:46ça faisait une position
37:46à 10 000 euros.
37:47Donc, c'est déjà
37:47une belle position.
37:49Et grâce à ces mini-options
37:50qu'on trouve sur
37:51quelques valeurs
37:52de la côte européenne,
37:54plutôt les grosses valeurs,
37:55on va avoir seulement
37:56des mini-lots
37:56de 10 options.
37:57Donc, ça permet comme ça
37:58pour les personnes
37:58qui voudraient commencer
38:00les options,
38:01soit de le faire en démo,
38:02soit éventuellement
38:02de le faire sur des mini-options
38:03pour prendre le moins
38:04de risques possibles.
38:05Comment on peut
38:06calculer le risque ?
38:07Est-ce qu'il y a un risque
38:08de perte en capital ?
38:09Comment aujourd'hui
38:10on peut évaluer
38:11ces produits ?
38:11Alors, à partir du moment,
38:15des puts,
38:16ce que l'exemple d'aujourd'hui,
38:17il n'y a aucun risque.
38:18Au contraire,
38:19le put sert
38:20de stop-loss garantie.
38:21Donc, en fait,
38:22acheter une option,
38:23c'est même plutôt bénéfique
38:24puisque un stop-loss classique,
38:26il peut se faire toucher,
38:27il peut y avoir un gap.
38:29ASML, mardi,
38:30a ouvert un gap
38:31de moins de 3 %,
38:31par exemple.
38:32Donc, si on place un stop
38:34et que le gap ouvre
38:35en dessous du stop,
38:36en fait, on va être sorti
38:37du marché bien en dessous
38:38du prix qu'on souhaitait.
38:39Avec une option,
38:40ça ne peut pas arriver.
38:41Une option,
38:41si vous achetez un put
38:42avec un prix d'exercice
38:44qui est défini,
38:45ce sera votre prix de sortie
38:47qui sera par contrat.
38:49Donc, là,
38:50j'ai donné un exemple
38:50à 1 300 euros.
38:52Je ne pourrais pas sortir
38:53à un prix qui sera
38:53inférieur à 1 300 euros.
38:55Et dans l'hypothèse
38:56où je suis dans le mauvais sens,
38:57alors là,
38:57vous nous avez parlé
38:58de positions qui peuvent
38:59se neutraliser,
38:59mais dans le cas
39:00où je ne suis pas
39:01dans un colard
39:01et où je suis
39:02dans une position vendeuse
39:04alors que le marché monte,
39:05comment je peux
39:07piloter tout ça ?
39:08Alors, si vous êtes
39:09en position vendeuse
39:11sur un futur,
39:12par exemple,
39:13et que le marché monte,
39:14pour vous couvrir,
39:14il faudra acheter un col.
39:16Ça va être la même chose,
39:17c'est une assurance,
39:18ça va être un stop-loss garantie
39:19et le col va permettre
39:20de vous protéger
39:22sur votre position
39:23de vente à découvert.
39:24Alors là,
39:25on a pris l'exemple
39:26d'une action,
39:27mais on pourrait parler
39:27du pétrole,
39:28de l'once d'or,
39:29d'un indice boursier.
39:31La gamme de sous-jacents
39:32est bien sûr très large.
39:33Oui, tout à fait.
39:33Au niveau des options,
39:35les options,
39:35de toute façon,
39:35c'est un produit dérivé
39:36et financier
39:37qu'on trouve
39:37sur absolument
39:38pratiquement tous les produits.
39:40Donc, il y en a
39:40sur des actions
39:41françaises,
39:42américaines,
39:42européennes,
39:43asiatiques.
39:43Il y a des indices,
39:44bien entendu.
39:45Notre fameux CAC 40,
39:46il a des options,
39:47l'Eurostox,
39:48les indices américains
39:49et puis tout ce qui est
39:50matière première,
39:50on va trouver
39:52sur le pétrole.
39:52Il y a le Brent
39:53qui côte à Londres,
39:55vous avez le WTI
39:56qui côte aux États-Unis
39:57et puis vous avez l'or,
40:00tous les métaux
40:01qui sont précieux.
40:01Pour quelqu'un qui souhaite
40:02débuter,
40:03c'est quoi le plus facile
40:04en termes de sous-jacents ?
40:06Ça va être
40:06un des sous-jacents
40:07qu'on connaît.
40:07Donc, la plupart des gens
40:08connaissent le CAC 40
40:10et les valeurs françaises.
40:11Donc, le plus simple,
40:11c'est de commencer
40:12sur ces sous-jacents
40:13qu'on connaît bien
40:13de façon à ce qu'on vienne
40:15simplement ajouter
40:16une complexité
40:16qui va être l'option
40:17mais par contre,
40:18on n'aura pas la complexité
40:19d'un nouveau produit
40:20qu'on ne connaît pas.
40:21Et sur le S&P 500 aussi,
40:22là, on est sur un sous-jacent
40:24qui est bien sûr
40:25la référence,
40:25notamment sur le marché
40:27des options.
40:28Ce n'est pas plus facile
40:28sur un indice américain ?
40:30Ce qui est pratique
40:31avec le S&P,
40:32c'est que c'est un indice
40:32qui est le plus tradé au monde
40:34et donc, il y a énormément
40:35de sous-jacents différents.
40:37Il y a le futur
40:38mais il y a des micro-futurs
40:39maintenant.
40:40Il y a un indice
40:41mais il y a un micro-indice
40:42et puis, vous avez aussi
40:43un ETF.
40:44Donc, ça vous fait
40:45cinq produits différents
40:46de tailles différentes
40:47et de caractéristiques différentes.
40:49Donc, on peut commencer
40:50très petit
40:51sur le S&P 500.
40:53Effectivement,
40:53c'est un très bon produit
40:55qui est très liquide
40:55notamment,
40:56donc très pratique
40:57pour trouver beaucoup d'options
40:58et une bonne liquidité.
41:00Merci beaucoup,
41:00Paul Marcel,
41:01cofondateur de l'Atelier
41:02des options
41:02pour faire un petit exercice
41:04de pédagogie
41:04autour de ces fameuses options.
41:079h24,
41:07Jean-Louis Cussac
41:08nous attend depuis
41:08Perceval Finance Conseil.
41:11Le CAC 40 grappille 0,1%,
41:138 395 points
41:15quand du côté
41:16de l'Eurostock 50,
41:17c'est une hausse
41:17de 0,6%
41:18grâce notamment
41:19aux valeurs liées
41:20aux semi-conducteurs.
41:21Bonjour Jean-Louis Cussac,
41:23comment vous regardez
41:23un petit peu
41:24ce qui se passe ce matin ?
41:26Malheureusement,
41:27l'Europe continue
41:28d'être à la traîne
41:29par rapport à Wall Street.
41:30En tout cas,
41:30quand on regarde
41:30les futurs américains,
41:31on est sur une hausse
41:32bien plus franche.
41:33Oui, mais hier,
41:34les marchés américains
41:35avaient bien baissé,
41:36ils se sont repris
41:37juste en close,
41:38en clôture à 22h.
41:40Derrière,
41:40ils ont continué
41:41de monter
41:41et puis rassurés
41:42par les nouvelles
41:44sur l'IA
41:45avec,
41:46notamment,
41:47Calcom,
41:48le Japon,
41:49enfin,
41:49Nikkei a pris
41:50plus de 4%,
41:51donc ça rassure.
41:53Et ce matin,
41:54tout remonte.
41:55Mais c'est vrai
41:56que le CAC 40
41:56sous-performe.
41:57Hier,
41:58par exemple,
41:59le CAC 40
42:00surperformer le DAX,
42:00aujourd'hui,
42:01le sous-performe.
42:02Bon,
42:02il n'y a rien de dramatique.
42:03Quand on regarde
42:04comme ça les valeurs,
42:06il n'y a rien de remarquable.
42:07Voilà,
42:08il n'y a rien de remarquable.
42:09On sent bien
42:09que les investisseurs
42:12attendent
42:13vraiment des avancées
42:15concrètes,
42:17des négociations,
42:18avérées,
42:19des avancées avérées
42:21entre l'Iran
42:21et les États-Unis.
42:23Ce qu'on nous dit,
42:23ça avance,
42:24mais on ne demande qu'à voir.
42:26Et en tout cas,
42:27il n'y a pas
42:28quoi que ce soit
42:29d'officiel,
42:30de clair,
42:30de net et de précis.
42:31C'est vrai
42:32qu'on va dans le bon sens.
42:34On dirait
42:35que ça circule mieux
42:35dans le D3 normaux,
42:36bien évidemment,
42:37mais le pétrole baisse,
42:38les tensions,
42:39les pressions inflationnistes
42:40du coup diminuent.
42:42Les marchés
42:43gardent espoir.
42:44C'est sûr qu'ils ont
42:44plutôt un biais
42:45à voir les choses
42:46bien se terminer.
42:48Mais bon,
42:49on voit quand même
42:50des choses bizarres.
42:51Ici,
42:52l'or qui n'arrête pas
42:52de baisser,
42:53qui revient sur des plus bas.
42:55les ESN qui baissent aussi.
42:57Vous voyez,
42:57Capgemini,
42:58tout à l'heure,
42:59c'est la plus forte baisse
43:00du CAC 40.
43:01Elle reste quand même
43:03mal orientée,
43:04Atos mal orientée.
43:06Des choses comme ça,
43:07ça plombe un peu
43:08le moral
43:09de beaucoup d'opérateurs.
43:11Globalement,
43:12sur les indices,
43:13donc,
43:13les tendances de fonds
43:14restent haussières
43:15sur le long terme.
43:16Il n'y a aucun,
43:17aucune alerte.
43:18Le CAC 40,
43:19par exemple,
43:19tant qu'il évolue
43:20au-dessus de 8100,
43:22eh bien,
43:23on peut considérer
43:24qu'il conserve
43:24un maximum de chances
43:25de rebondir.
43:27Moi,
43:28j'achète tous les trous,
43:29toutes les baisses,
43:31des retracements
43:31à partir de 0,4,
43:330,7%.
43:34Déjà,
43:34je commence à acheter
43:36pour l'intraday
43:37et dans une perspective
43:38même de plusieurs jours.
43:40À chaque fois,
43:41on a eu des rebonds.
43:43On gère parfois
43:44des pertes temporaires.
43:45On n'achète pas
43:46toujours au plus bas,
43:47on n'achète pas
43:48toujours au bon moment,
43:48mais voilà,
43:49ça finit par rebondir
43:50et on a tout le temps gagné.
43:52Donc,
43:528100 au premier niveau
43:54qu'on pourrait considérer
43:55comme petit warning
43:56et puis ensuite,
43:57derrière,
43:58le retournement.
43:58Vraiment,
43:59de tendance,
43:59ça serait sous les 7810.
44:01Donc,
44:01il y a de la marge.
44:03On est quand même
44:04pour l'instant
44:04à l'abri d'un problème
44:05et surtout,
44:06les volatilités implicites
44:08restent fortes.
44:09Donc,
44:10les investisseurs
44:11se sont couverts
44:12il y a quelque temps
44:12déjà par des achats de poudre.
44:14Vous en parliez tout à l'heure
44:14avec Paul Marcel,
44:16mais c'est vrai
44:17qu'ils sont venus
44:19depuis déjà très longtemps
44:20à plusieurs reprises
44:21chercher des assurances.
44:22Ils ont acheté des poudres.
44:23C'est pour ça
44:23que cette vol implicite
44:24reste élevée.
44:25Vous vous rendez compte
44:25qu'on n'est pas loin
44:28des plus hauts historiques
44:30sur l'ensemble des marchés
44:31avec des volatilités implicites
44:33qui sont 14, 15, 16 parfois.
44:37On a même,
44:38sur des petits trous d'air,
44:39elles remontent tout de suite
44:40à 17, 18
44:41alors qu'on est très haut.
44:43On est loin d'une situation
44:45de complaisance,
44:46voyez-vous,
44:46où on a,
44:47quand les marchés montent,
44:48une vol qui baisse,
44:49une vol implicite qui baisse
44:50et une vol implicite
44:52qui peut descendre
44:53à 11 voire 10
44:55comme on avait vu
44:55en fin d'année 2019.
44:57Donc,
44:58il n'y a pas de changement majeur
44:59sur les marchés.
45:00On reste haussier.
45:01On est toujours
45:02à la chasse aux bonnes affaires
45:03éventuelles.
45:04Ce n'est pas facile
45:05de trouver de bonnes affaires
45:06pour ne pas se tromper de valeur.
45:08Il y a vraiment des sanctions
45:09qui sont très violentes.
45:10des mouvements de repli
45:13incroyables
45:13et tel ça
45:14qui est passé de 4,5.
45:16Ce n'est pas une valeur
45:16de première qualité.
45:174,5,
45:182,20,
45:19c'est waouh !
45:20En un mois de temps,
45:21depuis le début du mois de juin.
45:23Donc,
45:23il y a toujours
45:23des sanctions très fortes
45:25et c'est compliqué
45:27quand même
45:27de faire des choix.
45:28Encore une fois,
45:29il ne faut pas se tromper
45:30mais il faut rester.
45:32Pour l'instant,
45:32les investisseurs restent
45:34plutôt
45:34à avoir un biais optimiste.
45:36Merci beaucoup.
45:37Jean-Louis Cusac,
45:38trader pour compte propre
45:38chez Perceval Finance Conseil.
45:409h28,
45:41dans deux minutes,
45:41vous retrouvez les experts
45:42avec Raphaël Lejean
45:43qui reviendra bien sûr
45:44sur ce chiffre du jour
45:45publié par l'INSEE.
45:46La dette française,
45:473 536 milliards d'euros
45:50à la fin du premier trimestre,
45:51c'est-à-dire
45:51plus de 117% du PIB.
45:54La séance a suivi bien sûr
45:55tout pour investir.
45:56Antoine Larigauderie
45:56à 11h
45:57et BFM Bourse
45:58avec Guillaume Sommerer
46:00à partir de 15h30
46:01et donc Micron
46:02qui est attendu
46:03en très fort toisse
46:04après la publication
46:05de ses résultats.
46:05Très bonne journée.
46:07Good Morning Market
46:09sur BFM Business.
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