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  • il y a 20 minutes
Ce jeudi 23 juillet, Thibault Prébay, économiste et président de Hécate, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, et Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Le club de la bourse.
00:01Le club de la bourse, et ça a déjà commencé à débriefer sur ce plateau avec Thibaut Prébé, économiste indépendant.
00:06Bonjour Thibaut.
00:07Bonjour.
00:07Et Romain Aumont.
00:08Bonjour Romain, macroéconomiste et stratégiste et Natixis Investment Managers.
00:14Les résultats d'Alphabet, on a effectivement commencé par 512 milliards de dollars de profit net au deuxième trimestre.
00:22Chiffre jamais égalé, Etienne Braque.
00:23Oui, jamais égalé, grâce à des participations dans SpaceX, dans Anthropik.
00:27Comme au premier trimestre, vous avez beaucoup d'exceptionnels.
00:30Quand vous regardez le résultat opérationnel qui retire ses participations, on a quand même 40 milliards de profits en l
00:35'espace de 3 mois contre 31 il y a un an.
00:39Et c'est le cloud qui tire encore et toujours la croissance, bien au-delà des attentes.
00:43Chiffre d'affaires de Google Cloud, 82%.
00:45Les analystes s'attendaient à 64%.
00:47Donc on est quand même largement au-delà des attentes.
00:50Thibaut, un commentaire sur ces chiffres faramineux ?
00:52Oui, c'est des chiffres d'ailleurs que le marché n'a pas apprécié, puisque le titre baisse après heure.
00:56Le grand narratif, il est très simple.
00:58C'est de se dire qu'en fait, maintenant, tout le monde a basculé.
01:00Au premier trimestre, on disait qu'il y a de la super croissance.
01:02Il y a des résultats exceptionnels, bookés, qui sont géniaux.
01:04Sauf que c'est sur des titres, on le voit avec la dynamique de SpaceX, qui n'ont quand même
01:06pas une tête géniale.
01:08Donc si on revient sur le reste, déjà la croissance était plus basse qu'attendue si on enlève du résultat
01:12de ça.
01:13Et puis le sujet, en fait, c'est un sujet de cash.
01:15C'est-à-dire qu'on est des sociétés qui généraient, il y a deux trimestres encore, 25 milliards de
01:19générations de cash par trimestre.
01:20Là, on est à moins 5, c'est la première fois.
01:22Dans le même temps, il nous annonce 200 milliards de dépenses, ce qu'on appelle les capex, sur l'année,
01:29ce qui est complètement délirant.
01:31Et si ça, c'est de l'investissement, ça génère beaucoup de résultats derrière, c'est super.
01:34Si c'est de la course à l'IA sans rentabilité, c'est de la perte.
01:37Et donc, en fait, le marché est à un moment où il a un peu peur, parce qu'il se
01:40dit, en fait, la boîte, elle cartonnait, ça déroulait, avec ce virage, c'est casse-gueule.
01:43En même temps, Alphabet est sans doute le seul qui n'a pas le choix, puisque comme vous le savez,
01:46c'est le moteur Google,
01:47que de plus en plus de gens commencent à délaisser les moteurs de recherche pour faire leurs recherches sur l
01:50'IA,
01:50donc ils ne peuvent pas se permettre d'être absents de ça.
01:53Mais voilà, la grande interrogation sera celle-là.
01:55Et puis, il y a un truc qui commence à buzzer un peu, c'est que tout le monde fait
01:57quand même remarquer que le cash flow qui était créé par ces entreprises
02:00servaient à racheter leurs propres actions, ce qu'ils ne font plus, donc ça fait des acheteurs en moins, et
02:03que dans le même temps,
02:04en fait, ces actions servaient à payer des gens en nature.
02:06Et donc, en fait, il y avait des dizaines de milliards donnés par les GAFAM aux salariés pour les payer
02:10dans cette course à l'IA,
02:11ce qui veut dire qu'en fait, quand il y a de moins en moins de cash et que ce
02:13cash, il sert à racheter des actions qui sont en fait du salaire déguisé,
02:15il n'y a plus vraiment génération de cash.
02:16Donc, on rentre dans une ère du risque pour essayer de générer des super profits IA.
02:20On y arrivera ou pas, on ne sait pas, mais voilà, on est dans une situation où il y a
02:24une notion de risque qui est arrivée,
02:25qui n'existait pas avant sur ce type d'entreprise, pour le meilleur ou pour le pire, mais en tout
02:28cas, c'est une nouvelle donne
02:29que le marché aime un peu moins.
02:31Etienne ?
02:32En tout cas, le titre gagne 8% depuis le début de l'année, donc ce n'est pas trop
02:34mal par rapport à Microsoft ou par rapport à d'autres GAFAM.
02:39Romain Aumont, ça confirme aujourd'hui une thèse sur laquelle il faut rester aujourd'hui investi sur ces valeurs de
02:44croissance
02:44qui ont quand même des croissances époustouflantes.
02:47On peut en effet voir ça comme un signal négatif, ce free cash flow, mais nous, la manière dont on
02:52appréhende la réalité
02:55au sein de Natix ICM, c'est de se dire que globalement, on a un effort d'investissement qui est
02:59absolument massif
02:59et que cet investissement, qui ne cesse d'accélérer finalement, et les chiffres de Google le montrent encore,
03:04sont en train de tirer finalement la croissance future.
03:07Et nous, on considère que c'est encore une fois un choc de productivité qui va être ultra positif,
03:11qu'on est en effet dans une période de transition où le marché peut avoir peur,
03:14où il y a une certaine frilosité qui commence à apparaître,
03:17confère finalement la réaction de marché qu'on a observée après les annonces.
03:21Néanmoins, derrière, pour nous, c'est de la croissance et ça va être des gains de productivité
03:25qui vont percoler ensuite à travers la cote.
03:28Donc ça justifie l'idée qu'on est à l'orée encore de cette révolution technologique et industrielle
03:34et que globalement, on va avoir de la croissance future, notamment la croissance bénéficiaire,
03:38qui commencera à intervenir, on va dire, d'ici le second semestre 2027, début 2028.
03:43Ces milliards d'investissements, ils profitent notamment à beaucoup d'acteurs,
03:47dans cette chaîne des data centers, on l'a encore vu avec STM ce matin qui revoit là où c
03:51'est profit.
03:51Vous, ça vous laisse beaucoup plus sceptique, Thibaut Prébé ?
03:54Je ne veux pas que je sois sceptique, je trouve ça super, je ne sais juste pas qui va capter
03:56la valeur.
03:57Je me demande si on n'est pas dans ce qu'on appelle un moment free télécom.
03:59Vous savez, quand free arrive, les opérateurs de télécommunications gagnent tous beaucoup d'argent,
04:03ce n'est pas efficace et les prix sont très élevés.
04:05Et à un moment donné, et on peut le voir aussi avec l'arrivée par exemple de l'IA
04:08où beaucoup de gens disent que ça devient trop cher et c'est la Chine qui tire les prix vers
04:10le bas,
04:11si on a une super concurrence et que tout le monde investit à mort,
04:13le service augmente beaucoup, le prix de ce service peut même baisser,
04:16mais si le gagnant c'est le consommateur, ce n'est pas forcément le producteur du service,
04:20exactement ce qu'on a eu sur les télécommunications françaises.
04:22Donc la question qu'il faut se poser, c'est qu'il y a un gain, ce que moi j
04:24'appellerais du progrès,
04:25c'est-à-dire on ressort de l'innovation pour revenir vers le progrès, c'est extrêmement positif.
04:29Est-ce que c'est les opérateurs IA qui vont capter ça ?
04:31Est-ce que c'est les truelles, c'est-à-dire les opérateurs soit de l'énergie, soit des data
04:35centers ?
04:36Ce n'est pas très clair, mais ce que je dis en tout cas, c'est que quand vous mettez
04:38200 milliards sur une année,
04:39ce qui est par rapport à ce que vous générez énorme, il y a toujours une probabilité que ça ne
04:43génère pas la rentabilité faite
04:44et que le marché ne donne pas beaucoup de matière pour se tromper.
04:48Donc je dis, c'est une opportunité, c'est aussi un risque, et je pense que ce risque est peut
04:52-être un peu sous-estimé,
04:54mais je pense que de toute façon ce sera favorable aux consommateurs.
04:56Donc l'idée de la productivité elle est réelle, mais l'idée que la productivité de l'économie génère des
05:01résultats en masse pour les hyperscaleurs,
05:03ce n'est pas une évidence totale, il faudra le vérifier sur pièce.
05:06On parle de la réunion de la BCE qui a lieu tout à l'heure, Étienne.
05:09Oui, avec une réunion qui est attendue au tournant, même si la BCE ne devrait pas remonter ses taux,
05:14mais si la Garde bien sûr sera interrogée sur une éventuelle hausse de taux à partir du mois de septembre,
05:20dans le sens où ce fameux baril de pétrole à 95 dollars remet en avant les pressions inflationnistes
05:26qui avaient été quelque peu délaissées fin juin, début juillet.
05:29Et dans un contexte aussi où le 10 ans français a folé les 4% également.
05:33Est-ce que c'est affolant cette bascule vers les 4% ?
05:37C'était 3,99, Thibaut Prébet.
05:40Oui, c'est affolant en fait, c'est ça qui est dramatique, c'est que ce n'est pas affolant.
05:42C'est-à-dire que comme rien n'est jamais affolant parce qu'on a beaucoup d'épargne,
05:45que finalement on arrive toujours à se financer, tout le monde s'en fout.
05:47Donc en fait quelque part si c'était un peu affolant on ferait quelque chose.
05:49Mais là on a un des taux qui augmente tout le temps,
05:51on va faire tranquillement nos cices de déficit, tout le monde s'en fout.
05:54C'est-à-dire qu'on a une croissance nominale qui va atteindre les 3%.
05:57Donc il faudrait au voisinage de 100% de dette sur PIB avoir 3% de déficit pour stabiliser notre
06:01dette.
06:02On va faire un gros écart, tout le monde s'en fout.
06:05Alors ceci étant dit, c'est vrai qu'on a moins de pression pour la BCE
06:08puisque un moment elle a monté ses taux juste avant que le Détroit d'Ormus s'ouvre,
06:11donc elle allait se passer un peu, entre guillemets, passer mon expression pour une conne.
06:14Et puis là que ça s'est un peu refermé, c'est plus confortable.
06:17Elle va pouvoir dire on va voir, en fait c'est une évolution.
06:19C'est-à-dire qu'un moment le Détroit a été ouvert, ensuite il a été fermé,
06:21ensuite c'est le droit de Schrödinger, c'est-à-dire que Trump disait qu'il était ouvert,
06:23l'Iran disait qu'il était fermé.
06:24Et maintenant c'est l'intermittent du Détroit qui est ouvert un jour, fermé l'autre.
06:27Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui on va avoir une séance d'attente qui ne va pas
06:29être très intéressante.
06:30Mais voilà, le sujet de la dette c'est un gros sujet dont je pense malgré tout qu'on ne
06:34va pas s'emparer.
06:35Dans vos scénarios chez Natixis, d'autres hausses de taux vous semblent-elles plausibles ?
06:40Alors nous sommes toujours dans une sorte de contingence vis-à-vis de l'environnement géopolitique.
06:46Nous on partait du principe qu'une seule hausse pouvait suffire
06:48dans la mesure où c'était un pur choc exogène et que globalement on n'allait pas avoir de transmission
06:53de l'inflation énergétique dans l'inflation cœur, les services, les biens manufacturés.
06:57Maintenant avec la réaccélération des prix du pétrole,
06:59il n'en demeure pas moins que le marché anticipe maintenant deux hausses
07:02d'ici le premier trimestre 2027, deux hausses de 25 points de base.
07:06Nous on considère que potentiellement elle pourrait s'arrêter là
07:09à mesure que les bonnes nouvelles s'amoncellent sur le Détroit.
07:12Ce n'est pas le cas.
07:12On a une banque centrale européenne qui court derrière l'histoire on va dire
07:15et qui essaie à tout prix de défendre sa crédibilité alors même que les anticipations
07:19d'inflation de marché restent quand même très stables,
07:22surtout sur la partie longue de la courbe.
07:24Qu'est-ce que ça signifie ?
07:24Eh bien la crédibilité de la banque centrale européenne n'est pas entachée.
07:28Néanmoins on a une Christine Lagarde qui est en train de s'enferrer finalement
07:31dans une sorte de dogmatisme.
07:32La banque centrale européenne considère que c'est un choc sur lequel
07:36elle peut avoir un impact et une pression si elle augmente ses taux.
07:40Et on considère que globalement il y a encore un risque de faire
07:43une erreur de politique monétaire en septembre pour la BCE.
07:46L'analyse était une hausse de taux ça passe au mois de juin,
07:4925 points de base c'est symbolique, bon ça peut s'absorber facilement.
07:53Si on a une autre au mois de septembre ça sera plus compliqué pour les souverains
07:57mais également pour les entreprises, pour les ménages au moment ?
07:59On commence à voir dans les enquêtes d'accès au financement des entreprises
08:02un resserrement des conditions financières.
08:04Nécessairement on a eu une augmentation des taux que ce soit sur la partie longue
08:06que ce soit sur la partie courte.
08:08Et globalement la croissance en zone euro n'a pas besoin à l'heure actuelle
08:11d'avoir une pression négative sur la demande.
08:14Et qu'est-ce qui est en train de se passer ?
08:15Et bien la BCE est en train de s'enferrer sur cette contrainte sur la demande
08:20alors même qu'on a des enjeux d'investissement dans la transition,
08:23dans la souveraineté militaire et technologique.
08:26Et à partir de là on peut continuer à voir se matérialiser une dichotomie
08:29entre les Etats-Unis où on a une réserve fédérale
08:32qui a quand même une posture politique monétaire assez neutre
08:35et finalement la zone euro qui comme d'habitude a une banque centrale européenne
08:38qui est restrictive et ça c'est pas nécessairement positif
08:42pour les trajectoires de croissance.
08:44Merci messieurs.
08:46Thibaut Prébet économiste indépendant et Romain Aumont macroéconomiste
08:49et stratégique chez Natixist Investment Manager.
08:52Le club de la bourse plutôt Good Morning Market continue Etienne.
08:55Dans un instant avec Guillaume Lowe et d'OptiGestion
08:57pour décrypter la publication d'Alphabet.
08:59Alphabet la maison mère de Google qui a publié ses résultats
09:02hier soir avant Intel ce soir.
09:03Et moi je vous retrouve avec toute l'équipe de la matinale
09:05dont Etienne Braque demain juste avant 7h.
09:07Alors fassez une bonne journée sur BFM Business.
09:10BFM Business présente Good Morning Market Etienne Braque.
09:16Et c'est parti pour la deuxième partie de Good Morning Market.
09:18On vous accompagne jusqu'à 9h15.
09:20Dans un instant l'ouverture des marchés européens.
09:22Le CAC 47 0,2% en préouverture.
09:25Moins 0,5% pour le DAX à Francfort.
09:28Guillaume Lowe nous rejoindra dans quelques minutes
09:30pour revenir sur la publication d'Alphabet.
09:33La maison mère de Google qui a dévoilé hier un profit historique.
09:36Plus de 112 milliards de dollars de profit net au deuxième trimestre.
09:41Un chiffre jamais égalé.
09:43Est-ce qu'il faut revenir aujourd'hui sur ce titre Alphabet ?
09:46Et pourquoi le titre cédait plus de 3% hier soir en après-bourse ?
09:50Éléments de réponse dans quelques minutes.
09:52Jean-Louis Cussac sera également avec nous depuis Perceval Finance Conseil.
09:56Alors que le CAC 40 a surperformé Wall Street hier.
09:58Nous étions sur une hausse de quasiment 1%.
10:01On frôle toujours les 8500 points mais on peine à retrouver les plus hauts historiques.
10:06Et donc en préouverture.
10:07On est en baisse avec beaucoup de résultats d'entreprises arbitrées.
10:10Léo Dumas reviendra dans un instant sur Total Energy
10:13qui annonce quasiment 6 milliards de dollars de profit net au deuxième trimestre.
10:18Comme attendu vous avez également des résultats conformes aux attentes du côté de BNP Paribas.
10:23Thalès de son côté déçoit et puis d'Assosystem qui annonce une acquisition.
10:27Les réactions sur ces publications ça sera dans un instant mais donc juste avant.
10:32Un point sur l'information économique du jour et surtout sur les dernières publications avec Léo Dumas.
10:41Et à la une c'est la publication exceptionnelle de Total Energy.
10:44Ce matin 6 milliards de dollars de résultats net ajustés 11,4 sur le semestre.
10:50Ça fait plus 47% en un an.
10:53Dans un contexte évidemment de prix du pétrole élevé sans 3 dollars en moyenne.
10:57Le Brent sur les trois derniers mois.
10:59Et Total Energy qui annonce dans la foulée un deuxième account sur dividende 90 centimes par action.
11:03C'est une hausse de 5,9%.
11:07Et alors après cette publication c'est la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon qui veut désamorcer toute polémique.
11:14Moi je refuserai toujours de rentrer dans le Total Bashing.
11:17C'est une chance.
11:18C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français.
11:26Une chance.
11:27Et capable de nous aider, pardonnez-moi, de nous aider à tirer vers les prix vers le bas.
11:31Une fois qu'on a dit ça, il y aura des débats et notamment des débats fiscaux durant le projet
11:37de loi de finances.
11:38Les parlementaires proposeront des amendements.
11:41Le débat sur la fiscalité des grandes entreprises et les super profits aura lieu comme il a lieu chaque année.
11:49Voilà, Maude Bréjon sur RMC ce matin.
11:51Beaucoup d'autres résultats qui seront détaillés dans Good Morning Market mais focus quand même sur Dassault Systèmes
11:56qui déjà annonce 28% de hausse de son bénéfice net sur le premier semestre, 611 millions d'euros.
12:03Et l'éditeur français logiciel dit aussi qu'il rachète un risque global pour près de 2 milliards de dollars
12:08à la plateforme de sécurité et de conformité réglementaire pour les sciences de la vie.
12:12C'est un secteur porteur pour Dassault Systèmes, nous dit son PDG Pascal Dalloz sur BFM Business.
12:18L'IA joue un reclés dans cette industrie-là.
12:21Parce que ce sont des processus qui sont expérimentaux et donc la donnée collectée est au cœur.
12:25Or, aujourd'hui, la donnée, elle est dans les systèmes de recherche, la donnée scientifique,
12:30dans les systèmes cliniques, le test, ou dans les systèmes réglementaires,
12:35typiquement à risque global, et également dans les systèmes de production.
12:39Notre plateforme, elle est en train d'unifier tout ça avec un système d'IA
12:43et qui permet globalement, quand il y a un problème de qualité,
12:47de comprendre si ça vient de la formulation, si ça vient d'une déficience sur la production.
12:51Donc ça permet d'avoir cette unification au sein de l'entreprise.
12:55Et puis les frappes américaines se poursuivent sur l'Iran.
12:58Les États-Unis disent cibler des sites militaires de Téhéran
13:02qui répliquent toujours sur les pays du Golfe, principalement sur le Koweït.
13:05Mais alors, après 12 jours consécutifs, maintenant,
13:08Donald Trump commence doucement à reparler d'un accord.
13:11C'est en tout cas le souhait des Iraniens, a-t-il dit hier soir.
13:15Et en attendant, il y a quand même la confirmation qu'un nouveau front s'est ouvert dans cette guerre,
13:19puisque les outils ont attaqué, au moyen de drones et de missiles,
13:23deux pétroliers saoudiens en mer rouge.
13:26Leur porte-parole aux rebelles yéménites menacent d'ailleurs dans la foulée l'Arabie saoudite
13:30de nouvelles attaques imminentes.
13:31Merci beaucoup Léo Dumas.
13:339h02, le CAC 40 est en rebaisse, en recul de 0,4%, 0,44% précisément.
13:39Sur le fil des 8400 points, Thalès est la plus forte hausse après la publication de ses résultats.
13:43En baisse, certes, mais le marché préfère avoir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
13:48236 euros suivi de Dassault Systèmes, qui annonce donc une acquisition aux États-Unis.
13:53On vient de l'entendre, 18,11 euros pour ce titre d' Dassault Systèmes.
13:56Total Energy, qui a publié ses résultats également ce matin, gagne également un peu plus d'un pour cent
14:00au-delà des 75 euros, alors que le baril de Brent est au-delà des 96 dollars.
14:0696 dollars pour un baril de Brent, c'est une première depuis le début du mois de juin.
14:11Les autres publications à suivre ce matin, Eden Red, plus 0,9%.
14:15Le groupe qui revoit très légèrement à la hausse ses prévisions pour la deuxième partie de l'année.
14:20Et puis dans l'ESBF 120, ça se passe très bien pour Dassault Aviation, qui a publié ses résultats hier.
14:24Plus 10%, pour Seb, plus 8% ou encore pour ID Logistique, qui affiche une croissance insolente aux États-Unis.
14:30375 euros pour ce titre ID Logistique.
14:34Petit faux pas, petit faux pas, pardon, pour BNP Paribas, qui cède 0,8% avec des résultats conformes aux
14:40attentes.
14:41Ce titre BNP Paribas, qui avait touché un record historique hier, s'échange à 105,90 euros.
14:46D'ailleurs, Thierry Laborde sera l'invité de BFM Business demain à 8h45.
14:50En attendant, très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Guillaume Loewet d'OptiGestion pour revenir sur les
14:55résultats spectaculaires de Alphabet qui ont été publiés hier soir.
14:59A tout de suite.
15:00BFM Business présente...
15:05Et le CAC 40 qui cède désormais 0,8%.
15:09ST Microelectronics, qui était réservé, affiche désormais un prix et le titre s'effondre de quasiment 15% après la
15:15publication de ses résultats ce matin.
15:17Avec un chiffre d'affaires légèrement en dessous des attentes.
15:19Le titre qui gagnait encore jusqu'à hier soir, 150% depuis le début de l'année.
15:23Et donc en baisse sous les 50 euros.
15:2549,78 euros.
15:27Suivi de Eurofins également qui a publié ses résultats ce matin.
15:29Moins 3,7%.
15:31Et puis le secteur du luxe également qui cède du terrain.
15:33Après la publication de Monclerc qui décroche de plus de 7% à la bourse de Milan.
15:3847,79 euros pour Monclerc qui a publié des ventes légèrement en dessous des attentes.
15:44Notamment du côté des Etats-Unis où les ventes étaient en hausse de seulement 4%.
15:48A 9h07, tout de suite on va faire un point sur la publication d'Alphabet.
15:54Avec Guillaume Louet, analyste chez OptiGestion.
15:57Bonjour Guillaume, merci d'être avec nous en plateau.
16:00Pour revenir à chaud sur les résultats de Google qui ont été publiés hier soir.
16:04Avec donc un profit net de plus de 112 milliards de dollars.
16:09Jamais une boîte n'a affiché un tel profit en l'espace de 3 mois.
16:12Oui, seulement 3 mois.
16:13Il faut dire qu'il y a des éléments exceptionnels comme au premier trimestre.
16:16Parce que l'Alphabet a pris beaucoup de participation dans des start-up.
16:19On ne va pas se laisser avoir par la participation dans SpaceX et Anthropik.
16:22Surtout que je trouve qu'il y a une très mauvaise nouvelle pour l'investisseur chez Google ce trimestre aussi.
16:27C'est que c'est la première fois qu'ils ne nous laissent rien.
16:29Avec un free cash flow négatif.
16:32Et donc c'est à mettre un peu en opposition avec les super chiffres de croissance que nous montre Google.
16:38Avec 82% dans le cloud, 17% dans le search.
16:41Mais avec un cash brûlé pour financer cet investissement colossal.
16:48Alors on sait que ça devrait sur les trimestres d'après revenir.
16:53Puisque la rentabilité, en tout cas en termes de free cash flow, va revenir.
16:56Mais voilà, c'est la première fois.
16:57C'est-à-dire que Google nous propose un trimestre négatif au niveau du free cash flow.
17:02Avec donc un groupe qui a sorti plus d'argent.
17:04Qui a décaissé plus d'argent qu'il n'en a fait rentrer.
17:07C'est vrai que pour un groupe de cette taille, c'est quand même à noter.
17:11Bon, ce qu'il faut noter quand même, c'est la croissance de Google Cloud.
17:14Qui est largement au-delà des attentes.
17:15Chiffre d'affaires plus 82%.
17:17On ne parle pas là d'une petite boîte.
17:18On parle d'une boîte qui fait 24 milliards de ventes sur cette activité cloud.
17:22Oui, avec une très bonne nouvelle aussi.
17:24C'est que l'activité search continue de grossir.
17:26Donc il n'y a pas une activité qui vient cannibaliser une autre.
17:30Donc c'est une très bonne nouvelle là-dessus pour l'investisseur.
17:33Et des marges aussi qui sont en progression.
17:34Je crois que c'était 34%.
17:37Donc c'est une bonne nouvelle.
17:38La deuxième bonne nouvelle aussi à tirer des résultats de Google.
17:41Quand on regarde les chiffres d'un hyperscaler en ce moment, c'est ça qu'on regarde.
17:43C'est donc le montant de CAPEX qui lui aussi est rehaussé de 15 milliards.
17:46Ce qui est une bonne nouvelle pour les détenteurs,
17:49pour ceux qui détiennent toute l'activité,
17:51pas les pioches de Nvidia jusqu'à SKNX.
17:53Même si vous le disiez, les résultats d'STMicro ne le montrent pas.
17:57Mais pour le reste, c'est une bonne nouvelle.
18:00Comment aujourd'hui vous vous placez dans cet environnement de l'intelligence artificielle
18:04avec, c'est vrai, des chiffres qui sont juste affolants.
18:07112 milliards de profits.
18:08Un groupe qui vous dit finalement, on ne va pas investir entre 180 et 190 milliards cette année,
18:12mais entre 195 et 205.
18:14On est quand même sur un autre monde.
18:16Alors ça se passe plutôt bien quand même pour Alphabet.
18:18Le titre gagne 8% depuis le début de l'année.
18:19Par exemple, Microsoft ne peut pas en dire autant.
18:22Exactement.
18:22Alors la différence, c'est que Microsoft est un SaaS et que les SaaS sont très mal aimés.
18:25D'ailleurs, Microsoft s'en sort plutôt bien par rapport au reste de la catégorie
18:29quand on voit les Adobe et compagnie.
18:33Je pense qu'il faut rester investir un peu partout
18:35parce qu'on sait que les capex devraient se stabiliser.
18:41Ça ne va pas continuer à croître de manière exponentielle comme on a aujourd'hui.
18:44Donc il faut faire confiance aux hyperscalers.
18:47Moi, j'aime bien prendre l'exemple de Microsoft.
18:49On sait que depuis la bulle Internet, depuis 2000,
18:52c'est la seule qui reste dans le top 10 des capitalisations mondiales.
18:54Donc voilà, il faut faire confiance dans les sociétés qui innovent.
18:58Aujourd'hui, on n'est pas contents puisqu'elles nous brûlent un peu de cash,
19:01mais ça va être payant dans les années à venir.
19:03Avec des marches qui sont toujours au rendez-vous, vous l'avez souligné.
19:07Alors c'est la première des GAFAM à publier, Alphabet.
19:09La semaine prochaine, on aura Microsoft, Meta et Concert.
19:12Ça donne un petit peu le ton quand même.
19:14C'est-à-dire que là, pour l'instant, Alphabet, c'est un petit peu le bon élève de la
19:17classe.
19:18Si on a d'autres groupes, notamment Meta ou Microsoft,
19:20qui affichent des résultats similaires en termes de free cash flow,
19:23le marché pourrait là mal le prendre ?
19:25Alors, c'est ce qu'on regarde un peu le marché dans sa globalité.
19:28En ce moment, c'est ce qu'on voit.
19:29On aime bien dire chez Optigestion, quand la macrome désole, la microme console,
19:33c'est un peu ce qu'on voit si on prend un peu de hauteur de vue sur tous les
19:36résultats.
19:37Pour le moment, les entreprises se portent bien.
19:39Et on pense que chez nous, ça devrait continuer pour les autres.
19:43Et on aura l'occasion de débriefer avec vous la semaine prochaine la fin de ces résultats des GAFAM.
19:48Donc, le coup d'envoi, c'était hier soir.
19:50Et puis, vous aurez encore différents de résultats, notamment en milieu de semaine prochaine.
19:54Merci beaucoup, Guillaume Lowé, de nous avoir accompagnés ce matin.
19:57Le CAC 40, c'est 1%.
19:58Sans plus tarder, on rejoint Jean-Luc Hussac, qui nous attend chez Perceval Finance Conseil.
20:048 354 points, donc, pour le CAC 40, qui est notamment pénalisé par le secteur du luxe.
20:09Bon, c'est vrai que ces résultats d'entreprises, Jean-Louis Hussac, amènent à nouveau un lot de volatilité.
20:17Oui, bonjour.
20:18Oui, et puis, évidemment, les tensions géopolitiques, toujours les mêmes.
20:22Les affrontements cette nuit ont été quand même assez intensifs entre l'Iran et les États-Unis.
20:27Donc, la situation commence à inquiéter.
20:29Alors, hier, on voyait tous le pétrole qui montait, qui montait, les indices qui se tenaient très bien.
20:34Et aujourd'hui, bon, ça dévisse.
20:36On a perdu, vous vous rendez compte, entre 8 heures, l'ouverture des futurs, qui anticipe donc l'ouverture à
20:419 heures, on va dire.
20:42Eh bien, on a perdu 1%, pratiquement, déjà.
20:44Donc, ça va vite.
20:47Il y a vraiment de quoi se poser des questions, de toute façon, à chaque fois que ça monte, sur
20:51la capacité des indices européens, notamment, à poursuivre.
20:55Alors, aux États-Unis, il y a tout ce qui tourne autour de l'IA, évidemment.
21:00Rentabilité, pas rentabilité.
21:02Tout est surveillé de très, très, très, très près.
21:04Les chiffres, hier, étaient pas mal.
21:06Mais bon, les réactions étaient quand même assez divergentes, on va dire.
21:10Et il y a toujours de fortes divergences de performances sur l'Europe, avec des actions qui montent fort.
21:17Le lendemain, parfois, elles baissent.
21:18Mais d'autres, c'est crôle, etc.
21:21Et ce matin, évidemment, il y a une tapée de résultats.
21:26Et évidemment, les réactions vont dans ce sens-là.
21:29Globalement, il n'y a pas vraiment de changement.
21:31On a des volatilités implicites qui n'ont jamais été complaisantes.
21:34On a des investisseurs qui sont prêts à tout entendre.
21:38On l'a vu à plusieurs reprises quand il y avait de mauvaises nouvelles.
21:41Là, ce matin, on surréagit peut-être encore à la baisse.
21:44Mais il faut faire preuve de prudence.
21:47Quand c'est comme ça, ça part direct à la baisse.
21:49C'est violent.
21:50Il y a de quoi se poser des questions.
21:52L'idée d'acheter n'est pas infirmée.
21:53Tant qu'on est au-dessus de 8100, on conserve, entre guillemets, un maximum de chances de rebondir.
21:59Et en travaillant comme ça, si vous voulez, à chaque fois qu'on a acheté, on a vu plus haut.
22:04Et avec encore le point haut d'hier, de toute façon, tout ce qu'on avait plus ou moins mal
22:08acheté dans la période,
22:09on a pu le revendre.
22:10Et le stop, c'est-à-dire l'infirmation de l'idée d'acheter, n'a jamais été déclenchée.
22:17Le stop, si vous mettez un stop sous 8100, eh bien, on n'a jamais cassé ce niveau.
22:22Donc, on va conserver cette idée.
22:24Il n'y a pas grand-chose à rajouter, évidemment, parce que ça n'avance pas sur le plan diplomatique.
22:31On sait même, on a perdu du terrain, on va dire, sur les espoirs qu'il y avait il y
22:35a quelques jours.
22:36Et donc, pas d'avancée diplomatique.
22:39Les combats qui continuent, les affrontements à distance, c'est vrai, mais les Américains ne sont pas sur le terrain.
22:46Mais c'est quand même assez violent.
22:48Le pétrole qui monte, les tensions, les pressions.
22:51Donc, le pétrole, ça veut dire aussi tension inflationniste possible.
22:56Voilà.
22:57Il n'y a rien de positif, mais les marchés sont parfois, enfin, désorientent un peu les investisseurs.
23:02Il faut dire la réalité, c'est quand même assez particulier ce comportement des marchés qui surperforment pas mal et
23:08qui gardent un maximum, entre guillemets, de chances de ne pas se casser la figure, en tout cas.
23:12Moins 1,1% à l'instant, 8344 points.
23:16Merci beaucoup, Jean-Louis Cussac, de nous avoir accompagnés ce matin.
23:18Thalès, donc, plus de 8 après ses résultats.
23:20Total énergie, plus 1,3%, 75,29 euros.
23:24Avec donc un baril de pétrole qui tutoie désormais les 97 dollars.
23:27Du côté des bonnes réactions ce matin, après les résultats à souligner, Soitech, plus 32% quand même.
23:32Au-delà des 126 euros.
23:33Dassault Aviation, plus 8.
23:35Dassault Idé Logistique, plus 7.
23:36Et puis donc, à l'inverse, ST Microelectronics qui perd un peu plus de 15%.
23:40Erwan Morris reviendra sur l'ensemble de ses résultats ce soir à partir de 17h30 et débriefera la réunion de
23:46la BCE.
23:46Avec donc Christine Lagarde qui prendra la parole tout à l'heure en début d'après-midi.
23:50Et puis bien sûr, encore beaucoup de résultats arbitrés tout à l'heure aux Etats-Unis.
23:54Alphabet, Tesla.
23:55Et puis ce soir, après la clôture, ça sera au tour d'Intel de dévoiler ses résultats.
24:00On reviendra sur toutes ses publications demain avec notamment les équipes de Odo BHF.
24:04Très bonne journée et donc à demain, 8h40 pour Good Morning Market.
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