- il y a 3 mois
Ce mardi 23 juin, les fausses promesses des fonds vautours et le rôle d'Alan Greenspan dans l'économie américaine ont été abordés par Valérie Plagnol, présidente du Cercle des Épargnants, Frédéric Farah, économiste et professeur à l'Université Paris 1, et Bertrand Rambaud, président du Groupe Siparex, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00On est de retour pour la seconde partie de l'émission, il est 10h passée de 1 minute, vous êtes
00:04toujours en direct sur BFM Business, c'est les experts, l'émission qui vous aide à vous rendre l'économie
00:10plus claire, je l'espère, et on va parler fonds-votours après la publication de ce rapport, c'était il
00:15y a quelques jours, on a déjà eu l'occasion de l'évoquer dans l'émission, ce rapport publié par
00:21Aurélie Trouvé, présidente LFI de la commission des affaires économiques sur les fonds-votours.
00:27Alors évidemment, ils promettent de redresser des entreprises en difficulté, et de l'autre côté, certains repartent parfois avec la
00:36trésorerie, les actifs et les aides publiques, c'est ce que dénonce le rapport de l'Assemblée nationale.
00:43Vous êtes un professionnel du private equity, Bertrand Rambeau, qu'en pensez-vous ?
00:48Fons vos tours, déjà dans le titre.
00:50Déjà dans le titre, ça donne un peu la coloration politique.
00:52Ça donne la coloration, bon, c'est un rapport...
00:55Est-ce que ça existe ? On peut commencer par une question toute bête.
00:57Bien sûr que ça existe, tout existe, dans toute industrie, il y a des gens qui se comportent pas bien.
01:03Mais après, il y a le particulier, puis il y a le général.
01:07Ce rapport, sans en parler trop, mais il est à charge, péremptoire, démagogique, dogmatique, enfin je pourrais lister beaucoup de
01:14mots.
01:15Et c'est d'ailleurs assez intéressant, parce que vous savez qu'il y a un rapporteur qui est cette
01:18personne,
01:19puis il y a un président de la commission, qui lui-même a beaucoup pris cette distance.
01:25Il a dit, parfois, il y a des trains qui n'arrivent pas à l'heure.
01:27Donc dans ce rapport, on a parlé avec des trains qui n'arrivent pas à l'heure.
01:29Oui, il y en a.
01:30Et vous savez, moi, je l'ai lu, bien sûr, et puis je suis allé regarder aussi quelques interviews au
01:37cours de cette commission d'enquête.
01:38France Invest, BPI France, qui ont donné des éléments factuels sur ce marché.
01:43Rien n'a été repris.
01:44Rien n'a été repris.
01:45Et uniquement les histoires où ça ne s'est pas bien passé.
01:48Bon, et je crois que, je trouve, moi, c'est choquant, parce que c'est une élue de la République,
01:52et je pense qu'en est une élue de la République, on a quand même un devoir d'avoir une
01:56honnêteté intellectuelle
01:56par rapport aux informations qui vous remontent.
01:58En tout cas, c'est mon humble avis.
02:00Et je pense qu'il faut toujours revenir sur les faits.
02:03Parce que, vous savez, dans ce rapport, il y a à la fois, il y a deux grandes parties.
02:07Il y a une partie sur les fonds qui rachètent des entreprises en difficulté,
02:10et puis il y a une partie sur les LBO, les opérations de transmission.
02:13Très décrié, fut un temps, les LBO.
02:15Et très décrié.
02:16Les rachats d'entreprises par endettement, c'est-à-dire que c'est l'entreprise qui paye le crédit
02:21avec lequel on l'a racheté, grosso modo, et qui a parfois tendance à serrer un peu...
02:25Moi, je reviens toujours au fait, dans ce genre de situation,
02:27et je dis souvent, les chiffres sont têtus.
02:29Je regarde juste les chiffres.
02:30Oui.
02:31Les chiffres, en France, le private equity, on en parlait tout à fait avec UK,
02:36en France, c'est 8 000 entreprises, c'est 2,5 millions d'emplois.
02:40Quand je regarde sur la période 19-2024, combien d'emplois créés ?
02:46Plus de 300 000.
02:48300 000 emplois créés par private equity en 5 ans.
02:50Sur cette période.
02:51Je regarde le nombre d'opérations de LBO.
02:53Par an, il y en a à peu près un peu plus de 700 en France.
02:56Les accidents, 5 %, donc 95 % de succès.
03:00Je suis allé voir chez moi, dans mon groupe,
03:02sur 10 ans, dans des opérations de LBO,
03:03si j'avais eu des liquidations judiciaires en 10 ans,
03:06je n'en ai pas eu une.
03:07Alors, je ne dis pas que tout a été exceptionnel,
03:09parce qu'on a eu des parcours parfois chahutés,
03:11parce que c'est la vie économique.
03:13Mais voilà.
03:13Donc, il faut juste rappeler ça.
03:16Alors après, bien sûr, il y a parfois des opérations
03:19qui peuvent être mises en place avec des effets de dette,
03:22ce qu'on appelle levier, qui peuvent être excessifs
03:24par rapport à des modèles économiques qui ont leurs histoires.
03:27Ça, évidemment, c'est la vie d'entreprise.
03:30Je rappelle, vous savez,
03:31quand le métier du capital investissement a été créé,
03:33ça s'appelait capital risque.
03:35Oui.
03:36Voilà, juste risque.
03:37Donc, dans Capital, il y a risque.
03:39Et si on prend un peu de la hauteur,
03:42à quoi servent ces opérations dites de LBO ou de transmission ?
03:47Le gouvernement, très récemment, et il a eu raison,
03:50a mis en exergue cet enjeu de transmission des entreprises.
03:52Moi, j'en entends parler depuis 30 ans que je fais ce métier.
03:55Mais là, ça ne fait que s'accroître.
03:58Le LBO est un des moyens pour permettre à des entreprises de se transmettre
04:04avec des managers qui rachètent la société aux côtés de fonds d'investissement,
04:09qui associent des salariés, qui associent des dirigeants,
04:12qui mettent des dirigeants au capital.
04:13Et je peux vous en raconter plein, plein d'histoires
04:16où on a pu assurer des transmissions,
04:19garder l'indépendance de ces entreprises,
04:22les conserver sur le territoire français.
04:24Et je m'inscris en faux, mais totalement en faux,
04:27sur l'absence d'investissement de ces entreprises.
04:30J'ai beaucoup d'exemples à vous donner
04:32de sociétés qui, je dirais, ont continué à croître,
04:36continuent à investir.
04:37Et quelque part, et je dis souvent,
04:39qu'une société qui est un investisseur à son capital
04:42a un taux de croissance double
04:44de celle qui n'a pas eu accès à un investisseur
04:46parce que ça apporte de l'argent, mais autre chose.
04:48Frédéric Farrat l'a fait de la politique,
04:50l'a Aurélie trouvé, point barre,
04:51sans s'arrêter sur les chiffres et la réalité des faits
04:54que vient d'écrire Bertrand Rau.
04:55Je pense que la politique n'est jamais loin.
04:57Alors je vais répondre, mais je vous soumets une citation.
05:01Vous devez me trouver l'auteur, d'accord ?
05:02Alors pendant plusieurs décennies,
05:03on a créé les conditions dans lesquelles
05:05l'industrie se trouvait soumise
05:06à la logique de la rentabilité financière à court terme.
05:09Qui a dit ça ?
05:10Il pourrait y en avoir beaucoup.
05:13François Hollande.
05:14Non ? Eh bien, discours de Toulon, 22 septembre 2008,
05:17Nicolas Sarkozy.
05:18Nicolas Sarkozy.
05:20Effectivement, ce n'était pas le moindre des politiques non plus.
05:22Voilà, mais je dis ça parce que bon,
05:25l'instrumentalisation, l'utilisation de la réalité économique
05:28dans le discours politique n'est pas que le fait de la France insoumise.
05:31On est bien d'accord.
05:32Même un ancien président de la République lui-même
05:34le disait dans le discours de Toulon.
05:36Je suis tombé là-dessus en travaillant l'émission.
05:39Bon, alors plusieurs choses à ce sujet.
05:42Un, évidemment, tous les rapports parlementaires
05:45font toujours l'objet d'une certaine méfiance.
05:47Récemment, sur l'audiovisuel, on a dit...
05:49Solument, très politique aussi.
05:50Il était très politique.
05:51Est-ce qu'il n'était pas en train de régler ses comptes avec qui on ne sait quoi ?
05:53Même chose pour l'âme trouvée.
05:54Est-ce qu'elle n'est pas en train de faire de la politique ?
05:57Alors, c'est toujours un peu embêtant parce que...
05:59Mais sur le fond.
05:59Sur le fond.
06:01Je pense qu'il y a une question qui se pose
06:04et qu'on peut aborder sereinement,
06:08qui est de savoir quel est l'impact positif et négatif,
06:10dans certains cas, de la financiarisation de nos économies.
06:13Voilà.
06:13C'est-à-dire, tout simplement, sans fâcher personne.
06:16Est-ce que ça apporte les financements nécessaires
06:18dont les entreprises ont besoin ?
06:19Très bien, circuler, rien à voir.
06:21Dans d'autres cas, il y a, vous savez, ce qui avait agité la...
06:23Alors, c'est un autre registre.
06:25Le buyback, récemment, en disant
06:27qu'ils rachètent leurs actions, les entreprises, etc.
06:30Donc...
06:31Est-ce que l'argent gaspille ?
06:32Voilà, etc.
06:32Donc, si vous voulez, je pense que,
06:34pour éviter la controverse,
06:36il y a cette question qui se pose,
06:39qui est de savoir,
06:39est-ce que les véhicules financiers,
06:41les instruments financiers,
06:42il n'y a-t-il pas des dérives, oui ou non ?
06:43Et est-ce que la financiarisation,
06:45avec ces excès,
06:46doit-elle être intégrée dans notre raisonnement ?
06:49Pour se poser la question,
06:50est-ce que c'est un problème ou une solution
06:52pour l'économie française ?
06:53Parce que c'est positif ou négatif.
06:54Négatif, voilà.
06:54L'intérêt, c'est un état de fait.
06:56Un état de fait.
06:57Mais c'est un élément important.
06:58C'est dommage, parce que je l'ai lu le rapport,
07:00je n'ai pas fini de dépeuter,
07:01c'est quand même deux tomes,
07:02je veux dire,
07:03je suis déjà au premier,
07:04parce que c'est important
07:05de lire la littérature institutionnelle.
07:07Il y a des choses qui sont intéressantes,
07:10d'autres on voit bien,
07:10effectivement,
07:11il y a une intention,
07:12je suis d'accord avec vous,
07:12politique.
07:14Mais, dans le fond,
07:15je pense que cette question de la finance
07:16et de son rôle,
07:18par rapport à l'économie,
07:20avec la banque,
07:21aussi les réglementations du comité de balle ou autre,
07:23mérite d'être posée.
07:24C'est tout.
07:25Mais après,
07:25je refuse la controverse gratuite.
07:28On a besoin d'avoir un avis, Frédéric.
07:30Oui, oui,
07:30mais parce que, si vous voulez,
07:33l'économie devrait inciter à la raison
07:35et souvent,
07:36ça dérive dans des passions excessives.
07:38C'est tout l'intérêt de cette émission
07:39qui vous souhaite ancrer dans le réel
07:41des discours politiques,
07:42parfois très passionnés,
07:44effectivement.
07:45Valérie Pagnol,
07:46qu'avez-vous pensé du rapport d'Aurélie Trouvé ?
07:48Très brièvement.
07:50Qui veut tuer son chien ?
07:53L'accuse de la rage.
07:55Il est clair que,
07:56d'un côté comme de l'autre,
07:58les rapports trop partisans
08:00ne servent pas
08:02l'objectif qu'ils ont.
08:03Oui.
08:03C'est évident.
08:04Ils ne permettent pas d'éclairer.
08:05Ils ne permettent pas d'éclairer.
08:07Honnêtement.
08:07Le point de vue de l'épargnant,
08:09c'est qu'on cherche des véhicules
08:12d'investissement.
08:13Il n'y en a pas assez en France.
08:15Et tout ce qui peut permettre
08:16d'investir et de développer
08:18avec de l'épargne française
08:21des investissements
08:21et des entreprises en France
08:23me paraît tout à fait préférable.
08:25On parlait de Pierre et Vacances
08:26pendant la couture pub
08:28qui vient d'être achetée
08:29par le fonds.
08:29Voilà.
08:30Moi, je préférerais
08:31qu'effectivement,
08:32plutôt que des incantations
08:34autour du fléchage de l'épargne,
08:36qu'on puisse permettre,
08:37effectivement,
08:38dans la liberté d'entreprendre,
08:40aussi de diriger ça.
08:41Il y a un troisième point
08:43qui me paraît quand même
08:46difficile.
08:47C'est cette volonté
08:47quand même
08:48d'administrer l'économie.
08:50Et surtout,
08:52alors là,
08:52je m'inscris un tout petit peu
08:53en faux avec vous
08:54parce que nous l'avons vécu
08:56dans les crises précédentes,
08:57il ne faut pas ignorer
08:58ou séparer la finance
09:00de l'économie.
09:01Ce sont deux éléments
09:03constitutifs
09:03de ce monde
09:05qui est le nôtre.
09:06Et pour avoir ignoré
09:07la finance,
09:07on a aussi laissé dériver
09:09les crises,
09:09mais on va en reparler
09:10assez vite, je pense.
09:11Oui, exactement.
09:12Bertrand.
09:13Non, mais si vous voulez,
09:15qui aujourd'hui,
09:17en France
09:17et en Europe,
09:18d'ailleurs,
09:19va financer
09:20les start-up,
09:22les PME,
09:23les ETI.
09:24Qui ?
09:25Le marché coté,
09:27indispensable,
09:28des familles
09:29qui sont présentes
09:30et l'industrie
09:31dans laquelle je suis,
09:33le private equity.
09:35Donc,
09:35à quoi ça sert
09:36d'aller verser
09:38l'eau chaude
09:38comme cela a été fait
09:39sur ce métier
09:41qui a sa place ?
09:4350 milliards d'euros
09:44qui se déversent
09:45chaque année
09:45dans l'économie française
09:46à travers les actifs privés,
09:48c'est une réalité.
09:49et c'est aujourd'hui
09:50devenu un acteur
09:52incontournable
09:53du financement.
09:54On parlait tout à l'heure
09:55de l'attractivité
09:56de notre pays.
09:57C'est une réalité,
09:58c'est vrai.
09:59Moi, ce qui m'impressionne,
10:01et ça,
10:02on ne le dit pas assez,
10:03et je vais être vraiment
10:03dans le verre
10:04à moitié plein,
10:05c'est cette dimension
10:07entrepreneuriale
10:08qu'il y a dans ce pays.
10:09En matière d'innovation,
10:10il y a deux pays
10:11en Europe qui tirent.
10:12C'est la France
10:13et l'Allemagne.
10:14Deux pays,
10:14en matière de tech.
10:16Il faut quand même reconnaître
10:17que sous Macron,
10:19beaucoup de choses
10:19ont été faites.
10:20Vous avez vu le succès
10:21de Vivatec la semaine dernière.
10:22C'est une initiative
10:23purement française.
10:24C'est absolument exceptionnel.
10:25Toutes ces start-up
10:26qui sont là,
10:27comment elles font
10:28pour se financer ?
10:28Et comment elles font
10:29pour grandir ?
10:30Comment elles font ?
10:30On a parlé tout à l'heure
10:31de l'Europe.
10:32C'est un grand problème,
10:32c'est-à-dire qu'on arrive
10:33à les financer
10:34au moment du seeding,
10:35mais que dès qu'elles doivent grandir,
10:37elles partent malheureusement
10:38à l'étranger.
10:39On n'a pas évoqué
10:40effectivement l'union
10:41des marchés de capitaux.
10:42Il y a un vrai sujet
10:42de l'épargne.
10:43On dit, tiens,
10:43l'épargne française,
10:44elle part financer
10:45les sociétés aux Etats-Unis.
10:46À un moment,
10:46il faut juste qu'on soit
10:47un tout petit peu rationnel
10:49avec ce qu'on veut faire.
10:51Donc, il faut attirer cet épargne,
10:53mais lui donner envie
10:53de s'investir ici.
10:54Ça peut se faire
10:55à travers le côté,
10:56ça peut se faire
10:57à travers le non-côté,
10:59pour aider à développer
11:00ces sociétés familiales.
11:01Et il y a une envie
11:02de faire ça.
11:03Et donc, je pense
11:04que le débat existe,
11:06c'est très bien
11:07qu'il y a eu des excès.
11:08C'est une réalité.
11:09Après, il faut juste
11:10revenir à l'essentiel.
11:11Et franchement,
11:12vous savez,
11:12dans ce pays,
11:13il y a des choses
11:14qui marchent bien quand même.
11:15Et l'industrie
11:16du capital investissement
11:17française,
11:17elle marche bien.
11:18Elle est performante.
11:20Elle existe.
11:21Elle apporte
11:21une vraie création de l'année.
11:22Juste une chose.
11:24La première question,
11:25est-ce que ça va bien,
11:26ça va mal,
11:26on décroche ?
11:27On a un pays qui,
11:29je pense que vous le confirmerez,
11:31je veux dire,
11:31on ne manque pas d'épargne chez nous.
11:34Je veux dire,
11:35si on ne manque pas d'épargne,
11:36ça veut dire très concrètement,
11:36on ne vit pas au-dessus
11:37de nos moyens.
11:38Et si cette épargne
11:39n'est pas pleinement employée,
11:40on vit en dessous
11:41de nos moyens.
11:41On vit quand même
11:42au-dessus de nos moyens,
11:43mais c'est l'État
11:44qui vit au-dessus
11:44de ses moyens.
11:45Mais c'est-à-dire que quand même,
11:47on a plus de 50 ans
11:48de déficit derrière nous.
11:49Mais en même temps,
11:50ce que je veux dire,
11:50c'est quand même,
11:51nos épargnes,
11:52l'épargne américaine,
11:53bof bof,
11:54je veux dire,
11:55ça, c'est clair.
11:56Donc,
11:57mais le problème,
11:58et ça,
11:58ça fait plus des années 90
12:00à nos jours,
12:01l'épargne européenne
12:02finance la croissance
12:03des autres.
12:04Voilà le problème.
12:06Les drames.
12:06Et puis,
12:06beaucoup de dettes,
12:07peut-être plus que d'equity
12:08aussi,
12:09et de fonds propres
12:11des entreprises.
12:12Allez,
12:13il est 9h,
12:14passez de 13 minutes,
12:15vous êtes toujours en direct
12:16sur BFM Business,
12:17c'est les experts,
12:17et on va passer au dernier thème.
12:18On va continuer à parler marché.
12:20Un grand homme des marchés,
12:21Alan Greenspan,
12:22le président de la Fed,
12:24ancien président
12:24de la Réserve fédérale américaine.
12:26Il est décédé hier
12:27à l'âge de 100 ans
12:28et une question ce matin,
12:30Valérie Pagnole,
12:31est-ce que c'était
12:32un génie des marchés
12:33ou est-ce que ça a été
12:33le père de la crise financière
12:35de 2008 ?
12:36J'aurais envie de dire
12:37ni l'un ni l'autre.
12:38J'ai une certaine admiration
12:40personnelle pour l'homme
12:41et puis c'est un homme
12:42de son siècle.
12:43Ça a été l'oracle
12:43pendant près de 20 ans.
12:44Ça a été l'oracle
12:45et il a été porté au nu
12:46comme il a été déconsidéré.
12:48Mais je voudrais revenir
12:50sur 2-3 points.
12:51de sa biographie personnelle,
12:52c'est le fils d'un agent de change.
12:53Il est né en 1926,
12:55c'est-à-dire que c'est un enfant
12:56aussi de la crise de 29.
12:58Il n'a jamais eu de doctorat
13:01en économie,
13:02mais il a suivi l'économie
13:03et la montée en puissance
13:04de l'observation de l'économie
13:06par la statistique
13:08tout au long des années 50-60.
13:10C'est plutôt un homme
13:11proche des Républicains,
13:12mais qui a certainement connu
13:14son ordre de gloire
13:14avec les présidents démocrates
13:16dans les années 90,
13:17ce qui est quand même
13:18la plus grande période,
13:19la plus longue période
13:20de croissance des États-Unis,
13:22la fameuse grande modération.
13:25Et c'est vrai
13:26qu'il a quand même,
13:28je crois,
13:29changé un certain nombre
13:30de choses.
13:30C'est aussi l'héritier
13:31d'une situation économique
13:33qui avait été en partie
13:34redressée,
13:34mais durement,
13:35par Paul Volcker
13:36quand il est arrivé
13:37à la tête de la Fed.
13:39Il a géré
13:40et plus géré
13:42des crises financières,
13:43c'est vrai.
13:45Je pense qu'il a beaucoup changé.
13:46De nombreux ans,
13:46il a traversé quand même
13:47le krach de 87,
13:48la crise asiatique.
13:49Il est arrivé à ce moment-là.
13:50L'effondrement de LTCM,
13:54le fond,
13:54l'éclatement de la bulle Internet.
13:56Absolument.
13:56Connu.
13:56Incroyable.
13:57Il a été quand même
13:58un des hommes,
13:59je crois,
13:59sur lesquels on a le plus écrit
14:00en tant que banquier central,
14:02y compris le fameux livre
14:03de Bob Woodward,
14:04le maestro
14:05qui a probablement
14:06été excessif
14:07dans l'apologie
14:10du personnage.
14:12Moi,
14:12ce qui me paraît intéressant,
14:13c'est l'héritage quand même
14:14de la Fed,
14:16du fonctionnement
14:16de la banque centrale
14:18et sa capacité
14:19à avoir accompagné
14:20quand même
14:21ce qui n'était pas
14:21de son fait,
14:22mais de celui du législateur,
14:24c'est-à-dire
14:24la déréglementation,
14:25l'ouverture des marchés.
14:27Et ça,
14:28il l'a complètement accompagné.
14:30J'ajouterais quand même
14:30un mot,
14:31LTCM,
14:32il l'a formidablement géré,
14:33c'est-à-dire que
14:34l'autorité de la Fed
14:35qui en un week-end
14:36a réuni l'ensemble
14:37des banques
14:39pour éviter cette crise
14:40a été un moment fort.
14:41Mais c'est vrai aussi
14:42que cette croyance
14:44dans l'autorégulation
14:46des marchés
14:47lui a coûté cher.
14:48Oui,
14:49ça lui a coûté cher.
14:50Ça a été quand même
14:51l'injection de liquidités
14:52absolument massive
14:53qui ont un peu lancé
14:55les prémices
14:55de la crise de 2008,
14:57diront certains,
14:58et l'autorégulation
14:59qui fait que les subprimes,
15:00plus personne n'y comprenait rien,
15:02mais que tout le monde
15:02s'est gavé
15:03pour parler durièrement
15:04pendant des années
15:05et que ça nous a pété
15:06à la figure.
15:07Tout à fait,
15:08là-dessus,
15:08c'est à mettre
15:09dans la partie passive
15:10du bilan,
15:10mais l'homme était lucide
15:12car je rappelle
15:13lors de l'audition au Congrès
15:15le 23 octobre 2008
15:16face à M. Waxman
15:17qui lui pose la question
15:18que,
15:19je traduis,
15:20j'ai ça sous les yeux
15:20en anglais,
15:21qui lui dit
15:21dans d'autres mots
15:22vous pensez que
15:23votre vision du monde,
15:24votre idéologie
15:24n'était pas juste,
15:25elle ne marchait pas.
15:26La réponse de Greenspan,
15:28absolument.
15:29Donc,
15:30précisément.
15:30Il a fait son méa culpa.
15:31Il fait son méa culpa
15:32en direct devant Waxman
15:33le 23 octobre 2008
15:34au Congrès
15:35qui l'interpelle.
15:36Non.
15:37Honnête.
15:38C'est honnêteté
15:38parce qu'il aurait pu
15:39par des manœuvres
15:40dilatoires de discours
15:41dire non
15:42mais à la question
15:43que Waxman lui pose
15:44il répond
15:44mais sans même hésiter
15:46qu'il reconnaît
15:47qu'il s'est trompé.
15:49Donc,
15:49effectivement,
15:49et d'ailleurs
15:50sur cette dérégulation
15:51il y a eu tout le débat
15:52lorsque l'on s'est séparé
15:54à l'époque clintonienne
15:55de ce qui avait été
15:56un pilier
15:58de l'organisation financière
15:59américaine
15:59qui était le fameux
16:00Glass-Steagall Act
16:01de...
16:01Oui,
16:01la séparation
16:02des activités bancaires
16:03entre banques
16:04et banques
16:04Et en 99
16:05cette chose est abandonnée
16:06et une des...
16:08c'est pas lui
16:09qui est à l'origine
16:09de cet abandon
16:10parce qu'il ne faut pas dire
16:12mais disons que
16:13sa réflexion
16:13sa pensée
16:14etc.
16:15ont eu
16:16comment dire
16:16des conséquences
16:18lorsqu'il y a eu
16:18cette loi de 99
16:19qui a été portée
16:21par les démocrates
16:22et alors c'est amusant
16:23alors je vais faire
16:23un petit parallèle
16:24qui n'a aucun rapport
16:25avec lui
16:25c'est amusant
16:26parce que
16:26là où parfois
16:27la dynamique de la finance
16:28se fait le plus
16:28c'est pas dans les camps
16:29auxquels on pense
16:30c'est les démocrates
16:32qui ne sont pas des républicains
16:33à moins que Clinton
16:33c'en était un autre
16:34et je rappelle
16:35qui a aussi organisé
16:37la place de Paris
16:37pour que la finance
16:38soit possible
16:39c'est la loi de 84
16:40c'est organisé
16:41par les socialistes
16:41donc c'est pour ça
16:42que je pense
16:44qu'il faut être attentif
16:45à ces jeux d'histoire
16:46où finalement
16:46on pourrait dire
16:47ah 84 c'était la droite
16:48non c'était la gauche
16:4999 c'était les républicains
16:50non c'était les démocrates
16:51donc attention
16:53à des frontières
16:54très mouvantes
16:54et de voir que
16:55c'est pour ça
16:56que beaucoup de raisons
16:57font du bien
16:58Est-ce qu'il a déresponsabilisé
16:59les marchés
17:00Alan Greenspan
17:00en injectant à chaque fois
17:02plus de fonds
17:03de la Fed
17:05ça a été le grand sujet
17:05de 2007
17:06au moment de la faillite
17:07de Lehman
17:07est-ce qu'il faut
17:08rétablir l'aléa morale
17:10c'est ce qui a dicté
17:11la décision du Trésor américain
17:12à l'époque
17:13avec les conséquences
17:14funestes que l'on a connues
17:15est-ce que c'est lui
17:16qui a un peu aidé
17:18à se travailler ?
17:19Je trouve que c'est toujours
17:20toujours
17:21bon d'abord
17:21je souligne quand même
17:22la longétuité
17:23de l'homme à la tête
17:24de cette organisation
17:25face à 20 ans
17:26c'est un parcours incroyable
17:28puis c'est toujours
17:30facile et difficile
17:31d'aller juger
17:31par rapport à ce qui se passe
17:33aujourd'hui
17:34une action qui s'est éteinte
17:35il y a 20 ans
17:36d'un homme
17:37qui peut être allé
17:38un peu trop loin
17:38sur ce sujet
17:39et sur tous les sujets
17:42par nature
17:42et ceux-là
17:43qui sont tellement sensibles
17:44en revanche
17:45effectivement
17:46je trouve que
17:46si on regarde un peu
17:47avec l'actualité du jour
17:49ça pose une vraie question
17:51sur les régulations
17:52on est en Europe
17:54et on subit
17:56tous les jours
17:57une surrégulation européenne
17:59je parle dans le domaine financier
18:00surrégulation
18:01une limite
18:02des banques
18:03à investir
18:04les ratios
18:04etc
18:06et puis
18:06on a l'inverse
18:07de l'autre côté
18:08de l'Atlantique
18:08où là où on a une dérégulation
18:10et on a vu
18:11ce qui s'est passé
18:12évidemment sur les suprêmes
18:13on voit aussi
18:14ce qui se passe un peu
18:14sur les fonds de dette privés
18:16on a déjà parlé
18:17autour de ce plateau
18:19voilà
18:19et je crois
18:21qu'il y a
18:22une vraie question
18:23pour nous tous
18:24sur le
18:25le juste milieu
18:26à trouver
18:26en matière de régulation
18:28et pour moi
18:30je dirais
18:30ce décès à 100 ans
18:32de cette personne
18:34m'interpelle
18:35par rapport à ça
18:36parce que je crois
18:37qu'il y a
18:37une culture fondamentale
18:38et au-delà de Griezmann
18:39aux Etats-Unis
18:40qui est dans leur gêne
18:41sur cette immense liberté
18:43et ses côtés
18:44très régulateurs
18:45et qui est un vrai frein
18:46pour nous
18:46on a parlé tout à l'heure
18:47de financement
18:48on a parlé d'accès au capital
18:49mais on a subi
18:50les conséquences
18:51en Europe aujourd'hui
18:51et je crois qu'aujourd'hui
18:53si on veut lui donner
18:54un hommage
18:55par rapport à tout
18:56ce qu'il a fait
18:56je crois qu'il faut
18:57qu'on regarde ça
18:57avec une grande objectivité
18:59Valérie puis Frédéric Fin
19:01il faut rappeler quand même
19:03et c'est vrai
19:03qu'il est intervenu
19:04un peu tard
19:04mais je revoyais
19:05le mouvement
19:06des taux de la Fed
19:07il a laissé
19:08à Ben Bernanke
19:09une position
19:10où il avait remonté
19:11il commençait à remonter
19:12les taux
19:12donc la réserve fédérale
19:14est aussi
19:15un moment
19:16alors il y a plusieurs graphiques
19:17mais celui orange
19:18de la réserve fédérale
19:20montre qu'effectivement
19:21à partir de 2005-2006
19:23on a commencé à remonter
19:24les taux directeurs
19:25c'était probablement
19:26trop tard
19:26et ça a montré aussi
19:28les limites
19:29effectivement d'un régulateur
19:30et d'un superviseur
19:31d'une banque centrale
19:32quelle qu'elle soit
19:33par rapport
19:34à un système financier
19:36qui a commencé
19:36à lui échapper
19:37et un système bancaire
19:38parce que toute l'histoire
19:39de la Fed
19:40et il en était l'héritier
19:41c'est cette relation
19:42extrêmement difficile
19:43avec un système bancaire
19:45et un système politique
19:46américain
19:47historiquement
19:48anti-fédéral
19:49c'est-à-dire que
19:50l'essentiel
19:51c'est le risque
19:53c'est les petites banques
19:54qui font faillite
19:54mais c'est pas grave
19:55ça a toujours été
19:57cette situation
19:58et c'est vrai
19:59qu'il a été probablement
20:01aussi par héritage
20:02plus sensible
20:02à la déflation
20:03qu'à l'inflation
20:04même s'il a vécu
20:05quand même la période
20:05des années 60
20:06et là aussi
20:07il a bien travaillé
20:09avec des démocrates
20:10alors même qu'il a critiqué
20:11les démocrates
20:12dans les années 60
20:12et il était proche
20:13des républicains
20:14c'est beaucoup
20:15de pragmatisme
20:16c'est aussi des erreurs
20:18c'est évident
20:19mais c'est aussi
20:20la limite du pouvoir
20:21d'une banque centrale
20:22moi je suis très étonnée
20:23je voudrais revenir
20:23au présent
20:25aujourd'hui
20:26les marchés
20:26n'ont de cesse
20:27que d'observer
20:29et d'attendre
20:30une décision
20:31de la Fed
20:31dont ils connaissent
20:32d'ailleurs en général
20:33le résultat
20:33et ne fixer que ce point-là
20:35c'est quand même peu
20:37par rapport à l'évolution
20:38de l'ensemble
20:39de l'économie
20:39Frédéric Farah
20:41plusieurs choses
20:42je crois que cet homme
20:43a illustré
20:44ce que dit
20:45la jolie formule
20:46de l'économiste
20:47Pierre-Noël Giraud
20:48les moyens chamaniques
20:49de la politique monétaire
20:50c'est-à-dire
20:51ce que Pierre-Noël Giraud
20:52disait
20:53c'est-à-dire
20:53ce qui est le plus important
20:54aussi c'est pas simplement
20:55manipuler des taux
20:56mais c'est la communication
20:57on dit
20:58et Greenspan disait
20:59si vous avez compris
21:00ce que j'ai dit
21:01c'est que je me suis mal exprimé
21:02et il disait
21:02et dans son traité
21:04sur la finance
21:04Pierre-Noël Giraud
21:05dit les moyens chamaniques
21:06je trouve que cette formule
21:07est assez heureuse
21:08et deuxièmement
21:09il y a un truc
21:09qui devrait nous interroger
21:11alors qui associe Greenspan
21:12mais qui va au-delà de lui
21:14il y a quelque chose
21:14qui s'est interrompu
21:15tous les 7 ans
21:16on avait droit à une grande crise
21:1887, 94, 2001, 2008
21:21ça fait 7
21:22depuis
21:23doit-on dire
21:24que les banques centrales
21:25par leurs actions
21:26ou autres
21:26ont fait que
21:27depuis 2008
21:28de crise de ces ampleurs
21:29qu'il y avait tous les 7 ans
21:30ont disparu du secteur
21:32est-ce que ça va revenir
21:33sous une forme plus brutale
21:34ou autre
21:34la question des banques centrales
21:38est essentielle
21:39dans cette histoire
21:39et par rapport à ce que vous disiez
21:40sur les traditions américaines
21:42c'est passionnant
21:43mais absolument passionnant
21:44quand on se plonge
21:45dans l'histoire économique
21:45les rapports
21:47qu'ont
21:48les banquiers centraux
21:50aussi avec le pouvoir
21:51politique américain
21:52sur les termes
21:53de leur mandat
21:54c'est ce qu'ils doivent faire
21:55c'est la bataille de l'indépendance
21:56on est en plein dedans
21:57aujourd'hui
21:58mais
22:00si on devait comparer
22:02deux banquiers centraux
22:03qui ont joué un rôle essentiel
22:05à Greenspan évidemment
22:06qui a été au coeur
22:07de ce mouvement
22:07de dérégulation
22:08de l'activité économique
22:09et il y avait un peu
22:10son contraire
22:12de quelqu'un
22:12qui est resté aussi longtemps
22:13à la banque centrale
22:15qui était
22:15Mariner Eccles
22:16Mariner Eccles
22:17qui était le gouverneur
22:18de la banque centrale américaine
22:19dans les années
22:20Roosevelt jusqu'en 51
22:22qui lui
22:23a été
22:24l'apôtre
22:25du deuxième New Deal américain
22:26pour encourager
22:27au contraire
22:27que l'état dépense plus
22:28soutienne pour l'activité
22:30et il y a cette espèce
22:31de pendant
22:31de deux histoires
22:32et Mariner Eccles
22:33qui est aussi un personnage
22:34incroyable
22:35sur lequel j'ai travaillé
22:36etc
22:37et Greenspan
22:38c'était
22:38deux mondes différents
22:39c'est pour ça
22:40que si on veut avoir
22:40un regard sur l'économie américaine
22:42son histoire
22:43regarder les rapports
22:44entre le fédéral
22:44et la fédérale réserve
22:46c'est passionnant
22:47et où est-ce que se place
22:48Kevin Warsh ?
22:50ça c'est intéressant
22:51ça c'est intéressant
22:52mais oui
22:53évidemment
22:53Kevin Warsh se retrouve
22:54dans une situation
22:55où on va voir
22:56quelle va être
22:56sa capacité d'indépendance
22:59surtout que
22:59monsieur Trump
23:00vis-à-vis de la banque centrale
23:02traite mal
23:03ces gens-là
23:03il faut voir comment
23:05Jay Powell
23:06a pris dans la figure
23:07quand même
23:08pas rien
23:08et je trouve
23:10le calme olympien
23:11de monsieur Powell
23:11qui avait été nommé
23:12par Trump lui-même
23:13c'est ça qui est fou
23:13un dernier mot
23:14très rapide
23:14Valérie Plagnol
23:15deux choses
23:16d'abord
23:16Jay Powell
23:17effectivement
23:17et comme le disait aussi
23:19Alan Greenspan
23:20la Fed est l'objet
23:22du congrès
23:22c'est-à-dire que
23:23le témoignage
23:24et le testimonie
23:25devant les chambres
23:26du congrès
23:26était plus important
23:27et il s'en est tenu là
23:28et la chambre
23:29des finances du congrès
23:31l'a soutenu d'ailleurs
23:32face à Trump
23:33ça c'est important
23:34sur la communication
23:35on sent que Warsh
23:36veut revenir un petit peu
23:37en arrière
23:38par rapport à une poussée
23:40de communication
23:41qui avait même été
23:43institutionnalisée
23:43avec les fameuses
23:44conférences de presse
23:45je vous rappelle
23:45quand même d'ailleurs
23:46la BCE
23:47on avait l'antériorité
23:48ça-t-il dit
23:48et que merci
23:50on va falloir
23:51qu'on rende l'antenne
23:52là
23:52désolé
23:53merci à tous les trois
23:54désolé de vous couper
23:55cher Frédéric
23:55merci Bertrand Rambeau
23:57Frédéric Farah
23:57Valérie Pernéo
23:58pour cette émission
23:59passionnante
23:59disponible en podcast
24:00et replay
24:01tout le monde
24:01et tout le monde